Puy Story

Histoire d'une région.

SAINT-PHILBERT.*

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C'était il y a 1200 ans !
L'histoire nous est contée par un texte très ancien, la Vita Sancti Filiberti (Vie de St Philbert) écrite au VIIème siècle, sans doute par un moine anonyme de Jumièges, et réécrite par un moine de Noirmoutier appelé ERMENTAIRE vers 853-854.
L'orthographe exacte serait FILIBERT, selon les premiers textes connus.
Mais cette écriture a varié suivant l'humeur des copistes, ou les traditions régionales :
FILBERT - PHILIBERT - PHILBERT - PHILEBERT - PHLIBERT - PHLIBART - PHILIBART.
Dans l'ouest de la France (Anjou, Normandie, Poitou et Vendée) on dit plus volontiers : PHILBERT.
On attribue à son nom une origine germanique qui signifie : "Le très brillant".
Philbert est né à EAUZE (Gers), capitale de l'Aquitaine au temps des rois mérovingiens, vers l'an 616.
Il était fils d'un haut fonctionnaire royal qui s'appelait Philibaud.
De sa mère l'histoire n'a pas retenu le nom.
Son père fut nommé Evêque d'Aire (Landes) à la demande des habitants, en l'an 820.
On en déduit qu'il était alors veuf, et donc que PHILBERT connut à peine sa mère.

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A 15 ans, on le destine à une carrière administrative, et PHILBERT s'en va à la Cour du Roi.
La Cour de DAGOBERT est alors fastueuse.
Elle est le creuset d'idées bouillonnantes en quête de renouveau de la société franque.
Les extrêmes s'y côtoient, hommes rudes et brutaux comme EBROIN, gens pieux et instruits comme St ELOI. 
Très vite, PHILBERT se lie d'amitié avec WANDRILLE et OUEN (l'un devint Abbé, et l'autre Evêque de Rouen)
Au bout de 5 ans, il renonça aux fastes de la Cour pour devenir moine à son tour.
Il rentre alors au monastère de REBAIS (Seine-et-Marne) où il va passer 15 ans avant d'en devenir le Père Abbé, en 650.
C'est alors qu'il voyage beaucoup d'une abbaye à l'autre en France, Italie, Bourgogne.
Il va faire "provision d'expérience", non seulement à la recherche de la règle idéale pour ses futurs monastères, mais aussi en observant attentivement les réalités sociales, politiques et économiques de son temps.

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C'est une époque où la vie monastique fleurit.
Les abbayes deviennent des hauts-lieux non seulement de la recherche de Dieu, mais aussi du travail intellectuel et manuel.
Elles ont un fort impact sur les populations qu'elles évangélisent, instruisent et soignent.
En 654, PHILBERT fonde lui-même sa propre abbaye, dans une boucle de la Seine, à JUMIEGES, dans la province de Normandie qui s'appelait alors la NEUSTRIE.
L'importance des ruines actuelles de cette abbaye donne une idée de ce que dut être son rayonnement, quand on pense qu'elle fut capable d'accueillir jusqu'à 900 moines à la fin du VII' siècle.
Poursuivi par la haine du Maire du Palais EBROIN, à qui il avait dit ses quatre vérités, PHILBERT fut d'abord emprisonné à Rouen, puis chassé, interdit de séjour ,à Jumièges.
Il trouve asile alors, près de l'Évêque de Poitiers ANSOALD, qui lui confie l'île d'HERIO (Noirmoutier) en 675, avec quelques possessions intéressantes sur la côte :
AMPENNUM (Beauvoir-sur­Mer) et DEAS (St-Philbert-de-Grand-Lieu).
Mais à Noirmoutier, il n'arrive pas dans un endroit désert.

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Il existait déjà de petites communautés avec village, chapelle et nécropole (aux lieux dits actuellement St-Hilaire et St-André) et même une activité de sauniers à Luzéronde.
Dans cette île, il va fonder un nouveau monastère, certes moins grandiose que celui de Jumièges, mais dont le rayonnement sera tout de même très important.
Regain d'évangélisation des habitants, protection contre la mer (avec de nouvelles digues), utilisation de la mer (développement des marais salants, du commerce maritime et fluvial).
Cet homme extraordinaire PHILBERT, à la fois moine retiré du monde, priant dans la solitude des forêts, ou près des rochers sur le rivage, fut en même temps homme de son temps, très impliqué dans la vie économique et le commerce, plantant ses monastères en des lieux stratégiques.
Evincé de l'estuaire de la Seine, il se remet au travail dans l'estuaire de la Loire.

