Puy Story

05 octobre 2021

La table au Moyen-âge.

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"Oyez, oyez gentes Dames, preux Chevaliers !
Allons ripailler séant la bonne pitance et la vinasse gouleyante et découvrons moult réjouissances en ces joyeuses bombances.
Et que badinages et effusions soient de circonstance !
Et que la fête commence !"

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Le Moyen Âge atteint une sorte de perfection dans l’art du festin.
Le type de repas caractéristique de l’époque est bien le banquet, une occasion d’affirmer son rang, sa richesse et son prestige.
Chez les grands de ce monde, comme chez les bourgeois qui peuvent se le permettre, le festin est donné à l’occasion de noces, d’alliances, de victoires, de naissances ou de tout autre événement important.
Mais l’art de la "cuisine," bien que différente de notre cuisine actuelle, est déjà un enjeu social de respectabilité et un instrument de prestige.

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Au Moyen Âge, l’alimentation est très codifiée et tributaire du rythme des saisons.
La fin du printemps, l’été et l’automne sont des périodes de grande abondance.
L’hiver est marqué par une grande frugalité dont la monotonie est rompue par des festins.
Donner un festin en cette période est la preuve d’une grande richesse.
Le repas médiéval est entièrement lié au calendrier liturgique qui distingue jours gras et maigres et où la consommation de viande est interdite.
La religion chrétienne impose, aux riches comme aux pauvres, entre 150 et180 jours de carême où l’on doit manger maigre, sauf pour les jeunes fidèles, les malades et les femmes enceintes.

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Au Moyen-âge, il n’y a pas de pièce spécifique, le plus souvent on mange dans les chambres dont le sol est recouvert de fleurs et d’herbes odorantes.
Mais chez les gens de condition inférieure on mange tous ensemble, hommes, femmes enfants, autour de la même table dans la salle commune.
La salle d’apparat est principalement utilisée pour les festins.
Contrairement à ce que l’on peut penser, la cuisine est tout en finesse, légèrement acidulée, haute en couleur et épicée.
La plupart des sauces accompagnant les volailles et les poissons sont plutôt acides (vin, vinaigre, verjus).
Il existe toutes sortes de jus acides.
Jus de raisins verts cueilli avant maturité (le plus fréquent), jus d’herbes acides comme l’oseille, jus de citrons, jus d’oranges amères, jus de grenades aigres (surtout utilisé dans les pays méditerranéens), jus de pommes ou de poires acides, jus de fruits sauvages comme les prunelles, les merises, les cornouilles ou l’épine-vinette.
Tous ces jus verts pouvaient être désignés, dans la cuisine médiévale, par le mot verjus (ou vertjus).
L’aigre-doux est très prisé en rajoutant du sucre, du miel ou des fruits… 
La cuisine médiévale est épicée, mais ce n’est certainement pas pour masquer la piètre qualité des mets.

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Les épices utilisées en grande quantité sont principalement la cannelle et le gingembre.
Ensuite, apparaissent le clou de girofle en poudre, la noix de muscade, le macis, la maniguette ou graine de paradis, le poivre, la cardamome, le galanga (garingal) et enfin le safran pour colorer.
La plupart du temps, elles sont délayées dans du vin, du vinaigre, du verjus, ou du bouillon (parfois passées à l’étamine) avant d’être mélangées au reste du plat vers la fin de la cuisson (pour garder les parfums).
L’aspect visuel des mets au Moyen-âge est presque aussi important que le goût.
Les plats ont de belles couleurs vertes, jaunes, orange,…
Mais les épices ne sont pas non plus à portée de toutes les bourses !
Elles constituent un critère de distinction sociale.

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Cependant, le peuple ne se refuse pas non plus le plaisir des épices et les plus humbles sont comblés lorsqu’ils détiennent du poivre, épice devenue un peu trop accessible pour les plus riches.
Pourquoi cet engouement pour les épices ?
Les médecins de l’époque leur confèrent des qualités digestives.
La provenance des épices apporte aussi une part de rêve.
L’Orient est assimilé à une sorte de paradis… etc.
Elles assureraient aussi la longévité ?
Dans tous les cas, la cuisine du Moyen-âge fait preuve d’une certaine diététique.
Peu de corps gras, peu ou pas de sucre (le sucre était plus considéré comme une forme de médication que comme un réel agent gustatif).
Mais, aussi un souci diététique dans le déroulement des repas (Entrée de table, Potages, Rôtis, Entremets, Desserte, Issue).
En effet, les grands repas démarraient par des salades assaisonnées ou des fruits frais, destinés à ouvrir l’appétit.
Ensuite venaient les potages ou brouets.
Puis les viandes rôties accompagnées de sauces diverses.
Les viandes ou mets secs ou peu humides sont servis sur une plaque de bois ou de métal ordinairement ronde appelée "tranchoir ou tailloir".

