Puy Story

Histoire d'une région.

La grande création originale 2019

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En 2019, une nouvelle création originale voit le jour au cœur du Grand Parc :
"Le Premier Royaume !"
Ce spectacle immersif, intégralement conçu et produit par les équipes du Puy du Fou, s’inspire d’une période charnière de l’Histoire de France, encore jamais abordée dans les spectacles du Grand Parc.
Au Vème siècle, en pleine chute de l’Empire Romain, ravagé par les hordes d’Attila, les visiteurs suivront le destin de Clovis, roi des Francs.
Ils vont revivre les conquêtes de Clovis, mais aussi les doutes de ce grand stratège partagé entre les traditions ancestrales de son peuple et la voie nouvelle qu’il pourrait choisir pour fonder le Premier Royaume.
Avec "Le Premier Royaume", le Puy du Fou invite ses visiteurs à plonger au cœur de 14 univers oniriques pour suivre les pas de Clovis pendant près de 20 minutes.
Après avoir traversé le scriptorium cerné par les hordes d’Attila, l’armurerie royale en pleine effervescence, et le palais Mérovingien où trône le célèbre vase de Soissons.
Les visiteurs gagneront progressivement le Valhalla, le monde des mythes et croyances anciennes, pour comprendre les incertitudes de cette époque troublée.
Pour concevoir cette nouvelle création originale, le Puy du Fou a imaginé un spectacle en immersion totale avec des décors d’une grande richesse et des effets spéciaux inédits.

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Le 11 novembre 2018

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Nous commémorons cette année le 100ème anniversaire de la fin de la Première Guerre Mondiale 1914-1918.
Ci-dessous les étapes principales qu'a connu ce conflit appelé la "GRANDE GUERRE".
En prélude, l'assassinat le 28 juin 1914, à Sarajevo, de l'archiduc héritier d'Autriche-Hongrie François­Ferdinand par un étudiant bosniaque n'est qu'un prélude tragique à la Première Guerre Mondiale.
Le 23 juillet, l'Autriche-Hongrie envoie un ultimatum à la Serbie, pour lui déclarer la guerre le 28 juillet.
Après la Russie, avant l'Allemagne et la France, le Gouvernement belge décrète le 31 juillet la mobilisation générale après avoir refusé à l'Allemagne le passage de ses troupes sur son territoire.
Le 1 er août, l'Allemagne déclare la guerre à la Russie et le 3 août à la France.
Le 5 août c'est au tour de l'Autriche-Hongrie de déclarer la guerre à la Russie.
Le 23 août, la Grande-Bretagne et le Japon déclarent la guerre à l'Allemagne.
Le 6 août 1914, la division de cavalerie belge repousse à Halen, près de Diest, quatre régiments de cavalerie allemande.

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C'est la fameuse "Bataille des Casques d'Argent".
Un front "Ouest" et un front "Est" se créent rapidement.
Après avoir violé la neutralité belge, l'armée allemande atteint le Nord de la France le 13 septembre et le maréchal Joffre (France) remporte la victoire décisive de la bataille de la Marne.
Octobre-novembre 1914, la Bataille de l'Yser, les troupes belges et alliées arrêtent la progression des Allemands.
De septembre à novembre, un front continu et ininterrompu de 750 km se stabilisera entre Ypres et la frontière suisse.
Lors d'une offensive allemande près d'Ypres, les gaz (Ypérite ou gaz moutarde) sont utilisés pour la première fois le 22 avril 1915.
De février à décembre 1916, la bataille de Verdun, sans doute la plus violente de la Grande Guerre, où les Français résistent aux lourdes offensives allemandes.