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Au bout de 10 ans, PHILBERT rendit son âme à Dieu, au milieu de ses moines et du peuple de Noirmoutier, le 20 août 685 (ou 687- 688).
Aussitôt il devint SAINT PHILBERT, canonisé par la voix populaire.
De suite, il fait l'objet d'un culte public qui se propage rapidement, de la Bretagne à la Gascogne.
Aujourd'hui 25 diocèses de France célèbrent solennellement sa fête.
Plus de 50 églises lui sont officiellement dédiées et, dans combien d'autres innombrables, des statues, des vitraux, des peintures attestent la vénération des fidèles.
Des communes même portent son nom.
En Vendée, St-Philbert-de-Bouaine et St-­Philbert-du-Pont-Charrault.
Des abbayes lui doivent un nouveau rayonnement comme Luçon et St­Michel-en-l'Herm.
Au lendemain de sa mort les miracles commencent.

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Les malades arrivent, toujours plus nombreux avec, parmi eux, beaucoup d'enfants et de femmes.
Les miracles n'en finissent pas de se succéder et de se multiplier.
La Vita Sancti Filiberti est intarissable sur ce sujet.
Au IXème siècle les NORMANDS arrivent.
L'abbaye de Noirmoutier est parmi les plus exposées. ERMENTAIRE écrit :
"Ces barbares s'abattaient souvent sur le port de l'île, se conduisaient comme des gens féroces et dévastaient tout.
Les habitants, suivant l'exemple de leur seigneur, préfèrent s'enfuir plutôt que de courir le risque d'une extermination".
On essaye bien de fortifier l'abbaye.
Déjà on organise une situation de repli dans le monastère de DEAS (St-Philbert-de-Grand­lieu).
Mais le péril grandit d'année en année, toujours à la belle saison, là où la mer est la plus calme.

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Aussi, en juin 836, la décision est prise, et le corps de SAINT PHILBERT quitte l'île de Noirmoutier où il reposait depuis 150 ans.
Le lourd sarcophage de 2 tonnes, en marbre bleu des Pyrénées, va s'acheminer, par AMPENNUM (Beauvoir-sur-Mer) jusqu'à DEAS.
Là il fallut modifier l'église monastique et lui adjoindre une crypte pour contenir le Saint Tombeau.
Les reliques de SAINT PHILBERT vont reposer tranquillement dans l'abbatiale carolingienne pendant 22 ans.
Puis il fallut fuir à nouveau.
Dès 846, la communauté part à Cunault, domaine royal concédé par Charles-le-Chauve, en laissant les reliques à Déas, adroitement camouflées.
Mais en 858, perdant tout espoir de retourner à Noirmoutier, ils décident d'aller chercher les reliques.

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Lors, on laissa sur place le lourd et encombrant sarcophage (qui s'y trouve toujours d'ailleurs), on plaça les ossements du SAINT dans une épaisse enveloppe de cuir, et furtivement on les achemina au petit monastère de Cunault, possession désormais de la communauté.
Mais Cunault était trop proche de l'océan, et constituait une proie facile pour les NORMANDS, qui remontaient de plus en plus haut sur la Loire, toujours prêts à piller les monastères.
Aussi, 4 ans plus tard, les moines vont fuir à nouveau, avec leurs précieuses reliques, avec toujours beaucoup de miracles, chemin faisant.
Ils vont arriver en 862 à MESSAY, une de leurs possessions.
Ils vont y rester 9 ans.
La communauté des moines de SAINT-PHILBERT ne se sent toujours pas en sûreté définitive, et les incursions normandes commencent à rendre le séjour en Poitou intenable.