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Sur ces plaques, on dispose des tranches de pain le plus souvent rassis, destinées à absorber les jus : "le pain tranchoir".
Les sauces étaient bien souvent liées à la mie de pain ou encore avec du jaune d’œuf mais absolument sans matière grasse (ex : sauce au raisin noir).
Le pain était grillé, trempé dans du bouillon, pilé au mortier et en général passé à l’étamine.
Cette liaison au pain était parfois remplacée par une liaison à la poudre d’amandes.
La liaison au pain colore les sauces et donne, comme la liaison à l’amande, un velouté différent sous la langue et développe les saveurs acidulées et parfumées (alors que la farine les étouffe).

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Les assiettes n’existent pas, les soupes, sauces et autres mets liquides sont servis dans des écuelles qui sont partagées par deux personnes.
Après, venait l’entremets, sorte de distraction entre les mets accompagnés de ballade chantée par quelque barde, jongleries, pitreries de bouffon, voire plats pastiches tels que des "pâtés d’oiseaux vivants" afin d’étonner ses invités.
Tout le monde profitait du spectacle en grignotant de petites préparations salées (petits beignets par exemple).
Le repas reprenait alors son cours avec "la Desserte", qui correspond à notre dessert et enchaînait sur "l’issue de table" composée de fromages, fruits ou gâteaux légers.
Des vins légèrement sucrés accompagnaient à merveille ces derniers plats qui visaient à fermer le repas, à accélérer la digestion.

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Enfin, pour terminer complètement le repas, les invités étaient conviés dans une autre pièce et chacun pouvait purifier son haleine et faciliter sa digestion en absorbant des dragées, des épices confites ou naturelles, le tout proposé à grands frais par le seigneur.
C’était ce que l’on nommait le "boute-hors".
Ces petites gâteries de fin de repas s’accommodaient parfaitement des vins de Clairet et d’hypocras.
L’hypocras est un vin blanc doux dans lequel on a laissé macérer de nombreuses plantes et épices (cannelle, gingembre, cardamome…).
La recette d’Hypocras est attribuée au célèbre médecin Grec Hippocrate (Vème siècle avant J-C.).

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Bien plus tard les chevaliers furent conquis par cette véritable "potion magique" et ramenèrent la recette d’Hypocras en Occident.
C’est grâce à ses saveurs si agréables et à ses vertus tonifiantes et même aphrodisiaques (assurait-on…) que l’Hypocras devient l’Apéritif à la mode au Moyen-âge, notamment.

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03 septembre 2021

L'almanach

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Le mot "almanach" viendrait d'un vieux mot celtique "ar monach", le moine.
Jadis, ce livret annuel annonçait les fêtes religieuses et les éphémérides où figurent les positions du soleil et de la lune.
Il était composé par les moines qui y mêlaient des patenôtres (prières).
L'invention de l'imprimerie en 1450 a permis leur multiplication.
C'était le livre que l'on regardait en famille...
On "regardait", puisque souvent, on ne sait pas lire.
Grâce à des images, des signes que chacun pouvait comprendre, l'almanach racontait tout... ou presque.
Né vers le XVème siècle et diffusé dès le XVI siècle, il renseignait nos ancêtres sur une quantité de faits capitaux, lunaisons, date des Foires, prédictions.
Tout en alimentant largement les récits des veillées par la relation d'aventures liantes et merveilleuses, de secrets admirables, de curiosités extraordinaires.

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Au XVIII siècle, on trouvait le "Petit Désiré", le "Bavard" et surtout, le "Petit Messager Boiteux".
Celui-là plaisait beaucoup car, outre les précieux renseignements que diffusaient tous ses concurrents, il prédisait le temps, rappelait les travaux à faire dans le jardin et à la basse-cour avec, en plus, de beaux "proverbes" de Pascal, Voltaire, Montesquieu, Rousseau ...
Ainsi, grâce à l'almanach, la connaissance entra dans les campagnes et ce fut par l'entremise de tous ces coureurs de chemins, de ces besaciers que l'on rencontrait partout sur les routes, dans les auberges.
Ils contribuèrent largement à la diffusion des idées et même, tout simplement, à la communication entre les hommes.
Les almanachs-tableaux sous Louis XIV étaient ainsi d'une très grande richesse.
Sous Louis XV vint la mode des almanachs savants.
L'almanach artistique disparut avec la révolution française.
Au XIXe siècle, l'almanach est devenu un objet d'aspect pratique proche du calendrier.