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Selon les prévisions allemandes, la bataille devait se solder par un coefficient de perte de 1/5 en faveur de l'armée allemande.
L'épisode se termine victorieusement pour les Français.
Seul grand choc naval de la Première Guerre Mondiale, la Bataille du Jutland a lieu le 31 mai et le 1er juin 1916.
Les navires allemands tentent de briser le blocus pour rejoindre les mers libres.
Les Britanniques restent maîtres du champ maritime malgré une apparente supériorité de la flotte allemande. 
Le 1 février 1917, Guillaume II décide d'intensifier la "Guerre sous-marine à outrance".
Les "U-boot" allemands coulent 3,5 fois plus de navires que les Anglais n'en construisent.
A partir de 1918, la construction navale américaine compensera les pertes.
Le 2 avril 1917, les Etats-Uni rejoignent les Alliés.

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Le 6 avril, ils déclarent la guerre à l'Allemange ("Remember the Lusitania 1").
Le 16 avril 1917, les Français montent près du Chemin-des-Dames, l'offensive de Nivelle.
Cette offensive se soldera le 4 mai par un échec désastreux pour les troupes françaises.
les 6 et 7 novembre 1917, "Révolution d'octobre" se déclenche en Russie.
Le 3 mars 1918, le Traité de Brest-Litovsk, traité de "paix séparée", est signé par l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie, la Bulgarie, l'Empire Ottoman et la Russie soviétique.
Les Allemands peuvent dès à présent concentrer toutes leurs forces sur le front de l'Ouest.
D'avril à novembre 1918, l'épidémie de grippe espagnole fait 4.700.000 morts en Europe.
L'armistice de Rethondes, le 11 novembre 1918 entre 5h20 et 5h30 du matin, l'Armistice est signée entre les Alliés et l'Allemagne dans un wagon de chemin de fer à Compiègne.
Les clauses principales seront :
- évacuation de la France, la Belgique et le Luxembourg pour le 26 novembre et de la rive gauche du Rhin pour le 10 décembre.
- constitution d'une Pologne indépendante avec accès à la mer.
- renoncement à l'annexion de l'Autriche germanophone.
Les Anglais exigent l'abandon des colonies et la livraison de la flotte de guerre.
Le "CESSEZ LE FEU" aura lieu à onze heures le 11 novembre 1918.  

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Mais que reste-t-il de cette page de l'histoire ?
En France, la commémoration de l’Armistice – autrement dit de la fin d’une Grande Guerre qui devait être la "Der des Ders" - prendra par la suite une place importante dans la vie nationale, avec des gerbes déposées chaque année, à quelques jours de la Toussaint, fait du hasard, au pied des monuments aux morts de chaque commune ce jour de la "Fête du Souvenir".
Des plaques commémoratives sont également installées dans les lieux publics.
Lors des cérémonies du 11 novembre commémorant la fin de la Grande Guerre (1914-1918), on rend hommage au soldat inconnu (Soldat anonyme enterré sous l'Arc de Triomphe de la place de l'Étoile à Paris représentant symboliquement tous les soldats français morts pendant la Première Guerre mondiale).
En France, le bleuet est le symbole de la mémoire et de la solidarité, envers les anciens combattants, les victimes de guerre, les veuves et les orphelins.

 

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Au Royaume-Uni, le coquelicot est le symbole utilisé pour honorer les soldats tombés au combat.
Pourquoi cette fleur ?
Au printemps 1915, les champs flamands qui entouraient les tranchées britanniques étaient remplis de coquelicots.
Le poète et militaire canadien John McCrae leur dédie alors un poème baptisé "In Flanders fields".
"Nous ne dormirons pas, même si les coquelicots poussent. Dans les champs de Flandre".
Et cette fleur devient le symbole des victimes de cette guerre.
Le traité de Versailles mettait fin à la Première Guerre mondiale.
Il fut signé, le 28 juin 1919, dans la galerie des Glaces du château de Versailles, entre l'Allemagne, d'une part, et les Alliés, d'autre part.
Le traité avait été préparé par la Conférence de paix (tenue à Paris, du 18 janvier 1919 au 10 août 1920) qui élaborait notamment les quatre traités "secondaires" de Saint-Germain-en-Laye, du Trianon, de Neuilly-sur-Seine et de Sèvres.
Le traité de Versailles a imposé à l'Allemagne des clauses territoriales (par exemple, la restitution de l'Alsace-Lorraine à la France et la perte de toutes les colonies d'Afrique aux mains de ses rivales, la France et la Grande-Bretagne: le Cameroun, le Togo, le Tanganyika et le Südwestafrika ou Namibie), militaires (p. ex., le réduction des armements en canons et en avions ainsi que des effectifs, la démilitarisation de la rive gauche du Rhin, la surveillance d'une Commission de contrôle interalliée) et économiques (en tant que responsable du déclenchement de la guerre, l'Allemagne était condamnée à payer le montant des dommages subis par les Alliés).
Dans l'obligation d'accepter ces dures conditions, l'Allemagne a considéré le traité comme un Diktat.
Dans les années 30, les conditions de ce traité, deviendront invivables pour les allemands, mènera à la deuxième guerre mondiale.

