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21 août 2024

Dans la maison romaine.

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Après la conquête de la Grèce au IIe siècle avant J.-C., les riches Romains adoptent un mode de vie nouveau.
Grâce aux fouilles faites en Italie, notamment à Pompéi, et aux textes des écrivains de l’époque, nous connaissons dans leurs moindres détails, les maisons romaines du 1er siècle.

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Le plan de base de la maison romaine (Le Domus) de la classe supérieure s’organise autour d’une pièce centrale appelée "atrium", sur laquelle donnent toutes les pièces d’habitation : entrée, vestibule (Vestibulum), des chambres à coucher (Cubicula), une salle à manger (Triclinium), un bureau (Tablinum) où le chef de famille écrit, fait ses comptes et garde ses richesses.

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Au-delà du Tablinum, les Romains étendent leur surface d’habitation par une deuxième maison reliée à la première par un corridor (Fauces) et un jardin entouré de colonnes (Péristyle).
Nous savons que les habitations romaines situées dans le Nord de l’Empire, exposées à un climat plus rude, étaient plus fermées que celles de l’Italie.
Elles ne différaient cependant pas de celles-ci par la décoration et le mobilier.

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Les murs intérieurs disparaissaient sous des peintures où dominent le rouge, le noir et le jaune, ou sont des revêtements de marbres rares importés de Grèce ou d’Orient.
Les fresques en trompe l’œil, témoignent du goût pour les thèmes mythologiques qui exaltent les valeurs des Romains : le courage (Virtus), la loyauté (Fides), la piété (Pietas) et le mariage (Conjugium).

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De même, le sol de toutes les chambres est couvert de mosaïques compliquées ou de marqueteries de marbres.
Les intérieurs romains offrent à l’œil un aspect très riche.
L’art du meuble est parvenu à un très haut degré d’excellence : meubles de bois, de bronze et de marbre, dont les formes sont empruntées à la Grèce.

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Certaines maisons possèdent un hypocauste, c’est-à-dire un foyer souterrain dont la chaleur se répand dans les murs et sous les parquets de mosaïques par des conduits de terre cuite.
Par les grands froids, on ajoute à ce chauffage central insuffisant des réchauds à charbon de bois, fixes ou roulants, qu’on place dans les chambres.

PUY_0179Parc archéologique de Xanten.

L’hiver les Romains prennent leur repas dans une salle à manger de préférence peinte en noir car les murs se couvrent rapidement de fumées et de suie (Vitruve, De architectura, VII, 4).
L’éclairage plus rudimentaire ne comporte que des lampes à huile, placées sur les tables ou suspendues à d’élégants candélabres.

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La plupart des Romains utilisent les nombreuses fontaines publiques et les eaux de pluie provenant des toits par "Compluvium" vers l’Impluvium (bassin), et les plus riches maisons possèdent un accès à l’aqueduc.
Les salles de bains sont rares car le Romain préfère se rendre aux thermes pour se laver, se détendre et faire du sport tout en rencontrant connaissances et amis.
Les toilettes se trouvent dans la cuisine, seule pièce dotée d’une évacuation vers les égouts.

PUY_0207(Parc archéologique de Xanten)

Dans toutes les maisons les habitants installent un autel destiné aux cultes domestiques (Lararium) : les "Pénates" protégeant les réserves alimentaires, les "Lares" la famille, le "Genius" sous forme de serpent, le maître de maison.
Les mœurs romaines se sont introduites et implantées en Gaule, de même que la langue latine et le costume drapé (la toge).

  • 1. Ostium - Porte d'entrée.
  • 2. Vestibulum - Entrée.
  • 3. Fauces - Couloirs.
  • 4. Tabernae - Boutiques.
  • 5. Atrium - Pièce centrale.
  • 6. Compluvium - Collecteur des eaux de pluie.
  • 7. Impluvium - Bassin récepteur des eaux de pluie.
  • 8. Tablinum - Bureau.
  • 9. Triclinium - Salle à manger.
  • 10. Alae - Pièces latérales.
  • 11. Cubiculum - Chambre.
  • 12. Culina - Cuisine.
  • 13. Posticum - Entrée de service.
  • 14. Peristylium - Péristyle.
  • 15. Piscina - Bassin
  • 16. Exedra -  Exèdre (Salle de conversation).

