Puystory
Google Translate
Newsletter
Retrouvez les articles sur :
26 décembre 2022

La tribune

PUY_8918

Après votre réservation pour la Cinéscénie, vous avez reçu votre (vos) billet(s).
Mais où serez-vous placé(e)(s) pour apprécier le spectacle ?

Je vous propose aujourd’hui un petit descriptif de la tribune.
Mais commençons le voyage dans le temps depuis le parking jusqu’à votre place.

Pour des raisons de sécurité, un contrôle de votre bagage à main sera demandé par un agent de la sécurité.

Cinéscénie 215

Passage au contrôle de votre billet.
(Gardez votre billet à portée de mains, il vous sera demandé à 3 reprises).

Ci 071

Passage par un portique de sécurité.
(1er contrôle de billet).
L'accès vers la tribune se fait soit via un escalateur ou des escaliers.
Pour l'escalateur, des agents de sécurité sont présents et règlent le flux des visiteurs
(Suivez leurs instructions).

Ci 075

Après votre petite ascension, vous entrez dans le déambulatoire de la tribune.
Sur votre billet, il est mentionné la lettre d’une porte.

PUY_9706

Une série de panneaux vous indique l’emplacement de la porte qui vous est attribuée.
(Préparez votre billet, il vous sera demandé par un contrôleur).

Puy du Fou 2011 - 8669

À présent, vous découvrez l’espace scénique.
Votre rang est indiqué sur le sol.
Votre billet sera demandé afin de vous aider à vous placer (fin du contrôle).
Vous êtes bien installé !

Cine1606010159

Le spectacle peut commencer.

Le jour tire son rideau...
Une petite lumière troue la nuit qui vient de s'installer.
Soudain, une voix s'élève, profonde, vibrante.
La mémoire reprend la parole.
Une histoire commence, l'histoire recommence.
Son souffle s'élève, envahit l'espace.
Treize mille cœurs communient et battent comme un seul homme.
Acteurs, spectateurs, tous passagers du temps.
Pour un voyage dont on ne revient jamais tout à fait.

DSC_2787

En fin de spectacle, vérifiez de n’avoir rien oublié.
Bon retour.

4 décembre 2023

De Page à Roi (Excalibur)

PUY_2124

Revenons au Ve siècle, à la naissance de la légende du Roi Arthur.
Dans les légendes celtiques, Excalibur était une épée magique, fille des anciens dieux, qui leur permit d'accéder enfin au repos.
Elle avait la réputation d'être incassable et de trancher toute matière.

PUY_4891mod1

Dans la légende, le roi Uther Pendragon meurt sans héritiers, et les deux Bretagne divisées sombrent dans le chaos.

PUY_2162

Le trône du royaume de Bretagne étant vacant est convoité par de nombreux nobles qui se battent fréquemment pour se l’approprier.
Devant cette discorde, le magicien Merlin convoque les barons et chevaliers du royaume à Logres.

PUY_6401Mod1

Des joutes sont organisées afin de trouver un successeur au roi, le vainqueur sera proclamé roi.

PUY_5724

Dans la nuit apparaît mystérieusement un bloc de granit dans lequel est plantée une épée à la garde ornée de dragons.
Elle portait une inscription mentionnant que celui qui parviendrait à l’en retirer deviendrait le roi de toute la Bretagne.

PUY_7748

Tous les barons et chevalier tentèrent leur chance, mais sans aucun succès.
Suite à un concours de circonstances, un jeune page nommé Arthur, considéré comme le fils illégitime d'Uther, réussit à la retirer de son socle, et devint donc le roi de Bretagne.
Plus tard, Merlin l’Enchanteur révéla qu’Arthur était le digne fils d'Uther Pendragon, renforçant ainsi sa légitimité sur le trône.

PUY_8392

Avec Excalibur à ses côtés, le roi Arthur réunit et pacifia les deux Bretagne, avant de créer la confrérie des Chevaliers de la Table Ronde.
Cette confrérie permettra de rallier à lui les derniers opposants et correspond à la naissance mythique de l’Angleterre moderne.

PUY_8235

A la mort d’Arthur, Excalibur fut jetée par Bedivere dans un lac magique qui entoure l’île Avalon (insula Avallonis endroit où fut forgée l'épée et où est emmené Arthur après son dernier combat à Camlann).

PUY_3839

Lorsque l’épée fut jetée dans le lac, un poing fait d’eau l’attrapa et l’enfonça au plus profond des eaux.

PUY_8432

Ce poing d’eau était celui de l’esprit de Viviane (Grande prêtresse du culte de la Déesse sur l'île sacrée d'Avalon), satisfaite d’avoir enfin récupéré l’épée, qu’on ne verra plus jamais par la suite.

3 septembre 2018

La déroute de Cholet par GIRARDET (Jules)

113704721_o

Huile sur toile, 1883 est d'une hauteur de 1,50m et une largeur 2,51m
Au centre, une charrette dans laquelle ont pris place plusieurs Vendéens s'enfuit à vive allure vers la gauche du tableau.
A son bord une femme, la tête couverte d'une coiffe, sert dans ses bras un enfant et jette un regard inquiet en arrière.
Derrière cette charrette se presse une foule confuse.
Des hommes s'enfuient en courant et tentent d'échapper aux soldats républicains.
Les corps des victimes et des animaux, la fumée provoquée par les coups de feu font pressentir la violence du combat.
La scène a lieu dans un paysage de campagne isolé.
L'impression de vitesse et de mouvement est renforcée par le traitement du ciel, les nuages semblant également s'enfuir.
Lors de son envoi au Salon de 1883, cette oeuvre était accompagnée de la légende suivante du catalogue :
"Déroute de Cholet. Octobre 1793".
"Le 17 octobre, l'armée vendéenne prise de flanc dans les landes de Cholet est dispersée et mise en fuite par les républicains".
C'est au cours de ce violent affrontement que seront mortellement blessés trois chefs vendéens :
Lescure, d'Elbée et Bonchamps

27 septembre 2019

Mallièvre

PUY_4088

Ancienne cité de tisserands, surprend par ses maisons de Maîtres et ses jardins accrochés aux coteaux.
Le plus petit village de Vendée a de quoi séduire : eaux vives, vieilles pierres et forte identité sont racontées au fil d'un parcours passionnant.
Depuis quelques millénaires, Mallièvre file le parfait amour avec la Sèvre Nantaise qui bouillonne à ses pieds.

PUY_4080

Grâce à elle, les habitants se sont tournés vers l'artisanat et notamment le textile, tradition choletaise à quelques kilomètres.

PUY_4085

Les maisons sans fondation, construites à même le rocher, abritaient chacune un métier à tisser.
C'est cette activité qui a donné au village une harmonie architecturale restaurée avec soin.

