Puy Story

Histoire d'une région.

3. Reconstruction du Château.

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En 1432, Guy II du Puy du Fou (1375-1454) reconstruit son château détruit par l'Anglais sur un emplacement plus favorable, au bord d'un vaste étang et contrôlant le croisement de deux routes importantes.
Vers 1453, Guy II du Puy du Fou meurt et son fils Jacques (1405-1488) lui succéda comme seigneur du Puy du Fou.
Il sera élevé, dès son plus jeune âge à la cour du roi René d'Anjou (1409-1480) et en 1437, il sera fait grand écuyer.
Le 11 février 1434, il épouse une très riche héritière, Louise de la Roche, fille unique du Chambellan des rois Charles VI et Charles VII, qui lui apporta de nombreux domaines en Bas-Poitou.
De cette union, naîtront huit enfants 6 filles et 2 garçons dont François Ier du Puy du Fou (1435-1527) qui héritera de la seigneurie en 1488.
Le 15 juillet 1465, Jacques est aux côtés de Louis XI (1423-1483) à la bataille de Monthléry (16 juillet 1465), contre ses adversaires de la Ligue du Bien Public (Révolte de princes de mars à octobre 1465 contre l’accroissement des pouvoirs du roi de France Louis XI).

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François Ier se maria 2 fois.
D'un de ses mariages naîtra François II.
Il succédera à son père dans Ia possession du château et de la seigneurie du Puy du Fou.
Il était aussi baron du Petit-Château de Vouvant et fut gouverneur de Nantes.
En 1527, il fit un mariage princier, en épousant Catherine de Laval, fille de Jean de Laval, qui lui apporta de nombreux domaines et quarante mille livres en dot.
A la tête d'une immense fortune, les jeunes époux firent de fréquents séjours à la Cour de France.

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C'était l'aube de la Renaissance.
Les rois de France ramenèrent d'Italie de nombreux architectes et artistes.
Peu à peu la noblesse française remplaça ses sombres châteaux féodaux, par des demeures splendides, ouvertes largement sur le soleil.
En août 1537, François II du Puy du Fou se rend à la Cour de France pour y recevoir le Collier de l'Ordre de Saint-Michel.  
Il tomba en admiration devant tant de beautés architecturales.

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Lorsqu'il regagna le Puy du Fou avec sa jeune épouse, le château construit par son aïeul Guy II, leur sembla bien triste avec ses épaisses murailles, ses étroites fenêtres, où le confort était sacrifié à la sécurité.
Ils décidèrent de remplacer cette forteresse qui avait à peine plus d'un siècle, par un château au goût du jour, bâti sur le même emplacement en bordure de l'étang.

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Céleste Julie Michèle "Bulkeley"

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Céleste Julie Michèle "Bulkeley", née "Talour de La Cartrie".
Elle est la fille de Guy Barthélemy Talour de la Cartrie et de Jeanne Ollivier (1712-xxxx).
Ses parents habitaient le château de la Villenière à la Pouëze en Anjou.
Née à Angers en 14 mai 1753, décédée le 13 mars 1832 à l'âge de 79 ans.
Elle fut une femme très courageuse, méprisant le danger et têtue dans ses convictions.
Elle se mariera 4 fois.
Son premier mariage fut célébré le 31 mai 1179 avec Louis Henri Marie Chappot de la Brossardière (1753-1785).
Il décéda la sixième année de leur mariage en 1779, laissant une fille Marguerite Ambroise Céleste Aminthe CHAPPOT (31 mars 1781- 10 février 1794).
Le 20 novembre 1786, elle épousa en deuxième noce le lieutenant William de Bulkeley (1766-1794) de nationalité irlandaise, appartenant au régiment Walsh-Serrant (régiment d’infanterie irlandais du Royaume de France créé en 1697) en garnison à l’Ile d'Oléron.