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27 juillet 2021

La machine à coudre.*

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Vers 1700, la Renaissance voit des vêtements très élaborés et ornés.
A ce moment-là, pourtant, tout est fait à la main.
S'il devrait y avoir une nécessité, c'était bien une machine à coudre. 
L'Allemand Charles Weisenthal (1726-1789), qui en 1755 a vécu en Angleterre, a inventé une aiguille avec le chas au milieu et à chaque extrémité une pointe.
D'autres, comme Josef Madersperger (1768-1850) et John James Greenhough (1812-1908), ont utilisé aussi cette aiguille.

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Ces aiguilles sont aujourd'hui toujours utilisées dans l'industrie de la broderie
En 1790, l'ébéniste anglais Thomas Saint présentait une demande de brevet pour une machine à coudre en bois capable de faire un point de chaînette.
Saint Thomas est considéré comme l'inventeur de la machine à coudre.

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Son point de chaînette à la machine a été conçu pour une utilisation dans les ateliers pour la fabrication de chaussures et de bottes, le travail le plus intensif.
En 1800 Balthazar Krems de Mayen (1760-1813), Allemagne, fabricant de bonnets de nuit invente le point de chaînette extensible.
Il a utilisé en premier une aiguille avec le chas à la pointe de l'aiguille.

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Il était le premier à obtenir la boucle du point de couture à l'envers du tissu.
Entre 1814 et 1851, de nombreux brevets seront déposés et sera une période de modernisation des machines coudre.
Mais, la machine à coudre fut réellement créée en 1830 par le premier brevet de "mécanique à coudre".
Faite de bois et ne disposant que d’un seul fil, la machine à coudre ne faisait qu’un point de chainette et à une vitesse de 200 points minute.
Autant dire que les couturières de l’époque n’avaient pas encore de quoi se réjouir. 
La machine à coudre telle que nous la connaissons prend ses origines plus tard en 1834 par l’utilisation d’une navette (canette) et donc de deux fils pour la couture.
En 1834 Walter Hunt (1796-1859), (concepteur de l'épingle de sureté et le premier stylo), réussi, au moyen d'une navette et pour la première fois dans l'histoire, de faire un point droit comme on le connait aujourd'hui, de se former.

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Il est le fondateur du principe de la couture, avec 2 fils un fil supérieur et un fil inférieur.
En France, la manufacture de machine à coudre fut prospère et on retrouve des noms industriels tels que Peugeot parmi ces fabricants, faisant gagner en 1878 la légion d’honneur à Benjamin Peugeot (1833-1905).
Entre 1851 et 1860, Georg Michael Pfaff (1823-1893), un confectionneur d’instruments, fabriqua sa première machine à coudre et fonda l’usine de machine à coudre G.M. Pfaff à Kaiserslautern, en Allemagne.
Aujourd’hui la marque de machine à coudre PFAFF continue de marquer l’histoire comme fabricant de machines à coudre de haute précision.
Les machines à coudre PFAFF, sommet de l’ingénierie et du design allemands, sont les machines de précision de haute qualité que les couturières du monde entier souhaitent posséder.

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La marque PFAFF est forte d’un héritage de couture de plus de 150 ans qui crée un climat de développement continu et la conception de machines de couture et de broderie de haute qualité.
Au lendemain de la guerre, les machines à coudre fabriquées en Europe (Pfaff) étaient fabriquées en acier issu directement des véhicules blindés hors services et abandonnés par les armées, mais également des obus présent partout en Europe. 
Lourde mais robuste, ces machines à coudre n’étaient capables en générale que de faire du point droit et du zig zag avec largeur fixe de point.
Les possibilités de réglages sur ces points ne sont apparues que bien plus tard.
En tant que perfectionnistes de la couture, les machines PFAFF sont le catalyseur créatif des couturières passionnées et permettent d’obtenir des résultats de haute qualité dans tous les aspects de la couture.

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Réputées pour leurs perfectionnements techniques et leur précision, les machines à coudre et à broder PFAFF inspirent la perfection aux couturières.
Aujourd’hui il n’existe plus que quelques marques de machines à coudre telles que Brother, Elna, Bernina, Pfaff, Babylock, Singer, Husquvarna, Janome.
Toutes utilisent le système de machine à deux fils avec point noué.
Cette banalisation de la machine à coudre, qui fut en son temps un immense pas en avant dans l’industrie du textile, ne doit pas pour autant faire oublier qu’une machine à coudre s’entretient et qu’il faut en prendre soin. 

