Puy Story

Histoire d'une région.

Les femmes à la ferme

Puy du Fou 2011 - 2348

Aux premiers chants du coq, ma mère se levait pour rallumer, dans la cheminée, le feu qui avait couvé toute la nuit sous les cendres.
Après le "pansage" (entretien du cheval) les hommes venaient prendre le premier repas du jour.
Ensuite, chacun allait à ses occupations habituelles selon les saisons.
Mais, chaque jour, les vaches tirées, le lait passé, les femmes "brassaient" la crème pour faire le beurre.
Puis venait pour elles, les durs travaux des champs.

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Elles suivaient les hommes partout.
Je les revois éparpillant le foin fauché, soulevant les lourds baquets pleins de pomme de terre, coupant le blé à la faucille pendant les trois semaines de la moisson.
Avant l'hiver, elles allaient encore le dos courbé, trancher les feuilles de betteraves avant de les arracher.
Les vendanges ne se faisaient pas sans les femmes.

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J'ai vu des femmes épandre le fumier dans les champs avant le labour, bêcher le blé au printemps pour le nettoyer, préparer tous les plants, ramasser les topinambours, attacher la vigne, arracher les "trognons" (tiges) de choux pour les faire sécher.
Je me souviens de certaines cultures réservées aux femmes et qui demandaient beaucoup de soins, comme celles du blé noir, du mil (nom de diverses céréales caractérisées par la petitesse de leur grain) et de la "mogette" (Haricot blanc).

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Triée à la veillée sous une faible lumière pendant que les hommes tressaient des paniers ou des paillons (Petite corbeille ou emballage en paille).
Même dés le jeune âge, ne filait-on pas la quenouille de laine en gardant les moutons ?
Depuis les temps ont bien changé !

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On ne coupe plus le blé à la faucille, le laboureur n'appelle plus ses bœufs devant la charrue.
Et on ne voit plus passer les travaux des saisons.
Les femmes de chez nous ne vont plus semer ou piquer les pommes de terre, ni charger les charrettes….

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Aussi, ce n'est pas sans une certaine émotion que je vois pendant le spectacle ces femmes revenant du travail en tirant et en poussant péniblement la charrette.

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Et puis, cette femme lisant la lette du soldat de la tranchée me rappelle toutes celles qui pendant la guère avait pris la place de leur mari absent pour diriger la ferme.
Aujourd'hui, le cadre est différent, les travaux ne sont plus les mêmes.
Mais sur notre chemin, ne retrouvons-nous pas au Puy du Fou et ailleurs les femmes courageuses d'antan ?
J. Maupillier (Garde)

Posté par Puystory à 00:15 - Parole de Jacques Maupillier - Commentaires [1] -


Le château renaissance.

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Calo et Luno (Puy du Fou)

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L'homme a commencé à atteler des bœufs à des araires (ancêtre de la charrue) ou des véhicules à roues, au cours du IV' millénaire av. J.-C.
Les animaux ont été utilisés pour tirer des charrettes ou travailler les sols dans une vaste partie de l'Europe, mais également en Asie et en Égypte.
Cette pratique était encore largement répandue en Europe jusqu'au XIXe siècle, le bœuf demeurant le principal animal de trait, même si l'utilisation du cheval se développait.
Dans les pays industrialisés, la mécanisation a emboîté le pas à la traction bovine et celle-ci n'est plus guère utilisée aujourd'hui.
Pendant le spectacle de la "Cinéscénie", on entend :
"Allons les enfants, allez, Calo - Luno, allez iiii, allez Calo – Luno"
Deux bœufs, attelés à une charrette de foin, font leur entrée sur l'avant-scène.

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Mais qui sont Caro-Luno en 1979 ?
Ils étaient deux, et n'allaient jamais l'un sans l'autre.
Il habitait à Bellevue de Fougeré.
A la ferme, ils aidaient le maître Auguste à rentrer les choux et betteraves à la grange, trois ou quatre fois la semaine, pour nos voisines d'étable.
Pendant 10 ans, ils viendront au Puy du Fou tirer la charrette de foin, pour la réalité du Spectacle.
Ils aimaient le grand air et préféraient l'herbe fraîche des prés ensoleillés à la boue des chemins creux.
Ils étaient alertes et toujours courageux.
De 1978 à 1988, CALO et LUNO (ce sont les noms de ces braves bêtes) participaient chaque année au spectacle du Puy du Fou.

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L'aiguillon n'est pas indispensable car ils connaissent le trajet qu'ils ont à parcourir.
En 1988 Calo et Luno , après 10 années de bons et loyaux services, nous ont quittés à l'automne.
Le joug de l'histoire, le poids du passé mais aussi de la charrette à foin a eu raison d'eux.
Ces deux bœufs à la démarche rythmée que rien, pas même les applaudissements du public, ne pouvait déranger resteront sans aucun doute dans les mémoires.
Depuis, le départ de Calo-Luno, 18 paires de bœufs (Puyfolais) ont prit le relais de ces deux acteurs hors du commun.

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Actuellement, 6 paires de bœufs assurent les spectacles (Cinéscénie et Signe du Triomphe).
Dociles, disciplinés, sereins... de la graine d'acteurs dont nous pourrions, pourquoi pas, nous inspirer.

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A mes enfants.
Je laisse mon vieil attelage.
Mes boeufs fidèles avaient des noms de labour.
Je veux que mes enfants mes appellent désormais du nom de mes blessures : Mortagne, Cholet......

Posté par Puystory à 20:01 - CINESCENIE - Commentaires [2] -