Puy Story

Histoire d'une région.

Une petite sortie en famille !!

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La Vendée militaire de 1793

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Napoléon admirait les Vendéens et disait qu'ils étaient des "géants".
Durant toute l'année 1793, ils firent trembler la Révolution.
Elle leur fit payer cette peur par des atrocités sans nom.
Ils étaient le petit peuple des campagnes et des bourgs.

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Au début de 1793, leur soulèvement s'étendit comme un raz de marée.
Ils s'en allèrent chercher d'anciens officiers nobles pour les commander.
C'est ainsi que tout a commencé.
La Vendée du soulèvement contre la Révolution, la "Vendée militaire", n'avait pas d'unité historique avant 1793 et pas plus d'unité géographique.

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Au nord-est, elle mord sur l'Anjou, au sud sur le Poitou.
Le marais ne ressemble pas au pays des Mauges qui est différent du bocage.
Un destin tragique a forgé l'unité de ce pays de 600 paroisses et de 700000 habitants.
La "Vendée militaire" n'est pas limitée au territoire du département qui porte son nom.

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Elle forme une vaste région de cent kilomètres de profondeur sur la rive gauche de la Loire.
Elle est circonscrite au nord par le fleuve, à l'ouest par l'océan, dont la côte sera constamment disputée.
Au sud, sa frontière passe au-dessus de Luçon, ville républicaine, et à l'est elle suit le cours du Thouet entre Saumur et Parthenay.

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En 1793, les routes étaient rares et médiocres.
Hormis les deux grands axes Nantes-La Rochelle et Les Sables-Cholet qui se coupent au lieu-dit les Quatre-Chemins, les communications étaient assurées par des chemins que l'hiver transformait en bourbiers.
Les haies qui les bordaient et clôturaient les champs étaient souvent épaisses de trois mètres et plus, hérissées de houx, de ronces et d'aubépines d'où surgissaient les troncs des ormes et des chênes.
Après deux récoltes, les terres restaient en jachère pendant quatre ans et se couvraient rapidement d'ajoncs et de genêts d'une hauteur supérieure à celle d'un cheval.
Dans un tel pays, il était facile de se déplacer sans être vu, de constituer des gîtes pour le repli et l'accueil.

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Kléber dira :
"C'était un labyrinthe obscur et profond dans lequel une armée ne peut en quelque sorte marcher qu'à tâtons et sans se déployer"

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L'île de Noirmoutier

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Un voyage dans l'île de Noirmoutier, appelée "l'île aux Mimosas", pour beaucoup c'est l'évasion avec le pittoresque passage du Gois mais pour certains, c'est une petite croisière.
Rocheuse et découpée, la partie nord de l'île évoque la Bretagne.
Par endroits une abondante végétation borde la côte.
Découvrir la mer à travers la verdure des pins et les roches grises est la vue paradisiaque que l'on emporte du célèbre "Bois de la Chaize".
Au printemps, fleurissent les mimosas et c'est alors un décor de Côte d'Azur.
La douceur d'une température très clémente ajoute au plaisir des promenades.
Mais le sud et le centre de l'île sont très différents.

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C'est le marais avec son étendue plate aux horizons lointains.
Aux abords de la petite capitale, les salines.
Et tout au tour de cette terre de 18 km de long et de 2 à 6 km de large, une multitude de plages de sable fin.
Ce sont aussi des villages charmants :
- Barbâtre.
- la Guérinière avec ses ruelles étroites et ses maisons blanches qui évoquent certains coins de Sicile.
- l'Herbaudière, principal port de l'île.
- l'Epine, avec ses bois de pins.
C'est le lieu d'élection de certains artistes et vedettes très connus.
Et de-ci de-là, des maisons vendéennes bien typiques, et des moulins dont les ailes tournent encore.

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Au centre de l'île, son château fort, véritable décor de "Blanche Neige" qui est l'un des plus anciens de France puisque sa construction remonterait en l'an 830.
Il fut reconstruit au XIème siècle par les seigneurs de la Garnache et jusqu'en 1700 la mer pénétrait dans ses douves.
Dans son enceinte, l'on peut voir une construction du XVIIIème siècle, la maison du Gouverneur.
Dans les salles du château sont rassemblées d'intéressantes collections concernant les vestiges historiques et archéologiques de l'île et de la région.

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Tout près de l'ancienne forteresse, se dresse l'église St-Philbert, plusieurs fois détruite et reconstruite au cours des siècles.
Ses premières assises remonteraient au VIIème siècle, l'abside est du XIIème, l'aile droite du XIVème et la partie gauche de la fin du XVIIème.