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Le couple Bulkeley combattit les armées de la République pendant l’insurrection vendéenne.
En 1793, ils furent arrêtés par les soldats républicains à la fin de la Virée de Galerne‎ (18 octobre au 23 décembre 1793) à "Le Loroux Bottereau" ainsi que leur fille de 12 ans et leur femme de chambre et furent amenés et incarcérés à Angers.
Ils furent condamnés tous les quatre à mort.
Deux furent guillotinés en janvier 1794 et sa fille morte du typhus.
Son époux la sauvera en justifiant à l'autorité une grossesse.
Céleste Bulkeley échappa de justesse à la guillotine et obtient un sursis grâce à une fausse déclaration de grossesse.
Le sursis accordé lui fait traverser la "Terreur", mais la laisse absolument seule.
C’est auprès de Charette que la comtesse trouve refuge.
Elle était l’une des fougueuses amazones de François-Athanase Charette de La Contrie.
Suivant les expéditions, elle prit part aux terribles luttes et reçu deux coups de sabre à Torfou, se battit à Mortagne et à Saint Fulgent.

Madame de Bulkeley

L’image de cette femme couvrant la retraite des royalistes, armée d’une épée et d’un pistolet, est restée légendaire dans les manuels scolaires.
En rejoignant Charette, elle a retrouvé auprès de lui des dames et des demoiselles, nobles ou roturières, restées dans la légende sous l’appellation générique d' "amazones de Charrette" et dont certaines méritaient ce titre grâce à leurs incontestables faits d’armes.

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Elle ne rendra définitivement les armes qu’après la mort du général, le 29 mars 1796.
Le 19 septembre 1797, elle épousa le 19 septembre 1797, Jacques Thoreau de Touchardière (1766-1798) et finalement le 9 janvier 1803 le Capitaine François Pissière (1769-xxxx).

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La Cinéscénie... 40 ans de spectacle.

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Le spectacle du Puy du Fou est un "spectacle" hors du commun, non seulement de par sa qualité technique que par sa qualité humaine.
Parti d'une "idée folle ", il est arrivé en 40 ans à un niveau international.
Cette évolution s'est faite grâce à la solidarité et l'amitié et sont à la base de cette "organisation".
Sans...., le PUY DU POU, ne serait pas ce qu'il est actuellement.
Pendant des années, les Puyfolais ont luttés ensemble contre toutes les difficultés qu'apporte un spectacle d'un tel niveau.

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Ce qui est admirable, c'est que ces Vendéens ont eu la volonté de continuer ensemble en créant ou redynamisant des activités (Ex : Radio alouette, le chemin de fer de la Vendée, le Club Archéologique du Puy du fou, etc…), afin d'animer la région et de ce fait promouvoir le spectacle.
Lors de la première représentation, en 1978, beaucoup croyaient à son échec...

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Mais heureusement pour nous, ils se trompaient.
Car un spectacle dans un site exceptionnel avec des acteurs et une organisation exceptionnels ne pouvait que réussir.

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La première chose qui éblouit le spectateur qui arrive sur les lieux, c'est ce site grandiose, avec un étang d'où jaillissent les ruines d'un château.
En les découvrant, le spectateur entre dans un état d'esprit qui le tiendra pendant tout le spectacle et dont il aura du mal à quitter tant l'ambiance l'a enveloppé.
Il ne pourra pas oublier ces êtres reproduisant les gestes de leurs ancêtres, afin d'immortaliser leurs souvenirs.
Les jeux de lumière l'oblige à regarder dans telle direction pendant que la scène qu'il vient de quitter s'évanouit dans la nuit.

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Ces paroles et ces musiques, synchronisent avec les gestes des paysans, ces chevaux galopants devant lui, ce château qui, au loin se dessine des formes humaines reproduisant la vie des châtelains du PUY DU FOU.
Le spectateur n'oubliera pas le moment où le château s'enflamme dans la nuit.

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Et ces paysans vendéens, soldats, danseuses évoluant sur l'eau, donnant l'impression qu'ils marchent au-dessus des ondes.
Non, il est impossible d'oublier un spectacle d'un tel niveau.

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Le spectateur, de retour chez lui, revivra une seconde fois ce spectacle, mais cette fois dans ses rêves.
Mais ce qu'il verra ne sera qu'un aperçu, car la richesse du spectacle est telle qu'il est impossible de contempler tout à la fois.
Mais, il reste une solution :

y retourner et savourer encore une fois :

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"La Cinéscénie".

