Puy Story

Histoire d'une région.

Le vieux métier de Potier.

Puy du Fou 2011 - 1574

Il y a quelques années, il y avait un artisan "Potier" au Village 18ème.
On recontre encore à quelques endroits des poteries sur le Grand Parc.
La poterie provient principalement de deux régions, l'une asiatique, l'autre africain et date probablement vers 25.000 ans av. J.-C.

Puy du Fou 2011 - 4037

Voir transformer une motte d'argile en un quelconque récipient aux formes parfaites, en la faisant tourner tout simplement sur un plateau mû avec le pied, a un côté magique et surnaturel.

Puy du Fou 2011 - 0023

Les poteries jouaient un rôle important dans la vie quotidienne, notamment la vaisselle.

Puy du Fou 2011 - 2358

Beaucoup d'entre elles, comme les "diables" pour faire "grâler (faire rôtir, griller) les patates" n'étaient cuites qu'une fois (le biscuit), les "pots à mogettes" étaient vernissés à l'intérieur ainsi que les grosses jarres destinées à la conservation des aliments, beurre, légumes, viande de "goret" (porc), etc.

Artisans Fabi 2012 - 027

La vaisselle plus fine (assiettes, bols, plats, soupières) était presque toujours émaillée et finement décorée avant de subir une seconde cuisson.
Fort nombreux, il y a peu encore, les potiers ont disparu peu à peu victimes du modernisme, du progrès et de la mécanisation.
S'ils arrivent à subsister, ils ne le doivent qu'à la qualité de leurs créations et de leurs motifs décoratifs.
Ils exercaient tous leur art en atelier, loin des grands centres.

Puy17060170

Les voir travailler était un enchantement car tout paraît tellement facile !
Et pourtant !
Tout commençait avec une grosse poignée d'argile vigoureusement appliquée sur le plateau aussi près du centre que possible.
Il lançait le tour avec son pied et il asperge l'argile d'eau.

Artisans 092012-056

Il l'entourait de ses mains en coupe et en presse fortement les bords tout en la laissant tourner entre ses paumes jusqu'à ce que l'excentricité de la rotation disparaisse.
C'est le centrage de l'argile, peut-être la phase la plus difficile de la poterie.
Si on n'arrivait pas à le faire on ne sera jamais potier.

Puy20061334

L'artisan pouvait ensuite lui faire subir les traitements les plus divers.
La façonner en cône élevé, la remettre à plat, creuser dedans avec ses doigts et même en faire autre chose qu'un objet rond en immobilisant le plateau.

Puy17060174

La partie cuisson et décorations des objets est très importante.
Les poteries sont cuites une première fois dans un four à la température de 1000° durant 8 d'heures, ce qui a pour effet de biscuiter l'argile.

Puy17060155

La terre conserve alors toute sa porosité et peut être décorée et émaillée avant de subir une seconde cuisson à 1.000° qui durera environ près de 9 à 10 heures.
Une compatibilité parfaite entre l'émail utilisé et le support est bien sûr nécessaire.
Les poteries présentant le moindre défaut, épaisseur non constante en particulier ne résistent pas à ces deux cuissons successives.

Un article complet se troube sur : www.puystory.net

Posté par Puystory à 00:06 - Artisans - Commentaires [1] -


Les riches heures de l'enluminure (suite)

PUY_8773_00050

C'est en France, à Saint-Denis, qu'avec le concours de l'abbé Suger (1081-1151) fut formulée la conception d'un art nouveau : L'art gothique.
La taille du livre se réduit et la miniature devient l'enrichissement d'un texte écrit.
Ce que les bibles ont été pour la miniature romane, les psautiers le sont pour la miniature gothique, premiers livres liturgiques destinés à être placés entre les mains des profanes, ancêtres du livre d'Heures.
On y trouve deux types de miniatures : l'un fragmente les pages de cadres géométriques où sont insérées des scènes comme dans des vitraux.
Fonds peints à l'or ou de couleurs vives comme est réalisé "Le Psautier d'lngeburge" réalisé avant 1205.
L'autre type de miniature, comme "Le Psautier de Saint Louis" fait figurer l'enluminure dans un cadre avec un fond architectural.
Au XIV siècle, les livres enluminés sont exécutés pour l'aristocratie, le clergé, la bourgeoisie et deviennent de véritables objets de luxe.
La miniature est réalisée pour le lecteur du livre, elle est donc destinée à l'élite intellectuelle de la société.
Quand le lieu de fabrication des codex se déplaça des monastères aux ateliers laïcs des villes, la spécialisation s'affirma.