Posté par Puystory à 18:05 - -

15 juin 2021

La nature au Puy du Fou.*

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Au Puy du Fou, la nature est omniprésente.
Les jardiniers du Puy du Fou sont toujours à la recherche de nouveautés pour créer des ambiances en parfaite harmonie avec l'époque et le décor des spectacles, des villages et des hôtels tout en veillant à ce que les plantes puissent parfaitement s'adapter à leur environnement.
La nature au Puy du Fou c'est:
25 km de sentiers,
Une forêt centenaire composée de 150 espèces d'arbres,

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5000 pieds de rosiers de 90 espèces différentes,
70 espèces de plantes aromatiques et médicinales.
Plus de 13000 bulbes plantés chaque année,
45 jardiniers et paysagistes,
20 nouvelles plantes testées chaque année,
+/- 1,5 km de haies de buis au jardin à la française, devant "Le Grand Carrousel".

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Le potager est autogéré et 500 kg de légumes sont cultivés et livrés exclusivement au restaurant "L'Auberge" du "Village XVIIIème".
Les jardiniers du Puy du Fou développent une approche fondée sur la chaîne alimentaire.
Des carpes se nourrissent des larves de moustiques dans les étangs.
Des mésanges chassent les chenilles.
Des coccinelles luttent contre les pucerons et des moutons d'Ouessant jouent les tondeuses naturelles.

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Dans le respect des visiteurs, du matériel électrique est également utilisé afin que la nature soit toujours respectée y compris dans la façon dont elle est maîtrisée.
Le Puy du Fou fait de son éco-responsabilité un principe stratégique.
La nature est traitée avec grand soin, mais la main de l'homme sait se faire oublier.

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12 avril 2021

Céleste par Sabrina KIEFNER

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Préface des livres :

Ce roman est destiné à rendre hommage à une femme remarquable.
Son histoire est basée sur des documents découverts dans les archives régionales.
En parcourant la Vendée, j'ai visité ses lieux de vie et collecté des informations authentiques sur Céleste Bulkeley...
Jusqu'au jour où, la mosaïque, ainsi constituée, est devenue un fascinant tableau d'ensemble.
J'espère avoir dressé un portrait fidèle de l'intrépide amazone et que ce livre sera à la hauteur de la vie romanesque de Céleste Talour de La Cartrie
Ce récit a été élaboré également pour tenter de dépeindre des aspects méconnus de l'époque autour de la Révolution française.
La plupart des protagonistes ont réellement existé, seuls quelques personnages ont été inventés dans le but de dérouler l'intrigue.
Le lecteur saura les reconnaître par leur nom ou leur surnom incomplet.
Tous les dialogues - à l'exception des citations en italique – sont fictifs mais reposent sur des recherches approfondies.

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À travers ce roman en deux tomes, largement inspiré de faits authentiques, Sabrina Kiefner dresse le portrait d'une femme fascinante qui, malgré les épreuves infligées par le destin, ne baisse jamais les bras.
Le premier tome de cette existence, haute en couleurs, retrace les jeunes années de Céleste Bulkeley jusqu'au tournant des guerres de Vendée.
Le second tome de cette existence passionnante, nous fait découvrir les vicissitudes de l'héroïne à la fin de la grande guerre de Vendée et au cours du Premier Empire jusqu'à la Restauration.

Aux Editions : Le Lys et le Lin 

Ma critique : Une très bonne lecture par ces temps de confinement. 
                   Ouvrage à conseiller.

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06 avril 2021

"Les Œufs de Pâques"

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Symboles de Résurrection, chaque année, à l'aube du Jeudi-Saint, les cloches s'envolent pour Rome.
Elles viennent triomphalement, le Samedi-Saint, carillonner la joie de Pâques, porteuses des fameux œufs que des petites mains impatientes dénichent dans les recoins des jardins.
Le scepticisme de St-Pierre serait à l'origine de cette coutume d'offrir des œufs au matin de Pâques.
L'apôtre s'en allait au tombeau du Christ lorsqu'il rencontra Ste-Madeleine qui lui annonça que Jésus était ressuscité.
Nullement convaincu, le futur évêque de Rome aurait répondu :
"Je croirai cette nouvelle quand les œufs que je vois dans ton tablier seront rouges.
Aussitôt, les œufs devinrent écarlates.
Qui dira si la tradition naquit ainsi ?
Toujours est-il que dès les premiers temps de l'ère chrétienne, on offrit des œufs rouges pour Pâques.
Ces cadeaux pascals avaient une double valeur symbolique.
La fête de Pâques coïncide avec l'équinoxe de Printemps qui voit renaître la nature.
L'œuf, par le phénomène de l'éclosion, représente le passage d'un état à un autre, la renaissance après la mort.
Offrir des œufs, c'est faire participer ses parents et ses amis à la joie du renouveau.
Mais, aussi, leur rappeler les lois du devenir de l'homme et leur apporter l'espoir de la Vie Eternelle.