Un petit résumé en PDF

9 août 2024

Au Stadium

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12 juin 2024

La "Pax - Romana"

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En 52 av. J.-C., les Gaulois sont définitivement vaincus par les légions de César…
En quelques décennies, un monde nouveau apparaît, mêlant culture romaine et traditions gauloises.

Une civilisation originale naît : la civilisation gallo-romaine.
Mais un petit retour en arrière s'impose pour comprendre cette histoire !
Vers 120 av. J.-C, les Romains avaient conquis le sud-est de la Gaule, entre Italie et Espagne : la Narbonnaise.

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En 58 av. J.-C, le gouverneur de cette province s’appelle Jules César (-0100 à -0044) et son appétit de conquêtes est grand.
Une occasion va lui permettre de satisfaire ses ambitions.
Il est appelé à l’aide par un petit état gaulois des bords du Rhin, menacé par les Germains.
Non content de repousser les envahisseurs, César profite de l’opportunité pour s’emparer des territoires de l’Est et puis, il pousse jusqu’à la Manche et l’Atlantique.
En deux ans, il réussit à conquérir toute la Gaule… Toute ? Du moins, le croit-il, !!!.
Les Gaulois ne supportent pas d’être traités en sujets.
Une révolte éclate dans le Nord et le Nord-est.

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Les Romains, pour la mater, brûlent, saccagent les villages, massacrent les habitants, les vendent comme esclaves.
L’exaspération grandit et, en 52 av. J.·C, se déclenche une véritable guerre de libération.
Les peuples de Gaule s’unissent sous la direction d’un chef arverne : Vercingétorix (-0082 à -0046).
Le jeune guerrier emploie une nouvelle tactique.
Il refuse le combat, harcèle l’ennemi lors de brèves escarmouches.

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Il pratique aussi la "terre brûlée" pour que les légions ne puissent pas se ravitailler.
Les Romains s’épuisent et ils échouent même devant Gergovie (au sud de Clermont-Ferrand), la capitale de Vercingétorix et doivent battre en retraite vers la Narbonnaise.
Une bravade de quelques dizaines de cavaliers gaulois allait changer le cours des événements.
Un jour, près de Dijon, de "jeunes fous" se lancent contre un camp ennemi.
Ils sont repoussés, poursuivis et "piégés" dans la ville haute d’Alésia (Alise-Sainte-Reine).

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Les légionnaires accomplissent un travail de "Romains" élevant deux lignes de fortifications.
L’une face à la ville, l’autre face à l’extérieur.
Assiégés et armées de secours s’y brisent.
Ayant perdu tout espoir, Vercingétorix se sacrifie pour essayer de sauver ses compagnons.
Il se livre à César qui, pendant six ans, le gardera prisonnier à Rome et le fera étrangler au soir de son triomphe.
La chute d’Alésia marqua la fin de la guerre.
Huit ans avaient suffi pour conquérir la Gaule.

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Malgré les morts et les destructions perpétrées par les vainqueurs, les Gaulois vont accepter facilement la domination romaine et se "romaniser".
Ils apprécient la paix, la fameuse "Pax Romana" qui va faire de la Narbonnaise, de la Belgique, de la Lyonnaise et de l’Aquitaine, les provinces les plus riches de l’Empire au 1er, et 2ème siècles.
Comme dans tous les pays conquis, les Romains encouragent la construction de routes pour faciliter les échanges, et aussi pour que les légions puissent circuler vite et aisément, si jamais une révolte éclatait…
Droites, protégées, balisées, bien entretenues, les "voies" sont jalonnées de relais pour se reposer et changer les chevaux.

