Puy Story

Histoire d'une région.

Le Triomphe du Verre et du Métal

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A partir du milieu du XIXème siècle, de nombreux architectes affirmèrent leur originalité en recourant aux armatures métalliques apparentes et aux grandes surfaces de verre.
La Tour Eiffel (1889), les grands magasins parisiens, le Petit et le Grand Palais (1900), les Halles Baltard (1852-1936) sont quelques brillants exemples des réalisations de cette époque.
L’association des poutrelles métalliques apparentes et du verre est particulièrement visible sur la façade du magasin de cycles et sur celle du bistrot.

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Observons le mélange de réalisations de type Art nouveau et d’ouvrages architecturaux de facture plus traditionnelle comme le puits, la boulangerie ou l’Hôtel du Lion d’Or.
L’architecture d’un site n’est jamais figée dans un style ou dans une époque, mais elle est le fruit des nombreuses évolutions techniques et esthétiques que peuvent subir les bâtiments au cours de leur existence.

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C’est ce dont témoigne le Bourg 1900 à travers une reconstitution aussi précise que conviviale.

Posté par Puystory le 01 février 2021 - Bourg 1900 - Commentaires [0] -


Le caramel

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En France, le premier bonbon au caramel fut le Négus.
Un fondant enrobé d'une mince couche de sucre, né dans les années 1900, à Nevers.

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Le plus délicieux de tous serait, paraît-il, la "Vérité de La Palisse".
Une spécialité à pâte molle, parfumée au chocolat, au café, à la noisette ou encore au rhum.

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Le célèbre "Carambar", quant à lui, fut découvert en 1954 (sans doute par erreur de manipulation), dans une chocolaterie du Nord.
On en consommerait dans le monde, 800 millions chaque année ...

Posté par Puystory le 22 janvier 2021 - Bourg 1900 - Commentaires [0] -

La Trouspinette

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Tout bon vendéen ou ami de vendéen a déjà trinqué à la trouspinette.
Amoureux des bons moments et fervents partisans de l’utilisation des caves à but récréatif, le vendéen sait se montrer inventif lors de la création de boissons alcoolisées maison.
C’est là qu’intervient la trouspinette
Sous ce joli nom, cet apéritif, doux et boisé, typiquement vendéen était autrefois fabriqué clandestinement.
L’origine des vins épicés ou aromatisés remonte à l’antiquité.
La haute bourgeoisie utilisait de quoi changer le goût du vin qui était souvent de mauvaise qualité.
Au moyen âge, les gens du peuple veulent copier les plus riches et pour les grandes occasions, et on aromatise du vin avec ce que l’on trouve : fruits, pousses, miel…
Pas question ici de mettre des épices qui coûtent alors très chers.
La dénomination "trouspinette" prendra son nom bien plus tard.
C'est dans les années 50 que le terme va être mis en avant pour vendre ce genre d’apéritif.
L'ingrédient principal de cette boisson, qui avant était considérée comme le vin des pauvres, est l'épine noire de prunellier !
L’épine noire (appelée prunellier sauvage ou prunus spinosa) est un arbuste de la famille des rosacées.
Il est dense et peut atteindre 3 à 4 mètres de haut.
Comme son nom l’indique, il se compose de longues épines.
Cet arbuste est envahissant et se développe en pleine lumière.
On le trouve le long des chemins de campagne, à la lisière des bois, dans les haies et les friches clairsemées.
Rapide à faire et bon marché, la trouspinette ou troussepinette est un alcool savoureux qui rappelle les odeurs du bocage vendéen.
Certains lui trouvent des saveurs de pineau gris ou de liqueur de noix !
Les puristes lui trouveront immédiatement le goût d’épine, son ingrédient principal.
Il se trouve souvent mis à l’honneur en Vendée pour se donner de l’appétit !
Cette boisson est une spécialité à découvrir pour toute personne voulant découvrir un pan de la culture vendéenne.PUY_1960_01660

Il n’y a pas une recette unique de ce breuvage, mais bien des recettes multiples de trouspinette.
Principalement transmises à l’oral d’une génération à l’autre, il existe de nombreuses variantes de recettes qui apportent toutes un trait particulier à cette boisson alcoolisée.
L’important est de bien sélectionner le moment où cueillir les jeunes pousses d’épines.
Trop tôt vous risquez de ne pas avoir la bonne tige et trop tard cette dernière pourra avoir une incidence sur le goût.
Elle se récolte sur les prunelliers sauvages justes après la fleuraison au mois de mai.
La fabrication est faite par macération de jeunes pousses (épines noires) dans du vin rouge, d'eau de vie et du sucre pendant au moins deux à trois semaines dans l'obscurité.