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Aussi, toujours dans l'espoir d'un refuge stable, l'Abbé GEILON, qui dirige alors la communauté, donne l'ordre à ses religieux de se remettre, une 4ème fois, en route d'exil, toujours accompagnés des reliques de leur fondateur SAINT PHILBERT.
Ils aboutissent cette fois en Auvergne, à l'abbaye de SAINT-POURCAIN-SUR­SIOULE, en 871.
Ils sont désormais à l'abri des invasions Barbares.
Cependant, ils n'y resteront que peu de temps.
L'Abbé GEILON, en effet, avait de grandes ambitions pour sa communauté.
C'est pourquoi il se fait concéder, par Charles-le-Chauve, le 19 mars 875, le territoire de TOURNUS.
Le Roi, "donne à perpétuité à la Sainte Vierge, à Saint Filibert, illustre confesseur du Christ, comme aussi à l'Abbé GEILON et à sa congrégation errante ... l'abbaye de Saint Valérien, le château de Tournus, la ville de Tournus, avec tous ses habitants et tout ce qui en dépend ... ".
Aussitôt les moines prirent possession de leur nouveau domaine, le 14 mai 875 et y déposèrent définitivement les précieuses reliques de SAINT-PHILBERT, où elles sont toujours.

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L'exode aura duré près de 40 ans.

Posté par Puystory le 01 mars 2019 - VIKINGS - Commentaires [1] -


Jardiniers au Puy du Fou.

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Les jardiniers du Puy du Fou sont à pied d’œuvre pour parfaire les allées et décors du Grand Parc avant d’accueillir les premiers visiteurs de la saison 2019 dès le 6 avril prochain !

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Posté par Puystory le 27 février 2019 - Jardin, plantes et légende - Commentaires [0] -

Les ombres d'un passé !!

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Posté par Puystory le 27 février 2019 - Cinéscénie en Photos. - Commentaires [1] -

Derniers souvenirs

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Un dimanche après-midi d'octobre, mon grand-père m'avait demandé de l'accompagner pour sa promenade habituelle aux environs de la ferme (sans savoir que ce serait la dernière).
Tout était calme dans la campagne.
Un soleil d'automne sans éclat accordait cependant à la nature une beauté bien qu'éphémère.
Les feuilles des arbres se détachaient au vent léger et des oiseaux s'envolaient en bandes furtivement vers le bosquet voisin.
Mon grand-père aimait parcourir les champs qui lui rappelaient tant de souvenirs.
Il n'avait jamais quitté ce coin de terre auquel il s'était attaché.

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Il connaissait tous les arbres centenaires témoins de son labeur, les chemins creux, les haies et les fourrés touffus les coteaux nappés de genêts.
A l'entrée d'un champ, son regard se porta sur un grand chêne.
Enfant, il avait joué sous son ombre en gardant le troupeau.
Plus tard, il était venu par les grandes chaleurs y faire la sieste.
Plus loin, il ne cessait d'admirer les sillons fraichement labourés qui s'alignaient droit devant nous.
Son regard perdu dans le lointain, il devint soudain triste.
Il ne disait plus un mot.
Je restais silencieux à côté de lui.
Je devinais l'émotion qui l'habitait au soir de sa vie.
Bientôt, il devait quitter les terres qu'il avait labourées, sa famille à qui il laisserait le patrimoine de ses ancêtres.

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Peut-être entrevoyait-il aussi le passé avec ses joies, ses souffrances, ses épreuves et l'espoir qui ne lui avait jamais manqué.
Il était resté homme de bien toute sa vie, en accord avec lui-même.
Il se confiait peu.
Peut-être de peur d'en dire trop.
Comme les paysans, il portait tout cela en son cœur.
Chez nous, l'âme du paysan a ses secrets.
La transmission de son exemple, de son courage et du patriotisme s'accomplissait ainsi sans parole.

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Au contact de mon grand-père, dès mon enfance, l'amour de la terre et la fierté du paysan s'étaient déjà enracinées en moi.
Cette vie qui s'harmonisait pleinement avec la nature m'agréait.
Les saisons amenaient la diversité de mes occupations.
Je ne puis vous d'écrire tout le charme poétique qui m'envahissait quand je traçais les sillons dans la glèbe ou lorsque je conduisais la charrette remplie de gerbes de blé.
Autour de moi un monde d'oiseaux et d'animaux familiers.

