Puy Story

Histoire d'une région.

TOMBEAU DE BONCHAMPS par P.-J. David dit DAVID D'ANGERS

3 Mort de bonchampsPlâtre original pour le monument à BONCHAMPS, daté de 1822.

DAVID (Pierre-Jean) dit DAVID D'ANGERS
Né à Angers en 1788, mort à Paris en 1856.
A cinq ans, il suit son père engagé volontaire dans l'armée républicaine contre les Vendéens
Elève de Delusse, il part à Paris en 1808 pour tenter l'Ecole des Beaux-arts
Elève du sculpteur Roland
Suit les cours d'anatomie du chirurgien Beclard
Reçoit en 1810 une bourse annuelle de la ville d'Angers Février 1811,
Prix de la tête d'expression Septembre 1811,
Premier prix de Rome 1811-1816 : séjour en Italie (Rome)
Fréquente l'atelier de Canova 1826 : nommé professeur à l'Ecole des Beaux-Arts et membre de l'Institut
Octobre 1848 : député de Maine-et-Loire à la Constituante
Exilé après le 2 décembre 1851
Séjours en Belgique et en Grèce S'installe à Nice Rentre en France en 1854.
Parlons un peu de la sculpture.
Inscription sur le socle :
"Grâce aux prisonniers - Bonchamps l'Ordonne".
Le général Bonchamps est représenté dans une position étonnante pour une sculpture funéraire.
Il est drapé, demi-allongé sur son brancard, le torse nu, les bottes aux pieds et les armes proches.

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Le sculpteur a ici valorisé le geste ultime du pardon.
Dans cette composition, P.-J. David d'Angers distribue les masses et les plans afin que la lumière accroche les éléments qu'il souhaite dramatiser.
Le geste de la main, le travail de l'anatomie, la nervosité du visage, renforcent ce sentiment.
Charles Melchior Artus de Bonchamps, né en 1759, vit sur ses terres de la Baronnerie lorsque l'insurrection vendéenne vient lui demander de prendre le commandement d'une armée.
Le 17 octobre 1793, Bonchamps est blessé mortellement à Cholet.
Avant d'expirer, cet homme de foi, ordonne la grâce des prisonniers républicains entassés depuis plusieurs semaines dans l'église de Saint-Florent.

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Le geste du général vendéen resta gravé dans la mémoire de Pierre-Jean David dont le père fut sauvé à cette occasion.
"En exécutant ce monument j'ai voulu acquitter autant que cela m'est possible, la dette de reconnaissance de mon père.
Bonchamps, homme glorieux, tu as légué à l'humanité un trait qui ne sera pas perdu.
En faisant ton monument, j'ai cédé au besoin de consacrer un grand exemple.
J'ai laissé parler la reconnaissance que te devait le fils d'un républicain que tu as sauvé... " (P.-J. David d'Angers, Correspondance).

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En 1817, les restes de Bonchamps sont retrouvés dans le cimetière de Varades et sont provisoirement déposés dans la chapelle de famille.
Une souscription est autorisée en juillet 1817 pour l'érection d'un monument dans l'église abbatiale de Saint-Florent.
La statue est l'oeuvre de P.-J. David d'Angers, l'architecture du tombeau a été dessinée par A. Leclère.
L'Etat a fait don des marbres, le Conseil Général de Maine-et-Loire a voté une subvention de 10 000 francs de l'époque, mais quatre souscriptions ont été nécessaires pour réunir les 43 000 francs du devis définitif.

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La Rôtissoire du Puy du Fou

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Aux abords du Village XVIIIème, la Rôtissoire propose diverses formules de restauration à emporter, en cas de petits creux ou de grandes faims.

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Le Mémorial de Vendée.

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Situé à proximité immédiate de l’Historial de la Vendée, le Mémorial de Vendée invite le visiteur à une sorte de pèlerinage sur ce lieu témoin d’une page à la fois tragique et lumineuse de l'histoire de Vendée.
Ce lieu de recueillement est saisissant de sobriété et épuré.

