Puy Story

Histoire d'une région.

Vers 2017.....

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Visiteurs de ce site, Puystoriennes, Puystoriens, Puyfolaises, Puyfolais, futurs visiteurs du Puy du Fou....
je vous souhaite un très bon réveillon avec une très bonne glissade en douceur vers 2017.

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Merci à vous pour cette très bonne année 2016....
Je vous donne rendez-vous en 2017 pour de nouvelles histoires....
Bisous à toutes et tous !!!

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Naissance des Epesses (Vendée).

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Lors de la formation de la Terre, et durant des millénaires, notre globe fut un magma informe d'eau et de terre, surtout d'eau, seuls quelques sommets émergeaient, comme le Mont des Alouettes, le Mont-Mercure, le Puy-Crapaud, et aux Epesses, la Butte du Moulin, qui est à environ 255 mètres au-dessus du niveau de la mer.

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Puis les eaux se retirant, vint le premier homme, il y a de cela environ deux millions d'années.
Et après plusieurs périodes de glaciation, par suite du plissement du sol, la région prit peu à peu sa forme actuelle.

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Ces premiers hommes se fixèrent vers Mallièvre, Saint-Laurent, Mortagne, Tiffauges et aussi les Epesses.
Comme l'eau était nécessaire à leur survie, ce fut sur les bords de cette rivière de vie "LA SEVRE" qui borde une prairie des Epesses, qu'ils construisirent leurs premières habitations.
On en retrouve les traces dans la plupart des replis de cette rivière.
Puis, entre un million et cinq cent mille ans, ils découvrent le Feu.

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Ce fut la grande découverte de la Préhistoire, qui modifia radicalement leur mode de vie.
De nomades, ils devinrent sédentaires et de chasseurs, agriculteurs.
Ensuite, environ dix mille ans avant Jésus-Christ, ils creusèrent leurs premières habitations souterraines, les Souterrains-Refuges.
Aux Epesses on en a trouvé au village du Coudrais, et sous la maison Saint-Jean, près de la chapelle de ce nom.
De six mille à deux mille cinq cents ans avant notre ère, ce fut la grande révolution agricole qui fit des chasseurs de la pierre polie, les premiers agriculteurs.

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Ils construisirent leurs premières huttes de bois et de torchis, aux toits de paille.
Ils apprirent à vivre en communauté, ce fut alors l'apparition de leurs premières agglomérations, bien modestes, telles les Epesses et le Bourg-Bérart.

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Toutes deux situées en bordure de ces pistes préhistoriques, devinrent chemins gaulois, plus tard voies romaines et en notre XXème siècle, toujours aux mêmes endroits, chemins vicinaux et départementaux.

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Fontaine miraculeuse.... Légende ou pas ?

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Découvrez sa légende sur : 
www.puystory.net

Posté par Puystory à 00:34 - Cité Médiévale - Commentaires [2] -

Tradition de Noel

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Le mot "Noël"vient du latin "Natalis" signifiant "la naissance".
A moins que ce ne soit une abréviation d'Emmanuel, un des prénoms de Jésus, qui signifie :
"Dieu est avec nous ".
C'est au IVème siècle que la date du 25 Décembre fut définitivement fixée pour célébrer la naissance du Christ... même si cela ne correspondait pas exactement à la vérité historique.
Pourquoi ce choix du 25 Décembre pour honorer la mémoire du Christ ?
Les Chrétiens suivirent l'exemple des Romains qui avaient l'habitude de célébrer l'anniversaire de la naissance de leurs chefs ou de leurs grands personnages, même après leur mort.
Le jour de la fête ne coïncidant que rarement avec la date exacte de la naissance.
Sans doute cette date fut-elle choisie car les Romains fêtaient, ce jour-là, de nombreux grands hommes.