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Je me sentais heureux alors, insouciant, sans doute, inconscient peut-être.
Ma jeunesse ne voulait pas renier ce passé plein d'idéal, car mes pensées, mes aspirations ne s'arrêtaient pas au bout du chemin.
Mais peut-être se sont-elles révélées, et puis un jour,… "En cet été 1793…." .
Un événement déchirant est venu dans le bocage marquer la conscience des gens de mon âge…
"Je n'avais pas encore 16 ans, j'étais garde au Puy du Fou.
Avec mes frères et mes voisins, je m'en suis allé au combat, comme je m'en allais à l'ouvrage..
Avec les armes de la grange, la faux que l'avais emmanchée… droit pour en faire une baïonnette, la fourche qui me servait de pic, un aiguillon qui me servait de lance…
Je n'avais pas peur.
Ainsi que le disait mon père :
"Le courage s'accomplissait en moi comme la marche et la respiration.
Cependant, moi non plus, je n'avais rien pu faire…..
Les colonnes infernales de Turreau étaient passées.".

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J. Maupillier (garde)

Posté par Puystory le 25 février 2019 - Parole de Jacques Maupillier - Commentaires [1] -

Tolède, une évidence pour le Puy du Fou

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Le Puy du Fou est aujourd’hui devenu un succès populaire remarquable, grâce à sa stratégie de création permanente, son audace et son exigence pour faire de chaque projet une œuvre unique.
Son excellence artistique et technique, couronnée de deux distinctions internationales en 2018, et sacré notamment 1er parc en Europe annonce aujourd’hui le développement de son concept unique à Tolède en créant un monde dédié à l’Histoire de l’Espagne.
Le choix de Tolède est une évidence pour le Puy du Fou qui s’explique par sa légitimité historique.
Tolède est l’un des hauts lieux de l’Histoire de l’Espagne.
Classée au patrimoine mondial de l’humanité́ depuis 1986, elle offre une richesse culturelle immense.

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A seulement 55 minutes de Madrid, Tolède occupe une position centrale en Espagne et de grandes facilités d’accès.
La fréquentation touristique de l’Espagne connaît depuis plusieurs années une forte croissance et Tolède fait partie des atouts espagnols.
Plusieurs millions de touristes viennent chaque année découvrir les merveilles de la cité, dont 77% d’Espagnols, pour lesquels Tolède est un haut lieu de mémoire.
Le projet du Puy du Fou a été́ accueilli avec un grand professionnalisme par les équipes de la région Castille-la Mancha et de la ville de Tolède.

Posté par Puystory le 24 février 2019 - Z. Puy du Fou Espagne (TOLEDO). - Commentaires [0] -


Chevaliers de la Table Ronde

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Posté par Puystory le 22 février 2019 - Chevalier Table Ronde en Photos. - Commentaires [2] -

L'histoire, le temps et les périodes.

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1. Qu'est-ce que l'histoire ?
C'est un retour dans le PASSE dans le but de connaître la vie des hommes.
C'est-à-dire les événements (ex.: l a guerre), mais aussi tout ce qui a été adopté par les hommes depuis leur origine.
Habitudes, manières de penser, lois, religions, arts, sciences, techniques, etc., bref, en un mot, la CIVILISATION.

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2. Comment connaître l'histoire ?
a. Par le souvenir mais imprécision, oubli, erreur... et impossibilité de remonter personnellement au-delà de 100 ans !
b. Par la documentation.
La documentation est recherchée dans le but de retrouver la VERITE.
2 sortes de documents existent :
- les documents écrits (lettres, textes de lois . . .).
Ce sont les meilleurs, mais ils ne disent pas toujours la vérité (ex. : les journaux !).
- les documents non écrits (monuments, pièces de monnaie, bijoux, armes...).
Il est difficile de les expliquer.
L'archéologie est la science qui étudie les monuments anciens.

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3. La chronologie.
a. Qu'est-ce que l a chronologie ?
C'est la science qui permet de dater les événements afin de les replacer correctement les uns par rapport aux autres.
b. Quel en est le point de départ ?
La naissance du Christ est le point ZERO à partir duquel les années sont comptées (ex.: 1968 = 1968 ans après la naissamce du Christ).

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4. Quelles sont les grandes divisions du temps ?
- L'année
- Le siècle (100 ans) ex.: I968 = 20e siècle (19 + 1).
- Le millénaire (1000 ans ou 10 siècles).
- Les grandes périodes :
La préhistoire : du premier homme à l'invention de l'écriture.
L'histoire :
+ L'Antiquité : de l'Egypte ancienne à la disparition de l'empire romain (5ème siècle).
+ Le Moyen Age : de la disparition de l'empire romain aux grandes découvertes du 15e siècle.
+ Les Temps Modernes : des grandes découvertes à la révolution française de 1789.
+ Les Temps Contemporains : de la révolution française à nos jours.
Ces divisions n'ont été choisies que pour faciliter l'étude (en effet : Antiquité en 475 et Moyen Age en 476 ?).

