Puy Story

Histoire d'une région.

Tribune Cinéscénie du Puy du Fou

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Posté par Puystory le 08 août 2018 - Cinéscénie en Photos. - Commentaires [3] -


Le fort de l'An Mil.*

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Commencée au IVème siècle avec St HILAIRE (300-368) l'évangélisation du Poitou dura plusieurs siècles.
Au VIIème siècle l'influence de St PHILBERT (617-684) à Noirmoutier est prépondérante.
C'est le premier âge du monachisme (mode de vie de personnes qui ont prononcé des vœux de religion).
Puis de nouvelles abbayes vont se créer, vers la fin de la période avec Luçon, Saint Michel-en-l'Herm, Maillezais, Nieul-sur-l'Autize...
Dans les lieux de culte, les gens vont chercher réconfort, sens spirituel, instruction, soin des malades...

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C'est en ayant à l'esprit tout le climat bouillonnant de ces 3 ou 4 siècles de Moyen âge, que le Puy du fou a imaginé ce FORT DE L'AN MIL et son village protégé.

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Puissant, majestueux, contreforté (muni d'un contrefort) aux angles par 4 gros chênes venus tout exprès de la forêt de Mervent, ce donjon a été fait à l'ancienne, avec colombages, torchis et accès au 1er niveau.
La partie haute, couverte en lauzes (pierres – Ardoise épaisse), aménagée pour la défense, s'appuie sur des hourds qui flanquent les parties verticales.

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La partie basse est protégée par une palissade de pieux, au sommet de la motte.
La passerelle de bois, qui enjambe le fossé en eau, en est le seul accès possible.
Il est entouré d'une double protection : palissade de pieux effilés et d'un fossé en eau.

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Pour y accéder, il faut franchir l'une des passerelles de bois au nord.
L'ensemble est composé de 5 à 6 chaumières (couvertes en chaume) s'ordonnançant harmonieusement autour d'une petite place.
L'architecture des 3 habitations principales (Maison du Village (voir décor du spectacle Vikings), Maison du Forgeron, Maison du Tisserand) est différente, témoignant ainsi de plusieurs époques.

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La demeure du Tisserand paraît plus récente avec ses colombages et sa superbe cheminée latérale.
Les 3 autres constructions sont des cabanes ouvertes aux deux extrémités (Forge, Atelier de tissage actuellement animalerie et la Cabane au bétail actuellement la Bijouterie-Coutellerie).
Il y a bien sûr le point d'eau, la chapelle (qui ne se visite pas) imaginée sur les bases d'un FANUM (temple gallo-romain) mais ayant l'allure d'une croix grecque, sans oublier le clocher (inaccessible) à l'ossature superbe.

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L'ensemble mérite vraiment le détour, même si ce village paraît un peu vidé de ses habitants (seul le forgeron est encore là, affairé autour de son enclume...).

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Sans doute la population a-t-elle fui, devant l'arrivée des NORMANDS ...mais allez donc voir de l'autre côté de la palissade, il s'y passe des choses étonnantes.

Mais venez donc voir de l'autre côté de la palissade, il s'y passe des choses étonnantes. 

1. La maison du village.

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 C'est une maison mixte qui abrite les animaux à droite, et les personne de à gauche.
Au centre, le foyer où l'on cuit les aliments à l'étouffé.
La fumée s'échappe au faîtage du toit de chaume à ciel ouvert.

2. Le Puits du village.

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C'est un puits à balancier, qu'une seule personne pouvait se manœuvrer grâce à un contrepoids qui équilibre la charge à la remontée (aujourd'hui disparu pour des raisons de sécurité).
Le sceau s'accrochait au bout d'une corde et c'est en tirant sur celle-ci qu'ont pouvait le faire descendre et remonter. 

3. L'atelier de tissage. 

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C'est une activité qui a toujours été primordiale.
C'est la raison pour laquelle l'atelier est au centre du village.
L'excavation du sol était destinée à maintenir le degré d'humidité nécessaire à la solidité des fils travaillés.
Le métier lui-même était vertical à deux barres et on y tissait le lin et la laine.
Aujourd'hui, elle sert de cabane pour le bétail.

