Puy Story

Histoire d'une région.

François 1er arrivant au Puy du Fou

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On imagine ce passage inespéré dans le Haut-Bocage.
Sans doute, les châtelains du pays étaient-ils là !
Mais tout le peuple, la foule de la région connaissaient l'événement.

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Ils n'ont pas voulu le manquer.
A l'époque, les artisans étaient groupés par corporations.
Ils codifiaient ainsi la solidarité d'une même profession.
L'organisation avait ses règles et des contraintes parfois tyranniques.

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Dans les hameaux importants, et suivant les régions, existait la rue des tonneliers, des ferronniers, des tisserands, etc ...
Les artisans du Puy du Fou, avec bien sûr les agriculteurs, se devaient d'être tous présents ou représentés à ce passage historique.
Pour se marquer dans une manifestation, ils portaient des emblèmes, comme aujourd'hui des banderoles.

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Le spectacle du Puy du Fou se veut toujours plus véridique.
Pour cela on ne néglige pas recherche et réflexion.
Les années passées, le passage de François 1er était accompagné d'une "danse de cour" de l'époque : la Pavane.
N'est-il pas plus opportun de demander à la foule, au peuple, à la majorité de se manifester ?

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Le scénario du spectacle a amené de remplacer la "pavane" par la Danse des emblèmes.
Cette danse populaire vivante, enjouée, sera l'expression joyeuse des agriculteurs, des corporations de l'époque.
C'est une nouvelle étape dans la juste évolution du spectacle vers toujours plus de vérité.

Posté par Puystory le 27 juin 2016 - CINESCENIE - Commentaires [1] -


Les réfugiers

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Les premiers réfugiés sont arrivés aux Herbiers aussitôt l'invasion commencée.
Il venait du département des "Ardennes".
Un convoi de plusieurs centaines d'Ardennais arriva donc aux Herbiers, et rien n'était prêt pour les recevoir.
Il fallait bien héberger tous ces gens, qui attendaient avec tous leurs bagages.
Ils ont fait sonner la sirène.

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Tout le monde est sorti des maisons pour aller voir ce qui se passait.
Les journaux de l'époque ne donnaient pas toujours des nouvelles fraîches.
Il y avait peu de radios et il n'y avait pas de télévision.
Les gens, qui se sont trouvés là, ont été enrôlés pour fabriquer des paillasses destinées à coucher ces gens.
Ils ont travaillé toute la journée.
Ensuite, les réfugiés ont été éparpillés dans les fermes, dans les villages, où il y avait beaucoup de maisons plus ou moins abandonnées, inoccupées.

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Ils se sont organisés.
Au bout d'un an, ils étaient tous bien incorporés à la population.
Le caractère des Ardennais est différent de celui des Vendéens, mais tous s'entendait très bien.
C'étaient des gens très religieux, qui pratiquaient beaucoup plus et beaucoup mieux que les gens du coin à l'époque.
Les premiers sont retournés chez eux dès la fin de l'été.
Ceux qui repartaient étaient surtout des paysans, qui avaient laissé des fermes là-bas.
D'autres sont restés.

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Il y a eu aussi des mariages entre Ardennais et Vendéens dans la contrée.

Posté par Puystory le 24 juin 2016 - CINESCENIE - Commentaires [3] -

Vendéens d'avant la Vendée

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Juste le temps de reverser le baricauts pour faire couler le vin nouveau qui fait oublier la sueur sur les fronts moites.

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Homme de grand matin, dur au mal, homme de granite, tassé avant l’âge qui prenne les saisons comme elles viennent.

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Posté par Puystory le 22 juin 2016 - CINESCENIE - Commentaires [1] -

Que veut dire le mot Puyfolais ?

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"P" comme Ponctualité : ce n'est pas arriver 2 minutes avant le spectacle et partir 3 minutes après.
"U" comme Unité : nous sommes tous là pour la même raison 
                            nous ne formons qu'un et c'est ça que le public vient voir.
"Y" comme Yaka, faucon : faire ce que l'on dit et non pas seulement le dire.
"F" comme Fraternité : c'est savoir s'entraider et dire les choses quand cela ne va pas.
"O" comme Obstination : vouloir donner du beau au public avec une rigueur toujours renouvelée.
"L" comme Loyauté : envers les autres et envers soi-même.
"A" comme Amitié : nous vivons une aventure fabuleuse et personne ne nous a obligés à être ici.
" I" comme Inter-génération : c'est une force, nous avons à apprendre des plus anciens et vice versa.
"S" comme Sourire : accompagné d'un "Bonjour", c'est tellement plus sympathique.

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Être Puyfolais, c'est un honneur et une fierté, ce n'est en aucun cas un acquis ni un droit.

