Puy Story

Histoire d'une région.

Eglise fortifiée du Boupère (Vendée)

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Eglise fortifiée, monument historique, appartenant dans l'ensemble aux XIV-XVème siècles.
La première église est construite au 12ème siècle et fortifiée au Moyen-Age avec des meurtrière, chemin de ronde....
La restauration, qu'elle a subie au siècle dernier, a fait disparaître les restes romans du chœur et des absidioles et contribue à lui donner son unité de style actuelle.
Elle a dû présenter à l'époque romane l'aspect d'une construction en forme de croix latine, dont le chœur, semi-circulaire à l'origine, a été transformé dans la suite.
Vers 1867, on a doublé la profondeur du transept aux dépens du chœur et des absidioles : celles-ci furent alors démolies.

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L'église se compose actuellement d'une abside formée d'une travée unique avec grande baie ouvragée restaurée au siècle dernier, d'un transept très profond comprenant deux travées, de même que les croisillons, et enfin de la nef.
Celle-ci, de même que la travée centrale primitive du transept, voûtée de huit nervures mono-toriques, remonte aux origines de l'église.

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La nef comprend deux travées égales, dont les voûtes, légèrement bombées, n'occupent pas toute la largeur du vaisseau, d'où il s'ensuit la formation, au Sud, d'une sorte de bas-côté très étroit, fausse basse-nef analogue aux bas-côtés de La Caillère.

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La voûte, repose au Nord directement sur le mur goutterot, retombe de l'autre côté sur un pilier isolé entre les deux travées et relié au mur d'enceinte par une maçonnerie dans l'épaisseur de laquelle a été ménagé un passage cintré.
Cette particularité a son contrecoup dans l'agencement de la façade occidentale.
Celle-ci présente un portail et un oculus du plus pur XVème siècle.

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Le portail occupe le milieu de la façade, tandis que l'oculus (œil-de-bœuf) est situé au centre de la travée voûtée, ce qui fait que les deux ouvertures sont sensiblement décalées l'une par rapport à l'autre.

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Cette façade est couronnée extérieurement d'une jolie galerie de mâchicoulis supportant un parapet crénelé qui protège un chemin de ronde terminé à chaque extrémité par une échauguette s'appuyant sur les contreforts d'angle.
Cette galerie se continue tout autour de l'église, sauf au niveau du clocher.
Celui-ci, qui complète si harmonieusement l'édifice sur le côté Sud, a été lui-même restauré encore 1890.

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Quelques dates repères...
Au 12ème siècle une église en croix latine romane à chevet plat aux arcs légèrement brisés.
1179, la Bulle du Pape Alexandre III précise que la paroisse Alba Petra (Le Boupère) est une possession du monastère de Saint-Jouin de Marnes.

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26 mars 1305, Bertrand de Got archevêque de Bordeaux est en visite pastorale au Boupère.
Peu après il est nommé pape et s'installe à Avignon sous le nom de Clément V.
14-15 ème siècles sera l'époque de la fortification de l'église.
1563-1598, les seigneurs locaux adoptent la réforme protestante et l'église devient un temple protestant pendant 35ans.
24 juin 1798, l'état vend l'église aux enchères, au citoyen Bertrand.

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En 1808, la commune rachète l'église.
1862, transfert du cimetière entourant l'église vers son emplacement actuel.
1867-1868, élargissement du sanctuaire et construction du second transept gauche.
1891-1892, construction du transept droit (Sacré-Cœur) et reconstruction totale du clocher.

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15 et 16 février 1906, malgré l'opposition des habitants, les gendarmes pénètrent par un vitrail et procèdent aux inventaires.
1966, après le concile Vatican II l'autel de pierre est enlevé.

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Celui d'aujourd'hui est à proximité des fidèles, la liturgie se déroule face au peuple.

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Trou de maison

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Autrefois, en Vendée, on appelait "trou de maison" une petite masure, basse de plafond, au sol en terre battue, percée de deux portes étroites et de deux fenêtres exiguës. 
Elle comportait le plus souvent une ou deux chambres.
La première servait de cuisine.

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On y trouvait un grand foyer dans lequel s'ouvrait un four, bâti dans l'étable, et fermé par une plaque de tôle qu'on retirait à l'aide de deux poignées.
Avec six ou sept fagots d'épines, on le portait "au rouge" pour cuire le pain.

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Sur le sol bosselé, des planches maintenaient l'équilibre de deux bancs qui encadraient la "maie" (Grand coffre rustique utilisé pour la conservation de la farine et, comme pétrin, pour la fabrication du pain).
C'est dans celle-ci qu'on préparait la pâte tous les quinze jours.