Mais c'est la crypte qui reçut autrefois le corps de St-Philbert qui est le monument le plus intéressant sur le plan archéologique.
Noirmoutier, parcelle du marais, abandonnée à la mer qui l'enserre jalousement comme pour souligner son caractère particulier, est également une terre qu'il faut savoir découvrir.
Si certains de ses aspects s'imposent, la plupart de ses charmes sont cachés.
Les chercher en flânant, voilà le vrai plaisir.

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Le climat de la Vendée.

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Lorsque vous suivez le bulletin météo à la radio ou à la télévision, on remarque que la Vendée n'est pas logée à la même enseigne que les autres régions.
Très souvent traitée à part, "Pluies soutenues dans les Pays de la Loire, mais en Vendée, belles éclaircies après des brumes matinales...".

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C'est comme si elle ne faisait pas partie de cette région administrative dont on ne cite jamais les autres départements.
Mais Pourquoi ?

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Le climat de la Vendée est privilégié.
De type océanique, il peut être interprété comme "micro climat" ensoleillé de la façade Atlantique avec la Charente-Maritime.

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La Vendée, située très au sud du fleuve, ne fait pas partie du bassin hydrographique ligérien (bassin de la Loire), à la différence des quatre autres départements constitutifs.
De plus, la Vendée, située à égale distance du pôle Nord et de l'Equateur, bénéficie d'un climat doux et constant, à la différence des départements limitrophes, où les conditions climatiques sont plus marquées.
Les températures sont tempérées par un flux d'Ouest humide en hiver mais plus sec l'été.

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Les hivers y sont rarement rigoureux, les étés rarement caniculaires, même si les premiers sont plus rudes dans le haut Bocage et les seconds très chauds dans la plaine.
A cela s'ajoute le microclimat ensoleillé de la façade atlantique, qui vaut au littoral vendéen le surnom de "côte de lumière" en raison de son record de durée annuelle d'ensoleillement.

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Avant la révolution française.

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Avant la révolution française, la société française est divisée en 3 ordres : le clergé, la noblesse et le tiers état (députés aux États généraux qui représentaient les villes privilégiées).
Cette société d’Ancien Régime, héritée du Moyen-Âge, compose une société inégale.
La France est divisée en provinces, ville et corporations.
Les lois et règlements varient au gré du découpage.
Certains paient l’impôt, d’autres pas.
Avec le Siècle des lumières, les critiques s’élèvent parmi les philosophes.
Avec eux, une nouvelle réflexion voit le jour.
L’individu l’emporte sur la société ; la société ne dépend plus des ordres.
Sous le règne de Louis XVI, les critiques se poursuivent.
La France se trouve affaiblie par les mauvaises récoltes de la fin des années 1780.
Le déficit budgétaire est de 56 millions de livres et la Guerre d’indépendance américaine en est une des principales causes.
Le manque d’unicité des lois se trouve contesté par le tiers état, qui regroupe à lui seul 97 % de la population française.
Des mesures jugées comme vexatoires attisent les tensions 3 mois suffisent à faire effondrer l’ancien régime.
Janvier 1789, face à une situation politique et financière catastrophique, Louis XVI convoque les états généraux.
Cette assemblée réunit les 3 ordres.
Elle peut décider la levée de nouveaux impôts et engager la réforme du pays.

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4-5 mai 1789, l’ouverture des états généraux à Versailles marque le début de la Révolution française.
La noblesse est représentée par 270 députés, le clergé par 291 députés et le tiers état par 578 députés.
Clergé et noblesse souhaitent que le vote ait lieu par ordre, assurant ainsi la majorité.
Le tiers état réclame aussi le vote par tête afin de pouvoir débattre en commun.
Devant la résistance du tiers état, clergé et noblesse renonceront à leurs privilèges fiscaux.
Le 10 juin 1789, le tiers état invite les députés du clergé et de la noblesse à les rejoindre.
Quelques membres s’unissent au tiers état.
On assiste ainsi à une révolution à caractère juridique.
Les ordres se fondent en une seule assemblée.
Le 17 juin 1789, le groupe, représentant 96 % de la population française, se proclame "Assemblé nationale".
Il fait acte de souveraineté en matière d’impôt et décide d’élaborer une constitution limitant les pouvoirs du roi.
La souveraineté réside désormais, non plus dans la personne du monarque, mais dans la nation.
Le 20 juin 1789, constatant que les États généraux lui échappent et que la monarchie est contestée, Louis XVI fait fermer la salle de réunion.
L’Assemblée générale se réfugie dans la salle du jeu de paume.
Les députés font le serment de ne pas se séparer avant d’avoir rédigé une constitution pour le pays.
Le 09 juillet 1789, l’Assemblée nationale devient constituante.
Dans la nuit du 04-05 août 1789, on assiste à l’abolition des privilèges féodaux.
Le 26 août 1789, date de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen.
Le 03 -13 septembre 1791, l’Assemblée nationale constituante vote la première Constitution mais l’insurrection du 10 août 1792 l’enterre.

