Puy Story

14 décembre 2021

Verdun 1916.*

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Verdun résume la lutte d'usure qui caractérisa la Première Guerre mondiale sur le front de l'Ouest, n'ayant que pour but de détruire les réserves françaises.
La bataille de Verdun fut peut-être la plus sanglante et la plus longue de la Première Guerre mondiale.
Alors que la guerre de tranchées s'était installée à la fin de 1914, il devint plus ou moins difficile de remporter une victoire traditionnelle sur l'ennemi.
Auparavant, la victoire était décidée par la défaite d'une armée ou l'occupation de régions clés ou de capitales.
C'était devenu impossible.

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On ne voyait pas comment percer des lignes et prendre des objectifs stratégiques, et de profondes positions défensives empêchaient totalement de chasser l'ennemi du terrain.
Le problème dans les deux cas était la disponibilité des réserves, en même temps que déplacer celles-ci vers un point menacé, avant qu'une attaque couronnée de succès puisse être exploitée par l'ennemi.
La victoire, dans cette guerre, consistait à épuiser l'ennemi, à porter le prix à payer pour sa poursuite si haut que la paix deviendrait absolument nécessaire.
A Verdun, 40 millions d'obus furent tirés pendant le conflit pensé par le général allemand Erich von Falkenhayn comme une bataille d'écrasement pour "saigner à blanc l'armée française".
Après une modeste offensive à Ypres en avril 1915, les Allemands adoptèrent une position défensive sur le front ouest.

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Cependant, en février 1916, ils résolurent de passer à l'offensive.
Falkenhayn, chef suprême de l'armée allemande, décida de frapper un grand coup contre l'armée française, déjà affaiblie par la perte d'environ deux millions de soldats depuis le début de la guerre.
Au lieu de tenter une percée, Falkenhayn prévoyait d'infliger un maximum de pertes en attaquant une partie de la ligne que les Français se sentiraient obligés de défendre à tout prix.
Les Allemands choisirent le saillant entourant la forteresse de Verdun comme terrain d'abattage.
"Jamais l'ennemi ne put sécuriser de façon permanente ; jamais il ne put échapper à la pression allemande", Erich von Falkenhayn.

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Verdun était un objectif idéal pour plusieurs raisons.
Située dans une boucle de la Meuse, la ville disposait de peu de voies de communication.
Une seule route la traversait.
Les problèmes de logistique de l'attaque étaient allégés par la présence d'une importante voie ferrée allemande à 19 km seulement de là, permettant de transporter des munitions, des fournitures et des renforts au cours de l'attaque.

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Le secteur de Verdun était relativement calme, et beaucoup de pièces lourdes armant les forts avaient été transférées en d'autres points, où leur présence paraissait plus nécessaire.
La garnison était de 3 divisions, représentant une faible défense.
Cher au cœur des Français, il permettait également aux Allemands d'amasser un maximum d'artillerie pour peser sur les défenseurs.
L'artillerie serait la pierre angulaire du plan allemand tandis que l'infanterie s'emparerait de points clés afin d'attirer les réserves françaises pour en faire de la chair à canon.

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Le 21 février 1916, l'air froid de l'aube était déchiré par les hurlements des gros obus et le sifflement des armes antipersonnel.  
Les 1200 canons (dont plus de la moitié de lourd calibre) de la 5ème armée allemande entamèrent le bombardement le plus dévastateur de toute l'Histoire.
Plus de deux millions d'obus tombèrent sur les positions avancées françaises dans les 12 h qui suivirent.
Un peu plus tard, des groupes d'assaut de l'infanterie allemande pénétrèrent dans les tranchées françaises ravagées.

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Les deux jours suivants, les forces allemandes ne réalisèrent que de faibles progrès, mais le 24 elles percèrent la ligne de défense principale, faisant 10000 prisonniers et capturant 65 pièces d'artillerie.
Au cours des jours qui suivirent, les Allemands continuèrent leur progression et capturèrent le fort de
Douaumont (ouvrage clé de la défense) le 25 février 1916.
Ce fut une sérieuse atteinte au moral des Français, surtout lorsqu'il s'avéra que sa garnison n'avait pas résisté jusqu'au bout.

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L'infanterie avait cédé sous le bombardement, laissant une poignée d'artilleurs pour assurer la défense.
Une patrouille allemande de neuf hommes découvrit une entrée non gardée du fort et y pénétra.
Elle conduisit à l'intérieur 300 autres soldats et prit le principal ouvrage de la défense de Verdun presque sans tirer un seul coup de feu.
Le haut commandement français avait été pris par surprise, mais le même jour, le général Pétain fut nommé à la tête de la 2ème armée française défendant Verdun.
Pétain était un excellent tacticien.

