Puy Story

21 décembre 2022

Le pressoir

PUY_5237

Le jus a longtemps été extrait manuellement ou par foulage aux pieds.
Le pressoir est une évolution mécanique du processus.
Le pressoir à vis date de l'antiquité, où il est utilisé pour obtenir l'huile et le vin, lors du premier siècle de l'ère et lors du siècle précédent.

Grand Parc 2012 - 190

Le pressoir à claies verticales est le plus souvent rond ou parfois carré.
Les claies (latin médiéval clida, du gaulois cleta), généralement en hêtre, forment la cage d’où le liquide s’écoule (le moût).
Le pressoir avec mécanisme à cliquets limite les efforts et augmente la force de pression.

Grand Parc 2012 - 189

La vis placée au centre du bâti assure directement le pressurage de la vendange.
Ce pressoir permet de presser des pommes, raisins et fruits divers afin de réaliser jus, vins et cidre et en apiculture pour le pressurage des opercules.
Ce type de pressoir peut-être facilement démonté et installé sur un trottoir ou dans une cour, mais dans les campagnes, dans les fermes et pour des raisons de commodités, il est monté à demeure. 

PUY_6658

Pour faciliter leur emploi, il existe aussi des pressoirs de ce type monté sur des véhicules à roues.
L’évolution des techniques apporte des améliorations permanentes au pressurage mécanique et le 19ème siècle marque une grande évolution des pressoirs sur le plan des matériaux utilisés.
Le fer et la fonte remplacent certaines pièces de bois.

Posté par Puystory à 00:14 - -


20 décembre 2022

marier les vins

PUY_3935

Les fêtes de fin année approchent à grand pas avec ses repas bien accompagnés.
Consommer l'alcool avec modération pour ne pas se retrouver comme ce pauvre écuyer qui a abusé de la trouspinette.

Mais comment marier les vins avec les plats pour en profiter pleinement ?
Vins rouges peu tanniques, acidulés :
Pizza, lasagne, mets à base de tomate, poisson grillé, viandes froides et saucissons.
Vins rouges tanniques :
Gibier en sauce, plats en sauce avec fines herbes, poulet ou dinde farcie et grillée.
Vins blancs secs neutres :
Poissons, fruits de mer cuits au naturel, poitrines de poulet grillées, quiches, mets cajuns, saucisson, mets chinois ou thaïlandais, pizza.
Vins blancs vifs :
Mets en sauce tomate, salades avec vinaigrettes relevées.
Sushi, saumon ou thon grillé ou même cuit au four.
Vins blancs parfumés :
Mets chinois et thaïlandais, poisson fumé, pâtés riches, porc, quiches, plats avec gingembre frais, porc et poulet froid.
Vins rosés :
Ces vins se marient avec toute une panoplie de plats, allant du poisson aux mets épicés.
Étant donné leur légèreté, il est préférable d'éviter de les servir avec des plats de viande costauds.

Posté par Puystory à 00:05 - -

19 décembre 2022

Vallée fleurie du Puy du Fou

PUY_3166

PUY_6421

PUY_9858

PUY_0057

PUY_3165

Posté par Puystory à 00:13 - -

18 décembre 2022

Les huîtres

IMG_6142

Les huîtres apportent toujours une touche élégante à la fête.
Accompagnées de bulles, le goût rafraîchissant de ces mollusques vous mettra d'emblée dans le bon état d'esprit.
Le goût riche des creuses ne tombe pas du ciel.

IMG_6148

Tout comme pour le vin, il est influencé par le sol dans lequel elles évoluent.
La tourbe légère dans le sol ainsi que le plancton animal que ces eaux abritent, confèrent aux huîtres leurs accents fruités et leur arrière-goût saumâtre.

IMG_3050

Pendant la pêche, les bivalves se referment en gardant un peu de sable prisonnier.
Les ostréiculteurs les laissent dans de grands bassins ou puits à huîtres où elles peuvent se reposer pendant quelques jours et enfin se rouvrir.

PUY_0316

Et elles y resteront encore trois à quatre mois !
Pendant ce temps, elles se régalent de plancton végétal et profitent d'un bon bain de soleil pour développer leur goût raffiné.

