Puy Story

30 novembre 2021

L'habitat en Vendée.*

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C'est pour certain commun de dire qu'en Vendée tout a été brûlé pendant la Révolution.
Si on ajoute les châteaux forts, démantelés sur l'ordre de Richelieu, et tout ce qui fut détruit pendant les guerres de Religion, on en déduit qu'il ne reste plus rien de remarquable, comme demeures antérieures au 19ème siècle.
Certes, les colonnes infernales avaient pour but de transformer la Vendée en désert.
Pour cela, on incendia un peu partout.
Dans les campagnes, on s'acharna très particulièrement sur les maisons neuves ou très récentes, comme le grand château du Parc Soubise, Touche près à La Pommeraie et Les Villates à Chantonnay.
Mais, heureusement, dans certains cas, les incendiaires allaient vite.
Ils avaient fort à faire et, alors que dans les bourgs les troupes étaient relativement nombreuses, on envoyait dans les châteaux et les fermes isolées des groupes plus faibles.
Or, à cette époque, dans nos campagnes, plus d'un tiers des terres était à l'état de landes et d'ajoncs.

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C'est là que se réfugiaient les Vendéens en cas d'alerte et ces présences invisibles inquiétaient les bleus qui redoutaient toujours une embuscade.
Ils s'éloignaient donc dès le feu allumé et, sitôt leur départ, les Vendéens venait l'éteindre, en commençant le plus souvent par le château.
Les dégâts étaient grands, mais les Vendéens parvenaient généralement à les réparer, au moins en partie.
Par ailleurs, les maisons nobles étaient très nombreuses.
Certaines, perdues dans le bocage, loin des routes, furent oubliées.
Enfin, les généraux républicains résidaient dans quelques belles demeures, qui furent donc épargnées.
Les guerres de Religion qui, deux siècles plus tôt, avaient été très dures pour les églises, épargnèrent en principe les maisons nobles.
De fréquentes parentés unissaient les gentilshommes protestants et les familles catholiques.
Et si, pendant les périodes de combats, des parents s'entretuaient quelquefois, lors des trêves, on se retrouvait et on hésitait à détruire la maison de parents ou d'amis, pour le seul motif qu'ils pratiquaient une religion différente.
Quant aux châteaux démantelés par Richelieu, on en parle beaucoup, mais les dégâts furent moins graves, en général, que l'abandon par leurs propriétaires des grandes forteresses devenues inhabitables.
Au moment de la révocation de l'édit de Nantes, beaucoup de gentilshommes protestants furent menacés de voir raser leur demeure s'ils ne se convertissaient pas.
Or, il semble bien que ce projet ne fut mis à exécution qu'une seule fois au manoir de La Grossetière près de Pouzauges.
Ce qui signifie que, finalement, la situation de la Vendée, en matière d'anciennes demeures, paraît être très comparable à celle des départements voisins.
En Vendée, les fortunes importantes seront rares du XVIe siècle au milieu du XIXème siècle.
De ce fait, on construira peu de grandes demeures mais plutôt des petits manoirs souvent pittoresques et relativement modestes.
Au cours du XIXe siècle, une évolution sensible se produit.
Les anciens châteaux forts, qui ont cessé d'être entretenus depuis longtemps, se détériorent lentement.
Beaucoup sont encore debout après la Révolution, mais servent de carrière de pierre pour reconstruire les bourgs voisins dévastés par les colonnes infernales.
De plus, lors de la vente des biens nationaux, les principaux acquéreurs sont les bourgeois des villes.
Mal vus des populations rurales, ils préfèrent continuer à habiter leur maison.
Les anciens manoirs deviennent alors la résidence du fermier et se dégradent peu à peu.
La prospérité des familles terriennes, du milieu du XIXème siècle jusqu'à la guerre de 1914, contribue aussi à la ruine des anciennes gentilhommières.
A cette époque, tous les notables veulent posséder leur château.
Le néo-gothique et le néo-Renaissance sont à la mode.
Beaucoup se croient déshonorés si leur maison n'est pas pourvue de tours.
Il faut un sous-sol et, au-dessus du rez-de-chaussée, au moins deux étages.
L'ardoise est la seule couverture admise et le zinc ne doit pas être ménagé.
Quant à la maison des ancêtres, elle est soit rasée, soit transformée en ferme.