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L'arbre de Noël, le sapin, a remplacé le chêne où les druides allaient, le 25 Décembre (jour le plus court de l'année) cueillir le gui.
D'origine nordique et germanique, il a conquis sa place dans le monde entier depuis cent ans. Il est parfois remplacé par des arbres plus en accord avec le climat : le bananier en Afrique Noire, le cactus à Porto-Rico.
D'où vient la tradition de la buche de Noël. Bûche de chêne, de charme, ou d'orme, elle était choisie avec soin.

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C'était le soir de Noël, avant de partir pour la messe de minuit, qu'on allumait la bûche.
Elle devait brûler pendant tout l'Octave de Noël, soit jusqu'à l'Epiphanie.
La bûche brûlait pour la protection des récoltes et on la tisonnait pour la faire étinceler.
Plus il jaillirait d'étincelles, meilleure serait la moisson.

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Pour le nouvel An, c'est en 1564 qu'un Edit de Charles IX fixa au 1er Janvier, le début de l'année.
Auparavant, la date variait d'une région à l'autre, d'une année à l'autre ainsi, à Paris, on fêtait l'avènement de l'année nouvelle, le ler mars !
De nombreux dictons, remontant aux siècles passés, expliquent peut-être certaines de nos pratiques actuelles.
Avoir les poches et les placards vides la veille du Nouvel An annonçait la pauvreté pour une année.
Voilà pourquoi, sans doute, les victuailles s'entassent la nuit de la Saint-Sylvestre !

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Pour attirer la chance sur soi, il fallait vider le fond des bouteilles.
Ce n'était pas grave autrefois, les chevaux ne connaissaient-ils pas le chemin de l'écurie ?
Mais, aujourd'hui ?
Sachez aussi que si le premier homme qui franchit le seuil de votre maison, après minuit, a les cheveux noirs, une année de bonheur vous attend.
Alors choisissez bien vos invités !

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Le 1er Janvier.
C'est la tradition d'envoyer des vœux de bonheur et de santé pour l'année nouvelle.
Cette tradition semble venue du Moyen-âge.
En effet, les religieux et religieuses de certains Ordres n'avaient le droit d'écrire à leur famille que ce jour-là et bien-sûr, ils adressaient aux êtres chers leur bénédiction et des souhaits de félicité.

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Bonnes fêtes

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1. Le Noel de Guillemette

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"Guillemette ! Guillemette !"
L'appel de sa mère arrache la jeune fille à ses pensées.
Tristes pensées, en vérité...
Pourtant, en ce 24 Décembre, la joie rayonne dans les cœurs, les yeux brillent, les rires fusent.
Le village s'apprête à fêter la Nativité.
Depuis plusieurs jours, les chaumières résonnent des joyeux préparatifs.
Chez Guillemette aussi, chacun s'affaire.

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Les hommes ont installé la bûche de chêne dans l'âtre.
Pierre, le benjamin y a versé le vin et le sel qui préservent des mauvais esprits.
L'aïeul y a fait couler quelques gouttes du précieux cierge de la Chandeleur, celui qui garantit longue vie à toute la maisonnée.
Les femmes ont sorti le porc du saloir.
Après la messe de Minuit, la soupe sera bonne.
Guillemette, elle-même, a préparé le gâteau traditionnel à base de pommes, de noix et de miel.
Mais elle se sent étrangère à cette liesse ...
"Guillemette ! Guillemette ! Viens t'habiller pour la messe !"

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C'est vrai... la crèche vivante...
N'a-t-elle pas été choisie, parmi toutes les jeunes filles de la Seigneurie, pour incarner la Vierge Marie ?
Un honneur que toutes ses compagnes lui envient...
Pourquoi ce poids pèse-t-il sur son cœur ?
Pourquoi toute cette animation lui paraît-elle dérisoire ?
Pourquoi deux yeux bleus dansent-ils devant les siens ?
"Guillemette ! Guillemette ! ... mais à quoi rêves-tu ? Je te parle, voyons !
- Oui, Maman !...  
Surtout tu ne lèveras la tête sous aucun prétexte, tu garderas une attitude modeste et recueillie, tu... "
Mais Guillemette n'entend plus rien.
Lancinants, les souvenirs affluent...
Il avait promis :
"Je serai de retour aux vendanges. 
Je poserai mon sac. 
Je resterai dans ton village. 
Attends-moi !"
Et voilà des mois que le vin est en fûts, des mois qu'elle espère, des mois que son cœur bondit au moindre bruit de pas...
Mais rien !
Pourtant, elle sait qu'il était sincère, ce beau colporteur.
Il était venu un matin d'Avril, avec ses quenouilles et ses fuseaux.