IMG_3047

Pour les fêtes, savourez et allez-y, en une seule bouchée !
Mieux vaut consommer les huîtres te plus rapidement possible, car elles se conservent au maximum 10 jours.

PUY_0300

Veillez à les tenir bien droites lorsque vous les ouvrez, pour éviter de perdre leur jus délicieux !

PUY_6165

Vous voilà devant votre panier d'huîtres, savourant déjà ce goût naturel incomparable, mais avant la corvée de l'ouverture s'impose.
Voici quelques conseils et techniques pour que cela ne soit plus une corvée.
Tout d'abord équipez vous d'un bon couteau à huîtres (à lame courte et pointue, si possible sans garde mois cela dépend des goûts).
Pour les droitiers, positionnez l'huître dans la main gauche, l'arrière vers vous et la partie plate au-dessus.
Pour les gauchers, placez dons la main droite, l'avant vers vous, toujours la partie plate au-dessus.
Introduisez la lame en forçant sur le côté de l'huître, à un peu plus de la moitié de l'huître (vers l'avant) afin de tomber sur le nœud.

PUY_6166

Une fois la lame introduite, sectionner le nœud, puis racler la coquille du dessus et finalement ôter la coquille supérieure.
L'ouverture des huîtres plates est plus difficile car le nœud est situé plus au milieu de l'huître.
Dans ce cas, il faut l'ouvrir par la charnière, en faisant levier entre les deux coquilles pour faire sauter le dessus.
Pour tous ceux que l'ouverture des huîtres rebute encore, il existe des couteaux spéciaux qui permettent de casser le bord de l'huître pour couper le nœud sons effort.

118561087

 

Les plus fortunés pourront même employer les services d'un écailler qui fera cela très bien.
Les huîtres avec un fil d'ouverture sont à déconseiller, car le processus de mise en place de ce fil fatigue l'huître et altère sa qualité.

Posté par Puystory à 00:10 - -

17 décembre 2022

Les oiseaux ont faim en hiver.

Puystory_6065

L'hiver est rude pour les petits oiseaux.
Heureusement, nous sommes là.
Bien nourris, et avec de l'eau à leur disposition, ils supporteront aisément les froids les plus intenses et s'habitueront très vite à fréquenter leur nouveau restaurant, installé sur votre balcon ou dans votre jardin.
Le nourrissage devra se prolonger Jusqu'à la fin février au moins.
Souvenez-vous de certains hivers, si rudes pour les petits hôtes de nos jardins !
Songeons donc dès maintenant à leur nourrissage.
Les avis des ornithologues divergent cependant sur la question.
Les petits passereaux - omnivores et granivores - qui hivernent chez nous, jouent un rôle important dans notre écosystème.
Ils se nourrissent de baies, de fruits, de graines et d'insectes et servent en quelque sorte de régulateur biologique.
Ils sont parfaitement adaptés aux rigueurs de l'hiver.
En les nourrissant "artificiellement, nous risquons de les voir perdre leur instinct.
Evitons donc de créer un lien de dépendance qui les déshabituerait à rechercher leur nourriture dans la nature.
Un autre risque est de voir se rassembler un trop grand nombre d'oiseaux dans un espace réduit et d'accroître le danger de contamination et d'épidémie.
Ne commençons donc pas trop tôt le nourrissage.
Attendons que le sol soit gelé et que tombent les premières chutes de neige.
Nous verrons alors nos petits affamés venir se réfugier à proximité des maisons.

Puystory_6118

QUI VIENDRA ?
Les moineaux délurés et les merles bavards, bien sûr, suivis des étourneaux, rois des pique-assiettes (ils chassent même les merles, les bougres !).
Dans les jardins de banlieue, dernières oasis de vie sauvage, les clients seront plus variés :
les mésanges (charbonnières ou bleues le plus souvent ; quelquefois nonnettes ou à longue queue), les éternels étourneaux, les rouges-gorges (si astucieux, qu'ils se posent à côté du jardinier en train de bêcher, dans l'attente d'un succulent ver de terre), quelques bouvreuils...