PUY_4059

Mallièvre intègre le réseau des "Petites Cités de Caractères" et les tisserands ont cédé leurs places aux artistes qui animent durant l'été, ce village au charme indéniable.

22 janvier 2021

Le caramel.*

422

En France, le premier bonbon au caramel fut le Négus.
Un fondant enrobé d'une mince couche de sucre, né dans les années 1900, à Nevers.

Puystory_1607

Le plus délicieux de tous serait, paraît-il, la "Vérité de La Palisse".
Une spécialité à pâte molle, parfumée au chocolat, au café, à la noisette ou encore au rhum.

421

Le célèbre "Carambar", quant à lui, fut découvert en 1954 (sans doute par erreur de manipulation), dans une chocolaterie du Nord.
On en consommerait dans le monde, 800 millions chaque année ...

1 janvier 2020

Le café *

PUY_5879

Café ... Le caféier est originaire de la région éthiopienne de Kaffa (d'où son nom !).
La légende veut qu'un berger d'Arabie découvrît ses vertus excitantes en remarquant le comportement de ses chèvres qui mangeaient les baies d'un petit arbuste.
Cette infusion servit d'abord de remède, avant de devenir d'un usage courant au Moyen-Orient.
Ce fut l'ambassadeur de Turquie qui fit découvrir le café à la France lors d'une visite officielle à Louis XIV en 1669.

PUY_6567

"Le café au lait", tant prisé des Français, semble être une idée des Viennois qui trouvaient la boisson trop âpre à leur goût.
A noter que ces mêmes Viennois nous ont aussi transmis le "croissant" fabriqué par un boulanger local pour rappeler la victoire autrichienne de 1683 sur les Turcs musulmans dont l'emblème était le "croissant" ... !

1 juillet 2020

Les premières persécutions.

Puystory_07049

Néron (37-68) infligea des tourments raffinés à ceux que leurs abominations faisaient détester et que la foule appelait chrétiens.
Réprimée sur le moment, cette détestable superstition perçait de nouveau, non pas seulement en Judée, où le mal avait pris naissance, mais encore à Rome, où tout ce qu'i y a de plus affreux et de plus honteux dans le monde afflue et trouve une nombreuse clientèle.

Puystory_06724

On commença donc par se saisir de ceux qui confessaient leur foi, puis, sur leurs révélations, et d'une multitude d'autres, qui furent convaincus moins du crime d'incendie que de haine contre le genre humain.
On ne se contenta pas de les faire périr.

Puystory_07091

On se fit un jeu de les revêtir de peaux de bêtes pour qu'ils fussent déchirés par la dent des chiens ou bien ils étaient attachés à des croix, enduits de matières inflammables et, quand le jour avait fui, ils éclairaient les ténèbres comme des torches.

TACITE (historien latin, 1er s. ap. J.-C.).

21 juin 2019

"VENDEE ! PAYS DES MISSIONS DE MONTFORT !"

PUY_7754

Son nom retentit dans la nuit du Puy du Fou.
Il n'est pas Vendéen.
Il est né en Ille-et-Vilaine, à Montfort-sur-Meu.
Enfant de la campagne bretonne, il a grandi au village d'Iffendic (35750), dans une famille plus riche d'enfants que d'écus.
A douze ans, il a pris le chemin de Rennes pour aller étudier au collège des Jésuites.
Brillant élève, il apprend le latin, le grec, il excelle en dessin, en peinture, en poésie.
On remarque surtout sa piété, son silence recueilli, son amour de la Vierge, sa tendresse pour les pauvres.
Un jour qu'il prie devant Notre-Dame des Miracles, une illumination intérieure confirme l'inspiration déjà germée en son cœur.
Il sera prêtre et missionnaire.
Il donnera sa vie à Jésus-Christ et à l'évangélisation de ses frères.
Une bourse, un habit neuf, de bons souliers et le voici sur la route, à pied, vers Paris et le séminaire de Saint-Sulpice.
Au premier pont, sur la Vilaine, un mendiant se présente à lui.
Montfort lui donne sa bourse.
Plus loin, un pauvre à nouveau le sollicite.
Le jeune homme lui offre son habit neuf.
Au troisième qui surgit, que donner encore ?
Montfort n'hésite pas.
Il se dépouille de ses vêtements et les échange contre les haillons du miséreux.
Puis, tout heureux, il poursuit son chemin.

DSC03244

C'est en cet équipage qu'il arrive dans la capitale.
Il n'est pas Vendéen d'acculturation.
Sa formation "Jésuite", ses études théologiques à St-Sulpice lui ouvrent des possibilités diverses.
Sitôt ordonné prêtre, il ne rêve pourtant que d'aller catéchiser les "pauvres des campagnes", alors si démunis, et de missionner parmi eux.
On l'envoie à Nantes, il passe à Poitiers.
On l'appelle à Paris.
Son goût pour l'indigence et les indigents, son zèle à introduire des réformes, son style de vie "à la Providence" choquent et scandalisent les gens installés.
Des évêques même, prévenus contre lui, le chassent de leur diocèse.
"Je suis, dit-il, comme une balle dans un jeu de paume, on ne l'a pas sitôt poussée d'un côté qu'on la pousse de l'autre, en la frappant durement".
Adieu, Rennes... Adieu, Poitiers... Adieu Nantes... Adieu, Paris...
Quelle est donc sa voie ?
Il va la découvrir à Rome, près du Pape Clément XI.
Il lui fait part de son désir des missions lointaines.
Mais non !
"Vous avez, Monsieur, en France, un assez grand champ pour exercer votre zèle".
C'est la parole du Vicaire de Jésus-Christ.
C'est pour Montfort la parole de Dieu.
De 1706 à 1716, il va missionner dans 'l'Ouest de la France.
En 1712, il se fixe un temps dans le diocèse de La Rochelle, dont fait partie à l'époque, le bocage vendéen.
L'évêque de La Rochelle, Mgr de Champflour, est pour Montfort un protecteur et un ami.
Il lui confie plusieurs missions dans les paroisses de sa ville épiscopale et de son diocèse.
Alors, le missionnaire sillonne l'Aunis, le Bressuirais, la Vendée.
Il prêche à La Garnache, à Saint-Hilaire-de-Loulay, à Luçon, à l'île d'Yeu, à Sallertaine, à St-Christophe-du-Ligneron, à Esnandes, à Courçon, à Bressuire, à La Séguinière, à Roussay, à Saint-Amand, à Fontenay-le-Comte, à Mervent, à Vouvant, à Villiers-en-Plaine, etc.