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Mars 1793, voit le soulèvement Vendéen.
Avec la mort du roi, la convention franchit un nouveau pas dans le cours de la révolution.
Il n’est plus possible de revenir en arrière.
Les divisions s’aggravent entre les révolutionnaires partagés entre Girondin, Montagnard et les sans-culottes et chacun surenchérit sur l’autre dans la course au pouvoir.
Devant la menace qui surgit avec l’entrée en guerre de l’Angleterre, le décret du 24 février 1793, qui institue la levée des 300.000 hommes paraît s’imposer.
Ce décret va devenir l’occasion de la guerre civile au sur de la Loire, connue sous le nom de guerre de Vendée.
Même si ce conflit prend largement naissance en Loire inférieure.
Les exigences amenées par ce décret peuvent paraître limitées.
Chaque département doit envoyer aux frontières, contre les ennemis, de 3 à 4000 jeunes gens choisis par tirage au sort parmi les célibataires de plus de 18 ans.
C’est donc une dizaine d’hommes qui doivent partir de chaque canton.

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C’est un faible nombre, mais toutes les communes sont concernées.
Cet effectif doit être choisi parmi les hommes qui ne sont pas déjà gardes nationaux ou volontaires aux armées.
En fait, il faut choisir parmi les hommes qui non pas manifesté d’enthousiasme pour la révolution.
Tout se conjugue pour que les ruraux récalcitrants s’opposent au tirage au sort, au moment où la défense du pays et l’avance rapide de la révolution rendent les Parisiens intransigeants.
La levée des 300.000 hommes provoque des émotions, voire des soulèvements dans tout le pays.
Les Bretons du Finistère, de l’Ille-et-Vilaine et du Morbihan, les Alsaciens, des paysans du Nord et ceux du Puy-de-Dôme sans oublier ceux de la Côte d’Or, manifestent violemment leur refus de participer au tirage au sort et forment des groupes armés qui chassent les patriotes, abattent les arbres de la liberté et parcourent les campagnes.
Pour les Conventionnels, la menace essentielle vient d’abord de Bretagne et de Paris, ils réclament des mesures exceptionnelles contre les insurgées.
La mobilisation en Vendée est forte face au tirage au sort.
C’est le 12 mars 1783 à Saint-Florent-le-Vieil que l’insurrection s’éveille.

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Le Voiturier, Jacques Cathelineau se met à la tête de paysans.
Le 19 mars, la Convention vote la peine capitale contre tous les habitants se rebellant. La Révolte grandit encore chez les paysans.
Le mois de mars enflamme toute la Vendée.
En 3 mois, les troupes royalistes passent de quelques dizaines de paysans à 100.000.
Les commissions militaires ont pour objectif de juger "les émigrés pris les armes à la main, ayant servi contre la France".
Dès le début de la Révolution française, les royalistes en mesure de fuir la France s’exilent et trouvent refuge dans le reste de l’Europe.
La définition des ennemis de la république n’aura de cesse de s’étendre à tous les individus hostiles à la république.
Les municipalités sont habilitées à perquisitionner chez les citoyens dont le comportement semble suspect, provoquant ainsi le mécanisme des dénonciations.
Dans un prochain article, le sujet sera "Les commissions militaires de Noirmoutier".

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Les cartes du Poitou antérieures à la Révolution

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De 1576 à 1667, environ 158 cartes, plus ou moins inexactes, sont connues concernant le POITOU.
Puis de 1670 à 1789, nous trouvons à peu près le même nombre de nouvelles cartes.
On les trouve à la BIBLIOTHEQUE NATIONALE (Département des Cartes et Plans).
Ensuite en 1664, COLBERT envoya dans les Provinces des Commissaires chargés de dresser les cartes exactes, avec le tracé des routes des rivières et la situation des localités.
En 1705 furent dressées les cartes des Evêchés de LUCON et de la ROCHELLE, celle de la Sénéchaussée de FONTENAY LE COMTE.
Mais la plus connue fut celle dressée sous la direction de l'Académie Royale des Sciences, par MM. MARALDI, CASSINI et l'Abbé de la CAILLE.
Elle est connue sous le nom de Carte de CASSINI.
Elle fut dressée de 1765 à 1773, par César-François CASSINI de THURY, qui en fut la cheville ouvrière soutenu par la Marquise de POMPADOUR.

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La région du POITOU fut publiée en 1784, et on y voit les métairies, auberges, tuileries, moulins à vent et à eau, les routes pavées, les avenues d'arbres.
Cet ouvrage remarquable dont les Minutes se consultent à l'INSTITUT GEOGRAPHIQUE NATIONAL, servit aux Armées de la République pendant la Guerre de Vendée, et pendant une grande partie du 19ème siècle.
Sur la carte Cassini qui daterait de 1663, le Puy du Fou est mentionné "Puy Dufour".
Peut-on alors faire un rapprochement avec le patois des habitants ; "Le Pouet dau Four" ?