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Aujourd'hui, le vent a tourné.
Plusieurs châteaux du XIXème ont déjà été rasés, par contre, on restaure les vieux logis.
Mais le département de la Vendée reste encore riche de belles demeures.
Jusqu'à la fin de la guerre de Cent Ans, le Bas-Poitou se trouva être une zone frontière, sur trois côtés.
Au nord et à l'ouest, il était bordé par l'Anjou et la Bretagne, au sud, par l'Aunis et la Saintonge, qui dépendaient de l'Aquitaine.
En principe, toutes ces provinces faisaient partie du royaume de France.
Mais, si leurs souverains rendaient effectivement hommage au roi, pour tout le reste, ils étaient à peu près indépendants, et même parfois en conflit ouvert avec leur suzerain.
Ainsi, lors de la guerre pour la succession de Bretagne, les Blois Penthièvre reçurent l'appui du roi de France, alors que les Montfort étaient soutenus par les Anglais.
Et ce furent les Montfort qui gagnèrent.
Mais, c'est surtout après le mariage d'Aliénor d'Aquitaine avec le nouveau roi d'Angleterre, qu'un état de guerre quasi permanent exista entre Aquitaine et France.
Le Bas-Poitou fut même un moment anglais mais redevint français avec Saint Louis.
Pour protéger ses frontières, il fut nécessaire de construire des châteaux forts, qui ne faisaient pas réellement partie du domaine royal, mais étaient tenus par quelques grandes familles, supposées fidèles.
Les plus importantes furent les Thouars qui possédaient Thouars et Talmont, les Parthenay à Vouvant et Mouchamps et les Belleville à Belleville, Montaigu et La Garnache.
Les terres de ces grandes familles, rarement contiguës, se sont agrandies et enchevêtrées grâce à des mariages.
Cela occasionne des conflits, d'autant que certaines de ces familles sont du parti anglais, alors que leurs voisins sont demeurés fidèles au roi de France.
Chaque grande famille se constitue donc sa petite armée et sa résidence principale devient une véritable forteresse.
Une gravure ancienne de Balleyguier nous montre le château de Tiffauges comme un petit Carcassonne, avec une vaste enceinte flanquée de douze grosses tours, deux portes fortifiées et, auprès de l'une, un important château.

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Le château de Talmont, aujourd'hui encore plus ruiné, devait être de la même importance.
Beaucoup de ces châteaux forts disparaissent totalement durant la guerre de Cent Ans.
Cependant, certains sont reconstruits par quelques grands seigneurs, qui continuent à résider dans le pays jusqu'à la fin du XVIème siècle L'amiral Philippe Chabot fait édifier à Apremont un magnifique château Renaissance qui, s'il était encore intact, serait le Joyau de la Vendée.
Une famille nouvelle, les du Puy du Fou, dont le chef a accompagné François 1er en Italie, fait construire, à la place d'une ancienne demeure féodale, un château dans le style de ceux des rois sur les bords de la Loire.
Aux Essarts, le duc d'Étampes ajoute à l'ancien donjon du XIIe une somptueuse demeure, qui ne sera pas épargnée par les colonnes infernales.
On pourrait encore citer Sigournais, édifié par les Sainte-Flayve, le Parc Soubise et Palluau.
Mais, au début du XVIIe siècle, nos grands seigneurs s'ennuient en Bas-Poitou.
Paris, puis Versailles les attirent.
Ils laissent leur château de province à un régisseur, ou parfois même au fermier de la seigneurie qui trouve la maison trop grande.
Il commence par en habiter une partie mais, le plus souvent, il préfère sa maison particulière dans le voisinage.
Le château se dégrade alors peu à peu.
Les propriétaires demandent de l'argent pour mener leur vie fastueuse, mais ne laissent rien pour l'entretien de ce château désormais inutile.
On va même jusqu'à raser une partie du château d'Apremont pour payer certaines dettes.
Aujourd'hui, ces demeures sont en partie ruinées.
Mais certaines gardent encore de beaux restes, que l'on cherche à conserver et qui méritent nos visites.
Ils constituent pour nous un souvenir de l'ancienne grandeur de notre pays.

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30 avril 2021

Le Château de Tiffauge à l'époque féodale.

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En bordure de la route de Cholet à Saint-Jean-de-Monts, sur un vaste plateau granitique, entouré de ravins abrupts, au bas desquels coulent la Sèvre Nantaise et son affluent la Crume, formant une défense naturelle, s’élèvent les ruines du puissant château féodal de Tiffauges.
Sentinelle avancée du Poitou "Pays des Pictons' face à la Bretagne et à l’Anjou conquérants.
Les plus anciens habitants de notre région occupèrent ce plateau facile à défendre, attirés également par le gué de la Sèvre "Sépari", dont le passage leur donnait accès dans tout le pays environnant.

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Ils y taillèrent entre autres le souterrain refuge découvert en 1967, lors du creusement d’un passage sous la porte bailleresse, pour permettre l’accès au théâtre de plein air, établi à flanc de coteau à l’occasion du célèbre spectacle "La Bataille de Tartou".
Coupé en son milieu par ce passage, ce souterrain refuge creusé dans le roc, s’étendait parallèlement aux remparts, et mesurait d’un côté environ sept mètres de profondeur, comblé par des éboulis.
Sur ce plateau et aux alentours furent trouvées de nombreuses haches de pierre taillée, outils et armes des hommes qui y vivaient voici plusieurs millénaires.

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Puis nos plus récents ancêtres se sentant menacés par d’autres tribus, non seulement creusèrent ce souterrain refuge mais élevèrent autour du roc une palissade formée de rochers et de pieux de bois enchevêtrés de branches entrelacées et mêlées de terre glaise.
Ils y construisirent leurs huttes de bois recouvertes de chaume et de peaux de bêtes tannées.
Dans cette enceinte, près de leurs habitations, ils enterrèrent leurs morts dans des puits funéraires semblables à ceux de Pouzauges et du Boupère, découverts à Tiffauges au milieu du siècle dernier par l’archéologue Pouzaugeais : Fortuné PARENTEAU.

