Puy Story

Histoire d'une région.

Marignan 13-14 septembre 1515. *

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Marignan (Marignano en Italie, aujourd’hui Melegnano, est une ville à 16 km au sud-est de Milan province de Lombardie).
François 1" remporta une difficile victoire contre les piquiers mercenaires suisses qui défendaient le duché de Milan.
La bataille démontra comment l’artillerie lourde alliée à la cavalerie pouvait venir à bout des formations serrées des Suisses, qui perdirent alors leur réputation d’invincibilité.
Marignan vengea la défaite française à Novare de 1513.
François Ier fit traverser les Alpes à son armée et aux 70 canons en bronze dont elle était équipée lors d’une marche que l’on compara à celle d’Hannibal.

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En approchant du Piémont, il intimida ses ennemis.
Les Espagnols retinrent leurs troupes plus au sud, et même les Suisses qui contrôlaient Milan songèrent à négocier.
Espérant répéter leur succès de Novare du 06 juin 1513, ces derniers décidèrent finalement d’organiser une sortie et d’attaquer le campement français à Marignan.
Ce mouvement rapide bénéficiait d’un certain élément de surprise, mais cette fois les Français mirent moins de temps à former leurs divisions et à armer leur immense batterie de canons.

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Les Suisses attaquèrent celle-ci en longues rangées de piquiers, comme à leur habitude, mais furent contre-attaqués par la cavalerie française et par les "lansquenets", des mercenaires allemands aussi surnommés la Bande Noire pour leur efficacité mais aussi leur brutalité.
Les Suisses lancèrent des assauts répétés contre l’artillerie mais leurs formations furent tout d’abord brisées par les tirs de canon puis harcelées par la cavalerie.
Plus tard dans la journée, les Français furent rejoints par des troupes vénitiennes et la défaite suisse devint inéluctable.
Grâce à cette victoire, la France de François 1er s’empara de Milan et les Suisses furent chassés d’Italie.
Les pertes sont :
Français, 4000 sur 40000.
Suisses, 10000 sur 20000.

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Le roi de France se fit armer chevalier par Bayard (Pierre Terrail, seigneur de Bayard 1475-1524), sur le lieu de la bataille, qui ouvrit aux Français la voie de la reconquête du Milanais.
La bataille de Marignan a des effets nombreux.
Le roi de France signe avec le Pape le concordat de Bologne.
C’est désormais lui qui nomme les évêques, archevêques et cardinaux en France, au Pape ensuite de les confirmer.
Ce concordat tiendra jusqu’à la révolution française.
François fait également confirmer ses droits sur la Lombardie, mais le traité ne tiendra pas.
Surtout, la Suisse signe avec la France le traité de Paix perpétuelle de Fribourg qui restera en vigueur jusqu’en 1798, considéré par de très nombreux historiens comme l’acte fondateur de la déclaration de neutralité suisse, effective au XVIIe siècle.

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Posté le 24 août 2021 - Château Renaissance *


La mort de BONCHAMPS par DEGEORGE

7 Mort de Bonchamps

DEGEORGE (Christophe - Thomas)
Né à Blanzat en 1786, mort à Clermont en 1854.
Etudie avec Gault de Saint-Germain et David.
Peintre d'histoire et de portraits.
1810 : débute au Salon, cesse d'y participer en 1837.
Huile sur toile, 1837est d'une hauteur de 3,90m et une largeur 4,75m.
Charles Melchior Artus, Marquis de Bonchamps : né en 1759, il décide de prendre le commandement d'une armée lorsqu'éclate l'insurrection de 1793, et quitte alors sa propriété des Mauges.
Mortellement blessé à la bataille de Cholet le 17 octobre 1793, il obtient avant de mourir la grâce de cinq mille prisonniers républicains enfermés dans l'église de Saint-Florent-le-Vieil.
Le "Pardon de Bonchamps" a fourni à l'historiographie vendéenne un de ses thèmes les plus fréquemment traités.
Au centre le héros mourant est à demi-allongé sur son grabat, soutenu par un soldat.
Il tend à d'Autichamps un feuillet sur lequel est inscrit :
"Grâce aux prisonniers".
De nombreux personnages assistent à la scène.
Parmi eux, deux Vendéens qui prient, un prêtre tenant à la main un crucifix, un homme portant un drapeau déchiré avec l'inscription
"Dieu et le Roi".