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Le château d'Ardelay

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Quand on parle du Château d'Ardelay, beaucoup de gens ne pensent qu'à la tour carrée, majestueuse et imposante, qui domine la petite place près de l'Eglise, au centre du bourg d'Ardelay...
Et, de fait, depuis la route, on ne voit qu'elle !
En y regardant d'un peu plus près, on constate que cette tour est un donjon, partie intégrante d'un ensemble très circonscrites par une muraille.

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Le tout a été bâti sur un promontoire artificiel, lequel est entouré d'une douve en eau.
Au sud, les murs de l'Eglise paroissiale baignent leurs fondations dans cette douve.
Ainsi le château domine tout le pays !
Le château est situé à un carrefour de voies de communication.
Pendant 11 siècles, l'édifice connut un destin tumultueux entre duels, démolition et restauration.

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Habité jusqu'en 1920, le château tomba peu à peu en ruines par la négligence.
Pendant la guerre de 40, les Allemands, par représailles, enlevèrent les poutres et les planchers du donjon pour faire du feu.
Au décès de Mme de BERMOND le château fut vendu par les héritiers, pour payer les droits de succession, à M. Joseph BREMAND, pour la somme de 1.000 F.

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La Commune des Herbiers, après bien des tractations, s'en est rendu propriétaire, par décision du Conseil Municipal en date du 12 Décembre 1983, pour la somme de 241.450 F comprenant en outre le terrain environnant, ainsi qu'une grange avec écuries sur le bas-côté.
Acquis par la commune des Herbiers, les vestiges du château d'Ardelay, une fois dégagés de la végétation envahissante, ont révélé un état de délabrement très avancé, en même temps que la majesté grandiose de l'ensemble.

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C'est à la demande de Jacques BOISSIERE, architecte départemental des Bâtiments de France, que le Club Archéologique du Puy du Fou a entrepris des fouilles de sauvetage, dans ce château d'Ardelay, préparatoires aux travaux de consolidation et de rénovation.
Parallèlement à la fouille, le travail de recherches s'était porté sur plusieurs directions :
La Presse et grâce aux coupures de journaux, patiemment recueillies, en particulier par Jean LAGNIAU, dans

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Presse-Océan ont y redécouvre quelques dates importantes.
08.10.63 : Le Vieux Donjon d'Ardelay menace ruine !...
30.05.64 : La tour de l'ancien château décoiffée par les intempéries !...
27.10.64 : Le Trésor d'Ardelay n'est pas là où on le cherchait !
19.11.64 : La pluie, après 3 hivers aura fait crouler la tour d'Ardelay.
10.05.66 : Dans l'album du château d'Ardelay .
25.01.67 : Comment protéger ces ruines qui deviennent menaçantes ?
23.08.76 : Le Château d'Ardelay sera-t-il restauré ?
06.02.79 : Un parking au pied du donjon !
04.04.77 : Un musée au château d'Ardelay ?
22.04.80 : Pour sauver le château d'Ardelay, une association ?
04.10.83 : La Ville étudie l'achat et la restauration...
14.12.83 : Achat du château d'Ardelay pour 241450 Francs.
Son histoire.
La plus ancienne mention d'Ardelay est de 1220.

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On trouve à cette date "Azerleis Vicus", puis en 1262 "Ardeleium", en 1390 "Ardelois", et "Ardelayum" en 1553.
Ardelay fut seulement une châtellenie et non une baronnie.
La seigneurie d'Ardelay relevait de la baronnie de Mortagne.
Quelques Seigneurs d'Ardelay sont :
- PAREDS
- CHANTEMERLE
- de BROSSES (1228-1435)
- de VIVONNE (1435-1547)
- de GREMONVILLE (1547-1557)
- de BOURDEILLES (1557-1627)
- de la ROCHEFOUCAULD (1627-1635)
- de NOUZILLAC (1635- 1639)
- de COUHE - BOUTOU
- Henry des HERBIERS (1687-1767)
- d'ESCOUBLEAU (1767-1858)
- JOUSBERT DU LANDREAU
- de BERMOND d'AURIAC.

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Ce petit château, dans lequel il nous apparaît aujourd'hui, n'est pas le fruit d'une œuvre conceptuelle, mais l'aboutissement de remaniements successifs.
C'est vers le Xème siècle que pour établir ce château en situation de domination sur le pays environnant, relativement plat, il a fallu élever une petite butte, sorte de motte édifiée probablement avec le produit du creusement de la douve circulaire.
Ensuite la motte est chemisée par un mur plus étroit à la base qu'au sommet, épousant ainsi la forme conique de la motte.