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Élevé en souvenir des Martyrs de la Guerre de Vendée, le Mémorial (bâtiment compact n'ayant pas de fenêtres car sanctuaire), commémore le massacre des villageois des Lucs-sur-Boulogne tués en février 1794 en haine de leur foi, par les tristement célèbres "colonnes infernales" républicaines de Turreau.

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C'est aux Lucs-sur-Boulogne et ses hameaux voisins que du 28 février au 3 mars 1794, 564 villageois - dont 127 enfants de moins de 10 ans furent massacrés par les "colonnes infernales".
Ce document a été établi en mars 1794 par l'abbé Barbedette, curé du Grand Luc.
Ils font partie des 170 000 personnes tuées représentant près d'un quart de la population de la Vendée militaire.

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Le Chemin de la Mémoire mène à la chapelle.
Il faut lui accorder une mention spéciale à ce petit édifice très secondaire en lui-même, mais très émouvant par les souvenirs qu'il commémore.

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La chapelle du Petit-Luc, se dresse sur la colline dominant la Boulogne, et dans laquelle des plaques de marbre portent les noms des victimes du massacre, de tout âge et de toute condition, martyrisées ici même et sur tout le territoire de la paroisse.

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Cette chapelle, restaurée en 1862, n'est autre que le chœur de l'ancienne église paroissiale de NOTRE-DAME DU LUC, dont les voûtes, naturellement, sont modernes puisqu'elle fut incendiée et ruinée par les Bleus, mais dont le chevet conserve le triplet de ses origines.
La tentative d'anéantissement de la Vendée, ordonnée par la Convention en août 1793, apparaît au fil des salles.

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Inauguré en 1993 par Alexandre Soljénitsyne, le Mémorial rend hommage aux victimes de tous les totalitarismes.

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Un Jardin du pardon a été planté en 2013 en présence de Lech Walesa, pour commémorer les 5.000 prisonniers républicains graciés en 1793.

Retrouvez touts les discours prononcés lors de l’inauguration du Mémorial des Lucs-sur-Boulogne le 25 septembre 1993 sur : www.puystory.net

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Forte senteur des raisins

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La forte senteur des raisins embaumait le village.
Le soleil, si longtemps attendu, avait brusquement donné aux grappes une belle couleur dorée.
Sur le chemin des vignes, s'allongeait une file de charrettes où les femmes et filles s'entassaient en riant.
Les hommes allaient à pied, guidant les bêtes.
Jamais travail n'avait tant ressemblé à une fête.
Entre les dures moissons du mois d'août et le repos attendu de l'hiver, les vendanges venaient récompenser tous les efforts, toutes les heures passées à piocher la terre, à transplanter les ceps, à charrier la vase de la rivière pour engraisser le terrain, à tailler, à greffer, à arracher les mauvaise herbes.

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Toutes les familles s'étaient donné rendez-vous.
Les vendanges étaient une œuvre collective.
Les filles, assises dans les tonneaux vides, chantaient.
Les garçons pensaient déjà aux danses qui clôtureraient la fête.
On pourrait serrer sa promise, l'embrasser dans l'enivrement de l'odeur du raisin pressé.
Et le ballet commença, mené par les femmes.
Pliées en deux, la tête en bas, elles coupaient à la serpe les grappes qu'elles jetaient dans leurs paniers.
On ne voyait que l'ondoiement rythmé des longues jupes brunes.
Les hommes vidaient les paniers dans les hottes qu'ils transportaient dans les barriques.
Quand tous les tonneaux d'une charrette étaient pleins, on les vidait dans la cuve du pressoir et la chaîne reprenait.

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A chaque passage, Jacques, le fils aîné des Maupillier qui approchait de ses dix-sept ans, s'arrangeait pour frôler la petit Marie.
Marie rougissait un peu, le gaillard lui plaisait bien !
Au pressoir du château, les garçons les plus jeunes, entièrement nus, foulaient depuis le matin, sans désarmer, sous l'œil vigilant de l'intendant.
Il ne s'agissait pas de perdre une goutte du précieux liquide.
Le marc qu'on débarrassait en un tas tiède au milieu de la cour, répandait une odeur forte qui aurait suffi à saouler tout le monde.
Quant au gros Guillaume, il ne s'était pas contenté de l'odeur.
Les oreilles écarlates, il ricanait en dodelinant de la tête.
On avait dû le caler contre un mur du pressoir pour l'empêcher de s'écrouler !

