Puy Story

Histoire d'une région.

Ballet d'hiver (Cinéscénie Puy du Fou)

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Dernière veillée, dernière parole de famille.

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Vous ne me reverrez jamais, je ne suis jamais revenu, un soir d’avril que la lune rousse dans un dernier sursaut d’hiver frappait un dernier coup de froid, un soir que le temps était vif, que la glace prenait sous mes pas, la lune rousse d’avril ma brisé au creux d’une dernière barge. 

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Posté par Puystory le 07 décembre 2016 - CINESCENIE - Commentaires [2] -


Jean de Lattre de Tassigny

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Lors de la Cinéscénie, on remarque l'effigie de "Jean de Lattre de Tassigny".
Mais qui est ce personnage Vendéen ?
"Il est rare qu'un même personnage soit à la fois soldat et homme d'état...
L 'Histoire nous en offre quelques exemples : César, Napoléon, Frédéric le Grand ... Jean de Lattre ... ".
Ainsi s'exprimait le maréchal Montgomery, compagnon d'armes du "Roi Jean".
Né le 3 février 1889 à Mouilleron-en-Pareds, Jean de Lattre de Tassigny participe à la première guerre mondiale (5 blessures, 8 citations), puis à la campagne du Rif (1921-1926).
En mai 1940, il est à la tête de la 14ème division d'infanterie.
Ses qualités de commandement apparaissent dans la résistance de son unité à Rethel (Ardennes).
S'il accepte l'armistice, il n'accepte pas la défaite.
Commandant des troupes de Tunisie en 1941, puis chef de la 16ème région de Montpellier, il prépare les cadres d'une nouvelle armée.
Quand les Allemands entrent en zone Sud (1942), il donne l'ordre à ses troupes de sortir de leurs garnisons et les rejoint.
Arrêté par les autorités de Vichy, il est condamné par un tribunal d'exception à 10 ans de prison pour "abandon de poste".
Avec l'aide de sa femme et de son fils, Bernard, il s'évade de la prison de Riom, le 3 septembre 1943.
A l'occasion de leurs venues, ils apportent, un par un, les outils nécessaires à un tel projet.
Pour éviter d'être surpris en train de scier les barreaux, le général décide de ne "travailler" qu'en présence de sa femme.
Il construit un petit échafaudage avec sa table et deux chaises pour atteindre la fenêtre et patiemment commence son labeur.
Il faudra, évidemment, plusieurs visites de Madame de Lattre qui, sans arrêt, parle de tout et de rien pour couvrir le bruit de la scie.
Enfin, tout est prêt et le 3 septembre 1943 à 1 heure du matin, sous le nom de Charles Dequenne, instituteur, de Lattre réussit à passer en Angleterre.

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Le 23 décembre 1943, il est à Alger et prend le commandement de l'armée B qui deviendra la 1ère armée.
Le 16 août 1944, de Lattre et ses "Africains" débarquent en Provence à la tête de la 1ère armée et libèrent Toulon et Marseille et poursuivent les Allemands dans leur retraite De Lattre ne portera qu'une seule décoration : le ruban vert et orange de la médaille des évadés.
Symbole s'il en est de sa devise : "Ne pas subir".
Ses unités, où il a réussi "l'amalgame" des combattants F.F.I., remontent la vallée du Rhône, libèrent l'Alsace (soutenant de durs combats dans l'hiver 1944-1945, notamment pour la sauvegarde de Strasbourg) et réduisent la poche de Colmar.
La 1ère armée franchit le Rhin et ouvre la campagne qui la conduit jusqu'à Ulm.
Le général signera l'acte de capitulation de Berlin (8 mai 1945).
En décembre 1945, Jean de Lattre est nommé chef d'État-Major Général et inspecteur général de l'armée.
En 1949, il est désigné comme commandant des forces terrestres de l'Europe occidentale.
Son allure et son autorité lui valent le surnom du "Roi Jean".
Pendant cette même période, l'armée française s'enlise en Indochine.
Le 7 décembre 1950, de Lattre arrive à Saïgon et provoque un sursaut d'espoir par ses victoires de Vinh Yen, de Mao Khé, du Daï, où il perd son fils unique.
Après avoir lancé une opération contre Hoa Binh, il rentre en France, le 24 novembre 1951, pour participer au "Haut Conseil de l'Union française".
Miné par un mal incurable, il s'éteint à Paris le 11 janvier 1952.