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La construction du donjon au XIVème siècles est accompagné de celle d'un rempart élevé (traces sur le donjon) entourant probablement la cour et révélant un caractère plus militaire, plus défensif.
Une tour-contrefort est venue par la suite soutenir le rempart au Sud-Est.

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Le logis, de par son architecture, est estimé dans son ensemble XVème siècle début XVIème siècle.
Rien ne permet d'affirmer qu'il soit exactement contemporain du donjon.
Il existe cependant des substructures plus anciennes sous l'élévation faisant penser à une construction antérieure.

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A l'origine, chaque niveau devait être divisé en 3 salles (3 cheminées).
Début XVIIème siècle, on peut penser qu'un remaniement important bouleverse le logis (modification de la façade, des niveaux de sol).

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Le dallage, est bien daté de la première moitié du XVIIème siècle par un matériel monétaire important (à la même époque, on construit la chambre de tir, on aménage le sous-sol du donjon).
Aux XVIIIème et XIXème siècles, des aménagements domestiques sont apportés : latrines, potagers, âtres surélevés...

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Début XXème siècle, l'élévation Ouest avec sa cheminée, après effondrement ou destruction, est restaurée et remplacée par un mur plus étroit.
Les communs, plus tardifs, sont estimés XVIIIème siècle, ils sont venus fermer la cour en s'appuyant contre la façade du logis.

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On y retrouve un logement avec une cheminée, une écurie ou étable et des latrines.
A l'angle Sud-Est, il est retrouvé les témoins d'une petite construction qui a condamné un vide-ordures contenant un matériel estimé XVIIIème siècle.
Autrefois une seconde enceinte englobait l'église, le cimetière et une partie du bourg.
Aujourd'hui salle d'exposition, le château d'Ardelay est l'un des plus remarquables exemples d'architecture médiévale et militaire de la région.

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Le Prieuré de Grammont (Vendée).

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L'Ordre de Grandmont, ou Grammont du nom du lieu de la Maison-mère, en Limousin, fondé au XIème siècle (vers 1076) par saint Etienne de Muret (1050-1124), fils du comte de Thiers, possédait dès le XIIème siècle cinq prieurés en Bas-Poitou :
Grammont, en Saint-Christophe-la-Chartreuse, qui aurait été fondé vers 1150 par Thibaut Chabot III, seigneur de Rocheservière, dans un site très pittoresque, sur des coteaux boisés au pied desquels coule la Boulogne ;
La Meilleraye, ou le Petit-Orbestier (Le Château d'Olonne) ;
Barbetorte (Les Magnils-Reigniers) ;
Bonneray (de Bona radice) en Puy-de-Serre, et enfin
Grammont, en Chassay. Ce dernier aurait été fondé par Richard Cœur-de-Lion, vers la fin du XIIème siècle, en 1196.
Les vieilles chartes le désignent sous le nom de Chassay de Grandmont, du nom de l'ancienne paroisse de laquelle il dépendait (aujourd'hui commune de Saint-Prouant), ou de Petit-Grandmont, et enfin Grammont.
La mort d'Etienne, (1124) provoque l’exode de ses fidèles vers le plateau de Grandmont à quelques kilomètres de là.

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L’église construite sur ce lieu deviendra l’abbaye-mère et le plateau donnera son nom à l’Ordre, l’Ordre de Grandmont.
L’Ordre de Grandmont se distingue par ses règles, réputées comme les plus austères du Moyen Age.
Ils marchent pieds nus, ne vivent que de dons, ne mangent pas de viande et ne se chauffent pas.
Situé en plein bocage, loin de toute grand'route, Grammont est inconnu de la plupart des touristes et des archéologues.
Sa minime importance, puisqu'il ne semble pas avoir abrité jamais plus de dix ou douze moines, lui permit d'échapper aux diverses tourmentes qui ont marqué notre histoire.

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De la sorte, ayant conservé l'intégralité de son plan primitif, il représente "un type rare et parfait de ces petits monastères ruraux, nombreux en Poitou" aux XIIème et XIIIème siècles.
Le plan de l'établissement est sensiblement rectangulaire, si l'on excepte la saillie que fait à l'extérieur l'abside (partie saillante en demi-cercle d'un bâtiment) à pans coupés de la priorale.
Celle-ci occupe la partie méridionale du quadrilatère et a dû être édifiée dès les premiers temps de la fondation.

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L'église, premier élément construit au XIIe siècle, se distingue par ses proportions: longue de presque 28 mètres, large de 6.70 mètres et haute de 11 mètres!
Elle se compose d’une nef unique et d’une abside voutée en cul de four surmontant trois ouvertures profondes et égales, le triplet.

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La nef, recouverte primitivement d'un berceau brisé est une charpente apparente datée de 1637.
Mais l'abside possède encore ses voûtes d'origine, "sept voûtains séparés par de fines nervures moulurées d'un tore et modelés sur des formerets en arc brisé convergeant vers la clef de l'arc d'entrée.

