Puy Story

Histoire d'une région.

La Mogette

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La mogette, parfois orthographiée mojette, mojhette ou monjhette (écriture en saintongeais "Langue romane") est un haricot blanc sec de l’espèce Phaseolus vulgaris, également appelé "lingot" originaire de la Vendée.
La mogette vendéenne fait partie intégrante de l'identité de la Vendée.
Elle se déguste traditionnellement avec le Jambon de Vendée, ou encore bien chaude sur une tartine grillée frottée à l'ail et bien beurrée (grillée de mogette).
Ce gros haricot-grain, de type lingot ou coco, blanc, très brillant, à peau fine et fragile qui s'amollit et éclate à la cuisson, se cultive traditionnellement dans le Bas-Bocage vendéen.
Il se consommait autrefois à chaque repas, car il ne coûtait rien et tenait au corps.
Légumineuses rapportées d'Amérique du Sud au XVIe siècle par des navigateurs Espagnols, ces graines de haricots blancs (beaucoup plus gros à l'époque et bariolés) furent acclimatées par des moines de Vendée et devinrent un pilier du repas paysan.
Le haricot blanc prend son essor grâce au Pape Clément VII et confia les graines aux moines en charge de son potager.
Très vite les qualités de culture et de conservation du produit lui permettent de conquérir la France.

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Le nom mogette vient d'ailleurs du mot moine.
A l'époque les moines étaient considérés comme les meilleurs jardiniers du sud de l'Europe, ce sont donc eux qui reçurent les graines du haricot pour les cultiver.
Il s’avéra aussi que le climat de la Vendée était très favorable à ces plantes… qui devinrent un produit du terroir.
Le haricot n'a pas besoin de beaucoup d'eau pour être heureux.
Un excès d'humidité en ferait pousser davantage, mais d'une qualité moindre.
La forme et la couleur du haricot évoquant un jésuite en train de prier, habillé de blanc et légèrement courbé en avant, le nom de petit moine lui a été donné.
La Mogette de Vendée assure aujourd’hui une qualité de produit irréprochable et bénéficie d'un label Rouge.
Elle a aussi décroché en 2010 l'Indication Géographique Protégée (IGP), un signe de qualité européen qui reconnaît le lien entre un produit agricole et une zone géographique.

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Décors Secret de la Lance

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Après le combat par CARPENTIER (Evariste)

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CARPENTIER (Evariste) Né à Guerne-les-Courtrai en 1845, mort à Guerne-les-Courtrai en 1922.
1863 : élève de Keyser à l'Académie d'Anvers.
1872 : délaisse la peinture mythologique et se consacre à la peinture d'histoire.
Huile sur toile, 1883 est d'une hauteur de 7,35m et une largeur 6,00m
*****
Dans un paysage de campagne enneigée, deux hommes marchent côte à côte.
Le plus jeune tient son fusil à la main gauche et semble aux aguets.
Son compagnon prend appui contre lui.
Son allure chancelante, son visage blafard et amaigri, le linge blanc qu'il porte autour de la tête laissent supposer qu'il a été blessé.
Cette scène évoque un épisode "banal" de la guerre, à savoir le retour de deux Vendéens après un combat.
Elle met en évidence la solidarité qui soude les paysans-combattants entre eux.
Il est probable que cette scène a été inspirée à E. Carpentier par les récits que son grand-père lui racontait lorsqu'il était enfant, et dont la mémoire populaire a par ailleurs transmis le souvenir.

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Artisans Cité Médiévale (Talmelier)

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Il était une fois un projecteur.

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Ouf ! il était temps ... me voilà redescendu !
Ils se sont enfin décidé les hommes en bleu.
Depuis plus de 6 mois maintenant qu'ils m'avaient attaché par les pieds à une quinzaine de mètres de haut juste au-dessus du public, heureusement que je n'ai pas le vertige !
Mes camarades et moi n'avons pas été gâtés encore cette année, que de pluie !
Que de coups de vent !

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Sans compter le froid de certaines nuits, mais c'est peut-être préférable aux projections de boue et aux sabots des chevaux, je pense à mes collègues de la digue.
Malgré cela, nous avons passé de bons moments quand même et lorsque la température estivale le permettait, je me plaisais, quant à moi, à regarder du haut de notre portique les merveilles qui se répétaient sous nos yeux.
Je me plaisais particulièrement à éblouir les belles robes de ces dames de la Cour et j'y mettais alors toute mon énergie, faut avoir le réflecteur solide !

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On chuchote même que l'an prochain, nous aurons quelques nouveaux parmi nous.
Tout à coup, grand branlebas dans nos rangs !
Tous s'allument, alors j'en fais autant et pour voir qui ?
Le Roi !
Fier sous sa barbe, dans son superbe carrosse, faisant des signes de la main à mes patrons de la régie.
Au château, mes collègues s'affairent également, aidés par les artifices et les jets d'eau.
Même qu'un soir, une bataille s'engagea entre un artifice et mes collègues !
Après un bref coup d'œil sur les bœufs, quelques éclairages sur les scènes de la vie quotidienne, j'étais à nouveau sollicité pour suivre la troupe des bleus et trahit ceux qui ne marchaient pas au pas.

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Ma mission accomplie, je cédais la place à mes camarades rouges du château qui suffoquaient dans la fumée de l'incendie.
Ils devaient se consoler en écoutant les milliers de personnes qui, sous mes pieds, applaudissaient à tout rompre.
Puis, après un bon moment de repos, pendant lequel mes copains bleus travaillaient à leur tour, lorsque "la Vendée a fait la paix avec son temps des moissons et vendange dans l'insouciance des jours heureux".
Je m'activais volontiers sur les acteurs de la "Quintaine" avec ses valseurs et leurs costumes colorés se reflétant dans l'eau leurs images si agréables à regarder.
Je m'amusais même quelquefois lorsqu'un petit nuage de pluie fine, provenant des pompes voisines, venait balayer le ponton.