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                                     (Drapeau de Bonchamps 1,50m x 1,90m)                                   (Etendart de l'armée Vendéenne 1,4m x 0,8m)

Le visage peu aimable représenté derrière le prêtre pourrait être celui du Marquis d'Argonne, traditionnellement opposé à l'acte de clémence de Bonchamps.
Mais le chagrin apparaît comme le sentiment presque unanimement ressenti.
A gauche, un cours d'eau coule au pied d'une colline sur laquelle s'élève un village.
Ces précisions permettent de situer la scène en évoquant la proximité de la Loire et de Saint-Florent-le-Vieil.
La gestation de cette œuvre fut particulièrement longue, puisqu'elle est mentionnée dans une lettre du 17 décembre 1828.
Pourtant, ce n'est qu'en 1837 qu'elle est achevée et envoyée au Salon sous le titre "Le général Vendéen Bonchamps blessé mortellement à la bataille de Cholet obtient la grâce de quatre mille prisonniers républicains qu'on allait fusiller".
Mais le gouvernement de Louis-Philippe craignit que ce fût une cause de surexcitation des passions politiques pas suffisamment apaisées.
On ne permit pas de soumettre le tableau à l'examen du jury d'admission.
Cependant, comme compensation et pour montrer que la personnalité du peintre n'était pas en jeu dans cette interdiction, l'Administration fit l'acquisition de la toile et en fit don à la ville de Clermont" (E.Vimont, 1892).
Elle fut effectivement exposée à la Bibliothèque de la Ville dès janvier 1838.

Posté le 20 août 2021 - Tableaux *

Vallée Fleurie

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Posté le 17 août 2021 - Vallée Fleurie en Photos *

La Vie reprend.

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Posté le 13 août 2021 - Cinéscénie en Photos. *

L’armement type du guerrier viking

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Les Vikings, craints aux quatre coins des terres pour les ravages qu’ils réalisaient sur les côtes au cours de l’ère viking, étaient des guerriers respectés, connus pour leurs tactiques astucieuses et impitoyables.
L’armement type du guerrier viking est composé d’une épée, d’un arc avec ses flèches, une hache, une lance et un couteau.
Un bouclier, un casque et une broigne permettent de se protéger.

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L’épée est à double tranchant (environ un mètre de lame) et fait la fierté de son possesseur.
Elle est souvent gravée avec des caractères runiques qui lui confèrent un pouvoir magique.
La disponibilité du fer était restreinte au cours de l’âge des armes médiévales.
Donc, généralement, seuls les plus riches de la société viking possédaient des armes en fer.
La trempe du fer laissait à désirer.
Les textes ne manquent pas qui nous dépeignent les combattants obligés de redresser la lame sous leur talon pendant les pauses.

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C’est pourquoi les meilleures étaient importées de Rhénanie et orgueilleusement signées de leurs fabricants (Ulfbehrt, Inglerii).
La poignée, d’une bonne dizaine de centimètres, délimitée en général par deux gardes plates parallèles (hjölt), est tout à fait caractéristique, encore que la garde supérieure admette diverses sortes de variantes et de décorations, de même que le fourreau.
Le fourreau est en bois, doublé de fourrure et recouvert de cuir.

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Tous les Vikings surfaient les vagues et plongeaient dans la bataille avec une arme en main.
La plupart du temps, la hache viking était leur arme de choix.

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La hache est de plusieurs types.
Dotée d’un manche court ou long, le fer plus ou moins large (en fonction de la richesse du propriétaire), courbe et éventuellement terminé par une pointe ou des "cornes", c’est-à-dire un fer courbe terminé par deux pointes (snaghyrnd), un très long manche (bolöx).

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Le fer est souvent rehaussé d’incrustations (màl) d’argent (silfrrekinn).
C’est l’arme type du Viking et une arme redoutable entre ses mains.
Il s’en sert comme arme de jet (handöx) ou arme d’assaut.
Les haches vikings offraient un énorme avantage d’amplitude à ceux qui les maniaient.
Elles étaient généralement portées à la taille, tenues en place à l’aide d’une ceinture.