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Le 15, il est nommé "Maréchal de France" à titre posthume.

Posté par Puystory le 28 novembre 2016 - CINESCENIE - Commentaires [1] -

Georges Delerue et le Puy du Fou.

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Né à Roubaix le 12 mars 1925 dans une famille ouvrière, Georges Delerue a disparu le 20 mars 1992, à Los Angeles, en pleine gloire.
Il aimait passionnément la vie et sa vie était absolument indissociable de la musique.
De ses origines, Georges Delerue gardait le devoir et le respect du travail.
Sa mère lui disait : "Ne mets pas tes mains dans tes poches, les mains sont faites pour travailler".
Au travail s'ajoutait un irrépressible besoin de création :
"Une idée naît en vous on ne sait comment, elle pousse, pousse de plus en plus fort et vous oblige à écrire, à sortir ce que vous avez dans la tête. C'est un accouchement".
Des débuts musicaux dans le théâtre avaient permis à Georges Delerue de rencontrer des artistes aussi divers que Boris Vian (1920-1959), Beckett (1906-1989), Ionesco (1909-1994), Claude Roy (1915-1997), François Chaumette (1923-1996), Michel Piccoli (1925-xxxx) ou Maurice Jarre (1924-2009).
Dans ce creuset artistique, il développa son goût pour l'Histoire, la lecture ou la peinture.
Au début des années 90, Georges Delerue disait :
"Si je regarde en arrière, j'ai le vertige en voyant tout ce que j'ai fait. Je ne sais pas comment j'ai pu tant écrire".
Convaincu de sa vocation musicale à l'âge de seize ans (après une grave opération) , il fait ses études musicales au conservatoire de Paris.
Il a pour professeurs Henri Busser (1872-1973) et Darius Milhaud (1892-1974).
Il devient ensuite chef d'orchestre à la Radiodiffusion française.
A partir de 1948, il compose des musiques pour le théâtre.
En 1949, il obtient le premier prix de Composition et le premier second Grand Prix de Rome.

Dans les années 60, il collabore avec les plus grands noms de la nouvelle vague : Godard (1930-xxxx), Varda (1928-xxxx), Robbe-Grillet (1922-2008), de Broca (1933-2004), Louis Malle (1932-1995) et surtout François Truffaut (1932-1984) pour qui il composera la musique de onze films dont "Le dernier métro" et "La nuit américaine".
Sa célébrité s'étend aux Etats-Unis où il travaille avec George Cukor (1899-1983), John Huston (1906-1987), Fred Zinnemann (1907-1997), Mike Nichols (1931-2014), Oliver Stone (1946-xxxx).
Au total, une œuvre de plus de cent cinquante films, ponctuée par le célèbre "Concerto de l'Adieu", musique du film "Dien Bien Phû" de Pierre Schoendoerffer.
Parallèlement à son œuvre cinématographique, Georges Delerue ne cessera jamais d'avoir une production classique immense.
D'une richesse d'inspiration toujours renouvelée.
Elle comprend des Concertos, des Symphonies, différents mouvements pour orchestres, des Sonates, ainsi que quatre Opéras et neuf Ballets.
En récompense de son œuvre immense, Georges Delerue a notamment reçu les distinctions suivantes : un Emmy Award (1967), un Oscar (1979) pour la musique de "A little romance" de George Roy Hill (1921-2002) et trois César.
Il était Commandeur des Arts et Lettres.
L'œuvre de Georges Delerue en quelques chiffres :
85 musiques de scène (dont Jules César, Le Roi se meurt...)
155 musiques de télévision (Les Rois maudits, Jacquou le Croquant...)
137 musiques de court métrage (Opéra Bouffe...)
188 musiques de film (L'homme de Rio, Platoon, Jules et Jim...)
23 musiques de son et lumière (les Pyramides d'Egypte, les Invalides...) et de très nombreuses œuvre classiques...