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Des villes, bien organisées, aux plans réguliers, remplacent les anarchiques bourgades gauloises. Narbonne, Arles, Vienne, Nîmes, Béziers, Orange, Fréjus, Toulouse, Bordeaux, Rennes, Autun, Lyon, la capitale des Gaules, peuvent rivaliser avec les plus belles villes italiennes.
On construit des arènes dans lesquelles les citadins assistent à des courses de chars et des combats de gladiateurs.

  • PUY_0125(Musée de Xanten - Allemagne).

On élève des temples pour célébrer le culte impérial, des arcs de triomphe en l’honneur des généraux vainqueurs, des théâtres où se joue la tragédie.
Des thermes permettent de se laver et de se détendre dans les différents bains : du froid au chaud, en passant par le tiède.
On peut aussi y pratiquer le sport et la lecture.
L’eau qui alimente les thermes et les habitations est amenée par des aqueducs, sans doute les plus belles constructions inspirées par les Romains.

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En Gaule, le plus célèbre est le pont du Gard, avec ses 275 mètres de long et ses 49 mètres de haut.
Il conduisait à Nîmes des eaux de sources captées près d’Uzès et permettait, à chacun des 50 000 habitants de la ville, de recevoir 40 litres d’eau par jour (que des égouts évacuaient après utilisation).
Dans ces villes "modernes", les Gaulois vivent comme des Romains qui deviennent des "Gallo-romains" qui adoptent peu à peu la langue latine.
Une langue latine souvent déformée, car elle est véhiculée par des soldats, des commerçants qui ne parlent pas forcément la langue de Cicéron (-0106 à -0043).
De ce "bas-latin" naîtra la langue romane, première étape vers le français.

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Si les "Gaulois des villes" changent et se romanisent, ceux "des champs" restent fidèles à leurs habitudes ancestrales, même s’ils travaillent dans des domaines agricoles, organisés à la "Romaine" : les "Villae", autrement dit les Villas "Gallo-Romaine".

26 février 2024

L'armée romaine

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L'équipement du légionnaire était composé d'une gourde et d'un sac en cuir, d'une pioche et d'une hache, de ses armes, de son armure ou de sa cote de maille, d'un bouclier, etc. 
 L'ARMEE ROMAINE
Durant l'Antiquité, l'armée romaine est hiérarchisée, c'est-à-dire qu'elle dispose d'une échelle de grades (sous-officiers, officiers subalternes et officiers supérieurs, généraux).
Sous-officiers et officiers subalternes ont commencé comme simples légionnaires.
Chaque centurie de l'armée romaine a des sous-officiers.
Généralement, ils sont chargés des services, comme l'instruction des recrues, le ravitaillement, les soins aux soldats, la technique du siège des villes et de l'emploi du matériel de guerre.

L'enseigne de la centurie est confiée à un sous-officier porte-enseigne.
Le sous-officier du grade le plus élevé est l'Optione, il y en a un par centurie. (optionne, port-enseignes, instructeurs, préposés aux subsistances, architectes, médecins).
Une partie des officiers supérieurs et les officiers généraux sont élus par le peuple.
L'armée romaine était composée de plusieurs légions.

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Celles-ci étaient dirigées par l'Empereur qui en était le général en chef et qui avait donc sous ses ordres toutes les forces militaires.
Selon les périodes, une légion comportait entre 4000 à 6000 hommes.
Chaque légion était commandée par des officiers supérieurs : les tribuns militaires, et les officiers subalternes et les centurions qui commandaient les centuries.
Chaque légion était composée de 10 cohortes divisées elles-mêmes en 3 manipules.
Le manipule était formé de 2 centuries.
Comme deux centuries sont groupées en manipule, le centurion de la première centurie commande le manipule en entier, alors que son collègue, le centurion de la deuxième centurie, ne commande sa centurie qu'en second et éventuellement remplace le premier centurion défaillant.

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Il y avait aussi 2 types de soldats: les immunes, soldats de 1ère classe exempts de corvée et les "munifices", soldats de 2ème classe astreints à la corvée.
Le légionnaire qui s'est distingué au combat accède à la première classe, ce qui le dispense des corvées.
Le légionnaire ne peut espérer dépasser le grade de centurion.
Il portait 35 kg de bagages.