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La lance est soit un javelot, soit un épieu variait de 90 cm à 3 m de long et qui, par conséquent, se déclinait en de nombreux styles les rendant parfaites pour le combat au corps-à-corps.
Dans le premier cas, il constitue une arme de jet.
Dans le second cas, il est une arme d’estoc que l’usage des étriers permet d’utiliser avec force.
Le fer, en forme de losange, est fixé au manche par des clous qui ont une valeur religieuse et juridique.

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Un guerrier fabriquait généralement lui-même son bouclier, le personnalisant pour correspondre à son style de combat ainsi qu’à sa taille.

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Un bouclier viking ne pouvait être ni trop gros, ni trop petit, puisqu’il aurait rendu son porteur trop lent ou trop exposé, respectivement.

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Le bouclier est rond et mesure environ un mètre de diamètre.
Il est fait de bois peint et est cerclé de métal.
Au centre, une plaque de fer protège la poignée.
La poignée était généralement faite de bois et parfois de métal.
C’était un objet de grand prix et ils auraient également comporté des images aux motifs mythiques.

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Les Vikings ont rapidement découvert que L’arc (bogi) et les flèches (örr), qui étaient à l’origine utilisés pour la chasse, pouvaient également devenir une manière efficace de vaincre leurs adversaires.
Un archer viking compétent pouvait tirer, en moyenne, douze flèches par minute avant que l’inévitable combat au corps-à-corps ne débute.

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Profitant de cette compétence, les guerriers vikings déchaînaient souvent un barrage de flèches depuis leurs navires avant de débarquer et d’engager leurs adversaires en combat direct.

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Le Viking porte pour se protéger une cuirasse de cuir ou de laine et un bonnet de cuir bouilli.
La cotte de mailles à anneaux de métal entrelacés, autre forme d’armure préférée du moment, était réservée aux plus riches, puisque le fer était très recherché et coûtait les yeux de la tête.

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Le casque viking était de confection relativement simple.
La tête est protégée par un bonnet de cuir bouilli.
Cependant, le casque peut aussi être en métal.

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Il est alors conique (bol simple) et prolongé par une protection nasale métallique faisant saillie au centre.
Le casque (hjàlmr) ne porte pas de cornes (cet usage remonte à des temps très anciens et avait un sens purement décoratif ou rituel), non plus que de pointes ni d’ailes !
La dernière forme d’armement se trouvant dans la vaste ceinture d’outils de massacre des Vikings était le couteau.

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Posté le 10 août 2021 - VIKINGS *


Mais qui est "Las Cases" ?*

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Dans le spectacle "Le Dernier panache", Napoléon s'adresse à Las Cases :
"Écrivez Las Cases : J'aurais voulu l'avoir à mes côtés ce Charette, il me donne l'impression d'un grand caractère, il laisse percer du génie ..."
Mais qui est "Las Cases" ?
Emmanuel-Augustin-Dieudonné-Joseph, comte de Las Cases était un historien français.
Il est l’un des compagnons d’exil de Napoléon à St-Hélène.
Le nom de "Las Cases" en Espagne (dans l’entourage de Christophe Colomb), et en France (dans les armées de Louis XII et de François Ier) apparaît tout au long de l’histoire.
Né le 21 juin 1766 sur la commune de Blan, lieu-dit Las Cases, situé entre Castres et Revel dans le Tarn, décédé le 14 mai 1842 à Passy, il appartenait à une famille d’origine espagnole qui se vantait de compter parmi ces ancêtres, (l’apôtre des Indiens), le vénérable Barthélémy de Las Cases (1474-1512) de l’Ordre des Prêcheurs.
L’antique famille de Las Cases s’était illustrée au XIIe siècle dans la lutte contre les Maures.
Il entra tout jeune dans la marine et parvint à 23 ans au grade de lieutenant de vaisseau.
Après avoir fait de bonnes études à Vendôme (aujourd’hui Lycée Ronsard) chez les Oratoriens, il est admis en 1780 à l’Ecole militaire de Paris, comme cadet gentilhomme et ensuite, il entra dans la marine comme aspirant, où sa petite taille (1,60 mètre) le fait remarquer.

