Puy Story

Histoire d'une région.

Les veillées

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Galants et galantes, valets et servantes, on en parlait longtemps dans les bourrines (habitation traditionnelle du marais breton vendéen) le soir de veillées.
La veillée n'est certes pas une coutume spécifiquement maraîchine.
Mais dans un pays aux maisons disséminées, dans un pays particulièrement fermé sur l'extérieur, il était tout naturel que les gens sentent ce besoin de contact et de distraction.
C'était comme une manière à eux de lutter contre l'âpreté (rigidité) de leur existence.

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Un cercle de trois ou quatre familles se créaient et il était de bonne tradition d'en faire le tour dans un hiver.

Dans la nuit déjà noire, les yoles (petit canot) arrivent qui accostent tout près de la bourrine.
La porte s'ouvre alors.
Et la grosse lampe de cuivre suspendue à la charpente par un fil de fer essaye de trouer la nuit noire de sa lumière blafarde.
Les invités sont tous arrivés maintenant.

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Et la veillée commence dans les bruyants apostrophes des joueurs de "vache" (Jeu de carte de l'aluette).
Le maître des lieux veille soigneusement à remplir les verres, et met tout son honneur à verser généreusement "son" vin récolté du côté de Sallertaine, de Bois-de-Cené ou de Riez.
Puis le cercle se resserre autour de l'âtre de la cheminée où brûle le feu de grainette et de "bousats" (bûche à base de bouse séchée).
Assis sur les bancs, sur le tabouret, ou à même le foyer, les amis écoutent plusieurs heures durant les anciens qui évoquent leurs souvenirs de guerre, ou racontent des histoires de sorcière.

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De retour à la maison, tout à l'heure, la nuit sera peuplée de fantômes et de farfadets.
Mais cette veillée aura réchauffé les amitiés, distrait les esprits et respecté une tradition... malheureusement disparue de nos jours.

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Toile de fond.

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D’une tour de guet romaine édifiée au sommet d’une "colline du hêtre" (Podium fagus), qui donnera son nom à une dynastie seigneuriale qui s’installera durant cinq siècles.

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Renaud du Puy du Fou édifiera au XIIème siècle un donjon de pierre.
Rasé par les Anglais lors de la guerre de Cent Ans, Guy du Puy du Fou entreprit alors la construction, à quelques centaines de mètres de là, d’un nouveau bâtiment fortifié.

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Vers 1527, François du Puy du Fou commencera la transformation du château dans le style de la Renaissance italienne, alliant la brique et le granit.

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Son fils René poursuivra les travaux, avec une élégante loggia et une grande galerie, mais sa mort empêchera la construction d’une seconde galerie.
Janvier 1794, la colonne du général Boucret incendie le château.

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De cette époque, il ne reste qu’une imposante masse de granit et de brique et il ne subsiste presque "intacte" que la loggia et l’aile nord du château des Puy du Fou.
C’est ruines dentelées du château et le grand miroir d’eau servent de toile de fond depuis 1978 à la Cinéscénie du Puy du Fou.

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Depuis la tribune, la vue joue avec la structure du château.
Le contraste entre la partie conservée qui se dresse avec ses toits restaurés et la partie centrale, maintenue à l’état de ruines, est un symbole essentiel de la représentation du spectacle.

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De nombreuses séquences du spectacle jouent de cette opposition assistée par des techniques de projections, de jets d’eau et d'effets pyrotechniques.
La technique sert à exprimer des significations diverses telles que la paix opposée à la guerre, la victoire à la défaite, l’éternité aux troubles passagers, etc.

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Pendant la scène des guerres de Vendée, l’embrasement de l’aile en ruines est une image forte qui reste souvent dans la mémoire des spectateurs.
Pour mieux répondre aux besoins de la mise en scène, le château a fait l’objet d’aménagements particuliers.

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Tous les aménagements techniques et abris des acteurs (villages) sont savamment dissimulés.
Mais nous ne parlerons pas maintenant de tous ces artifices et laissons la magie du spectacle opérer au profit de l’émotion et de l’histoire présentée.