Puy du Fou 2011 - 5007

La répartition du décor d'un manuscrit n'était pas laissée à la fantaisie de l'artiste.
Le décor se faisait à des emplacements laissés vierges par le copiste.
L'emplacement et les scènes à illustrer étaient indiqués par le concepteur du livre, souvent le libraire, l'auteur du texte ou même le commanditaire.
Les enlumineurs réalisaient l'une après l'autre les différentes étapes.
Rehausser le dessin à la mine de plomb, appliquer la dorure, mettre la couleur.
Pendant tout le XIV siècle, Paris reste le grand centre artistique dont l'influence dominera les autres pays européens.

DSC04578

Mais la défaite d' Azincourt en 1415 et le traité de Troyes en 1420 vont mettre fin à la primauté parisienne.
L'art officiel se déplace avec le centre politique à Bourges, Tours, etc.
Le mécénat de Charles V (1338-1380) et de ses frères favorise les différents domaines artistiques ; l'un deux, Louis 1er d'Anjou (1339-1384) fit réaliser la célèbre "Tapisserie de I' Apocalypse", aujourd'hui au château d'Angers.
Jean de Berry (1340-1416), autre frère de Charles V, prit à son service en 1409, les trois frères Limbourg.
Ils réalisent vers 1416 la majeure partie du plus célèbre des manuscrits enluminés "Les Très Riches Heures du Duc de Berry" où l'enluminure atteint son apogée, manuscrit qui sera terminé 70 ans plus tard par Jean Colombe pour le Duc de Savoie, descendant de Jean de Berry.
Jean Colombe (1430-1493) est à l'origine du maniérisme français qui se perpétuera jusqu'au cœur du XVIII siècle.
L'influence italienne y est visible dans le décor à l'antique, l'encadrement et la conception même de l'espace dans le tableau, par l'allongement des proportions et l'adoucissement des formes.
Celui qui restera le plus renommé des artistes enlumineurs est le "Maître de Tours", Jean Fouquet (1420-1481).
Influencé par un séjour en Italie, Fouquet va s'inspirer du style antique.
C'est lui qui importe en France la science de la perspective.
Il a le goût du réel, de l'image exacte, du détail précis. Son activité se partage entre trois villes : Bourges, Angers et Tours.
A la fois enlumineur et peintre, il exercera son activité pendant 32 ans.
Un des seuls enlumineurs qui a la possibilité de laisser libre cours à son imagination, il conçoit et réalise intégralement ses œuvres.

PUY_4189

Dans les "Grandes Chroniques de France", il représente le couronnement de Charlemagne à Rome, en reproduisant l'ancienne basilique Vaticane qu'il avait eu l'occasion de visiter durant son séjour italien et qui allait être abattue par la suite pour laisser place à la basilique Saint-Pierre du XVI' siècle.
L'un de ses élèves, Bourichon (xxxx–1521) , va jouir d'une notoriété sans précédent.
Il fut le peintre en titre de quatre rois : Louis XI, Charles VIII, Louis XII et François ler.
Il exécutera "Les Grandes Heures d'Anne de Bretagne" où il utilise la feuille d'or à profusion.
Il représente l'art officiel, un art sage et sans originalité particulière.
Il meurt en 1521 marquant le début du déclin de l'enluminure.
L'imprimerie est introduite en France vers 1470.
Vers 1510, la majorité des livres est imprimée.
Cette invention marque la fin de la production des manuscrits enluminés et coïncide avec la fin de l'époque médiévale.

Artisans 114

Durant quelques décennies, les enlumineurs réaliseront des incunables, éditions dont le texte est imprimé sur parchemin, puis enluminé à la main pour se rapprocher du manuscrit.
Les scribes ne furent pas tous mécontents de l'invention de l'imprimerie et certains devinrent eux-mêmes imprimeurs, faisant ce qu'ils avaient toujours fait mais plus efficacement.
La production des livres étant un processus avant tout pratique.
Concurrencée sur le plan économique par l'imprimerie, victime sur le plan artistique de la confusion avec le tableau que les enlumineurs ont eux-mêmes créée, estimée trop coûteuse pour un plaisir personnel, l'enluminure ne va pas tarder à s'éteindre.
Elle tente de survivre jusqu'à la fin du XVI siècle où elle laissera définitivement la place à la gravure et aux tableaux de chevalet.