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Lors de la conquête de la Gaule par les Romains, un castrum fut édifié sur cet oppidum Gaulois.
Sur la motte encore apparente, avant l’aménagement par les fermiers de ce vaste enclos en 1958, on voyait encore les restes de cette grosse butte artificielle formée de la terre retirée lors du creusement des fossés qui l’entouraient et la protégeaient, s’élevait une tour de bois carrée de plusieurs étages, qui abritait la demeure du chef.
Ce fut le modèle des premiers donjons entourés de fossés en eau, qu’on franchissait au moyen d’un pont-levis.
Plusieurs routes gauloises, puis romaines s’y croisaient, venant de Clisson, Nantes, Mortagne et Mallièvre.

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Au IV siècle, sous l’empereur Honorius, qui comme ses prédécesseurs recrutaient des tribus étrangères pour défendre son immense empire, une tribu Sarmate, venue du nord-est du Caucase fut amené par lui à Poitiers.
Puis l’empereur romain y ayant établi une autre peuplade, les Visigoths, les Theiphales durent émigrer vers l’Ouest, et s’établirent dans les environs du Tiffauges actuel, auquel ils donnèrent leur nom.
Ils campèrent sur l’ancien oppidum et à l’emplacement de la ville actuelle.
Mais les fortifications qu’ils y élevèrent n’échappèrent pas aux envahisseurs Normands, et deux fois, aux IX et Xème siècles la forteresse Romaine fut détruite et rebâtie.

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Cent ans plus tard Tiffauges fut cédée à Alain Barbe-Torte, duc de Bretagne, vainqueur des Normands.
Et après toutes ces destructions, la paix revenant, les Comtes du Poitou donnèrent en "viager" aux vicomtes de Thouars une grande partie de l’actuelle Vendée.
Les nouveaux maîtres rebâtirent les places fortes ruinées, entre autres Tiffauges et les Herbiers, vers la fin du XI siècle et le début du XII' siècle.
Herbert II, vicomte de Thouars, seigneur de Tiffauges et des Herbiers, entreprit la reconstruction de la forteresse de Tiffauges et la construction des Herbiers, auxquels il donna son nom "VlLLlS DE HERBERTlS", villas d’Herbert.

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A Tiffauges, il rasa toutes les ruines accumulées par ces guerres successives, et éleva les premiers éléments du château actuel, le donjon, la barbacane, certaines tours encore existantes, renforçant la défense de cette place et la chapelle castrale.
Les abords du château actuel fort abrupts de tous côtés, sauf vers le sud-ouest, où est son entrée principale, c’était là le point faible, celui qui réclamait la plus solide défense de l’ensemble.
C’est pour cette raison qu’on ya élevé un donjon formidable, flanqué d’une barbacane.
Herbert II mourut à la Croisade de Jaffa en 1104 et fut remplacé par son frère Geoffroy, qui continua ses constructions, à Pouzauges, Tiffauges et les Herbiers.

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Ce donjon de Tiffauges forme un vaste quadrilatère de 18 mètres de côté, flanqué aux quatre angles de puissants contreforts arrondis, ainsi que sur le milieu de ses quatre faces.
Il était composé d’un rez-de-chaussée et de quatre étages, dont certains vraisemblablement voûtés, comme celui de Pouzauges bâti par le même architecte, et partagé de haut en bas, par un énorme mur de refend.
Le sommet garni primitivement de hourds en bois, sorte de balcon en saillie, qui fut plus tard remplacé par des créneaux de pierre.
Ces différents étages étaient reliés entre eux par un escalier en colimaçon, comme nous le montrent certains plans de construction établis au siècle dernier.
Les deux étages supérieurs furent entièrement détruits lorsqu’en 1625, Richelieu fit démanteler les forteresses huguenotes.

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Ce donjon était couvert d’une toiture à quatre rampants, et servait d’habitation au Seigneur.
Près de ce donjon et faisant corps avec lui, nous voyons encore la barbacane d’entrée, autrefois fermée d’une grille en fer, et d’un pont-levis, qui donnait accès au donjon dans lequel on pénétrait par une petite porte en plein cintre, percée au premier étage de cette barbacane.
Cette entrée se composait d’un rez-de-chaussée ouvert par un large portail, donnant accès au vaste enclos entouré de terre et de murailles et d’un unique étage.
C’était le seul accès au donjon dans lequel on pénétrait par une porte située au premier étage de cette barbacane.

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A l’ouest de ce donjon, bordant les douves qui l’entouraient se dressait la chapelle Saint-Vincent, composée d’une nef et d’un transept, entièrement détruits, et d’une abside qui subsiste encore en partie.
La croisée du transept était surmontée d’une coupole octogonale et d’un clocher.
Sous cette abside s’étend une belle crypte romane de la première moitié du 12ème siècle, divisée en trois nefs à peu près égales, par deux rangées de quatre colonnes, couvertes en voûtes d’arêtes, appuyées sur des chapiteaux historiés.

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Entre la chapelle et le Puits de la Fée, s’étendait un cimetière où furent faites d’importantes trouvailles entre autres les débris de la cloche de bronze.
Toute cette vaste enceinte fut entourée de dix-huit tours, reliées entre elles par des murailles crénelées, le tout contemporain du donjon.
Plus tard furent ajoutés une fausse braie et le châtelet actuel, mais ce fut après l’époque féodale qui seule fait partie de cette étude.
Laissé à l'abandon jusqu'au XXème siècle, le château de Tiffauges fut le théâtre des turpitudes du maréchal de France après la mort de Jeanne d'Arc.