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Souvenirs de Dame Catherine du Puy du Fou (3/3)

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Catherine ouvre les yeux...
La nuit est encore profonde...
Seule la lune indiscrète éclaire la chambre.
Catherine soupire, heureuse...
Tout le château dort...
Personne ne viendra troubler le fil de ses pensées.
Ils ne savent pas tous ceux qui l'entourent de tant de sollicitude, comme son cœur se réchauffe au soleil des souvenirs.
Ressentir les joies et les peines des jours passés, c'est sa façon à elle de retenir la vie, maintenant que le froid de la mort s'empare de son corps.
Alors, vite, vite... il faut qu'elle profite de ces heures qu'elle vole au sommeil... !.
La lune, éclatante dans le ciel d'été, attire son regard... La lune... Diane... la belle Diane de Poitiers qui l'avait éblouie à Fontainebleau.
Fontainebleau...
Le Roi François... un tournant de sa vie.
L' "esprit italien" avait soufflé sur elle...
La beauté, la grâce, l'élégance qui régnaient en maîtresse à la Cour, lui étaient devenues indispensables... !
Elle se souvenait de son voyage de retour...

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Sans cesse, ses yeux revenaient vers l'esquisse tracée par un élève du Primatice sur les instructions de son maître... et c'était le Roi François, en personne, qui avait invité son architecte favori à élaborer un plan de transformation pour le château du Puy du Fou... ...
Déjà, elle voyait les larges fenêtres à meneaux avec leurs carreaux jaunes qui laisseraient pénétrer la lumière du jour.

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Elle voyait aussi la longue galerie, les loggias encadrées de fines sculptures qui ouvriraient son triste château à la clarté du soleil.
Elle imaginait les tapis qu'elle ferait tisser à ses femmes et qui remplaceraient la jonchée, ces herbes et ces branchages qu'il fallait étendre sur les dalles pour en adoucir le froid humide.
Et même, elle prendrait près d'elle, Jehanne, la fille du meunier qu'on disait si adroite aux travaux d'aiguille.
La jeune fille saurait créer de belles tapisseries qui rendraient les vastes salles plus accueillantes. ...
Lentement, la nuit cède la place à l'aube rougissante...

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Un coq chante...
Un cri d'enfant trouble le silence... son petit-fils Gilbert, sans doute... Jadis, elle se levait au petit matin...
Tant de tâches lui incombaient...
François préférait la chasse... et il lui fallait veiller à la bonne marche du domaine.
Après qu'elle se fût recueillie dans son oratoire, Catherine commençait toujours sa journée par le long défilé des officiers venant aux ordres.
Elle recevait le sénéchal qui lui rapportait les menus incidents des fermes et des métairies.
Puis venait le chambrier qui distribuait l'ouvrage aux gens du château et tenait les comptes.
Il y avait aussi le maître-queux, souverain des cuisines et le bouteiller, gardien jaloux de la cave.