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On l'avait accueilli à la ferme comme le veulent les lois de l'hospitalité.
A la veillée, il avait raconté ses voyages, sa vie aventureuse et Guillemette buvait ses paroles.
Et lui ne semblait parler que pour elle...
Surtout lorsqu'il disait qu'il était las de courir les routes, qu'il voulait fonder un foyer.
Il avait réparé les rouets et avait repris son chemin...
Mais ses dernières paroles étaient pleines d'espoir.
Alors ?
"Guillemette ! Guillemette ! Nous partons ! L'heure avance".
Arrivée dans l'humble chapelle, la jeune fille prend place entre le bœuf et l'âne, serrant dans ses bras l'Enfant Jésus de chiffons.
Les trois messes basses se déroulent.
Guillemette pense à Jehan.

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Peut-être est-il seul dans le froid et la neige ?
Peut-être l'a-t-il oubliée ?
Peut-être est-il en train de faire les mêmes promesses à une autre fille, là-bas ?
Et Guillemette prie.
Elle implore Marie de l'aider, de la protéger.
La cérémonie touche à sa fin.
Un homme s'avance vers l'autel.
Il porte l'agneau blanc.

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En cette nuit sainte, Dieu pardonne les fautes et l'âme des Fidèles retrouve sa blancheur à l'image de la toison de cet agneau.
Le rôle de Guillemette est terminé.
Désormais, l'agneau symbolisera la pureté dans la crèche de Noël.
La jeune fille va rejoindre sa famille.
La main du berger se tend pour l'aider.
Elle lève la tête et ses yeux rencontrent ... un regard bleu qui lui sourit.
"Je suis là !"
dit une voix grave.
Ce fut, sans doute, le plus beau Noël de Guillemette.

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La nuit de noël

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J'attendais toujours avec impatience les fêtes de Noël.
Autrefois, pendant une période appelée l'Avent, on nous incitait déjà à préparer avec ferveur cette grande fête religieuse dite "fête carillonnée".
Chez nous, le soir de Noël, des hommes vigoureux venaient poser l'énorme bûche dans la grande cheminée.
Selon le rite habituel, le maître de la ferme, répandait sur la grosse bûche quelques gouttes d'eau bénite avec un peu de sel.

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La bûche devait "tenir" le feu pendant plusieurs jours.
Quand elle était entièrement consumée, on mettait de côté quelques charbons afin de protéger la ferme du feu et de l'orage pendant toute l'année.
Avec la bûche enflammée, la joie était entrée dans la grande cuisine où l'on préparait à réveillonner avant la messe de minuit.

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C'était alors la traditionnelle "soupe grasse" suivie du "bouilli" (pot au feu) que l'on retrouvait encore le soir du premier de l'an.
Le repas se prolongeait avec mes frères et mes sœurs j'apprenais à chanter les Noëls poitevins, ces vieux Noëls, la plupart abandonnés maintenant.
Quelle ne fut pas ma grande joie, lorsque pour la première fois, on m'autorisa à assister à la messe de minuit.

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L'église était située à une lieue (4,8 km) de notre demeure.
Je partais avec ma famille, les yeux lourds de sommeil, dans la nuit noire et très froide.
Des voisins nous rejoignaient et les groupes se formaient.
Les femmes enveloppées de leur grande cape de laine, parlaient peu et suivaient avec peine les hommes, coiffés de chapeaux à fond aplati, qui faisait claquer leur sabots teintés sur la terre gelée et qui pour la circonstance, portaient la blouse de cérémonie.