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Présentez-vous, Monsieur le "Marchand de Quenouille"

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Avant le spectacle, présentez-vous, Monsieur le "Marchand de Quenouille" ?
Je suis le galopin des routes, je cours au long des chemins et des sentiers.
J'erre de ferme en ferme au hasard de ma fantaisie et j'apporte dans ma besace les biens les plus précieux, l'amusement, le rêve, le vent d'ailleurs.
Après ma journée, passée à courir deux ou trois paroisses, je suis invité à la veillée chez l'un ou l'autre.
Les femmes filent, les hommes tressent des paniers.
On casse des noix, on écosse des haricots et on m'écoute.
Je dois les émerveiller de mes légendes, de mes récits terrifiants de bêtes fabuleuses.
Je leur conte aussi les nouvelles des autres villages, de la ville, même...

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Quand ils sont épuisés, quand leurs yeux se ferment, je m'en vais dormir dans la grange, roulé dans une couverture.
Le lendemain, à l'aube, après une bonne soupe de potée, un morceau de lard froid, je repars pour aller plus loin.
On ne me revoit, parfois, que de longs mois plus tard, ayant fait le tour de la province.
Je reviens avec les histoires et les nouvelles que j'ai récoltées dans d'autres veillées.
A nouveau les yeux qui brillent, à nouveau ils oublient, pour un temps, la banalité du quotidien.
Maintenant, je dois vous laisser.
Rejoignez votre place en tribune le spectacle commence dans quelques minutes.
*****

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Les lumières se sont éteintes.
A notre droite, une petite lumière, une ombre qui se précise, une silhouette qui arrive à grandes enjambées et qui va passer devant nous.
Une large cape sombre l'enveloppe laissant passer seulement les jambes que l'on devine longues dans un pantalon noir descendant sur des sabots usés par les cailloux des chemins creux.
Il s'appuie sur un grand bâton et dans l'autre main, il tient un falot.
Malgré la chevelure en broussailles délavée par les intempéries et les années, on devine un profil grave et un regard profond.

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Un feutre rétréci et cabossé lui couvre la tête.
La silhouette un peu courbée suit son chemin, s'arrêtant pour évaluer la distance qui lui reste à parcourir ou pour remettre en place d'un coup d'épaule les quenouilles qui sortent du sac accroché sur son dos.
Ce "vieux cherche-pain" va arriver au village, il s'arrête, le public le regarde.
La voix de Philipe Noiret est grave, envoûtante, le mystère est total et avec ses premiers mots, le grand livre qu'est "la Cinéscénie" ouvre les pages de l'histoire.

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"Je n'ai jamais reçu de nom.
Ils m'appellent le vieux cherche-pain.
Je traîne mes souvenirs avec mon baluchon humide et je colporte les nouvelles de métairie en métairie..."

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Les "Vendéens"

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Les "Vendéens" sont des combattants ardents et courageux.
Ils prient la Vierge avant chaque combat.
Sous le signe du Sacré-Coeur cousu sur leur veste, ils partent au feu en chantant des cantiques.
Ils sont empreints de valeurs chrétiennes et attachés à leurs prêtres, pour qui ils se sont mobilisés.

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Ils combattent en sabots, chapeau "rabalet" à large bord rabattu, chemise grise sous veste bleue pour les bocains, chemise de flanelle sous veste ronde et larges culottes à la bretonne dans des guêtres pour les maraîchins, ceinture de coton rouge serrée à la taille.

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Leur armement est sommaire.
Faux dont la lame est redressée ("à rebours"), fourches, bâtons ferrés, quelques canardières...
Ils se procureront armes et munitions, y compris des canons, au fil des combats et des victoires.
Les vivres dans les cités conquises.
Quelques-uns sont montés sur des chevaux de labour, avec des étriers de corde.

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La méthode de combat est peu orthodoxe.
Ils se ruent sur l'adversaire au cri de "Rembarre !".
Lors d'un "choc", ils se jettent à plat ventre lorsque tirent les canons.

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Ensuite, ils se relèvent et clouent les artilleurs sur leurs pièces.
L'adversaire est ajusté à coup sûr par ces braconniers et contrebandiers de longue date, d'où les pertes plus élevées dans les rangs des Bleus.

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La connaissance du terrain permet de tendre des embuscades et de disparaître en un clin d'œil si l'affaire tourne mal, bien abrités derrière haies et dans les marais.
Et les Bleus s'y risquent avec prudence.
Les transmissions sont assurées par des colporteurs de paroisse en paroisse, par le tocsin qui appelle au rassemblement ou les ailes de moulins, qui ont leur langage codé.

