Puy Story

Histoire d'une région.

Jeanne D'arc

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Jeanne d'Arc, née vers 1412 à Domrémy, est une héroïne de l'histoire de France.
Chef de guerre et sainte de l'Église catholique, connue depuis l'époque comme "La Pucelle d'Orléans" est un personnage mondialement connu.

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Sa vie publique s’étend sur deux années environ, soit de 1429 au 30 mai 1431, date à laquelle elle est brûlée vive (par le bourreau Geoffroy Thérarge) sur la place du Vieux Marché à Rouen à l’âge de 19 ans.

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Les deux années se divisent en deux périodes : une année de vie guerrière, une année de captivité. Prisonnière à Compiègne le 23 mai 1430 par les Bourguignons, elle est vendue aux Anglais pour 10 000 livres.
C’est en Février 1431 dans la forteresse du Bouvreuil que débute son procès conduit par Pierre Cauchon, évêque de Beauvais, où elle est accusée d’hérésie.

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Près de l’église Sainte Jeanne d'Arc, la grande croix, une plaque commémorative ainsi qu’un massif de bruyères délimite l’emplacement du bûcher.

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Une statue de Jeanne est adossée à l’église, face au lieu de son supplice.

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Posté le 26 mai 2014 - Secret de la Lance *


Les coquillards

Le pèlerin de Saint Jacques, appelé jacquet, était vêtu d’un surcot (Pièce de tissu portée par les hommes et les femmes entre le XIIIème et le XVIème siècle, au-dessus desautres vêtements) à capuche et plus tard d’un manteau (la pèlerine).

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Il était coiffé d’un chapeau de feutre à larges bords et transporte un bourdon (bâton pour pèlerin), une panetière (besace en cuir à l’ouverture toujours ouverte, sans cordon) et une calebasse (gourde).
Le bourdon est un bâton rond de longueur variable, finissant généralement d’un côté par un pommeau et de l’autre par une pointe de fer, qui servait à se défendre contre les chiens et les loups et, en même temps, de perche pour franchir des passages difficiles.

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La fin du pèlerinage s'achève sur la tombe de l’Apôtre Jacques, à l’intérieur de la Cathédrale de Saint-Jacques de Compostelle.

À partir du XIIème siècle, avant d’entamer son retour, il place un coquillage sur son chapeau, preuve de l’accomplissement de son voyage.
Ce coquillage ramassé sur les plages galiciennes ou acheté sur le parvis de la cathédrale devient rapidement l’emblème des pèlerins de Saint Jacques.
Les coquillards sont à l'origine de faux pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle qui vendaient des coquilles prétendument rapportées du pèlerinage ce qui leur permettait de détrousser les vrais pèlerins.

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Peu scrupuleux, ils se joignent à un pèlerinage pour escroquer leurs compagnons ou profiter de l’hospitalité des monastères et se livrent parfois au brigandage, car la charité est de mise à l’égard des pèlerins.

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Dans l'argot du XVe siècle, ce terme désignait les escrocs et les faussaires avant d'être adopté par une bande de brigands organisés qui sévit en Bourgogne du milieu des années 1440 à 1455, date du procès de quinze des leurs à Dijon.

Pour éviter les fripons qui infestaient les chemins, Philippe II (né le 21 mai 1527 à Valladolid et mort le 13 septembre 1598 au palais de l'Escurial) en vint à interdire aux Espagnols de porter cet habit, uniquement autorisé à partir de 1590 aux pèlerins venus d’outre-Pyrénées.

Posté le 28 avril 2014 - Secret de la Lance *

le trébuchet

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Le trébuchet fait partie des pièces d’artillerie  médiévales dites à contrepoids.
Il fait son apparition au Moyen Orient dans la première partie du XIIe siècle.
Introduit en France dans le courant du même siècle, son utilisation a perduré jusqu'au XVIe siècle.
Son nom vient de l’occitan (langue romaine d'Europe) trebucca qui signifie :

"Qui apporte des ennuis".

Il est fait d’un assemblage liant une verge à un contrepoids articulé appelé aussi huche.
Le trébuchet fonctionne comme une énorme fronde.
Le levier est tendu à l'aide d'un treuil.
On place ensuite la fronde dans une glissière.
Un boulet de pierre est disposé dans la poche.