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Au loin, s'envolait le carillon de Noël.
Dans l'église obscure, éclairée seulement par quelques luminaires, on apercevait, dans nef, toujours à la même place, la crèche peuplée de personnages sculptés par les gens des hameaux.
Avec les enfants de mon âge, je venais contempler le petit Jésus entouré Marie et de Joseph.
L'âne, le bœuf, les moutons avec leurs bergers, parmi la pierre et la mousse, au milieu des branchages, faisaient notre administration.
Pendant l'Office, les assistants engourdis dans leurs vêtements attendaient le "Minuit Chrétien" chanté par le "ténor" du village.
Mais peu à peu, nous succombions au sommeil et déjà la ferveur était réduite lorsque commençaient les deux autres messes basses auxquelles nous avions l'habitude d'assister.

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Au retour de très modestes cadeaux nous attendaient dans les sabots placés devant la cheminée.
Il y avait aussi des pipes en sucre, des noix, des noisettes de la dernière récolte.
On nous servait un bol de lait chaud et nous allions nous coucher rapidement.
Autrefois, dans la joie de Noël, les fêtes de famille se prolongeaient plusieurs jours.
Les anciens attachaient également une grande importance à la température de ces journées.
Ils croyaient que le temps des premiers mois de l'année dépendait du temps des fêtes de Noël.

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Cependant, de toutes les maximes, la plus simple et la plus vraie était sans doute
"Noël au balcon, Pâques au tison".
A la fin de l'année, deux autres journées étaient très attendues.
Celle du "Premier de l'An" qui permettaient les échanges de vœux entre parents et amis.
Nous les enfants, nous étions bien gâtés.
Nous recevions des gâteaux, des friandises et parfois des sous pour étrennes.
Et puis, quelques jours plus tard, les réjouissances de l'Epiphanie venaient terminer les fêtes de fêtes de Noël.

Jacques Maupillier (garde)

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Le Feu

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J'aime vous voir réunis autour du feu, à chaque veillée d'hiver.
Le feu, c'est la magie chaque fois renouvelée de la chaleur et de la lumière.
Feu de la Saint-Jean où je dansais avec les filles et les gars du temps de ma jeunesse, comme vous aujourd'hui.
Feu de sarments sur lequel nous faisions griller les châtaignes et les premières pommes de terre qui commençaient une timide apparition dans le bocage.
Feu de l'âtre qui chauffait péniblement la maison au creux de l'hiver.

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Quand je vous vois craquer une minuscule tige de bois et faire naître la flamme d'une brassée de sarments, je crois rêver !
Savez-vous qu'après le grand désastre, il nous fallut réinventer le feu, en faisant jaillir des étincelles avec des pierres dures !

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Ce feu, on le cultivait, on le dorlotait.
On conservait les baises sous la cendre et on les échangeait de maison en maison.
Les femmes, qui ne pouvaient entretenir un feu toute la journée venaient quémander (demander) chez la voisine une pelletée de braise ou bien remplissaient l'écuelle de leur chauffe-pieds.

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L'hiver, on voyait partir de bon matin les bergères vêtues de leur cape de droguet, quenouille au coté, tenant d'une main un bâton, de l'autre la chaufferette en terre où les braises jetaient de petites lueurs rouges.

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Dans les rares maisons qui disposaient de plusieurs pièces, la salle commune, ouvrait ses deux yeux, c'est-à-dire la chaleur et la lumière qui se perpétuaient dans la cheminée devant laquelle la maisonnée s'entassait pour la veillée.
J'aime vous voir réunis autour du feu, à chaque veillée d'hiver.

J. Maupillier (garde)

Posté par Puystory à 00:15 - Parole de Jacques Maupillier - Commentaires [1] -

Charrette en lumière.