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Comme aspirant, il suit les cours de l’Ecole d’application navale de Brest, où il se spécialise dans les techniques de la cartographie.
Embarqué, à bord de l’Actif faisant partie de la flotte de la Motte-Picquet (1720-1791), il participe au blocus de Gibraltar (1779-1783) et à divers combats contre les navires anglais.
Il sert, durant les dernières années de la Guerre d’Indépendance américaine, brillamment dans la marine du roi, en particulier aux Antilles.
Au rétablissement de la paix, il entreprit des voyages scientifiques avec Lapérouse (1741-1788).
Lorsque survient la Révolution, il choisit en 1790 d’émigrer et de rejoindre l’armée de Condé à Coblence.
Il y est déçu par l’accueil qui lui est fait et par les querelles entre émigrés.
Après la dissolution de cette armée, suite à la bataille de Valmy du 20 septembre 1792, Las Cases se rend en Angleterre, participe à la préparation de l’expédition de Quiberon, débarque à l’île d’Yeu.
Après l’échec de cette expédition, il peut réembarquer et revenir en Angleterre.
A Londres, il travaille à la rédaction d’un atlas géographique et donne des leçons.
C’est à cette occasion qu’il noue une fidèle amitié avec l’épouse du riche baronet Thomes Clavering " une jolie lady française".

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Il remporte un grand succès en Angleterre en 1802, après la publication, sous le pseudonyme de A.Lesage, d’un Atlas historique, généalogique, chronologique et géographique.
Cet ouvrage connaîtra le même succès en France, puisqu’à partir de 1803, une édition paraîtra chaque année.
En 1812, il effectue une mission d’inspection des dépôts de mendicité et des prisons qui lui fera proposer d’utiles réformes à Napoléon.
Au printemps 1814, il participe à la défense de Paris comme chef de bataillon à la 10e légion, sous Moncey. (1754-1842).
Après l’abdication de Napoléon (1769-1821), il refuse de siéger au Conseil d’Etat et rejoint Londres.
Au retour de l’Aigle, Las Cases est aux Tuileries dès le 21 mars 1815.
Dès le 24 mars 1815, il retrouve ses fonctions de chambellan et de conseiller d’Etat.
Après Waterloo, il reste au service de l’Empereur et sollicite l’honneur de partager son exil.
Marquis d’Ancien Régime, officier de marine émigré pendant la Révolution, devenu chambellan et comte de l’Empire puis conseiller d’État pendant les Cent Jours, Emmanuel de Las Cases ne présenterait dans l’épopée napoléonienne qu’un intérêt restreint s’il ne s’était attaché à son maître proscrit et n’avait publié en 1823, deux ans après la mort de l’Empereur, le Mémorial de Sainte-Hélène, qui fut peut-être le livre le plus lu du XIXe siècle.
Las Cases avait, avec son fils (Emmanuel Pons de Las Cases – 1800-1854), suivi Napoléon à Sainte-Hélène et y sont restés durant dix-huit mois jusqu’à son expulsion en 1816.
Au jour le jour, il a consigné les propos de l’Empereur.
Il prit, sous sa dictée, le récit de certaines de campagnes de l’Empereur et noté les persécutions dont l’illustre captif était l’objet de la part de ses geôliers, dont Hudson Lowe (1769-1844).
Le 7 août 1815, Napoléon et sa suite montent à bord du Northumberland.

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Au cours de la traversée à destination de Sainte-Hélène, Las Cases note déjà les premiers souvenirs de Napoléon, qui sont remis en ordre en fin de journée par son fils Emmanuel.
Napoléon commence ses dictées le 9 septembre 1815, en mer.
Ces dictées seront à l’origine du Mémorial de Sainte-Hélène.
Las Cases sait se faire apprécier Napoléon par ses manières affables, son érudition et sa disponibilité.
Les dictées continuent jusqu’en novembre 1816.
C’est à cette époque qu’il confie au serviteur James Scott une lettre clandestine pour Lady Clavering Châtelaine à Louveciennes (née Claire Gallais 1770-1854), dans laquelle il dénonce les conditions de détention de l’Empereur.
Malheureusement, le serviteur en informe Hudson Lowe et le 21 novembre 1816 Las Cases et son fils sont arrêtés.
Las Cases et son fils sont expulsés et quittent l’île de Sainte-Hélène le 30 décembre 1816 sur le Griffon pour le Cap, où ils restent en quarantaine, avant de regagner l’Europe.
Refoulés d’Angleterre en novembre 1817, ils sont conduits à Ostende.
La France, les Pays-Bas et l’Autriche refusent de leur donner l’asile.
Las Cases et sa famille s’installent en décembre 1817 à Francfort, puis au pays de Bade au début 1818.
Après la mort de Napoléon en 1821, l’autorisation de rentrer en France est accordée à Las Cases dans les derniers jours de juillet 1821 et il arrive à Paris le 15 août 1821.
En 1822, il récupère ses manuscrits et les huit volumes du Mémorial de Sainte-Hélène ou journal, où se trouve consigné jour par jour tout ce qu’a dit et fait Napoléon durant dix-huit mois, du 20 juin 1815 au 25 novembre 1816.
Il publia en 1823 ce "Mémorial" dont le retentissement fut si grand qu’il fut réimprimé en 1824, 1830, 1835, 1840 et surtout 1842 avec illustrations de Nicolas Charlet et lui rapportent 3 millions de francs (+/- 9,5 millions €).