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Il avait également la réputation de se soucier de ses hommes et se mit immédiatement à organiser le ravitaillement, le renfort et le soutien des troupes en difficulté.
La seule route, "la voie sacrée", menant à Verdun était soumise à un feu constant d'artillerie, mais 3000 camions persévérèrent quotidiennement pour ravitailler les hommes en munitions.
Tout au long de mars, avril et mai, la bataille fit rage sans diminuer d'intensité.
Falkenhayn étendit la ligne de combat et, au cours d'avril et mai, les Allemands livrèrent d'âpres combats pour s'emparer des collines et des crêtes sur la rive est de la Meuse.
Une grande partie des combats était concentrée autour du Mort-Homme, qui fit tristement honneur à son nom.

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Pour les troupes des deux camps, l'enfer de Verdun devint quasiment un mode de vie.
À leur grande surprise, les Allemands se rendirent compte que leurs propres soldats se transformaient également en chair à canon.
Le 1 juillet 1916, l'offensive alliée sur la Somme força les Allemands à interrompre leurs opérations à Verdun.
À la fin du mois, les Français passèrent à l'offensive et, grâce à de féroces contre-attaques, regagnèrent la majeure partie des territoires perdus en début d'année.
Pendant que l'armée française, fatiguée, se battait bec et ongles pour défendre Verdun, l'instigateur du plan allemand, Falkenhayn, fut limogé et remplacé par l'équipe des généraux Paul Von Hindenburg et Erich Ludendorff, fraîchement victorieux de leurs combats sur le front Est.

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Pertes : Français, environ 500 000 victimes - Allemands, environ 425 000 victimes

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12 novembre 2021

Verdun 2/2 *

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La ville de Verdun est à présent menacée et, côté français, il convient de réagir vite.
Le 25 février, Joffre décide de nommer le général Pétain, un défensif, à la tête du secteur.
Ne comprenant pas pourquoi les Allemands n’ont pas attaqué sur la rive gauche, il y déploie toutes les batteries d’artillerie qu’on veut bien lui allouer pour prendre les Allemands en enfilade et parvient, en quelques jours, à endiguer leur avance.
Sa tâche est facilitée, puisque l’infanterie allemande a progressé si vite que son artillerie lourde est à présent hors de portée pour la soutenir.
Le Kronprinz, fils du Kaiser, chargé du secteur, demande et obtient que le front s’étende à la rive gauche de la Meuse.

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C’est chose faite le 6 mars, et les Allemands remportent des succès notables se rapprochant des éminences du Mort-Homme et de la cote 304.
De nouveaux renforts expédiés côté français permettent de rétablir la situation.
Le 1er mai 1916, le général Pétain est placé à la tête du groupe d’armées Centre, en charge du secteur de Verdun.

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C’est là que le général va pouvoir superviser le va-et-vient de camions chargés de matériel et d’hommes en direction du front de Verdun, empruntant cette route élargie par le génie, et entrée dans l’histoire sous le nom de Voie sacrée.
Les prouesses logistiques des Français vont avoir un impact décisif sur le cours des opérations.

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Sur le front de Verdun, le général Mangin, un offensif, a remplacé Pétain.
Dès le 2 mai, il tente de reprendre Douaumont.
Mal préparée, cette attaque échoue, avec des pertes sévères.
Les Allemands reprennent alors l’offensive et s’emparent du Mort-Homme.
Le 1er juin, c’est le fort de Vaux qui tombe et à la fin du mois, de nouvelles troupes allemandes tentent d’emporter la décision sur la rive gauche.

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Les pertes sont sévères de part et d’autre.
Le front se stabilise.
Le 1er juillet, l’armée alliée attaque sur la Somme pour soulager les troupes françaises de la Meuse.
Appuyée par une intense préparation d’artillerie, l’infanterie progresse lentement.
Mais l’offensive par laquelle Joffre espérait revenir à une guerre de mouvement s’enlise.
Fin août, Falkenhayn est limogé et son remplaçant, Hindenburg, décide d’opter pour la défensive.

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Mais les Français préparent leur contre-offensive grâce, notamment, à de nombreuses troupes coloniales.
Le 24 octobre, Douaumont est repris, puis Vaux.
Jusqu’au 18 novembre, 206000 Britanniques et 66000 Français périssent.
C’est l’opération la plus meurtrière de la guerre.
L’objectif est néanmoins atteint.
Les Allemands lâchent prise à Verdun.
Le 15 décembre, une dernière poussée française, massive, permet de rétablir la situation et ramène presque les Allemands sur leurs lignes de départ.
La bataille de Verdun est terminée.

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La bataille de Verdun demeure un symbole, celui de la guerre des tranchées, brutale, abominable, impersonnelle.
De très nombreux soldats français et allemands sont morts sans avoir jamais vu l’ennemi, écrasé par les obus.
La bataille de Verdun est en effet, et avant tout, une gigantesque bataille d’artillerie.
Les deux premiers jours de l’offensive, deux millions d’obus sont tombés sur les positions françaises.
Au total, les Allemands perdent 300000 hommes, tués, blessés et disparus.
Les Français, 375000.

