Puy Story

Histoire d'une région.

La chapelle de la Cité Médiévale

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La chapelle de la Cité Médiévale est la reconstitution d’un édifice religieux appartenant à la période de transition entre l’art roman (fin Xème - moitié XIIème siècle) et l’art gothique (XIIème - XVème siècle).
Conformément à la tradition romane des Charentes, la façade ne possède pas de tympan (partie centrale d’un fronton) et les voussures en arc brisé du porche sont dépourvues de tout ornement.
De chaque côté de la porte, des piédroits surmontés de têtes aux yeux globuleux rappellent les motifs qui ornent l’abbaye des Fontenelles, près de La Roche-sur-Yon ou les églises Saint-Jacques et Notre-Dame à Pouzauges.
Le porche est couronné d’une frise horizontale, dont les modillons de facture fruste mêlent motifs profanes et sacrés.828

Croix, tête de porc, tête humaine, macles emblématiques de la famille du Puy du Fou, croix et signes difficilement identifiables.
Comme la plupart des églises édifiées jusqu’au XVème siècle, la chapelle est "orientée" vers l’Est, promesse du renouveau solaire et symbole de Résurrection.
L’intérieur de la chapelle se caractérise par la simplicité de son architecture romane.
Nef unique, voûte en berceau (l’usage du bois est justifié par son moindre coût), chœur à abside en hémicycle, ouvertures étroites en plein cintre afin de ne pas affaiblir les murs.

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Le sous-sol de l’abside recèle une crypte et un sarcophage mérovingien (VIème – VIIIème siècle) déposé au pied d’une fresque représentant la Trinité Mariale.
Entre deux anges portant des encensoirs figurent Marie, Jésus et Sainte Anne couronnée confiant l’Eglise à sa fille et à son petit-fils.

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La plupart des vitraux romans étaient en verre blanc.
Longtemps, le verre resta un matériau coûteux et les panneaux de bois ajourés, visibles dans la chapelle, permettaient de faire l’économie de baies vitrées.
Au Moyen Âge, les églises romanes étaient intégralement peintes de couleurs vives.

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Les fresques de la chapelle de la Cité Médiévale, qui relatent plusieurs épisodes des croisades, reproduisent les décors de la Chapelle des Templiers à Cressac (Charente, milieu du XIIème siècle).
La population majoritairement illettrée pouvait aisément identifier les croisés à leur casque à nasal, à leur écu triangulaire, et les sarrasins à leur carnation sombre et à leur bouclier rond.

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Nous reconnaîtrons sans peine des scènes de poursuite, une bataille rangée, un rassemblement de chevaliers dans leur camp ainsi que des fleurs de lys stylisées.
Des scènes allégoriques se développent de part et d’autre du portail.
On aperçoit un chevalier chevauchant son destrier et terrassant un être difforme, incarnation du Mal ou de l’Impiété, sous les yeux d’une femme symbolisant l’Eglise.
Celle-ci réapparaît dans la scène voisine où un chevalier (probablement Saint Michel) s’apprête à transpercer un dragon représentant le démon.
La lutte des croisés contre les païens se trouve ainsi justifiée et sacralisée.
En levant les yeux, le visiteur remarquera, à l’extrémité des deux premières poutres transversales, quatre engoulants monstrueux.
Une poutre de gloire, où figurent le Christ en croix, Marie et l’apôtre Jean, marque la limite entre la nef et le chœur.

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Rien d’étonnant à cette promiscuité.
Dans l’imaginaire médiéval, le sacré et le profane cohabitent, les créatures les plus fantastiques et les plus prosaïques côtoient les saints et les représentations divines.
Le chœur de la chapelle propose son propre programme iconographique.
Alors que les scènes profanes semblent réservées aux parois latérales de la nef, le chœur est consacré au domaine spirituel.