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Il fut traduit en de nombreuses langues et, enfin, qu’il valut à Las Cases un siège de député en 1831.
La légende napoléonienne doit beaucoup à cet ouvrage.
En 1831, Las Cases est élu député de l’arrondissement de Saint-Denis et siège à l’extrême gauche de la Chambre des députés.
Il est réélu en 1839.
Aveugle, il ne peut accompagner le prince de Joinville à Sainte-Hélène pour le Retour des Cendres de Napoléon.
Le 15 décembre 1840, il est présent aux Invalides, lors de la cérémonie.
Il mourut le 14 mai 1842, après avoir eu la satisfaction de voir rendre à la France les restes mortels de l’homme à qui il avait donné des preuves d’un attachement et d’un dévouement qui honorent toujours sa mémoire.

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Posté le 06 août 2021 - Dernier Panache *

Dans le Vieux Château du Puy du Fou.

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Posté le 03 août 2021 - Château Médiéval en Photos. *

Le fort de l'An Mil.*

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Commencée au IVème siècle avec St HILAIRE (300-368) l'évangélisation du Poitou dura plusieurs siècles.
Au VIIème siècle l'influence de St PHILBERT (617-684) à Noirmoutier est prépondérante.
C'est le premier âge du monachisme (mode de vie de personnes qui ont prononcé des vœux de religion).
Puis de nouvelles abbayes vont se créer, vers la fin de la période avec Luçon, Saint Michel-en-l'Herm, Maillezais, Nieul-sur-l'Autize...
Dans les lieux de culte, les gens vont chercher réconfort, sens spirituel, instruction, soin des malades...

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C'est en ayant à l'esprit tout le climat bouillonnant de ces 3 ou 4 siècles de Moyen âge, que le Puy du fou a imaginé ce FORT DE L'AN MIL et son village protégé.

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Puissant, majestueux, contreforté (muni d'un contrefort) aux angles par 4 gros chênes venus tout exprès de la forêt de Mervent, ce donjon a été fait à l'ancienne, avec colombages, torchis et accès au 1er niveau.
La partie haute, couverte en lauzes (pierres – Ardoise épaisse), aménagée pour la défense, s'appuie sur des hourds qui flanquent les parties verticales.

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La partie basse est protégée par une palissade de pieux, au sommet de la motte.
La passerelle de bois, qui enjambe le fossé en eau, en est le seul accès possible.
Il est entouré d'une double protection : palissade de pieux effilés et d'un fossé en eau.

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Pour y accéder, il faut franchir l'une des passerelles de bois au nord.
L'ensemble est composé de 5 à 6 chaumières (couvertes en chaume) s'ordonnançant harmonieusement autour d'une petite place.
L'architecture des 3 habitations principales (Maison du Village (voir décor du spectacle Vikings), Maison du Forgeron, Maison du Tisserand) est différente, témoignant ainsi de plusieurs époques.

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La demeure du Tisserand paraît plus récente avec ses colombages et sa superbe cheminée latérale.
Les 3 autres constructions sont des cabanes ouvertes aux deux extrémités (Forge, Atelier de tissage actuellement animalerie et la Cabane au bétail actuellement la Bijouterie-Coutellerie).
Il y a bien sûr le point d'eau, la chapelle (qui ne se visite pas) imaginée sur les bases d'un FANUM (temple gallo-romain) mais ayant l'allure d'une croix grecque, sans oublier le clocher (inaccessible) à l'ossature superbe.