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Au-dessus, suspendu aux poutres, se trouvait le râtelier, dans lequel on conservait les gros pains ronds.
Le buffet, contenant la vaisselle, occupait un autre coin.

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L'autre pièce, "la belle chambre", était l'orgueil de la dame de maison.
On y trouvait une armoire robuste, à deux battants, cirée chaque semaine et ornée de motifs en cuivre étincelants.
Un petit meuble à une porte, un vaisselier où étaient disposées quelques assiettes fleuries.
A chaque coin de la pièce, un lit et enfin une table rectangulaire, en bois lourd, et deux chaises au centre.
Rien d'autre n'aurait pu y tenir.

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Dans l'étable, une place était réservée à la vache.
On y retrouvait aussi des fagots, des barges (meule de foin rectangulaire) de foin et du pailler.
Au milieu du jardin, un puits. Un peu plus loin, deux appentis (Petit bâtiment dont le toît est constitué d'une seule pente et souvent adossé à un bâtiment plus important), un pour les poules, un autre pour les canes.

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Devant la porte d'entrée de la maison, la mare d'eau toujours sale, avec des canards.
Un peu plus loin, une remise aux murs de terre couverts de rouches (Gerbes de roseaux séchés) où l'on travaillait les jours de pluie.

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Le monument aux morts des Epesses

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Ce monument de la guerre 1914-1918 fut élevé par souscription publique à la demande du Conseil Municipal présidé alors par le maire Ludovic TESSIER, le 25 juillet 1920.

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Réalisé en granit, il représente la descente de la Croix du Christ dans les bras de sa mère.

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A gauche, un poilu crie victoire, tenant dans sa main une Couronne de lauriers.

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A droite, le COQ GAULOIS, en avant un canon pris à l'ennemi.

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TROIS PÉRIODES ENTRE 1793 ET LE CONCORDAT (1)

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1. Pendant la "Grande Guerre", de mars à décembre 1793, les Vendéens remportent de nombreux succès et menacent sérieusement la République, en tout cas ils lui font peur.
Elle se termine lorsque l’Armée catholique et royale, qui était passée au nord de la Loire le 18 octobre 1793, est anéantie à Savenay (44) le 23 décembre 1793.

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2. Une période de guérilla, qui s’étend de janvier 1794 à mars 1796.
Interrompue par une courte paix de février à juin 1795.
Les derniers grands chefs survivants, Charette, Stofflet, Sapinaud, tentent de s’opposer aux exactions des Colonnes infernales de Turreau qui ravagent le pays de janvier à mai 1794, puis poursuivent la lutte chacun de leur côté depuis les territoires dont ils restent maîtres, à la tête de troupes de plus en plus réduites, surtout à partir de 1795.
La guerre se termine quand Stofflet et Charette sont fusillés (février-Mars 1796).

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3. Suit une période de paix armée et troublée (1796-1799), pendant laquelle alternent une certaine tolérance religieuse et la reprise des persécutions.
D’anciens chefs suscitent une nouvelle révolte d’octobre 1799 à janvier 1800, avant que Bonaparte, qui vient de prendre le pouvoir, ne se lance dans une sincère politique d’apaisement.

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Le Château de l'Etenduère (Vendée)

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De la superbe demeure, incendiée en 1794 pendant les guerres de Vendée, il ne reste plus que des ruines nostalgiques et chancelantes d'un grand corps de logis et quelques pans de murs menaçant de s'écrouler.
Aux XVIIe et XVIIIe siècles, ce logis était le plus bel ensemble seigneurial de la contrée.
Entre 1100 et 1150, dans le centre-ville actuel, au lieu-dit la Boutinollière, existait "Le petit" fief en l'air, constitué d'un étang, d'une maison et d'un jardin.
Cette seigneurie appartenait jadis au domaine des seigneurs des Herbiers.
Elle remonterait au début du XIIe siècle.

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Elle passa entre les mains de la branche cadette de la famille.
La première mention d'un "des Herbiers, seigneur de l'Etenduère", descendant direct d'un cadet de la famille seigneuriale des Herbiers, remonterait à 1205.
Ce fief fut concédé à Guy des Herbiers, cadet de la famille qui n'avait pas droit à l'héritage selon la coutume du Poitou.
Ce fief, c'était une misère et les gens du pays l'appelèrent l'Etang du hère.
Laurence Raoul, en épousant Guy des Herbiers, lui apporta en dot les terres où s'élèvent les ruines du château actuel qui prit le nom du nouveau propriétaire : "l'Etenduère".