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Lorsque d'un coup de maillet on libère le levier, le contrepoids s'abaisse brusquement.
Le levier s'élève alors comme un bras gigantesque qui propulse la fronde et projette le boulet vers les remparts.
Ces énormes pierres qui frappent les murailles dans un bruit terrible finissent par ouvrir d'importantes brèches.
Il fallait plus de cent hommes pour manipuler une telle machine de guerre ... pour seulement 1 à 2 coups à l'heure.
Les boulets pouvaient aller jusqu'à 100 kg et être projetés à 200 mètres environ.
Il arrivait qu’au lieu des boulets, des cadavres soient également envoyés vers les assiégés.
Au repos, le trébuchet était en position vertical, le poids se trouvant au dessous.
Les hommes devaient, à l'aide de cordes et de treuil, ramener le trébuchet en position horizontal afin de permettre aux chargeurs de placer dans la poche le projectile.
Une fois fait, on faisait sauter la cheville de retenue du treuil et le poids, en redescendant, faisait basculer la verge vers l'avant et le projectile partait en direction de l'ennemi.
Ce type d'engin était aussi bien utilisé par les assiégeants que par les assiégés.

Posté le 05 mars 2014 - Secret de la Lance *

Le hourd

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Dans l'architecture militaire du Moyen Âge, le hourd est un échafaudage (construction temporaire) en bois solide.
Une charpente en encorbellement (balcon) au sommet d'une tour, d'une muraille ou des portes destiné à recevoir des défenseurs, surplombant l’ennemi par une avancée.
Ces superstructures en bois étaient ajoutées en temps de guerre améliorant la défense du château en permettant aux soldats, par des trous aménagés dans le plancher, de lancer des projectiles et d'atteindre un ennemi situé au pied de la muraille, tout en étant protégé.

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Pour empêcher l’ennemi de mettre le feu à cette structure défensive à l’aide de flèches embrasées, les soldats recouvraient les toits des hourds avec des peaux de bêtes humides.

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À la fin du Moyen Âge, les hourds, qui sont des constructions provisoires, vulnérables au feu, sont remplacés par leur équivalent en pierre, les mâchicoulis.
Encorbellement (balcon) couronnant systématiquement le sommet des murailles et des tours.
La protection est ainsi permanente, invulnérable au feu, résiste mieux aux projectiles envoyés par les catapultes diverses, protège mieux les défenseurs, et ne risque pas de se décrocher du mur.
Se dit aussi pour une Estrade sur laquelle s'installaient les spectateurs qui assistaient à un tournois.

Posté le 18 novembre 2013 - Secret de la Lance *

La Lice

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Les tournois désignaient au Moyen-âge, des jeux guerriers très prisés de la noblesse.
Ces jeux (affrontements) étaient tout aussi violents que la guerre et la chasse et les vainqueurs avaient le droit d'exiger rançon de leurs adversaires.

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Les armes étaient normalement émoussées (on parle alors "d'armes courtoises").
Les joutes et combats se déroulaient sur la "Lice", espace fermé entouré de palissades.

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On retrouve plusieurs définitions de la lice :

  • Enceinte extérieure faite de palissades en bois défendant l'accès des châteaux-forts.
  • Toute enceinte destinée aux exercices de plein air.
  • Bordure marquant la limite intérieure d'une piste d'athlétisme, de cyclisme.
  • Pièce de bois horizontale, servant de main courante, assemblée sur des poteaux pour former une barrière.
  • Entrer ou descendre dans la lice, c’est s'engager, (intervenir) dans une compétition, un débat d'idées, une situation conflictuelle.

Posté le 28 octobre 2013 - Secret de la Lance *


Le Secret de la Lance

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Au 15ème siècle, l’arrivée de Jeanne la Lorraine venue réunir les chevaliers pour combattre les anglais, trouble la rencontre de la bergère Marguerite et du chevalier Fulgent.
Les actions vont alors se succéder, soutenues par des effets saisissants comme, notamment, le rempart qui disparaît dans le sol, le tout sur la musique envoûtante de Carlos Núñez

Posté le 10 juillet 2013 - Secret de la Lance *

l'adoubement

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Au Moyen-Âge, l'adoubement est la cérémonie publique au cours de laquelle on devient chevalier (en recevant l'équipement du guerrier à cheval).
D'origine germanique très ancienne, l'adoubement est une cérémonie d'initiation pour les jeunes gens.
Tout homme, sauf s'il est infirme, peut devenir chevalier.
Mais le coût de l'équipement et la nécessité d'avoir un domestique réservait cette dignité aux nobles.
D'abord strictement militaire (la remise des armes), l'adoubement est augmenté d'éléments religieux sous l'influence de l'Église catholique à partir du XIIe siècle (communion, bénédiction des armes...).
En temps de paix, l'adoubement se déroulait dans un château seigneurial.
Mais l'adoubement pouvait être aussi organisé sur le champ de bataille, ainsi en 1515, le roi François Ier est adoubé sur le champ de bataille de Marignan par le chevalier Bayard.