4. La maison du tisserand. 

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La demeure du Tisserand paraît plus récente avec ses colombages et sa superbe cheminée latérale en brique, où l'on pouvait cuire des aliments à feu vif.
Avec l'apparition du bas-fourneau, cette bâtisse est devenue la maison du forgeron. 

5. La forge.

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Le métal est rendu malléable par de multiples "réchauffes" dans un foyer activé au bois.
On peut alors le façonner sur l'enclume, pour en faire une épée, un fer à cheval, une pointe de flèche, un couteau, un récipient ou tout autre objet…. 

6. La maison du forgeron. 

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Maison typique, rafistolée au cours des siècles, avec ses murs en moellons bien alignés.
Les forts chaînages d'angle, le pignon en colombage et la souche de la cheminée perçant le faîtage en son centre.
Les ouvertures s'éclairage ne laissent passer que peu de lumière. 

7. La cabane au bétail. 

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Très harmonieuse avec ses bas murets, sa charpente incurvée et son faîtage de charme hérissé.
A l'origine, elle abritait les grands animaux et sa partie supérieure servait de grenier à fourrage.

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Aujourd'hui, elle abrite la bijouterie et la coutellerie.

8. La petite chapelle. 

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La construction utilise les structures d'un temple gallo-romain (Fanum), en les modifiant d'un plan cruciforme  aux allures d'une croix grecque avec absidiole (chapelle secondaire).
Les longues baies d'éclairage ont surtout une fonction défensive.
La chapelle est prolongée sur sa gauche par deux bâtiments accolés à usage de sacristie et de remise. 

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Vue des tribunes, le mur de façade conserve encore des éléments du portique du Fanum (Poignons de poutre en avancée sous le chaume).
Si vous observez bien le fronton, on remarque le réemploi de sculptures anciennes (Croix mérovingienne – Chrisme latinisé avec l'alpha et l'oméga et un chapiteau du VIème siècle).
Elle ne se visite pas et sert pour le spectacle "Vikings". 

9. La Stèle. 

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On aperçoit une stèle funéraire du VIIème siècle rappelant la présence du cimetière auprès de la chapelle. 

10. Le clocher.

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Construit à côté de l'église, il abritait une petite cloche de bronze que l'on sonnait les offices et qui servait de tocsin dès que l'ennemi approchait.
Pour des raisons de spectacle, cette cloche à été déplacée et se trouve au sol. 

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Elle mentionne l'année de construction du Fort de l'An Mil.
Ce clocher de 9 mètres de haut est couvert en bardeau (lattes de bois).

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Auparavant, il était surmonté d'une girouette représentant un coq en cuivre (retirer pour des raisons de spectacle).

11. La maison du pêcheur.

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Située un peu à l'écart du village, cette bâtisse est très simple.
Constituée d'un simple bardage de bois et de son toit en chaume.
Elle permet au pêcheur d'étendre et de réparer ses filets, mais aussi entretenir son embarcation.

Et pour finir notre visite, sortons du village.

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Pour le confort des visiteurs du grand parc, plusieurs petites constructions.
A commencer par les toilettes abritées dans un bâtiment en pierres.

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Ensuite les petits pavillons aux fines décorations (engoulant, et croix celtique) servant d'endroit réservés au pique-nique.

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Et un espace rafraîchissement pour les chaudes journées d'été.

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Mais comment étaient construite les maisons des Vikings ?
Les maisons vikings étaient adaptées à la région et donc construites avec les matériaux à disposition dans le proche environnement.
La tourbe est le plus ancien et le plus commun des matériaux de construction, naturellement isolant.
Les bâtiments situés à l'intérieur des forteresses circulaires avaient de solides murs de madriers qui ont nécessité de grosses quantités de chêne.

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La maison viking était généralement une maison longue nommée halle Une assise de pierres empêchait les poutres les plus basses des murs des maisons en bois de pourrir en les isolant du sol humide.
Cette assise pouvait parfois supporter un plancher de madriers surélevé qui permettait une certaine isolation tout en protégeant un éventuel plancher de bois de la décomposition.
Les pierres des assises, avec les trous laissés par les poteaux de bois, sont souvent les seuls vestiges des habitats vikings.