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R. Liegeois - Le Bal de la Nomination, Le Dernier Panache 2014

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Orgues de feu

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3. Histoire du Village des Ouches (3/5).

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Comme Thibaud, tout à ses pensées, approchait des Ouches, il fut surpris par une agitation fébrile autour du village.
Il se souvint.
C'était la Saint Martin et un cortège bariolé s'étirait vers le château.
C'était le jour des redevances.
Ce mois de Novembre, particulièrement clément, donnait à la procession une allure de fête champêtre avec ses odeurs, ses cris et rires.
Le grognement des porcs, le caquètement des poules et le bêlement des agneaux créaient un joyeux brouhaha.

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Le parfum du vin tout juste pressé s'alliant à l'odeur forte du fromage de brebis. Sur des charrettes, tirées placidement par des bœufs, cahotaient au rythme des ornières, des sacs d'avoine, de froment et d'orge.
Sur d'autre s'élevaient des rangées de bois fendu, larges de deux brassées.
Des paniers débordaient d'œufs, de noix et de pommes.
Les anguilles, pêchées du jour, s'agitaient encore au fond des nasses en osier.
Dans la grange du château, le chambrier, Maître Denis, chargé de gérer les deniers du domaine, attendait que les paysans se rassemblent pour faire l'appel des taxes.
Thibaud se glissa dans la foule et observa.
Enfin, Maître Denis consulta son inventaire et commença :
"Jean, pour une vergée de terre, huit sous, un denier et un chapon"
"Gilles, pour cinq vergées de terre, quarante sous, sept deniers et un agneau ... "
et le défilé continua.
Ce fut le tour de père :
"Pierre, pour trois vergées de terre, vingt quatre sous, cinq deniers et trois volailles".
Pierre savait qu'il devait cela au seigneur Renaud.
Certes, la charge était lourde.

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Mais la protection du château n'était-elle pas inestimable ?
Il se souvenait de la dernière incursion des Ecorcheurs.
Il y avait trois ou quatre ans.
Un enfant avait été enlevé et Pierre revoyait encore sa dépouille sanglante, parce que la rançon était venue trop tard.
Le seigneur avait réagi.
les Ecorcheurs avaient été pris et, pour l'exemple, pendus à la chemise du château jusqu'à ce que les corbeaux dévorent leurs cadavres.
Depuis tout était calme et le pays du Puy du Fou vivait en paix.

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Alors, mieux valait accepter les redevances !
Thibaud rejoignit son père et tous deux regagnèrent le logis familial.
Comme toutes les masures du village, la leur était construite de lattes de bois et de torchis.
Les murs épais ne s'ouvraient que sur de très petites ouvertures, fermées de volets. Pierre et Thibaud pénétrèrent dans l'unique pièce où bêtes et gens cohabitaient.
La lueur de l'âtre éclairait le mobilier sommaire : deux grands lits, une table à manger, des bancs, le coffre renfermant le linge.

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La mère les attendait avec les deux petits : Jacques et Claire.
Elle décrocha la marmite et servit la soupe de chou et de lard, trempée de pain.
Quand chacun fut servi et que la prière fut dite, les fronts se penchèrent, les cuillères plongèrent dans le liquide bouillant et le repas se déroula lentement, silencieusement.
Thibaud réfléchissait.
Il se demandait comment annoncer à la famille sont intention d'épouser Guillaumette.
Soudain, il parla :
"Père, j'ai rencontré une jeune fille, je l'aime et je crois qu'elle me le rend bien.
Je veux en faire ma femme.
Elle est encore plus pauvre que moi, mais je ne pourrai pas vivre sans elle".

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Le Grand Parc

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Après la célèbre Cinéscénie, le Grand Parc du Puy du Fou est le premier vrai parc français de divertissement culturel, historique et écologique.
Multiple, saisissant, avec ses insaisissable joutes et cascades, ballet des grands rapaces, village du XVIIIème.