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Une véritable boucherie, pour un résultat territorial nul.
L’armée française est confrontée en 1917 à une vague de mutineries sans précédent.
Le souvenir de la boucherie de Verdun et l’échec de l’offensive du Chemin des Dames ont sérieusement ébranlé le moral des soldats français, qui multiplient les actes de colère et d’indiscipline.
L’arrivée au pouvoir des bolcheviks en Russie par la révolution de février 1917 effraie les généraux alliés, qui redoutent une contagion.
La répression est confiée au général Pétain.
En mai et en juin 1917, le conseil de guerre prononce des peines exemplaires à l’encontre de
3500 soldats, dont 600 sont condamnés à mort.

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29 octobre 2021

Verdun (1/2) *

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Entre 1871 et 1914, l’Europe profite d’une paix relative.
La rivalité franco-allemande, plus vivace que jamais, se détourne de la "ligne Bleu Des Vosges" et s’exprime hors du continent européen.
Marquée par son humiliante défaite dans la guerre de 1870, la France fait de son empire colonial un exutoire à ses frustrations.
L’Allemagne de l’empereur Guillaume II, jusqu’alors hermétique aux questions extra-européennes, s’engage dans une politique expansionniste agressive et regarde les possessions coloniales des autres puissances.
Le début du 20ème siècle est le temps des alliances complexes et d’une course aux armements qui vont déboucher sur le conflit le plus meurtrier de l’histoire.
Depuis 1904, l’Entente cordiale est établie entre la France et la Grande-Bretagne, rejointes en 1907 par la Russie au sein de la Triple-Entente.
Elle répond à la Triple-Alliance ou "Triplice", signée entre l’Allemagne, l’Autriche-Hongrie et l’Italie en 1882.
L’équilibre de l’Europe est fragile.

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En 1911, l’envoi d’une canonnière allemande dans la baie d’Agadir, au Maroc, manque de peu de déclencher une guerre.
Dans les Balkans, la fragmentation territoriale imposée par les puissances lors du congrès de Berlin de 1878 a créé une situation explosive.
Les guerres balkaniques de 1912 et 1913 sont les prémices du conflit mondial.
Le 28 juin 1914, l’assassinat de l’archiduc François-Ferdinand à Sarajevo, en Bosnie, déclenche l’embrasement général.
Le 28 juillet, l’Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie.
Le lendemain, la Russie, alliée historique des Serbes, ordonne la mobilisation.
L’événement déclenche une réaction en chaîne.

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Le 3 août 1914, l’Allemagne déclare la guerre à la France.
Le lendemain, le Royaume-Uni entre à son tour en guerre…
On prévoit un conflit bref mais violent.
Pour la France, une chose importe est de récupérer l’Alsace et la Lorraine, perdues en 1871.
Le 5 août 1914, suivant le "plan Schlieffen", l’armée allemande, commandée par von Moltke, pénètre en Belgique neutre.
Joffre, général en chef des forces françaises, applique aveuglément le "plan XVII" et concentre ses efforts sur l’Alsace et la Lorraine.
Le 23 août 1914, les Allemands percent les Ardennes et menacent Paris.

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10 000 soldats sont envoyés sur le front de la Marne (grâce aux taxis parisiens) et réussissent du 6 au 12 septembre1914 à enrayer l’avancée allemande.
Un nouvel enjeu se dessine.
Les ports de la Manche et de la mer du Nord, voies de communication entre France et Grande-Bretagne.
La bataille d’Ypres, du 29 octobre au 24 novembre 1914, victoire décisive alliée, est le dernier épisode de cette "course à la mer".
À l’approche de l’hiver, le front se stabilise.
De part et d’autre, on creuse des tranchées.
En 1915, Joffre lance des offensives en Champagne, en Artois et sur la Woëvre.
Des opérations secondaires sont conduites en Flandres, en Argonne, dans les Vosges.
La deuxième bataille d’Ypres crée un effroyable précédent dans l’histoire militaire.

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Le 22 avril 1915, les Allemands lâchent dans l’atmosphère 150 tonnes de gaz asphyxiant (gaz moutarde), faisant 5200 morts.
À Verdun, dans la Meuse, saillant dans la ligne de front, le général Falkenhayn veut "saigner à blanc l’armée française".
De février à décembre 1916, 163000 Français et 143000 Allemands vont mourir dans les tranchées.
Les lignes sont disloquées par le déchaînement de l’artillerie.
Les positions perdues un jour sont reprises le jour suivant dans un va-et-vient incessant.

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La France ne veut à aucun prix abandonner ce haut lieu de son histoire.
C’est à Verdun en 843 qu’a été scellé le partage de l’Empire carolingien donnant naissance à la France.
C’est là aussi que Charlemagne a partagé son Empire, et les forts qui protègent la ville dont celui de Douaumont, est un sujet de fierté nationale en France.
Pour l’Allemagne, une victoire à Verdun devient impérative.
Le général Falkenhayn en charge des opérations sur le front de l’Ouest a toute la confiance du Kaiser Guillaume II pour mener à bien cette offensive, que l’on espère décisive.
Fin décembre, Falkenhayn a fixé son choix.

