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20 mars 2019

Comprendre la Préhistoire

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A. Le manque de documentation.
La préhistoire est une longue période qui commence avec les premiers hommes (il y a peut-être 1.000.000 d'années !) et se termine avec l'apparition de l'écriture.
Il serait tout aussi juste de dire que la préhistoire finit pour un peuple quand celui-ci apprend à se servir du MÉTAL.
En effet, un peuple qui accède au métal entre rapidement ensuite dans l'histoire.
Les témoignages se limitent donc à des documents NON écrits (armes, outils, bijoux . . .) qui éclairent les principaux aspects de la vie matérielle sans, bien sûr, avoir la précision des textes.
La chronologie faisant largement défaut, cette immense période est obscure.
Aujourd'hui, cependant, la chronologie est en progrès grâce au procédé de datation basé sur la perte de radioactivité du carbone 14 que contient toute matière vivante.
En effet, après la mort de l'animal ou d'un élément végétal, le carbone 14 se désintègre régulièrement en carbone ordinaire, selon un rythme connu.
C'est ainsi qu'après 5 568 ans, l'activité du carbone 14 est réduite de moitié.
Après le double d'années, elle est réduite du quart, etc….

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B. La pierre, témoignage de base.
Les civilisations préhistoriques sont essentiellement basées sur le travail de la pierre.
D'abord maladroit, l'homme parvient petit à petit à maîtriser la pierre dont il fait ses armes, ses outils, etc.
C'est le silex qui constitue la matière idéale.
Alors qu'au début l'ouvrier obtenait, pour un kilo de silex, seulement 10 cm de tranchant, il obtiendra, après des millénaires, jusqu'à 20 m de tranchant !
Les outils fabriqués deviennent donc de plus en plus efficaces et satisfont des besoins essentiels, comme couper, percer...

1. L'époque de la pierre taillée ; le paléolithique.
Étendue ; des origines à 5.000 - 3.000 av. J.-C.
a. Au paléolithique inférieur.
L'homme vit sous un climat chaud, entouré d'une flore méditerranéenne et d'animaux aimant la chaleur et l'humidité (hippopotame).
Il habite sur les hautes terrasses des fleuves (huttes de branchages), se nourrit de cueillette de fruits et chasse des proies faciles, armé d'un épieu de bois ou d'un "coup de poing".
Ce genre de vie l'empêche d'avoir une habitation fixe.
Un certain nomadisme est inévitable.
b. Au paléolithique moyen. 
Le climat devient froid, humide.
L'ours et le mammouth font leur apparition.
L'homme dit de "Néanderthal" vit dans ce milieu hostile.
Ses grottes dominent les fleuves.
La conquête du feu permet la cuisson de la nourriture.
Essentiellement chasseur (gibier, poisson), le Néanderthalien améliore son outillage et inhume ses morts.
c. Au paléolithique supérieur.
Avec le recul des glaciers, apparaît ''l'Homo Sapiens'', homme intelligent qui améliore considérablement ses conditions d'existence en multipliant un outillage de plus en plus spécialisé, non seulement en pierre, mais aussi en os et en bois de renne.
Cet animal est exploité au maximum ; peau, bois, viande, nerfs, lait.
2. L'époque de la pierre polie : le néolithique

Étendue : de 5.000 à 1.800 av. J.-C; variable selon les régions ou les pays.
La vie est transformée par la grande révolution agricole.
Grâce à l'agriculture et à l'élevage, une vie plus ou moins sédentaire succède au nomadisme.
Favorisé par un climat adouci, l'homme se fixe dans des villages parfois placés sur pilotis enfoncés dans les eaux d'un lac, ce sont les cités lacustres.

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C. Les métaux.
À partir de 3.500 - 1.800 av. J.-C, selon les régions.
L'or et le cuivre purs sont les premiers métaux utilisés.
Viennent plus tard le bronze (alliage de neuf dixièmes de cuivre et d'un dixième d'étain) et le fer, d'abord très rare.
L'or est occasionnellement travaillé pour la confection des bijoux.
Le fer est extrait du minerai affleurant en de nombreux endroits.
Celui-ci est réduit dans un bas-fourneau.
Une sorte de poche constitue le creuset à la base d'une cheminée primitive dans laquelle l'ouvrier accumule des minerais et des branchages.
Le métal encore imprégné de scories sera épuré (plusieurs fois) par martelage à chaud, de façon à obtenir un métal assez pur pour être façonné.

28 janvier 2019

Sur les traces des Romains.

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De vieilles rumeurs disent que le conquérant romain ne s'installa pas en "Vendée", car trop près des côtes de l'océan, par où venaient les pillards normands ?
Mais, quand on se penche sur notre lointaine histoire, on rencontre leurs traces à chaque pas.
En l'an 50 avant notre ère, Jules César, le conquérant romain, se lança à l'assaut de la Gaule, on trouve ses traces le long de nos vieilles pistes néolithiques.
Mais la proximité du rivage de l'océan, par où venaient les pirates se lançant, eux aussi, à la conquête de nouvelles terres à piller, empêcha les Romains de se lancer dans de grandioses réalisations architecturales, comme dans le Midi.
Il faudra attendre le 2ᵉ siècle pour voir s'élever des stades "Stadium" tel que celui en construction actuellement au Grand Parc du Puy du Fou.
Mais ils construisirent des Plessis, des Châtelets, le long de ces vieilles pistes, nombreuses à traverser le Haut Bocage.
La vieille route de l'Étain passait déjà au Puy du Fou, venant de la côte atlantique pour aller vers Lyon, la capitale de la nouvelle conquête.
Cet étain, qui sous forme d'énormes lingots, était transporté à dos de mulets, et qui passait près du Puy du Fou.

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Deux pistes de l'Étain traversaient le Poitou.
Celle qui nous intéresse, passait, venant du grand centre Bourg-Bérard, près du Grand Parc, venant de la côte océane.
Elle allait de Rezé, Clisson, vers le Landreau des Herbiers.
Elle croisait en haut de la côte du Fossé la route venant de vers Saint-Mars et allant vers la Loire.
Le Puy du Fou qui n'existait pas en tant que tel, était déjà le carrefour, qu'il a toujours été depuis des siècles, un important centre commercial.
D'après la tradition, il s'y tenait des foires importantes.
On ne connaît pas le nom primitif de ce lieu de rassemblement devenu le Bourg-Bérard.
Mortagne était aussi un lieu de rassemblement fortifié par où passait une grande voie, connue sous le nom de Chemin de Nantes vers Poitiers.
Un autre chemin de Nantes passait à Beaurepaire, et en un lieu appelé Salle ou Celle.