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Un conservatoire d'artillerie médiévale a été édifié en 1992 dans l'enceinte du château.
Avec une quinzaine de pièces, construites à l'identique par un spécialiste international, Renaud Beffeyte, il réunit la plus grande collection européenne de reconstitution médiévale en fonctionnement.
Le public peut assister lors de la saison touristique à des démonstrations de tirs de trébuchet, couillard, bombarde et mangonneau, et admirer une grue en bois telle qu'utilisée par les bâtisseurs du Moyen Âge.

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24 février 2021

L’église du VIEUX-POUZAUGE.*

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Si pittoresque dans son cadre de cyprès, avec son lourd clocher, ses étroites fenêtres, son dallage de pierres tombales, mais bien délabrée, ses murs verdis, ses voûtes fissurées… fut d’abord un prieuré fondé par les moines de Luçon ou de Saint-Michel en l’Herm.
De prieuré Saint-Jean, elle devient prieuré Notre-Dame ensuite église Notre Dame.

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On est tenté d’en faire un édifice de la première époque romane, et cependant certains détails incitent à la rajeunir quelque peu, ne seraient-ce que sa construction en moellons de moyen appareil impeccablement alignés et ses arcs en tiers-point accentué.

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On n’a aucune donnée sur le plan primitif du chœur, cependant l’Église primitive apparaît dans les archives entre 1047 et 1118 comme la première église de Pouzauges.
Mais il est bien évident que la travée extrême, avec la grande baie ogivale à rainures du chevet et les baies latérales est une construction du XIVe ou XVe siècle.

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La voûte en berceau est d’une époque antérieure.
C’est un édifice en forme de croix latine, le chœur très profond étant fortement incliné vers le Nord.
Le transept, au centre du monument, supporte le clocher.
Dans les croisillons s’ouvrent les absidioles, simple travée chacune, l’une semi-circulaire, l’autre à chevet droit.
La nef est éclairée par de longues baies en lancettes très étroites.

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Toute la construction (chœur, nef, croisillons, transept) est recouverte de voûtes en berceau brisé.
La décoration est sommaire, à peine quelques corbelets aux figures grimaçantes ou quelques chapiteaux ornés de feuillages grossièrement sculptés.
Le clocher est une tour carrée dominant hautement l’église de sa double rangée d’arcatures.

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Les inférieures sont aveugles, mais la rangée supérieure présente dans chacune de ses faces une ouverture cintrée médiane, flanquée de deux plus petites placées à un niveau plus élevé.
L’ensemble, suivant les dires de R. Vallette et L. Charbonneau-Lassay, forme un des moins lourds et des mieux proportionnés parmi ces clochers carrés, sobres et sévères comme des donjons, que l’architecture monastique répandit dès le XIe siècle dans tout le Bas-Poitou et qui furent si souvent copiés depuis.

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Cette église est remarquable aussi par le nombre considérable de pierres tombales (99) qui forment le pavage.
Ces dalles proviennent du cimetière qui entourait l’église.
Aucune autre église n’en est aussi riche.
Taillées et sculptées dans le dur granit du pays, elles ont traversé les siècles, leur relief à peine émoussé par le temps.

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Les plus anciennes remontent au XIIIe siècle.
Certaines ne portent qu’un symbole rappelant la qualité du défunt : bouclier, épée, lance, ou bien calice, missel ouvert, croix plus ou moins ornée, ou encore un simple outil…
D’autres, qui sont en général plus récentes et ne remontent guère au-delà du XVIe siècle, sont décorées d’épitaphes ou de blasons.

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On peut voir aussi un superbe lavabo liturgique d’allure Gothique.
Enfin, une découverte assez récente (1948) vient de rehausser encore l’intérêt de cette vénérable église.
Classée Monument Historique, cette église est l’un des rares édifices à avoir conservé des traces de polychromies apportant une preuve supplémentaire que cette église, comme toutes les autres églises étaient peintes en polychromie à l’intérieur.

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Des peintures murales ont été mises à jour dans le mur Nord de la nef, racontant l’histoire de S. Joachim, d’après les Évangiles, Ancien Testament et des textes apocryphes, l’apparition de l’ange, la rencontre d’Anne et de Joachim sous la Porte dorée et la Présentation de Marie au Temple…
Une frise sépare ces scènes d’un registre supérieur montrant les travaux des saisons, mai, juin, juillet, août…

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Il s’agissait d’attirer les fidèles par les images.
Elles devaient enseigner les grands préceptes bibliques aux fidèles qui étaient dans l’incapacité de lire en leur rappelant sans cesse leurs devoirs envers l’Église.

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08 janvier 2021

LE VIEUX CHÂTEAU de Pouzauges.*

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"Monument historique", le Vieux Château médiéval domine le centre-ville et veille sur la Vendée.
Un imposant donjon et une courtine flanquée de tours et contreforts surplombent le paysage.
Les premières pierres datent du XIIe siècle.

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Après avoir appartenu aux seigneurs de Pouzauges, le château entre dans la famille du puissant vicomte de Thouars représentant le Duc de Poitou et d'Aquitaine.

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La dernière descendante, Catherine de Thouars, fut l'épouse de Gilles de Rais, seigneur de Tiffauges.
Érigé en baronnie, le château servit de prison puis fut confisqué à la Révolution.

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Aujourd'hui il ouvre ses portes et offre un panorama grandiose sur la Vendée.