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De même que l'œuf doit cesser d'exister pour donner naissance à un être nouveau l'Homme doit disparaître pour mieux s'accomplir dans l'Au-delà et renaître d'entre les morts après le Jugement Dernier.
(Cette idée se retrouve dans la célèbre parabole : "Si le grain ne meurt...").
Les œufs étaient ainsi le symbole de la Résurrection... rouges... en souvenir du sang versé par le Sauveur.
Peu à peu, on oublia cette signification première.
Il ne resta que la joie. Le plaisir d'offrir et de recevoir.
La couleur rouge disparut. Les œufs furent décorés de devises ou de dessins, porteurs de messages bien précis.
Les œufs, comme les fleurs avaient leur langage.
Si l'on peignait sur la coquille un soleil, c'était un souhait de bonne fortune.
Un coq ou une poule, c'était la réalisation assurée de tous vos vœux.
Un cerf ou un daim, c'était une solide santé.
Si l'œuf était parsemé de fleurs, il vous apportait un message d'amour.

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La coutume atteignit un suprême raffinement au XVIIIe siècle.
Les œufs offerts à la Cour de Louis XV (1710-1774) étaient rehaussés d'or, de pierreries ou décorés par de grands maîtres comme Watteau Antoine (1684-1721), Lancret Nicolas (1690-1743) ou Boucher François (1703-1770).
Louis XVI, quant à lui, lança la mode des œufs-surprises.
Des bijoux, des poèmes y étaient glissés, selon la fortune des donateurs.
De nos jours, la tradition reste bien vivace, même si nos œufs de Pâques ne sont plus manifestations de Foi, ils restent cependant des messages de tendresse.

Posté par Puystory à 18:00 - -

19 mars 2021

La mode en 750.

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Vers 750, la fourrure revient à la mode, mais pas pour tout le monde.
Les plus aisés se parent d'hermine, de loir (famille des Gliridae) ou de belette, dont les peaux sont rares.
Ils mettent de la fourrure partout, dans les capuches, dans la pelisse (cape se portant par-dessus un manteau), en doublure.
Ils la découpent aussi en bandes pour décorer le bord d'un vêtement.
Mais c'est surtout les populations du Nord qui, imitant les Germains, revêtent des peaux de bête lors des hivers les plus rudes.

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À l'instar de cet article de luxe, la mode est plutôt sophistiquée.
Le costume se distingue de la sobriété romaine pour s'inspirer des traditions byzantines.
Couleurs chatoyantes, étoffes brodées de nombreux ornements.

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Le corps est complètement enveloppé, le vêtement de coupe ample, est fait de tissus lourds et épais.
Il existe quelques tenues mixtes, comme la camisia (chemise), la tunique du dessous.
Hommes et femmes portent une cape par-dessus, la gonelle, maintenue par une agrafe (fibule) en bronze.

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À l'époque des Mérovingiens, les hommes mettent sous leur tunique des braies courtes (formant une sorte de pantalon), maintenues par des lanières à hauteur du mollet.
Les cheveux sont courts et les barbes rasées.
Nous n'avons que peu de renseignements sur les vêtements des femmes d'alors, un peu plus sur celles vivant sous les Carolingiens.

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Elles portent souvent deux robes, celle du dessus étant plus richement décorée, de pierres précieuses, de perles.
Des fibules ferment les deux vêtements.
Par-dessus leurs robes, les femmes ajustent une ceinture serrée à la taille.
Elles se couvrent aussi d'un voile.

Posté par Puystory à 00:05 - -

05 mars 2021

Le Puy du Fou

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Le Grand Parc du Puy du Fou propose des grands spectacles, librement inspirés de l'Histoire.
Effets spéciaux, cascades impressionnantes, mises en scène audacieuses et décors époustouflants plongent toute la famille dans des univers variés, du IIIème siècle au début du XXème siècle.

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LE SIGNE DU TRIOMPHE.
Combats de gladiateurs et courses de chars se déroulent dans un impressionnant Stadium Gallo-Romain.

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LES VIKINGS.
De paisibles villageois se défendent contre l'invasion de terribles Vikings surgissant par surprise sur leurs puissants drakkars.

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LE BAL DES OISEAUX FANTÔMES.
Plus de 330 oiseaux aigles, faucons, vautours, milans.
Chouettes et autres rapaces frôlent le public dans un ballet aérien unique au monde.

