Puy Story

Histoire d'une région.

La rue à l'époque médiévale

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La rue est une composante essentielle du paysage urbain, miroir de la société, haut lieu de la vie politique, économique et sociale, où le nanti côtoie le miséreux, où l’on travaille, négocie, discute, échange, prêche, flâne, se distrait, se sustente, festoie et… s’écharpe parfois.
Dans les petites agglomérations médiévales, les voies n’excédaient généralement pas quatre ou cinq mètres de large.

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En l’absence d’un véritable plan d’urbanisme, les ruelles, impasses, venelles, passages sous maisons (comme celui qui mène de la Rue Haute à la Rue Basse) proliféraient, créant un enchevêtrement labyrinthique.
Avant le XIIIème siècle, peu de rues portaient un nom.

Grand’ Rue, Haute Rue, Basse Rue suffisaient à désigner les axes principaux.

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Les habitants se repéraient grâce aux enseignes, aux fontaines, aux bâtiments publics et religieux.
Les accès de la Cité Médiévale du Puy du Fou sont en terre.
Le pavage était une opération coûteuse qui ne se développa vraiment qu’à partir du XIIIème siècle.

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La rue Basse est constituée de deux plans inclinés vers un caniveau central destiné à évacuer les déchets et les eaux pluviales.

Posté par Puystory le 17 juin 2020 - Cité Médiévale - Commentaires [1] -


Cité Médiévale du Puy du Fou

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Posté par Puystory le 13 mai 2020 - Cité Médiévale - Commentaires [0] -

L'Architecture des maisons (Cité médiévale).

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Au milieu du XIIIème siècle, en raison de l’accroissement de la population, de la raréfaction de l’espace disponible et des contraintes liées au parcellaire urbain, les encorbellements se multiplièrent.
Qu’ils soient sur solives (maison du portraitiste), sur entretoises (maison du calligraphe), sur piliers (petite taverne près de la chapelle), ou une pièce qui prend appui sur la partie extérieure de l’enceinte fortifiée.

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Les maisons à pans-de-bois de la Cité Médiévale, offrent le spectacle pittoresque de leurs hourdis en torchis, en moellons ou en tuileau et de leur charpenterie complexe (décharges en diagonale, en croix de Saint-André, en chevrons…) qui ne permet pas toujours d’éviter le déversement de certaines façades sur la rue.
Nous apercevrons que le dernier étage de la demeure du portraitiste penche de façon inquiétante !
Les maîtres imagiers sculptaient… poteaux corniers, consoles et sablières des plus riches habitations.

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L'Estaminet offre au visiteur le spectacle de son étonnant décor.
La console de gauche est ornée d’un personnage souriant, coiffé de pampres et portant une bouteille tandis que celle de droite arbore un buste féminin.

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L’entretoise inférieure sort de la gueule de deux engoulants en forme de renards.
Elle est surmontée d’énigmatiques cartouches portant les emblèmes et les initiales des artisans qui ont participé à l’édification de la maison.
Les échoppes occupaient généralement le rez-de-chaussée des édifices.

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Les artisans travaillaient dans leurs ouvroirs qui donnaient directement sur la rue.
Les marchandises étaient exposées sur des étals, comme dans l’atelier du talmelier.
De nombreuses enseignes signalaient aux chalands la spécialité de l’artisan (tonnelier, calligraphe, aubergiste, sculpteur sur bois…).

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Elles rappelleront l’importance de l’image dans une société médiévale largement analphabète.

Posté par Puystory le 22 avril 2020 - Cité Médiévale - Commentaires [0] -

Dans la Cité Médiévale (Puy du Fou)

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Au Moyen Age, les villes médiévales sont construites sans ordre et sans plans.
Elle est très animée, autour d’une église ou autour d’une place, d’un château, où les habitants se réunissent.
Ce sont des rues étroites et très sombres, sans trottoirs, boueuses, avec des animaux en liberté.
Certaines rues sont pavées.
Il n’y a pas l’eau courante, il faut se la faire livrer.
On s’éclaire à la lanterne et à la bougie.
Dans les rues, il n’y a pas d’éclairage.

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Les maisons bourgeoises sont peu à peu construites en pierre, suite à l’évolution des engins de construction et de levage.
Seules les demeures de nobles et de bourgeois possèdent une cuisine et une cheminée.
Au Moyen Âge, la maison de ville comporte en général deux niveaux.
C’est au premier étage que l’on habite, le rez-de-chaussée étant réservé à des boutiques.
Les maisons ordinaires, aux murs à colombages, sont assez étroites, avec une ou deux fenêtres par étages, serrées les unes contre les autres.

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Constituées d’un rez-de-chaussée de pierre et de trois ou quatre étages de bois et de torchis, elles sont desservies par un escalier à vis.
La couverture du toit est faite de chaume ou de lattes de bois.
Comme il y a de gros risques d’incendies, d’autant plus que les maisons sont en partie en bois, les habitants doivent éteindre les lumières lorsque sonne le couvre-feu.
L’espace commercial (rez-de-chaussée) et l’espace d’habitation peuvent avoir des locataires ou propriétaires différents.

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Les habitations subissent donc les nuisances (bruits, odeurs, poussières, pollutions…) engendrées par les boutiques du rez-de-chaussée.
Les magasins sont ouverts sur la rue, mais faute de place, les artisans exposent leurs produits sur la chaussée.
Les jours de marché, les rues s’emplissent de colporteurs, artisans itinérants.