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La Quintaine.

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Au Moyen Âge, la Quintaine était l'exercice le plus dur pour les apprentis chevaliers.
Pour acquérir le plus d'adresse possible dans les tournois, l'apprentissage du métier des armes s'effectuait dès l'enfance (équitation et escrime au bâton).
Les jouets étaient le cheval-bâton, l'épée ou la lance de bois.
Adolescent, le jeune guerrier s'entraînait à la QUINTAINE en plantant sa lance au centre d'une cible, dans un écu de bois.
C'était un mannequin monté sur pivot et armé d'un bâton.
Il fallait frapper au centre, sinon il pivotait et assénait de sa masse, un coup sur le dos du maladroit qui l'avait frappé.
L'éducation était avant tout pratique, mais très dure soigner les chevaux, les dresser, les monter dès le plus jeune âge, s'habituer au poids des armes et à leur entretien.

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S'il n'apprenait pas toujours à lire, le jeune chevalier savait déchiffrer l'héraldique, la science des armoiries (blasons) et pouvait réciter par cœur, le nom des participants à un tournoi.
Pour prendre part à ce dernier, le jeune chevalier était armé au cours d'une Fête Religieuse "L'Adoubement'' où l'Eglise faisait promettre au futur chevalier de combattre pour le Christ, de pratiquer la charité, d'aider les faibles.
Il prêtait serment sur l'Évangile, recevait les éperons, la bannière et l'écu frappé à ses armes.
Les chevaliers guerriers au XI siècle étaient protégés par une broigne de cuir recouverte de plaques de métal.
Ils portaient une lance et une épée.

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Ils justifiaient leur domination sur le reste de la société par leur fonction de guerriers et de défenseurs au service de tous les autres.
Ils avaient pour idéal d'être les plus courageux et les plus généreux.
Les devoirs du chevalier :
- Etre courageux et loyal
- Etre fidèle à son suzerain
- Défendre la Foi et l'Église
- Protéger la veuve et l'orphelin.
Dans le fracas des tournois, le vaincu abandonnait son cheval et son équipage à son vainqueur.
S'il échappait à la mort, il devait payer rançon.

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Le vainqueur emportait le prix et pouvait ainsi courir fortune de tournoi en tournoi.
Pendant le combat, il arborait son blason et les couleurs de sa dame.
Le blason ou écu était la carte d'identité des chevaliers du Moyen Âge.
Il décrivait la famille et constituait ainsi un langage codé déchiffrable seulement par les initiés spécialistes.
Attribués au début uniquement aux familles nobles, ils se sont étendus aux communautés religieuses, aux villes, aux provinces, aux états et même à certaines corporations (comme les meuniers ou les tondeurs de draps).
Par exemple, la Croix de Malte identifie l'ordre des hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem qui avait pour mission de protéger les chrétiens contre les musulmans.
Mais l'art d'être chevalier est aussi et surtout de posséder un ou plusieurs chevaux.
Ces magnifiques destriers sont achetés fort cher en temps de guerre (un cheval est évalué 6 fois le prix d'un bœuf : d'après la Loi des Ripuaires).

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Leur équipement nécessitait l'emploi de différents et nombreux ouvriers pour fabriquer et entretenir : bourrelier, sellier, forgeron, éperonnier, drapier etc.
Et ce noble animal avait en ce temps-là, de multiples noms, suivant l'emploi qui lui était attribué :
DESTRIER : Cheval de chevalier.
Il devait son nom au page qui le menait toujours en le tenant par la dextre (la droite).
PALEFROI : Cheval de poste, de voyage et aussi de parade.
RONCIN : Cheval à tout faire.
SOMMIER : Cheval de manant pour traîner la charrue, les chargements de bois ou de pierres.
HAQUENÉE: Le plus souvent une jument, monture de dame, qui ambe (se déplace par bipèdes latéraux et non diagonaux).
A la Cinéscénie, c'est la première scène où la Cavalerie intervient.
Et ce mot QUINTAINE a une résonance un peu mythique, pour beaucoup de cavaliers, car c'est la scène phare, la plus spectaculaire.
Elle évoque la force, la virilité, la vitesse, la dextérité, le contrôle de l'animal, la magie.