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Posté le 08 mai 2012 - Secret de la Lance *

Le serment du chevalier

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Ce qui distingue le chevalier de l'homme du peuple, c'est que ce dernier ne travaille pas.
Le chevalier défend ses terres, attaque les infidèles, vénère les clercs, protège les pauvres de l'injustice, pacifie le pays, verse leur sang pour leurs frères, ainsi que le dit la formule de leur serment, et même au besoin perd la vie.
Le serment du chevalier est un serment prononcé à voix haute par le chevalier lors de son adoubement :

  • Tu croiras à tous les enseignements de l'Église et tu observeras ses commandements.
  • Tu protègeras l'Église.
  • Tu défendras tous les faibles.
  • Tu aimeras le pays où tu es né.
  • Tu ne fuiras jamais devant l'ennemi.
  • Tu combattras les infidèles avec acharnement.
  • Tu rempliras tes devoirs féodaux, à condition qu'ils ne soient pas contraires à la loi divine.
  • Tu ne mentiras jamais et tu seras fidèle à ta parole.
  • Tu seras libéral et généreux.
  • Tu seras toujours le champion du droit et du bien contre l'injustice et le mal.

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Après cette lecture, son parrain lui remet ses armes, puis lui donne un coup sur la nuque, la colée; c'est ainsi qu'il est fait chevalier.
Quand les chevaliers ne se battent pas, ils vont à la chasse à courre, et parfois à la chasse au faucon où ils utilisent un faucon dressé pour attraper du petit gibier.
Ils participent aussi à des tournois, jeux dans lesquels deux troupes armées se combattent violemment.
Pour être bon chevalier, il faut être un bon guerrier mais aussi respecter les règles de la chevalerie, être courageux, généreux et loyal.

Posté le 27 mars 2012 - Secret de la Lance *

La licorne

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Le spectacle est aussi dans le détails.

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La licorne (Grec : Μονόκερως, Latin : Unicornis) est un animal mythique ayant le corps et la tête d'un cheval avec une corne torsadée unique au front.
La licorne est un symbole de puissance, de pureté et de chasteté.
On retrouve sa trace dans le Chine médiévale où elle était tout comme le dragon un animal vénéré et approprié à la royauté asiatique.
En Occident, au début de l'ère Chrétienne, la corne de la licorne symbolise aussi l'épée de Dieu.
Les nobles Chevaliers qui partaient en croisade voyaient en la licorne l'image de la chasteté et la fidélité.
Ce qui leurs permettaient de partir l'esprit tranquille.
On retrouve aussi le passage de la licorne dans certains manuscrits de l'Empire musulman, le symbole ici représente l'attachement de toute unité réuni avec le Lotus symbole de la pureté.
Tous deux réunis dans la plus parfaite symbiose permet l'entrée au Nirvana.

Posté le 12 février 2012 - Secret de la Lance *

Meurtrières

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Ces ouvertures apparaissent dans les fortifications du commencement du XIIe siècle.
Assez rares alors, elles se multiplient pendant le XIIIe siècle, participant aux moyens de défense.
Vers le milieu du XIVe siècle, ces ouvertures deviennent de plus en plus rares dans les parties inférieures de défense et se multiplient à leur sommet.
Elles ne reparaissent qu'au moment où l'artillerie à feu remplace les anciens engins de défense.
Les meurtrières, ou archères, percées au niveau du sol intérieur des remparts et des planchers des tours, permettaient non seulement de lancer des traits d'arbalète ou des flèches, mais aussi de voir, sans se découvrir, les travaux que les assiégeants pouvaient tenter pour battre ou saper les ouvrages.
Si au Moyen Âge elles étaient très étroites et verticales pour permettre le tir à l'arc sur les assaillants sans s'exposer, leurs forme et dimension n'ont cessé d'évoluer en même temps que l'armement défensif.
Ainsi, l'ouverture verticale a reçu une entaille horizontale pour permettre un tir selon un angle horizontal plus important, puis a pris la forme d'un entonnoir aplati avec l'apparition des armes à feu.

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Posté le 18 décembre 2011 - Secret de la Lance *