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Ainsi, la matinée se déroulait et l'heure du repas cornait sans que Catherine ait vu le temps passer...
Elle rejoignait la salle à manger.
Les servantes avaient dressé les tables et amené le couvert.
Des pièces de venaison recouvertes de serviettes chaudes.
La famille, les compagnons de François, les voyageurs de passage se retrouvaient là...
On mangeait, on buvait...
Les hommes racontaient leurs exploits de chasse...
Les dames écoutaient, s'extasiaient...

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Catherine se rappelait la surprise et l'étonnement de tous lorsqu'elle avait ramené de Fontainebleau, des assiettes en étain et en céramique pour remplacer les tranchoirs, ces épaisses tranches de pain sur lesquelles on servait les viandes.
Elle avait ramené aussi, des fourchettes, petites piques à deux dents qui évitaient de puiser dans les plats avec ses doigts...
Toutes ces nouveautés venaient d'Italie... la dauphine Catherine de Médicis les avait apportées dans ses bagages...
Sans compter cet étrange petit légume venu d'Amérique, le fayot, qui s'était si bien acclimaté dans les potagers des paysans et qui avait évité la famine, une année où le blé avait manqué... !
Après le repas, elle reprenait ses activités : s'occuper des enfants, visiter les pauvres, soigner les malades.
Jamais, elle n'avait connu l'ennui, elle avait vécu de tout son être les moindres minutes de sa vie.
Elle avait essayé de répandre le bonheur autour d'elle.

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Avait-elle réussi ?
Le soleil est haut dans le ciel...
La porte grince légèrement...
Des pas feutrés...
Un regard vers le lit... "Madame dort-elle ?"... "Madame... ?"...
Un cri étouffé...
Oui, Madame dort... pour toujours...

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Elle s'en est allée rejoindre ses souvenirs.

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En attendant l'été

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Aux jours de l'été, ensemble, nous avons tiré les fils du souvenir.
Il a retrouve la paix, ce lieu magique où plusieurs fois, nous avons célébré les noces des gestes d'antan et de nos élans d'aujourd'hui.
Nous en avons trop vu.
Nous en avons trop fait ensemble.
La trame est tissée et chacun de nous a son écheveau de fil à broder.

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Un hiver nous sépare de l'été prochain.
Mais, pas un hiver froidure, pas un hiver rupture ni un hiver solitude.
Non.

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Notre hiver sera le temps des veillées, tant de partage !
Le temps des contes et des chansons, tant de découvertes !
Le temps des rencontres, tant d'amitié !

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Au coin du feu, autour d'une table, nous broderons ensemble un morceau de notre histoire.
Qui étincellera, plus tard, aux nuits d'été, à l'heure des moissons.

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Dans le monde imaginaire de La Fontaine !

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La Roseraie du Puy du Fou

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TOMBEAU DE BONCHAMPS par P.-J. David dit DAVID D'ANGERS

3 Mort de bonchampsPlâtre original pour le monument à BONCHAMPS, daté de 1822.

DAVID (Pierre-Jean) dit DAVID D'ANGERS
Né à Angers en 1788, mort à Paris en 1856.
A cinq ans, il suit son père engagé volontaire dans l'armée républicaine contre les Vendéens
Elève de Delusse, il part à Paris en 1808 pour tenter l'Ecole des Beaux-arts
Elève du sculpteur Roland
Suit les cours d'anatomie du chirurgien Beclard
Reçoit en 1810 une bourse annuelle de la ville d'Angers Février 1811,
Prix de la tête d'expression Septembre 1811,
Premier prix de Rome 1811-1816 : séjour en Italie (Rome)
Fréquente l'atelier de Canova 1826 : nommé professeur à l'Ecole des Beaux-Arts et membre de l'Institut
Octobre 1848 : député de Maine-et-Loire à la Constituante
Exilé après le 2 décembre 1851
Séjours en Belgique et en Grèce S'installe à Nice Rentre en France en 1854.
Parlons un peu de la sculpture.
Inscription sur le socle :
"Grâce aux prisonniers - Bonchamps l'Ordonne".
Le général Bonchamps est représenté dans une position étonnante pour une sculpture funéraire.
Il est drapé, demi-allongé sur son brancard, le torse nu, les bottes aux pieds et les armes proches.