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La cavalerie était à l'origine composée de riches prétoriens qui formaient une sorte d'aristocratie. Les Romains n'étaient pas de bons cavaliers et leur cavalerie fut donc surtout composée d'alliés engagés dans l'armée souvent après une défaite.
Au 1er  siècle av. J.-C., elle est supprimée et remplacée par des cavaliers mercenaires étrangers (Numides, Ibères, Gaulois, Parthes...).
La cavalerie était organisée en 2 régiments (alae : ailes) de 500 hommes commandés par des préfets.
Les régiments étaient divisés en turmes de 30 à 40 hommes commandées chacune par un décurion (chef de groupe)..

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Le char était attelé de 2 ou 4 chevaux.
Il servit durant les combats mais surtout lors des courses et des parades triomphales.
Le général vainqueur défilait dans Rome à la tête de ses troupes avec sur la tête une couronne de lauriers ou couronne triomphale.
La dolabre était à la fois un pic et une hache.
Elle servait aux travaux de construction des camps militaires et plus rarement comme arme.
Le lituus était une trompe d'airain ou de laiton de 1 m à 1,60 m surtout utilisée par la cavalerie.
Le vexillium était une enseigne représentant l'ensemble des légions.
Il était surmonté de l'emblème de Rome : l'Aigle Impérial.
Chaque légion avait néanmoins sa propre enseigne.
Ces différentes enseignes contribuaient souvent à guider les soldats vers la victoire.
Elles eurent une signification symbolique, militaire et religieuse.

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La gourde faisait partie du paquetage du légionnaire.
Le poignard (pugio) était une arme à double tranchant. 4 anneaux permettaient de fixer le fourreau du côté gauche de la ceinture.
Le glaive (gladius) était une arme à double tranchant utilisée surtout par l'infanterie tandis que l'épée (spatha), plus longue, était utilisée par la cavalerie.
La lance (hasta) était formée de 3 parties : la tête en bronze ou en fer, le bois en frêne et une pointe de métal au bout qui servait à la fixer dans le sol.

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La lance (pilum) était un lourd javelot de 2 mètres 50 qui était utilisé par les fantassins pour le combat à distance.
Il servait aussi à transpercer les boucliers ennemis.
Pour ne pas que l'arme soit retournée, les forgerons refroidissait brusquement la pointe de la lance dans l'eau et laissait refroidir le reste à l'air libre. 
De ce fait il y avait un point faible.
Et lorsque la lance avait été utilisée, la pointe se pliait la rendant inutilisable pour un second jet.

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Sous la République, les légions étaient constituées de soldats citoyens, qui quittaient leurs activités ordinaires pour défendre la cité et leurs biens propres.
Le choix des citoyens devant constituer les légions était confié aux dieux, par tirage au sort.
Chacune des classes devait fournir assez d'hommes pour constituer une centurie.
Les riches avaient plus de biens à défendre que les pauvres, et donc il était normal qu'ils les défendent eux-mêmes.
De plus, les soldats citoyens payaient eux-mêmes leur équipement.

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Les riches étaient donc mieux équipés que les pauvres.
Les conditions de vie étaient difficiles.
Les soldats se déplaçaient à pied avec tout leur équipement.
À la fin du 2ème siècle av. J.-C., les campagnes militaires étant plus longues et plus lointaines, les consuls levaient des troupes parmi les paysans pauvres et leur versaient une solde.

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Ce fut la fin de l'armée des soldats citoyens.
La tunique (subarmalis) était une sorte de justaucorps à la manière d'une jupe matelassée faite de laine que les militaires romains portaient sous l'armure à bandelettes de métal parfois coupantes pour protéger leur peau et leur vêtement.
Elle s'arrêtait à mi-cuisse et tenait aussi le légionnaire au chaud.
L'armure (lorica segmentata) était formée de bandelettes de métal maintenues entre elles par des courroies.
D'autres types d'armures existaient aussi composées de petites plaquettes de formes diverses (lorica squamata)(sorte d'écailles).
Ils utilisaient aussi la cotte de mailles (lorica hamada).
Le bouclier (scutum) était en bois de forme semi-cylindrique et mesurait 1,20 m.
Au centre, le umbo, pièce métallique ronde qui contenait la poignée et protégeant la main et pouvait servir à repousser l'ennemi brutalement.

