Puy Story

Histoire d'une région.

Petite histoire de la "veuze" par Patrick Proust.

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Si la veuze a pour lointain ancêtre une cornemuse du Moyen-âge, on ne sait rien des processus de son évolution jusqu'au XVIIIe siècle.
La veuze a gardé les caractéristiques extérieures du type de cornemuse le plus courant au XVe siècle en Europe occidentale et est donc un des derniers représentants d'un type archaïque de cornemuse très répandu à cette époque.
Les descriptions des coutumes locales se font de plus en plus nombreuses au tournant des XVIIIe et XIXe siècles confirmant l'intégration profonde des "veuzous" dans la société traditionnelle d'alors.

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Ils sont présents dans toutes les fêtes populaires : plantation de l'arbre de Mai, fêtes de Noël, foires annuelles, mariages, bidoche (carnaval), etc.
Les "veuzous" ont joué un rôle en Pays de Retz pendant les Guerres de Vendée.
Ils ont trouvé naturellement leur place parmi le peuple insurgé, et on les signale dès les débuts de l'insurrection aux tout premiers rangs des "Blancs" qu'ils entraînent à la bataille au son des veuzes, tels les joueurs de "bagpipes" écossais.
Les républicains n'aiment pas entendre cette "veuze", comme l'écrit Huet de Coëtlizan (1769-1823) :
"Marchait-on à la rencontre d'un corps nombreux, dans l'instant on était enveloppé ; le bruit des cornemuses annonçait la présence de l'ennemi, qui se dérobait à la vue, et soudain on était assailli par des milliers de furieux jouant d'effroyables airs à la manière des sauvages."

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Lucas de La Championnière (1769-1828), major de la division de Retz, raconte dans ses Mémoires (1799) que le 10 juin 1793, au combat de Machecoul, "l'on partit de Legé au son des veuzes et des chansons".
A la fin de la guerre, les "veuzous" sont toujours présents aux côtés des Blancs.
Dans la partie occidentale du Pays de Retz, la garnison de Paimbœuf et les colonnes du général de Grigny (1766-1806) exercent une étroite surveillance.
Malgré le danger, "des rassemblements nocturnes ont lieu dans la commune de Frossay, des domestiques s'absentent la nuit avec des armes.
On entend retentir la veuze à différentes heures de la nuit".
L'apogée de la veuze est atteinte fin XIXe, début XXe siècles.

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Dans le Marais breton vendéen, les veuzous sont traités comme des personnalités, certains comme des "stars".
On commence à perdre sa trace après la guerre 14-18.
La veuze est peu à peu supplantée par l'accordéon et le violon.
Dans les noces et les fêtes locales, il faut paraître moderne, donc rejeter le veuzou qui représente la culture des vieux…
Avoir un veuzou dans sa famille devient même un handicap !
Quand Jean-Marie Rouaud disparaît en 1948 à Escoublac, plus aucun veuzou ne sonne depuis près de vingt ans et personne ne prendra le relais d'une aussi vieille tradition.

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Ce sont les recherches, dans les années 1970, de l'association Sonneurs de Veuze de Nantes et de passionnés (comme Thierry Bertrand de La Garnache, et d'autres) qui vont la sauver de l'oubli total pour qu'elle puisse reprendre sa place dans le Patrimoine historique, culturel et traditionnel de l'Ouest de la France.

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Le Carillon

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Un carillon est un instrument de musique composé de cloches, accordées à des fréquences différentes et émettant chacune leur son propre.

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Presque tous les peuples de l’antiquité ont connu les cloches ou les clochettes et s’en sont servis sous des formes variées et pour des usages divers.
Plusieurs matières ont servi à les confectionner, l’or, l’argent, le cuivre rouge et le cuivre jaune, le fer.

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On en trouve même en pierre, en terre cuite, en verre et en bois.
Selon divers manuscrits, c'est vers le XIe siècle que cet instrument fit pour la première fois son apparition.
Il était alors composé de trois ou de quatre cloches, et l'on disait alors "trillonner" ou "quadrillonner", d'où le nom actuel de carillon.

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Les plus anciens que nous connaissions sont ceux de Dunkerque (1437), d'Anvers (1478) et de Bruges.

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La Bible de Saint Etienne Harding (XIe s.) et l’un des chapiteaux de Boscherville (XIIe s.) offrent la représentation d’un carillon primitif, fait de clochettes suspendues librement et que frappe un personnage assis.

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La harpe

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La harpe est un instrument à cordes pincées.

Un peu comme le piano, chaque corde donne une note.
La harpe fait partie des instruments les plus vieux et sa forme remonte à l'époque égyptienne vers 2000 - 3500 av JC.
De petite dimension, on parle pour cette époque d'un arc musical amélioré où sont tendues quelques cordes (+/- 20) de longueurs différentes: la harpe arquée.
La harpe angulaire est très similaire.
Vers le IXème, elle arrive en occident par les pays Scandinaves et Anglo-Saxons où elle semble avoir été pratiquée dès le début de notre ère.
A la fin du moyen-age, début de la renaissance, elle prendra sa forme moderne composée de deux pièces distinctes formant un angle (une sorte de 'L').

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La colonne et la caisse de résonance.
Les cordes étant maintenues par la console.
Instrument très prisé au moyen-âge, mais étant un instrument diatonique, (ne sait pas jouer toutes les notes de chaque ton), on lui préfère les premiers instruments à clavier.
Les luths qui apparaissent à cette époque.
C'est en 1697 que le luthier allemand Hochbrücker invente un mécanisme qui permet de changer la note de chaque corde au moyen de pédales.