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Le sculpteur a ici valorisé le geste ultime du pardon.
Dans cette composition, P.-J. David d'Angers distribue les masses et les plans afin que la lumière accroche les éléments qu'il souhaite dramatiser.
Le geste de la main, le travail de l'anatomie, la nervosité du visage, renforcent ce sentiment.
Charles Melchior Artus de Bonchamps, né en 1759, vit sur ses terres de la Baronnerie lorsque l'insurrection vendéenne vient lui demander de prendre le commandement d'une armée.
Le 17 octobre 1793, Bonchamps est blessé mortellement à Cholet.
Avant d'expirer, cet homme de foi, ordonne la grâce des prisonniers républicains entassés depuis plusieurs semaines dans l'église de Saint-Florent.

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Le geste du général vendéen resta gravé dans la mémoire de Pierre-Jean David dont le père fut sauvé à cette occasion.
"En exécutant ce monument j'ai voulu acquitter autant que cela m'est possible, la dette de reconnaissance de mon père.
Bonchamps, homme glorieux, tu as légué à l'humanité un trait qui ne sera pas perdu.
En faisant ton monument, j'ai cédé au besoin de consacrer un grand exemple.
J'ai laissé parler la reconnaissance que te devait le fils d'un républicain que tu as sauvé... " (P.-J. David d'Angers, Correspondance).

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En 1817, les restes de Bonchamps sont retrouvés dans le cimetière de Varades et sont provisoirement déposés dans la chapelle de famille.
Une souscription est autorisée en juillet 1817 pour l'érection d'un monument dans l'église abbatiale de Saint-Florent.
La statue est l'oeuvre de P.-J. David d'Angers, l'architecture du tombeau a été dessinée par A. Leclère.
L'Etat a fait don des marbres, le Conseil Général de Maine-et-Loire a voté une subvention de 10 000 francs de l'époque, mais quatre souscriptions ont été nécessaires pour réunir les 43 000 francs du devis définitif.

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La Rôtissoire du Puy du Fou

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Aux abords du Village XVIIIème, la Rôtissoire propose diverses formules de restauration à emporter, en cas de petits creux ou de grandes faims.

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Le Mémorial de Vendée.

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Situé à proximité immédiate de l’Historial de la Vendée, le Mémorial de Vendée invite le visiteur à une sorte de pèlerinage sur ce lieu témoin d’une page à la fois tragique et lumineuse de l'histoire de Vendée.
Ce lieu de recueillement est saisissant de sobriété et épuré.

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Élevé en souvenir des Martyrs de la Guerre de Vendée, le Mémorial (bâtiment compact n'ayant pas de fenêtres car sanctuaire), commémore le massacre des villageois des Lucs-sur-Boulogne tués en février 1794 en haine de leur foi, par les tristement célèbres "colonnes infernales" républicaines de Turreau.

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C'est aux Lucs-sur-Boulogne et ses hameaux voisins que du 28 février au 3 mars 1794, 564 villageois - dont 127 enfants de moins de 10 ans furent massacrés par les "colonnes infernales".
Ce document a été établi en mars 1794 par l'abbé Barbedette, curé du Grand Luc.
Ils font partie des 170 000 personnes tuées représentant près d'un quart de la population de la Vendée militaire.

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Le Chemin de la Mémoire mène à la chapelle.
Il faut lui accorder une mention spéciale à ce petit édifice très secondaire en lui-même, mais très émouvant par les souvenirs qu'il commémore.

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La chapelle du Petit-Luc, se dresse sur la colline dominant la Boulogne, et dans laquelle des plaques de marbre portent les noms des victimes du massacre, de tout âge et de toute condition, martyrisées ici même et sur tout le territoire de la paroisse.

