Puy Story

Histoire d'une région.

R. Liegeois - Danse des Cabosses, Le Dernier Panache 2014

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Une saison au Puy du fou - France 4

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4. Histoire du Village des Ouches (4/5).

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Pierre regarda son fils, un peu interloqué par cette nouvelle inattendue :
-"Qui est-ce !" dit le père
-"la Guillaumette du Père François" répondit Thilbaut
-"Mais elle appartient au seigneur Robert d'Ardelay.
-"Tu vas au devant de grandes difficultés, mon garçon !" dit le père.
-"Je sais, mais j'irai voir notre seigneur et peut-être !" répliqua Thilbaut
Le lendemain, un dimanche, Thibaud assista à la messe et se rendit au château où le comte accepta de le recevoir.
-"Que me veux-tu !" lui dit ce dernier
-"Monseigneur, voici... je désire me marier"
-"Bon, cela !
-Et qui épouses-tu ?"
-"Guillaumette !"
-"Guillaumette ?"
Et il sembla chercher dans sa mémoire, parmi ses vilains dont tous les noms lui étaient familiers.
-"Je ne connais pas" finit-il par dire.
Le bûcheron hésitait.
Enfin, avec un effort, il osa :
-"C'est qu'elle n'est pas des Ouches..."
-"Et d'où est-elle ?'
-"D'ardelay ... "
Il y eut un silence.
Thibaud avait baissé la tête, attendant que la foudre éclatât.
Mais le vieux comte n'eut pas de colère.
Au contraire, d'une voix calme et douce et souriant presque, il dit :
-"Ecoute-moi bien, mon garçon ... je ne te défends pas d'épouser ta promise puisqu'elle te plaît... mais c'est à la condition qu'elle te suivra sur mes terres."
-"Et si le baron Rober refuse", reprit Thibaud, encouragé par le ton de bienveillance de son maître, me permettez-vous d'aller m'établir à Ardelay !"
-"Jamais"
-"Je paierai le formariage" dit Thibaud
- "Ah ! ah ! tu as donc de l'argent !
Et d'où te vient-il ?
On m'a rapporté que tu braconnais dans la forêt et que tu vendais le gibier...
Qu'on ne t'y prenne pas !
Tu ferais connaissance avec les oubliettes du château...
Quant à te laisser quitter la seigneurie, jamais et pour n'importe quelle somme, je n'y consentirai pas ...
Et n'essaie pas de fuir !
Tu es à mon service, tu m'appartiens...
Partout où tu pourrais te réfugier, j'ai le droit de te réclamer, de te reprendre et de te punir !
Je te ferai mettre au carcan.
Tu m'as compris... !"
Thibaud, la tête basse, quitta la salle.
Il longea les corridors sombres...

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Dans son trouble, il se trompa d'escalier et descendit dans la seconde cour, la Haute-Cour, celle-là même où se dressait le donjon.
C'était comme un autre château, plus sinistre, mieux fortifié, plus imprenable encore que le premier.
Un fossé l'isolait de la Basse-cour.
Thibaud savait qu'en ses fondations, taillées dans la profondeur du roc, se cachaient les prisons.
De toutes parts s'étendaient les dépendances du château, les écuries, les hangars, les celliers où s'entassaient les provisions.
Au-dessus de vastes salles inhabitées capables, en cas de siège, de loger le village tout entier et plus haut encore, bordé d'un parapet crénelé que des échauguettes reliaient de distance en distance, le chemin de ronde.
Enfin, la chapelle et le préau planté de quelques arbustes qu'un perron rattachait à l'habitation du comte.
Un sergent, que Thibaud rencontra, le guida à travers les passages des deux cours, jusqu'à la poterne dont la porte basse s'ouvrait au pied des remparts.
Et, de là, après s'être fait reconnaître par la garde, passant sous les inquiétants bois de justice, dégringolant le coteau sans suivre les détours du chemin, il regagna les Ouches dans les premières ombres de la nuit qui tombait.

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Le lendemain, de bonne heure, Thibaud se mit en marche pour Ardelay.
Le soleil qui se levait en ce matin d'automne, dissipait le brouillard planant sur la vallée du Petit Lay...
Il y avait de la gaieté et de l'espérance dans la lumière rose qui emplissait tous les points de l'horizon.
Le jeune bûcheron sentait un étrange bien-être s'insinuer en lui.
Il avait mûri un plan et il ne doutait pas de sa réussite.
Le grand air, l'éclatante lumière, l'aspect riant du paysage, tout lui donnait confiance.
Ayant quitté la route tortueuse allant du Puy du Fou à Ardelay, il suivait maintenant un sentier en raccourci.
Il marchait, tout joyeux, grisé par le vent léger, par les images heureuses qui se bousculaient dans sa tête.
Il allait gagner.
Il allait coûte que coûte, conquérir le droit de vivre auprès de celle qu'il aimait ...