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LE SECRET DE LA LANCE.
Une jeune bergère doit défendre seule le château, en pleine Guerre de Cent Ans, avec raide d'une lance aux fantastiques pouvoirs.

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MOUSQUETAIRE DE RICHELIEU.
Entre combats de mousquetaires, ballet flamenco, et prouesses équestres, ce spectacle de cape et d'épée conte une histoire d'amour impossible au cœur du Grand Siècle.

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LE DERNIER PANACHE.
Le destin tragique de François-Athanase Charrette de la Contrie, Officier de marine français, héros de la Guerre d'Indépendance américaine est retracé dans une mise en scène grandiose à 360".
Chaque spectacle dure de 26 à 40 minutes, et peut être joué jusqu'à 7 fois par jour, accueillant de 2400 à 6000 spectateurs par représentation.
Le Grand Parc du Puy du Fou offre aussi des spectacles en immersion complète dans lesquels la mise en scène et les effets spéciaux contribuent à créer d'intenses moments d'émotion.

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LE MYSTÈRE DE LA PÉROUSE.
A bord de "La Boussole", vaisseau du célèbre navigateur, les explorateurs d'un jour prennent la haute mer pour vivre et ressentir chaque étape de cette expédition sans retour.

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LES AMOUREUX DE VERDUN.
Les visiteurs pénètrent dans une tranchée de la Première Guerre mondiale, dans le vacarme assourdissant des bombardements, les poilus partagent leur quotidien difficile à la veille de Noël 1916.

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LA RENAISSANCE DU CHÂTEAU.
Revenus du passé, les habitants du château du Puy du Fou dévoilent aux visiteurs les secrets que renferment les salles d'armes, les souterrains et les galeries.

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LES CHEVALIERS DE LA TABLE RONDE.
Grandes illusions et surnaturel captivent les visiteurs et les plongent dans l'univers fantastique de la légende du roi Arthur !

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LE BALLET DES SAPEURS.
Au Bourg 1900, les élèves de Puy du Fou Académie incarnent les habitants d'un village qui se mobilisent pour éteindre un incendie, dans un univers inspiré des comédies musicales et des Big-bangs des années folles.

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LE GRAND CARILLON.
Au cœur du Village XVIIIème, l'immense horloge s'affole et se déploie au rythme des plus célèbres airs du XVIIIème siècle.

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LES AUTOMATES MUSICIENS.
Les Automates Musiciens surgissent des fenêtres du Bourg 1900 et entament des airs entraînants.

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LE MONDE IMAGINAIRE DE LA FONTAINE.
Ce spectacle fait revivre les célèbres fables grâce à un bestiaire fantastique dans un jardin comptant plus de 200 variétés de plantes.

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LE LABYRINTHE DES ANIMAUX.
Ce joli labyrinthe végétal réserve bien des surprises à qui viendra s'y perdre.

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LE REPAIRE DES ENFANTS. Un charmant petit château où les enfants peuvent se défouler en revivant les épopées fantastiques des héros du Puy du Fou.

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Et en 2019, une nouvelle création originale voit le jour : "Le Premier Royaume"!
Ce spectacle immersif, intégralement conçu et produit par les équipes du Puy du Fou, s'inspire d'une période charnière de l'Histoire de France.
Au Vème siècle, en pleine chute de l'Empire Romain, ravagé par les hordes d'Attila, les visiteurs suivront le destin de Clovis, roi des Francs.
Ils vont revivre les conquêtes de Clovis, mais aussi les doutes de ce grand stratège partagé entre les traditions ancestrales de son peuple et la voie nouvelle qu'il pourrait choisir pour fonder le Premier Royaume.
Pour concevoir cette nouvelle création originale, le Puy du Fou a imaginé un spectacle en immersion totale avec des décors d'une grande richesse, variés, conçus comme un voyage et ponctué d'effets spéciaux inédits.

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08 janvier 2021

Les oiseaux ont faim en hiver.