PUY_4188

Les enluminures de cet art disparu ne peuvent être contemplées que dans certaines bibliothèques publiques ou privées.
Le profane peut être surpris de constater que les couleurs n'ont rien perdu de leur luminosité depuis leur création qui date de plusieurs siècles (les plus récentes ont près de 500 ans et les plus anciennes 1500 ans).
En effet les couleurs employées étaient à base de pigments naturels, de pierres précieuses, de sucs de fleurs, de broyage de plantes, de charbon de bois, etc.
Avec quelques secrets de fabrication les enluminures ont pu défier les siècles et arriver jusqu'au XXI siècle sans altération majeure.
On ne peut que souhaiter raviver cet art, le faire connaître, l'enseigner grâce à la générosité de nouveaux mécènes par le biais de Fondations ou autres organismes pour essayer de transmettre aux générations futures ce qui fut le "Vrai et le Beau" d'une grande époque de la Civilisation Française.

Posté par Puystory à 00:02 - Artisans - Commentaires [2] -

Les riches heures de l'enluminure

Puystory_237

Un art magnifique tout empreint de délicatesse, de précision, et de couleurs, réalisé en petit format qui connut son apogée à l'époque gothique grâce au financement de quelques mécènes.
La technique de cet art va évoluer au cours des siècles suivant des influences différentes dues aux artistes qui circulaient librement dans l'Europe chrétienne et qui dans tous les domaines de l'art réalisèrent des chefs d'œuvre que l'on admire encore.
Nous n'aborderons pas ici l'enluminure ottonienne, ni l'enluminure mozarabe qui eurent peu d'influence sur l'enluminure française qui à elle seule nous laisse un aperçu extraordinaire de sa production.
Au Moyen Age, les peintures ornant les manuscrits sont appelées miniatures, car pour les réaliser, on utilisait une poudre rouge, le minium, qui servait à cerner les contours du dessin.
Le terme enluminure créé au début du XIIIème siècle est tiré du latin illuminare qui veut dire donner la lumière.

PuyStory 2011 Aout 1017

En effet, l'or et l'argent employés dans les manuscrits réfléchissent la lumière et donnent tout son éclat au document.
Plus symboliquement, l'enluminure a pour but d'éclairer le texte en représentant certaines scènes décrites.
Si l'enluminure voit son apogée au XIIIème siècle puis au XVème siècle, ses origines difficiles à établir exactement remontent au début de notre ère.
Dans I' Antiquité, une grande partie de la littérature romaine fut consignée sur des rouleaux.
Le papyrus, bon support pour l'image et le texte, mais trop fragile est remplacé progressivement par le parchemin (peau de mouton travaillée).

PUY_1110

Au IIIème siècle, le rouleau cède la place au codex (livre), les feuilles plates du parchemin rendent l'utilisation du codex plus pratique, on tourne les pages séparées, lues, l'une après l'autre.
Il est difficile de considérer ce qu'il nous reste des manuscrits témoins du passage de l'Antiquité à l'ère chrétienne (du IVème au VIIème siècle), la plupart des documents ayant disparu dans les incendies des abbayes lors des pillages par les hordes barbares.
Il n'est donc pas aisé de définir le début réel du livre enluminé.
Le "Calendrier de Filalcona" en 354 serait le plus ancien codex enluminé.
On distingue plusieurs époques qui vont du balbutiement à l'épanouissement de cet art merveilleux, des premières lettrines celtes aux grandes miniatures gothiques.
L'ENLUMINURE PRE-ROMANE.
L'enluminure pré-romane se divise en une suite de périodes aisées à délimiter, se référant chacune à des modèles d'esthétiques différents. Deux principaux courants influencèrent l'enluminure française de la période romane.