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Secret par le mystère du heaume.
Jeu par le déguisement bien particulier...
En effet, il ne faut rien oublier : en commençant par le caparaçon du cheval qui aura la même couleur et le même blason que sur la robe, le fanion et le bouclier du chevalier.
Ensuite, le heaume avec la cagoule, qui doit être bien ajusté, sinon aux premiers galops, le cavalier ne voit plus rien et doit faire confiance uniquement à sa monture pour arriver à bon port.
Puis le godet à la jambe droite pour porter le fanion.
Dès le départ de la bande-son, les chevaux sortent des écuries et chaque soir, le "top départ" de service au château définit la place de chaque couple suivant ses couleurs et chacun se dirige en silence, dans l'allée de défilement.
En début de saison, l'atmosphère est au recueillement, avec un mélange de trac et de concentration. Dernières vérifications et dernières recommandations aux nouveaux cavaliers avant de s'élancer sur scène.
La pression la plus forte est sûrement pour le premier.
Il a la lourde responsabilité de donner le bon rythme.

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Avec les chevaux derrière lui pour que l'enfilade soit belle, assez rapide, sans trou, mais sans bouchon et surtout pas de cheval qui double.
Le passage sur scène au milieu des acteurs, est un moment difficile.
La QUINTAINE est un le baromètre, car si elle commence bien, le spectacle s'enchaîne à merveille.
A la fin de la quintaine, une ne page de l'histoire est tournée, une époque racontée.
Maintenant, les trompettes annoncent l'arrivée de François 1er au Puy du Fou, mais là, c'est une autre histoire.

Posté par Puystory à 00:10 - LE CINE SCENIE - Commentaires [2] -


Sous la pluie.

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Même sous la pluie, les Puyfolais jouent la Cinéscénie.

Posté par Puystory à 23:23 - CINESCENIE - Commentaires [1] -

Terre de géants

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Terre de géants et de genêts d'or, Vendée aujourd'hui quand notre mémoire allait t'oublier, on t'admire encore.
Grâce au Puy du Fou qui refait l'histoire.
Et, en fleurs de nuit, reprend ton combat pour la liberté, pour Dieu.
Le cœur bat.
Jacques Maupillier fait courir les foules.

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Certes, près de lui, point ne se défoulent.
Les gens fort surpris, ce n'est pas du rock.
La foi parle au cœur et, en tous, fait choc.
Appels des clochers, longs échos du cor, airs de chasse, cris ... de guerre, airs de foire, la "Cinéscénie" est belle.

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Temps fort.
Le réel s'unit avec l'illusoire.
La passé renaît et défile au pas :
Montfort, Charette, Clémenceau, de Lattre, tous le monde est là.
On craint quand soudain les chevaux déboulent.
Au nom de Verdun, lourdes larmes coulent.

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Le spectacle émeut.
Ce n'est pas du toc.
On voit les héros, on revit leur sort :
François 1er, Charette ... rois couronnés de gloire.

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Bonchamps qui pardonne au seuil de la mort, nous fait applaudir une autre victoire.
Un ange passe ... quand leurs croix là-bas font que Bleus et Blancs se tendent les bras.
Dans la paix des soirs quand les charrois roulent, quand aux mâts de mai, vœux et fleurs s'enroulent, Vendée, en nous, droit s'enfonce ton soc !

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La foi parle au cœur et, en tous, fait choc !

Posté par Puystory à 00:36 - CINESCENIE - Commentaires [1] -

La Cinéscénie... 40 ans de spectacle.

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Le spectacle du Puy du Fou est un "spectacle" hors du commun, non seulement de par sa qualité technique que par sa qualité humaine.
Parti d'une "idée folle ", il est arrivé en 40 ans à un niveau international.
Cette évolution s'est faite grâce à la solidarité et l'amitié et sont à la base de cette "organisation".
Sans...., le PUY DU POU, ne serait pas ce qu'il est actuellement.
Pendant des années, les Puyfolais ont luttés ensemble contre toutes les difficultés qu'apporte un spectacle d'un tel niveau.

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Ce qui est admirable, c'est que ces Vendéens ont eu la volonté de continuer ensemble en créant ou redynamisant des activités (Ex : Radio alouette, le chemin de fer de la Vendée, le Club Archéologique du Puy du fou, etc…), afin d'animer la région et de ce fait promouvoir le spectacle.
Lors de la première représentation, en 1978, beaucoup croyaient à son échec...