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Le casque de légionnaire était directement inspiré des couvre-chefs gaulois de la fin de l'indépendance.
Le casque (galeum) pour le casque de cuir et cassis pour le casque de métal étaient très équipés.
Ils disposaient d'oreillettes de chaque côté de la mâchoire.
Une palette disposée à l'arrière du casque servait à protéger la nuque.
Le casque de centurion : Le cimier était horizontal.
Le casque d’officier : Le cimier allait du front à la nuque.
Le casque de cavalier : Bombe gravée imitant une chevelure humaine, au couvre-nuque réduit, sans protection frontale, avec gardes-joues protégeant les oreilles.

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Le ceinturon/Cingulum de légionnaire : Courroie en cuir qui se portait par dessus l’armure et maintenait les lanières en cuir du tablier.
Des attaches étaient prévues pour fixer à droite le fourreau du glaive, et à gauche celui du poignard.
Le ceinturon de centurion était orné de plaques décoratives.
Le ceinturon d’officier était richement décoré afin de montrer son statut.
Les motifs étaient réalisés en laiton.
Le tablier / Balteus était constitué d’un ensemble de sangles de cuir décorées de plaquettes de métal.
Il protégeait le bas-ventre et le bruit que faisaient les plaquettes en s’entrechoquant avait pour mission d’effrayer les ennemis.

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Les jambières : Durant toute l’Antiquité, les combattants ont cherché à protéger les parties vitales de leur corps, notamment les jambes, très exposées sous le bouclier.
Jambières simples, portées par les soldats.
Elles convenaient aussi bien à des militaires qu'à certains types de gladiateurs.
Jambières décorées, portées par tous les officiers, jusqu’aux centurions.
Si les jambières ont disparu au 1er siècle de notre ère, elles réapparurent progressivement aux 2ème et 3ème siècles.
Ces objets de défense se fixaient par des sangles fermées sur le mollet.
La galigae était une sandale de cuir portée par les légionnaires composée d'une semelle cloutée.
Elles étaient résistantes pour les longues marches.

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8 décembre 2023

le phénomène romain

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La Civilisation Romaine est le phénomène le plus marquant de l'histoire de l'humanité.
Pendant plus d'un millénaire (-500 avant J-C à +500 après J-C) elle a rayonné sur une étendue géographique de plus en plus vaste jusqu'à embrasser tout le pourtour de la Méditerranée.
Pendant un autre millénaire (+500 à 1500) elle a subsisté autour de la ville de Constantinople (Byzance et Empire Byzantin).
Pendant les premiers siècles de notre ère, le niveau de vie et de culture dans l'étendue du Monde Romain a été élevé.

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Il faudra bien plus de mille ans, après la chute de l'Empire Romain d'Occident, pour que des pays comme la France, l'Italie, l'Allemagne, l'Angleterre retrouvent une qualité de vie du même ordre que celle de l'Empire Romain.
On a d'ailleurs beaucoup de peine à comprendre comment cette société a pu, au final, s'effondrer face aux Invasions Barbares. Une grande leçon de l'histoire à méditer.

13 septembre 2023

La louve et Rome

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Déposés sur le Tibre dans un panier d'osier, les jumeaux Romulus et Remus sont recueillis par une louve qui, selon la tradition romaine, les sauve en leur offrant d'instinct ses mamelles.
Devenus adultes, les deux frères retournent à l'endroit de leur abandon et y fondent la ville de Rome.
Ce symbole de Rome va chercher ses origines dans une légende contant la création de la cité.