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A la fin de la journée, trois énormes tonneaux avaient été remplis et l'ouvrage terminé, on songea à la détente.
Les tables dressées attendaient les vendangeurs.
On s'y pressait en riant, épuisé et affamé.
Le seigneur avait bien fait les choses.
D'énormes pains à la croûte dorée s'allongeaient à côté des pièces de bœuf, de porc et des fromages.
Leurs senteurs se mêlaient au parfum ambré de la mère-goutte dont on avait réservé une petite barrique.
Les gobelets de bois se cognaient en chœur pour célébrer la récolte qui était si belle.
Dans l'euphorie générale, Jacques embrassa la joue de Marie qui ne se défendit pas.
Les vieux commencèrent à chanter de vieilles fredaines, les jeunes se mirent à danser.

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La fête se termina bien tard et beaucoup ne regagnèrent pas leur lit cette nuit-là, endormis qu'ils étaient sur les tables de bois, la tête dans les bras.

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Bande Annonce du "Café de la Madelon"

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Le mont des alouettes.

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Les fiefs Vendéens

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La présence de vignes en Vendée est reconnue depuis l'époque gallo-romaine.
Mais c'est à Armand Jean du Plessis, Duc de Richelieu que l'on doit la valorisation des vignes et du vin.
La culture de la vigne est donc introduite par les Romains mais ne connait un réel essor qu'à partir du Moyen-âge, sous l'impulsion des moines.
En effet, les fiefs où est cultivée la vigne appartiennent aux abbayes environnantes.
Les fiefs-vendéens sont produits dans le département de la Vendée, dans la région des Pays de la Loire.
Son nom est issu des "Anciens Fiefs du Cardinal", dénomination donnée à ces terroirs en 1963.
Même si leurs terroirs sont éloignés de la Loire, les fiefs-vendéens ont l'esprit, le friand, la légèreté et le fruité naturel des vins ligériens (relatif à la Loire).
Ses principaux cépages sont : le cabernet, le gamay, le chardonnay, le pinot noir, le grolleau gris ainsi que le sauvignon.
Les fiefs-vendéens ont accédé à l'Appellation d'Origine Contrôlée (AOC) depuis le 10 février 2011.
L'AOC, c'est la garantie de la qualité de ces vins, leur authenticité, leur terroir ainsi que le savoir-faire des viticulteurs puisqu'un produit bénéficiant de cette appellation est un produit authentique dont la typicité est issu de son origine géographique et qui ne peut pas être produit dans un autre terroir.

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Le Cercle d'escrime des Epesses

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La Vendée en Direct

Invité : Julien Pennanec'h, prévôt d'armes Thème : Le Cercle d'escrime des Epesses Depuis quelques mois aux Epesses, une école d'escrime à ouvert ses portes. Escrime artistique, escrime traditionnelle mais aussi académie de sabre laser sont au programme. Nous découvrons ces disciplines avec Julien Pennanec'h qui en est le responsable.

http://www.tvvendee.fr
Cercle d'Escrime Les Épesses

Cercle d'Escrime Les Épesses, Les Epesses. 94 likes. Initié par Julien Pennanec'h, Prévôt d'Armes diplômé d'État de la Fédération Française d'Escrime, et son président, Steve Terruzy, ce nouveau club...

https://www.facebook.com

 

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Le Dernier Panache (Puy du Fou)

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Histoire de la motocyclette

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Après l'arrivée des premières motocyclettes sur le marché, on chercha à créer une variation qui servirait à transporter des marchandises ou un passager.
On imagina plusieurs formes de tricycles.

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L'avantage de ceux-ci était naturellement une stabilité accrue.
En 1896, on vit le modèle "Bollee" et en 1903, le "Riley" fit son apparition.
C'était une sorte de motocyclette à laquelle on avait accolé un side-car.
La véritable motocyclette à side-car date de 1908.

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C'était un modèle allemand, le "Phänomobil", qui connut un grand succès pendant de nombreuses années.
On en trouvait différentes versions et les plus grandes pouvaient être considérées comme de petites autos à trois roues.

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