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26 octobre 2020

Les moulins en Vendée.*

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Dès notre plus jeune âge, les moulins sont ancrés dans notre imaginaire et figurent dans des contes célèbres, comme ceux de Perrault "Le chat botté" ou d'Andersen "Le moulin du diable".
Les moulins sont emblématiques de l'histoire de Vendée Vallée, et sont tout particulièrement choyés.
Calmes et platoniques, les moulins à vent constituent le symbole de ce petit patrimoine qui a su traverser les siècles.

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Discrets, ils culminent souvent sur les promontoires les plus hauts du paysage, comme au Mont des Alouettes, sur les hauteurs des Herbiers.
Synonyme d'une activité rurale agricole riche, les moulins à vent servaient à moudre le grain pour le transformer en farine.
Durant la Guerre de Vendée, les paysans dispersés dans le bocage avaient besoin de communiquer entre eux.
Pourquoi ne pas utiliser les moulins ?

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Les meuniers envoyaient des messages de colline en colline en orientant les ailes des moulins selon un code avec quatre types de messages.
Danger proche, danger passé, rassemblement et repos.

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Cet usage leur a valu une destruction massive par les républicains menés par Turreau en octobre 1793.

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08 juin 2020

Les bouleversements révolutionnaires.*

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Les bouleversements révolutionnaires qui commencent en 1789 amènent en ce Bas-Poitou qui va devenir la Vendée, comme ailleurs, des espoirs, des déceptions et des conflits.
Les heurts entre les différents acquéreurs de bien nationaux dans les villes et dans les campagnes et autour de la constitution civile du Clergé, mais surtout la mort du roi, la déportation des prêtres légitimes puis l’annonce de la levée des 300.000 hommes en février et mars 1793 pour défendre la patrie en danger, déclenchent l’insurrection.
Ces événements, considérés comme la plus Grande Guerre civile des temps modernes, se déroulèrent en ce pays d’ouest qui s’appelle désormais dans l’Histoire : la Vendée Militaire.
A Beaupreau, la garde nationale tire sur la foule des réfractaires.
A Saint-Fulgent, à Machecoul, Brains, la Verrie et à Saint- Florent-le-Vieil, les jeunes gens refusent le tirage au sort qui doit les conduire aux frontières.
C’est de Saint-Florent-le-Vieil qu’une bande d’insurgés conduite par le voiturier du Pin-en-Mauges : Cathelineau, s’élance et prend Jallais, Chemillé, Cholet.
Partout, les paroisses se mobilisent ameutées par le tocsin, des troupes se forment, à Maulévrier, à la Gaubretière, à Vue, à Chanzeaux, à Challans, à l’Oie, et se donnent des chefs : le garde-chasse STOFFLET, SAPINAUD, BONCHAMPS, d’ELBEE et l’officier de marine Charette.

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Nous sommes le 16 mars 1793, les Mauges, le bocage, le marais breton, une partie de la Loire Inférieure sont sous les armes.
La Convention n’a pas encore réagi.
Il faudra la défaite des troupes commandées par le Général de Marcé, entre l’Oie et Saint-Vincent-Sterlanges pour que les Conventionnels comprennent qu’une véritable guerre est commencée sur la rive gauche de la Loire.
A partir de ce jour, elle s’appellera "la Guerre de Vendée".
La Convention décide de dépêcher les renforts dans les villes d’Angers, de Nantes et des Sables d’Olonne, qui n’ont pas pris part au soulèvement.
Mais, les brigands, comme les désignent les bulletins officiels, enhardis par leurs premiers succès, volent de victoire en victoire, en particulier dans les Mauges, à Chemillé, à Vihiers, à Coron.
C’est le moment où les paysans des Aubiers et des Echaubrognes nomment à leur tête Henri de La Rochejacquelein.
Dans le marais, la situation est plus indécise.
A Challans, à la Garnache, à Sallertaine.

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La République organise alors trois années pour lutter contre l’ennemi intérieur.
Plusieurs dizaines de milliers d’hommes pour mater la Vendée.
Sur le terrain cependant, les insurgés sont toujours victorieux : ils prennent Bressuire, puis le 5 mai 1793, la citadelle de Thouars que défend le Général Quetineau.
Parthenay est occupée le 13 mai ainsi que la Châtaigneraie.
La bataille pour Fontenay capitale du Bas-Poitou, réussit lors de la deuxième attaque le 25 mai et ouvre aux insurgés la porte des Deux-Sèvres et de la Charente.
Dans le nord du pays, Saumur tombe à son tour sous les coups de 30.000 Vendéens malgré la vaillance des officiers républicains qui défendent la ville : Berthier, futur Maréchal d’Empire et un jeune Lieutenant Marceau.