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Ce sera Verdun.
Près d’un siècle plus tard, ses intentions exactes demeurent mystérieuses car le mémorandum de Noël 1915, dans lequel le général allemand se serait fixé comme objectif celui de "saigner à blanc l’armée française", est probablement une invention de l’après-guerre.
Mais si l’on admet que son intention était celle-là, le secteur de Verdun semble l’endroit idéal pour mener une bataille d’usure.
Depuis 1914, la région fortifiée de Verdun (RFV) forme un saillant sur la rive droite de la Meuse, que l’on peut donc attaquer depuis plusieurs directions.

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Il est par ailleurs très mal desservi côté français, puisqu’une seule ligne de chemin de fer, étroite.
Reliant Bar-le-Duc à Verdun, peut permettre d’y acheminer rapidement des renforts et du matériel.
Falkenhayn a prévu une attaque sur un front de 7 km, sur la rive droite de la Meuse.
Six divisions d’infanterie, soutenues par un millier de pièces de tous calibres, dont des obusiers de 420 mm, doivent s’emparer dans les meilleurs délais du terrain qui les sépare de la ville de Verdun, soit une petite quinzaine de kilomètres.
Face à eux, deux divisions françaises, déployées dans des tranchées peu profondes et manquant souvent de barbelé.
Le 21 février, l’attaque commence par un bombardement d’une violence telle qu’il est audible à plus de 200 km.
Après un pilonnage de près de huit heures et vers 17 heures, l’infanterie allemande sort de ses abris.

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On a affirmé aux soldats allemands qu’ils ne rencontreraient aucune résistance.
Mais rapidement, dans les cratères et le sol ravagé par les obus, des soldats français se dressent et livrent bataille avec l’énergie du désespoir.
Ils ne peuvent que retarder la marche.
En trois jours, la progression allemande est spectaculaire de près de 5 km.
Le fort de Douaumont, défendu par une compagnie de territoriaux, tombe sans combattre le 24 février 1916.

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15 mars 2021

ANGOISSE ET RÉCONFORT.*

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Pour les hommes du Front, terrés, isolés dans un univers cauchemarde que de boue, de barbelés, de trous d’obus, il faut garder le moral et l’espoir.
Certes, il y a les solides amitiés qui se nouent entre compagnons de misère, mais ce qui les aide à survivre, c’est le souvenir de figures aimées.
Ils évoquent ceux restés "là-bas".
Les parents, les enfants, mais surtout la femme, leur femme, dont ils espèrent des nouvelles.
Aussi, celui que l’on attend avec impatience dans les casemates, c’est le vaguemestre et le courrier qu’il apporte.

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Pour les poilus, seuls, sans famille, ceux que le romancier Henri Lavedan a surnommés les "mutilés du cœur", on invente les "marraines de guerre" qui leur écrivent régulièrement et les accueillent lors des rares permissions et, parfois, des idylles se nouent…
D’autres idylles naissent aussi dans les hôpitaux, entre patients et infirmières volontaires.
Ces "dames blanches" assistent les médecins, soignent et pansent les blessés.
Leur seule présence est un réconfort pour les "gueules cassées", ceux qui sont asphyxiés, aveuglés par les gaz, ceux qui sont percés de balles de mitrailleuses ou d’éclats d’obus, ceux qui devront être amputés.
Leur douceur et leur patience aident tous ces malheureux à reprendre goût à la vie ou, hélas, à mourir.

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Au pays, on attend les nouvelles du Front avec la même impatience et on tremble.
Pour la femme, c’est l’angoisse de recevoir, un jour, un des fameux télégrammes apportés par la gendarmerie ou le Maire, celui qui annonce la mort de l’être cher.
Aussi, quel soulagement de voir arriver le facteur ou la factrice !
L’épouse lit la précieuse missive, le cœur serré.
Elle essaie de localiser le lieu où se trouve le soldat.

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Mais la censure veille et interdit de donner toute précision.
Qu’importe, même si les nouvelles sont banales, même si les mots sont sans intérêt.
Ces quelques lignes dérisoires rassurent : il est vivant !
Et pour qu’il vive longtemps, elle prie sans cesse.
D’ailleurs, les églises accueillent de plus en plus de fidèles, avides de réconfort et d’espoir.
Des ex-voto (tableau ou objet symbolique suspendu à la suite d’un vœu ou en remerciement d’une grâce obtenue) couvrent les murs.

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Des cierges brûlent devant les saints protecteurs, surtout devant Sainte Radegonde, la sainte patronne des soldats.
Des personnes, moins bien intentionnées, exploitent l’inquiétude des épouses : tireuses de cartes, voyantes et autres diseuses de bonne aventure qui prétendent lire l’avenir et proposent à prix d’or, des "gris-gris" censés protéger les combattants.
Un lien très fort s’établit entre les couples malgré l’éloignement,
Leurs pensées se rejoignent et les aident à croire au retour et parfois, c’est le choc, l’émotion indicible.
La porte s’ouvre, il est là, celui qu’elle n’osait espérer.
Certes, la permission sera courte, mais comme c’est merveilleux ces heures de bonheur arrachées à la guerre.