SH109185L'ensemble mérite vraiment le détour, même si ce village paraît un peu vidé de ses habitants (seul le forgeron est encore là, affairé autour de son enclume...).

Puy du Fou 2011 - 4424Sans doute la population a-t-elle fui, devant l'arrivée des NORMANDS ...mais allez donc voir de l'autre côté de la palissade, il s'y passe des choses étonnantes.

Mais venez donc voir de l'autre côté de la palissade, il s'y passe des choses étonnantes. 

1. La maison du village.

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C'est une maison mixte qui abrite les animaux à droite, et les personne de à gauche.
Au centre, le foyer où l'on cuit les aliments à l'étouffé.
La fumée s'échappe au faîtage du toit de chaume à ciel ouvert.

2. Le Puits du village.

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C'est un puits à balancier, qu'une seule personne pouvait se manœuvrer grâce à un contrepoids qui équilibre la charge à la remontée (aujourd'hui disparu pour des raisons de sécurité).

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Le sceau s'accrochait au bout d'une corde et c'est en tirant sur celle-ci qu'ont pouvait le faire descendre et remonter. 

3. L'atelier de tissage. 

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C'est une activité qui a toujours été primordiale.
C'est la raison pour laquelle l'atelier est au centre du village.
L'excavation du sol était destinée à maintenir le degré d'humidité nécessaire à la solidité des fils travaillés.
Le métier lui-même était vertical à deux barres et on y tissait le lin et la laine.
Aujourd'hui, elle sert de cabane pour le bétail.

4. La maison du tisserand. 

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La demeure du Tisserand paraît plus récente avec ses colombages et sa superbe cheminée latérale en brique, où l'on pouvait cuire des aliments à feu vif.
Avec l'apparition du bas-fourneau, cette bâtisse est devenue la maison du forgeron. 

5. La forge.

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Le métal est rendu malléable par de multiples "réchauffes" dans un foyer activé au bois.
On peut alors le façonner sur l'enclume, pour en faire une épée, un fer à cheval, une pointe de flèche, un couteau, un récipient ou tout autre objet…. 

6. La maison du forgeron. 

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Maison typique, rafistolée au cours des siècles, avec ses murs en moellons bien alignés.
Les forts chaînages d'angle, le pignon en colombage et la souche de la cheminée perçant le faîtage en son centre.
Les ouvertures s'éclairage ne laissent passer que peu de lumière. 

7. La cabane au bétail. 

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Très harmonieuse avec ses bas murets, sa charpente incurvée et son faîtage de charme hérissé.
A l'origine, elle abritait les grands animaux et sa partie supérieure servait de grenier à fourrage.

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Aujourd'hui, elle abrite la bijouterie et la coutellerie.

8. La petite chapelle. 

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La construction utilise les structures d'un temple gallo-romain (Fanum), en les modifiant d'un plan cruciforme  aux allures d'une croix grecque avec absidiole (chapelle secondaire).
Les longues baies d'éclairage ont surtout une fonction défensive.
La chapelle est prolongée sur sa gauche par deux bâtiments accolés à usage de sacristie et de remise. 

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Vue des tribunes, le mur de façade conserve encore des éléments du portique du Fanum (Poignons de poutre en avancée sous le chaume).
Si vous observez bien le fronton, on remarque le réemploi de sculptures anciennes (Croix mérovingienne – Chrisme latinisé avec l'alpha et l'oméga et un chapiteau du VIème siècle).
Elle ne se visite pas et sert pour le spectacle "Vikings". 

9. La Stèle. 

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On aperçoit une stèle funéraire du VIIème siècle rappelant la présence du cimetière auprès de la chapelle. 

10. Le clocher.

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Construit à côté de l'église, il abritait une petite cloche de bronze que l'on sonnait les offices et qui servait de tocsin dès que l'ennemi approchait.
Pour des raisons de spectacle, cette cloche à été déplacée et se trouve au sol. 

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Elle mentionne l'année de construction du Fort de l'An Mil.
Ce clocher de 9 mètres de haut est couvert en bardeau (lattes de bois).

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Auparavant, il était surmonté d'une girouette représentant un coq en cuivre (retirer pour des raisons de spectacle).