195

Il est passé, sans doute, au Puy du Fou...
La forêt de Mervent charme son attrait pour la nature et pour la solitude.
D'une grotte, il fait son ermitage.
Il s'y livre à la prière.
Il y trouve le bonheur.
Il y entend : "L'éloquent silence des rochers et des forêts qui ne prêchent que paix, qui ne respirent qu'innocence".
Il y goûte "une paix profonde".
Le granit breton a fait alliance avec les rochers du bocage.
L'alliance est scellée dans la mort.
A quarante ans, Montfort est épuisé...
Épuisé par le travail, les longues marches, les jeûnes et les veilles, les dures mortifications qu'il s'inflige.
En avril 1716, il arrive à St-Laurent­-sur-Sèvre, miné par la fièvre.
Toujours ardent, il y commence la mission.
Son dernier effort, c'est le dernier sermon qu'il y prêche, sur la douceur de Jésus.
Il doit s'aliter.
C'est dans une chambre d'auberge, exiguë et misérable, qu'il rend le dernier soupir, au milieu des gens du bourg qui veulent tous, à leur tour, recevoir sa bénédiction.
Allons, mes chers amis, Allons en Paradis.
Quoi qu'on gagne en ces lieux, Le Paradis vaut mieux.
Cette strophe d'un de ses cantiques est son dernier message.
Il n'est pas Vendéen, mais la Vendée garde son tombeau.
Selon une ancienne tradition, reprise il y a quelques années.
Un pèlerinage annuel (le second dimanche d'octobre) rassemble les gens de la région dans la basilique de Saint-Laurent.

PUY_0065

Il n'appartient pas à la Vendée.
Canonisé par Pie XII en 1947, il appartient désormais à l'Eglise universelle.
Ses livres, ses cantiques, les récits de sa vie sont à tous ceux qui veulent le découvrir.
Son esprit se survit en ses fils et ses filles.
- Pères et Frères Montfortains, Filles de la Sagesse, Frères de Saint-Gabriel, dont les maisons bordent la Sèvre, dont les clochers émergent des coteaux qui en longent le cours.
- Pères, Frères et Sœurs dispersés à travers le monde.
- Pères, Frères et Sœurs de toutes races, en tous les continents.
Il n'appartient pas à la Vendée.
Mais la Vendée lui appartient depuis qu'elle l'a reçu, depuis qu'elle a reçu son dernier souffle.
"VENDEE - PAYS DES MISSIONS DE MONTFORT"
- Pays évangélisé par lui et par ses fils.
- Pays qui lui a donné tant de ses enfants.
- Pays qui a suivi ses consignes, au temps des violences et de la persécution religieuse.
- Pays qui a reçu de lui un héritage spirituel.
Dans la nuit du Puy du Fou, la Vendée, fidèle, a redit son nom.
Puisse-t-elle garder son message !

25 octobre 2019

Tiffauges

DSC_0218_Correction des lignes

Les murs des châteaux-forts racontent l'histoire de Vendée Vallée, vous invitant à un voyage dans le temps, à l'époque du Moyen Âge.
Suivez les traces de Gilles de Rais au Château de Tiffauges, une histoire fascinante et mystérieuse du Seigneur du lieu, dit, dit Barbe Bleue.
De ses épouses successives, nul ne savait ce qu'elles étaient devenues, jusqu'à ce que sa dernière épouse découvre dans un cabinet fermé à clé les cadavres de celles-ci.

DSC_0076

Lorsque Barbe Bleue sut qu'elle connaissait la vérité, il voulut alors l'enfermer à son tour, mais fort heureusement ses 2 frères vinrent à son secours et le tuèrent d'un coup d'épée.
Ce personnage de Barbe Bleue, imaginé par Charles Perrault pour un de ses contes, est inspiré de Gilles de Rais, véritable grand seigneur des Marches de Bretagne, héros de la guerre de Cent-Ans au côté de Jeanne d'Arc.

DSC_0251

C'est un des principaux bâtisseurs de la forteresse de Tiffauges au XVème siècle, il est réputé pour y faire des expériences étranges et surnaturelles, telles que l'alchimie et la sorcellerie, ce qui ne manquait pas d'effrayer la population.

Pano Tiffauge 02

Aujourd'hui les enfants n'ont plus rien à craindre au Château de Tiffauges.
Au contraire, on conte la légende de Barbe Bleue, mais dans un théâtre d'ombres à vocation uniquement poétique.

16 août 2019

Le clocher de Saint-­Michel-­Mont-Mercure

Puystory_12030

A 290 mètres d'altitude, du parvis de l'église et du haut du clocher, quel panorama.
Le point culminant de la Vendée se situe à Saint-Michel-Mont-Mercure, commune au cœur de Vendée Vallée, entre Pouzauges et Les Herbiers.

Puystory_12031

Du haut de la tour de 42 mètres surplombant l'église, les plus courageux gravissent les 194 marches et arrivent au pied de la statue de l'archange Saint-Michel, terrassant le dragon et dominant de sa couleur or étincelante le département et ceux limitrophes.

PUY_2586

La statue de l'Archange Saint-Michel, réalisée à la fin du XIXème siècle en cuivre martelé, est la réplique exacte de celle installée sur la basilique Notre-Dame de Fourvière à Lyon.

Puystory_12018

Elle mesure 8,66 m et pèse 1200 kg avec des ailes de 2,30 mètres.
Point culminant de la Vendée, elle veille depuis 1897 sur la commune et sur le département.

Puystory_11990

Descendu en novembre 2012, l'Archange a été entièrement rénové, recouvert de feuilles d'or et hissé de nouveau sur le clocher en septembre 2013.

Puystory_12032

Près de 10 000 personnes sont venues assister à l'événement.
Une visite du sommet de la Vendée à ne pas manquer.

26 avril 2019

Mouchamps et Georges CLEMENCEAU (1841-1929)

PUY_0442

MOUCHAMPS est une petite cité de caractère classée "Petites cités de caractère".
Le village de Mouchamps est juché sur un escarpement rocheux qui domine la sinueuse rivière du Petit Lay.

PUY_0386

Ici, tout est mis en œuvre pour garder le caractère pittoresque du vieux bourg.
Plantations en pieds de murs, ruelles escarpées, chaussées typiques et coteaux aménagés.
A l'abri des regards, découvrez le Colombier, lieu de mémoire incontournable où repose le "Tigre" Georges Clemenceau.

PUY_0432

Depuis plusieurs générations, les Clemenceau possédaient un domaine sur la commune de Mouchamps.
C'est dans le bois du Colombier que Georges Clemenceau repose auprès de son père.
Né en 1841 en Vendée, à Mouilleron-en-Pareds, il passe son enfance à l'Aubraie à Féole.

PUY_6211

"L'obstination têtue" était de ces vertus qu'il revendiquait de ses racines vendéennes.
Médecin, journaliste, homme politique, il est Président du Conseil de 1906 à 1909, puis de 1917 à 1919.
L'histoire a retenu son action décisive pour la victoire lors de la Première Guerre Mondiale.