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Elle s’achèvera, enfin, cette guerre avec un bilan terrible.
Des millions de morts, de mutilés, de survivants amers.
Les hommes doivent admettre que leurs femmes ont évolué en quatre ans.
Elles ont su prendre leur place au travail et n’entendent pas retourner à leurs fourneaux.
Elles ont changé d’allure.
Elles ont coupé leurs cheveux, raccourcissent leurs robes, portent le pantalon et fument en public.
Mais cette "libération" n’est qu’apparente.
En fait, même si leur rôle a été capital dans la victoire finale les femmes restent "inférieures", sans le moindre droit civil ou civique.
Le droit de vote, concédé par les députés en 1919, leur est retiré par le Sénat.
Il faudra, hélas, subir une autre guerre pour qu’elles deviennent des citoyennes à part entière.

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30 octobre 2020

Peut-être un jour… à la gare…*

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Août 1914…, le temps des moissons.
Pantalon garance et "fleur au fusil", nos "petits soldats" partent défendre le pays.
Promis, ils seront rentrés pour les vendanges.
Ils seront partis pour quatre ans.
"DEBOUT, FEMMES FRANÇAISES… "
Cet appel est lancé par le Président du Conseil des ministres, René Viviani aux lendemains de l’entrée en guerre de la France…
Il ajoute "Remplacez sur le champ du travail ceux qui sont sur les champs de bataille".
Et les femmes, pendant que les hommes sont "enterrés" dans les tranchées creusées de la Mer du Nord à la Suisse, vont relever le défi et "faire tourner la boutique".
Toute la population féminine va s’investir dans "l’effort de guerre".

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Dans la France essentiellement rurale de la "Belle Époque", les paysannes seront les premières à retrousser leurs manches.
A la ferme, celles qu’on appelle "les gardiennes", rentrent les moissons, soignent le bétail, conduisent les machines, pressent le raisin (il faut penser au "pinard" du soldat", tirent la charrue), puisque les chevaux sont réquisitionnés par l’armée.
Dans les villes et les villages, les Françaises prennent le chemin des bureaux, des banques, de la fonction publique… Elles deviennent factrices, institutrices, "tambours de ville"…
A Paris, on rencontre même des "tueuses" aux abattoirs de La Villette…

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Non seulement, les femmes remplacent les hommes dans leurs travaux de "temps de paix", mais elles vont travailler pour équiper et ravitailler les armées…
Elles cousent inlassablement des uniformes, confectionnent des millions de chaussures pour ceux qui sont au Front (une paire dure à peine deux mois dans la boue des tranchées !).
Aucun travail pénible ne les rebute…
Certaines deviennent "obusettes" ou "munitionnettes" dans les aciéries.
La position debout face au tour toute la journée, les jets d’huile rendent cette tâche particulièrement difficile.
Les ouvrières sont appelées "cheveux verts" tant les émanations de sulfate de cuivre sont importantes.
La journée à l’usine atteint dix à treize heures, parfois quatorze…

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Les équipes fonctionnent jour et nuit et même le dimanche.
"Si les femmes qui travaillent dans les usines s’arrêtaient seulement vingt minutes, les Alliés perdraient la guerre" assure le maréchal Joffre.
Malgré ces belles paroles et les promesses de Gascon du ministre du Travail, Albert Thomas, "à travail égal, salaire égal", les travailleuses sont payées moitié moins que les hommes…
Pendant quatre ans, les hommes, les femmes, chacun de leur côté, doivent "tenir"… sans cesse "tenir"…
Les hommes, au Front, sont bloqués dans les tranchées pendant la longue "guerre de position".
De décembre 1914 à mars 1918, ils souffrent de cette guerre d’usure.
Ils doivent résister à la pluie, à la boue, au froid, aux poux, aux rats et puis, à la peur.
La peur de l’attente, la peur de l’assaut, la peur des gaz…

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Quand les poilus ont droit au repos, ils sont cantonnés dans des villages détruits, trop près des lignes de feu pour pouvoir reconstruire leurs forces.
Ces hommes épuisés ont souvent le sentiment d’être "oubliés par l’Arrière" qui n’a pas pris assez conscience de l’ampleur des sacrifices consentis.
Peut-être, qu’effectivement, pendant les deux premières années de la guerre, les populations civiles n’ont pas pris toute la mesure de ce qu’enduraient les soldats, surtout à cause de l’État qui avait si bien organisé la censure du courrier, de la Presse sans oublier le "bourrage de crâne".
Ainsi, on pouvait lire dans Le Journal, en novembre 1915 :
"Je reviens du Front, je Les ai vus et j’en tremble encore.
Je rentre d’un monde idéal.
Quand je suis monté vers Eux, je Les plaignais.
Quand j’en reviens, je Les envie".