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Là, s'élevait une villa gallo-romaine (découverte fortuitement en 1938, et très sommairement fouillée en 1983 par Madame HAUTEBOURG, de la circonscription historique des Pays de la Loire).
Une autre voie romaine partait de la côte océane, passait à la grande cité romaine de Durinum (Saint-Georges-de-Montaigu) à Bazoges-en-Paillers où traverse, depuis le pont, l'entier territoire de Beaurepaire, semé de Châtelets ou Châtelliers.
Puis les Herbiers, pour aller vers Rom dans les Deux-Sèvres, et Lyon, la capitale des Gaules.
Aux Herbiers furent faites, au siècle dernier, des découvertes importantes, notamment dans le grand lac du Landreau.
Une voie descendait par les Bois-Verts vers Chantonnay, où elle traversait le Lay à Ingrandes de la Réorthe, pour descendre vers l'Espagne.
Aux Herbiers furent trouvés des poteries et des amphores.
De là, les nombreuses fondations créées au 6ᵉ siècle par Saint Martin de Vertou (qui mourut à Durimum), furent consacrées à Saint Pierre ou à Notre-Dame.
Saint Pierre de Mouchamps, Saint Pierre de Paillers, Saint Pierre des Herbiers, Saint Pierre de Mortagne.
Une tribu de Maures venant d'Asie Mineure fut défaite à Poitiers, et se réfugia sur le site rocheux dominant la Sèvre à l'emplacement du château de Mortagne, et dans la vallée du Blanc, entre Saint-Laurent et la Verrie, au Blanc où eut lieu une terrible bataille.
Peu revinrent en Mauritanie, et ils se fondirent dans les populations poitevines.
D'autres campèrent au Chatellier de la Verrie, où furent découvertes des monnaies romaines et des poteries de cette époque.
Un autre lieu fortifié celtique fut le plateau supportant l'actuel château de TIffauges.

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En l'an 696, Jules César y établit un de ses lieutenants, Crassus, venant de Poitiers, où il avait rassemblé les Taïffales qu'il avait ramenés d'Asie Mineure.
Ce fut l'origine de la Taïfallie, et de la puissante châtellenie de Tiffauges où après la réorganisation de l'an mil fut érigée la baronnie de Tiffauges (qui domina tout le Haut Bocage jusqu'à la Révolution de 1789).
Sur la route décrite plus haut de Saint-Georges aux Herbiers, une voie secondaire partant de l'Echasserie en Beaurepaire monte vers la Loire, d'où son nom "Chaussée vers la Loire ", en passant près d'une "Fontaine Sacrée", Belle Fontaine, (où, une équipe d'archéologues chargée d'effectuer des fouilles sur ce qui est l'autoroute, découvrit des vestiges pré-gaulois).
Cette route passe en la Gaubretière au lieu-dit la Grillière (où ces mêmes archéologues découvrirent une importante station romaine), puis un peu plus loin sur le vieux pont à deux arches, dit "Pont Romain de Grume", enfin près du Châtelet de la Verrie pour aboutir à la Loire.
Tout au long de ces voies fut découverte au lieu-dit l'Auriaudière une mine de cuivre.
Là encore, on découvre des Plessis (ferme), entouré d'une palissade.
Une autre Echasserie dans le Haut Bocage, au Château de l'Echasserie qui fut occupé depuis un temps immémorial.
Et sur un rocher d'une ferme voisine, nous avons trouvé gravée une curieuse Marelle Templière.
À Pouzauges, César campa sur l'emplacement du vieux château.

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Un de ses lieutenants (peut-être est ce lui ?) réalisa les thermes gallo-romains de Champort près du château de la Cacaudière.
Mais les plus beaux vestiges mis à jour furent, sans conteste, à Durinum, Saint-Georges-de-Montaigu où au siècle dernier, les archéologues montacutains mirent à jour de nombreux objets d'art comme des poteries sigillées, des statuettes de bronze, des monnaies.
Il y en eut aussi à Mortagne, les Herbiers, Pouzauges.

Le haut bocage vendéen est une terre gallo-romaine.

12 juin 2019

La Vendée militaire.*

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On appelle "Vendée militaire" les territoires qui se soulevèrent en 1793 contre la Convention (Assemblée constituante) : en Anjou, les Mauges, autour de Cholet ; en Poitou, la Gâtine, le Bocage et le Marais vendéen, le pays de Retz, autour du lac de Grand-Lieu.
Ces régions de pénétration difficile, coupées de haies et de cours d'eau, forment un terrain favorable aux embuscades.
On distingue la Vendée militaire, contrôlée par l'armée catholique et royale, des pays de chouannerie (Maine, Normandie, Bretagne), où les royalistes opérèrent en ordre dispersé.
Si les premières années de la Révolution ne provoquent aucun rejet de la part de la paysannerie locale, l'opposition entre la Vendée et Paris se noue autour de la persécution des prêtres réfractaires à la Constitution civile du clergé.

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Cette répression donne lieu à des révoltes sporadiques.
L'exécution de Louis XVI, mais surtout la conscription forcée, sont à l'origine de l'insurrection qui éclate en mars 1793 à St-Florent-sur-Loire, puis qui s'étend rapidement à toutes les Mauges angevines et au Bas-Poitou.
Dirigés au début par des chefs issus du peuple, comme Cathelineau, colporteur au Pin-en-Mauges, ou Stofflet, garde-chasse à Maulévrier, les paysans font ensuite appel à leurs "Messieurs".
Dans les Mauges, les gars de Beaupréau vont chercher d'Elbée et ceux de St-Florent le marquis de Bonchamps.
Au cœur du bocage et du marais, Sapinaud et le chevalier de Charrette conduisent leurs fermiers, comme en Gâtine le jeune châtelain de la Durbelière, La Rochejaquelein, et celui de Clisson, Lescure.
Ces "Brigands" armés de faux, de fourches et de quelques fusils, puis d'armes de guerre prises aux Républicains, sont groupés en paroisses.
Tous portent le scapulaire, une étoffe ornée du Sacré-Cœur enflammé surmonté d'une croix, que l'on passe sur les épaules et qui couvre le dos et la poitrine.