Puy du Fou 2011 - 5007

1. Anglo-Saxon
Aux VII et VIII siècles, l'art du livre atteint un développement imposé par la multiplication des fondations monastiques, les grands "scriptoria" eurent à fournir quantité de copies de la Bible et surtout des Evangiles.
L'Angleterre et l'Irlande n'ont jamais véritablement été submergées par les invasions barbares.
Pendant que des tribus ravagent l'Europe du VII' siècle, les moines du Northumberland produisent des œuvres d'une grande sophistication où s'épanouit un style décoratif fondé sur de savantes combinaisons d'entrelacs et d'animaux fabuleux.
La Grande Bretagne produisit deux des plus grandes œuvres d'art du monde : "Les Evangiles de Lindisfarne" et "Le Livre de Kells".
2) Carolingien : Charlemagne et ses collaborateurs donnent au livre la place la plus importante qui soit. L'écriture connaît un important changement par la généralisation à partir du IX siècle de la minuscule dite Caroline (parce qu'imposée par Charlemagne).
L'Evangéliaire de Godescal, commandé par Charlemagne à l'occasion du baptême à Rome de son fils Pépin et exécuté entre 781 et 783, est le plus ancien manuscrit de l'école palatine d'Aix-la-Chapelle.
Il est écrit avec la nouvelle minuscule, en lettres d'or et d'argent sur un parchemin pourpre.

PUY_8768_00045

L'ENLUMINURE ROMANE DES XI ET XII SIÈCLES
La période romane en France, dans tous les domaines artistiques, couvre les XI et XII siècles.
Pendant ces deux siècles, l'enluminure va se développer considérablement.
Les ouvrages ne seront plus seulement objets de culte à caractère sacral, mais aussi outils de travail et d'étude.
On copie de plus en plus les écrits des auteurs antiques, des ouvrages juridiques, géographiques, de médecine, etc.
Au début du XI siècle, les moines bénédictins tiennent la quasi exclusivité de la réalisation des manuscrits.
Constatant la pauvreté artistique de la décoration des livres et à l'instigation d'Hildebrand (futur Pape Grégoire VII), son ami Désidérius (futur Pape Victor III), abbé du Mont Cassin décide d'aller à Byzance, en 1065, à projet d'en ramener des artistes afin de décorer les deux grands berceaux bénédictins, Le Mont Cas¬sin et Subiaco.
Ces artistes établissent aussi des écoles artistiques dans divers monastères.
Leur influence fut immédiatement sensible dans les manuscrits de l'époque, perpétuant un style imposant et rigide, très riche par les fonds dorés, les corps plats sans volume, cernés d'un contour noir.
L'art des manuscrits romans est presque exclusivement monastique, c'est pourquoi la décoration des codex portait l'empreinte des traditions d'un ordre, d'une abbaye, des goûts d'un supérieur.

PUY_4188

L'activité créatrice des abbayes est dépendante des abbés qui les dirigent.
Citeaux, par exemple, nous offre de beaux manuscrits enluminés dont la majorité est toutefois sans or et sans image, conformément à l'idéal ascétique de l'ordre cistercien voulu par Saint Bernard.
La miniature romane est un art ornemental, autant qu'un art d'illustration.
La lettre ornée et la lettrine y tiennent une très grande place.
La grande fantaisie romane fait se côtoyer des créations tantôt drolatiques, tantôt effrayantes : gnomes, dragons, animaux acrobates prennent place dans la lettrine ou dans les rinceaux (ornements à motif de tiges stylisées) qui la prolongent.
Les manuscrits les plus typiques de ces deux siècles sont "La Bible de Souvigny" et "Le Psautier de Winchester".

PUY_2911

Pendant la période romane, l'enluminure n'est presque jamais mise au service des empereurs ou des rois, car la majorité des livres fabriqués en Europe, l'était dans les monastères.
Depuis le Haut Moyen Age jusqu'au XII siècle, la transmission de la culture et donc la production des manuscrits avait été un monopole du clergé, les centres en étaient les monastères et les écoles capitulaires auprès desquelles fonctionnaient des ateliers de copie, les scriptoria.
Le phénomène qui marqua la fin du monopole des moines sur la culture fut le développement des universités.
A partir du XII siècle, les étudiants vont se regrouper sous l'égide de maîtres dans des centres d'enseignement, origine des universités dont l'importance entraîne au siècle suivant la mise en place de nouvelles structures de production du livre.
Un nouveau personnage apparaît, "le libraire", autour duquel se regroupe les parcheminiers, écrivains (copistes) et enlumineurs, métiers exercés dorénavant par des professionnels laïcs.