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Pour couronner cette victoire, on apprend qu’après des revers à Legé et à Noirmoutier, l’armée de Charette a finalement repris Machecoul.
Alors que le conseil supérieur de Châtillon administre le pays conquis, la troupe des Vendéens devenue la grande armée catholique et royale se donne Catherine comme généralissime.
Tout semble alors permis aux insurgés.
Les Vendéens auraient pu marcher sur Paris, mais les chefs tergiversent.
Ils hésitent à emmener loin de leur village des paysans qu’ils savent ne pouvoir tenir sous les armes plus de deux ou trois jours.
Après la prise de Saumur en effet, la grande armée se désagrège : l’époque des travaux agricoles approche. Ce sera le drame permanent de cette armée temporaire.
L’attaque de Nantes le 29 juin 1793 par les Vendéens constitue un tournant dans l’histoire de l’insurrection. Après s’être emparée d’Angers, l’armée vendéenne marche sur la ville avec l’espoir de recevoir, grâce à son port, l’aide de l’Angleterre.
L’armée de Charrette vient renforcer les divisions de Cathelineau, de d’Elbée et de Bonchamps.
En face, le général républicain Canclaux dispose d’une force de 12.000 hommes.
Sa résistance énergique et la mort de Cathelineau débande les troupes des insurgés qui se retirent.
Pendant l’été, les troupes républicaines de Westerman reconquièrent Bressuire et Châtillon.
Saumur, Angers, Ancenis sont réoccupées elles aussi.
Les Vendéens toutefois sont victorieux à Vihiers le 10 Juillet et aux Pont-de-Cé deux jours après.
Dans la plaine, l’armée vendéenne échoue à deux reprises devant Luçon.
Malgré les succès de septembre sous le commandement du nouveau généralissime d’Elbée, l’automne apparaît lourd de menaces.
En effet, le Gouvernement envoie 18.000 hommes de la garnison de Mayence qui vient de capituler.
Partis de Nantes, les Mayençais commandés par Kléber, expulsent Charette du Pays de Retz, envahissent le bocage, reprennent Montaigu et Clisson dans le but d’acculer les insurgés à la Sèvre.
Cependant, les Vendéens se ressaisissent et le 19 septembre 1793, les Républicains sont défaits à Torfou mais également à Saint-Fulgent et à Coron.
La Convention donne alors à ses troupes l’ordre de vaincre à tout prix avant le 20 Octobre.
De leur côté, les chefs vendéens s’opposent sur la conduite à tenir, à l’exception de Charette, ils décident finalement d’attaquer Cholet le 17 Octobre à l’aube.
La bataille de Cholet qui entraîne la destruction quasi complète de la ville est la plus importante des Guerres de Vendée.
Plus de 60.000 adversaires s’opposent au nord de la ville.

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Lescure et d’Elbée sont gravement blessés.
Bonchamps évacué mourant à Saint-Florent-le-Vieil, dans un geste de pardon, fait libérer 5.000 prisonniers.
La grande armée catholique et royale fuit vers la Loire, entraînant les populations du Haut Bocage et des Mauges.
Alors, commence ce que l’Histoire appelle "la Virée de Galerne" du nom d’un vent de Norois qui souffle dans le pays. Plus de 80.000 combattants, femmes et enfants réussissent à franchir le fleuve à Saint-Florent-le-Vieil.
Charette, lui, est resté dans son marais, persuadé que le combat outre Loire est une erreur stratégique.
Henri de La Rochejacquelein, troisième généralissime de la grande armée catholique et royale, décide de se diriger à travers l’Anjou et le Maine vers Granville pour attendre le secours des Anglais.
Plusieurs victoires jalonnent cette route, à Entrammes, à Château-Gontier où est blessé le général républicain Beaupuy, à Laval où les insurgés de Vendée font leur jonction avec les Chouans du Maine amenés par Jean Cottereau et ceux du Morbihan par Cadoudal.
Lescure succombe à ses blessures le 4 novembre peu avant Fougères.
Les troupes du Prince de Talmont enlèvent cependant la ville, puis Dol-de-Bretagne, mais les Vendéens échouent devant Granville le 14 novembre.
Le retour de la grande armée vendéenne est alors une longue suite de combats meurtriers par Fougères, Laval, la Flèche.
C’est une troupe épuisée qui met le siège sans succès devant Angers le 3 Décembre.
Les Vendéens se replient sur la Mans où, après avoir investi la ville, ils sont surpris par les troupes de Westerman, de Marceau et de Kléber.
On estime qu’ils furent environ 15.000 à périr au cours des combats.
Les rescapés se dirigent vers Ancenis, pourchassés, encerclés par les troupes républicaines, ils se font massacrer à Savenay.
Nous sommes le 23 décembre 1793. La Virée de Galerne est achevée.
Sur les 80.000 Vendéens qui, en octobre, avaient franchi la Loire, 5.000 seulement rentreront dans leur pays.