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Parmi l'œuvre immense de Georges Delerue, on compte la composition de la musique de la Cinéscénie du Puy du Fou.
De celle-ci, le compositeur disait :
"Dans le domaine scénique, c'est l'œuvre la plus importante que j'ai composée jusqu'à maintenant".
Musiques de spectacles préférées de Georges, il renoncera à ses droits d'auteur pour s'inscrire dans le bénévolat comme les Puyfolais !
Dix années séparent la création de la musique de la Cinéscénie du Puy du Fou de ce jour de mars 1992 où Georges Delerue nous a quittés.
Dix années au cours desquelles Georges Delerue est devenu Puyfolais de cœur.
En 1982, lors de l'enregistrement de la musique du spectacle à Paris, le compositeur disait aux Puyfolais présents :
"lorsque j'ai assisté au spectacle, j'ai tout de suite senti ce qu'il y avait à faire. Vous savez, la musique, c'est les tripes.
Ainsi, après l'exécution des différentes scènes, j'ai ressenti, à plusieurs reprises, votre émotion et votre enthousiasme... même à travers vos silences...".
La musique de la Cinéscénie du Puy du Fou, de 1982 à 2002, est éditée en version intégrale.
L’une des plus belles œuvres de Georges Delerue.

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Pour la première fois, cette magnifique musique est éditée dans sa version longue et intégrale de 74 minutes, avec un livret illustré de seize pages.
http://www.musicbox-records.com/en/cd-soundtracks/3924-la-cinescenie-du-puy-du-fou.html

Dans le village "Les Epesses" situé en Vendée, une rue porte son nom.

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Découvrez ou redécouvrez l'artiste via son site internet : 
http://www.georges-delerue.com/fr

Posté par Puystory le 06 novembre 2016 - CINESCENIE - Commentaires [1] -

La Veuze ou Vèze

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L’étymologie du mot veuze ouvre trois versions :
Du latin "bucinum, bucina" à l’ancien français "buisine" comme dans la chanson de Roland.
Une autre version donne, "Vesica", donne vèze et vesse.
Rabelais mentionne, dans son Quart Livre en 1552, que "Les vezes", bousines et cornemuses sonnèrent harmonieusement.
Une nouvelle piste viendrait des essences utilisées, particulièrement le buis, en breton "Beuz", donnant "Veuz" avec la mutation des consonnes initiales propre à la langue bretonne.

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C'est en 1260 que les premières représentations de cornemuses apparaissent dans le manuscrit des "Cantigas de Santa Maria" (Source iconographique pour instruments médiévaux).
En 1508, dans le livre d’heures d’Anne de Bretagne, nous retrouvons une cornemuse aux dimensions identiques à la veuze.
"Out' foué, o l'avé de vèze.  
T'ch'était dos espèces de binious.
O l'avé in' sac, pis dos fiutes qu'étiant fic'laïes dessus ... ".

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Voilà la description qu'en faisaient nos ancêtres.
De la famille des cornemuses, c'est un instrument à vent formé de la réunion de plusieurs tuyaux sonores :
- 1 tuyau mélodique à trous appelé chez nous "ohalumia" ou "pibole",
- 1 tuyau d'accompagnement ou bourdon : "Le Veuzon".

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Ces tuyaux reliés à un sac de peau gonflé d'air qui fait office de soufflerie : "La bouzine".
Le joueur de veuze étant : "le veuzou".
Ces différents termes vous rappelleront certainement des expressions du parler vendéen.

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Par exemple, on dira facilement de quelque chose qui fait du bruit :
"Arrêt' ta bouzine"
ou bien encore :
"O veuzoune" en entendant le bourdonnement d'une guêpe.

Posté par Puystory le 17 octobre 2016 - CINESCENIE - Commentaires [0] -

Il y a bientôt 40 ans,

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Je viens de retrouver un des premiers articles sur "Ce soir la Vendée".
A part quelques noms et chiffres, cet article est toujours d'actualité.