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Plusieurs techniques pouvaient être employées au sein d'une même construction.
Les murs en bois pouvaient être construits de différentes manières.
A colombage avec des remplissages en argile roidie de claies à l'intérieur d'un châssis de chêne.
Avec une alternance de planches horizontales et de poutres verticales.
En bois debout.
En entrecroisement de poutres horizontales et d'encoignures, en cloisonnage avec des remplissages d'argile et de fumier.
Les clous étaient couramment utilisés pour l'assemblage de certains éléments en bois.

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Les murs étaient construits directement sur le sol sans qu’on construise de fondations.
Les contours des murs étaient délimités et, généralement, la tourbe de l’intérieur de la maison était prélevée pour ensuite servir à la construction des murs.

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Les murs de tourbe ont généralement une épaisseur de 1 à 1,2 m.
Au bas du mur, de grosses pierres ou galets sont placés le long des bords intérieur et extérieur du mur.
Des mottes de tourbe et d’autres pierres étaient déposées en alternance sur les côtés intérieur et extérieur.
De la terre était utilisée pour combler les espaces entre les couches.
À intervalles réguliers, des blocs de tourbe étaient placés perpendiculairement au mur afin de le solidifier.
La section supérieure du mur était érigée avec des blocs en cale et des mottes de tourbe entre les couches.
À l’extérieur, une légère inclinaison vers l’intérieur était appliquée au mur pour qu’il supporte mieux le poids de la toiture.

 

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À l’intérieur, le mur se rétrécissait légèrement jusqu’à sa mi-hauteur, puis s’inclinait vers l’intérieur jusqu’à ce que les lignes verticales du haut et du bas du côté intérieur se rejoignent.
Les deux principaux types de charpente étaient les maisons à toiture en poutres de bois et les maisons à chevrons, qui comprenaient tous deux plusieurs sous-catégories.
La toiture était généralement faite de trois couches.

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A l’extérieur de la maison se retrouvait de la tourbe dont le coté gazonné était vers le bas et sur laquelle de la terre avait été compactée, puis une nouvelle couche de tourbe y était déposée, côté gazonné vers le haut.
Il était également fréquent de placer de petites branches ou des brindilles sous la tourbe pour empêcher les chevrons de pourrir.

Posté par Puystory le 06 août 2018 - Fort de l'An Mil - Commentaires [3] -

Artisans Cité Médiévale (Sellier)

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Posté par Puystory le 03 août 2018 - Artisans en Photos. - Commentaires [2] -

Les travaux d'août.

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Le soleil d'août lançait ses rayons sur le village.
Sa chaleur faisait pétiller le chaume des toits, le chauffait à l'embraser.
Une lumière aveuglante enveloppait le hameau et la silhouette imposante du château se détachait sur le bleu du ciel.
Les arbustes et les buissons qui bordaient les talus restaient immobiles dans l'air brûlant Pas un souffle de vent n'agitait leurs feuilles.
Nul être humain n'apparaissait... seuls, quelques chiens erraient dans les ruelles, en quête d'une ombre bienfaisante.

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Le village semblait abandonné ...
Ses habitants l'avaient déserté ...
Mais, là-bas, dans les grands champs, une rumeur montait ...
La moisson battait son plein sur les terres du Puy du Fou ...
Dès l'aurore, ils étaient tous partis ... hommes, femmes, enfants...et Jacques, et Marie, et Isabelle et le petit Jacques aussi ...

PUY_4737Les blés mûrs ne pouvaient attendre.
D'un moment à l'autre, quelque brusque orage risquait de les coucher, d'éparpiller les grains, de détruire la récolte et les heures de dur labeur qu'elle représentait.
Les hommes, le dos courbé, la faucille en main, coupaient les tiges au ras du sol ; les femmes suivaient et liaient les gerbes ; les enfants venaient après, glanant les épis oubliés.
Chacun s'affairait ... et les javelles (petit tas de céréales liées en gerbes) s'amoncelaient...

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Sous la chaleur lourde, le travail s'accomplissait en silence, lentement, sans ardeur fiévreuse, mais aussi sans relâche ...
On n'entendait que le sifflement des faucilles abattant les blés ... seul le vagissement d'un nouveau-né couché à l'ombre d'une haie, faisait lever la tête inquiète d'une mère ...
Et le soleil redoublait d'ardeur...
Et la sueur coulait sur les fronts fatigués ...
A l'Angélus du midi, le travail cessa ...