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De simple hébergement en 1375, puis d'hôtel noble et de seigneurie en 1484, le château acquit ses lettres de noblesse en 1622 en étant fortifié avec canonnières, pont-levis et mâchicoulis.
Parmi les seigneurs de l'Etenduère se comptent des générations de marins de guerre sur les vaisseaux de la Royale avec une bonne demi-douzaine de capitaines de vaisseaux, mais aussi des marins de commerce.

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Les cadets des familles étaient sans fortune, aussi avaient-ils pris l'habitude de s'engager dans la marine royale où l'avancement se faisait au mérite.
L'un deux, l'amiral Henri-François des Herbiers L'Etenduère (1680-1750) fit flotter le pavillon des Herbiers sur toutes les mers du globe.

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Mais, le château ne fut pas épargné par les colonnes infernales qui y mirent le feu le 31 janvier et 1er février 1794.
C'est la colonne infernale du général Grignon qui incendiera le château de l'Etenduère, pourtant éloigné, à l'époque, du bourg des Herbiers.
Ce sinistre sonne le glas de cette bâtisse.
Selon une tradition orale, des trombes d'eau se sont abattues et l'ont sauvé partiellement.
Miraculé, il fut malgré tout laissé à l'abandon et ignoré pendant deux siècles.

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Le château de l'Etenduère n'est plus que l'ombre de lui-même depuis le 31 janvier 1794.
De ses temps radieux, il reste un passé millénaire et une biche blanche mystérieuse.
"La légende de la Demoiselle remonte au XVIIe siècle et elle comporte plusieurs versions".
La plus courante raconte qu'un jeune seigneur courtisait une jeune fille du château de l'Etenduère.
En vain.
Furieux d'être éconduit, il chargea une sorcière d'envoûter la belle.

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La nuit, la jeune fille se transformait en biche blanche et ne reprenait forme humaine que le matin, peu avant l'aube.
Pour conjurer le sort, il aurait fallu blesser "au sang" l'animal.
Pour cela, il fallait utiliser un fusil à piston, avec une balle bénie, et intercaler un cheveu de nouveau-né entre le chien et le percuteur.
Sinon l'animal restait animal.
Quelqu'un, excédé par le va-et-vient nocturne de la biche, tira sur elle et la tua, sans les précautions requises.

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La Demoiselle de l'Etenduère disparut à jamais.
La bête aurait été enterrée à l'angle du domaine, sous un petit monument, dans le virage de la rue de la Demoiselle.
Mais la révolution étant passée par là, il n'y a plus de trace de l'endroit.
Dans les années 1980-1990, le château put rêver qu'on allait lui redonner vie.
Il flottait un vague projet de théâtre de verdure.
Mais les problèmes techniques et financiers découragèrent la municipalité qui donna priorité à la restauration des dépendances.
Depuis, le château de l'Etenduère est redevenu abandonné, s'interrogeant sur son destin.

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Depuis octobre 2016, tous les samedis matin, une joyeuse équipe des bénévoles de l’association Passion patrimoine (une vingtaine à se relayer par petits groupes) transpirent sur ce chantier d’envergure pour le défrichage du château afin de le faire sortir de l'oubli.

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La colonne des Epesses

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En 1854, M. l'Abbé BREAUD, curé des EPESSES fit construire, avec l'aide de ses paroissiens une chapelle dédiée à l'IMMACULEE CONCEPTION.
Une chapelle simple, sans le belvédère.
La colonne surmontée de la statue de la vierge Marie sera ajoutée plus tard, après les apparitions de LOURDES (1858).

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Une vierge de LOURDES sera placée sur l'autel à l'intérieur.
Elle est remarquable par la colonne qui surplombe sa façade, montée sur un piédestal, elle s'orne au sommet d'une statue de la Vierge en fonte doré.
La Vierge de la Colonne a exaucé de nombreuses prières ...

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On connait la dévotion particulière des "Spicéens" pour ce lieu de pèlerinage.
On venait en procession à la Colonne au 15 Août et aux communions solennelles où les enfants offraient leurs couronnes de fleurs à MARIE.
Le 13 mars 1951, la colonne fut emportée par une violente tempête et, défonçant la couverture, entraîna avec elle la statue en fonte qui se brisa.