DSC_0376

QUELQUES CONSEILS
Quand vous commencerez le nourrissage, il devra se faire de manière régulière.
Le matin, et en quantité raisonnable ; ainsi, durant la journée, les oiseaux continueront à remplir leur rôle biologique.
Evitez de laisser à leur portée une trop grande quantité de nourriture, cela pourrait nuire à leur organisme.
Quant au choix, veillez surtout à la qualité des aliments.
Dès la fonte des neiges ou le dégel, au début du printemps, il sera temps d'arrêter la distribution...

DSC_0018 (3)

QUE DONNER A MANGER ?
Comme solution de facilité, il existe dans le commerce de la nourriture toute préparée, mais il est plus amusant et moins onéreux de la préparer soi-même.
Attention l'alimentation des oiseaux doit répondre à certains critères de diététique.
Ne leur donnez pas n'importe quoi !
Par exemple : jamais d'aliments salés !
Pour lutter contre le froid, apportez-leur une nourriture riche en calories.
Donnez-leur de la graisse : graisse de boeuf, margarine non salée, saindoux, couenne de lard non salé...
Vous pouvez aussi faire fondre de la graisse à laquelle vous incorporerez un assortiment de graines.
Les graines de tournesol, riches en lipides et en protides, constituent un aliment idéal pour beaucoup d'oiseaux.
Une bonne idée quand on a la place : une fleur de tournesol fixée à l'extrémité d'un piquet.

DSC_0040

On peut également préparer soi-même des mélanges à base de millet blanc, d'avoine, de blé, d'œillette...
Nos petits hôtes se montrent aussi friands de fruits récoltés en automne : noisettes, faines, Prunelles etc..
Faites-en provision pour eux !
Pensez à conserver les graines de chardon et de plantain, les baies de sureau, d'aubépine, de sorbier... vous ferez des heureux !
Si votre jardin a gardé un petit air sauvage, ne l'entretenez pas trop !!!
Il constitue une manne pour les petits affamés ailés.
Des morceaux de pommes et de poires mûres seront accueillis avec joie par les grives, les merles et les étourneaux.
Par grand froid, préparez une pâtée plus énergétique en incorporant des graines diverses dans des blocs de saindoux ou de margarine.
Des restes de viande hachée, des légumes secs, des os broyés, du fromage (les rouges gorges adorent !), des aliments pour chiens et chats, des œufs durs, des flocons d'avoine ou de maïs, des noix et des cacahuètes (non salées) ou encore : un morceau de lard bien gras accroché à une ficelle, seront fort appréciés....
Mais attention : jamais de pain !
Mouillé, il gonfle dans leur jabot et peut étouffer vos protégés !

DSC_0031 (4)

DONNEZ-LEUR A BOIRE
Reste le problème essentiel de la boisson.
En période de grand gel, les oiseaux ne trouvent plus rien à boire !
Aussi inattendu que cela paraisse, les oiseaux meurent davantage de soif que de froid, l'hiver il faut y penser !
Pour empêcher que l'eau ne gèle dans le récipient, ajoutez une goutte de glycérine, d'alcool blanc ou un peu de sucre et changez-la le plus souvent possible.
Pour la mangeoire, vous pouvez, si vous préférez vous faciliter la tâche, en trouver de toute faites dans certains magasins spécialisés.
Mais il ne faut pas croire que les plus sophistiquées seront nécessairement les meilleures !
Avec un peu d'imagination, vous dénicherez le support qui fera très bien l'affaire, à condition qu'il protège la nourriture de l'humidité.
Les bricoleurs de tous âges pourront d'ailleurs en fabriquer.
Choisissez avec soin l'emplacement et orientez-la de préférence vers le sud-est.
Où placer les provisions ?
Attention, placez-les toujours hors de portée des chats et des rongeurs, cela va de soi !