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Ils prennent appui sur des culs-de-lampe en forme de pyramide renversée, sans décor".
Du côté oriental, se trouve la salle capitulaire, petite salle carrée, voûtée d'ogives à huit nervures cylindriques, qui viennent converger sur une colonne centrale à fût octogonal avec gros chapiteau à tailloir épais et retombant dans les angles sur de simples colonnettes engagées.
Face à la chapelle s'étend une autre salle, la plus curieuse du monastère et qui devait être le réfectoire des moines.

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Cette pièce, reconstruite vraisemblablement au XIVème siècle sur ses bases premières, forme deux nefs de trois travées chacune avec deux piliers centraux.
Ces piliers, de même que les colonnes engagées reçoivent le long des murs latéraux la retombée des voûtes, formées uniquement par le faisceau des nervures toriques qui, des voûtes, descendent jusqu'au sol sans chapiteau ni autre solution de continuité.

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L'effet est fort gracieux et est unique en Vendée.
Le prieuré de Chassay, présente un grand caractère d'austérité conforme à la règle "grandmontaine" et constitue l'ensemble le plus complet de l'ordre de Grandmont qui se puisse trouver dans les pays d'Ouest.

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Histoire de la Grainetière.

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Le coté gauche de la Grainetière n'est plus qu'une ruine, hélas !...
Mais assez fameuse tant par son histoire que par son architecture pour prendre place parmi les plus typiques églises bas-poitevines.

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"Notre âme, disait le P. Monsabré, a de mystérieuses sympathies pour les ruines.
On dirait qu'en les voyants, nous voyons des amies...
Notre imagination vagabonde s'enfuit dans le passé.
Elle se mêle aux générations disparues, rebâtit les murs, redresse les colonnes, rejoint les arceaux et les voûtes, reconstruit l'édifice tout entier, jusqu'à ce que le bruit d'une pierre qui tombe l'arrache à son rêve et lui rappelle la réalité…".

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Etymologie du nom : "La Grainetière" est citée de 2 manières dans les textes anciens.
GRANATARIA et GRANATERIA, ce qui signifie :
Terre à grain ou terre agraire, et indique donc un endroit fertile.
La plus ancienne mention qui en est faite est de 1100, si l'on en croit L. CHAPOT DE LA CHANOMIE.
Il semble vraisemblable qu'il y ait eu une habitation antérieure, peut-être à usage d'ermite, ou peut-être même un lieu de culte marial avec pèlerinage...

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C'est aux environs de 1130, sous le règne du roi Louis VI que des religieux détachés de l'abbaye bénédictine de Fontdouce, en Saintonge, arrivent à La Grainetière, sur un emplacement concédé par Gilbert de LA CHAIZE.
De nombreuses donations furent faites ensuite à l'établissement par les seigneurs de la région.
Guillaume Foucher, sgr. des Herbiers, Chotard de Mortagne, Guillaume de Chantemerle, sgr de Pareds, Guillaume de Mauléon, Guillaume Juquel, et autres.

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En 1145, le pape Lucius II érige en abbaye la nouvelle fondation.
Ce qui laisse supposer un certain nombre de religieux avec bâtiments et revenus suffisants.
Sur la foi de certains documents, d'aucuns avaient cru pouvoir reporter la fondation de ce monastère aux environs de l'an 1100, mais il semble qu'un examen critique des dits parchemins aurait prouvé qu'il fallait les rajeunir d'environ un siècle et que l'abbé Jean n'inaugura son abbatiat que vers 1201.

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Les différentes datent peuvent aussi nous orienter vers une évolution de l'importance de l'abbaye.
La question reste posée.
Depuis les origines, jusqu'en 1790, l'Abbaye fut habitée par des religieux bénédictins.
Propriété nationale depuis 1790, l'abbaye est adjugée en 1806 à M. Louis René GUYET, pour la somme de 2.525 francs.
En 1798, Pierre AGERON, propriétaire à Fontenay-le Comte, achète pour la somme de 720 francs, la maison, cour et jardin servant à loger le desservant de l'Abbaye (la majeure partie en ruines).
De l'église abbatiale, chœur, transept et nef ont quasi complètement disparu à la suite d'un incendie, dit-on, vers 1820.

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Mais, les ruines devindront une immense carrière où chacun pouvait s'approvisionner à bon compte de matériaux de construction, le propriétaire lui-même donnant l'exemple.
Seules subsistent les deux absidioles du Sud et l'absidiole proximale du Nord.
Elles se composent d'une simple travée voûtée en cul-de-four et éclairée d'une baie centrale. Mais reprenons la route depuis les origines de la Grainetière.
Sur le carré du transept, soutenu par les robustes faisceaux de colonnes de granit des angles, s'élevait jadis une coupole que couronnait un clocher octogonal.