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Les servantes du château amenèrent la collation : du pain, du lard, du fromage et de l'eau pure ...
Le vin aurait coupé les bras ...
Après une sieste réparatrice au creux des fossés, on reprit les faucilles et la besogne se prolongea jusqu'à l'Angélus du soir.
II fallut plusieurs jours pour moissonner les terres du village et engranger les précieuses gerbes.
Grâce à Dieu, le ciel avait été clément et, enfin, le dernier char, couronné du traditionnel bouquet de fleurs et d'épis, entrait dans la cour du château ...

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Tous les paysans, libérés de leurs inquiétudes, le suivaient en criant :
"Aouestée ! Aouestée !" ...
Cette fête qu'offrait le seigneur était attendue avec impatience.
Autour des grands tréteaux, chacun prit place devant le copieux repas : de l'omelette au jambon, du bouilli de bœuf, des volailles rôties, des flans à la semoule, des flans aux pruneaux ...

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Les tonneaux de vin rouge étaient en perce ... et les propos de table devenaient de plus en plus bruyants et de plus en plus libres ...
Marie se dit qu'il fallait vite coucher le petit Jacques ... mais comment faire obéir les enfants en ce jour de liesse ... ?
Et puis, on allait danser ... les ménétriers s'installaient...
Bientôt la cour du château résonna du bruit joyeux des farandoles et des chants ...

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Aux premières lueurs de l'aube, les Maupillier regagnèrent leur chaumière ... heureux ... la moisson était belle et l'aouestée avait été bien réjouissante.

Posté par Puystory le 01 août 2018 - Petites histoires au Puy du Fou - Commentaires [1] -

Chapelle Saint-Jean des Epesses

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En bordure de la rue De Lattre de Tassigny, tracée depuis le cadastre de 1839, cette rue se rétrécit tellement, que la municipalité envisageait vers 1963-1964 de démolir tout simplement la chapelle.
Cette chapelle, conçue sur plan rectangulaire comprend 3 travées identiques, présentant une longueur totale de 22,80 m environ sur une largeur de 8,90 m environ.
Chaque angle est épaulé par un contrefort en maçonnerie de granit flanqué en diagonale.
Les Origines du monument remontraient au XVème siècle si l'on en croit la généalogie manuscrite de la Maison du Puy du Fou.

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Jean, sire du Puy du Fou, avec Blanche Dauphine, son épouse, ont fait construire cette chapelle proche de l'Eglise paroissiale.
La première messe y fut chantée le jour de la fête de Saint Jean-Baptiste (24 Juin 1440).
Pourquoi faire un monument d'une telle importance (22,80 m X 8,90 m) si proche de l'Eglise paroissiale ?
On a beaucoup écrit à ce sujet, et parlé de monument votif ou de monument expiatoire...
Il semblerait plus vraisemblable de dire que l'on ait voulu agrandir un lieu de culte plus ancien et fort vénéré des gens depuis longtemps.

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Cette chapelle semble bien avoir été construite dans un cimetière, qui aurait été désaffecté pour cet usage.
En effet, les travaux exécutés sous le chœur en 1948 ont mis à jour une vingtaine de squelettes.
D'autre part, en creusant une tranchée (vers 1975) entre l'Eglise et la Chapelle St Jean, pour le chauffage, on a trouvé un squelette.
Il est tout à fait vraisemblable qu'il y ait eu un cimetière autour de l'Eglise paroissiale.
Ce cimetière a été transféré, à l'époque de la construction, sur l'emplacement actuel de la place du commerce, jusqu'en octobre 1843 (soit 400 ans d'existence) avant d'être implanté rue De Lattre de Tassigny, où il se trouve toujours actuellement.

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Pèlerinage, fête votive... on n'en connaît pas la destination exacte de ce monument.
Cette chapelle n'était pas fondée, c'est-à-dire n'avait pas de revenus propres.
Par contre, chacun des trois autels qui s'y trouvaient érigés étaient attachés à une ou plusieurs fondations confortablement dotées.
C'est ainsi qu'on note en 1470, un autel à Ste-Catherine.
Puis en 1560, un autel à Notre-Dame de Pitié, et à peu près à la même époque, un autel à Ste Barbe.
La visite canonique de 1679, par le Doyen de Saint-Laurent, nous apprend qu'elle est carrelée, blanchie, vitrée et voûtée par endroits, avec un grand autel de marbre, et deux autres qui sont dans la nef.
Avant la révolution, on y disait la messe régulièrement à l'un ou l'autre des 3 autels, parfois, elle a dû servir d'Eglise Paroissiale, lors de travaux de réfection de celle-ci, mais pas d'une manière habituelle.