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Sur la voûte bleue constellée d’étoiles évoquant le firmament divin, quatre anges pointent le doigt en direction des deux vitraux dont la lecture s’effectue de haut en bas.
Le jugement du Christ / La Flagellation / la Crucifixion La descente de Croix/ la mise au Tombeau/ la Résurrection.

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Les vitraux de l’abside sont encadrés par des fresques représentant le Tétramorphe.
Marc apparaît sous les traits d’un lion, Jean est associé à l’aigle, Mathieu à un homme et Luc à un taureau.
L’Agneau de Dieu (symbole du sacrifice christique), couché sur les Saintes écritures et inscrit dans le triangle rayonnant de la Sainte Trinité, figure sur l’autel, face aux fidèles.

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A droite du chœur, nous remarquerons la statue de Saint Jacques, reconnaissable à ses attributs.
Bourdon de pèlerin, grand chapeau, ample manteau de voyage et coquilles recueillies sur les plages de Galice.
Elle rappelle le succès religieux, culturel et économique des pèlerinages vers le tombeau supposé de Saint Jacques le Majeur à partir du XIème siècle.

Posté par Puystory le 16 octobre 2020 - Cité Médiévale - Commentaires [0] -


Dans le Grand Parc

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Posté par Puystory le 14 octobre 2020 - Grand Parc en Photos. - Commentaires [0] -

Les batteries.

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Prendre le temps de vivre.
Se rendre compte des saisons qui passent… c'était autrefois !
Dans les travaux de la terre, la machine, aujourd'hui a effacé le temps des labours, des foins et de la moisson…
Je me souviens quand le blé était coupé.
Pendant plusieurs semaines, on suivait "la machine à battre" qui allait de village en village.
Alors quelles activités débordantes à la campagne pendant ces jours de "batteries" !!!
On rentrait les gerbes.
Il fallait nettoyer l'aire, remmancher les "grands dents" et autres râteaux, fabriquer les balais de boule (branche de bouleau).
Les femmes dressaient les tables dans la "loge" (hangar), sortaient et nettoyaient la vaisselle.
Et les enfants attendaient impatiemment la "veille au soir" l'arrivée de la machine que certains appelaient parfois "la mariée".
Le lendemain, quel remue-ménage à la ferme !
Les "mécaniciens" étaient levés de bonne heure pour chauffer la locomobile.
C'était ensuite l'arrivée d'une troupe de travailleurs qui venaient des fermes voisines donner un coup de main.
Chacun prenait sa place habituelle sur le pailler, sur la batteuse..
Les plus forts portaient les sacs dans le grenier.
Suivant l'importance de la ferme, on travaillait toute la soirée, parfois deux jours.
Les jeunes s'amusaient beaucoup.
A la fin du dernier repas, on distribuait des bouquets aux jeunes gens et jeunes filles qui venaient de "battre" pour la première vois.
Et puis, on dansait.
C'était vraiment la fête au village qui marquait la fin de ces durs travaux de la saison estivale.
Désormais, on allait attendre avec plus de sérénité les vendanges et les labours d'automne.
C'est peut-être pour cette raison que les "batteries" étaient considérées comme des vacances.

Posté par Puystory le 12 octobre 2020 - Parole de Jacques Maupillier - Commentaires [0] -

Stadium Gallo-Romain (Puy du Fou)

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Posté par Puystory le 09 octobre 2020 - Stadium Gallo-Romain en Photo - Commentaires [0] -

Les tournois

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Au Moyen-âge, nombreux sont les exercices sportifs et militaires qui constituent pour les nobles (dont la fonction est de combattre) une forme d’entraînement à la guerre.
Conçus sur le mode de l’affrontement et de la compétition, ils revêtent également une dimension sociale.
Ce sont des spectacles organisés à l’occasion de réjouissances publiques.
Tout comme la chasse, le tournoi est pour les nobles une "école de guerre", voire une des formes de la guerre féodale.
A l’origine, Xème - XIème siècles, c’est une véritable bataille (le "cembel") qui oppose de nombreux combattants, parfois des armées entières.