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Le drapeau des Vendéens est blanc, semé de fleurs de lys, et porte souvent la devise "Vive Louis XVII".
La base de leur tactique est la surprise, les bons tireurs enveloppent la force adverse et, dissimulés dans les haies, déciment l'ennemi.
Puis tout le monde se jette à l'assaut au cri de :
"Rembarre ! Vive la Religion I Vive le Roi !".
En avril 1793, les Bleus (républicains) ont réagi et, malgré un grave échec à Chemillé, ont repoussé l'armée catholique et royale sur la Sèvre.
Puis celle-ci reprend l'avantage et s'empare de l'Anjou en juin.
Mais son premier chef Cathelineau est tué lors des assauts infructueux contre Nantes et d'Elbée prend alors le commandement.
La menace extérieure des armées coalisées étant en partie levée, la Convention s'inquiète de ce conflit intérieur qui lui semble le plus important.

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L'armée de Mayence, conduite par Kléber, Westermann et Marceau, est envoyée en Vendée militaire.
Vaincue d'abord à Torfou, cette armée remporte la sanglante bataille de Cholet que l'armée vendéenne essaie de reconquérir.
Lescure et Bonchamps sont mortellement atteints.
En se retirant sur St-Florent, Bonchamps, mourant, fait libérer des milliers de prisonniers.
Puis l'armée catholique et royale passe la Loire, dans l'espoir de rejoindre à Granville une flotte anglaise.
Elle échoue dans cette tentative, les déroutes du Mans et de Savenay finissent de désagréger ce qui en reste. 
Décrétée par la Convention, la répression commence alors.
Elle est véritablement effroyable durant l'hiver 1794, s'accompagnant d'exécutions massives et de la destruction de la Vendée.
Deux armées, commandées par le général Turreau, sont divisées en colonnes ayant chacune un itinéraire précis.

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La mission de ces Colonnes infernales est d'exterminer les combattants, les femmes, "sillons reproducteurs", et les enfants, "futurs brigands", et de détruire l'habitat et les cultures.
Cependant, au cours de cette année 1794, la Vendée résiste encore et mène une guerre d'usure contre l'occupant.
Dans les Mauges, Stofflet tient la campagne et défait les Bleus sur plusieurs sites.
Dans le Marais et le Bocage, Charette harcèle les républicains par de petits raids inopinés.
Cette guérilla, la mort de Robespierre, l'action pacificatrice de Hoche font qu'au début de 1795, la paix est signée avec Charette à La Jaunaye, avec Stofflet à St-Florent.

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Quelques mois plus tard toutefois, à l'instigation du comte d'Artois, Charrette et Stofflet reprennent la lutte.
Mais la Vendée est à bout de souffle et, le frère du roi ne secourant pas ses fidèles.
Hoche, habile et généreux, réussit à pacifier la région en obligeant d'Hervilly à se réfugier dans la presqu'île d'Oléron.
Il assure la victoire de la République en juillet 1795.
En 1796, Stofflet, pris à côté de Jallais, est fusillé à Angers.
Charette, capturé à la Chabotterie, subit le même sort à Nantes et meurt, le 29 mars au cri de :

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"Vive le Roi !"

5 juin 2017

Le chant des marais (Suite de l'article du 23 nov 2016)

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http://www.puystory.fr/archives/2016/11/23/32790764.html

Le plus connu des chants nés dans le système concentrationnaire nazi.
Il est devenu le chant international des déportés.
Adaptation en français d'un chant allemand, il a été traduit et adapté par les déportés dans différentes langues.
C’est alors qu’il connut des variantes dans les paroles et les adaptations musicales.
Le Chant des marais a été écrit en juillet–août 1933 par des prisonniers allemands antinazis au camp de Börgermoor en Basse Saxe.
Dés son arrivée au pouvoir Hitler met en place des camps de concentration pour interner les opposants politiques du nouveau régime.
Les militants communistes puis socialistes sont les premières cibles de la répression, puis tous ceux qui s’opposent pour des raisons politiques ou par convictions religieuses à l’idéologie nazie.
Il ne s’agit pas encore de camps d’extermination tels qu’ils se développeront pendant la Guerre.
C’est par exemple la création de Dachau ou encore du camp de Borgemoor où la chanson d’aujourd’hui trouvera naissance.
Le travail, éreintant, consistait à assécher les marais voisins pour augmenter la production de blé.
Les 1ers camps de concentration sont ouverts dès mars 1933, parfois dans des lieux improbables et plus ou moins provisoires.
Ils sont dirigés par les SA ou la naissante Gestapo.
Leur règlement intérieur est inspiré des prisons.
Ces camps fermeront entre fin 1933 et 1934, ou seront réaffectés à d’autres détenus (Droit Commun), avant de connaître des destins divers.

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La musique et les chants font partie du quotidien des détenus des camps, puisque les gardiens les obligent à chanter des chants nazis et des chansons traditionnelles allemandes lorsqu’ils partent au travail, et lors des appels et prennent ensuite ce prétexte pour frapper.
Dans d’autres camps, dans les grands camps, la musique sera instrumentalisée par les chefs des camps, qui créent des orchestres composés d’internés, orchestres qui jouent dans les plus tragiques circonstances.
En août 1933, suite à des violences répétées, quelques détenus de Börgermoor décident de composer leur propre chant.
Mis au repos à l’infirmerie, ayant récupéré une guitare, Johann Esser en compose les paroles.
Pendant longtemps les auteurs de ce chant nous furent inconnus, mais dans un bulletin d’avril 1977, l’Amicale de Mauthausen indique que ce chant est né au camp de Bögermoor en juillet-août 1933.
Parmi les premiers déportés du régime, Johann Esser, un mineur et auteur de poèmes dans un journal engagé, Wolgang Langhoff, un acteur et Rudi Goguel né à Strasbourg , un employé, composera la musique, sont les auteurs du "Chant des marais".
Tous les trois étaient membres du KPD, le parti communiste allemand.
En Allemagne, le chant passe de camp en camp et sera même repris par des détenus du camp d’extermination d’Auschwitz.
Exporté en Angleterre par des ex-détenus exilés du camp de Borgermoor.
Comment cette chanson est-elle connue ?
Après répétition dans les lavabos de la baraque 8, la chanson est chantée, le 27 août 1933, lors d’un moment récréatif accordé par la direction du camp aux détenus.
Ceux-ci l’intitulent le "Konzentrazani", par analogie, hommage et dérision avec un cirque alors très connu en Allemagne, le cirque Sarrasini.
La chanson est chantée par 16 hommes, dans leur tenue verte.
Il est repris en chœur par les internés… et par certains gardes, qui s’identifient à ces soldats des marais qui vivent loin de chez eux !