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Le plein cintre voisine à la Grainetière avec l'arc brisé : les doubleaux des absidioles sont en tiers-point, mais les grandes arcades aveugles du chœur et les baies sont cintrées.
En fait, la construction de l'abbatiale se prolongea pendant plus d'un demi-siècle.
En 1180, l'œuvre était loin d'être achevée, puisqu'à cette époque, les abbés et religieux de Fontdouce, de la Tenaille, de la Grainetière, de Blanche-Couronne et de Lieu-Dieu en Jard adressaient encore une pressante exhortation aux ecclésiastiques et fidèles à contribuer, par leurs aumônes, à l'achèvement de l'église de la Grainetière qu'ils ont voulue "vaste et d'une remarquable architecture".

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Vers 1210, l'abbaye est entierement construite et va exercer pendant plusieurs siècles un profond rayonnement spirituel, culturel et économique.
Au début du XIIIème siècle, Monbail nous a laissé une lithographie du monument tel qu'il l'a vu, dit que "les ruines de la Grainetière appartiennent à tous les styles".
Si, en effet, le cloître et les absidioles qui subsistent sont du plus pur roman, le carré du transept laisse voir des ogives, dont le dessin est malheureusement incertain, mais qui n'est pas sans évoquer le transept de certaines églises de transition, par exemple celui de Beauvoir-sur-Mer ou de l'ile-Chauvet.
Le chœur paraît aussi orné de nervures.

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Le clocher, octogonal, mais très sobre, présentait une baie cintrée dans chacune de ses faces.
Beaucoup moins ouvragé que ceux de Parthenay-le-Vieux ou de Fenioux, il n'avait pour toute ornementation qu'une colonnette engagée à chacun des angles saillants ; une sorte de cordon mouluré contournait les baies et se profilait ensuite horizontalement sur chaque face aux deux tiers environ de la hauteur.
On ne manquera pas d'admirer la galerie de cloître aux fines colonnettes jumelées sur lesquelles le temps a mis sa patine et qui clôt à l'Ouest la grande cour d'entrée, donnant une impression de légèreté et de solidité à la fois.

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Depuis plus de huit siècles, le dur granit de ses piliers a résisté aux intempéries et aux révolutions.
Ses élégantes colonnettes rondes avec lesquelles alternent, de loin en loin, de grosses piles carrées aux colonnes d'angle, ses chapiteaux sobrement sculptés sont d'une beauté et d'une grâce dignes de l'antique de Comminges, où elles portent des chapiteaux extrêmement fouillés.
D'époque contemporaine est le bâtiment élevé à la suite, près de l'entrée, dont la façade Sud est ornée de trois longues baies cintrées, modèle peut-être des chevets à triplet de la fin du siècle...

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De l'autre côté de la cour, de grandes arcades cintrées dans lesquelles s'inscrivent des remplages gothiques indiquent la salle capitulaire.
Œuvre splendide aussi que cette salle dont les voûtes ogivales retombent sur quatre colonnes centrales qui la divisent en neuf travées.
Elle était jadis, paraît-il, beaucoup plus longue, les colonnes isolées étant au nombre de huit.
Vers 1372, plusieurs textes font état d'une attaque du monastère par les anglais au cours de la Guerre de Cent Ans.

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On y apprend que la Grainetière est du nombre des abbayes fortifiées avec douves ou fossés longeant ses murailles, pont-levis, ainsi qu'un étang considérable.
Edifiée dans les premières années du XIIIème siècle par Geoffroy, qui était en même temps abbé de Fontdouce, cette salle accueillit dans la suite de très hauts personnages.
Charles VII y fut reçu en 1425 et donna à l'abbaye le droit de capitainerie ; Henri IV y vint à plusieurs reprises ; de même, Louis XIII y passa en 1622.

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En 1560, 1569 et 1574, l'abbaye fut pillée et saccagée par les gens de guerre de la nouvelle opinion.
La remise en valeur de l'Abbaye :
Le 2 Avril 1946, les vestiges de l'Abbaye sont classés parmi les Monuments Historiques, grâce à l'action de Madame de CHABOT, qui s'occupa en outre des premiers et plus urgents travaux.
En 1963 se crée la Société Civile Immobilière de La Grainetière, qui devient propriétaire de l'Abbaye, et qui s'occupe depuis de sa restauration.

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En 1966, les jeunes du séminaire des Herbiers et du juvénat des frères de Saint-Gabriel entreprennent le nettoyage des abords, le débroussaillage des assises, le tri des pierres de taille... et creusent en même temps le sol de l'abbatiale pour retrouver le tracé des murs.
Ce faisant, ils mettent à jour quelques tombes !