PUY_6198

En 1929, il a choisi Mouchamps comme dernière demeure.
C'est là, auprès de son père, à qui il vouait une admiration sans borne, qu'il souhaitait être inhumé.

PUY_6202

Il avait, par avance, réglé tous les détails de ses obsèques, refusant des funérailles nationales.
Comme le rappelle le panneau qui mène à sa sépulture, on peut être surpris d'une telle simplicité.

PUY_6200

Seule une copie de la déesse Athéna, œuvre de son ami sculpteur Sicard, surplombe les deux sépultures jumelles.

PUY_6193

24 mai 2019

LE SANCTUAIRE de la Salette

Puystory_07989

Aménagé sur le coteau qui domine le cours de la Petite Maine, le Sanctuaire de la Salette à La Rabatelière, constitue un ensemble de constructions insolites qui a marqué la vie paroissiale de la fin du XIXème siècle.

Puystory_08036

En réponse à la politique anticléricale menée en France à partir de 1879, on assiste en Vendée à une vague de reconstructions d'églises et d'édifications de lieux de piété.

Puystory_07987

C'est sous la houlette de l'Abbé Hillairet que s'élève un des lieux de pèlerinage les plus originaux du département.

Puystory_07992

Fervent dévot à la Vierge, Hillairet a souhaité suggérer ici l'apparition de Marie à deux Jeunes bergers sur la montagne de la Salette, dans les Alpes, en 1846.

Puystory_07953

Les différents monuments le rosaire, la tour, la chapelle et les multiples statues, constituent un élément pittoresque essentiel du patrimoine départemental et ne manque pas de surprendre tant par les matériaux employés, le schiste local et la brique, que par le programme architectural développé.

Puystory_07860

26 octobre 2020

Les moulins en Vendée.*

DSC04436

Dès notre plus jeune âge, les moulins sont ancrés dans notre imaginaire et figurent dans des contes célèbres, comme ceux de Perrault "Le chat botté" ou d'Andersen "Le moulin du diable".
Les moulins sont emblématiques de l'histoire de Vendée Vallée, et sont tout particulièrement choyés.
Calmes et platoniques, les moulins à vent constituent le symbole de ce petit patrimoine qui a su traverser les siècles.

Puystory_5813

Discrets, ils culminent souvent sur les promontoires les plus hauts du paysage, comme au Mont des Alouettes, sur les hauteurs des Herbiers.
Synonyme d'une activité rurale agricole riche, les moulins à vent servaient à moudre le grain pour le transformer en farine.
Durant la Guerre de Vendée, les paysans dispersés dans le bocage avaient besoin de communiquer entre eux.
Pourquoi ne pas utiliser les moulins ?

Puystory_08547

Les meuniers envoyaient des messages de colline en colline en orientant les ailes des moulins selon un code avec quatre types de messages.
Danger proche, danger passé, rassemblement et repos.

PUY_1748 (2)

Cet usage leur a valu une destruction massive par les républicains menés par Turreau en octobre 1793.

11 octobre 2019

Confiserie *

PUY_1288

La confiserie,c'est la cuisine du "sucre".
Elle date du Moyen-âge où les confiseurs apothicaires enrobaient de miel des graines d'anis, de coriandre ou de fenouil.
Ces sucreries, que l'on consommait la nuit, étaient appelées : "épices de chambre" et devaient purifier l'haleine et favoriser la digestion.

IMG_4134_01603

Depuis le XVIIIe siècle, la confiserie concerne la fabrication de différentes friandises sucrées, essentiellement les bonbons (deux fois "bons") dont il existe des centaines de variétés parmi lesquelles le "caramel".

13 septembre 2019

La carte postale *

699

Les cartes postales furent créées en 1861 aux Etats-Unis par le papetier Lipman.
Elles n'étaient alors que de simples rectangles de carton blanc.
C'est un libraire-imprimeur Français de la Sarthe, Léon Besnardeau, qui lança les cartes illustrées durant la Guerre de 1870.
Elles étaient "patriotiques" et utilisées uniquement par les soldats afin d'écrire à leurs familles.

PUY_8972

Dès 1872, tout le pays utilisa des cartes postales.
Les premières comportant une photographie furent éditées à Marseille en 1891.
Ces cartes anciennes ou plus récentes sont devenues, en France, la passion de nombreux collectionneurs dépassant, semble-t-il, les "fous" de timbres ...

2 août 2019

Le secourisme.*

Puystory_01013

Les premiers secours aux blessés furent dispensés en 1597, à des soldats, lors du siège d'Amiens, sur ordre de Sully, le premier ministre d'Henri IV.
Louis XIV en fit une institution régulière.
La "Croix-Rouge", fut fondée par le Genevois Henri Dunant, après la bataille de Solférino (1859).
Sa première mission était d'assurer les soins à tous les blessés en temps de guerre.

PUY_7943

Son symbole est le drapeau suisse "inversé".
La "Croix Blanche", quant à elle, créée pour aider les blessés civils, ne s'organisa qu'en 1892 et un brevet de secouriste se développa.

PUY_9265

Nous connaissons la compétence des équipes de secouristes.
Mais nous souhaitons qu'elle ait à l'exercer le moins souvent possible !

7 juin 2019

La bière *

IMG_4284_01615

La bière est réputée depuis l'Antiquité.
On la fabriquait à partir de malt (farine) d'orge ou de blé...
Les Sumériens lui consacraient une déesse, les Égyptiens l'offraient à leurs dieux, les Celtes et les Germains pensaient qu'elle apportait l'immortalité ...
Chez les Gaulois, elle devint la "cervoise" (en l'honneur de la déesse des moissons : Cérès) et la composition changea.

Puystory_01148

On la fabriqua à partir de grains fermentés d'orge, de blé et de seigle.
Les invasions des Goths, au 5ème siècle, firent connaître aux pays du Nord, la fleur femelle du houblon qui augmente le taux d'alcool de la boisson et, bien sûr, la Gaule installa des houblonnières ... !
Au Moyen Âge, les plus grandes brasseries de bière étaient les monastères allemands (plus de 500 !) et ce fut Gambrinus (le Saint Patron des brasseurs) qui, tout en prêchant la Parole divine, répandit le breuvage en Europe avec un succès considérable et jamais démenti...

100

29 mars 2019

L'affiche *

Bourg 34

L'Affiche naquit au XVème siècle grâce à l'invention de l'imprimerie.
La plus ancienne affiche "placardée" (car son ancêtre, écrit à la main, s'appelait un "placard") en France date de 1482 et annonçait le "Pardon de Notre-Dame de Reims".

Puy du Fou 2011 - 3274

L'affiche devint un art au XIXème siècle, illustrant notamment des spectacles avec Toulouse-Lautrec, puis un média de communication et de vente au XXème siècle avec la publicité.