à suivre

Posté par Puystory à 22:05 - Artisans - Commentaires [0] -

Mains d'Artisans (2)

PUY_1886 Puystory

PUY_5398

PuyStory 2011 Aout 1016

PUY_2587 Puystory

PUY_0012

Posté par Puystory à 00:16 - Artisans - Commentaires [1] -

Mains d'artisans (1)

PuyStory 2011 Aout 2211

PUY_2883 Puystory

Nade 033

PUY_5521 Puystory

PUY_7112 Puystory

Posté par Puystory à 00:07 - Artisans - Commentaires [1] -


Le Tonnelier (un vieux métier)

PUY_8130 Puystory

"Juste le temps de renverser le barricot pour faire couler le vin nouveau, qui fait oublier la sueur sur les fronts moites ..."
La Vendée n'est certes pas une région de vignes mais produit, malgré tout, quelques petits vins ...
Des couplets célèbres ont immortalisé celui de Sigournais, la Folle ...Rosnay, Mareuil et son Ragoûtant ont acquis leurs lettres de noblesse et le Franc Blanc du pays des Olonnes surprend toujours ...
Le Naha et sa mauvaise réputation sont encore évoquées par les anciens.
En outre, le Layon et ses coteaux ne sont pas si loin et le Muscadet fringant mûrit sur les pentes toutes proches du Sèvre et Maine.
Il fallait bien loger, avant l'avènement de ces tristes cuves en ciment ou en inox, toute cette production.

PUY_8151 Puystory

Le tonneau a chez nous vingt siècles d'âge et les tonneliers y ont été nombreux.
Ce n'est qu'au XIIIe siècle que les "Curparii" qui formaient la corporation des "charpentiers de tonneaux" prirent le nom de tonnelier ; on les appela aussi longtemps des barilliers.
L'exercice du métier était régi par des statuts et des usages sévères.
Le tonnelier de village, lui, était un homme libre payé à la pièce et disposant de son outillage.
A l'exemple des vignerons ils adoptèrent pour patron Saint Vincent et Sainte Anne pour patronne.

DSC_4125

Les chênes à grain fin aux fûts étroits et aux fibres serrées, riches en tanin, sont les plus recherchés mais les bois de châtaignier et d'acacia sont aussi utilisés.
Quatre à cinq mètres cubes de grumes (Tronc d'arbre abattu dont on a coupé les branches mais qui est toujours recouvert de son écorce) donnent 1 mètre cube de bois merrain sans aubier, sans nœud ni aucune tare ; stocké pendant l'hiver qui suit la coupe, le bois restera de longs mois à l'air libre, puis sous abri, avant d'être travaillé.
Chaque tonneau fabriqué est une œuvre d'art.

Image1

Pour une "pièce" de 110 litres, 23 à 28 douelles (élements de bois) de 70 centimètres de long sont nécessaires selon leur largeur pouvant aller de quatre à huit centimètres.
Comme dans la taille des pierres destinées à composer une voûte les douelles doivent avoir la coupe exigée pour leur appareillage.

PUY_9419 Puystory

Chacune est travaillée et planée au chevalet sur toutes ses faces ; les extrémités en sont appointées.
La plane, grand couteau à deux manches, accentue la courbure initiale ce qui rend plus facile le cintrage.
Si besoin est on enlève de l'épaisseur avec une sorte de hache plate et rectangulaire, la doloire.
C'est ce dernier outil qui décapita Saint Jean Baptiste que les compagnons tonneliers "dôleurs" du tour de France ont choisi comme protecteur.

PUY_1952 Puystory

La colombe, sorte de gros rabot inversé d'1,5m de long, muni de pieds, crée le chanfrein de la douelle qu'elle taille en biseau.
Cette opération appelée dolage est suivie du bâtissage, puis du cerclage et enfin du jablage (Action de creuser le jable - Rainure creusée aux extrémités des douves d'un tonneau pour y encastrer les fonds) .
La mise en place des douelles est un véritable jeu d'adresse.

Artisans 090

Elles sont dressées de champ et circulairement à l'intérieur d'un premier cercle provisoire.
Ce bâti assemblé est enserré à mi-hauteur dans un second cercle à l'aide de l'asse et du chasse : c'est ainsi que se nomment le burin et le marteau du tonnelier.
Celui-ci doit maintenant fixer un troisième cercle à l'extrémité inférieure du fût.
Pour ce faire il mouille le bois et allume un feu au milieu du tonneau dont la partie haute est obstruée à l'aide d'une plate.