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Le combat, mené avec de vraies lances et de vraies épées, ne s’arrête qu’à la tombée de la nuit.
Le tournoi est prévu de longue date.
Des hérauts annoncent le lieu et la date du combat, des défis sont jetés.
Les villes sont pavoisées, la campagne se couvre de tentes colorées.
On prépare les chevaux et les armes, on expose les écus (les boucliers) des combattants.
On festoie, on danse, on assiste à la messe avant le combat.
Parce qu’il rassemble un grand nombre de combattants, le tournoi a lieu en plein champ.
Deux camps s’affrontent.
Les attaquants et les défenseurs, dans une mêlée collective tumultueuse et sanglante mais cependant règlementée.

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Les coups ne doivent être portés qu’au plastron (entre les quatre membres) ou au visage, on ne se réunit pas à plusieurs contre un seul, on ne blesse pas le cheval de son adversaire, on ne frappe pas un chevalier qui a remonté sa visière ou perdu son casque.
Quoique terribles et souvent mortels, ces combats sont cependant déjà perçus comme des spectacles, auxquels on assiste debout, dans les champs ou sur les murs de la ville.
Mais le sang des chevaliers ne doit pas être répandu inutilement.
L’église et les rois multiplient les réprobations et les condamnations.

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Les tournois sont défendus parce qu’ils coûtent souvent la vie à des hommes, et qu’ils sont un obstacle à la croisade par la dépense inutile d’hommes, d’argent et de chevaux qu’ils impliquent.
Sous l’influence des idées chrétiennes, au fil des années, les tournois s’adoucissent progressivement.
Le nombre de participants diminue (ce ne sont plus des armées mais des groupes restreints qui s’affrontent).
Les défis se transforment en invitations, les affrontements personnels comme la charge à la lance (duel entre les champions de chaque camp) l’emportent sur la mêlée collective pour limiter les pertes humaines.

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Posté par Puystory le 07 octobre 2020 - Secret de la Lance - Commentaires [0] -


Dans le "Mystère de la Pérouse" du Puy du Fou.

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Posté par Puystory le 05 octobre 2020 - Mystère de Lapérouse en Photos - Commentaires [0] -

La Cité Médiévale

"La Cité Médiévale", un des villages emblématiques du Puy du Fou, accueille, entre deux spectacles, les visiteurs en quête d'authenticité dans ses ruelles étroites et les échoppes des artisans d'art.

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Franchissez l’enceinte fortifiée de la "Cité Médiévale" et laissez-vous transporter au coeur du Moyen-Âge où les artisans font revivre leurs savoir-faire perdus !

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Posté par Puystory le 03 octobre 2020 - Cité Médiévale - Commentaires [0] -

CYRANO DE BERGERAC AU PUY DU FOU

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Dans Mousquetaire de Richelieu, Cyrano se situe d’emblée sous le signe de "l’illusion comique" par une entrée en scène des plus surprenantes.
Statue qui s’anime, l’œuvre devient homme, à l’inverse de la logique et de la réalité.
Puis, dans un tourbillon gestuel et verbal plein de verve et d’élégance, il effectue une traversée de scène fugace mais exubérante.
Par sa poésie et sa truculence, sa tirade pastiche les morceaux de bravoure du personnage de Rostand.
Les octosyllabes lui confèrent, par opposition avec les alexandrins solennels du présentateur, dynamisme et légèreté, en écho à La Chanson des Cadets ou à La Ballade du Duel composée "Hop ! À l’improvisade".