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La Convention, reprenant un plan de destruction proposé par Barère, décide de parachever l’anéantissement du pays insurgé par l’incendie des maisons et des récoltes et l’extermination des habitants.
Imaginées par la Général Turreau, les colonnes infernales détruisent tout sur leur passage.
Le Château du Puy-du-Fou, comme la plupart des propriétés du bocage vendéen, est brûlé en 1794.
Ces colonnes infernales sèment la terreur et commettent des atrocités, dont une des plus honteuses est sans doute le massacre des enfants des Lucs-sur-Boulogne.
Attisée par la haine la résistance continue.
La Rochejaquelein remporte plusieurs succès éphémères dans les Mauges et périt dans une escarmouche près de Nuaillé.
D’Elbée est fusillé à Noirmoutier.
De son côté, après avoir repris l’île au nom du roi dans l’hypothèse d’un débarquement anglais, Charrette et sa troupe sont poursuivis par le général Haxo qui trouve la mort le 20 mars aux Clouzeaux.
En avril 1794, Marigny, un des chefs vendéens accusé par ses pairs d’avoir favorisé la défaite de Chaudron-en-Mauges, est fusillé après un simulacre de jugement.
A Belleville-sur-Vie, Charette mène une guérilla permanente contre les colonnes républicaines.
La mésentente, puis la rupture avec Stofflet, ne favorise pas le développement de la rébellion.
La chute de Robespierre, l’impossibilité d’anéantir totalement la révolte par les armes, conduit la Convention à entamer des négociations avec Charette.
Celles-ci aboutissent au traité de La Jaunaye, aux portes de Nantes, qui est signé en février 1795.
Les Vendéens obtiennent :
- la liberté religieuse,
- l’amnistie pour tous ceux qui font acte de soumission,
- la restitution des biens confisqués,
- la suppression de la conscription,
- le paiement des bons signés par l’armée catholique et royale.
Ils reconnaissent se soumettre aux lois de la République.
Pour célébrer cette réconciliation, Charette, Sapinaud et leurs troupes défilent aux côtés de Canclaux dans la ville de Nantes en liesse.
Stofflet paraphe le 2 mai à Saint-Florent-le-Vieil le traité de paix. Parallèlement, le général Canclaux entame près de Rennes, à la Habillais, des pourparlers avec les chefs chouans de Normandie et de Bretagne.
Mais la mort de Louis XVII, le 8 juin 1795, la promesse du Comte d’Artois et des Anglais de débarquer des troupes en Vendée, l’agitation des campagnes née de la misère, la pression des chefs chouans, l’application restrictive des traités, en particulier en ce qui concerne les prêtres, relancent l’insurrection.
Stofflet et Charrette reprennent les armes avec l’espoir d’être bientôt commandés par un prince de la maison de France.
C’est à Quiberon que débarquent finalement les émigrés en juillet 1795.
Ils pensent que la Vendée est à bout de forces et qu’en Bretagne, la grande armée des Chouans favorisera la réussite de leur entreprise.
L’habileté tactique de Hoche, les erreurs accumulées par les chefs des émigrés, donne la victoire aux républicains.
Charette, qui tient encore sous les armes une nombreuse troupe appelle de tous ses vœux le débarquement du Comte d’Artois.
Celui-ci s’est installé à l’Ile d’Yeu le 2 octobre, mais repart bientôt en Angleterre.
Les Vendéens sont désormais seuls face au destin.
Hoche parvient à surprendre Stofflet qui est fusillé à Angers.
Après une fuite éperdue en compagnie de quelques fidèles, Charette est capturé par le Général Travot dans les bois de la Chabotterie et fusillé à Nantes le 29 mars 1796.
Hoche rentre à Paris en triomphateur.
Son nom sera associé à la pacification de la Vendée.
Les successeurs de Stofflet, d’Autichamp et de Suzannet résistent encore quelque temps.
La guérilla des chouans du Maine et de Normandie se poursuit également pendant plusieurs mois, mais pour la Vendée, la lutte est achevée.
La Grande Guerre de Vendée a fait, selon les estimations 200.000 à 300.000 morts parmi les insurgés et laisse un pays ruiné.
Des troubles renaissent en 1799 et pendant les cent jours.
En 1832, la Duchesse de Berry tente de soulever à nouveau le pays contre le régime du roi citoyen.
En vain… La Vendée sort enfin des quarante années les plus cruelles de son histoire.
Deux siècles après, les traces de ses événements sont encore présents dans les mémoires.

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02 mars 2020

Le Bocage Vendéen

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La Vendée, une région essentiellement rurale, ne se réduit pas à une simple opposition entre campagne de l'intérieur et côte.
De même, cette terre, ensanglantée par les luttes fratricides entre bleus et blancs, est le produit d'une tradition séculaire dont chaque hameau et chaque métairie portent la marque.
Il y a, dans l'architecture rurale du Bas-Poitou, une certaine permanence des modes, des recettes, qui constituent l'un des traits fondamentaux de ce pays.
Le Bocage englobe la majeure partie septentrionale du département.
Dans cette contrée humide et austère, les roches cristallines dominent, essentiellement les granits gris ou rose, les schistes, ardoisiers ou micaschistes, qui contribuent à donner à l'habitation du "Bocquin" une tonalité sombre, que vient parfois égayer, dans les marches méridionales, l'emploi ponctuel de pierre calcaire claire provenant de la Plaine, notamment pour les éléments architectoniques.

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Cette partie de la Vendée est celle qui reste la plus attachée au souvenir des guerres de Vendée.
Longtemps pauvre, cette région n'a connu un certain essor qu'au siècle dernier.
Pays de grandes propriétés, le Bocage est pourtant très morcelé en petits hameaux, et en unités d'exploitation isolées, perchées sur un replat ou un mamelon ensoleillé.
La ferme ou la métairie du Bocage est généralement constituée par un ensemble de bâtiments ordonnés autour d'une vaste cour, parfois fermée par un porche traversant le bâtiment principal.
La maison d'habitation, qu'elle soit isolée ou prise dans un ensemble, a souvent un volume important, avec ou sans étage.