Image3

Le feu éteint, le bois va sécher légèrement pendant une heure ou deux.
La botissoire, sorte de presse formée d'un bâti de bois et d'une boucle en cordage, sert à resserrer les douelles et permet la mise en place du troisième cercle.
Chanfrinière et jabloir creusent alors chanfreins et veinules, avant que ne soient enlevés, tour à tour, chacun des cercles, pour écarter légèrement les douelles et permettre la pose des fonds.

PUY_1784 Puystory

Les cercles sont remis en place, le fût poli, l'œuvre est terminée ; il ne reste plus qu'à creuser la bonde avec le bondonnoir (Trou rond pratiqué dans un tonneau).
Forme apparemment simple et fonctionnelle le tonneau au vendre rebondi et à l'embonpoint de bon aloi illustre les ressources inventives de l'Homme.

D'autres photos du tonnelier sur :
http://puystory.magix.net/album/tous-les-albums/!/oa/7243005/

Posté par Puystory à 09:27 - Artisans - Commentaires [0] -

La santonnière (Terre de Lumière) au Puy du Fou *

PUY_2874mod1

La richesse des décors et les nuances subtiles des couleurs font de chaque personnage une pièces unique.
La réalisation de santons nécessite plusieurs étapes.

PUY_2870

Le moulage.
Les santons d'argiles sont moulés par pressage un par un dans un moule en plâtre.

PUY_2878mod2

L'ébarbage.
A la sortie du moule, il faut enlever délicatement l'excès d'argile (bavures) et lisser les irrégularités.
L'opération peut durer 1heure 30.

PUY_2872

La cuisson
La cuisson se réalise dans un four électrique pendant 6 heures à une température de 1020°c.
Le temps de refroidissement est de 24 heures.

PUY_2866mod1

La peinture.
Après la cuisson, la faïence devenue blanche est peinte et décorée à la main.
Durée de 2 à 4 heures selon les personnages.

PUY_3664

La tente de la crèche La confection en "organdi" (une mousseline de coton légère) demande 4 heures.
*****

PUY_2853mod2

Retrouvez les réalisation de Marie Daviaud - Terres de Lumière
sur
Facebook

Pour contacter l'artisans :
marie-terresdelumiere@orange.fr
ou le +33 5 46 56 25 87

Article publié avec l'accord de "Terre de Lumière"

Posté par Puystory à 00:01 - Artisans - Commentaires [1] -

La coutellerie (Fort de l'an mil).

Puy du Fou 2011 - 8104

La coutellerie, du latin culter, désignant le coutre d'une charrue.

FortAnMil092012-58

C’est l'art de fabriquer un couteau à la main, de la lame jusqu'au manche.
L'histoire de la coutellerie est riche et côtoie celle de l’homme et de ses outils.
Le couteau est certainement l’outil le plus ancien.
Les premiers couteaux réalisés en pierre, silex ou os sont datés d’environ 25 000 ans.
A cette époque, le couteau sert d'outil, mais aussi d’arme.

FortAnMil092012-81

Dès l'âge du bronze, les couteaux sont faits en métal.
Les Romains fabriquent les premières lames en acier.
A partir du Ier siècle les premiers couteaux à lame repliable voient le jour.

PUY_4898

Avec l’évolution de la métallurgie et l’étude des matériaux, la fabrication des couteaux évoluent.
C’est ainsi qu’en 1921 sont produits aux États-Unis les premiers couteaux en acier inoxydable.
Les techniques de trempe permettent, comme pour d'autres outils, de rendre le métal plus dur et plus résistant, autorisant des lames plus fines et plus tranchantes.

Puy du Fou 2011 - 1008

La coutellerie en tant que métier clairement identifié n’apparaît qu’aux environs des Xe et XIe siècles.
Jusqu’à cette époque, c’était le forgeron qui fabriquait les couteaux.
La coutellerie prendra son envol à partir du XVIe siècle, notamment grâce à Catherine de Médicis qui introduit à la cour l’usage du couteau de table.

FortAnMil092012-04

Peu à peu son usage à table va se répandre jusqu’au fond de nos campagnes.
Il deviendra le prolongement direct de la main de l’homme en servant comme outil, ustensile de table et arme parfois.
Petit et facile à transporter, il fait partie de l'équipement de base de tous ceux qui peuvent en avoir l'usage, dont chasseurs, militaires, artisans, cuisiniers, etc.