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Cyrano y récuse avec véhémence le statut banal de Monsieur de Bergerac, et revendique avec fierté le titre d’œuvre et d’emblème.
Il intervient plus tard aux côtés des mousquetaires pour secourir Bouton d’Or, écrasé sous le nombre des assaillants.
Son regret de n’avoir à affronter qu’une dizaine d’adversaires rappelle le combat de la Porte de Nesle chez Rostand (à un contre cent).
La jubilation qu’il éprouve à se "dégourdir" l’épée fait directement allusion à son Duel avec le Vicomte.
Personnage spectaculaire et pleinement conscient de sa théâtralité, Cyrano parvient dans Mousquetaire de Richelieu à fondre imaginaire et réalité, dans une mise en abyme vertigineuse qui renouvelle l’esprit baroque du Grand Siècle.

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Posté par Puystory le 02 octobre 2020 - MOUSQUETAIRES - Commentaires [0] -

De bûches..... au feu !!

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Posté par Puystory le 30 septembre 2020 - Grand Parc en Photos. - Commentaires [0] -

La Pérouse, C'est au château de Versailles, où tout commence

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Un roi amateur de géographie, Louis XVI, organise des explorations scientifiques qui vont rendre le monde connu plus grand, jusqu’aux confins de la Terre.
Pendant trois ans, les scientifiques embarqués à bord des navires la Boussole et l’Astrolabe cartographient les côtes et les îles du Pacifique, découvrent les us et coutumes des habitants, font l’inventaire de la flore et de la faune et repèrent des comptoirs d’échange.

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Les instructions du roi Louis XVI indiquent les principales étapes du voyage :
Canaries, Brésil, Cap Horn, Chili, Amérique, Chine, Russie et Japon, puis Australie, avant le retour en France avec une escale dans les Mascareignes.

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Les navires sont charges à bloc de vivres, de matériel d'exploration et de marchandises à échanger avec les indigènes.
L'organisation de l'expédition a coute plus d'un million de livres (soit l'équivalent de 12 millions d'euros).
Les objectifs des expéditions scientifiques du XVIIIe siècle sont les mêmes, quel que soit le pays qui les organise :
. Ouverture sur le monde et exotisme.
. Découvertes astronomique, géographique, naturaliste.
. Prestige économique, politique et scientifique.
Au siècle des Lumières, l'ambition des sciences est de mieux connaître le monde et ses habitants, de découvrir les lois de la Nature.
Grâce à la démarche expérimentale et sans les entraves de la religion, la pratique des sciences, liée à celle de la philosophie, doit mener au progrès de l'humanité.

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Louis XVI, roi de France et de Navarre, donne ses instructions à Monsieur de Laperouse.
Il dit :
"Nous, Louis XVI, en cette année 1785, donnons ordre et instruction à Monsieur de Lapérouse de mener à bien une expédition autour du monde à des fins géographiques, scientifiques, politiques et commerciales.
Il devra ouvrir de nouvelles routes commerciales, surveiller les activités britanniques et espagnoles, augmenter les connaissances géographiques et cartographiques, faire l'inventaire des richesses de la flore et de la faune des contrées visitées.
Il devra se concilier l’amitié des principaux chefs et n’usera de la force qu’avec la plus grande modération".

Carte Lapérouse

Le Marechal de Castries, ministre de la Marine de Louis XVI, lors de la planification de l'expédition.
Il écrit :
"L’expédition de Lapérouse a pour objectifs l’élaboration de cartes sûres, la découverte de populations, la possibilité d'ouvrir la Chine et le Japon au commerce et de nouvelles informations sur l'océan Pacifique.
La navigation sera plus sûre grâce aux nouvelles horloges de marine nécessaires à des calculs de longitude précis.
La santé des marins sera préservée par une meilleure prise en compte du scorbut, une bonne hygiène à bord et des escales régulières pour renouveler les vivres.
Monsieur de Lapérouse nous fera des rapports réguliers sur ses découvertes".

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Cette fabuleuse histoire se terminera par un naufrage sur les récifs de Vanikoro, puis par la découverte des premiers vestiges dès 1827 par Dumont D’Urville.
Partons à l’aventure, sur les traces des explorateurs.

Posté par Puystory le 28 septembre 2020 - Mystère de La Pérouse - Commentaires [0] -