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Charles SOULARD la répare et un chroniqueur de l'époque note que ce forgeron a posé 680 boulons pour tenir les 240 morceaux de la statue.
La statue fut replacée sur la colonne reconstruite, le 15 Août suivant, en cortège, avec l'évêque, Monseigneur CAZAUX, qui avait ordonné le matin même quatre diacres dont Pierre LUCAS des EPESSES.
La chapelle et sa colonne furent restaurées en 1983.

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A droite de la chapelle se trouve un autel, surmonté d'une croix.
Il fut construit en souvenir du Concordat signé par Pie VII et Napoléon Bonaparte, en 1801, qui rendait la liberté de culte.

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LE VENDÉEN par REAL DEL SARTE (Maxime)

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Cette sculpture à l'Ecomusée de la Vendée.
C'est une œuvre date de 1935 et est signée : M. Réal del Sarte (1888 - 1954)
Elève de Landowski et Verlet Il exposa régulièrement au Salon des Artistes Français depuis ses débuts.
Il consacra une grande partie de sa carrière à l'édification de monuments patriotiques, en particulier des statues à Jeanne d'Arc à Rouen et à Poitiers et des monuments commémoratifs de la guerre 14-18.
Cette statue symbole du Souvenir Vendéen, est le plâtre original du monument qui se trouve à Cholet.
Maxime Real del Sarte réalisa le monument en 1935 :
"Dans cet hommage aux héros de la Vendée, c'est toute l'âme française, sa foi ardente, son esprit de sacrifice et sa fidélité que j'ai voulu glorifier".
Le monument devait se dresser sur une place de Cholet.
La victoire du Front Populaire en 1936 retarda l'inauguration.
La cérémonie fixée au 5 septembre 1937, réveilla les passions politiques.
Le général Weygand devait la présider.
Le gouvernement s'y opposa.
La statue devait s'ériger à Cholet sur la place de la Vendée.
Nouvelle interdiction.
On installa l'œuvre de Maxime Real del Sarte au Bois-Grolleau, lieu de combat pendant les guerres de Vendée et elle fut inaugurée le 5 septembre 1937 devant une foule considérable.
Sur les ordres de la Préfecture une palissade en bois masquait la vue du monument aux passants.

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L'inauguration donna lieu à des discours à portée politique hostiles au Gouvernement du Front Populaire et appelant au Souvenir mobilisateur de 1793.
C'est ainsi que M. de Suzannet évoqua le Souvenir de son Aïeul et de Cathelineau et y associa les poilus vendéens de 14-18.
Pendant la guerre de 39-45, la statue put enfin occuper l'endroit prévu.
En 1945, elle fut endommagée par des adversaires du Souvenir Vendéen.
L'écrivain vendéen Jean Yole s'exprimait ainsi à propos de cette œuvre :
" L'artiste (...) a pensé en Vendéen.
La pierre a la couleur du granit de nos coteaux.
L'homme adossé à une croix.

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Il tient de la main gauche une faux aiguisée pour l'herbe et qui servit pour la bataille et de l'autre, à bras tendu, il offre son cœur.

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Toute la Vendée est là, son épopée, son métier, la foi de son peuple ".
L'érection de cette statue reste un des actes de mémorialisation les plus importants inscrits par le Souvenir Vendéen.

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La chapelle Saint-Jean des Epesses

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Au Epesses, à côté de l'église Notre-Dame, se trouve la chapelle Saint-Jean.
Cette petite construction rectangulaire à nef unique de trois travées, couverte de voûte d'ogives.
Edifiée dans le premier cimetière près de l'église paroissiale, elle porte au dessus de l'entrée un blason aux armes du Puy du Fou.

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Elle aurait été construite au alentour de 1400 et bénite vers 1440 (sans preuves), du vivant de Guy II (1375-1453), dont les armoiries ornent la porte d'entrée.
Le culte de Saint Jean était très répandu au Moyen-âge.

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Un aveu fait à Rochetemer, en les Herbiers, le 2 novembre 1563 par René du Puy-du-Fou il est fait mention de quatre foires des Epesses, dont trois aux Fêtes de Saint Jean.
Ces foires devaient être fort anciennes, peut-être même avaient-elles succédé à celles qui se tenaient autrefois au Bourg-Bérart.

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Cette Chapelle Saint Jean fut désaffectée à la Révolution vendue comme "Bien National" et achetée par le notaire Gabriel-Vincent Chenuau.

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Elle servit même à emprisonner bon nombre d'habitants des Epesses qui avaient le malheur de ne pas penser comme le maître du moment et furent envoyés par lui aux fusillages révolutionnaires.