Posté par Puystory le 20 juin 2016 - CINESCENIE - Commentaires [2] -

On a dansé la brioche

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Au spectacle, à la scène du Marché...
On a dansé la brioche.
Vous le savez tous que la brioche est une gloire de la gastronomie vendéenne.
C'est aussi une danse traditionnelle du bocage vendéen.
Mais, connaissez-vous son origine ?
La brioche appelée autrefois "gâteau" était le cadeau de noces d'un parrain ou d'une marraine.
Les cadeaux étaient plus rares qu'aujourd'hui.
Seuls les proches parents et les parrains et marraines en faisaient un.
Les amis, tous les gens du village, étaient de la noce, à titre de revanche à une prochaine occasion.
De la sorte on se trouvait très nombreux, 200 à 300 pour des noces de plusieurs jours parfois.
Ce qui impliquait un "gâteau" à la mesure du nombre d'invités.

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On arrivait ainsi à des brioches de 25 à 30 kilos.
A part les mariages, la brioche se consommait en grande quantité à Pâques.
Elle était alors appelée "la galette pacaude".
La "galette pacaude" était confectionnée dans chaque famille ou dans les villages en grande quantité.
On faisait lever la pâte durant 1 jour ou 2 entre deux couettes de lit où elle se trouvait bien au chaud et on la mettait cuire au four où l'on cuisait le pain.
Le gâteau de noces était fabriqué chez le boulanger qui avait un four dont la gueule s'ouvrait aux dimensions de la brioche.
Chaque boulanger avait sa recette qui comprenait toujours : beurre, œufs, farine, sucre, mais la différence de goût résidait dans tes proportions de chaque ingrédient, dans le surplus d'eau-de-vie ou fleur d'oranger, ce qui faisait qu'aucune brioche ne ressemblait à une autre.
Elle restait sur 'la tôle où elle avait cuit et on l'installait sur une civière spéciale pour être dansée.
On l'attachait avec des tulles et des rubans.

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Pour la danse, un air spécial, lui était accordé, joué au violon ou à la clarinette.
Il se compose de 2 rythmes.
Une marche durant laquelle on porte la brioche à bout de bras tendus en exécutant un pas de polka, Un mouvement accéléré où l'on TOURNE la brioche avec un pas de "balancé".
La difficulté résidant alors plus dans l'équilibre de l'édifice que dans son poids.
On promenait la brioche parmi les invités et on venait la "tourner" devant les mariés.
Tous les hommes étaient invités à danser : les pères, parrains, oncles, etc ...
C'était un jeu où chacun devait prouver sa force.

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Il y avait des "habitués" et des virtuoses qui dansaient plus longtemps que d'autres.
Au dessert, on partageait la brioche entre tous les convives.
On la servait avec une crème anglaise surmontée des blancs d'œufs battus en neige, appelés : Îles flottantes.
On gardait la part du pauvre, que l'on distribuait à quelques déshérités du voisinage. Jusqu'à des temps encore proches, les fiancés emportaient une brioche quand ils allaient inviter leurs parrains et marraines.
Tous les dimanches à la Grand'messe, il y avait du pain bénit offert à tour de rôle par des familles.
Les jours de "grande fête", le pain était remplacé par des petits morceaux de brioche, notamment à Pâques, au 15 Août, etc ...

Posté par Puystory le 13 juin 2016 - CINESCENIE - Commentaires [1] -


L'Embrasement, le Pardon, le Rêve (Cinéscénie - Puy du Fou)

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Jacques MAUPILLIER, là-bas, court et pleure.
Le château est pris d'assaut par les Bleus, avançant en rangs serrés sur l'avant-scène.

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Après un violent combat, cascades de cavaliers, corps à corps multiples, explosions, et embrasement du château, les Vendéens et les Bleus, dans une attitude de célébration commune, découvrent les ruines.

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MAUPILLIER sent monter en lui le cri de la "vengeance".
Au milieu de cette foule prostrée, figée, entremêlée, il redevient le personnage central :
Faut-il haïr" ?
Le vitrail de la chapelle lui fait soudain le signe du Pardon.
Vitrail qui lui ramène en mémoire la scène qu'il vécut auprès de son chef Bonchamps, à Saint-Florent-le-Vieil, quand les Vendéens, défaits à Cholet, enfermèrent leurs prisonniers dans l'abbatiale, pour les exécuter.
Malgré ses objurgations (critique, mise en garde sévères), les Vendéens se déchaînent.

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Bonchamps arrive.
Rien n'y fait.
Les cris s'échappent des cœurs exaspérés.
Dans le tumulte, la voix de Bonchamps s'étouffe.
Le chef meurt.
Ils ont entendu.
MAUPILLIER reste près de lui.