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Cette évolution lui redonne du succès.
Nous devons à Sébastien Erard la harpe moderne.
En 1800, il inventa un astucieux système permettant pour chaque note de la monter d'un ou deux demi-tons.
Ce mécanisme est encore utilisé aujourd'hui.
La harpe est présente dans diverses civilisations à travers le monde et sous des formes diverses.

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La grosse caisse

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C'est au XVIIIe s., grâce à la vogue de la prétendue "musique turque", que :
La grosse caisse a pénétré dans l'orchestre dramatique.
C’est le plus gros des instruments à percussion du genre tambour à deux membranes et à son indéterminé.
Il est aussi appelé tonnant.

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On frappe la grosse caisse avec une ou deux mailloches (à 1 ou 2 têtes) garnies d'un tampon de liège ou de feutre.
Formée de deux peaux, soit de la peau de veau, soit, plus souvent, du plastique, elle produit le son le plus grave et se trouve tout au fond de l'orchestre.
On est accoutumé à l'entendre marquer les temps forts d'une musique bruyante et accentuée.

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Hautbois (Pibole)

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Appellation locale, la Pibole est au Poitou ce que la bombarde est à la Bretagne et la Graille au Languedoc !
Le Hautbois est présent dans bon nombre de cultures depuis l’Asie en passant par le nord de l’Afrique et, bien évidemment, l’Europe !
Ceci étant, les plus anciennes représentations se retrouvent en Europe méditerranéenne et au Moyen-Orient !
Instrument à anches doubles pour la Pibole !

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Le buccin ou cornu

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Les Étrusques avaient l’habitude de conduire les troupeaux de porcs grâce à cette sorte de clairon.
En dehors de la musique traditionnelle, il était utilisé pour des signaux à caractère guerrier et jouait un rôle essentiel à l'armée pour sonner l'appel.
Dans la Rome antique le Cornu ou Busina était sonnée par des officiers.
De la famille des cuivres, le tuyau passait sous un bras et le pavillon par-dessus la tête.
D'une longueur de 1,30 m à 3 mètres, il était de forme semi-circulaire, ou plus précisément, la forme de la lettre G et possédait parfois un raidisseur (ou poignée) transversal.
Cette longue trompe en bronze était munie d'une perce cylindrique depuis l'embouchure jusqu'à son extrémité tronconique (pavillon conique) amovible, comme notre cor d'harmonie.
Il ne pouvait émettre que quelques notes selon l'intensité du souffle.
Le joueur de buccin est appelé "buccinateur".

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La Viele à roue

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...., instrument béni des Dieux ?
Pas toujours !
En effet, si les premières représentations sculpturales et picturales nous démontrent un instrument au service des Mondes "subtils", très vite, la vielle à roue se trouve reléguée aux mains des mendiants et autres faiseurs de chansons (pas toujours très coté à l’époque) !
Pourtant, c’est un peu vite oublier que nous sommes là en présence du plus vieil instrument mécanique du monde, créé il y a près de mille ans !

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La vielle à roue, comme son nom l’indique, possède une roue qui frotte les cordes mises à son contact ;
le frottement produisant un son. 2 cordes cependant traverseront le plumier d’un clavier.
A l’intérieur de ce clavier, des petits sautereaux viendront pincer les cordes à un endroit précis, déterminant alors les fameuses notes de musique dont la musique ne saurait se passer !

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L'orgue de barbarie

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est une tradition d'Europe centrale remontant au 17° siècle.
L'orgue de Barbarie est un instrument de musique mécanique à vent classé dans les orgues puisqu'il comporte des tuyaux et des jeux.
Il fait partie des "automatophones", terme qui englobe tous les instruments destinés à produire de la musique par des procédés mécaniques.
L'orgue de Barbarie est un instrument de musique populaire mécanique portatif et sa décoration est toujours gracieuse.
Les plus petites orgues de Barbarie (Serinettes) se portent en bandoulière.
L’orgue de Barbarie n'a pas la majesté de l'orgue liturgique mais il incarne une tradition de musique populaire conviviale.
Le 19° siècle fut période de gloire pour l'orgue de barbarie.
Bien que l'orgue de barbarie ne disparut jamais complètement des rues, leur nombre chuta à partir de 1920 pour quasi disparaître dans les années 1960.

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La planche à laver

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La planche à laver ou washboard (en anglais) est un instrument de musique de percussion apparu à La Nouvelle-Orléans.
À l'origine, il s'agissait d'une vraie planche à laver et à battre le linge et cet instrument a été utilisé dans les années 1950.
Le son de la planche à laver provient du raclement des ondulations de la planche au moyen des ongles, de dés à coudre, de cuillères et même d’une pièce de monnaie.
Aujourd'hui, nombre d'orchestres de ce type apprécient le côté pratique et portatif de cet instrument et les sons particuliers qu'il produit entre des mains expertes.
Ce sont souvent les musiciens qui fabriquent eux-mêmes leurs instruments selon leurs besoins.

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Le tambour

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est un des plus anciens instruments de percussion. Les premières traces de l'existence de cet instrument remontent à 6 000 ans av. J.-C..
Les tambours accordés sont l'invention des Égyptiens.
On a en retrouvé des fragments dans des tombeaux datant du XIe siècle av. J. C.
On trouve aussi des représentations de tambours parmi les plus anciennes sculptures assyriennes ou peintures égyptiennes et romaines.
Le tambour n'a fait son apparition en Europe que vers la fin du moyen âge, emprunté aux musiques orientales, d'où on a pris le nom de l'instrument, "tabor".
Le tambour est souvent utilisé comme moyen de communication.
C'est au son du tambour, aussi, que l'on "faisait annonce" dans les rues et sur les places, au Moyen Âge.
C'est au cours du Premier Empire que la pratique du tambour s'est développée, notamment grâce aux grenadiers de la garde qui brillaient en la manière de battre, encore très employée lors des cérémonies officielles.

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