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L'hiver est rude pour les petits oiseaux.
Heureusement, nous sommes là.
Bien nourris, et avec de l'eau à leur disposition, ils supporteront aisément les froids les plus intenses et s'habitueront très vite à fréquenter leur nouveau restaurant, installé sur votre balcon ou dans votre jardin.
Le nourrissage devra se prolonger Jusqu'à la fin février au moins.
Souvenez-vous de certains hivers, si rudes pour les petits hôtes de nos jardins !
Songeons donc dès maintenant à leur nourrissage.
Les avis des ornithologues divergent cependant sur la question.
Les petits passereaux - omnivores et granivores - qui hivernent chez nous, jouent un rôle important dans notre écosystème.
Ils se nourrissent de baies, de fruits, de graines et d'insectes et servent en quelque sorte de régulateur biologique.
Ils sont parfaitement adaptés aux rigueurs de l'hiver.
En les nourrissant "artificiellement, nous risquons de les voir perdre leur instinct.
Evitons donc de créer un lien de dépendance qui les déshabituerait à rechercher leur nourriture dans la nature.
Un autre risque est de voir se rassembler un trop grand nombre d'oiseaux dans un espace réduit et d'accroître le danger de contamination et d'épidémie.
Ne commençons donc pas trop tôt le nourrissage.
Attendons que le sol soit gelé et que tombent les premières chutes de neige.
Nous verrons alors nos petits affamés venir se réfugier à proximité des maisons.

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QUI VIENDRA ?
Les moineaux délurés et les merles bavards, bien sûr, suivis des étourneaux, rois des pique-assiettes (ils chassent même les merles, les bougres !).
Dans les jardins de banlieue, dernières oasis de vie sauvage, les clients seront plus variés :
les mésanges (charbonnières ou bleues le plus souvent ; quelquefois nonnettes ou à longue queue), les éternels étourneaux, les rouges-gorges (si astucieux, qu'ils se posent à côté du jardinier en train de bêcher, dans l'attente d'un succulent ver de terre), quelques bouvreuils...

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QUELQUES CONSEILS
Quand vous commencerez le nourrissage, il devra se faire de manière régulière.
Le matin, et en quantité raisonnable ; ainsi, durant la journée, les oiseaux continueront à remplir leur rôle biologique.
Evitez de laisser à leur portée une trop grande quantité de nourriture, cela pourrait nuire à leur organisme.
Quant au choix, veillez surtout à la qualité des aliments.
Dès la fonte des neiges ou le dégel, au début du printemps, il sera temps d'arrêter la distribution...

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QUE DONNER A MANGER ?
Comme solution de facilité, il existe dans le commerce de la nourriture toute préparée, mais il est plus amusant et moins onéreux de la préparer soi-même.
Attention l'alimentation des oiseaux doit répondre à certains critères de diététique.
Ne leur donnez pas n'importe quoi !
Par exemple : jamais d'aliments salés !
Pour lutter contre le froid, apportez-leur une nourriture riche en calories.
Donnez-leur de la graisse : graisse de boeuf, margarine non salée, saindoux, couenne de lard non salé...
Vous pouvez aussi faire fondre de la graisse à laquelle vous incorporerez un assortiment de graines.
Les graines de tournesol, riches en lipides et en protides, constituent un aliment idéal pour beaucoup d'oiseaux.
Une bonne idée quand on a la place : une fleur de tournesol fixée à l'extrémité d'un piquet.

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On peut également préparer soi-même des mélanges à base de millet blanc, d'avoine, de blé, d'œillette...
Nos petits hôtes se montrent aussi friands de fruits récoltés en automne : noisettes, faines, Prunelles etc..
Faites-en provision pour eux !
Pensez à conserver les graines de chardon et de plantain, les baies de sureau, d'aubépine, de sorbier... vous ferez des heureux !
Si votre jardin a gardé un petit air sauvage, ne l'entretenez pas trop !!!
Il constitue une manne pour les petits affamés ailés.
Des morceaux de pommes et de poires mûres seront accueillis avec joie par les grives, les merles et les étourneaux.
Par grand froid, préparez une pâtée plus énergétique en incorporant des graines diverses dans des blocs de saindoux ou de margarine.
Des restes de viande hachée, des légumes secs, des os broyés, du fromage (les rouges gorges adorent !), des aliments pour chiens et chats, des œufs durs, des flocons d'avoine ou de maïs, des noix et des cacahuètes (non salées) ou encore : un morceau de lard bien gras accroché à une ficelle, seront fort appréciés....
Mais attention : jamais de pain !
Mouillé, il gonfle dans leur jabot et peut étouffer vos protégés !

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DONNEZ-LEUR A BOIRE
Reste le problème essentiel de la boisson.
En période de grand gel, les oiseaux ne trouvent plus rien à boire !
Aussi inattendu que cela paraisse, les oiseaux meurent davantage de soif que de froid, l'hiver il faut y penser !
Pour empêcher que l'eau ne gèle dans le récipient, ajoutez une goutte de glycérine, d'alcool blanc ou un peu de sucre et changez-la le plus souvent possible.
Pour la mangeoire, vous pouvez, si vous préférez vous faciliter la tâche, en trouver de toute faites dans certains magasins spécialisés.
Mais il ne faut pas croire que les plus sophistiquées seront nécessairement les meilleures !
Avec un peu d'imagination, vous dénicherez le support qui fera très bien l'affaire, à condition qu'il protège la nourriture de l'humidité.
Les bricoleurs de tous âges pourront d'ailleurs en fabriquer.
Choisissez avec soin l'emplacement et orientez-la de préférence vers le sud-est.
Où placer les provisions ?
Attention, placez-les toujours hors de portée des chats et des rongeurs, cela va de soi !