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Le plan en est simple, quadrangulaire, avec parfois une aile plus basse en retour, prolongée par un hangar ou une cave.
Les ouvertures sont rares et étroites, surtout dans le Haut-Bocage, et il n'est pas rare de rencontrer des logis dont seule la façade regardant le soleil soit percée de fenêtres.
Cette parcimonie dans l'aération des façades, alliée à l'absence quasi générale d'éléments d'architecture noble tels que corniches saillantes, linteaux ou jambages ornés, contribue à donner à l'habitat rural "bocquin" un aspect fruste et monolithique.

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Seule la tuile canal, appelée en Vendée "tige de botte", donne à ces constructions de moellons de schistes équarris une touche colorée.
Cette tuile canal est le plus souvent posée directement sur les têtes de murs-pignons sans déborder.
Ce n'est que vers la fin du siècle dernier que l'on a construit des fermes débordantes destinées à évacuer l'eau de ruissellement loin des murs.
Les bâtiments composant l'exploitation sont généralement de plan très simple, généralement rectangulaire. La grange est vaste et elle a souvent été augmentée d'un appentis servant de remise à outils, cellier et de l'autre côté, se trouvent les toits à cochons.

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Ces modes de construction du Bocage sont vraisemblablement anciens et se sont maintenus jusqu'à l'aube de notre siècle.

Posté par Puystory à 00:15 - -

08 novembre 2019

SAINT-LAURENT-SUR-SÈVRE

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Ville Sainte de Vendée, son histoire est entièrement liée à celle du Père de Montfort, dont le tombeau se trouve dans la basilique, là-même où le Pape Jean­-Paul II est venu se recueillir en 1996.

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La ville célèbre cette année le 300ème anniversaire de la mort de Saint Louis­Marie Grignon de Montfort, l'apôtre de la Vendée, fondateur de la congrégation des Filles de la Sagesse (1703).

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Cette spécificité à donné à ce village cinq églises, chapelles et oratoires.

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Situé au centre de la Vendée, Saint-Laurent­sur-Sèvre est considéré comme sa capitale religieuse.

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Avant d'être Basilique, l'église paroissiale a connu plusieurs étapes.
Au XIe siècle la première église construite dans le style roman, a été dédiée à Saint LAURENT en raison des reliques du diacre martyr que possédait la paroisse.

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Le 28 avril 1716, le père de Montfort meurt à St.Laurent.
Dès le lendemain, il est enterré dans l'église paroissiale sous l'autel de la Vierge, selon son désir.

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Dès l'annonce de la mort du missionnaire, les pèlerins affluents, les communautés religieuses qu'il a fondées organisent des pèlerinages.

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A la fin du XIXe siècle, entre 1889-1892 une nouvelle église paroissiale voit le jour autour du tombeau de Montfort pour répondre aux exigences des pèlerinages.
De 1938 à 1947, sous l'impulsion des Pères THEBAULT et LOGEAIS l'église prend le visage que nous lui connaissons aujourd'hui.

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Le 25 août 1963, elle est consacrée et érigée au titre de Basilique mineure.

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25 octobre 2019

Tiffauges

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Les murs des châteaux-forts racontent l'histoire de Vendée Vallée, vous invitant à un voyage dans le temps, à l'époque du Moyen Âge.
Suivez les traces de Gilles de Rais au Château de Tiffauges, une histoire fascinante et mystérieuse du Seigneur du lieu, dit, dit Barbe Bleue.
De ses épouses successives, nul ne savait ce qu'elles étaient devenues, jusqu'à ce que sa dernière épouse découvre dans un cabinet fermé à clé les cadavres de celles-ci.

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Lorsque Barbe Bleue sut qu'elle connaissait la vérité, il voulut alors l'enfermer à son tour, mais fort heureusement ses 2 frères vinrent à son secours et le tuèrent d'un coup d'épée.
Ce personnage de Barbe Bleue, imaginé par Charles Perrault pour un de ses contes, est inspiré de Gilles de Rais, véritable grand seigneur des Marches de Bretagne, héros de la guerre de Cent-Ans au côté de Jeanne d'Arc.

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C'est un des principaux bâtisseurs de la forteresse de Tiffauges au XVème siècle, il est réputé pour y faire des expériences étranges et surnaturelles, telles que l'alchimie et la sorcellerie, ce qui ne manquait pas d'effrayer la population.

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Aujourd'hui les enfants n'ont plus rien à craindre au Château de Tiffauges.
Au contraire, on conte la légende de Barbe Bleue, mais dans un théâtre d'ombres à vocation uniquement poétique.

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30 septembre 2019

St-Laurent-sur-Sèvre est devenu un centre de "Physiothérapie".

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Pendant la guerre 14-18, aux premiers jours de la guerre, la direction de Saint-Gabriel a offert 300 lits au Service de Santé qui les a acceptes avec empressement.

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St-Laurent devient un centre de rééducation physique pour les blessés et Saint-Gabriel est classé comme hôpital bénévole sous le titre : "Hôpital complémentaire 61",

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Il y eut également des blessés dans la maison de retraite de Saint-Michel.

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Lorsque, au début de l'occupation militaire, le Commandant Payen de la Garanderie (1855-1925) commandant des dépôts de Saint-Michel et de Saint-Gabriel, fit en compagnie de Monsieur le Supérieur du Pensionnat une visite dans les paroisses environnantes, les dons de toute nature affluèrent, dons en argent, en linge, en vêtements, fruits même...

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La générosité a dépassé les prévisions les plus optimistes...

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