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Annoncé au début de l'hiver, le premier "son et lumière" du Puy-du-Fou prend forme discrètement.
Le vieux château Renaissance, désormais propriété du département de la Vendée, et qui se mire dans un vaste étang, s'anime au long des semaines.
A quelques kilomètres des Herbiers, aux Epesses, se prépare ainsi un spectacle exceptionnel.
Le scénario, écrit par Philippe de Villiers, un jeune et talentueux Vendéen, "deus ex machina" de cette prodigieuse réalisation, a pour titre :
"Ce soir, la Vendée".
C'est l'évocation d'un haut relief, à travers 12 tableaux fastueux, et une animation originale, de tout le passé riche de la Vendée, du Moyen Age à nos jours.
Un spectacle grandiose mis en scène par Philippe de Villiers, entouré de Gaby Chataigner, directeur artistique, de Philippe de Robemont et d'une cinquantaine de bénévoles, et dont on polit actuellement les derniers détails, parallèlement à l'installation des extraordinaires moyens techniques.
Venant de 12 communes, plus de 350 figurants répètent presque chaque soir, au Puy-du-Fou, avec discipline, docilité et bonne volonté.
La grande première de ce "Son et Lumière" exceptionnel, aura lieu le jeudi 16 juin.
Il se poursuivra chaque vendredi et chaque samedi, avec une séance supplémentaire le jeudi 13 juillet Déjà, plus de 2.0.00 places sont retenues.
La location reste ouverte (Permanence : tél. (51) 57.35.78 : prix des places individuelles : 20 F ; réduction pour groupes).

Posté par Puystory le 23 septembre 2016 - CINESCENIE - Commentaires [1] -


Lettre à un ami du Puy du Fou

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Au PUY DU FOU, tu es venu il y a longtemps de cela...
Il a fait froid et il a plu, pourtant, tu es toujours là...

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Toi, Puyfolais de la première, tu n'as jamais compris pourquoi, tu venais chercher la lumière.
Le grand, le beau, et cet émoi.

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Ressenti depuis la première, et qui revit toujours en toi.
Pionnier un peu fou du début.

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Tu as depuis, pris des années.
Mais tu poursuis toujours le but, de faire éclater la beauté.
Si tu as quelques cheveux blancs, dans tes yeux reste la jeunesse.

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Tu es le roi, le paysan, la semeuse à l'auguste geste.
Si tes pas ont croisé ma route un jour, en cette fin d'été.
Il ne reste plus aucun doute, je ne l'ai jamais regretté !

Jacqueline DURETZ

Posté par Puystory le 07 septembre 2016 - CINESCENIE - Commentaires [1] -

Quenouille, Poupée de lin

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Le mot "quenouille" nous vient du bas latin CONUCULA.
Il est décrit tel un bâtonnet entouré vers le haut de chanvre ou de lin.
C'est le symbole de la vie humble, laborieuse et pauvre que nos parents ont connu jusqu'en 1914.
Que de misères et de courage autour de ces poupées de lin qui transfigurées de poésie et de passé, vont nous servir à remonter le temps.
" Notre Marchand heureux se met à raconter ..."
La relative pauvreté d'une époque permettait une approche plus vraie vers un bonheur plus profond.

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Et la bergère à la quenouille était chantée par le berger qui appelait ses moutons.
Cela s'appelait le HUCHAGE (appeler, crier).
On définit le "huchage" tel une suite de sons de tête, sans cadence, c'est un chant propre au berger pour exciter son troupeau.
Voici un HUCHAGE qui résonna longtemps dans nos Campagnes :

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"Quand la bergère s'en va aux champs, sa quenouillette s'en va filant... ".
"A trouille", (elle tourne)
"A mouille", (elle mouille)
"A file",  (elle file)
"A coud", (elle coud)
"A va", (elle va)
"Avé", (elle vient)
"All appelle son ché", (elle appelle son chien)
"Té ! Tapinia; Té", (tiens, taupin, tiens)
"Té, Té, Té, Tapinia", (tiens, tiens, tiens, taupin)
"Té", (Tiens)
"Dau pâ", du pain.

Mais dans les grands pacages, la corne remplaçait le "Huchage".
Et, depuis la dernière guerre mondiale, avec l'apparition des barbelés, petits bergers et bergères ont disparu. 
Jusqu'en 1945-1950, cette tâche était confiée aux enfants.

Posté par Puystory le 15 août 2016 - CINESCENIE - Commentaires [0] -

La petite fille des Ardennes (Cinéscénie)

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La nuit finit par venir.
Et les nouvelles ne sont pas bonnes.

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La femme éteint le poste à la veillée et revient à ses travaux de couvre-feu.
Son mari est parti : c'est encore un autre MAUPILLIER.