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Quand, aux accents du "Chant des Marais", je fermais mon œil, je me dis qu'il fait bien noir sans nous, que ces lieux sont bien tristes dans ce noir et que nous avons dû bouleverser bien des choses et engendrer beaucoup de sueur et de soucis pour arriver à nous faire naître et vivre sur ce plateau.
Je me dis aussi que je peux être fier d'être ici présent puisque, avec mes camarades, chaque soir nous redonnons vie à tout ce qui nous entoure.
Mais souvent, je me prenais à rêver quand arrivaient "Le Marché" et que le forgeron me donnait le signal du départ.

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La calèche laissait la place, en ce temps du progrès, à la voiture que les gendarmes, dans un parfait uniforme surveillaient de près, tant et si bien qu'un soir la voiture ne repartait plus, j'étais sur le point de m'éteindre et je voyais qu'à la régie on commençait à faire des signes et à s'impatienter.
J'appris plus tard que ce soir-là, l'un des gendarmes n'était autre qu'un de nos chef en personne, pas étonnant !

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Le temps passait si vite que déjà mes collègues du contre-jour lançaient leurs rayons bleu-blanc-rouge et aux accents de la marche succédaient vite les premières notes du à la fin du "Ballet d'hiver", nous étions alors tous prêts pour l'apothéose pour le "Final".
Sublimes images que celles qui se déroulaient sous nos yeux.
Même en regardant partout à la fois je n'arrivais pas à tout voir et ces quelques dernières minutes trop courtes me laissaient rêveur, osant à peine croire que tant de belles choses étaient possibles.

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Alors, c'est sur cette féerie que je m'endormais dans l'heure tardive de la nuit en pensant que :
"Chacun se devra de connaître le Puy du Fou et que perdront beaucoup ceux qui ne le connaîtront pas".

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Tous les chemins mènent à Rome

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Au fur et à mesure que l'empire romain étendait sa puissance, un réseau d'excellentes routes sillonnèrent l'Europe, l'Afrique et l'Asie Mineure.
Les Romains ne reculaient devant aucun obstacle lorsqu'il s'agissait de construire une route solide.
Ils asséchaient les marais, comblaient les vallées et les fossés, jetaient des ponts par dessus les fleuves et établissaient des barrages.
De nos jours encore, les restes prestigieux des constructions romaines se retrouvent depuis l'Ecosse jusqu'en Mésopotamie et à Tripoli.

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On comprend l'origine du dicton :
"Tous les chemins mènent à Rome".
Il pouvait être pris à la lettre, à cette époque.
Le centre du réseau routier romain était la grande colonne du "Forum Romanum".

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Elle servait de point de départ au jalonnement des routes.
Les milles (1,480 km) étaient marqués par des bornes et les principales portaient un chiffre en bronze doré.
Ces bornes servaient aussi de trépied aux cavaliers pour monter ou descendre de cheval, (c'était avant l'invention des étriers).

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A certaines stations plus importantes, on avait placé un relais où les voyageurs pouvaient changer de cheval et parfois même de voiture et de postillon.

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La gargoulette du Puy du Fou

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A quelques pas du spectacle "Le Secret de la Lance", la Gargoulette propose diverses formules de restauration à emporter.

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Le Mystère de La Pérouse au Puy du Fou.

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Histoire ou légende du château d'Ardelay (Vendée)

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Le chapelain et l'eau bénite.
On raconte que le pont-levis était toujours levé.
Il s'abaissait seulement lorsque les châtelains venaient assister à l'office divin.
Le chapelain était alors tenu d'apporter de l'eau bénite aux seigneurs.
Or, un jour, le prêtre ayant manqué à ce devoir, les seigneurs d'Ardelay le firent saisir et jetèrent le malheureux dans une prison du château.
On ne le revit jamais plus.
Histoire ou légende ?

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Une rivalité de deux siècles.
Au milieu du XV" siècle, entre 1435 et 1450 surgit un différend entre le seigneur d'Ardelay et son vassal, Guillaume Ollivereau, seigneur du Boistissandeau.
Le litige concernait un droit de sépulture dans l'église d'Ardelay.
Une rivalité qui dura plus de deux siècles !

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Des aliments mélangés à une poudre d'or
André de Vivonne, sénéchal du Poitou, devint seigneur d'Ardelay en 1489.
Il avait perdu deux de ses fils lors des guerres d'Italie.
Aussi il éleva très durement son troisième enfant, François.
Il ordonnait qu'on mélange à ses aliments une étrange poudre d'or, de fer et d'acier...
Ce fils passait pour le plus scabreux et le plus querelleur des hommes.
Dans le pays on le craignait beaucoup.
On disait :
"S'il va jamais en enfer, il fera si grand peur aux diables qu'il les en chassera tous et s'en rendra maitre...".

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"Le fameux « coup de Jarnac"
Ce François de Vivonne devint célèbre à la suite d'un duel contre Guy Chabot, baron de Jarnac.
Ce duel considéré comme l'un des derniers combats judiciaires eut lieu en 1547.
S'agissait-il d'une histoire de femmes, de lettres anonymes ou de la défense de l'honneur, on ne sait.
Mortellement blessé, victime du fameux "Coup de Jarnac" qui consistait à trancher le jarret de l'adversaire, le maître du château d'Ardelay mourut vidé de son sang.

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