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Le mélange doit être souvent brassé afin que le sucre ne coagule pas, ensuite on le filtre et l'on met en bouteille !
Il s'en dégage un agréable parfum de noyau.
Bonne à boire tout de suite, il est conseillé d'attendre deux à trois mois.
Elle n'en sera que meilleure.
Elle peut se conserver comme une liqueur classique pendant une bonne année une fois bouchée.
La trouspinette, assez sucrée en goût et se marie très bien avec de nombreux aliments.
En plus du traditionnel apéritif où on la boit fraîche (entre 6 et 9°C), on peut la retrouver avec des plats d’entrée.
Son degré d'alcool est tout de même de l'ordre de 17% vol.

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Il est possible de trouver dans le commerce différentes variantes de l’apéritif de base qu’est la trouspinette.
La trouspinette aux pêches : ou plutôt "pêches de vigne", variété particulière qui procurent saveur et onctuosité à cette recette légèrement relevée d’épices noires et savamment dosées.
La trouspinette aux griottes : le printemps est la saison privilégiée pour sélectionner les meilleures cerises.
Les griottes amènent un gout acidulé et croquant qui transmet un goût inimitable à notre recette de printemps.
La trouspinette aux épines noires et angélique : Le soupçon d’angélique, plante mystérieuse du marais poitevin, procure des arômes à la fois caractéristiques et énigmatiques à notre troupinette.
La trouspinette aux fruits rouges : composée essentiellement de cassis, framboises, cerises et de mûres, cette recette de trouspinette se distinguera par ses arômes très expressifs et son élégance en bouche, qui en font une recette incontournable.
La trouspinette aux coings (Poire de Cydonie): mélange savoureux obtenu par la macération des coings associée à un vin judicieusement sélectionné.
Longtemps considérée comme le vin du pauvre, la Trouspinette a trouvé aujourd'hui ses lettres de noblesse et fait la fierté des vendéens.

Pour 5 à 6 bouteilles de trouspinette.
1 belle poignée d’épines noires
4 litres de vin rouge assez corsé (12°c minimum)
1 litre d’eau-de-vie à 40°c
500 g de sucre.

Posté par Puystory le 18 janvier 2021 - Bourg 1900 - Commentaires [0] -

L'influence de l'Art Nouveau au Puy du Fou.*

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L’Art Nouveau (+/- 1890-1915) est un mouvement artistique européen qui concerne en premier lieu l’architecture et les arts appliqués.
Il se caractérise par la liberté des lignes (courbes, volutes), la fusion de la structure et du décor, la prédominance de motifs végétaux.
Le Bourg 1900 offre plusieurs témoignages de ce nouveau vocabulaire architectural.

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La typographie Art Nouveau
- de l’enseigne du magasin de Sciences Naturelles
- du monogramme "SN" suspendu au mur de cette même boutique
- du panneau signalant le magasin de nouveautés.

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L’usage du verre coloré pour la réalisation des luminaires (galerie marchande et boutique de mode) et des arcades vitrées du magasin "Le Cerf-Volant".

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L’immense devanture du bistrot, ornée de danseuses orientales dont les chevelures flottantes se mêlent aux végétaux du décor, rappelle les vitraux de l’Ecole de Nancy et les œuvres d’Alfons Mucha (1860-1939), dont le graphisme exacerbé privilégie les lignes sinueuses et les motifs floraux.

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Les volutes du garde-corps du pont et celles de la balustrade au premier étage du bistrot évoquent les réalisations en fonte d’Hector Guimard (1867-1942) pour le métro parisien.

Posté par Puystory le 15 juillet 2020 - Bourg 1900 - Commentaires [0] -

Le carrousel du Bourg 1900.

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Les carrousels étaient des tournois de chevaliers caractérisés par la diversité des livrées et des habits et organisés à l’occasion d’une fête. 
Par analogie, on a nommé carrousel les manèges de chevaux de bois.
Un carrousel (ka-rou-zèl) est une attraction de type manège consistant en une plateforme tournante avec des sièges pour des passagers.
Un système mécanique donne souvent l'illusion du galop à ces chevaux.
La plupart des manèges rotatifs peuvent être appelés carrousel tant que les éléments ne peuvent pas changer de position les uns par rapports aux autres.