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En Décembre 1978, après 200 ans du départ des moines, l'Abbaye retrouve sa vocation monastique en accueillant définitivement une petite communauté de 5 à 6 moines de la Congrégation Notre-Dame de l'Espérance, sous l'obédience de Saint Benoît.
Ils ont fondé ici leur sixième Prieuré M. PILASTRE, vers 1920, a fait placer à l'intérieur de l'une des absidioles la pierre tombale sculptée, en calcaire de Parthenay l'Archevêque.

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Près de la porte de la sacristie, les niveaux auraient été baissés : des carreaux bleus auraient été trouvés.
Le long du mur restant de l'abbatiale, dans la nef, une tranchée aurait été faite pour assainir les murs de la ferme.
De nombreux ossements auraient été trouvés.
Vers 1963-1964, les frères du Boistissandeau ont mis à jour des sépultures, à l'angle extérieur nord-ouest du transept, dont les pieds touchaient le mur de l'abbatiale !donc tête à l'ouest et pieds à l'est.

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En 1979, la Congrégation Notre Dame d'Espérance des "Moines Bénédictins" reprend possession des lieux.
En 1983, se constitue une Association des Amis de la Grainetière.
Cette association a décidé d'entreprendre des travaux de construction et de rénovation.

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Eglise fortifiée du Boupère (Vendée)

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Eglise fortifiée, monument historique, appartenant dans l'ensemble aux XIV-XVème siècles.
La première église est construite au 12ème siècle et fortifiée au Moyen-Age avec des meurtrière, chemin de ronde....
La restauration, qu'elle a subie au siècle dernier, a fait disparaître les restes romans du chœur et des absidioles et contribue à lui donner son unité de style actuelle.
Elle a dû présenter à l'époque romane l'aspect d'une construction en forme de croix latine, dont le chœur, semi-circulaire à l'origine, a été transformé dans la suite.
Vers 1867, on a doublé la profondeur du transept aux dépens du chœur et des absidioles : celles-ci furent alors démolies.

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L'église se compose actuellement d'une abside formée d'une travée unique avec grande baie ouvragée restaurée au siècle dernier, d'un transept très profond comprenant deux travées, de même que les croisillons, et enfin de la nef.
Celle-ci, de même que la travée centrale primitive du transept, voûtée de huit nervures mono-toriques, remonte aux origines de l'église.

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La nef comprend deux travées égales, dont les voûtes, légèrement bombées, n'occupent pas toute la largeur du vaisseau, d'où il s'ensuit la formation, au Sud, d'une sorte de bas-côté très étroit, fausse basse-nef analogue aux bas-côtés de La Caillère.

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La voûte, repose au Nord directement sur le mur goutterot, retombe de l'autre côté sur un pilier isolé entre les deux travées et relié au mur d'enceinte par une maçonnerie dans l'épaisseur de laquelle a été ménagé un passage cintré.
Cette particularité a son contrecoup dans l'agencement de la façade occidentale.
Celle-ci présente un portail et un oculus du plus pur XVème siècle.

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Le portail occupe le milieu de la façade, tandis que l'oculus (œil-de-bœuf) est situé au centre de la travée voûtée, ce qui fait que les deux ouvertures sont sensiblement décalées l'une par rapport à l'autre.

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Cette façade est couronnée extérieurement d'une jolie galerie de mâchicoulis supportant un parapet crénelé qui protège un chemin de ronde terminé à chaque extrémité par une échauguette s'appuyant sur les contreforts d'angle.
Cette galerie se continue tout autour de l'église, sauf au niveau du clocher.
Celui-ci, qui complète si harmonieusement l'édifice sur le côté Sud, a été lui-même restauré encore 1890.

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Quelques dates repères...
Au 12ème siècle une église en croix latine romane à chevet plat aux arcs légèrement brisés.
1179, la Bulle du Pape Alexandre III précise que la paroisse Alba Petra (Le Boupère) est une possession du monastère de Saint-Jouin de Marnes.

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26 mars 1305, Bertrand de Got archevêque de Bordeaux est en visite pastorale au Boupère.
Peu après il est nommé pape et s'installe à Avignon sous le nom de Clément V.
14-15 ème siècles sera l'époque de la fortification de l'église.
1563-1598, les seigneurs locaux adoptent la réforme protestante et l'église devient un temple protestant pendant 35ans.
24 juin 1798, l'état vend l'église aux enchères, au citoyen Bertrand.

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En 1808, la commune rachète l'église.
1862, transfert du cimetière entourant l'église vers son emplacement actuel.
1867-1868, élargissement du sanctuaire et construction du second transept gauche.
1891-1892, construction du transept droit (Sacré-Cœur) et reconstruction totale du clocher.

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15 et 16 février 1906, malgré l'opposition des habitants, les gendarmes pénètrent par un vitrail et procèdent aux inventaires.
1966, après le concile Vatican II l'autel de pierre est enlevé.

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Celui d'aujourd'hui est à proximité des fidèles, la liturgie se déroule face au peuple.

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