PUY_4435

6 janvier 2020

Nous sommes vers l'an 970

PUY_3821

Partout dans le royaume de Francia occidentalis, où Hugues Capet s'apprête à détrôner la dynastie déclinante des Carolingiens, commencent à s'élever, sur des mottes de terre surélevées à dessein, de hautes tours en bois, ancêtres des "forts châteaux".
Avant de parler plus en détail, dans de prochains numéros, de ces châteaux et des gens qui les habitent, peut-être est-il bon de rappeler dans quelles circonstances ils ont été construits.

PUY_3898

En effet, même si l'approche de l'An Mil ne provoque sans doute pas la frayeur souvent décrite, nous sommes à l'une des époques les plus troublées (mais surtout la plus mal connue) de notre histoire.
Depuis plus d'un siècle déjà, l'Empire de Charlemagne n'existe plus.
Plusieurs royaumes l'ont remplacé, dont les principaux sont la Francie et la Germanie.
Or, en ces IXème et Xème siècles, ces royaumes sont la proie de peuples pillards.
Au siècle précédent et au début de ce siècle, les Normands, les hommes du nord, ont régulièrement remonté la Seine et la Loire, pillé de nombreuses villes, dont Paris et Nantes.

PUY_4843

A partir de l'île batailleuse, face au Mont-Glonne, qui ne s'appelle pas encore St-Florent-Ie­Vieil, ils ont lancé de nombreuses expéditions vers les terres alentour.
Dans le midi, les Sarrasins, depuis longtemps maîtres de l'Afrique et de l'Espagne, conquérants récents de la Sicile, exercent leurs activités de pirates sur les côtes de la Provence.
Enfin, depuis quelques années, les Hongrois, descendants des Huns, ravagent à leur tour les campagnes de l'est de la France.
Contre ces attaques, le pouvoir royal, en Francie, ne tente pas grand chose.
Les rois carolingiens préfèrent guerroyer en Lorraine ou en Italie, jadis tentés par le rêve chimérique de la restauration de l'empire de Charlemagne, aujourd'hui réduits à défendre leur royaume contre le roi de Germanie.

Puystory_08130

En 888 déjà, pendant que le comte de Paris, Eudes, s'acharnait à défendre sa ville contre les Normands, le roi Charles le Gros s'était contenté d'acheter leur départ : pas fous, les Normands sont revenus.
Bientôt, devant l'impuissance des rois, les grands aristocrates se taillent des principautés qu'ils défendent contre les incursions.
Parmi eux, dans les premières décennies du Xème siècle, Hugues le Grand entre Loire et Seine, les comtes Guillaume en Poitou, et jusqu'à Rollon, le chef viking, qu'à défaut de le vaincre le roi Charles le Simple a installé à l'embouchure de la Seine pour en assurer la défense.

PUY_9320

Mais le morcellement du royaume ne s'arrête pas là.
Les grands se sont entourés depuis longtemps d'une clientèle de soldats, à qui ils fournissent, en échange du service militaire et de leur fidélité, nourriture, biens et protection.
Ces vassaux, en échange de leurs services, reçoivent en fief des terres d'où ils tirent leurs subsistances.
Ce sont eux les constructeurs des châteaux forts, qu'ils bâtissent sur les terres qu'ils ont reçues, à la demande de leur suzerain ou sur leur propre initiative, lorsqu'ils deviennent à leur tour quasiment indépendants.

PUY_2057

Car, vers l'An Mil, l'anarchie est telle que les princes eux-mêmes n'ont plus toujours l'autorité nécessaire pour faire respecter l'ordre dans les campagnes.
Alors, la défense que les paysans ne trouvent plus au plus haut niveau, c'est au niveau local qu'ils vont la chercher, auprès des petits seigneurs.
A leur tour, ceux-ci accordent leur protection aux paysans d'un ou plusieurs villages, en échange de taxes et de corvées qui les font vivre, leur permettent d'acheter leurs armes ... et d'agrandir leurs châteaux.
Ils deviennent rapidement les seuls maîtres, exercent la justice, perçoivent les impôts, font la guerre aux envahisseurs et aux brigands, toutes tâches que le roi impuissant ne peut plus accomplir que sur un petit domaine, loin d'ici, entre Paris et Orléans.

Balois 039

Paradoxalement, ces petits seigneurs, batailleurs le plus souvent, pillards aussi, bandits de grand chemin parfois, qui vivent en grande partie par et pour la guerre, deviennent pour un temps les derniers représentants de la puissance publique, tandis que leur château devient le seul refuge du petit peuple.

6 avril 2020

Les trois âges du château féodal.

Puystory_5839

On peut distinguer les grandes lignes suivantes :
Xème au XIIème siècle.

SH109207

- Le modèle de la demeure seigneuriale traditionnelle, entourée d'une enceinte, subsiste.
- Un fossé et une palissade protègent des bâtiments sur une levée de terre.
- Des bâtiments à usage domestique : écuries, grange, forge ...
- Une grande maison rectangulaire abritant au rez-de-chaussée les réserves et la cuisine, et à l'étage une grande salle, à la fois salle de séjour et lieu de réception.
La chambre, partie privée de la résidence, est située dans la même maison ou dans un bâtiment contigu.
- une chapelle.
- Une tour de garde permettant de surveiller les alentours.

DSC_1367

Le morcellement de l'Occident en châtellenies indépendantes et la multiplication des guerres favorisent la diffusion d'un type d'ouvrages plus défensif : la motte féodale.
C'est une butte artificielle en terre (jusqu'à 100 m de diamètre à la base et 20 m de hauteur), de forme conique, la plupart du temps entourée par un fossé.

DSC04371

Un donjon, tour quadrangulaire en bois, ainsi qu'une palissade, couronnent le sommet de la motte, reliée à l'extérieur, par-delà le fossé, par une passerelle.
Ces caractéristiques expliquent que le château apparaisse d'abord dans le nord de la France (Flandre, Normandie), où le relief de plaine rend nécessaire la construction de buttes artificielles, et où la présence de forêts et l'humidité des sols permettent l'entassement de la terre et la construction de bâtiments en bois.
Parfois, la motte féodale unit les fonctions militaire et résidentielle.
Dès lors, on y retrouve les caractéristiques de la demeure seigneuriale.
Les bâtiments de service sont rejetés dans une basse-cour située en contrebas de la motte, et protégée par une deuxième enceinte et d'un fossé.

