Puy Story

Histoire d'une région.

François 1er et la Renaissance (1/2). *

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François 1er (1494-1547), de la branche des Valois, monté sur le trône en 1515, symbolise la période de la Renaissance.
Héritier des traditions chevaleresques, il méprise l'arquebuse, cette arme à feu lourde apparue vers 1450, parce qu'elle ne permet pas aux chevaliers de s'illustrer.
Amoureux des arts et des lettres, il s'entoure d'artistes italiens, notamment Leonard de Vinci (1452-1519), qui s'installe dans le Val de Loire, près d'Amboise, dès 1516.
Le roi de France mène par ailleurs de nombreuses guerres en Italie, sans réussir pour autant à s'y implanter durablement, et lutte contre l'empereur Charles Quint (1500-1558).

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La nécessité de financer ces nombreux conflits conduit au renforcement du pouvoir royal.
François d'Angoulême n'était pas destiné à la Couronne.
La mort sans héritier mâle vivant de Charles VIII (1470-1498) puis celle de son oncle Louis XII (1462-1515) le conduit au trône le 25 janvier 1515.
Il a alors 20 ans.
Elevé par sa mère, Louise de Savoie (1476-1531), qui jouera toujours auprès de son fils un rôle prééminent, notamment dans les affaires étrangères, François a acquis, à la cour de Louis XII, le goût des lettres et des arts et à découvert les chefs-d'œuvre italiens.

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Avec sa forte carrure et sa haute taille, cet habile cavalier, soldat courageux, amateur de peinture, de musique et d'architecture, mais aussi grand séducteur, incarne parfaitement le prince de la Renaissance.
Marchant dans les pas de ses prédécesseurs, François 1er se lance dans l'aventure italienne.
Les États italiens, divisés et en conflit les uns contre les autres, semblent des proies faciles.
Dès la première année de son règne, il fait appel à des mercenaires allemands, laisse la régence du royaume à sa mère et se jette sur Milan.
Face aux troupes du pape, du duc de Milan, de l'empereur et du roi d'Aragon, François 1er remporte la bataille de Marignan en septembre 1515.
À l'issue des combats, le roi est fait chevalier par le seigneur Pierre Terrail de Bayard (1475-1524).

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Le règne de François 1er marque à la fois une continuité et certaines ruptures par rapport aux usages médiévaux.
Le roi s'inscrit indéniablement dans la tradition chevaleresque.
Pourtant, à partir de Pavie, les coups d'éclat ne suffisent plus.
Une guerre plus moderne s'impose, il faut mobiliser les ressources du royaume et mener des négociations en Europe ainsi qu'avec L'Empire ottoman.
François 1er règne de façon autoritaire et centralise fortement le pays.
Malgré son grand rêve italien, la France ne réussit pas à s'installer durablement dans la péninsule.

Posté par Puystory le 13 janvier 2021 - Château Renaissance - Commentaires [0] -


Les gisants. *

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L’usage du sarcophage est courant jusqu’au 4ème siècle après J.-C.
Du 8ème au 10ème siècle (époque carolingienne), on posera de simples pierres tombales sur les sépultures.
Le Moyen-âge vivait avec ses morts et renoue avec la tradition des sarcophages et créa le gisant, représentation du corps glorieux du défunt prêt à se relever au moment de la Résurrection des morts.
Les cimetières étaient déjà organisés autour des églises, les tombes et gisants des puissants occupent à partir du 12è siècle l’intérieur des lieux de culte rappelant aux vivants leur devoir de prière qui leur est dévolu pour le salut des âmes.

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En France, le défunt est représenté allongé (opposition à orant ou priant), vivant ou endormi (opposition au transi) à plat dos sur une dalle, le plus souvent les mains jointes.
En Angleterre du 13ème au 14ème siècle, le chevalier était représenté "en mouvement", couché sur un côté, les jambes croisées, dégainant son épée.
Après le décès, on ouvre le ventre du défunt et l'on en retire les viscères.
Ensuite on procède à l'ablation du cœur.
Suite la multiplication des sépultures, il en découle des difficultés de conservation des corps lors de leur transport.
La technique de conservation consistait, pendant le transport, de le recouvrir de sel, d'aromates et de vin qui jouait alors un rôle d'antiseptique.
Au Moyen Âge, on réalisait généralement trois gisants :
- Un gisant de cœur présentant un petit cœur sculpté dans la main gauche.
- Un gisant d'entrailles présentant un petit sac dans une main.
- Un gisant de corps.
A la fin du 13 ème siècle, les traits du gisant se rapprochèrent de ceux du modèle (le visage paisible et les membres restaient ceux de vivants endormis).
Ils étaient revêtus de vêtements d'apparat, dont les plis restaient ceux qu'ils devaient avoir si la statue était à la verticale.

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Un certain nombre de symboles (repose-tête, animaux symboliques, chiens, dragons, furets, lions…, ou familiers) accompagnent le défunt lors de cette traversée selon un usage en vigueur dans l'art funéraire.
Il y a des nuances en fonction de la façon de mourir du défunt (heaume, de l'épée à la ceinture ou posée à côté).
Un chien aux pieds auprès des gisants féminins symbolisant la fidélité et lui sert aussi de guide.
Le lion représente la puissance, mais aussi le symbole du Christ, qui a vaincu la mort comme la lionne ressuscite ses petits (texte des Bestiaires).
Le dragon le défend contre le mal, l'oiseau a le pouvoir de s’envoler vers l’amour divin, etc…..

Posté par Puystory le 16 février 2015 - Château Renaissance - Commentaires [0] -

Les croisades *

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 Entre 1095 et 1270, huit croisades se succèdent pour la terre sainte.
La religion chrétienne est née en Palestine et c'est à Jérusalem que se trouve le tombeau du Christ (Le Saint-Sépulcre).
Le 27 novembre 1095, dans son discours "L'appel de Clermont", le pape Urbain II (1042-1099) demande aux chevaliers de délivrer la Terre Sainte pour permettre aux chrétiens d'effectuer leur pèlerinage.
Certains paysans veulent participer à la libération de Jérusalem.
En 1096, la première croisade populaire emmenée par Pierre l'Ermite (1053-1115) et Gautier Sans-Avoir (****-1096) est mal organisée et sera écrasée par les Turcs.

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 Le 15 Juillet 1099, des chevaliers armés et obéissant entre autres à Godefroy de Bouillon (1058-1100), s'emparent de la ville sainte.
En 1187, les musulmans (appelés infidèles puisque non-chrétiens) reprennent Jérusalem.
Le roi d'Angleterre, Richard Cœur de Lion (1157-1199) et le roi de France Philippe Auguste (1165-1223) mènent une nouvelle croisade, mais échouent à reconquérir la ville.
D'autres croisades suivirent, qui se solderont par des défaites.
En 1270, les croisés abandonnent définitivement la Terre Sainte.
Ces deux siècles d'affrontements ont creusé un énorme fossé entre Chrétiens et Musulmans.

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Posté par Puystory le 18 mars 2013 - Château Renaissance - Commentaires [1] -