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Ou encore,
Dans l' "Écho de Paris" de mai 1916 :
"A propos de Verdun, nos pertes ont été minimes"
190000 hommes sont morts et 216000 ont été blessés…
Ils ont reçu vingt et un millions d’obus tirés par l’ennemi".
Sans commentaire…

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Peu à peu, on connaîtra les affreuses conditions de vie des tranchées et les soldats sauront que ceux de l’Arrière, notamment les femmes et les enfants, connaissent aussi des années noires.
Pendant toute la durée de la guerre, le Nord de la France connaît une occupation très dure par une armée en guerre qui prélève une grande partie de sa nourriture sur les habitants, les réduisant à "la portion congrue".

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Les dix départements envahis sont dans la zone des combats, l’artillerie des deux camps bombarde.
289000 maisons détruites, 420000 endommagées, sans compter les hectares de terres "labourées" par les obus.
Dans cette zone, la répression est lourde pour la moindre incartade, des otages sont exécutés…
Dans toute la France, la vie est chère, très chère.
Les prix augmentent de 20 % en 1915, de 35 % en 1916, 120 % en 1918 (les salaires en 1918 n’augmentent que de 75 % !).

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A cette montée vertigineuse des prix qui épuisent les ressources des familles, s’ajoutent les différents emprunts d’État pour la "Défense nationale".
Ils seront tous couverts, mais bien des familles en sortiront ruinées.
Certaines femmes donneront leurs bijoux et même leur alliance…
Le ravitaillement devient un casse-tête, les restrictions s’appliquent sur certains produits, pourtant de première nécessitée comme le sucre, pain, viande, charbon…

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Les boutiques sont fermées deux à trois jours par semaine, tellement la pénurie est grande.
Le système "D" s’installe.
On se met partout à l’agriculture et la moindre parcelle de terrain est exploitée.
A Paris, les vaches broutent sur l’hippodrome de Longchamp, les cultures maraîchères investissent le parc de Versailles, les haricots et les carottes poussent au Luxembourg.
Les plus beaux choux se récoltent dans les jardins de la Bibliothèque Nationale.
Au Mans, à Rennes, à Bordeaux, à Lyon, toutes les grandes villes mettent leurs jardins publics en culture.
Chaque école, chaque usine de France a son coin de terre ensemencée…

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Et puis, pour ne rien perdre, on pratique "l’art d’accommoder les restes".
Voici un repas "gastronomique" très en vogue dans les restaurants à la mode : croûtes de moelle végétale (?), joues de bœuf aux croquettes d’orties, fanes de carottes à la crème, cosses de petits pois à la française, gâteaux aux écorces de fruits, le tout arrosé de vin de frêne, de piquette d’orge et de chiendent…
Une dernière calamité afflige les civils.
La fameuse grippe que l’on surnomma (on ne sait pas trop pourquoi) "espagnole".
Elle apparaît en France, en avril 1918 et frappe en trois vagues.
Une première assez bénigne et deux particulièrement meurtrières en septembre, octobre, puis en décembre… feront 100000 morts.

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15 novembre 2019

LE TRAITÉ DE VERSAILLES *

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C'est le 11 novembre 1918 qu'est signé l'armistice entre l'Allemagne, la France et ses alliés mettant fin à 4 années de guerre.
Le traité de Versailles mettait fin à la Première Guerre mondiale.
Il fut signé, le 28 juin 1919, dans la galerie des Glaces du château de Versailles, entre l'Allemagne, d'une part, et les Alliés, d'autre part.

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Le traité avait été préparé par la Conférence de paix (tenue à Paris, du 18 janvier 1919 au 10 août 1920) qui élaborait notamment les quatre traités "secondaires" de Saint-Germain-en-Laye, du Trianon, de Neuilly-sur-Seine et de Sèvres.
Bien que cette conférence ait réuni 27 États (vaincus exclus), les travaux furent dominés par une sorte de "directoire" de quatre membres.

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Georges Clémenceau (président du Conseil ou premier ministre) pour la France.
David Lloyd George (premier ministre) pour la Grande-Bretagne.
Vittorio Emanuele Orlando (ministre-président) pour l'Italie.
Thomas Woodrow Wilson (président) pour les États-Unis.
Ces personnalités ont exercé une influence déterminante dans le traité de paix.
A eux quatre, ils ont rédigé le traité qui va s'imposer aux 32 puissances qui vont se réunir dans la galerie des glaces du château de Versailles.
Et surtout à l'une d'entre elles : l'Allemagne.