DSC_0046 (2)

Voici quelques exemples qui vous aideront : fixez une mangeoire (style boîte à cigares) au sommet d'un piquet lisse de la grosseur d'un manche à balai.
Ou suspendez-la à une branche d'arbre ou au montant du balcon.
Ou encore, attachez une caisse à oranges à une branche.
Pratique : une demi-noix de coco ou un vieux pot de fleur.
Plus élégant un filet à provisions (du genre qui emballe les oranges et les pommes de terre).
Les mésanges gourmandes viendront s'y balancer avec grâce.
Veillez à abriter la nourriture de la neige à l'aide d'une petite toiture.
Ne placez pas la mangeoire à la portée de la convoitise des chats du voisinage et autres prédateurs attirés par des proies faciles...
N'oubliez pas de la nettoyer régulièrement.
Si vous posez la nourriture sur le sol, nettoyez quelques mètres carrés, dans une zone dégagée, à bonne distance des arbustes où pourrait guetter un ennemi...
Et changez souvent la nourriture à cause de l'humidité du sol.

PUY_3072mod1

PRECAUTIONS A PRENDRE
Si vous aimez à la fois les oiseaux et les chats, munissez ces derniers de clochettes avertisseuses.
L'idéal : un grelot utilisé par les pêcheurs.
Vos félins prendront peut-être un petit air de vache suisse mais la fin justifie les moyens.
Comme sonnette d'alarme, demandez aux passereaux : il n'y a pas mieux !
Voilà, maintenant il ne vous reste plus qu'à attendre la venue des grandes gelées et l'arrivée des petits affamés.
Alors, si vous avez bien suivi nos conseils, vous pourrez observer tout à loisir mésanges, rouges-gorges, pinsons, sansonnets, bref tous nos petits passereaux.
En aidant nos amis à survivre, ne nous privons pas du plaisir de les voir s'affairer autour de la mangeoire.
L'ornithologue amateur aura ainsi l'occasion d'étudier, avec discrétion, certaines espèces vite familières aux heures des repas.
Durant ces journées d'hiver, souvent grises et tristes, le va-et-vient incessant de nos petits hôtes ailés égayera nos jardins, nos fenêtres et nos balcons.

Posté par Puystory à 18:21 - -


16 décembre 2022

Hautbois (Pibole) *

DSC04874

Appellation locale, la Pibole est au Poitou ce que la bombarde est à la Bretagne et la Graille au Languedoc !
Le Hautbois est présent dans bon nombre de cultures depuis l’Asie en passant par le nord de l’Afrique et, bien évidemment, l’Europe !
Ceci étant, les plus anciennes représentations se retrouvent en Europe méditerranéenne et au Moyen-Orient !
Instrument à anches doubles pour la Pibole !

Posté par Puystory à 00:05 - -

14 décembre 2022

Calvaire au Puy du Fou

SH100062

Puy du Fou 2011 - 4350

Puy du Fou 2011 - 4352

Puystory_04063

Puystory_01055

Posté par Puystory à 00:09 - -

12 décembre 2022

Malbrough s'en va-t-en guerre !

PUY_8422

Reprise au Puy du Fou, "Malbrough s'en va-t-en guerre" est entonnée dans un rythme de parade militaire, pour mettre les enfants dans l'ambiance des soldats.
Cette comptine raconte le départ optimiste de " Malbrough " pour la guerre.
Les paroles dateraient de la bataille de Malplaquet (près de Sars-la-Bruyère), le 11 septembre1709, au cours de laquelle John Churchill, premier duc de Marlborough (1650-1722), fut grièvement blessé.
Après une bataille le bruit courut que le général en chef anglais était mort.
Mais ce n'est que le 25 juin 1722 que John Churchill, marquis de Blanford et duc de Marlborough, trépassait en son château de Cranbourn Lodge.
Soit treize ans après l'apparition de la chanson qui allait immortaliser son nom.

IMG_3881

L'essentiel de sa carrière militaire fut consacré à lutter contre la France.
Les Français se vengèrent de la sévère défaite qui leur avait été infligée par Marlborough et son ami le prince Eugène (1663 – 1736), en composant cette chanson et s'amusèrent à raconter sur un ton parodique sa mort et son enterrement.
A sa mort, sa dépouille fut placée dans mausolée érigé dans la chapelle du château de Blenheim qui lui avait appartenu.
C'est d'ailleurs dans ce même château du comté d'Oxford que devait naître, en 1874, le plus illustre descendant du premier duc de Marlborough, sir Winston Spencer Churchill.
Cette chanson ne connut du succès qu'à partir de 1781 quand Beaumarchais l'intègre comme chanson du page "Chérubin" dans sa pièce "Le Mariage de Figaro" à la scène 4 de l'acte II.
La chanson connaît alors un immense succès et de nombreux objets (éventail, rubans, coiffures, gilets, chapeaux...) furent décorés d'illustrations reprenant ce thème.