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Mais heureusement pour nous, ils se trompaient.
Car un spectacle dans un site exceptionnel avec des acteurs et une organisation exceptionnels ne pouvait que réussir.

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La première chose qui éblouit le spectateur qui arrive sur les lieux, c'est ce site grandiose, avec un étang d'où jaillissent les ruines d'un château.
En les découvrant, le spectateur entre dans un état d'esprit qui le tiendra pendant tout le spectacle et dont il aura du mal à quitter tant l'ambiance l'a enveloppé.
Il ne pourra pas oublier ces êtres reproduisant les gestes de leurs ancêtres, afin d'immortaliser leurs souvenirs.
Les jeux de lumière l'oblige à regarder dans telle direction pendant que la scène qu'il vient de quitter s'évanouit dans la nuit.

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Ces paroles et ces musiques, synchronisent avec les gestes des paysans, ces chevaux galopants devant lui, ce château qui, au loin se dessine des formes humaines reproduisant la vie des châtelains du PUY DU FOU.
Le spectateur n'oubliera pas le moment où le château s'enflamme dans la nuit.

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Et ces paysans vendéens, soldats, danseuses évoluant sur l'eau, donnant l'impression qu'ils marchent au-dessus des ondes.
Non, il est impossible d'oublier un spectacle d'un tel niveau.

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Le spectateur, de retour chez lui, revivra une seconde fois ce spectacle, mais cette fois dans ses rêves.
Mais ce qu'il verra ne sera qu'un aperçu, car la richesse du spectacle est telle qu'il est impossible de contempler tout à la fois.
Mais, il reste une solution :

y retourner et savourer encore une fois :

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"La Cinéscénie".

Posté par Puystory à 17:58 - CINESCENIE - Commentaires [1] -

Le crucifix d'ivoire de Louis Marie Grignon de Montfort

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Louis Marie Grignon de Montfort (1673-1716).
Les premiers missionnaires furent les apôtres.
Ainsi, saint Paul prêcha la foi chrétienne à Antioche et à Rome, saint Matthieu en Judée, saint Jean en Ephèse.
Ajoutons l'apostolat de François-Xavier en Pendjab, et nous aurons une approche de la démarche de Montfort.
A la Toussaint de 1692, Louis Marie n'a pas encore vingt ans et décide de partir pour Paris...
Il parcourt en dix jours les 370 kilomètres qui le séparent de la capitale.
Avant d'entrer dans la ville, il rencontre deux misérables dépenaillés qui lui tendent la main.
"La charité, s'il vous plaît... au nom de Dieu."
Grignion s'arrête, offre ses maigres économies (dix écus) et sont sac de linge et de provisions préparé par sa mère.
Il se dépouille de son habit neuf et il endosse les haillons crasseux du mendiant.
Louis Marie entre chez M. de La Baraudière.
Il recueille les écoliers pauvres.

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Pour subsister, il obtient un emploi macabre : veiller les corps à la paroisse Saint-Sulpice.
Il partage ses jours entre les prières des vivants et les oraisons pour les morts.
Il est ordonné prêtre au printemps de 1700.
Il rêve de missions en des terres lointaines, mais on lui offre Nantes.
Ses supérieurs redoutant ses excès.
Mme de Montespan orientera sa carrière en l'envoyant à Poitiers où il sera promu aumônier de l'Hôpital général.
Il va stimuler la ferveur assoupie par une campagne d'impulsions spirituelles.
Il forme des recruteurs, des prosélytes et des prédicateurs qui vont s'installer dans les villages et frapper les imaginations par des messes chantées, défilés de pénitents, longues marches coupées de prêches et de prières, homélies, carêmes, processions...
Louis Marie mobilise la musique et le théâtre au service de la foi.
De par son comportement, il sera détesté du clergé et rejeté par les chanoines prébendiers et il sera interdit par les évêques.

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Alors, il décide à aller s'expliquer lui-même au Vatican et il part pour Rome à pied.
Après 6 mois de voyage, il arrive à Rome.
Il sera recueilli par les frères théatins, qui intercèderont auprès du Saint-Père.
Clément XI reçoit le vagabond, l'écoute passionnément pendant des heures évoquer les bourbiers et les fondrières de son apostolat.
Le Pape se lève pour marquer la fin de l'entretien, bénit Montfort, lui confère le titre de "missionnaire apostolique".