Ver2

Les clauses du traité Le traité de Versailles a imposé à l'Allemagne des clauses
1. Territoriales (par exemple, la restitution de l'Alsace-Lorraine à la France et la perte de toutes les colonies d'Afrique aux mains de ses rivales, la France et la Grande-Bretagne : le Cameroun, le Togo, le Tanganyika et le Südwestafrika ou Namibie).
L'Allemagne va perdre 15% de son territoire et 10% de sa population.
La France récupère l'Alsace-Lorraine perdue en 1871.
La Belgique annexe quelques villes frontalières avec l'Allemagne.
Le Danemark récupère certains territoires perdus en 1864 après la guerre contre l'Autriche et la Prusse.
La Sarre, riche en charbon, est placée sous administration internationale pendant 15 ans.
La rive gauche du Rhin allemande est démilitarisée (mais non occupée).
La Prusse orientale qui reste allemande est séparée de l'Allemagne par le corridor polonais qui aboutit à la ville libre de Dantzig.
L'empire colonial allemand est partagé entre la France qui annexe le Togo et de la partie allemande du Cameroun, tandis que la Belgique reçoit le Rwanda et le Burundi.
Le Royaume-Uni s'empare de la Tanzanie et l'Afrique du Suds'installe dans le Sud-Ouest africain (Namibie).
Les concessions allemandes installées en Chine sont aussi perdues.

Ver11

2. Militaires (p. ex., la réduction des armements en canons et en avions ainsi que des effectifs, la démilitarisation de la rive gauche du Rhin, la surveillance d'une Commission de contrôle interalliée).
Les vainqueurs décident de désarmer l'Allemagne afin de la priver des moyens nécessaires à la guerre moderne tels qu'on a pu les voir à l'œuvre pendant la guerre de 1914-1918.
L'armée allemande doit livrer une grande partie du matériel dont elle dispose encore après quatre années de guerre.
Elle doit surtout abandonner son artillerie lourde, son aviation militaire et sa flotte de guerre (qui se sabordera en Écosse).
L'Allemagne doit renoncer au service militaire et se contenter d'une armée de 100 000 hommes recrutés comme engagés volontaires.
Une grande partie des officiers, sous-officiers de carrière se trouvent ainsi privés d'emploi ou bien sont rétrogradés dans l'armée donc déclassés socialement.
Le matériel nécessaire est de ce fait moins important et ne compte ni artillerie lourde, ni chars d'assaut ni aviation de combat.
L'industrie sidérurgique allemande si importante pour l'économie du pays est ainsi privée d'une grande partie de ses débouchés.

Ver10

3. Economiques (en tant que responsable du déclenchement de la guerre, l'Allemagne était condamnée à payer le montant des dommages subis par les Alliés).
Malgré les mises en garde de certains économistes, les vainqueurs veulent faire payer à l'Allemagne le coût de la guerre.
L'Allemagne doit verser, en étalant sur plusieurs années, une indemnité de 132 milliards de marks-or (si on prend en compte la valeur en or du mark en 1914 cela équivaut à près de 360 tonnes d'or fin !).
Elle doit faire des livraisons gratuites de matériel industriel et de produits agricoles pour compenser la production insuffisante de certains pays, comme la France, où les dégâts ont été importants.
L'Allemagne doit abandonner les droits qu'elle détient sur les brevets de nombreux produits industriels, ce qui va favoriser ses concurrents étrangers.
Dans l'obligation d'accepter ces dures conditions, l'Allemagne a considéré le traité comme un Diktat.

Ver1

Le traité de Versailles, 1919 (Extraits).
Art. 42. Il est interdit à l'Allemagne de maintenir ou de construire des fortifications, soit sur la rive gauche du Rhin, soit sur la rive droite, à l'ouest d'une ligne tracée à 50 kilomètres de ce fleuve.
Art. 43. Sont également interdits dans la zone définie à l'article 42, l'entretien ou le rassemblement de forces armées (…) 
Art. 51. Les territoires cédés à l'Allemagne (…) par le traité de Francfort du 10 mai 1871 sont réintégrés dans la souveraineté française à dater de l'armistice du 11 novembre 1918.
Art. 119. L'Allemagne renonce, en faveur des principales puissances alliées et associées, à tous ses droits et titres sur ses possessions d'outre-mer.
Art. 160. (…) la totalité des effectifs de l’armée des États qui constituent l'Allemagne ne devra pas dépasser 100000 hommes (…)
Art. 171. (…) Sont également prohibés la fabrication et l'importation en Allemagne des chars blindés, tanks (...)
Art. 198. Les forces militaires de l'Allemagne ne devront comporter aucune aviation militaire ni navale.
Art. 231. Les gouvernements alliés et associés déclarent, et l’Allemagne le reconnaît, que l’Allemagne et ses alliés sont responsables pour les avoir causés, de toutes les pertes et de tous les dommages subis par les gouvernements alliés et associés et leurs nationaux en conséquence de la guerre qui leur a été imposée par l’agression de l’ Allemagne et de ses alliés.
Art. 232. Les gouvernements (…) exigent (…), et l’Allemagne en prend l’engagement, que soient réparés tous les dommages causés à la population civile des (…) alliés (…) et à ses biens.