Puystory_3494

De grands donjons résidentiels en pierre apparaissent dès le Xème siècle, en même temps que le donjon à motte.
Fin XIIe siècle seconde moitié XIVe s.
La pierre supplante le bois.
Également les étages sont voûtés pour éviter les incendies.
L'ancienne enceinte de la basse-cour est renforcée par la multiplication des tours circulaires (forme adoptée pour faciliter la défense) et l'édification de murs crénelés (les courtines).
Plusieurs cercles de lices (cours) et de murailles peuvent s'ajouter autour du donjon.
Le donjon, qui se distingue des autres tours par sa hauteur, est le plus souvent adossé aux courtines.
Il est parfois supprimé, en tous cas de plus en plus souvent, en raison de son manque de confort, déserté par le seigneur qui installe son logis dans la cour, contre la muraille.
Les logis et les bâtiments de service s'adossent aux courtines, à l'intérieur de la cour.

1023

La solidité des fortifications entraîne de longs sièges.
C'est le tarissement du ravitaillement, plus que les assauts, qui entraîne la reddition d'un château.
XIVe - XVe siècles.
L'emploi d'échelles dans les assauts et l'apparition de l'artillerie amènent les architectes à surélever les courtines.
Un chemin de ronde continu parcourt l'enceinte, tandis que les couvertures en tuile du sommet des tours laissent la place à des terrasses où peut prendre place l'artillerie.
De petites tourelles surélevées, couvertes d'un toit en poivrière, rehaussent encore les tours.
La partie basse du château est percée d'archères.
En ces temps troublés de la Guerre de Cent ans, le donjon redevient le refuge du seigneur et de sa famille.
Mais la forme carrée, plus adaptée à l'habitation, domine désormais dans sa construction.
Les courtines elles aussi abritent peu à peu aussi des appartements.

PUY_9210

A la fin du XV' siècle, la fonction résidentielle du château prend de plus en plus d'importance.
Le confort gagne peu à peu.
Grands escaliers à vis, appartements reliés par des galeries, jardins.
Les tirs tendus de l'artillerie rendant caduques les techniques de défense employées dans les châteaux forts, le château perd sa fonction militaire pour n'être plus qu'une résidence noble.

15 mars 2019

La vie quotidienne au château fort. *

Puy du Fou 2011 - 8155mod3

Les conditions de vie ont évolué entre le XIe siècle et la fin du Moyen Âge.
Voici à peu près à quoi ressemblait la vie quotidienne d'un châtelain entre 1150 et 1270, si tant est que la guerre, la croisade ou les tournois ne l'appellent loin de son château.
Le seigneur se lève tôt.
Vers six heures, un valet le réveille en secouant son oreiller.
Il enfile sa chemise, ses braies et ses chausses, et debout.
La toilette s'effectue dans une cuve en bois apportée directement dans la chambre, ou encore dans l'étuve, à l'étage ou souterrain.
La châtelaine, elle, se baignera après le repas.
Après quoi notre homme passe dans son oratoire (lieu consacré à la prière) pour prier, voire assister à la messe, s'il est seigneur assez important pour avoir un chapelain (prêtres).
Après le déjeuner, le maître reçoit ses officiers.
Le sénéchal, qui représente son autorité dans toute l'étendue dans la seigneurie, le maréchal, responsable des écuries, le chambrier qui tient les comptes et s'occupe des affaires domestiques, d'autres encore comme le bouteiller.
Ces hommes de confiance dirigent tout un personnel de maître-queux, de sergents ..., qui constituent la mesnie (gens vivant ensemble), la maison du seigneur.

Panorama 19

Après avoir discuté avec eux du bon ordre de ses affaires, celui-ci peut terminer la matinée par une visite des écuries ou du chenil, ou encore se rendre au village.
Il est temps maintenant de passer à table pour dîner, c'est-à-dire prendre le repas de la mi-journée.
Celui-ci a lieu dans la grande salle, dans le donjon ou dans le bâtiment principal du château, aux murs agrémentés de scènes de chasse ou de guerre peintes, ou encore ornés de tapisseries ou de trophées.
Le sol, lui, est pavé de petits carreaux.
Les valets dressent la table en posant de simples planches sur des tréteaux.

107

Les convives prennent place d'un seul côté de la table, sur des bancs mobiles, tandis que le seigneur préside, assis sur le maître-dois (Chaise).
Comme on ne connaît pas encore la fourchette et qu'on mange avec les doigts, chacun se lave les mains avant de passer à table.
Dès lors le service, effectué par des valets ou par de jeunes damoiseaux hôtes du seigneur, peut commencer. 
On apporte les "couverts ", les mets recouverts d'une étoffe destinée à les tenir au chaud.
Chacun a devant soi un napperon, une cuiller et un couteau, une écuelle et un hanap (grand vase à boire en métal, avec un pied et un couvercle).

Puystory_01434

C'est la nappe qui tient lieu de serviette.
Le repas, certains jours, peut durer plus de deux heures.
Les plats sont nombreux et épicés, évidemment arrosés de bon vin.
Les châtelains mangent le produit de leur chasse : quartier de cerf au poivre, épaule de sanglier farcie, cygne rôti, pâtés de chevreuil ou de lapin...
D'ailleurs, d'interminables histoires de chasse égrènent le repas, agrémenté aussi par les exploits des jongleurs ou les récits des troubadours de passage, si toutefois le brouhaha de la conversation permet qu'on les écoute.
Les devoirs de la charge reprennent ensuite le dessus.
Certains après-midi, le seigneur rend droit de justice à ses vassaux.
Il tient audience dans la grand-salle ou dehors s'il fait beau temps, et reçoit les plaideurs.
Dans les petits fiefs, il rend lui-même les jugements.
Les grands barons s'en remettent à leur sénéchal.
Les autres jours, par beau temps, il part pour la chasse.

Puystory_07901

C'est sa principale activité violente depuis que St-Louis est venu à bout des guerres privées.
Outre le fait qu'il est son plus grand plaisir, ce sport, cet art qu'il a appris dans son plus jeune âge lui permet de protéger les récoltes de ses vassaux en éliminant les animaux nuisibles qui ravagent les récoltes, cerfs, loups, sangliers.
Il lui permet aussi, en parcourant ses terres, d'inspecter les cultures et de rencontrer ses tenanciers, voire de régler certaines affaires.
La pêche, la marche, la simple promenade à cheval peuvent encore être d'autres occupations.
L'escrime permet de s'entretenir pour la guerre et de former du même coup les damoiseaux.
Quant aux longs après-midi d'hiver, ils s'écoulent à réparer les armes devant la cheminée, ou à jouer aux échecs et aux dés, tandis que les femmes filent la laine ou tissent.
Les plus riches se distraient en visitant leur ménagerie.

