Puy Story

Histoire d'une région.

Le Lavoir.

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Les lavoirs remontent à l’époque où l'eau courante à domicile n'existait pas encore.
Un lavoir est un bassin public alimenté en eau soit par une source ou un cours d'eau, en général couvert où les lavandières rinçaient et plus rarement lavaient le linge.
Le passage au lavoir était la dernière étape avant le séchage.

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Comme le lavage ne consommait que quelques seaux d'eau, il pouvait se réaliser à la maison, mais le rinçage nécessitait de grandes quantités d'eau claire, uniquement disponible au lavoir.
Le bord du lavoir comportait en général une pierre inclinée.

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A genoux, les femmes jetaient le linge dans l'eau, le tordaient en le pliant plusieurs fois, et le battaient avec un battoir en bois afin de l'essorer le plus possible.
Une barre de bois horizontale permettait de stocker le linge essoré ensuite, il était embarqué pour le retour sur une brouette vers le lieu de séchage.

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Ce lieu était interdit aux hommes.
Les lavoirs avaient aussi une importante fonction sociale où se nouait une solidarité.
C'était un espace de paroles libérées des oreilles et du regard des hommes.
L'activité de nettoyage du linge était physiquement très difficile.

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Entre elles, les lavandières pouvaient discuter, plaisanter, chanter... rendant le travail moins pénible, les ragots et potins tout est passé en revue, imaginé, répété, détaillé, commenté et parfois même jugé.
C'est endroit ressemble parfois à une véritable "basse-cour" où viennent caqueter celles que l'on appellera bientôt les "poules d’eau".

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Au lavoir, la pudeur n'est possible et le linge parle….
Il informe sur la situation sociale, ce qui s'est mangé, sur les ébats amoureux, sur la propreté du corps et l'évolution des esprits.
Au XIXème siècle, les lavandières travaillaient de 7h30 à 18 h pour un salaire de 40 centimes l'heure.
Véritable corporation, elles laissèrent de nombreuses traces dans le folklore local.
Endroit déserté, disparu, le lavoir reste un lieu de mémoire qui a été progressivement remplacé par la machine à laver, les laveries automatiques, le pressing.

Posté par Puystory à 00:03 - Chemin de la mémoire - Commentaires [1] -


Chemin de la Mémoire (prélude)

Il est 6 heures du soir, le lavoir de la ferme porte la rumeur de la révolte au nom de la foi. 

Les prêtres se cachent dans les greniers, les femmes prient dans les bois…
La nuit est tombée, il est 8 heures du soir.
Les hommes forgent des armes de fortune.
De chemins creux en chemins creux, les chefs appellent au combat.
Cathelineau, La Rochejaquelein, Charette.
Il est 11 heures du soir.
Sur le pont du Puy du Fou, alors que le château brûle, c’est l’embuscade.
Il est minuit.
La chapelle est incendiée par les Colonnes Infernales du général Turreau.
Le p’tit Jacques Maupillier implore, avec sa jeune sœur, le grand vitrail du pardon.
Jacques Maupillier n’a plus de famille.
La Vendée est morte.
La Vendée est née.
Le pardon n’est pas l’oubli…

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Posté par Puystory à 02:42 - Présentation - Commentaires [0] -

Le Chemin de la Mémoire

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D’un chemin d’accès extérieur avec des panneaux successifs situant les événements et incitant au recueillement.
La scène est “resituée” dans le cadre d’une journée entre 6 heures du soir et minuit.
D’une partie intérieure, tunnel plongé dans l’obscurité avec reconstitution de scènes caractéristiques.
Ces représentations, grandeur réelle, illustrent la chronologie du texte lu avant l’entrée dans le Chemin de la Mémoire.
Le visiteur peut ainsi se mettre en situation avant même d’être replongé dans l’ambiance d’une nuit de mars 1793.

Posté par Puystory à 02:29 - Présentation - Commentaires [1] -

Le chemin de la mémoire

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Sur la longue galerie enterrée dans un chemin creux, le Grand Parc s'offre une parenthèse souterraine et ressuscite les guerres de Vendée.
Chaque porte ici s'ouvre sur un lieu de la mémoire.
La vie quotidienne, les soulèvements de 1793, la chapelle du souvenir.

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Le décor enveloppe le visiteur, c'est le saut dans le temps.

La traversée d'un village paisible, le souffle avant la tempête, puis l'explosion sonore.
Le sentier vacille au milieu des combats.
Il faut rejoindre la chapelle incendiée, comme une dernière étape avant le recueillement, sous le grand vitrail du pardon où montent les chœurs de tout un peuple.

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Posté par Puystory à 18:00 - GRAND PARC - Commentaires [2] -