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Il faut, non pas remonter au déluge, mais presque, pour éclairer cette sombre histoire de famille.
Après la prise de Troie par les Grecs, un seul homme, "Enée", échappa au massacre grâce à la protection de sa mère, la déesse "Vénus".
Il erra en Méditerranée à la recherche d'un asile et finalement échoua en Italie, sur les bords du Tibre, dans le royaume de Latinus, dont il épousa la fille.
Enée fut l'ancêtre d'une dynastie de 10 rois qui régnèrent sur la Latium autour de la capitale : "Albe" (emplacement de l'actuel Castel Gandolfo).
Les héritiers du dernier roi, "Procas", se disputèrent le pouvoir : l'aîné, "Numitor", fut renversé par le cadet, "Amulius" qui assassina son neveu et obligea sa nièce "Rhéa Silvia", à la déesse "Vesta" et au célibat.
Mais le dieu "Mars" visita la Vestale qui mit au monde des jumeaux.
Romulus et Remus. Furieux, "Amulius" abandonna les deux enfants aux eaux du Tibre qui les déposa au pied du Mont Palatin.

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C'est là qu'une louve, descendue des montagnes, leur offrit ses mamelles.
Par la suite, un berger les recueillit….
A 18 ans, les deux frères eurent la révélation de leur naissance et purent rétablir "Numitor" sur le trône.
Ils décidèrent de fonder une ville et choisirent le site du Palatin, où le Tibre les avait jadis déposés.
Le problème était de savoir qui serait le roi ?
Les jumeaux s'en remirent aux dieux en consultant le vol des oiseaux.
Romulus l'emporta.
Il traça aussitôt, à la charrue, le fossé qui entourerait les murs, soulevant la charrue à l'emplacement des "portes" (de portare = soulever).
Hélas, Remus, plein de rancune, franchit le sillon ainsi creusé.
Romulus, insulté dans son œuvre sacrée, lui fendit le crâne pour donner l'exemple.
Rome était née en 753 av. J.-C. 

4 septembre 2023

Saint Maurice

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Mauricius était le tribun de la légion “thébaine” (+/- six mille hommes) nommée en raison de sa résidence à Thèbes (Égypte).
D’origine égyptienne (Kémèt), Saint-Maurice était un "Noir".
Vers 290, l’empereur romain Maximien, voulant réprimer des paysans chrétiens en révolte contre le fisc impérial, remit en vigueur les persécutions et transféra dans ce but cette légion à Agaune (Suisse).
Maurice et ses compagnons, se rappelant qu’il vaut mieux obéir à leur Dieu qu’aux hommes, refusèrent d'exécuter les ordres impériaux.
Aussitôt l’empereur Maximien, associé à l'empire par Dioclétien, donna l’ordre de décimer la légion de Maurice et de la sacrifier aux idoles.
Le 22 septembre 286, la légion romaine entière, général en tête, fut immolée pour n’avoir pas voulu renoncer à leur foi chrétienne.
Le bataillon de six mille hommes rangés en ordre de combat, ayant à sa tête Maurice, à cheval, avec ses brillants officiers.
Avant de mourir, ils envoient au tyran un message :

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"Empereur, nous sommes vos soldats ; nous sommes prêts à combattre les ennemis de l’empire ; mais nous sommes aussi chrétiens, et nous devons fidélité au vrai Dieu.
Nous ne sommes pas des révoltés, nous aimons mieux être des victimes que des bourreaux : Il vaut mieux pour nous mourir innocents que de vivre coupables."

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Maximien les fit massacrer tous en masse.
Une basilique fut élevée par Saint-Théodore dès le IVᵉ siècle, puis une abbaye y fut créée.
À la fin du IVᵉ siècle, les reliques furent déplacées à Angers et Maurice devint ainsi titulaire de la cathédrale et patron du diocèse.
Maurice est l’un des saints dont le culte est le plus répandu en Savoie, et devient, en 1603, le patron particulier de la Maison régnante de Savoie.