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A la fin, les 16 hommes plantent leur bêche dans la terre du camp.
Le chant sera interdit 2 jours plus tard par le commandant du camp, et le restera dans les camps nazis jusqu’à leur chute.
Mais la carrière de la chanson est lancée ….
Ce chant sera recopié clandestinement (détenir papier et crayons est interdit).
Les détenus transférés d’un camp à l’autres le popularisent, ainsi que ceux qui sont libérés.
Etre libéré d’un KL reste possible jusqu’à l’entrée en guerre, sous condition.
Une amnistie très partielle est ainsi accordée pour Noel 1935.
La chanson paraît le 8 mars 1935 dans AIZ , "Arbeiter Illustrierte Zeitung", le journal clandestin du parti communiste allemand.
Les paroles expriment plusieurs sentiments.
D’abord dans une grande tristesse, l’exil sur une terre inhospitalière et marécageuse.
Le deuxième couplet évoque l’isolement, l’enfermement, la mise à l’écart de la société allemande.
Le troisième couplet montre la dureté et la violence qui règnent dans les camps administrés par les SA (puis par les SS).
Pourtant le chant se termine par une note d’espoir sur la prochaine libération (couplet plus dernier refrain).

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Après sa libération, Johan Esser (né en 1896, décédé en 1971), l’ancien syndicaliste communiste, poète et écrivain, se retrouve dans une grande misère le réduisant même à publier des poèmes patriotiques dans des journaux proches du pouvoir.
Il retourne au syndicalisme dans l’Allemagne de l’ouest après la guerre.
Wolgang Langhoff (né en 1901, décédé en 1966) à Berlin est libéré en mars 1934 et s’exile en Suisse pour la durée du conflit.
Après la guerre il rejoindra Berlin est où il dirigera un théâtre.
Rudi Goguel (Né à Strasbourg, alors allemande, en 1908, décédé en 1976) est libéré en 1934 et replonge tout de suite dans la résistance.
Arrêté à nouveau il est torturé et condamné à 10 ans de prison.
En 1944, à peine libéré, il est à nouveau arrêté et interné en camp de concentration à Neuengamme.
En 1945 , il fait partie des 8 000 détenus évacués par les nazis sur des bateaux destinés à être coulés en Mer Baltique.
Il est l’un des rescapés de la tragédie du Cap Arcona, ce paquebot transformé en prison-mouroir par les SS en 1945.
Ces bateaux seront pris pour cible par l’aviation britannique dans la confusion de la fin de la guerre.
Goguel échappe de peu à la mort.
Communiste convaincu, il finira sa vie en Allemagne de l’est.

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En France, "Le chant des marais" est fréquemment associé au "Chant des Partisans" et à "La Marseillaise" lors des commémorations

15 février 2018

Le Prieuré de Grammont (Vendée).

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L'Ordre de Grandmont, ou Grammont du nom du lieu de la Maison-mère, en Limousin, fondé au XIème siècle (vers 1076) par saint Etienne de Muret (1050-1124), fils du comte de Thiers, possédait dès le XIIème siècle cinq prieurés en Bas-Poitou :
Grammont, en Saint-Christophe-la-Chartreuse, qui aurait été fondé vers 1150 par Thibaut Chabot III, seigneur de Rocheservière, dans un site très pittoresque, sur des coteaux boisés au pied desquels coule la Boulogne ;
La Meilleraye, ou le Petit-Orbestier (Le Château d'Olonne) ;
Barbetorte (Les Magnils-Reigniers) ;
Bonneray (de Bona radice) en Puy-de-Serre, et enfin
Grammont, en Chassay. Ce dernier aurait été fondé par Richard Cœur-de-Lion, vers la fin du XIIème siècle, en 1196.
Les vieilles chartes le désignent sous le nom de Chassay de Grandmont, du nom de l'ancienne paroisse de laquelle il dépendait (aujourd'hui commune de Saint-Prouant), ou de Petit-Grandmont, et enfin Grammont.
La mort d'Etienne, (1124) provoque l’exode de ses fidèles vers le plateau de Grandmont à quelques kilomètres de là.

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L’église construite sur ce lieu deviendra l’abbaye-mère et le plateau donnera son nom à l’Ordre, l’Ordre de Grandmont.
L’Ordre de Grandmont se distingue par ses règles, réputées comme les plus austères du Moyen Age.
Ils marchent pieds nus, ne vivent que de dons, ne mangent pas de viande et ne se chauffent pas.
Situé en plein bocage, loin de toute grand'route, Grammont est inconnu de la plupart des touristes et des archéologues.
Sa minime importance, puisqu'il ne semble pas avoir abrité jamais plus de dix ou douze moines, lui permit d'échapper aux diverses tourmentes qui ont marqué notre histoire.

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De la sorte, ayant conservé l'intégralité de son plan primitif, il représente "un type rare et parfait de ces petits monastères ruraux, nombreux en Poitou" aux XIIème et XIIIème siècles.
Le plan de l'établissement est sensiblement rectangulaire, si l'on excepte la saillie que fait à l'extérieur l'abside (partie saillante en demi-cercle d'un bâtiment) à pans coupés de la priorale.
Celle-ci occupe la partie méridionale du quadrilatère et a dû être édifiée dès les premiers temps de la fondation.

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L'église, premier élément construit au XIIe siècle, se distingue par ses proportions: longue de presque 28 mètres, large de 6.70 mètres et haute de 11 mètres!
Elle se compose d’une nef unique et d’une abside voutée en cul de four surmontant trois ouvertures profondes et égales, le triplet.

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La nef, recouverte primitivement d'un berceau brisé est une charpente apparente datée de 1637.
Mais l'abside possède encore ses voûtes d'origine, "sept voûtains séparés par de fines nervures moulurées d'un tore et modelés sur des formerets en arc brisé convergeant vers la clef de l'arc d'entrée.

