Puy Story

Histoire d'une région.

De spectacle en spectacle au Puy du Fou

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R. Liegeois - Le Prélude, Le Dernier Panache 2014

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2. Le Vieux château

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En 1892, l'abbé Pondevie, auteur des Chroniques Paroissiales du Diocèse de Luçon, écrivait sur le vieux château : "C'est une enceinte en forme de carré long irrégulier, avec tours aux angles.
Elle semble être du XIIIème ou du XIVème siècle.
Un premier fossé l'entourait, plus bas un système défensif était complété par un second fossé, plus large, rempli d'eau à volonté au moyen d'une chaussée ".

En 1881, Octave de Rochebrune (1824-1900) voyait lui aussi une forme carrée avec tours aux angles, et les traces de deux fossés concentriques, dont le second pouvait se remplir d'eau à volonté au moyen d'une chaussée.

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En 1980, après un déboisement, apparaît deux tours d'inégale importance qui surveillaient l'accès au nord. L'une d'elles aux murs énormes, trois mètres d'épaisseur, pourrait bien être le donjon.
L'enceinte, présente la forme d'un hexagone avec de petites tours à chaque angle.
Ce mode de construction du Vieux Puy du Fou date probablement du XIIème (1101-1200) ou XIIIème (1201-1300).
Et ce serait un troisième château du Puy du Fou car entre la tour de bois, et le château en ruines, il dut y avoir un donjon roman.
Les ruines actuelles auraient alors quelques analogies avec celles du château des Tours en Commequiers, lequel présentait, en plus petit, un plan hexagonal comme celui de la Bastille.

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Mais cette enceinte du Puy du Fou serait plus ancienne d'environ un siècle et demi.
Ce type d'édifice étant l'ultime étape des châteaux moyenâgeux, avant l'utilisation des châteaux avec bastions.
La Guerre de Cent Ans (1337 à 1453), qui provoqua la ruine du "Vieux Puy du Fou", a suscité, à partir de la seconde moitié du XIVème siècle (1301-1400) un renouveau de la fortification.
Et comme à Commequiers, où l'on voyait adossée au rempart la vieille église Saint-Nicolas, au Puy du Fou, adossée au rempart, se dressait la chapelle du château, dédiée à Sainte Marie-Madeleine.

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Le 27 octobre 1643, dans l'aveu rendu à la Baronnie de Mortagne, Gabriel du Puy du Fou, déclare :
"Proche les dits vestiges et fortifications du premier château, est encore l'ancienne chapelle de la Madeleine dudit lieu, couverte en tuiles, le tout se joignant, contigu l'un à l'autre".
Il semblerait donc qu'à cette époque, cette chapelle existait encore.
Mais elle dut tomber de vétusté et fut abandonnée peu à peu au bénéfice de la chapelle du château Renaissance.

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Plusieurs auteurs parlent aussi de "vastes et profonds souterrains partant des caves du premier château, pour aller au château voisin de Mallièvre où vers celui de I'Epaud, en Saint-Michel-Mont-Mercure".
Dans un autre écrit : "plusieurs souterrains découverts fortuitement à diverses époques, ayant de nombreuses directions, attestent l'importance de ce vieux manoir ".
L'existence de ces souterrains, qui suivant la tradition populaire reliant les châteaux les uns aux autres est peut-être incertain.

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Tout au plus pourrait-on trouver au Vieux Puy du Fou, une souterrain-refuge ou des souterrains d'évacuation en cas de siège, débouchant peu loin, à flanc de coteau, en pleine campagne.
Ils servaient à évacuer, en cas de siège prolongé, les femmes et les enfants, et permettaient aux défenseurs, lorsque le château menaçait de tomber entre les mains de l'ennemi, de s'échapper.
Ce château était peu important, puisqu'à cette époque le Puy du Fou était une simple seigneurie dépendant de la Baronnie de Mortagne.
Il subit, comme tous les châteaux de la province, de nombreux assauts, venant soit des Anglais, soit des seigneurs du voisinage.
Le Comté de Poitou qui avait été apporté en dot à la couronne de France par Aliénor d'Aquitaine (1122-1204), lors de son mariage avec Louis VII (1120-1180), échappa au royaume de France.
Répudiée, Aliénor se remaria avec Henri Plantagenet (1133-1189), qui devint plus tard Henri II, roi d'Angleterre, en 1153.
Puis à la mort des derniers Capétiens, sans héritiers directs, le roi d'Angleterre, malgré la Loi Salique qui l'éloignait du Trône de France voulut s'emparer du royaume.