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Le cortège du deuil s'éloigne après un long recueillement autour du brancard.
A genoux, à l'endroit même où il a eu sa vision de Saint-Florent, MAUPILLIER ouvre son paroissien et s'abandonne au rêve, en procession de souvenirs, avec ses compagnons de détresse, les moineaux de murailles qui cherchent dans la braise quelques souvenirs.

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Lui reviennent les images du pèlerinage annuel jusqu'au tombeau de Montfort, puis les années de paix de son enfance qu'il retrouve à la veillée ; ces images de vie quotidienne apparaissent en sous-impression de vitraux de guerre.

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Il revoit son père, sa mère, la petite Angélique, les croix de ses compagnons.

Posté par Puystory le 10 juin 2016 - CINESCENIE - Commentaires [3] -

Ballet des Chevaux (Cinéscénie du Puy du Fou)

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Posté par Puystory le 08 juin 2016 - CINESCENIE - Commentaires [1] -

La prière des Danseuses

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Ô vous, le préposé à ces vannes célestes.
Qui déversèrent sur nous ces cascades glacées.
Vous qui nous avez vu grelotter dans nos vestes en attendant sous l'eau de faire notre entrée.
Ayez pitié de nous !

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Vous qui avez pu voir nos tuniques légères collées sur notre peau de danseuses trempées.
Nos chignons, nos bouclettes, dont nous étions si fières transformées en tignasses et en mèches mêlées
Ayez pitié de nous !

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Vous qui n'ignorez pas le sort de nos chaussons de blancs tissus couverts, aux rubans de satin enfouis dans la gadoue de la pointe au talon.
Et qui n'étaient pas secs le lendemain matin.
Ayez pitié de nous !

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Et tous les spectateurs et les acteurs de l'ombre.
Et ceux de la lumière et les chevaux aussi.
Vous font cette prière avec nous en grand nombre.
Fermez pour cette année les portes de la pluie.

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Ayez pitié du Puy du Fou !

Posté par Puystory le 03 juin 2016 - CINESCENIE - Commentaires [2] -

Départ du Roi (Cinéscénie du Puy du Fou)

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Posté par Puystory le 25 mai 2016 - CINESCENIE - Commentaires [0] -

C'est quoi la Cinéscénie ??

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La Cinéscénie est un nouveau mode d'expression artistique né au Puy du Fou.
Il se définit comme l'espace en mouvement et correspond à ce que les médias ont appelé, en parlant de ce spectacle, le "grand cinéma de plein air".
Utilisant, à partir d'un site exceptionnel, les techniques les plus élaborées, la Cinéscénie du Puy du Fou permet aux bénévoles de préserver leur patrimoine culturel en restituant aux spectateurs leur propre histoire : celle de paysans.

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Ce spectacle met en scène une famille, les Maupillier, dont l'aîné, de siècle en siècle, de génération en génération, a toujours été prénommé "Jacques".
Cette famille vit au Puy du Fou depuis le Moyen-âge.
Elle n'a laissé, aux époques successives, dans la grande tradition de sa dynastie paysanne, que le choix du sobriquet, accolé au "petit nom''.

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Un Marchand de Quenouilles s'avance lentement pour rejoindre la veillée.
Le Père et la Mère Maupillier, les enfants, l'attendent.
Nous sommes en 1916.
Les dialogues et la suite le feront comprendre.
Plus que ses hôtes, le Marchand de Quenouilles est doué de la Mémoire.
Au coin du feu, les histoires lui reviennent.

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Le petit Jacques, qui ne sait pas encore mettre l'histoire en perspective, confond les époques, et nourrit de son imagination les réponses et le récit du vieux sage des "Routes".
Aussi bien les images apparaissent-elles de manière surprenante, nées de l'esprit d'un enfant qui déforme ce qu'il entend, un enfant metteur en scène qui va à son rythme.

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Le petit Jacques, écoutant ainsi le Marchand de Quenouilles insister sur l'identité paysanne à travers le "Temps" et le "Prénom", fait surgir, une multitude de tableaux résumant une époque dans la grande dynastie des Maupillier ;
La guerre, l'amour, le travail.

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Les questions de la Mère Maupillier amènent finalement le Marchand de Quenouilles à se rattacher lui-même à la longue tradition des vagabonds, conteurs et pèlerins de tous les temps.
Il se met en scène, à son tour, dans les mêmes lieux.

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Les auditeurs de la veillée, pris par l'effet de prosopopée (Figure de style par laquelle l’orateur introduit dans son discours soit une personne morte, absente ou feinte) , laissent aller l'oreille et l'œil pour mieux se souvenir de cette terre de paysans et de genêts en fleurs.

Posté par Puystory le 23 mai 2016 - CINESCENIE - Commentaires [3] -