11. La maison du pêcheur.

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Située un peu à l'écart du village, cette bâtisse est très simple.
Constituée d'un simple bardage de bois et de son toit en chaume.
Elle permet au pêcheur d'étendre et de réparer ses filets, mais aussi entretenir son embarcation.
Et pour finir notre visite, sortons du village.

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Pour le confort des visiteurs du grand parc, plusieurs petites constructions.
A commencer par les toilettes abritées dans un bâtiment en pierres.

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Ensuite les petits pavillons aux fines décorations (engoulant, et croix celtique) servant d'endroit réservés au pique-nique.

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Et un espace rafraîchissement pour les chaudes journées d'été.

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Mais comment étaient construite les maisons des Vikings ?
Les maisons vikings étaient adaptées à la région et donc construites avec les matériaux à disposition dans le proche environnement.
La tourbe est le plus ancien et le plus commun des matériaux de construction, naturellement isolant.
Les bâtiments situés à l'intérieur des forteresses circulaires avaient de solides murs de madriers qui ont nécessité de grosses quantités de chêne.

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La maison viking était généralement une maison longue nommée halle Une assise de pierres empêchait les poutres les plus basses des murs des maisons en bois de pourrir en les isolant du sol humide.
Cette assise pouvait parfois supporter un plancher de madriers surélevé qui permettait une certaine isolation tout en protégeant un éventuel plancher de bois de la décomposition.
Les pierres des assises, avec les trous laissés par les poteaux de bois, sont souvent les seuls vestiges des habitats vikings.

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Plusieurs techniques pouvaient être employées au sein d'une même construction.
Les murs en bois pouvaient être construits de différentes manières.
A colombage avec des remplissages en argile roidie de claies à l'intérieur d'un châssis de chêne.
Avec une alternance de planches horizontales et de poutres verticales.
En bois debout.
En entrecroisement de poutres horizontales et d'encoignures, en cloisonnage avec des remplissages d'argile et de fumier.
Les clous étaient couramment utilisés pour l'assemblage de certains éléments en bois.

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Les murs étaient construits directement sur le sol sans qu’on construise de fondations.
Les contours des murs étaient délimités et, généralement, la tourbe de l’intérieur de la maison était prélevée pour ensuite servir à la construction des murs.

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Les murs de tourbe ont généralement une épaisseur de 1 à 1,2 m.
Au bas du mur, de grosses pierres ou galets sont placés le long des bords intérieur et extérieur du mur.
Des mottes de tourbe et d’autres pierres étaient déposées en alternance sur les côtés intérieur et extérieur.
De la terre était utilisée pour combler les espaces entre les couches.
À intervalles réguliers, des blocs de tourbe étaient placés perpendiculairement au mur afin de le solidifier.
La section supérieure du mur était érigée avec des blocs en cale et des mottes de tourbe entre les couches.
À l’extérieur, une légère inclinaison vers l’intérieur était appliquée au mur pour qu’il supporte mieux le poids de la toiture.

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À l’intérieur, le mur se rétrécissait légèrement jusqu’à sa mi-hauteur, puis s’inclinait vers l’intérieur jusqu’à ce que les lignes verticales du haut et du bas du côté intérieur se rejoignent.
Les deux principaux types de charpente étaient les maisons à toiture en poutres de bois et les maisons à chevrons, qui comprenaient tous deux plusieurs sous-catégories.

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La toiture était généralement faite de trois couches.
Traditionnellement, le toit de chaume est surmonté d'un lit d'argile où des iris sont plantés.
Les racines, ou plutôt rhizomes, de l'iris aident à mailler les extrémités du roseau ensemble dans le chaume et enlèvent l'excès d'humidité de la crête.

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A l’extérieur de la maison se retrouvait de la tourbe dont le coté gazonné était vers le bas et sur laquelle de la terre avait été compactée, puis une nouvelle couche de tourbe y était déposée, côté gazonné vers le haut.
Il était également fréquent de placer de petites branches ou des brindilles sous la tourbe pour empêcher les chevrons de pourrir.

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Posté le 01 août 2021 - Fort de l'An Mil *

Le Rêve

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Posté le 30 juillet 2021 - Cinéscénie en Photos. *

La machine à coudre.*

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Vers 1700, la Renaissance voit des vêtements très élaborés et ornés.
A ce moment-là, pourtant, tout est fait à la main.
S'il devrait y avoir une nécessité, c'était bien une machine à coudre. 
L'Allemand Charles Weisenthal (1726-1789), qui en 1755 a vécu en Angleterre, a inventé une aiguille avec le chas au milieu et à chaque extrémité une pointe.
D'autres, comme Josef Madersperger (1768-1850) et John James Greenhough (1812-1908), ont utilisé aussi cette aiguille.