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Ils prennent appui sur des culs-de-lampe en forme de pyramide renversée, sans décor".
Du côté oriental, se trouve la salle capitulaire, petite salle carrée, voûtée d'ogives à huit nervures cylindriques, qui viennent converger sur une colonne centrale à fût octogonal avec gros chapiteau à tailloir épais et retombant dans les angles sur de simples colonnettes engagées.
Face à la chapelle s'étend une autre salle, la plus curieuse du monastère et qui devait être le réfectoire des moines.

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Cette pièce, reconstruite vraisemblablement au XIVème siècle sur ses bases premières, forme deux nefs de trois travées chacune avec deux piliers centraux.
Ces piliers, de même que les colonnes engagées reçoivent le long des murs latéraux la retombée des voûtes, formées uniquement par le faisceau des nervures toriques qui, des voûtes, descendent jusqu'au sol sans chapiteau ni autre solution de continuité.

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L'effet est fort gracieux et est unique en Vendée.
Le prieuré de Chassay, présente un grand caractère d'austérité conforme à la règle "grandmontaine" et constitue l'ensemble le plus complet de l'ordre de Grandmont qui se puisse trouver dans les pays d'Ouest.

1 juin 2017

1. Le premier Puy du Fou.

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Tous les auteurs ayant écrit sur le Puy du Fou font dériver ce nom du latin "Puy" élévation, podium, hauteur surplombant toute la région.
Pour la première partie de ce nom, c'est vraisemblable, mais la seconde, "Le Fou" en vieux français désignait un "hêtre", peut-être le seul de toute cette région où il n'en existe pas aujourd'hui.
Un hêtre, qui par sa rareté, ses proportions, était considéré comme un arbre sacré.

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En 1632, lorsque Gabriel du Puy du Fou dressa la généalogie de sa maison, il consulta les sommités de l'époque et le savant bénédictin Besly, lui écrivant le 25 juillet 1632, s'arrêtait à cette origine latine.
Depuis, tout le monde a emboité le pas derrière Besly.
Cette petite colline dominait le vieux "Bourg Bérart", blotti à ses pieds.
N'oublions pas que nos lointains ancêtres étaient de fervents adorateurs du "Dieu Soleil".
Ce Soleil que les habitants du Bourg Bérart voyaient chaque matin se lever sur cette colline où plus tard s'élèvera le premier Puy du Fou.

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Le Soleil que nos ancêtres appelaient "Bel" ou "Belen", et auxquels de nombreux lieux-dits sont consacrés.
N'avons-nous pas jouxtant le Puy du Fou, le lieu-dit de "Belair", lieu consacré au Dieu "Bel", le Grand Dieu Solaire.
Les Irlandais lui consacraient la Fête du 1er mai, ou "Beltaine" (Feu de Bel), et la plupart des hauts lieux lui étaient réservés.
Dans la nuit du Noël chrétien, qui correspondait à la nuit du solstice d'hiver, les Gaulois allumaient des feux sur les lieux élevés en l'honneur du Dieu Soleil.
Peut-être eut-il sur la colline du Vieux Puy du Fou, des feux autour desquels des danses rituelles se déroulaient toute la nuit.
La nuit du 1er au 2 novembre, Fête du Feu était aussi la Fête des Défunts.
Les feux de la Saint-Jean, sont les feux de l'ancienne Fête Gauloise du Soleil.
Ce culte "Solaire" a laissé des traces profondes dans les noms de lieux de notre région.
Les innombrables toponymes qu'on peut trouver dans notre Haut-Bocage, sont bien en rapport avec le Soleil. Cette région du Puy du Fou, des Herbiers, est-ce "Le Pays du Soleil" ?

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Alors le Puy du Fou ….."Colline du Soleil", "Colline du Feu".
Doit-on prendre en considération cette hypothèse, si l'on veut sortir des sentiers battus ?
Mais revenons à notre Puy du Fou primitif.
Les invasions barbares, vers la fin du 3ᵉ siècle de notre ère, obligèrent les habitants des Bourgs à construire sur les escarpements des ouvrages défensifs.
Ce fut certainement le cas pour les habitants du Bourg Bérart, et notre premier "Puy du Fou" fut certainement le suprême refuge de ses habitants en cas de siège.

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Peut-être d'abord un souterrain-refuge, qui fut le premier système défensif de nos lointains ancêtres.
Puis autour, on creusa des fossés, on dressa des palissades faites de pieux entrelacés de branchages et enfin, on éleva une tour de bois.
Le premier donjon, le premier château du Puy du Fou.
De ces fortifications qui ont pu être dressées pendant la période mérovingienne ou carolingienne, il ne subsiste rien.
Alors, à partir du Xᵉ et du XIᵉ siècle, dans tout l'ouest de la France se dressa des fortifications de pierres, donjons carrés ou rectangulaires, dont quelquefois les murs sont renforcés par des contreforts plats.

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Voyez le donjon rectangulaire des Herbiers.
Au XIe siècle, c'est l'époque des donjons romans, une tour carrée, aux angles ces massifs cylindriques et au centre des contreforts intermédiaires, souvent eux-mêmes en demi-cylindre.
À partir du XIIIe siècle, les châteaux se multiplient.
Autour d'un donjon, souvent intérieur, se développent une ou plusieurs enceintes, dont les courtines sont flanquées de tours rondes.
Souvent le donjon est l'une de ces tours.
Et ce fut certainement pareil pour le Puy du Fou, dont les ruines se dressent encore sur la " Colline du Soleil". En 1810, M. Poëy d'Avant (1792-1864), visitait ces ruines et il y voyait quelques vestiges de tours.
P. Lelièvre y découvrait la base de quelques tours "dénotant l'architecture militaire du Xᵉ ou du XIᵉ siècle.

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10 septembre 2018

Les choux

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Dans les brunes matinales et froides de novembre, avec mes compagnons de travail, il fallait "aller dans les choux".
Je m'en souviens….
Nous allions par les chemins creux impraticables, emportant sur notre dos les "rotes" (liens faits de branches) qui devaient servir à fagoter.
Avant de nous enfoncer dans les rangées de choux pour cueillir les feuilles, nous avions pris soin d'entourer nos jambes de pailles pour les garder sèches et chaudes.