PUY_5485

Dans le parc de Versailles, une tour du Hameau de la Reine fut aussi dénommée "tour de Marlborough".
Geneviève Poitrine (1750 – xxxx), nourrice du premier dauphin de Louis XVI (1754 – 1793) la chantait à l'enfant royal.
Elle la chantonna comme berceuse au nourrisson, précisant à la cour qu'on la chantait depuis longtemps dans son village.
Marie-Antoinette (1755 – 1793) la reprit au clavecin et en lança la mode.
En 1813, Beethoven (1770 – 1827)  l’inclut dans son œuvre "La Victoire de Wellington" où elle symbolise les forces françaises.
Il paraît que Napoléon (1769 – 1821)  lui-même l'entonnait à chaque fois qu'il montait à cheval pour partir en campagne.
Mais, l'air de la chanson est probablement très ancien.
On retrouve dans les paroles le souvenir des chansons de geste du moyen âge et les habitudes des châtelaines qui montaient à la tour pour guetter le retour de leur châtelain.
On y retrouve également le thème et beaucoup de détails d'une autre chanson très ancienne : "Le convoi du duc de Guise" improvisée par les soldats en 1563 après la mort de leur maître.
La mélodie a été adaptée par les Britanniques avec le refrain suivant : "For he's a jolly good fellow…".
La mélodie fit le tour du monde.

Posté par Puystory à 00:05 - -

09 décembre 2022

Dernier Panache

PUY_5615

PUY_3985mod1

PUY_9266

PUY_9169

PUY_3994

Posté par Puystory à 15:07 - -

07 décembre 2022

Les Deux Coqs

PUY_8263

Deux Coqs vivaient en paix ; une Poule survint.
Et voilà la guerre allumée.
Amour, tu perdis Troie ; et c'est de toi que vint.
Cette querelle envenimée.
Où du sang des Dieux même on vit le Xanthe teint.
Longtemps entre nos Coqs le combat se maintint.
Le bruit s'en répandit par tout le voisinage.
La gent qui porte crête au spectacle accourut.
Plus d'une Hélène au beau plumage.
Fut le prix du vainqueur ; le vaincu disparut.
Il alla se cacher au fond de sa retraite.
Pleura sa gloire et ses amours.
Ses amours qu'un rival tout fier de sa défaite.
Possédait à ses yeux.
Il voyait tous les jours.
Cet objet rallumer sa haine et son courage.
Il aiguisait son bec, battait l'air et ses flancs.
Et s'exerçant contre les vents.
S'armait d'une jalouse rage.
Il n'en eut pas besoin.
Son vainqueur sur les toits.
S'alla percher, et chanter sa victoire.
Un Vautour entendit sa voix.
Adieu les amours et la gloire.
Tout cet orgueil périt sous l'ongle du Vautour.
Enfin par un fatal retour.
Son rival autour de la Poule.
S'en revint faire le coquet.
Je laisse à penser quel caquet.
Car il eut des femmes en foule.
La Fortune se plaît à faire de ces coups.
Tout vainqueur insolent à sa perte travaille.
Défions-nous du sort, et prenons garde à nous.
Après le gain d'une bataille.

PUY_8264

La Morale de la Fable.
La fable "Les deux Coqs", de La Fontaine, est une réécriture de la Guerre de Troie. 
L'intrigue repose sur la bataille de deux coqs qui souhaitent séduire une poule.
Cette guerre se termine sur la défaite de l'un des deux coqs.
Le perdant veut affronter une nouvelle fois son rival mais ce dernier, étant allé crier victoire sur tous les toits, s'est fait enlever par un vautour.
Il ne faut pas crier victoire trop vite car un retournement de situation est vite arrivé.
On peut également y voir une dénonciation de la guerre qui commence souvent pour des vétilles (la poule) et peut se finir de façon imprévisible et disproportionnée (le vautour).

Posté par Puystory à 00:05 - -