Posté par Puystory le 20 février 2019 - X. 1 Un peu d'Histoire. - Commentaires [0] -

Le Livre des Rêves

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Un  artiste, un album, des émotions à découvrir sur :

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https://www.deezer.com/fr/album/87069372?fbclid=IwAR1pYmmWA1YBygXfVNcsZY8UZwiV9UgCOCllrn8I-ehoRxk44GlCa18Hu0I

ou si vous souhaitez acquérir ce beau CD ou quelques titres, allez sur :

https://www.band.fm/richard-liegeois/page6241?fbclid=IwAR0HCAZwWLBNynPFxQ6E1pAv7hwjp4U50ra6J2PLmL3WFeLGWDIkbpnLZis

Posté par Puystory le 19 février 2019 - Z. Richard Liegeois. - Commentaires [1] -

De nuit au Puy du Fou

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Posté par Puystory le 18 février 2019 - Grand Parc en Photos. - Commentaires [1] -

Le Donjon des Herbiers

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Nous voici devant le dernier donjon féodal entourant le Puy du Fou, le donjon Roman des Herbiers, appelé communément le "Château Bousseau".
Les Herbiers furent dès la Préhistoire un centre important.
Des pistes gauloises puis romaines s'y croisaient, avec un camp retranché établi sur les hauteurs du Landreau, protégé par le vaste lac qui s'étendait jusqu'au Pont de la Ville, ancienne route d'Ardelay.
Lors de l'occupation romaine, deux grandes voies se croisaient aux Herbiers.

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Celle de Nantes à Rome, existant encore en partie, après avoir traversé tout le territoire de Beaurepaire.
L'autre dite "Route de Brest à Aigues-Mortes", traversait en partie Beaurepaire, Sérit, les Bois-Verts, les Herbiers, Mouchamps, Chantonnay.
C'est la voie appelée "Le Grand Chemin du Bocage".
Une importante agglomération s'établit au croisement de ces deux voies, ce fut les Herbiers, dont on ne connaît pas le nom primitif.
Et au centre s'étendait un grand lac, remplacé au XVIIème siècle par l'ancienne Prairie du Landreau, où sont construits aujourd'hui le Centre Culturel d'Herbauges.
A cette époque, pour actionner des Moulins et donner un passage au Grand Chemin du Bocage, une chaussée fut construite, c'est l'actuelle rue du Pont de la Ville.
Pourquoi la "ville" ?

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Pour la bonne raison que les romains y avaient construit plusieurs villas, d'où les noms de "villes" appliqués plus tard aux différentes agglomérations herbretaises.
Et là, nous entrons dans l'Histoire des Herbiers et retrouvons son origine.
Après la défaite des Normands, dans le premier tiers du X' siècle, les Comtes du POITOU confièrent l'administration de ce qui fut le Bas-Poitou, aux Vicomtes de THOUARS, seigneurs de TIFFAUGES et de MORTAGNE.

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De 956 à 1104, trois seigneurs de nom d'HERBERT, Vicomtes de THOUARS, furent seigneurs de ces places fortes.
Un Herbert de THOUARS s'intitulait aussi seigneur des VILLES ET DES HERBIERS, et dans plusieurs chartes, dès 956 on trouve mention de "Villis de Herbertis" (Villas d'Herbert).
De 956 à 987 nous trouvons Albert 1" ou Herbert de THOUARS, fils' de Savary de THOUARS, qui épousa Adélaïde d'AULNAY.
Son petit-fils Albert Il de THOUARS, lui ayant succédé, prit part à la Première Croisade, avec son frère Geoffroy de TIFFAUGES, sous la conduite du Duc d'AQUITAINE, Guillaume IX.

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Il tomba gravement malade à Jaffa, y mourut en 1102, et fut enterré près de l'église Saint­Nicolas de Jaffa.
Or dans ses notes historiques sur les Herbiers, M. Georges LELIEVRE, décédé au bourg des Herbiers, dans l'actuelle Maison Lelièvre, parle d'unseigneur des Herbiers mort à Jaffa, en Croisade.
Les Seigneurs des Herbiers relevaient, et jusqu'à la Révolution de 1789, de la Baronnie de MORTAGNE, le Seigneur des HERBIERS était donc bien, en passant par Mortagne, le Vicomte de THOUARS.
Mais avant d'aller plus loin, voyons ce qu'était l'organisation du pays dans le Vicomté de THOUARS.
Le bourg prenait naissance, dès le 3ème ou le 4ème siècle autour d'un sanctuaire, formé aussi d'un cimetière et d'un château.
C'étaient les lieux d'asile.