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Un lourd et épais tablier, un sac de balle soutenu par des ficelles nous protégeaient aussi de l'humidité.
Et puis avant "le repas de l'après-midi", l'un d'entre nous retournait à la ferme chercher la charrette pour rentrer les fagots laissés au bout des sillons.
Accompagnés d'un morceau de lard, les choux consistent en un mets encore très apprécié.
Pour devenir centenaire, il fallait, paraît-il, manger des choux !

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On raconte qu'une grande famine avait sévi vers 1680, au temps de Louis XIV (1638-1715), à cause des pluies abondantes.
Le seigle avait germé, les moissons étaient perdues.
À Paris, 150.000 personnes mourraient de faim.
L'ouest de la France avait moins souffert.
En effet, notre région avait été épargnée grâce aux "choux verts" et aux navets.
Jacques Maupillier (garde)

24 février 2023

Avec les enfants.

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Lorsque la journée s'achevait, que toute la famille se retrouvait et que la soupe répandait une bonne odeur de choux.
Chaque soir, mes petits frères et mes petites sœurs m'attendaient pour bavarder dans la maison, au bout de la grande table.

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Il y avait Armand, Louise, Auguste et Gabrielle.
J'aimais les enfants.
Je bavardais avec eux.
J'appréhendais parfois leur regard angoissé, car déjà, ils supportaient mal les tourments de la vie.

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Ils désiraient notre compagnie, c'est pourquoi ils nous suivaient toujours dans les champs.
Au temps de la fenaison, ils profitaient des premières chaleurs et venaient avec nous dans les prés.

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A la fin de la journée de moisson, les enfants nous apportaient la collation et la soupe au vin pour nous rafraîchir.
Ils savaient nous émouvoir, ces enfants, que vous avez fait vivre dans "la Cinéscénie".

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Avec de simples gestes naturels, ils ont accompagné les adultes dans le temps de la seigneurie, dans le temps "des travaux et des cantiques" comme dans le temps de la révolte.

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Ils étaient touchants, parce qu'ils étaient vrais.
Eux aussi se souviendront longtemps du Puy du Fou.

Jacques Maupillier (Garde)

8 mai 2022

La grosse caisse *

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C'est au XVIIIe siècle, grâce à la vogue de la prétendue "musique turque", que la grosse caisse a pénétré dans l'orchestre dramatique.
C’est le plus gros des instruments à percussion du genre tambour à deux membranes et à son indéterminé.
Il est aussi appelé tonnant.

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On frappe la grosse caisse avec une ou deux mailloches (à 1 ou 2 têtes) garnies d'un tampon de liège ou de feutre.
Formée de deux peaux, soit de la peau de veau, soit, plus souvent, du plastique, elle produit le son le plus grave et se trouve tout au fond de l'orchestre.
On est accoutumé à l'entendre marquer les temps forts d'une musique bruyante et accentuée.

18 novembre 2013

Le hourd *

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Dans l'architecture militaire du Moyen Âge, le hourd est un échafaudage (construction temporaire) en bois solide, une charpente en encorbellement (balcon) au sommet d'une tour, d'une muraille ou des portes, destiné à recevoir des défenseurs, surplombant l’ennemi par une avancée.
Ces superstructures en bois étaient ajoutées en temps de guerre, améliorant la défense du château en permettant aux soldats, par des trous aménagés dans le plancher, de lancer des projectiles et d'atteindre un ennemi situé au pied de la muraille, tout en étant protégés.

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Pour empêcher l’ennemi de mettre le feu à cette structure défensive à l’aide de flèches embrasées, les soldats recouvraient les toits des hourds avec des peaux de bêtes humides.

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À la fin du Moyen Âge, les hourds, qui sont des constructions provisoires, vulnérables au feu, sont remplacés par leur équivalent en pierre, les mâchicoulis, encorbellement (balcon) couronnant systématiquement le sommet des murailles et des tours.
La protection est ainsi permanente, invulnérable au feu, résiste mieux aux projectiles envoyés par les diverses catapultes, protège mieux les défenseurs, et ne risque pas de se décrocher du mur.
Se dit aussi pour une Estrade sur laquelle s'installaient les spectateurs qui assistaient à un tournoi.

23 octobre 2013

Loger au Puy du Fou

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La Cité Nocturne du Puy du Fou regroupe quatre hébergements thématiques d’une capacité de 1 524 lits.
Au gré de leur envie et de leur inspiration, les visiteurs peuvent ainsi choisir leur ambiance.
Situé à 2 h 30 de Paris et Bordeaux et à 1h de Nantes ou d’Angers en voiture, le Puy du Fou, directement accessible par l'autoroute A87, est une destination idéale pour venir se ressourcer en famille.

En 2014, découvrez le nouvel hôtel et les splendeurs de la Renaissance.

Vivez un séjour royal, en famille, dans l'une des flamboyantes logeries de François Ier et d'Henry VIII d'Angleterre.

17 juin 2013

La croix hosannière.*

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Dans la Cité médiévale, à proximité de la maladrerie, on découvre une croix hosannière.
Le mot "hosannière" viendrait de "hosanne", buis sacré qui était déposé sur les croix (rituel aujourd'hui oublié).
Il pourrait venir aussi de l’exclamation "hosanna" (hymne qui se chante le dimanche des rameaux (Dominica Hosanna)).
"Hosanna filio David ; benedictus qui venit in nomine Domini. Rex Israel ; Hosanna in excelsis"
A l’origine, elle se trouvait au milieu d’un cimetière veillant sur leur troupeau de tombes qui entourait traditionnellement l’église.
Elle est constituée d’un soubassement en pierre sur lequel est une colonne surmontée d’une croix (ne dépassant pas la largeur de la colonne).
Elle comporte un servant de messe tenant un pupitre afin de supporter le livre des chants (Hosanna), une Vierge de Piété et le reste d’une croix de Malte ou croix de saint Jean (symbole des Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem).
Construites entre le Xe et le XVe siècle, les croix hosannières (propre à la Vendée et au Poitou-Charentes) sont des monuments funéraires qui surmontaient souvent une fosse commune ou un ossuaire.
Eléments remarquables du patrimoine local, ces croix méritent un regard attentif et vénérable.