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Les vendeurs en profitent pour vendre des produits venus de pays lointains, ou qu’ils ont acheté dans les foires, les propriétaires des campagnes viennent y vendre des céréales, du vin, des légumes, etc…
Dans la rue, on trouve quantité de petits traiteurs ou marchands ambulants qui proposent aux passants poêlons de tripes, pâtés de viandes, écrevisses, tortues, saucisses, gaufres ou petits gâteaux.
Car à l’époque, tout le monde ne dispose pas d’une cuisine.
Les foyers les plus modestes n’en sont pas équipés.

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Les tavernes y sont très nombreuses et très fréquentées.
Les villes médiévales, attirent aussi de nombreux brigands, des mendiants, des vagabonds, des pauvres.
Il n’y avait aucune police.

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Et de nuit, la rue devient le royaume des professionnels du crime.
Dans les murs de l’habitation médiévale, on trouve des petites niches, elles sont destinées aux rangements ou à poser des lampes à huile ou des chandelles.

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On trouve également différents meubles destinés au rangement : caisses, coffres, dressoirs et armoires.
A partir du XIIIe siècle, les maisons des villes connaissent des progrès en matière d’hygiène et de chauffage.
Ainsi, des éviers, des latrines et des cheminées se retrouvent dans ces bâtiments.

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La cheminée se compose d’un foyer, d’une hotte, et d’un conduit vers l’extérieur.
Elle se trouve rarement dans les édifices antérieurs au XIIIe siècle.
Auparavant, le foyer se trouve dans la cour.

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Il intègre ensuite la maison sous la forme d’un feu ouvert au centre de l’habitation avec un trou d’aération.
Pour limiter la perte de chaleur, dans les demeures riches, on place sur les murs des tentures qui retombent jusqu’au sol.

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Jusqu’au XIVe siècle, les fenêtres des maisons n’ont pas de vitres.
Lorsqu’on en rencontre par la suite, elles se trouvent dans de riches demeures qui peuvent seules se le permettre.
Ainsi, les ouvertures sont rares car il faut utiliser des toiles, des parchemins huilés ou des volets pour les fermer.

Posté par Puystory le 16 mars 2020 - Cité Médiévale - Commentaires [0] -

La Cité médiévale

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Pénétrez dans l’enceinte de la Cité Médiévale et laissez-vous surprendre par cette reconstitution historique saisissante.
Elaborée en partenariat avec les Architectes des Bâtiments de France, édifiée à l’emplacement présumé de l’ancien Bourg-Bérard, elle présente aux visiteurs des éléments elle présente aux visiteurs des éléments architecturaux compris entre le XIème et le XVème siècle.

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Le village du Bourg-Bérard s’est développé au XIIème-XIIIème siècle, à l’ombre de l’ancien château fort du Puy du Fou dont on aperçoit les vestiges dans le spectacle Le Bal des Oiseaux fantômes.
Il rassemblait une population d’agriculteurs, d’artisans, de domestiques et de soldats qui fut déplacée aux Epesses au XVe siècle.

Posté par Puystory le 26 février 2020 - Cité Médiévale - Commentaires [0] -


Dans la Cité Médiévale

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Posté par Puystory le 28 juin 2019 - Cité Médiévale - Commentaires [0] -

Dans la Cité Médiévale

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Posté par Puystory le 19 avril 2019 - Cité Médiévale - Commentaires [1] -

La Cité médiévale.

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Posté par Puystory le 25 janvier 2019 - Cité Médiévale - Commentaires [1] -

La messe en Vendée

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En ce temps (fin 1800-début 1900), il y avait chaque dimanche deux messes à l'église, où tout le monde allait.
La première, celle de six heures, était celle des "paroissiens pressés" et surtout la "messe des gens de garde".
Dans toutes les métairies, ce jour-là, il y avait un tour de garde pour les hommes comme pour les femmes.
Personne n'y échappait.
Patrons, domestiques, parents, enfants.
Chacun assumait cette fonction à tour de rôle.
On disait alors qu'on était de première messe.
En revenant de l'église, il fallait tout faire.

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Soigner le bétail, traire les vaches, s'occuper des cochons, de la volaille... et garder la maison.
Rude dimanche !!!, que tous aimaient bien quand même.
Les autres, ceux qui étaient de grand-messe, étaient libres toute la journée.
A dix heures, ils assistaient à l'office chanté et, dès "l'Ite missa est", se retrouvaient sur la Grand-Place.
Les hommes d'un côté, les femmes de l'autre, les jeunes filles au centre, jetant à la dérobée des regards sur les garçons ou échangeant avec certains un signe de connivence.

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Sur le coup de midi, tout ce monde se répandait lentement dans les rues du village, glissant vers les auberges où les femmes s'installaient, ouvrant leur grand panier pour déjeuner avec leurs familles et boire le vin de l'aubergiste.
Dans l'après-midi, les hommes entamaient d'interminables parties de "luette" (jeu de cartes du marais vendéen, venu d'Espagne) et lorsque vers les six heures du soir les cloches sonnaient pour annoncer les vêpres, les femmes regagnaient l'église, laissant pères et maris jouer aux cartes, souvent tard dans la nuit.

Posté par Puystory le 10 décembre 2018 - Cité Médiévale - Commentaires [1] -

Chapelle Cité Médiévale.

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Posté par Puystory le 05 septembre 2018 - Cité Médiévale - Commentaires [1] -