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Ces aiguilles sont aujourd'hui toujours utilisées dans l'industrie de la broderie
En 1790, l'ébéniste anglais Thomas Saint présentait une demande de brevet pour une machine à coudre en bois capable de faire un point de chaînette.
Saint Thomas est considéré comme l'inventeur de la machine à coudre.

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Son point de chaînette à la machine a été conçu pour une utilisation dans les ateliers pour la fabrication de chaussures et de bottes, le travail le plus intensif.
En 1800 Balthazar Krems de Mayen (1760-1813), Allemagne, fabricant de bonnets de nuit invente le point de chaînette extensible.
Il a utilisé en premier une aiguille avec le chas à la pointe de l'aiguille.

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Il était le premier à obtenir la boucle du point de couture à l'envers du tissu.
Entre 1814 et 1851, de nombreux brevets seront déposés et sera une période de modernisation des machines coudre.
Mais, la machine à coudre fut réellement créée en 1830 par le premier brevet de "mécanique à coudre".
Faite de bois et ne disposant que d’un seul fil, la machine à coudre ne faisait qu’un point de chainette et à une vitesse de 200 points minute.
Autant dire que les couturières de l’époque n’avaient pas encore de quoi se réjouir. 
La machine à coudre telle que nous la connaissons prend ses origines plus tard en 1834 par l’utilisation d’une navette (canette) et donc de deux fils pour la couture.
En 1834 Walter Hunt (1796-1859), (concepteur de l'épingle de sureté et le premier stylo), réussi, au moyen d'une navette et pour la première fois dans l'histoire, de faire un point droit comme on le connait aujourd'hui, de se former.

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Il est le fondateur du principe de la couture, avec 2 fils un fil supérieur et un fil inférieur.
En France, la manufacture de machine à coudre fut prospère et on retrouve des noms industriels tels que Peugeot parmi ces fabricants, faisant gagner en 1878 la légion d’honneur à Benjamin Peugeot (1833-1905).
Entre 1851 et 1860, Georg Michael Pfaff (1823-1893), un confectionneur d’instruments, fabriqua sa première machine à coudre et fonda l’usine de machine à coudre G.M. Pfaff à Kaiserslautern, en Allemagne.
Aujourd’hui la marque de machine à coudre PFAFF continue de marquer l’histoire comme fabricant de machines à coudre de haute précision.
Les machines à coudre PFAFF, sommet de l’ingénierie et du design allemands, sont les machines de précision de haute qualité que les couturières du monde entier souhaitent posséder.

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La marque PFAFF est forte d’un héritage de couture de plus de 150 ans qui crée un climat de développement continu et la conception de machines de couture et de broderie de haute qualité.
Au lendemain de la guerre, les machines à coudre fabriquées en Europe (Pfaff) étaient fabriquées en acier issu directement des véhicules blindés hors services et abandonnés par les armées, mais également des obus présent partout en Europe. 
Lourde mais robuste, ces machines à coudre n’étaient capables en générale que de faire du point droit et du zig zag avec largeur fixe de point.
Les possibilités de réglages sur ces points ne sont apparues que bien plus tard.
En tant que perfectionnistes de la couture, les machines PFAFF sont le catalyseur créatif des couturières passionnées et permettent d’obtenir des résultats de haute qualité dans tous les aspects de la couture.

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Réputées pour leurs perfectionnements techniques et leur précision, les machines à coudre et à broder PFAFF inspirent la perfection aux couturières.
Aujourd’hui il n’existe plus que quelques marques de machines à coudre telles que Brother, Elna, Bernina, Pfaff, Babylock, Singer, Husquvarna, Janome.
Toutes utilisent le système de machine à deux fils avec point noué.
Cette banalisation de la machine à coudre, qui fut en son temps un immense pas en avant dans l’industrie du textile, ne doit pas pour autant faire oublier qu’une machine à coudre s’entretient et qu’il faut en prendre soin. 

Posté le 27 juillet 2021 - Bourg 1900 *