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9 septembre 2013

L’architecture romane et la chapelle.*

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L’architecture romane est caractérisée essentiellement par des constructions massives, de petite hauteur, avec la présence de voûtes en pierre, ouvertures étroites et arrondies (partie supérieure en demi-cercle).

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Les clochers sont souvent carrés ou polygonaux et peu pointus.

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On y trouve de nombreuses sculptures (sur les chapitaux, tympans....).
Le tympan est la surface verticale d'un fronton remplissant le carré délimité par les corniches.
C’est aussi la partie verticale d'un portail, comprise entre le linteau et un arc ou une voûte d'ogive.

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Il est surmonté par des archivoltes (Ensemble des ornements, sculptures soulignant les contours supérieurs et inférieurs des voussoirs (pierre de taille en forme de coin ou de pyramide tronquée formant l’arc, ou le cintre d'une voûte)).
La partie la plus ancienne de la Cité Médiévale est la crypte de la chapelle, dont les éléments datent du VIème ou VIIIème siècle.

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Construite sur une source, elle est supposée être un lieu de culte païen qui aurait ensuite été christianisé.
Dans cette chapelle, on trouve différents éléments caractéristiques de l’époque médiévale.

La façade datant du début du XIIème siècle.

Les peintures de la nef (datant de 1147) relatent les prêches pour la croisade de Saint Bernard.
Ces peintures ont été réalisées par les templiers des "Halâtes" à Apremont.

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Le chœur reconstruit au XIIIème siècle, voûte angevine ou dite "Plantagenêt".
Les vitraux du XIIIème siècle, reprenant la scène de la passion.
Les peintures du Chœur au XIVème siècle, représentant les quatre évangélistes sous leur forme symbolique (l’ange, l’aigle, le bœuf et le lion).
Le meuble d’Obazine (en référence Saint Étienne d’Obazine né vers l'an 1085 fondateur et premier abbé de l’abbaye d’Obazine) situé dans la sacristie, compte parmi les plus anciens meubles français.

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1 septembre 2013

la Maladerie.*

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Une léproserie (ladrerie, maladrerie ou maladière) est un lieu d'isolement et de prise en charge des malades de la lèpre.
C’était aussi un lieu le contrôle sanitaire des arrivants d'un pays susceptibles d'être atteints de quelque maladie.

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Les premières maisons de refuges (hôpital) semblent venir d’orient (monde Musulman) et ne sont pas (pour la plupart) rattachées à une religion ou à un ordre religieux.
A la fin du XIème siècle on assiste en Occident à une multiplication des institutions charitables en particulier des institutions des léproseries.

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Ce mouvement de création est lié, non pas comme on l’a cru longtemps à une extension de la lèpre due aux croisades, mais au développement économique, à la croissance urbaine et surtout à une évolution des mentalités religieuses qui voient dans le pauvre et le malade une image du Christ souffrant.

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On les trouvait au bord des routes et leurs chapelles étaient souvent dédiées à Saint Lazare ou à Marie-Madeleine.

14 août 2013

Bal des Oiseaux Fantômes.*

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Au temps des châteaux forts, les aigles, faucons, vautours et milans dansent dans le ciel, rasent le public et plongent sur les bras des maîtres fauconniers qui orchestrent ce ballet envoûtant.

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Le Grand Parc abrite l’un des fleurons mondiaux des centres spécialisés en rapaces : l’Académie de Fauconnerie du Puy du Fou.
Cette académie élève 500 oiseaux de 80 espèces différentes et donne environ 80 naissances par an.

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À ce titre, l’Académie de Fauconnerie participe à de nombreux programmes européens d’élevage et de conservation de la nature qui aboutissent régulièrement à la réintroduction d’oiseaux dans leur milieu naturel.

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 L’Académie de Fauconnerie contribue ainsi activement à la préservation d’espèces menacées ou en voie de disparition et est la seule structure de formation de soigneurs de rapaces en France.
Cette formation nécessite cinq à sept ans d’études et de pratique.

3 juillet 2022

La harpe *

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La harpe est un instrument à cordes pincées.

Un peu comme le piano, chaque corde donne une note.
La harpe fait partie des instruments les plus vieux et sa forme remonte à l'époque égyptienne vers 2000 - 3500 av JC.
De petites dimensions, on parle pour cette époque d'un arc musical amélioré où sont tendues quelques cordes (+/- 20) de longueurs différentes : la harpe arquée.
La harpe angulaire est très similaire.
Vers le IXᵉ, elle arrive en occident par les pays Scandinaves et Anglo-Saxons où elle semble avoir été pratiquée dès le début de notre ère.
À la fin du Moyen Âge, début de la renaissance, elle prendra sa forme moderne composée de deux pièces distinctes formant un angle (une sorte de 'L').

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La colonne et la caisse de résonance.
Les cordes étant maintenues par la console.
Instrument très prisé au Moyen Âge, mais étant un instrument diatonique, (ne sait pas jouer toutes les notes de chaque ton), on lui préfère les premiers instruments à clavier.
Les luths qui apparaissent à cette époque.
C'est en 1697 que le luthier allemand Hochbrücker invente un mécanisme qui permet de changer la note de chaque corde au moyen de pédales.

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Cette évolution lui redonne du succès.
Nous devons à Sébastien Erard la harpe moderne.
En 1800, il inventa un astucieux système permettant pour chaque note de la monter d'un ou deux demi-tons.
Ce mécanisme est encore utilisé aujourd'hui.
La harpe est présente dans diverses civilisations à travers le monde et sous de diverses formes.

7 juillet 2013

Le Chemin de la Mémoire

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D’un chemin d’accès extérieur avec des panneaux successifs situant les événements et incitant au recueillement.
La scène est “resituée” dans le cadre d’une journée entre 6 heures du soir et minuit.
D’une partie intérieure, tunnel plongé dans l’obscurité avec reconstitution de scènes caractéristiques.
Ces représentations, grandeur réelle, illustrent la chronologie du texte lu avant l’entrée dans le Chemin de la Mémoire.
Le visiteur peut ainsi se mettre en situation avant même d’être replongé dans l’ambiance d’une nuit de mars 1793.