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Après la révolution, il semble que la chapelle n'ait plus servi au culte.
Tout au long du XIXème siècle nous voyons les Evêques de Luçon insister dans leurs procès-verbaux de visite pour que cette chapelle soit utilisée pour le culte divin, qu'elle serve au moins pour les catéchismes, les réunions d'œuvre, etc.. mais rien n'y fit.
Au début du XXème siècle, cet édifice fut transformé en annexe de l'Eglise, pour servir de chaiserie, de dépôt de matériel et d'arrière sacristie.

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En 1930, pour des raisons de maintien de la jeunesse, elle fut transformée en salle de réunions et de spectacle, théâtre, cinéma, siège des scouts, etc..
En 1948, l'Abbé RENOU entreprend des travaux de déblaiement sous le choeur de la chapelle pour y installer des salles d'habillage pour les acteurs.
En 1963-1964, la commune envisage la destruction pure et simple de ce monument qu'elle considère comme strictement inutile et de surcroît gênant pour la circulation.
Le 9 Mars 1965, la chapelle est inscrite à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques.

Posté par Puystory le 30 juillet 2018 - X. Visiter la VENDEE - Commentaires [2] -


La Mijoterie du Roy Henry (Puy du Fou)

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Dans un magnifique décor Renaissance, appréciez les formules adaptées pour toutes les faims !

Posté par Puystory le 27 juillet 2018 - Restauration en Photos - Commentaires [1] -

Si on changeait d'air !

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Aujourd'hui, je vous propose de découvrir le dernier album de Maxime David.
Originaire de Vendée, Maxime David est un créateur et producteur de spectacles et d'animations musicales pour tous les publics.
Grâce à son parcours et répertoire musical variés, il nous propose dans cet album une composition aux textes engagés, associés à un arrangement musical doux et agréable à écouter.

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Ses premiers pas sur scène furent dans une comédie musicale "Manon de Monvalain" dans laquelle il tenait le 1er rôle enfant, celui d'un paysan.
Quelques années plus tard, il signe un nouveau rôle dans une adaptation de "Titanic".
Cette nouvelle comédie musicale lui offre cette fois-ci un 1er rôle adulte aux côtés d'une vingtaine d'artistes chanteurs et chanteuses et d'une cinquantaine de figurants.
Après 4 années à jouer le chanteur-comédien, Maxime lance sa carrière de chanteur solo et met de côté celle d'acteur.

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Mais en 2010, une proposition lui est offerte : celle d'intégrer les comédiens professionnels du Puy du Fou.
En Juin 2011, il entre donc dans cette grande famille en jouant dans "Les Vikings" ensuite dans "Le magicien ménestrel" durant 2 saisons avant d'intégrer l'équipe du "Signe du triomphe" en 2014.

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En mars 2017, il intègre une nouvelle équipe, celle des comédiens "ON" et des chanteurs du parc.

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Aujourd'hui, Maxime partage sa vie professionnelle entre deux métiers, celui de chanteur et celui de comédien (notamment au Puy du Fou).

Je vous invite de mieux le découvrir en parcourant son site internet :

https://www.maximedavid.com/accueil

Posté par Puystory le 26 juillet 2018 - X. Musique en VENDEE - Commentaires [2] -

Café de la Madelon (Puy du Fou)

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En 1914, vous êtes invités au repas de mariage de la Madelon.
Tout est prêt pour la noce mais rien ne va se passer comme prévu !

Posté par Puystory le 25 juillet 2018 - Café Madelon en Photos. - Commentaires [3] -

LA LEGENDE D'HERBAUGES.*

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Dans le spectacle "Vikings" on entend :
"Oh je vous en supplie, faites sonner le tocsin, ouvrez votre chapelle, ouvrez votre donjon et ouvrez votre cœur.
Invoquez notre saint, car ils (les Vikings) ont quitté l’île très tôt dès ce matin.
Ils viennent par la Loire, et la Sèvre, et les Mauges !
Ramant sans perdre haleine dans toutes nos rivières, au pays de Tiffauges, de Pouzauges et d’Herbauges !
Aidez-nous à sauver notre Saint Philibert !"