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Cette chapelle, restaurée en 1862, n'est autre que le chœur de l'ancienne église paroissiale de NOTRE-DAME DU LUC, dont les voûtes, naturellement, sont modernes puisqu'elle fut incendiée et ruinée par les Bleus, mais dont le chevet conserve le triplet de ses origines.
La tentative d'anéantissement de la Vendée, ordonnée par la Convention en août 1793, apparaît au fil des salles.

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Inauguré en 1993 par Alexandre Soljénitsyne, le Mémorial rend hommage aux victimes de tous les totalitarismes.

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Un Jardin du pardon a été planté en 2013 en présence de Lech Walesa, pour commémorer les 5.000 prisonniers républicains graciés en 1793.

Retrouvez touts les discours prononcés lors de l’inauguration du Mémorial des Lucs-sur-Boulogne le 25 septembre 1993 sur : www.puystory.net

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Forte senteur des raisins

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La forte senteur des raisins embaumait le village.
Le soleil, si longtemps attendu, avait brusquement donné aux grappes une belle couleur dorée.
Sur le chemin des vignes, s'allongeait une file de charrettes où les femmes et filles s'entassaient en riant.
Les hommes allaient à pied, guidant les bêtes.
Jamais travail n'avait tant ressemblé à une fête.
Entre les dures moissons du mois d'août et le repos attendu de l'hiver, les vendanges venaient récompenser tous les efforts, toutes les heures passées à piocher la terre, à transplanter les ceps, à charrier la vase de la rivière pour engraisser le terrain, à tailler, à greffer, à arracher les mauvaise herbes.

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Toutes les familles s'étaient donné rendez-vous.
Les vendanges étaient une œuvre collective.
Les filles, assises dans les tonneaux vides, chantaient.
Les garçons pensaient déjà aux danses qui clôtureraient la fête.
On pourrait serrer sa promise, l'embrasser dans l'enivrement de l'odeur du raisin pressé.
Et le ballet commença, mené par les femmes.
Pliées en deux, la tête en bas, elles coupaient à la serpe les grappes qu'elles jetaient dans leurs paniers.
On ne voyait que l'ondoiement rythmé des longues jupes brunes.
Les hommes vidaient les paniers dans les hottes qu'ils transportaient dans les barriques.
Quand tous les tonneaux d'une charrette étaient pleins, on les vidait dans la cuve du pressoir et la chaîne reprenait.

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A chaque passage, Jacques, le fils aîné des Maupillier qui approchait de ses dix-sept ans, s'arrangeait pour frôler la petit Marie.
Marie rougissait un peu, le gaillard lui plaisait bien !
Au pressoir du château, les garçons les plus jeunes, entièrement nus, foulaient depuis le matin, sans désarmer, sous l'œil vigilant de l'intendant.
Il ne s'agissait pas de perdre une goutte du précieux liquide.
Le marc qu'on débarrassait en un tas tiède au milieu de la cour, répandait une odeur forte qui aurait suffi à saouler tout le monde.
Quant au gros Guillaume, il ne s'était pas contenté de l'odeur.
Les oreilles écarlates, il ricanait en dodelinant de la tête.
On avait dû le caler contre un mur du pressoir pour l'empêcher de s'écrouler !

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A la fin de la journée, trois énormes tonneaux avaient été remplis et l'ouvrage terminé, on songea à la détente.
Les tables dressées attendaient les vendangeurs.
On s'y pressait en riant, épuisé et affamé.
Le seigneur avait bien fait les choses.
D'énormes pains à la croûte dorée s'allongeaient à côté des pièces de bœuf, de porc et des fromages.
Leurs senteurs se mêlaient au parfum ambré de la mère-goutte dont on avait réservé une petite barrique.
Les gobelets de bois se cognaient en chœur pour célébrer la récolte qui était si belle.
Dans l'euphorie générale, Jacques embrassa la joue de Marie qui ne se défendit pas.
Les vieux commencèrent à chanter de vieilles fredaines, les jeunes se mirent à danser.

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La fête se termina bien tard et beaucoup ne regagnèrent pas leur lit cette nuit-là, endormis qu'ils étaient sur les tables de bois, la tête dans les bras.

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