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VIDÉO - France 4

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VIDÉO - France 4 nous emmène passer "Une saison au Puy du Fou"

Après l'immense succès d'Une saison au zoo, France 4 nous invite à passer une saison au Puy du Fou. Tout cet été, les équipes de tournage ont suivi une vingtaine de salariés du parc : danseuse, voltigeur, soigneuse animalier... Le premier épisode sera diffusé le 28 août.

https://www.francebleu.fr

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La "Cour" ou comment "apprivoiser" la Noblesse

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Grand et robuste, François Ier fut le plus magnifique et le plus brillant des souverains de la Renaissance.
Celui qui, le premier, se fit appeler "Votre Majesté" régna en maître absolu, jaloux de son autorité.
En fin politique, il sut "museler" les velléités d'agitation des grands seigneurs ...
Il créa pour cela un "instrument" formidable : La "Cour" ou comment "apprivoiser" la Noblesse ...
François 1er attire autour de lui des dizaines de gentilshommes, de nobles dames et d'ecclésiastiques.
Pour les servir, des centaines de "gens" s'affairent : valets, médecins, barbiers, huissiers, écuyers, cochers, palefreniers, tapissiers, musiciens….. Comme le roi a l'âme "nomade", il aime à changer de château.
Et la "Cour", voyage aussi... l'été sur les bords de la Loire ... l'automne en Ile-de-France, pour la chasse ... l'hiver, au Louvre ...

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C'est une impressionnante caravane qui se déplace ... 12000 à 18000 chevaux ... 12000 piétons ...
On transporte tout ce qui est nécessaire ... des meubles jusqu'à la vaisselle.
Sur le trajet, le soir, il faut camper près d'un village où il est possible de loger tout le monde ...
On dresse des tentes, des baraques en toile ...
Seigneurs et dames protestent contre les fatigues, les installations sont inconfortables et les frais excessifs. 
Et ces déplacements ne sont pas les seules sources de dépenses ...
Chaque soir, à la Cour, ce ne sont que fêtes, festins et bals où l'on danse le menuet et la gavotte jusqu'à l'aube.

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On se pare de luxueuses étoffes de soie et de velours, enrichies de fourrures, de broderies d'or et de pierres précieuses ...
On se doit de suivre la mode imposée par le roi.
Lui-même s'habille de vêtements somptueux : linge de toile fine, chemises brodées, fourrures de zibeline et de martre ...
De l'or, il en veut partout : breloques, éperons, boutons, agrafes, bagues ornées de diamants et de rubis ...
A ce petit jeu ... seigneurs et dames se ruinent...
Ils doivent vendre des terres, "mendier" des pensions auprès du roi qui les "tient" et ainsi ils n'ont plus aucun moyen de se rebeller.
N'était-ce pas habile de la part du roi-chevalier ?
Si les soirées voient se dérouler de somptueuses festivités, les journées ne sont pas moins occupées.
La chasse, dont le roi raffole, est la distraction par excellence : chasse au héron, au chevreuil, au sanglier, au lièvre que François Ier "court" avec un guépard.
Il aime particulièrement la chasse à courre au cerf tandis que la forêt résonne des abois des meutes et des appels des cors.

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Quand le temps ne permet pas de chevaucher à perdre haleine dans les bois, Sa Majesté, qui a besoin de se dépenser physiquement, joue à la paume, l'ancêtre de notre tennis ...
Un jeu violent : on lance de toutes ses forces des balles au-dessus d'un filet avec des raquettes.
Bien des joueurs quittent le terrain sur une civière, victimes d'une balle canon !!!
Les dames apprécient le spectacle des belles musculatures en action ... mais elles s'émerveillent davantage devant les nombreux animaux exotiques que possède le roi : singes, guépards, lionceaux dressés et guidés par des serviteurs ... autruches et chameaux offerts par le Grand Turc, phoques envoyés par la régente des Pays-Bas...
Ainsi, du matin au soir, le roi entraîne la Cour dans une danse endiablée et chacun se plie avec empressement à son "bon plaisir" ...

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Que ne ferait-on pas pour attirer son attention ?
Pour obtenir de lui une parole ou même un simple regard ... comme un petit toutou bien docile ...
François Ier très habilement réussit sa manœuvre.
Trop occupés à lui plaire, les nobles abandonnèrent leurs ambitions politiques et lui laissèrent exercer seul le pouvoir.
La théorie de la monarchie absolue de droit divin commença à se dessiner ... les rois n'avaient de compte à rendre qu'à Dieu et leurs sujets devaient se soumettre.François Ier séduit par l'Italie lors de ses campagnes militaires, soutint de son prestige les modes pratiquées à Gênes, Florence, Venise ou Milan.
Les merveilleuses étoffes de soie et de velours, les chatoyants taffetas donnèrent un faste sans précédent à sa Cour et contribuèrent à sa gloire.

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