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Voici quelques exemples qui vous aideront : fixez une mangeoire (style boîte à cigares) au sommet d'un piquet lisse de la grosseur d'un manche à balai.
Ou suspendez-la à une branche d'arbre ou au montant du balcon.
Ou encore, attachez une caisse à oranges à une branche.
Pratique : une demi-noix de coco ou un vieux pot de fleur.
Plus élégant un filet à provisions (du genre qui emballe les oranges et les pommes de terre).
Les mésanges gourmandes viendront s'y balancer avec grâce.
Veillez à abriter la nourriture de la neige à l'aide d'une petite toiture.
Ne placez pas la mangeoire à la portée de la convoitise des chats du voisinage et autres prédateurs attirés par des proies faciles...
N'oubliez pas de la nettoyer régulièrement.
Si vous posez la nourriture sur le sol, nettoyez quelques mètres carrés, dans une zone dégagée, à bonne distance des arbustes où pourrait guetter un ennemi...
Et changez souvent la nourriture à cause de l'humidité du sol.

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PRECAUTIONS A PRENDRE
Si vous aimez à la fois les oiseaux et les chats, munissez ces derniers de clochettes avertisseuses.
L'idéal : un grelot utilisé par les pêcheurs.
Vos félins prendront peut-être un petit air de vache suisse mais la fin justifie les moyens.
Comme sonnette d'alarme, demandez aux passereaux : il n'y a pas mieux !
Voilà, maintenant il ne vous reste plus qu'à attendre la venue des grandes gelées et l'arrivée des petits affamés.
Alors, si vous avez bien suivi nos conseils, vous pourrez observer tout à loisir mésanges, rouges-gorges, pinsons, sansonnets, bref tous nos petits passereaux.
En aidant nos amis à survivre, ne nous privons pas du plaisir de les voir s'affairer autour de la mangeoire.
L'ornithologue amateur aura ainsi l'occasion d'étudier, avec discrétion, certaines espèces vite familières aux heures des repas.
Durant ces journées d'hiver, souvent grises et tristes, le va-et-vient incessant de nos petits hôtes ailés égayera nos jardins, nos fenêtres et nos balcons.

Posté par Puystory à 19:20 - -

29 novembre 2020

"Eternels" par le Puy du Fou.

Réalisé par le multiprimé Bruno Aveillan, "Éternels" plonge le téléspectateur dans une histoire captivante et émouvante à travers le temps au Puy du Fou.
Intégralement tournée dans les décors authentiques du Puy du Fou et interprétée par les cascadeurs, cavaliers et artistes du Grand Parc, cette épopée à travers les siècles dresse un parallèle original avec l’expérience vécue par les visiteurs du Puy du Fou, voyageant d’une époque à l’autre au travers de spectacles à couper le souffle.
Selon le Puy du Fou, le téléspectateur est embarqué pendant plusieurs minutes poignantes aux côtés de Louis, Poilu de la Première Guerre Mondiale, abandonné sur le champ de bataille, dans l’enfer de Verdun.
Le jeune soldat regarde une dernière fois la photo de sa fiancée qui semble l’appeler à l’aide.
Il s’engage alors, malgré lui, dans une odyssée à travers les siècles pour la retrouver. 

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Riche en bataille et en chevauchées, transporte un jeune poilu et sa compagne à travers le temps, les guerres et les paysages de l’histoire de France en mêlant sentiment et action spectaculaire.
La bande originale du film, signée Nathan Stornetta, interprétée par le Prague Symphonic Ensemble, souligne avec émotion et profondeur l’épopée poignante de ce Poilu traversant les âges à la recherche de sa bien-aimée.
Pour ce court-métrage, il aura fallu deux ans et demi de préparation.
Le tournage a duré une semaine. 200 comédiens du Puy du Fou ont été mobilisés avec 600 costumes, 30 chevaux, deux tonnes d’artifices, 30 maquilleuses-costumières, deux drones et 60 heures de rushes.

Vous avez aimé "Éternels", le grand film publicitaire du Puy du Fou ?
Découvrez maintenant en coulisses, l'envers du décors et les principaux acteurs qui ont contribué à sa réalisation.

Posté par Puystory à 20:23 - -