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Il est un Saint militaire, invoqué par les gens d’armes, les seigneurs, les hauts barons ainsi que les cités qui redoutent d’être prises d’assaut et pillées.
Il est le patron des chasseurs alpins.
Il y a 1700 ans, Maurice et ses compagnons de la Légion thébaine offrirent leur vie, en proclamant leur foi et en refusant de s’en prendre à une population chrétienne.
Toujours représenté comme Saint à peau blanche, il apparaît à partir du 12ᵉ siècle avec sa couleur d’origine.

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28 juillet 2023

Le Velum

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Le Vélum, aussi appelé Velarium.
C'était une grande voile que l'on étendait au-dessus des spectateurs, dans les théâtres et amphithéâtres romains, simulant un plafond et servant soit à diminuer la hauteur d'un local, soit à protéger un lieu du soleil.
Le plus grand Velum était au Colisée de Rome et sa manœuvre était confiée aux marins de la flotte de Misène.

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En 2011, pour le confort des visiteurs, le Puy du fou a investi dans l'installation d'un Velum.
Technique ancienne venant des romains destinée à protéger les spectateurs.
Cette toile suspendue au-dessus des tribunes, relève d’une prouesse d'architecture et de technologie complexe, va ombrager les arènes de 80 m par 100 m, soit 6 000 m² de toile tendue rouge.

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Pour les observateurs, 80 x 100 devraient faire 8 000 m², les 2000 m² manquant représentent le rond central de l’arène.
Cette technique fut présentée pour la première fois en 72 après JC au Colisée de Rome et dura 500 ans.
Ensuite, elle sombrera dans les livres d'histoire.
Connu sous "Amphithéâtre des Césars", cet édifice prît au Moyen Âge son nom actuel de Colisée, en raison de sa proximité avec une statue colossale de Néron !!!
Mais quel était le principe de fonctionnement ???

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L'ensemble était centré sur le grand anneau formant lucarne (1), auquel on attachait les cordages qui manœuvraient les toiles.
Durant la première phase, l'anneau était amené du sol de l'arène au niveau de la corniche (2-6).
L'opération était effectuée avec des cordages qui allaient de l'anneau à l'extrémité des piquets (3) et au moyen de poulies passaient à l'extérieur pour descendre jusqu'aux bornes de pierre qui entouraient l'amphithéâtre (4).

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Sur ces grosses bornes étaient fixés des treuils auxquels étaient fixés à leur tour l'extrémité des cordages et les rouleaux-guide (5).
La rotation de ces treuils, parfaitement synchronisée, opérait le soulèvement de l'anneau.
Ensuite, le tronçon extérieur de chaque cordage était ramené vers le haut jusqu'au piquet (7).
Dans une seconde phase, à partir de chaque piquet, on glissait une autre corde que l'on accrochait à l'anneau, plus bas que la première (8-9).

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Cette série de cordes inférieure, tirée par d'autres treuils et d'autres poulies (8-10) sur la terrasse de la galerie supérieure (summa cavea), formait une toile d'araignée (11) destinée à soutenir les toiles du velarium.
Elles avaient leurs pointes convergentes et se déroulaient d'en haut.
Elles étaient reliées entre elles de façon à se rejoindre dans l'anneau central (12).

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René Chambon, ingénieur des Arts et métiers à la retraite, a travaillé avec le Puy du Fou pour la réalisation d'un velum suspendu au-dessus des tribunes de l'arène gallo-romaine.

29 mars 2023

LE VERRE GALLO ROMAIN *

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La plupart des récipients en verre proviennent de nécropoles découvertes ces trente dernières années.
Ils datent du Bas-Empire (IVe s.).
Le matériau est de médiocre qualité (impuretés, bulles...) et témoigne d'un déclin technique.
Les teintes obtenues fortuitement vont du bleu au jaune en passant par le vert.
Les formes et les décors sont assez simples.
La production devait être locale, des lingots de verre ont été découverts à Frénouville.
Si des ateliers ont fonctionné dans la région, ils ne manquaient ni de matières premières (silice et potasse) ni de combustible (bois).
L'art du verre est d'origine égyptienne.
Après l'Italie, la Gaule a connu aussi des artisans verriers très habiles souvent influencés par les verriers de Germanie (Cologne).
À l'époque gallo-romaine, le verre est un matériau de luxe réservé aux couches sociales élevées.
Moins luxueux que la vaisselle en argent et en bronze, il dépasse en valeur la céramique.
D'ailleurs les fouilles archéologiques le confirment :
le verre est découvert le plus souvent dans de "riches" sépultures.
Dans les nécropoles, les récipients en verre ont une destination funéraire :
vase à onguent, à parfum ou contenant des boissons qui accompagnaient le défunt jusqu'à l'au-delà.
Il n'existait pas pour autant de verre à usage exclusivement funéraire.
Nous avons affaire à des récipients que les morts avaient l'habitude d'utiliser de leur vivant.