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Le Grand Parc réserve bien des surprises à ceux qui choisissent de prendre le temps d'un autre temps...
50 hectares en liberté.

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A la différence des parcs de loisirs construits autour de personnages fictifs, le Grand Parc du Puy du Fou trouve son originalité et sa force en puisant dans le vécu et l'authentique.

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Au cœur du passé et de la vie.
Ainsi commence un autre voyage.
Pas une simple promenade, mais un voyage dans le temps, au cœur du passé.

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Surprendre la vie, les gestes répétés, inchangés et exacts.
Ici, chacun saisit l'histoire où il veut, quand il veut, à son rythme, avec son temps, dans la joie et la détente.

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Ecouter, voir, remonter le temps, au Grand Parc du Puy du Fou la fête bat son plein, grandeur nature, et ne s'arrête plus...

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R. Liegeois - La Bataille des Saintes, Le Dernier Panache 2014

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Vitraux du Château du Puy du Fou

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Rome et les Chrétiens

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Les débuts du Christianisme passèrent inaperçus.
Les Romains, en général, étaient tolérants envers les autres religions...
Pourtant, à partir du règne de Néron (37-67), l'opinion publique fut très hostile aux Chrétiens.
On leur reprochait de faire "bande à part", de fuir les jeux du cirque, de célébrer des cérémonies mystérieuses où ils égorgeaient des enfants dont ils buvaient le sang.
On les traitait "d'ennemis du genre humain".
On méprisait leur culte dont le dieu était mort sur une croix comme un esclave !

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On se demandait pourquoi ces adeptes du Christ refusaient de se battre, de sacrifier aux dieux de l'Etat et même de participer au culte impérial.
Bien vite, une rumeur les désigna comme, un danger pour la société et l'Etat.
Ce qui autorisa toutes les persécutions.
Les persécutions des 1er et 2ème siècles.
Elles furent intermittentes et locales.
Néron (37-68), en 64, accusa les Chrétiens de Rome d'avoir incendié la ville et leur infligea d'atroces supplices.
On les crucifiait enduits de matières inflammables et la nuit, on les embrasait pour éclairer les jardins de l'empereur !

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Sous Marc-Aurèle (121-180), en 177, les Chrétiens de Lyon furent martyrisés.
Le vieil évêque Pothin (87-177) et l'esclave Blandine (162-177) subirent avec héroïsme d'horribles tortures.
Ainsi, la pauvre jeune fille fut livrée aux bêtes fauves qui l'épargnèrent.
Puis elle supporta le fouet, la chaise de fer rougie au feu.
Comme un souffle de vie s'échappait encore de ses lèvres, on l'enferma dans un filet et on la jeta dans les cornes d'un taureau.
Selon un contemporain, "elle paraissait ne rien sentir, tout entière à son espoir, poursuivant son entretien intérieur avec le Christ.
Les persécutions du 3e siècle.

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Elles devinrent systématiques.
Septime-Sévère (145-211) se contenta d'interdire les conversions au christianisme.
Décius (201-251) et Valérien (200-260), en 250 et 258, déclenchèrent une terrible répression.
Les prêtres devaient être exécutés, les fidèles obligés d'abjurer et de sacrifier aux dieux sous peine de mort.
Dioclétien (244-311) et Galère (260-311) firent, entre 303 et 306, la dernière et la plus violente attaque contre les Chrétiens.
Les martyrs furent nombreux dans tout l'empire.
Mais l'Eglise survécut à la tourmente.
Le triomphe du christianisme.
En 313, les deux empereurs Constantin (272-337) et Licinus (263-325) accordèrent enfin aux Chrétiens un édit de tolérance appelé l'Édit de Milan.

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"Chacun pouvait adorer à sa manière, la divinité qui se trouvait dans le ciel".
Désormais, à l'abri des persécutions, ils purent s'organiser au grand jour et même bénéficier de l'appui des empereurs (tous les successeurs de Constantin furent chrétiens à l'exception de Julien dit l'Apostat).

Enfin, en 392, l'empereur Théodose (347-395) fit du christianisme la religion officielle de l'État romain.

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