PUY_5510

La châtelaine vaque à ses propres occupations.
Elle peut accompagner son mari à la chasse ou participer aux jeux de plein air, mais aussi elle coud, tisse, brode, tout en surveillant les meschines, c'est-à-dire les femmes de chambre et servantes.
Parfois elle descend aux cuisines, mais c'est plutôt l'affaire du sénéchal.
Femme du seigneur, elle se doit de remplir ses obligations envers les vassaux de son mari et visite les pauvres et les malades du village.
Le soir, après un rapide et léger souper, on se réunit dans la chambre, plus agréable que la grande salle, avec ses murs peints dans des tons vifs, voire, dans les grandes occasions, recouverts de tentures de soies, également moins vaste et mieux meublée, avec son bahut et son armoire en chêne.
On prend place autour de la cheminée.
Celle-ci, souvent placée entre deux baies, est immense.
Peinte comme tout le reste, elle occupe tout un côté de la chambre.
Des troncs entiers y brûlent, à tel point que sa flamme suffit souvent à éclairer la pièce.
Là, les chiens couchés aux pieds de leurs maîtres, les convives assis sur des bancs ou par terre sur de grands tapis, autour du fauteuil du chef de famille, on écoute de nouveaux récits ou on chante pour s'égayer avant d'aller dormir.

Secret Lance 184

Enfin, tandis que le guetteur prend son poste au donjon, le maître va se coucher après une journée longue et bien remplie.
Après une dernière toilette (c'est à cette heure qu'il se lave les pieds), assisté d'un valet ou, s'il est grand seigneur, du chambrier, le châtelain dispose ses vêtements (manteau, surcot, cotte et chausses) sur une perche horizontale près du large lit entouré de rideaux (les courtines), et qui fait face à la cheminée.
La chemise est roulée sous le traversin, et les braies sous la couverture.
Le seigneur n'a plus qu'à se glisser dans les draps de soie pour sombrer dans un lourd sommeil réparateur.

D'après Jacques LEVRON, Le château fort et la vie au Moyen Âge. Edition Fayard.

1 février 2019

La réputation des Vikings

Aix_00053

Dans les dernières années du VIIIème siècle, alors que Charlemagne règne encore sur une grande partie de l'Occident chrétien, des hommes venus du Nord sur de longues barques, sèment la terreur sur les côtes de la Mer du Nord et de la Manche.
Durant un siècle et demi, par de rapides et audacieux coups de main, ils vont piller, brûler ne laissant que ruines et cendres sur leur passage.
Pendant très longtemps, ces "Normands" ne seront connus que par les descriptions atroces et exagérées de leurs victimes.
Mais aujourd'hui, on sait qu'ils avaient développé une civilisation originale et dynamique aux origines très anciennes.
Dès l'Antiquité, on connaît l'existence, dans les pays brumeux du Nord de l'Europe, des hommes auxquels on achète des fourrures, de l'étain, de l'ambre.
Des découvertes archéologiques, notamment de magnifiques gravures rupestres, permettent de penser qu'ils étaient installés en Scandinavie depuis le 6ème millénaire avant J-C, vivant de chasse à l'élan et de pêche à la baleine.
Ces chasseurs errants vont, peu à peu, se fixer entre la forêt et la mer, dans des sites protégés qu'ils défrichent par la hache et le feu.
Ils sèment, récoltent, domestiquent le renne.
Ils construisent des villages sur pilotis au bord des fjords et des rivières et, de là, vont pêcher sur des pirogues creusées dans d'énormes troncs de mélèzes.
Utilisant au mieux leur environnement, ils vont devenir aussi d'habiles artisans du bois et des marins expérimentés.
Vers 3000 avant JC la métallurgie du bronze fait son apparition et l'efficacité des outils et des armes augmente.
En même temps, la civilisation matérielle prend un éclat nouveau.

PUY_2123

Bijoux d'or et de bronze, vêtements de laine délicatement tissés ... et même des rasoirs et des pinces à épiler ...
Les raisons de leur mise en mouvement spectaculaire au IXème siècle sont difficiles à démêler.
Il ne s'agit pas d'opérations concertées car, vers l'an 800, il n'existe en Scandinavie aucune organisation politique solide.
Peut-être faut-il voir dans cette instabilité même une cause de départ ?
Les expéditions sont individuelles, lancées par des chefs locaux mi-pillards, mi-négociants qui partent à la recherche de terres nouvelles (car le pays est surpeuplé) et de richesses qu'ils ne produisent pas.
Le premier d'entre eux fut le mythique Ragnar Lodbrok YNGLINGAR.

Puystory_07494

Il participera au premier pillage de Paris en 845 avec 120 navires et 5 000 vikings.
Une de ses stratégies favorites est d'attaquer des villes chrétiennes pendant des fêtes religieuses, puisque beaucoup de soldats étaient à l'église.
Il n'accepte de laisser ses victimes qu'en échange d'une somme énorme, et revient plus tard en demandant encore plus pour son départ.
S'il n'y a aucune organisation politique en Scandinavie, il existe, par contre, une grande communauté de culture basée sur des éléments forts.
En premier lieu, la religion, au panthéon compliqué, qui repose notamment sur des pratiques funéraires somptueuses et sur une écriture sacrée, les runes.
La structure sociale est très solide.

PUY_4907_10003

Elle s'appuie sur des hommes libres, propriétaires de la terre, du bétail et des bateaux.
Regroupés en clans familiaux, ils se réunissent en assemblées pour décider de leur vie collective.
Ce qui donne aussi vigueur et cohésion aux Vikings, c'est leur maîtrise de la mer qui les entraîne loin de chez eux pour le pillage, mais surtout pour le négoce.
C'est à travers lui, d'ailleurs, qu'ils vont se créer des liens dans de nombreux pays et qu'ils s'installent en Angleterre, en France, en Russie, au Groenland, en Amérique.
Cette dispersion fut, sans doute, une des causes du déclin de cette étonnante civilisation.
Ainsi, en élargissant le monde connu, en mettant en contact des cultures différentes, les hommes du Nord ont fait évoluer les Occidentaux et ce malgré les destructions qu'ils leur ont infligées.
Ce brassage, ressenti comme une catastrophe, fut peut-être une grande chance.
La vie des Vikings s'organise autour de deux pôles : la mer, domaine des hommes et la maison, domaine des femmes qui jouent un rôle essentiel dans cette civilisation.

img291

La maison viking avait une longueur variant en moyenne entre 10 et 38 mètres et d'une largeur de 5 mètres.
La plus longue retrouvée faisait 83 mètres (Borg dans les Îles Lofoten) probablement le logis d'un chef.
Elle était le plus souvent une ferme qui pouvait accueillir entre entre 30 et 50 personnes, toute la famille et ses esclaves, travaillant, mangeant et dormant sous le même toit.
Les animaux domestiques étaient abrités dans une pièce sur un côté.
La maison rappelle de par sa forme celle d'un navire.
La charpente évoque une carène renversée, soutenue par deux rangées de poteaux.
Au centre de la grande salle commune, un foyer de pierres fournit chaleur et cuisson.