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On peut noter que certains carrousels sont sur deux étages.
Naguère, on ne les remarquait pas.
Ils étaient le décor familier des foires qui enchantaient nos Jeunesses.
Les sièges des carrousels des premières périodes possédaient une grande variété d'animaux, dont lions rugissants, chevaux caracolant, girafes solennelles des chiens, des chats, des lapins, des cochons ou de cerfs.
Ces monstres insolites, tournoyaient devant nous au son d'une valse qui semblait éternelle.

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Les frontons suspendus sur nos têtes étaient rutilants de couleur et racontaient des scènes de vie.
Et puis, un beau jour, ce décor qui nous plaisait tant.... disparut.
Il n'était plus au goût du moment.
Il exigeait, paraît-il, pour être remonté et démonté, une main-d'œuvre trop importante.
Après la Seconde Guerre mondiale, disparurent pour toujours les grandes machines baroques de la Belle Epoque.

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Aujourd'hui, le chaland qui flâne dans les fêtes foraines découvre, en revanche, des machines ultramodernes, hurlantes, trépidantes, tournoyantes.
Certes, ces nouveaux manèges ont leurs qualités.
Ils sont l'expression d'une haute technicité.
Les ingénieurs qui les ont conçus, l'ont fait avec intelligence, mais le plus souvent avec bien peu de sens esthétique.

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Où sont les étonnants manèges du début du siècle qui tournaient avec la lenteur d'un sénateur, mais présentaient au badaud ébloui la complexité de leurs décorations et le chatoiement de leurs couleurs ?
C'est sous des hangars de fortune que l'on redécouvre aujourd'hui les épaves de ce que furent les grands manèges d'autrefois.
Les orgues de foire qui accompagnaient de leur musique trépidante le mouvement des manèges n'ont pas été beaucoup mieux traités.

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Le plus grand nombre a été détruit après la Seconde Guerre mondiale, le restant est parti par bateaux entiers aux États-Unis et la plupart de ces carrousels modernes comprennent principalement des chevaux.
Quelques épaves ont été recueillies par des ferrailleurs.

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La mode a viré de bord et ce qui était méprisé autrefois est redevenu aujourd'hui très recherché.
Les antiquaires ont découvert de nouveaux débouchés.
Les chevaux de bois qui, naguère, n'enchantaient que les enfants, trônent en plein milieu des salons du XVIe arrondissement en guise d'ornement et les instruments mécaniques se négocient à prix d'or.

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Heureusement, des collectionneurs avisés et éclairés rachètent eux aussi les pièces inestimables et s'emploient à créer de nouveaux musées.
Devant la beauté et la rareté de ces instruments dont certains sont d'une étonnante qualité technique, on se prend à rêver.
Fallait-il tant de disparitions et de saccages pour qu'on en voie enfin la valeur de ces chefs-d'œuvre ?

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Posté par Puystory le 29 mai 2020 - Bourg 1900 - Commentaires [0] -


Une Architecture Lumineuse

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Au XIXème siècle, l’essor du commerce nécessita la création de vastes devantures dont le but principal était de présenter les marchandises et de séduire les chalands.
Les grands vitrages, qui offraient davantage de transparence, se généralisèrent.
À partir de 1850, les coffrages dits en applique furent agrémentés de décorations originales qui apportèrent fantaisie et gaieté aux rues commerçantes.
Le magasin de nouveautés, la boutique de poupées et l’atelier du photographe témoignent de cette tendance,

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avec leurs vitrines colorées aux coffrages chantournés.
La boutique "Le Cerf-volant" (à droite du pont), présente un autre mode de réalisation.

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Il s’agit d’une devanture, dite en feuille.
Un angle rentrant est ménagé pour insérer une huisserie.
À la différence des autres magasins, celui-ci laisse apparaître sa structure composée d’arcades et de piliers en pierre dans lesquels s’encastrent de grandes surfaces vitrées

Posté par Puystory le 10 janvier 2020 - Bourg 1900 - Commentaires [0] -

Le café

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Café ... Le caféier est originaire de la région éthiopienne de Kaffa (d'où son nom !).
La légende veut qu'un berger d'Arabie découvrît ses vertus excitantes en remarquant le comportement de ses chèvres qui mangeaient les baies d'un petit arbuste.
Cette infusion servit d'abord de remède, avant de devenir d'un usage courant au Moyen-Orient.
Ce fut l'ambassadeur de Turquie qui fit découvrir le café à la France lors d'une visite officielle à Louis XIV en 1669.