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Ce sera la Guerre de Cent Ans, de 1337 à 1453. Le Puy du Fou en fut le théâtre.
Ses seigneurs rompant avec ses suzerains les vicomtes de Thouars "qui étaient du parti de l'Anglais", prirent parti pour le Roi de France.
En 1421, Guy II du Puy du Fou (1375-1453) guerroyait donc pour le Roi de France.
Son château fut assiégé par les Anglais, et comme l'attestent les aveux : "desmoli par eux".
Ce fut la fin du "Vieux Puy du Fou".

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Puy du Fou Académie

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Depuis septembre 2015, le Puy du Fou a sa propre école, associant l'apprentissage scolaire à la pratique des arts !

Puy du Fou Académie ambitionne ainsi de transmettre dès le plus jeune âge le savoir-faire du Puy du Fou grâce à la formation aux arts du spectacle vivant.

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Le mariage

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MARIAGE signifie alliance, c'est l'union indissoluble d'un couple, qui ne peut-être brisée que par la mort ou le divorce.
Seul le mariage civil est reconnu devant la loi.
Les mœurs de nos ancêtres les Gaulois, Celtes venus de l'est étaient empreintes de rudesse.
Bien que César ne fût pas un exemple de fidélité en la matière, il souligne la rigueur des institutions qui règle les rapports entre époux gaulois.
Le mari possédait alors droit de vie et de mort sur sa femme, les sanctions les plus terribles pouvaient lui être infligées.
Alors qu'en Europe et en Asie les femmes doivent accueillir au foyer les concubines officielles, les Gaulois ne pratiquent pas la polygamie.
A l'exception de très hauts personnages qui avaient toutes les permissions.
Venant de la coutume des Francs, la première nuit en signe d'accord définitif et en témoignage de "satisfaction".
Le mari remettait à la jeune épousée une somme d'argent "la Morgengabe" ce qui signifie, cadeau du matin.
Ce cadeau constituait le douaire (soit de l'argent, soit quelques lopins de terre), qui en cas de malheur revenait à la femme.
Aujourd'hui cela correspond à une assurance vie.
Cet hommage était concrétisé sous a forme de treize pièces d'or "le treizain" que l'épouse conservait dans une cassette.
L'église consolida son autorité au cours des siècles et jusqu'à la révolution ces formes extérieurs et son esprit demeurèrent immuables.

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Le prêtre enregistre dans sa mémoire les unions qu'il a célébrées.
C'est à lui seul que l'on s'adresse pour préciser la date du mariage.
Certains officiants cependant notent pour eux-mêmes, les principaux événements de la vie de leurs paroissiens.
L'obligation de tenir par écrit un état des baptêmes, mariages et enterrements ne leur fut imposé qu'au XVIème siècle.
Le prêtre assiste au "contrat", le jour venu il est partout à l'honneur.
Il accueille les mariés dans son église fraichement parée pour la circonstance, bénit le couple et a droit à une place d'honneur au repas.
Dans la bourgeoisie et le peuple, les fiancés calculent sou par sou s'ils auront de quoi monter leur ménage.
Les plus pauvres attendront des mois avant d'avoir l'argent nécessaire.
Se marier sans un sou passe pour une grande imprudence - "mariage de faim et de la soif".
Après la messe de mariage, le retour à la maison se fait en cortège au son des instruments.

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Les réjouissances durent plusieurs jours, elles consistent en un long et copieux repas, des chants, des jeux sont destinés à mettre en relief la force ou l'habileté de l'époux.
Les épreuves destinées à la mariée symbolisent la fidélité et ses qualités de bonne ménagère.
Enfin des danses particulières aux noces sont exécutées par les convives.
La coutume d'offrir un gâteau subsiste toujours.
Cette offrande symbolique remonte au Moyen Age.
Ceux qui mariaient leur fille offraient un gâteau au seigneur propriétaire des terres sur lesquelles ils étaient établis.

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