Puystory_03956

Le long des murs, une banquette recouverte de fourrures est utilisée pour s'asseoir et dormir.
En général, des cloisons séparent la grande salle de deux ou trois chambres plus intimes.
À l'intérieur, le confort reste rudimentaire.
Les meubles sont rares : un lit de bois, protégé à sa tête par deux animaux fabuleux, un coffre à grains, fait de pièces de chêne et soigneusement verrouillé.
Un second coffre, clouté et ouvragé, destiné aux habits et aux parures, un seau à cerclage métallique, une lampe à pied de fer fichée dans le sol de terre battue.
Pour les Vikings, qu'ils soient marins ou paysans, le foyer revêt une importance particulière.
C'est là, après les courses et le travail, qu'ils aiment se retrouver pendant les très longs hivers qui empêchent toute sortie.

Puy Noël 2017_00043

Alors on fabrique de nouvelles armes, on répare les outils, on prépare les expéditions.
On raconte les dernières campagnes pour instruire les futurs guerriers.
On décrit l'Au-delà, le "Walhalla", où les Walkyries accueillent les guerriers morts au combat.
Elles portent leurs armes et leur versent l'hydromel, breuvage d'éternité.
Ils connaissent un bonheur que l'on ne peut imaginer en ce bas monde.
On évoque ODIN, dieu de la Guerre et de l'Intelligence, divinité sanglante et son épouse FRIGO, déesse de l'Amour, toujours accompagnée de ses deux chats.

Puystory_07336

Mais surtout, on s'adresse à THOR, le dieu du tonnerre, si proche des hommes qu'il protège des géants, des "trolls", les petits démons de la forêt, du froid, du feu et des loups ...
La femme reste l'âme de la maison et la condition des femmes est très en avance par rapport au reste de l'Europe.
Elle est traitée avec respect par les hommes qui la considèrent comme une égale.
Elle assume des responsabilités importantes, surtout lorsqu'elle est épouse et mère.
Souvent, à la belle saison, au moment des travaux agricoles, bien des hommes sont absents, partis en expéditions.

PUY_4931_10027

Certains n'en reviennent jamais et le veuvage est un état fréquent.
Aussi les femmes cultivent-elles la terre ou dirigent-elles les esclaves qui le font.
Elles s'occupent, bien sûr, de l'alimentation, cueillette des baies, ramassage des coquillages, récolte du miel, fabrication de la bière.
En prévision des rudes et longs hivers, elles recueillent de la tourbe qui servira de combustible.
Elles coupent de larges mottes qu'elles empilent régulièrement jusqu'à former de vastes murs pour le séchage avant l'utilisation.
Les femmes s'occupent également des travaux liés au textile. Foulage, teinture, tissage et broderie où s'affirme un goût prononcé pour les couleurs vives et les motifs compliqués.
Elles utilisent la laine, le chanvre et le lin.
Mais les femmes ne sont pas cantonnées dans les travaux "domestiques".

Puystory_07836

Elles peuvent exercer des commandements politiques et posséder personnellement des terres, des forteresses ou des bateaux.
C'est par elles que se transmettent les traditions, que la famille se maintient et s'étend.
Par elles que le foyer est bien gardé.
La femme est le vrai pilier de la société Viking.
Ainsi les féroces "rois des mers" respectaient les femmes, avaient le sens de la famille et des traditions, savaient être de délicats orfèvres, rêvaient d'un paradis peuplé de douces jeunes filles.
Alors étaient-ils vraiment aussi barbares que le racontent les chroniqueurs ?
La question reste posée.

19 octobre 2018

Les fiefs Vendéens

37856233_10216874683888637_7337533819387379712_n

La présence de vignes en Vendée est reconnue depuis l'époque gallo-romaine.
Mais c'est à Armand Jean du Plessis, Duc de Richelieu que l'on doit la valorisation des vignes et du vin.
La culture de la vigne est donc introduite par les Romains mais ne connait un réel essor qu'à partir du Moyen-âge, sous l'impulsion des moines.
En effet, les fiefs où est cultivée la vigne appartiennent aux abbayes environnantes.
Les fiefs-vendéens sont produits dans le département de la Vendée, dans la région des Pays de la Loire.
Son nom est issu des "Anciens Fiefs du Cardinal", dénomination donnée à ces terroirs en 1963.
Même si leurs terroirs sont éloignés de la Loire, les fiefs-vendéens ont l'esprit, le friand, la légèreté et le fruité naturel des vins ligériens (relatif à la Loire).
Ses principaux cépages sont : le cabernet, le gamay, le chardonnay, le pinot noir, le grolleau gris ainsi que le sauvignon.
Les fiefs-vendéens ont accédé à l'Appellation d'Origine Contrôlée (AOC) depuis le 10 février 2011.
L'AOC, c'est la garantie de la qualité de ces vins, leur authenticité, leur terroir ainsi que le savoir-faire des viticulteurs puisqu'un produit bénéficiant de cette appellation est un produit authentique dont la typicité est issu de son origine géographique et qui ne peut pas être produit dans un autre terroir.

18 juillet 2018

Le Mystère de La Pérouse (Puy du Fou)

En 1785, embarquez sur l'un des navires de l'explorateur La Pérouse.

PUY_9307_06037

Quittez le port de Brest et prenez le large pour affronter les mers inconnues.

PUY_9216_05966

A bord du vaisseau la "Boussole", prenez part aux grandes découvertes, du Cap Horn, à l'Alaska, jusqu'à Vanikoro…PUY_9243_05993

et essuyez les plus redoutables tempêtes !

PUY_9285_06021

Vous allez vivre, de l'intérieur, l'odyssée d'une expédition sans retour :

PUY_9290_06025

le mystérieux voyage de La Pérouse !

15 juin 2018

Le Mystère de La Pérouse – création originale 2018

En 2018, le Puy du Fou vous invite à prendre le large pour affronter les mers inconnues, aux côtés de l’explorateur La Pérouse.
Vous allez vivre de l’intérieur l’odyssée d’une expédition sans retour :
le mystérieux voyage de La Pérouse !

"Le Mystère de la Pérouse" vous invite à bord de la Boussole, célèbre navire de l’explorateur Jean-François de La Pérouse, pour une expédition sans retour.
Découvrez en coulisses les étapes de la création de ce spectacle hors-norme, sorti de terre en seulement quelques mois …

35147430_10216531848997979_1906548081617272832_o

 

 Avec beaucoup d'émotion et de respect pour cette expédition, partons maintenant vers l'histoire de "Lapérouse" (Reportage Thalassa).

PUY_9215_05965

PUY_1666_06518

PUY_1694_06543

PUY_9236_05986

PUY_1617_06473

IMG_4180_07422mod1

Puystory
Archives