26 mai 2013

La Cinéscénie, le plus grand spectacle de nuit au monde

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La Cinéscénie est une superproduction, une gigantesque fresque vivante.
Le spectacle présente le destin de la famille Maupillier.
Son récit nous plonge dans un face-à-face entre Jacques Maupillier et un vieux marchand ambulant symbole de la mémoire du peuple vendéen.
Le voyageur raconte au jeune homme l’histoire de ses ancêtres, du moyen âge à la seconde guerre mondiale.
Pendant près de deux heures, 700 ans se déploient sous nos yeux pour relater cette légende familiale, jusqu’au grand final où des flammes géantes jaillissent de l’étang au milieu d’un ballet de jets d’eau.
En 35 ans d’existence, le puy du Fou a intégré de nouvelles technologies apportant au spectacle rythme et modernité.

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L’action se déroule sur une scène de 25 hectares, la plus vaste du monde.
Chaque représentation réunit 1 200 comédiens, 120 cavaliers, 80 techniciens et 400 personnes pour l’accueil et la sécurité du public.
Elle nécessite 8 000 costumes, 800 pièces d’artifice par soir, 2 500 projecteurs, 150 jets d’eau nouvelle génération (de 30 mètres de haut) et autres aqua-flammes et scènes flottantes.
Le système de diffusion du son en 12.1 est spécialement conçu pour immerger le spectateur dans l’action.
La musique originale du spectacle est signée Nick Glennie-smith.
Pour les voix, le Puy du Fou a fait appel à quelques-uns des plus grands comédiens français dont Philippe Noiret, Alain Delon, Jean piat, Michel Duchaussoy, Robert Hossein ou Dominique Leverd.

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La Cinéscénie est présentée par plus de 3 200 bénévoles (ils étaient 600 lors de la première en 1978) appelés les "Puyfolais".
Ce ne sont ni des comédiens ni des techniciens professionnels mais des femmes et des hommes, des familles entières, animés par la passion d’émouvoir un public toujours plus nombreux.

7 août 2013

L'Odyssée du Puy du Fou

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L’Odyssée du Puy du Fou propose une expérience inédite à travers les siècles où le visiteur parcourt l’histoire.
(Rome Antique, le Moyen Âge, la Renaissance et la période des Guerres de Vendée..)
Une tour circulaire transporte 200 visiteurs d’une époque à l’autre : les murs se déforment, les tableaux s’animent, les armures se mettent en mouvement, des portes secrètes se dérobent…
Le spectacle s’achève en beauté avec des sculptures d’eau suspendues à 360°.

10 juillet 2013

Le Secret de la Lance *

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Au 15ème siècle, l’arrivée de Jeanne la Lorraine venue réunir les chevaliers pour combattre les anglais, trouble la rencontre de la bergère Marguerite et du chevalier Fulgent.
Les actions vont alors se succéder, soutenues par des effets saisissants comme, notamment, le rempart qui disparaît dans le sol, le tout sur la musique envoûtante de Carlos Núñez

19 juin 2013

Les Orgues de Feu

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Dans un univers fantasmagorique, la nuit entraîne les spectateurs dans l’histoire d’un amour absolu entre deux êtres fantastiques, un pianiste au regard de cristal et une muse violoniste.
Pendant 30 minutes, ce spectacle romantique, porté par Mozart ou Delerue, Bach ou Bizet, est un hymne à la poésie de la nuit.
Ballerines et farfadets, nymphes et musiciens glissent autour d’un piano "aqueux" lustral, d’une harpe d’or, et d’un orgue gigantesque crachant l’eau et le feu.

29 mai 2013

Mousquetaires de Richellieu *

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Pendant 40 minutes, le spectacle "Mousquetaire de Richelieu" mêle combats à l’épée, ballets flamencos et prouesses équestres dans une mise en scène intense agrémentée d’effets spéciaux comme la scène qui se remplit d’eau en quelques minutes.
L’action fait appel à 10 danseuses, 30 cascadeurs et 20 chevaux.
L’histoire se tient au 17ème siècle autour d’un amour contrarié entre la belle Séraphina et l’orphelin Bouton d’Or.

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Elle prend place dans le Grand Carrousel, théâtre géant du XVIIème siècle équipé du plus grand rideau de scène au monde (80 mètres de long pour 13 mètres de haut), découvrant une scène de plus de 2.000m².

30 janvier 2022

Les pompiers

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L'histoire de la lutte organisée contre les incendies commence au temps de l'Égypte ancienne, où des pompes manuelles ont peut-être été employées pour éteindre des incendies.
Rome a subi de nombreux incendies d'une ampleur importante, notamment le plus connu qui commença aux abords du Circus maximus le 19 juillet 64 et détruisit plus des deux tiers de la ville de Rome.
L'ère industrielle contribua au développement de nouvelles techniques.

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Les premiers tuyaux d'incendie furent mis au point par l'inventeur néerlandais Jan Van der Heiden en 1672.
Ils étaient fabriqués en cuir souple et assemblés tous les 15 mètres à l'aide de raccords en laiton.
La longueur et les raccords ont donné naissance aux normes actuelles.

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Le terme "sapeur" vient du fait que le premier corps créé par Napoléon Iᵉʳ est un corps militaire du génie.
En France et dans d'autres pays francophones (comme la Suisse), le mot sapeur-pompier est souvent utilisé pour englober tous les acteurs de la sécurité au service de la population.

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22 juillet 2022

Les vomitoires *

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Les vomitoires, du latin vomitorium, étaient des passages souterrains voutés le plus souvent prévus dans les théâtres romains afin de faciliter la sortie des spectateurs.

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Les vomitoires sont situés sous les gradins, dont l'ensemble forme la cavea, et sont généralement couverts d'une voute.
Ce dispositif permettait d'éviter de mettre en contact les différentes classes sociales.

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Xanten Römer Museum

31 juillet 2022

Verdun et les Vendéens

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Le 11 juin 1916, 57 hommes du 137e régiment d'infanterie (en majorité Vendéens) qui se préparaient à un assaut sont enterrés vivants par l'explosion d'un obus.
Entre les 10 et 12 juin 1916, a eu lieu à cet endroit un effroyable bombardement (notamment de canons lourds de 280 mm et obusiers de 305 mm).

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Les fusils émergeant du sol marquaient l'endroit où certains soldats avaient été enterrés vivants dans leur tranchée, et on baptisa le lieu "la tranchée des fusils".

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On la renomma par la suite " tranchée des Baïonnettes ", un nom plus tristement évocateur.

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Non loin de ce lieu de mémoire se trouve l'ossuaire de Douaumont.

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