4 novembre 2022

L'obélisque.

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L'invention des obélisques, ouvrages les plus simples de l'architecture des Égyptiens, doit incontestablement se reporter au temps de leurs premiers rois (Pharaon).
On les appelait, en arabe, Messelets de Pharaon, qui signifie aiguilles de Pharaon.
Ils prenaient une place importante dans l’architecture sacrée et établissait un lien entre le monde des dieux et le monde des hommes..

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Les obélisques étaient censés d'agir comme une protection magique des monuments tels que les temples et les tombeaux. 
Dans la pensée religieuse des Égyptiens, les obélisques sont rattachés au culte de Rê et d'Amon-Rê, le dieu Soleil, dont ils représentent symboliquement un rayon figé pour l'éternité.
Il est composé de trois parties :
Un piédestal, qui assure l'équilibre de l'ensemble,
Un fût (le corps) quadrangulaire s'amincissant vers le sommet,
Une cassure de la pente au sommet pour obtenir la forme d'une pyramide, c'est le pyramidion.
Le corps de l'Obélisque, quadrangulaire d'une rigueur mathématique absolue s'amincissant vers le sommet et coiffé à son sommet d'une petite pyramide appelé pyramidion (benbenet en égyptien), est orné d'hiéroglyphes (symbole et textes) dédiés aux divinités ainsi qu'au pharaon qui l'avait fait construire.
Tous les obélisques égyptiens sont des monolithes (une seule pierre à quatre faces) taillés dans le granite rose des carrières de Syène (aujourd'hui Assouan), en Haute-Égypte.
Le pyramidion était recouvert d'électrum (alliage d'argent et d'or), symbolisant le dieu solaire, Rê.
Les plus hauts d'entre eux atteignent une trentaine de mètres.

PUY_7167On plaçait les obélisques sur un piédestal simple et carré, plus large que l'obélisque.
Les obélisques ont, en effet, connu une grande vogue dans l'Antiquité et suscité les convoitises.
Ils étaient par excellence le symbole de l'Égypte.
Les Romains, devenus maîtres de l'Egypte, et jaloux d'orner leurs places publiques de semblables monuments, n'épargnèrent ni travail ni dépense pour en faire passer dans la capitale de leur empire.
Mais Rome ayant été souvent exposée à l'irruption et aux ravages des peuples du nord, les nombreux obélisques qui la décoraient furent renversés et ensevelis sous les ruines.
Rome conserve treize obélisques transportés depuis le 1er au 4ème siècle depuis les temples d'Égypte ou spécialement fabriqués pour Rome dans les carrières d'Égypte.
Beaucoup d'obélisques ont été aussi amenés à Constantinople.

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Le plus célèbre était dans la partie de l'Hippodrome qui le partageait en deux moitiés, et qu'on appelait Media Spina.
Au début du XIXe siècle, l’Europe occidentale a des désirs de monuments égyptiens.
La campagne d’Egypte de Napoléon Bonaparte (1798-1801) a lancé la mode de l’Egyptomanie et Paris et Londres jalousent Rome et ses 12 obélisques.
Une envie que Méhémet Ali, général ottoman à la tête de l’Egypte a bien comprise.
En 1829 il décide d’offrir à la France deux obélisques pour son aide dans la modernisation du pays.
A l'époque, offrir des monuments antiques comme cadeau diplomatique était monnaie courante !

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