Puy Story

Histoire d'une région.

Les vendanges.

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A la toussaint dernière, les sarments (rameau vert de la vigne) avaient gardé leurs feuillages d'automne et le vigneron pouvait déjà envisager pour cette année une récolte abondante.
Plus tard, le soleil rayonnant de la Saint-Vincent lui promettait beaucoup de jus au sarment.
"Autant de brouillard en mars, autant de gelée en mai".
Mais les récoltes n'ont a été compromises par les gelées avant la Saint-Donatien.
De plus, la Saint-Médard n'a pas connu d'averses.

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Alors le cultivateur peut regarder ses tonneaux, car le mois de juillet a été chaud….
"La pluie du mois d'août a apporté le miel et le bon goût"… et pour "les étoiles filantes de septembre les tonneaux seront trop petits en novembre"…
Si quelques proverbes retrouvés dans mon vieil almanach ne sont pas toujours pris au sérieux, ils nous rappellent toutefois l'expérience de ceux qui ont vécu avant nous.
En cette année, ils confirment l'abondance de la récolte.
Les vignes sont belles !
Le vin sera bon !

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Je me revois, enfant, grimpé sur le "charreteau" tiré par une paire de bœufs, et qui nous conduisait dans notre petit lopin de vigne.
Dans la gaieté, on remplissait les paniers, les "basses", les "bailles".
Les hommes portaient les récoltes et écrasaient les raisins.
Le jus coulait avant d'arriver au cellier.

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Je retrouve encore l'odeur des raisins écrasés et le bruit du cliquet du pressoir que les hommes serraient à un rythme ahané.
On se prêtait les pressoirs.
Tous ces travaux s'effectuaient en famille et entre voisins.
J'aimais beaucoup la saison des vendanges.
Ne retrouvez-vous pas encore au Puy du Fou un peu de cette ambiance d'autrefois ?
"Juste le temps de renverser le barricot pour faire couler le vin nouveau qui fait oublier la sueur sur les fronts moites".
Jacques Maupillier (Garde)

Posté par Puystory à 00:36 - Parole de Jacques Maupillier - Commentaires [0] -


Le Fort de l'An Mil

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Posté par Puystory à 00:53 - Fort de l'An Mil - Commentaires [1] -

On a dansé la brioche

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Au spectacle, à la scène du Marché...
On a dansé la brioche.
Vous le savez tous que la brioche est une gloire de la gastronomie vendéenne.
C'est aussi une danse traditionnelle du bocage vendéen.
Mais, connaissez-vous son origine ?
La brioche appelée autrefois "gâteau" était le cadeau de noces d'un parrain ou d'une marraine.
Les cadeaux étaient plus rares qu'aujourd'hui.
Seuls les proches parents et les parrains et marraines en faisaient un.
Les amis, tous les gens du village, étaient de la noce, à titre de revanche à une prochaine occasion.
De la sorte on se trouvait très nombreux, 200 à 300 pour des noces de plusieurs jours parfois.
Ce qui impliquait un "gâteau" à la mesure du nombre d'invités.

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On arrivait ainsi à des brioches de 25 à 30 kilos.
A part les mariages, la brioche se consommait en grande quantité à Pâques.
Elle était alors appelée "la galette pacaude".
La "galette pacaude" était confectionnée dans chaque famille ou dans les villages en grande quantité.
On faisait lever la pâte durant 1 jour ou 2 entre deux couettes de lit où elle se trouvait bien au chaud et on la mettait cuire au four où l'on cuisait le pain.
Le gâteau de noces était fabriqué chez le boulanger qui avait un four dont la gueule s'ouvrait aux dimensions de la brioche.
Chaque boulanger avait sa recette qui comprenait toujours : beurre, œufs, farine, sucre, mais la différence de goût résidait dans tes proportions de chaque ingrédient, dans le surplus d'eau-de-vie ou fleur d'oranger, ce qui faisait qu'aucune brioche ne ressemblait à une autre.
Elle restait sur 'la tôle où elle avait cuit et on l'installait sur une civière spéciale pour être dansée.
On l'attachait avec des tulles et des rubans.

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Pour la danse, un air spécial, lui était accordé, joué au violon ou à la clarinette.
Il se compose de 2 rythmes.
Une marche durant laquelle on porte la brioche à bout de bras tendus en exécutant un pas de polka, Un mouvement accéléré où l'on TOURNE la brioche avec un pas de "balancé".
La difficulté résidant alors plus dans l'équilibre de l'édifice que dans son poids.
On promenait la brioche parmi les invités et on venait la "tourner" devant les mariés.
Tous les hommes étaient invités à danser : les pères, parrains, oncles, etc ...
C'était un jeu où chacun devait prouver sa force.

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Il y avait des "habitués" et des virtuoses qui dansaient plus longtemps que d'autres.
Au dessert, on partageait la brioche entre tous les convives.
On la servait avec une crème anglaise surmontée des blancs d'œufs battus en neige, appelés : Îles flottantes.
On gardait la part du pauvre, que l'on distribuait à quelques déshérités du voisinage. Jusqu'à des temps encore proches, les fiancés emportaient une brioche quand ils allaient inviter leurs parrains et marraines.
Tous les dimanches à la Grand'messe, il y avait du pain bénit offert à tour de rôle par des familles.
Les jours de "grande fête", le pain était remplacé par des petits morceaux de brioche, notamment à Pâques, au 15 Août, etc ...

Posté par Puystory à 00:07 - CINESCENIE - Commentaires [1] -