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Ce fut le cas des Herbiers.
En 1066 Amaury des HERBIERS et son frère Hugues prenaient part à la conquête de l'Angleterre, sous la conduite d'Amaury de THOUARS.
Ce Geoffroy-Guillaume de THOUARS, Seigneur des HERBIERS, eut entre autres enfants, Jean-Juical Seigneur des HERBIERS, dont une fille aînée, Basilie des HERBIERS, qui en 1147 épousa Guillaume II FOUCHER, Chevalier Sire de la SAUZAIE.
Ce fut donc lui ou son frère Pierre FOUCHER, qui lui succédant à la tête de la seigneurie des HERBIERS fut le constructeur de l'actuel château des HERBIERS.

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Autrefois entouré de fossés et de murailles, ce château se dressait sur un petit éperon rocheux, proche de l'église Saint-Pierre bâtie par SAINT-MARTIN, au Nord de l'Etang des Herbiers, qui au Moyen Age était immense et s'étendait depuis le Parc du Landreau, jusqu'à la chaussée du Pont de la Ville.
Il alimentait les fossés du château.
Les murailles devaient entourer le château, l'église et le cimetière comme dans tous les bourgs féodaux primitifs.
L'actuelle maison Bousseau est l'ancien donjon du XIIème siècle.
Faisant suite aux donjons préromans, ils étaient à cette époque carrés ou rectangulaires, comme les ruines de l'actuel donjon de Loudun.
Avec des murs de 2 m d'épaisseur à la base et de 1,8 m au faîte, il mesure 18 m de long sur 11 m de profondeur.

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Il est composé de trois étages avec grenier au dessus et petite cave au-dessous (en partie).
Ces étages n'étaient pas voûtés, mais comme à Pouzauges et Tiffauges, séparés par des planchers.
Servit-il d'habitation ?
Probablement, mais les rares petites ouvertures qu'on voit sur les gravures qui en furent faites au début du XIX' siècle ne le laissent guère supposer.
On voit encore la petite entrée romane vers l'Est, à 5 ou 6 mètres du sol.
Ces étages devaient être chauffés, on en distingue les cheminées sur les gravures.
L'entrée du château était la petite tour carrée à porte ogivale, et traces de herse et de vantaux, reliée au château par un chemin de ronde roman, qui fait face actuellement au parking.

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Cette petite tour est vraisemblablement du XIIIème siècle.
Des maisons d'habitation entouraient ce château.
Elles furent brûlées à la Révolution et les ruines disparurent au siècle dernier.
Autour des années 1420, Pierre FOUCHER Seigneur des HERBIERS, et propriétaire de ce donjon, eut un procès retentissant avec son suzerain, le Baron de MORTAGNE au sujet de ce château que Pierre FOUCHER avait entouré de fortifications.
Le suzerain prétendait que le vassal ne pouvait fortifier son château, n'ayant le droit seigneurial de forteresse qu'avec son consentement.
Ce procès se termina par une transaction.

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Le Seigneur de MORTAGNE consentit le 9 novembre 1425, à ce que FOUCHER conserve les fortifications de son château sa vie durant, mais qu'à sa mort, elles devaient être démolies.
Elles ne le furent point puisque les Anglais assiégeant les Herbiers s'y heurtèrent.
Ils le ravagèrent plus tard, du GUESCLIN s'en empara et les chassa.
Après les FOUCHER, il passa à différentes familles.
Incendié à la Révolution, le 2 février 1794.
Après avoir été vendu comme Bien National à la famille AGERON, laquelle le revendit vers 1850 à un ancien aubergiste des Herbiers, Bordelais, qui le transforma en maison d'habitation.
Toutes les ouvertures actuelles furent faites à cette époque.
Ses héritiers le revendirent en 1980 à la municipalité herbretaise.

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Posté par Puystory le 15 février 2019 - X. Visiter la VENDEE - Commentaires [1] -