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Désaffectée, elle a servi de salle de théâtre, puis de cinéma, et même de foyer de jeunes.
Lors de fouilles en 1986, on y a trouvé des moules de cloches.
Elle accueille désormais des expositions temporaires pendant la période estivale.

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L'église Notre Dame des Epesses

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La première église des Epesses fut celle du Prieuré remplaçant la villa gallo-romaine.
Construite d'abord en bois comme toutes les chapelles primitives, puis après l'an mille, en pierre, au milieu du vaste lieu d'asile inviolable qu'était alors le cimetière, à l'emplacement de l'église actuelle.

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Dès 884, certains textes parlent d'une église Santa Maria de Spissis, ("Epines" – "fourrés") mais le plus vieux document concernant cette église placée sous le vocable de Notre-Dame, date de 1103.

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Elle y est citée comme relevant de l'abbaye de VEZELAY, ce qui ne veut pas dire qu'elle fut fondée par les moines de cette Abbaye, mais plus vraisemblablement par les seigneurs du PUY DU FOU, qui étaient seigneurs de la paroisse des EPESSES sans doute donnée par eux à cette Abbaye Bourguignonne.

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L'église romane qui existait en 1103, fut remplacée au 15ème siècle par l'église actuelle.
Cette très belle église à trois nefs possède une particularité qui n'est pas rare dans les églises de cette époque.

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Les haut-parleurs d'aujourd'hui n'existant pas, on noyait dans la maçonnerie de la voûte, l'ouverture tournée vers le bas, des vases acoustiques en terre cuite, sortes de vases de résonnance qui répercutaient les sons, ce qui fait que dans certaines églises anciennes, on a une acoustique remarquable.

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Le chœur et le portail sont plus récents, et furent reconstruits par les seigneurs de la paroisse.
On dit que la première messe chantée fut célébrée le jour de la St Jean Baptiste, le 24 juin 1440.
Des fouilles ont aussi révélé en sous sol les restes d'une fonderie de cloches.

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Le portail en 1620 par René Il du Puy du Fou, et vers 1635, une magnifique crypte sépulcrale, en forme de croix, construite en dehors de l'église du 15ème siècle, et dans laquelle plusieurs seigneurs du Puy du Fou furent enterrés.

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Au début de la révolution, il paraît que la porte du tabernacle en or, fut cachée sous le dallage de l'église et jamais retrouvée.
Au moment de la reprise du culte, au début de l'Empire, le curé des Epesses fit faire une porte en bois sculpté pour ce tabernacle.

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On raconte qu'en 1794, les soldats républicains de la garnison de Cholet, cantonnés aux Epesses sous les ordres de Baron, ami du notaire Gabriel-Vincent Chenuau (1755-1821), de triste mémoire, brisèrent trois cercueils de plomb qui renfermaient les restes des seigneurs.
Le plomb fut emporté et, les squelettes jetés dans un coin où ils restèrent jusque vers 1815.
En 1946, l'abbé Deriez curé des Epesses les réunit dans le tombeau qui se trouve dans cette crypte.

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Au-dessus de cette crypte, René Il du Puy du Fou construisit le chœur actuel et deux chapelles latérales.
Il voûta le chœur avec des caissons de granit qui avaient été mis en réserve pour la reconstruction de l'aile droite du Puy du Fou.
Ils sont semblables à ceux du grand escalier et de la chapelle.

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Et vers 1650, le nouveau seigneur du Puy du Fou, Claude de Boylesve (1611-1673) fit construire le très beau retable, un des plus beaux de Vendée (classé par les Beaux-Arts) qui orne le chœur.
De chaque côté du motif central figurent les bustes du constructeur et de son épouse Louise Ogier (1615 -1657), surmontant leurs armoiries.
C'est en 1946 que l'on redonna une sépulture décente à Claude de Boyslesve, propriétaire du château du Puy du Fou en 1959 et à sa femme.

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A son coté se trouve la chapelle Saint-Jean..... On en parlera prochainement.

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Mystère de Vendée*

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Le logis de la Chabotterie se trouve en Vendée.
En ce lieu, l'histoire vous prend par le bras pour vous faire découvrir le passé de la Vendée.

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Dans ces murs, l'histoire du Général CHARETTE qui fut arrêté en 1796 à une portée de fusil (de l'époque) de ce château.

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La vue sur l'arrière du château.

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Un canon vous indique la direction où finit la guerre de Vendée.

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Non loin, une croix symbolise l'endroit où le Général CHARETTE fut arrêté mais.........

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Le fantôme du Général CHARETTE est-il toujours présent au Logis de la Chabotterie ?
Mystère !!!!

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