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«Grâce aux prisonniers !».

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A la Restauration (1814 – 1852), les familles des victimes vendéennes de la Révolution reçurent le droit d'honorer leurs morts.

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Le roi Louis XVIII (17 novembre 1755 -16 septembre 1824) autorisa l'édification d'un monument funéraire au général Charles Melchior Artus de Bonchamps (10 mai 1760 - 18 octobre 1793).
En octobre 1793, les blancs, vaincus devant Cholet, rejoignent Saint-Florent-le-Viel avec 5000 prisonniers républicains.
Lors de la bataille de Cholet (17 octobre 1793), le général vendéen a reçu une balle dans le dos et est transporté agonisant dans le village.

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Depuis son lit de mort, il ordonne qu'on fît grâce aux prisonniers républicains retenus dans l'église de Saint-Florent-le-Vieil.

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La charité, la bonté, la générosité n'étant pas les valeurs de leur république, les soldats républicains reçurent la consigne de ne jamais parler de cet épisode et furent contraints de reprendre les armes contre ceux qui les avaient graciés.

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Le père du petit Pierre-Jean David, (Pierre-Louis David, ébéniste) engagé volontaire dans l'armée de la République, était parmi les graciés.

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Pierre-Jean David (républicain et franc-maçon), devenu sculpteur, immortalise le général Charles de Bonchamps, royaliste et très chrétien, dans le marbre en signe de gratitude qui sera déposé et inauguré en 1825 dans l'abbatiale de St-Florent-le-Vieil.

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Marquée par le néoclassicisme du début du 19e siècle (nu antique) et par les codes du portrait historique du siècle précédent (attributs militaires), l'œuvre de David d'Angers (12 mars 1788 - 5 janvier 1856) est très symbolique dans son appel à la clémence.
Il est toujours accompagné de la légende :

"Grâce aux prisonniers !".

On remarque le contraste entre le marbre noir du tombeau et blanc de la statue.
Finement décoré, festons (Guirlande de feuillage sculpté ou peint) de lauriers et de cyprès.
On retrouve aussi trois noms évocateurs de la vie du héros.

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THOUARS, V-MAI (Prise d'assaut par les Vendéens de la ville Thouars le 5 mai 1793).

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TORFOU, XIX-SEPTEMBRE (défaite des Républicains commandés par Kléber le 19 septembre 1793).

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SAINT-FLORENT, XVII-OCTOBRE (bataille de Cholet, le 17 octobre 1793 et retraite vers Saint-Florent le Vieil – Episode de "La Virée de Galerne).

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Deux bas-reliefs. A droite, représentant la "France" et à gauche, la "religion".

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Le premier exemplaire de la "Religion" s'est brisé pendant le transport et est appliqué sur le mur.
Sur le tombeau, on remarque un blason.

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Ce sont les armoiries de la famille d'Artus de Bonchamps.
Depuis le XIIIe siècle, les seigneurs de Bonchamps rendant hommage au roi avaient pour armes ce blason.
Un aveu (Charte délivrée par le vassal à son seigneur, attestant sa prestation de foi et d'hommage et l'acquisition de son fief) mentionne que Guillaume de Bonchamps rendit à Saumur en 1312 pour son fief de Pierrefitte situé dans la paroisse de Berthegon.

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La "Couronne de Marquis" et "Gueules" à deux triangles vidés d’or entrelacés en forme d'étoile.
La figure représente l'Etoile de David, encore appelée le Sceau de Salomon.
Pour les Juifs, les six branches du Sceau de Salomon représentent les six jours de la création du monde et le point central est le 7ème jour où Dieu se reposa.

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Pour les Chrétiens, les 6 branches du Sceau de Salomon peuvent symboliser deux fois la Trinité.Le triangle pointe en haut, représente le bien (le paradis) et l'autre pointe vers le bas représente le mal (l'enfer).

Posté par Puystory à 19:00 - CINESCENIE - Commentaires [3] -