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Il lui remet un crucifix d'ivoire et l'engage à poursuivre ses missions.
Montfort revient à Poitiers après avoir arrimé le crucifix du Pape sur son bâton de pèlerin.
Mais la faveur de Clément XI ne fait qu'augmenter l'hostilité des évêques.
Mais, il lui reste sa Foi surhumaine en sa "Mission".
Le Père de Montfort alimentait sa vie spirituelle dans une prière continuelle et dans des retraites prolongées, il fut l'objet de visions fréquentes de la Sainte Vierge.
Le 1er avril 1716 (à 43 ans), épuisé par le travail et la maladie, il se rend à Saint-Laurent-sur-Sèvre pour sa dernière mission.
Le 27 avril, il dicte son testament.
Le lendemain, se soulevant sur son grabat, le crucifix à la main, le regard rayonnant, il entonne d'une voix vibrante le premier couplet d'un de ses cantiques :
"Allons mes chers amis, Allons en Paradis !
Quoiqu'on fasse en ces lieux, Le Paradis vaut mieux !"

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Il expire peu après.
Béatifié le 22 janvier 1888, il est canonisé le 20 juillet 1947.
D'autres informations sur le Père de MONTFORT sur :
www.puystory.net

Posté par Puystory à 00:04 - CINESCENIE - Commentaires [1] -

Le mariage

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MARIAGE signifie alliance, c'est l'union indissoluble d'un couple, qui ne peut-être brisée que par la mort ou le divorce.
Seul le mariage civil est reconnu devant la loi.
Les mœurs de nos ancêtres les Gaulois, Celtes venus de l'est étaient empreintes de rudesse.
Bien que César ne fût pas un exemple de fidélité en la matière, il souligne la rigueur des institutions qui règle les rapports entre époux gaulois.
Le mari possédait alors droit de vie et de mort sur sa femme, les sanctions les plus terribles pouvaient lui être infligées.
Alors qu'en Europe et en Asie les femmes doivent accueillir au foyer les concubines officielles, les Gaulois ne pratiquent pas la polygamie.
A l'exception de très hauts personnages qui avaient toutes les permissions.
Venant de la coutume des Francs, la première nuit en signe d'accord définitif et en témoignage de "satisfaction".
Le mari remettait à la jeune épousée une somme d'argent "la Morgengabe" ce qui signifie, cadeau du matin.
Ce cadeau constituait le douaire (soit de l'argent, soit quelques lopins de terre), qui en cas de malheur revenait à la femme.
Aujourd'hui cela correspond à une assurance vie.
Cet hommage était concrétisé sous a forme de treize pièces d'or "le treizain" que l'épouse conservait dans une cassette.
L'église consolida son autorité au cours des siècles et jusqu'à la révolution ces formes extérieurs et son esprit demeurèrent immuables.

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Le prêtre enregistre dans sa mémoire les unions qu'il a célébrées.
C'est à lui seul que l'on s'adresse pour préciser la date du mariage.
Certains officiants cependant notent pour eux-mêmes, les principaux événements de la vie de leurs paroissiens.
L'obligation de tenir par écrit un état des baptêmes, mariages et enterrements ne leur fut imposé qu'au XVIème siècle.
Le prêtre assiste au "contrat", le jour venu il est partout à l'honneur.
Il accueille les mariés dans son église fraichement parée pour la circonstance, bénit le couple et a droit à une place d'honneur au repas.
Dans la bourgeoisie et le peuple, les fiancés calculent sou par sou s'ils auront de quoi monter leur ménage.
Les plus pauvres attendront des mois avant d'avoir l'argent nécessaire.
Se marier sans un sou passe pour une grande imprudence - "mariage de faim et de la soif".
Après la messe de mariage, le retour à la maison se fait en cortège au son des instruments.

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Les réjouissances durent plusieurs jours, elles consistent en un long et copieux repas, des chants, des jeux sont destinés à mettre en relief la force ou l'habileté de l'époux.
Les épreuves destinées à la mariée symbolisent la fidélité et ses qualités de bonne ménagère.
Enfin des danses particulières aux noces sont exécutées par les convives.
La coutume d'offrir un gâteau subsiste toujours.
Cette offrande symbolique remonte au Moyen Age.
Ceux qui mariaient leur fille offraient un gâteau au seigneur propriétaire des terres sur lesquelles ils étaient établis.

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