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"Le café au lait", tant prisé des Français, semble être une idée des Viennois qui trouvaient la boisson trop âpre à leur goût.
A noter que ces mêmes Viennois nous ont aussi transmis le "croissant" fabriqué par un boulanger local pour rappeler la victoire autrichienne de 1683 sur les Turcs musulmans dont l'emblème était le "croissant" ... !

Posté par Puystory le 01 janvier 2020 - Bourg 1900 - Commentaires [0] -

Découvrir le Bourg 1900.*

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Le XIXe siècle est marqué par un retour à une simplicité architecturale dont les façades commerciales sont le reflet.
Sous l’Empire, l’essor des commerces et leur distinction marquée avec les ateliers d’artisanat mèneront à créer des devantures dont le but principal sera de présenter les marchandises et de séduire les chalands.
Les coffrages menuisés qui sont apparus dès le tout début du XIXe forment un décor effaçant la banalité des rez-de-chaussée.
Les grands vitrages qui offrent davantage de transparence sont généralisés.

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A partir du milieu du XIXe siècle, les coffrages de bois s’ornementent de décorations originales et travaillées qui apportent fantaisie et gaieté aux rues commerçantes.
Avec l’arrivée du style Art Nouveau en 1900 apparaîtront les courbes et contre-courbes qui témoigneront d’une nouvelle tendance architecturale.
Rattaché à ce contexte historique, le Bourg 1900 illustre l’ensemble de ces évolutions architecturales.
La Boutique "le Cerf-volant" construite aux alentours des années 1850 témoigne d’un autre mode de réalisation des devantures dites en feuillures.

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A contrario des autres échoppes, celle-ci laisse apparaître la structure primitive composée d’une arcade et de piliers de pierres.
La confiserie pour sa part, témoigne des tendances observées au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, les coffrages de bois sont épurés et les panneaux latéraux sont ornés de devantures peintes influencées pour celle-ci par le style Art Nouveau du début du XXe siècle.

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L’architecture n’est jamais figée dans l’histoire mais le fruit des évolutions techniques et esthétiques que peuvent subir les bâtiments au cours de leur vie.
Dans le "Bourg 1900", il est important de comprendre que l’ensemble de cette composition est le témoignage de constructions s’échelonnant du début du XIXe jusqu’aux années 1920.

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D’un point de vue technique le bistrot illustre l’arrivée, dans l’art de construire, de nouveaux matériaux comme le métal et le verre de grandes dimensions, qui influenceront dans leur production de nombreux architectes comme Baltard dont le goût personnel l’aurait porté à réaliser des halles de marché de pierres et non des pavillons métalliques.

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Le bistrot reflète cette hésitation architecturale entre le classicisme pur et l’arrivée d’un style plus léger où la structure métallique devient porteuse, la halle Michelin en étant l’éblouissement esthétique et technique.

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Nous retrouvons plusieurs traces d’un nouveau vocabulaire architectural qu’est l’Art Nouveau.
Les garde-corps du pont, la boutique du photographe, les décorations de panneau de la confiserie seront autant de clins d’œil à ce style audacieux qui marque le début du XXe siècle.

Posté par Puystory le 16 octobre 2019 - Bourg 1900 - Commentaires [0] -

Confiserie

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La confiserie,c'est la cuisine du "sucre".
Elle date du Moyen-âge où les confiseurs apothicaires enrobaient de miel des graines d'anis, de coriandre ou de fenouil.
Ces sucreries, que l'on consommait la nuit, étaient appelées : "épices de chambre" et devaient purifier l'haleine et favoriser la digestion.

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Depuis le XVIIIe siècle, la confiserie concerne la fabrication de différentes friandises sucrées, essentiellement les bonbons (deux fois "bons") dont il existe des centaines de variétés parmi lesquelles le "caramel".

Posté par Puystory le 11 octobre 2019 - Bourg 1900 - Commentaires [0] -

La carte postale

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Les cartes postales furent créées en 1861 aux Etats-Unis par le papetier Lipman.
Elles n'étaient alors que de simples rectangles de carton blanc.
C'est un libraire-imprimeur Français de la Sarthe, Léon Besnardeau, qui lança les cartes illustrées durant la Guerre de 1870.
Elles étaient "patriotiques" et utilisées uniquement par les soldats afin d'écrire à leurs familles.

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Dès 1872, tout le pays utilisa des cartes postales.
Les premières comportant une photographie furent éditées à Marseille en 1891.
Ces cartes anciennes ou plus récentes sont devenues, en France, la passion de nombreux collectionneurs dépassant, semble-t-il, les "fous" de timbres ...

Posté par Puystory le 13 septembre 2019 - Bourg 1900 - Commentaires [0] -