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On connait les villages de Tiffauges, Pouzauges.
Mais la question reste… :
Où est le pays des Herbauges ?
HERBAUGES ne fut pas une ville, mais un Pagus, plus tard un immense Comté qui comprenait à peu près le territoire de l'actuel département de la Vendée.
Au siècle dernier, un enfant de Bazoges-en-Paillers, ISIDORE MASSE, nommé instituteur aux HERBIERS en 1819 et où il mourut en 1832, écrivit un ouvrage très romantique, intitulé "LA VENDEE POETIQUE ET PITTORESQUE".
Affabulateur né, il plaça la fameuse légende de la Ville d'HERBAUGES, ensevelie sous la malédiction de Saint MARTIN, dans les eaux de l'immense étang qui s'étendait du quartier des PIERRES.

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FORTES au PONT DE LA VILLE, et dans lequel on aurait trouvé, entre autres "une maison romaine de deux étages, avec son mobilier, son outillage, enfoncée dans la vase, intacte, sous le cataclysme Saint-Martinien" !
Isidore MASSE dans cet ouvrage récidive en situant la sépulture du mythique MERLIN L'ENCHANTEUR, le barde breton, aux alentours des HERBIERS, vers MALLIEVRE, LES EPESSES, sépulture qu'un de nos amis passionné de préhistoire s'acharna en vain, pendant de longues années à rechercher.
Avec cet autre faussaire de génie, Benjamin FILLON, Isidore MASSE aurait parfaitement convenu comme créateur de légendes vendéennes.
Cette légende de la ville engloutie d'HERBAUGES, qui semble copiée sur celle de SODOME et GOMORHE, vit le jour aux alentours du Xème siècle, fut transposée aux HERBIERS par Isidore Massé au cours du XIXème siècle et reprise plus tard par l'Abbé AILLERY dans ses Chroniques Paroissiales du Diocèse de Luçon.

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Ce qui est certain, c'est qu'après les ravages des envahisseurs Normands qui ruinèrent les Villas Herbretaises, et virent l'effondrement de l'Empire Romain, les Comtes du POITOU, vers la fin du IXème siècle, créèrent une nouvelle noblesse de chevalerie succédant à l'ancienne noblesse Gallo-Romaine, et placée par eux aux points stratégiques de leur immense Comté.
Les vicomtes de THOUARS se virent confier le territoire de l'actuel département de la Vendée, à l'exception du Talmondais.

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Sur les ruines de ces villas Herbretaises, ils placèrent des cadets de leur famille de Thouars, créant ainsi les châtellenies des HERBIERS, l'une à la COURT près du Pont de la Ville, l'autre à la ROCHETEMER.
De 956 à 1104, trois seigneurs du nom d'HERBERT ou ARBERT furent vicomtes de THOUARS, seigneurs de TIFFAUGES et MORTAGNE dont dépendaient les HERBIERS, et probablement un de ces HERBERT donna son nom à l'agglomération qui s'étendait de chaque côté du lac Herbretais, d'où le nom cité en plusieurs chartes de "VILLIS DE HERBERTIS", "VILLAS D'HERBERT".

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L'un d'eux, Arbert III de THOUARS, prit part à la première Croisade et mourut à JAFFA en 1104.
Les historiens, qui se penchèrent sur le passé Herbretais, nous disent qu'un seigneur des HERBIERS mourut à la première Croisade. 
C'est donc bien Herbert de THOUARS qui fut seigneur des HERBIERS et à l'origine du nom donné à l'agglomération, en remplacement du nom gallo-romain aujourd'hui oublié.
Il était frère de Geoffroy de THOUARS, seigneur de TIFFAUGES.

Posté par Puystory le 23 juillet 2018 - VIKINGS - Commentaires [4] -

Artisans Village 18ème (Sabotier)

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Posté par Puystory le 20 juillet 2018 - Artisans en Photos. - Commentaires [3] -