Ver7

Le traité de Versailles fut rédigé en français et en anglais, les deux versions faisant également autorité.
Le texte portait le titre Conditions de paix – "Conditions of Peace".
C'était la première fois depuis le traité de Rastatt de 1714 (qui mettait fin à la guerre de Succession d'Espagne) que le français n'était plus la seule langue officielle de la diplomatie occidentale.
Cet acte consacrait le français comme langue diplomatique en Europe, puisque la convention de Vienne en 1736 et le traité d'Aix-la-Chapelle en 1748 furent également rédigés en français.
Mêmes les traités signés entre des pays dont le France ne figurait pas furent par la suite rédigés en français.
C'est pourquoi le traité de Versailles de 1919 constitue une date nouvelle dans la diffusion du français et son affrontement avec l'anglais.

Ver4

Il semble que le représentant de la France, Georges Clémenceau, ait accepté que l'anglais devienne à côté du français la langue de travail de la Conférence de paix de Paris.
En raison de sa connaissance de l'anglais, (il avait épousé une Américaine et séjourné aux États-Unis), Clémenceau avait accédé à la demande de David Lloyd George (Grande-Bretagne) et de Thomas Woodrow Wilson (États-Unis).
Le représentant de l'Italie, Vittorio Orlando, ayant dû être d'accord.
En réalité, l'argument de poids n'était pas vraiment la mauvaise connaissance du français de la part du président américain Woodrow Wilson, mais le fait que la guerre n'avait été gagnée que grâce à l'intervention américaine.
Il y eut un prix à payer.

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Ce sont les Américains et les Britanniques qui ont imposé l'anglais comme "seconde langue officielle" lors des négociations. Leur succès devait avoir des conséquences importantes.
Paradoxalement, le Sénat des États-Unis refusa en novembre 1919 de ratifier le traité de Versailles, mais le statut de la langue anglaise venait néanmoins d'être reconnu au plan international avec l'accord de la France.
Par la suite, l'anglais supplantera progressivement le français dans la plupart des documents juridiques internationaux.
Cette situation humiliante pour les vaincus favorisera les revendications de la part des groupes nationalistes allemands, en particulier chez les nazis, ce qui allait entraîner, d'une part, les conditions d'une revanche, d'autre part, l'avènement de la Seconde Guerre mondiale.
En 1939, le monde plongera dans la deuxième guerre mondiale faisant 60 millions de mort.

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La conséquence indirecte en Europe sera la "Guerre froide", dont la fin symbolique sera la chute du "Mur de Berlin" le 9 novembre 1989, soit 70 ans après la fin de la première guerre mondiale.

Posté par Puystory à 15:44 - -

26 octobre 2019

Visiteurs des Amoureux de Verdun.*

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Au cœur de la forêt du Puy du Fou, sur près de 2000 m², les visiteurs vont être propulsés un siècle en arrière.

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En entrant dans les entrailles d’une tranchée de la Première Guerre Mondiale, ils vont vivre une expérience de 15 minutes entre frisson et émotion.
Les visiteurs seront accompagnés par l’échange épistolaire d’un "Poilu" avec sa fiancée.

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Les lettres de la jeune femme révèlent son inquiétude alors que les visiteurs découvrent la réalité de la vie dans la tranchée.
Effervescence du poste de communication, urgence de l’infirmerie, appels du vaguemestre (service postal), corvée de soupe, éclats d’obus et les bombardements…

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Entre les chenilles du char d’assaut et les hélices d’un avion écrasé, les visiteurs progresseront au milieu du spectacle qui les conduira jusqu’au soir de Noël pour raconter la trêve qui eut lieu entre les deux camps opposés, une nuit symbolique où le bruit des armes a cédé la place aux chants des soldats.

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Pour concevoir cette grande nouveauté et être au plus près de la réalité, les équipes du Puy du Fou se sont entourées de grands historiens, dont notamment David Bardiaux, spécialiste de la Grande Guerre.

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Elles se sont également appuyées sur une centaine de lettres de Poilus vendéens, tirées d’archives, absolument bouleversantes, et dont des extraits figurent parmi les textes.

Posté par Puystory à 23:58 - -

21 mai 2015

Making-Of - Les Amoureux de Verdun

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Posté par Puystory à 19:15 - -

03 février 2015

Les amoureux de Verdun (Puy du Fou).

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L’équipe artistique du Puy du Fou présentait ce matin aux journalistes les nouveautés de la saison 2015.
10 millions d’euros, c’est la somme investie cette année pour mettre au point des créations originales et notamment conquérir une nouvelle période historique majeure : 
la Première Guerre Mondiale.
Les "Amoureux de Verdun" : la grande nouveauté.
Au cœur de la forêt du Puy du Fou, sur près de 2000 m², les visiteurs vont être propulsés un siècle en arrière.
En entrant dans les entrailles d’une tranchée de la Première Guerre Mondiale, ils vont vivre une expérience de 15 minutes entre frisson et émotion.

Les visiteurs seront........... (Lire la suite sur : http://www.puydufou.com/histoires-de-ouf/2015)

Posté par Puystory à 00:52 - -