PuyStory 2011 Aout 1547

Posté par Puystory à 00:45 - Artisans - Commentaires [0] -

La joaillerie

PuyStory 2011 Aout 2289

Les premiers bijoux datent de 75 000 ans avant Jésus-Christ.
Au début, ils sont fabriqués avec de l'os, des coquilles d'œufs de serpents ou d'autruches, des dents, des pierres ou de fruits séchés.
Portés en colliers ou en bracelets, ce sont les premiers bijoux élaborés par la main de l'Homme.
Il faut attendre l'Age de Bronze, pour voir apparaître les premiers bijoux en métal.
Le cuivre, le fer, et le bronze sont les premiers métaux travaillés par l'Homme.
D'abord utilisés pour fabriquer des armes et des ustensiles, ils deviendront les premiers bijoux en métal.
C’est au 4ème millénaire avant JC qu'apparaissent les bijoux en or.
Les Egyptiens, civilisation du raffinement, sont les premiers à sertir des pierres précieuses dans de l'or.
La fabrication de la joaillerie repose sur le moulage, la déformation, le pliage, le limage, le sciage, et la soudure de pièces de métaux précieux ainsi que du sertissage de pierres précieuses, pierres fines et perles.

DSC_7612


L’histoire de la joaillerie française commence au XVIIème siècle sous le règne de Louis XIII et est considéré comme l’âge d’or de la joaillerie française.
C’est à cette époque que lorsque le cardinal Mazarin lègue de magnifiques diamants montés en bijoux à la Couronne de France.
Depuis, les pierres précieuses prennent de plus en plus d’importance dans la réalisation des bijoux.
Les grandes étapes de la joaillerie sont :
Age de Bronze (premiers bijoux en métal).
Epoque égyptiennes (Premiers bijoux sertis de pierres précieuses).
Le XVIème siècle (Découverte en Amérique du Sud de fabuleux gisements d’or et d’argent et affrontement religieux en Europe sous forme de création de croix magnifiquement travaillées).
Le XVIIIème siècle (apparition de la joaillerie dans le monde de la mode).
Epoque Victorienne (première phase de l’industrialisation de la joaillerie).
XXème siècle : beaux bijoux et faux bijoux (la frontière entre la joaillerie et la pacotille s'affaiblit).
L’industrie du bijou s'internationalise Inde, Chine, Thaïlande, tous ces pays en voie de développement deviennent les nouveaux centres de la joaillerie mondiale.

Puy20061684

Posté par Puystory à 00:27 - Artisans - Commentaires [0] -

Le Tonnelier

Le tonnelier

Autrefois appelé "charpentier de tonneau", Le tonnelier est un artisan qui fabrique ou répare les fûts (tonneaux) en bois de chêne (merrains ou douelles) que lui fourni le mérandier.
Principalement partenaire du vigneron et de l’œnologue, son coup de main et son coup d'œil jouent un rôle important dans l'élaboration d’une barrique de bonne qualité qui assurera un bon vieillissement du liquide (vinification).
Le tonneau doit donc être façonné à l’image du vin et aux aspirations du vigneron.

DSC_4125

Le bois de chêne est la seule essence utilisée pour bonifier les vins et les alcools.
Ce bois "respire" et favorise un échange physico-chimique entre l’alcool et l’air extérieur (oxygénation lente).
Ce processus va permettre la transformation et les polymérisations des tanins du vin rendant ainsi le vin plus agréable à boire.
Depuis les gaulois jusqu'à nos jours, le tonnelier intervient sur la qualité du vin.
C’est un métier artisanal qui allie tradition, perfectionnisme (savoir-faire, maitrise et précision), connaissances techniques et bonnes aptitudes physiques.

Artisans 087

Le maître mot du tonnelier c’est : LE TEMPS.
- pour laisser vieillir et sécher les merrains 2 ans au parc à bois.
- pour chauffer les barriques (+/- 2 heures).
- pour la fabrication.
- pour contrôler la qualité.
N’oublions pas qu’il effectue également des actions de réparation de tonneaux.

Artisans 090

La tonnellerie est probablement issue de la construction des navires.
S’il est possible de garder l’eau hors du vaisseau, il est logique que l’on puisse la garder dedans.
Autrefois les tonneliers formaient la corporation des charpentiers de tonneaux.
Selon les régions, on les appelait aussi broquiers, futailliers, lieurs de cuve, barilliers.

Posté par Puystory à 00:21 - Artisans - Commentaires [0] -