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Le petit Jacques, dont le père est en fait prisonnier, rencontre, sur son chemin, la petite fille des Ardennes.

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Les enfants jouent et découvrent ce que les soldats en déroute ont laissé derrière eux.

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Ils écoutent, saisis, la petite fille des Ardennes, dont "la Mère est restée sur la route".

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A la veillée, la mère MAUPILLTER rallume le poste.
C'est la victoire.

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Immense contrejour tricolore.

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Posté par Puystory le 12 août 2016 - CINESCENIE - Commentaires [0] -

Les fêtes

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Les fêtes avaient leur raison d'être.
Rendez-vous religieux où s'effectuaient les échanges commerciaux.
Contacts administratifs et sociaux.
C'était aussi un moment de détente dans la vie rude de nos "Ancêtres".
Ces assemblées s'appelaient parfois FRAIRIE, mais plus couramment "préveils" (Assemblées - Foires).
Tous ces noms avaient une signification commune : FETE AU PAYS.
Parmi les marchands forains, merciers, fouaciers, marchands d'échaudés ou de tortillons ...
On parle encore des échaudés (galette ronde et pleine, sorte de gâteau sec mêlé d'œufs et de beurre).
Lorsque sa forme lui est donnée, on le plonge quelques instants dans, l'eau bouillante, d'où son NOM.
La cuisson se fait à four très chaud.
L'échaudé serait antérieur au XIIIe siècle et la "Vendée "en fournissait à tous les départements voisins.
La FOUACE se confectionne encore.
C'est un gâteau ou plutôt une galette de fleur de farine beurrée et sucrée (Les premières fouaces remontent au néolithique).
C'était l'époque des migrations de journaliers, cherchant du travail saisonniers.

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Après leur nomade solitude, ils aimaient le vin et les chansons.
De mémoire populaire, ils passaient pour être gais mais sans doute aussi cherchaient-ils ainsi l'oubli.
Moissonneurs et valets se louaient lors de ces Assemblées.
On s'y mariait même.
Quant à la noblesse, dont on parle bien peu, elle existait cependant sous deux aspects.
La Haute Noblesse, rare et partiellement attirée par la Cour, à Versailles.
Et la Petite Noblesse, très nombreuse et souvent très pauvre qui vivait au Pays.
Elle traînait à sa suite les valets du Pays les plus buveurs et les plus chanteurs, faisant même parfois les quatre cents coups.
C'est la Fête au Pays, c'est la fête au Puy du Fou où cette année, nous chanterons tous, la chanson du Puy du Fou.
Avec un air bien de chez nous, des paroles originales... où...

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"Peut-être les enfants, seront-ils deviner
Dans les humeurs du jour, et porté le vent
Tout là haut, la voix d’autre enfant
Qui se souviennent et chantent en foulant
Cette terre de géant et de genêt en fleur
Cette terre de Vendée et de France".

Posté par Puystory le 01 août 2016 - CINESCENIE - Commentaires [2] -

Vers la Quintaine.

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Obscure, profonde, l'histoire du Puy du Fou échappe à la mémoire.
Sans doute a-t-elle commencé sur ces hauteurs, là où l'on pouvait épier et surprendre l'horizon hostile.
C'était dans le haut moyen-âge, en ces temps de frayeur moins avancés pour les arts de la paix que pour ceux de la guerre.

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Sur les vestiges de je ne sais quel ouvrage gallo-romain, un château-fort se dressait en ces lieux.
Chef-d'œuvre d'architecture militaire, conçu par des soldats, on le sentait né pour la guerre, à la fois forteresse, refuge et magasin.
Faisons revivre en son enceinte ces vaillants seigneurs du Puy du Fou.

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Aimery et Renaud célèbres dans toutes les provinces du Poitou, pour les jeux passionnants et périlleux qu'ils proposaient à leurs invités afin de les délasser en temps de paix.
Cela s'appelait alors la "Quintaine".
On fichait sur des poteaux des mannequins vêtus en guerriers figurant les traitres et les païens.

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Soudain, sur eux, se précipitaient, lance au poing, les meilleurs écuyers du pays, rivalisant de prouesses et d'adresse.

Posté par Puystory le 22 juillet 2016 - CINESCENIE - Commentaires [2] -