Puystory
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16 janvier 2015

Saint Jacques de Compostelle

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Dans la petite église du Puy du fou, un détail m'interpelle.
La représentation de St. Jacques de Compostelle.

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Ça me rappelle que le chemin des pèlerins venant du Nord passait non loin du Puy Du Fou.
(Une carte des pénitents est ci-dessous).

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Saviez-vous que pour votre procession soit validée par l'église,
vous devez faire les derniers 100 Km à pieds (Bon à savoir).

Mais que représente le pèlerinage de St. Jacques de Compostelle.

Le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle est un pèlerinage chrétien, dont le but est la crypte de la cathédrale de la ville de Saint-Jacques-de-Compostelle en Galice (Espagne) dans laquelle se trouve une urne contenant les restes supposés de l'apôtre Jacques le Majeur.
En effet, depuis le IXe siècle, l'Église locale prétend posséder le corps (les reliques) de Saint Jacques, apôtre du Christ, à la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle.

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Au Moyen Âge, le pèlerinage de Compostelle comptait parmi les trois grands pèlerinages de la Chrétienté, avec :

1) Le Pèlerinage de Rome, (dont un exemple est celui effectué à partir de Canterbury par la via Francigena).
2) Recueillement sur les tombeaux de Saint Pierre et Saint Paul.
3) Le Pèlerinage de Jérusalem, avec le recueillement sur le Saint-Sépulcre.

Afin de préparer votre pélérinage, je vous conseil de lire les conseils de "Ami Gilbert" sur le site http://www.stjacquespassion.com/

8 septembre 2008

la bicyclette *

La forme de la bicyclette n'a pas beaucoup changé depuis l'apparition du cadre.

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1874: Starley dépose un brevet pour la roue à rayons tangentiels.

Les rayons radiaux, utilisés jusque là, ne pouvaient supporter la tension à laquelle ils étaient soumis.

1877: Starley fabrique les premiers cadres en tubes d'acier.
Le vélo s'allégea et devint plus durable.

1879: application de la transmission par chaîne et roues dentées entre un pédalier indépendant et la roue arrière.
La transmission par chaîne aurait été inventée au 18e siècle par le mécanicien Jacques de Vaucanson.

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13 octobre 2014

Le Rôle de l'église au moyen-âge.

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Au Moyen Âge, la plupart des habitants de la France sont des chrétiens.
Ils croient qu’il y a une autre vie après la mort et qu’ils seront jugés.
Les bons iront au paradis, les mauvais seront condamnés à l’enfer.
L’église est riche : elle possède de vastes domaines et le peuple lui verse un impôt, "la dîme" et reçoit également des dons des fidèles.

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L’église a un grand rôle dans la société : elle enseigne, soigne le peuple, accueille les pauvres et les voyageurs.
Un hospice destiné à l’accueil des patients et des pèlerins jouxte la chapelle.

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Au Moyen-Âge, soigner les malades était en effet un acte de charité qui incombait à l’église.

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La porte, surmontée d’une tête de mort, rappelle aux hommes leur fin prochaine et aux malades l’incertitude de leur sort.

29 novembre 2011

les quatre évangélistes.*

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L’histoire est aussi au rendez-vous dans la chapelle de la Cité médiévale.
La présence des quatre évangélistes dans les édifices religieux chrétiens (sous la forme de sculptures, fresques, mosaïques) est très fréquente.
On peut les trouver figurés sous leur forme humaine, tenant ou écrivant leur évangile, mais le plus souvent ils prennent une apparence symbolique.

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  1. Matthieu (mort en 61 Ap.J.C), dit le publicain prend celle d'un homme qui, avec ses ailes, s'apparente à un ange, car son évangile commence par la généalogie de Jésus.
  2. Jean (mort en 101 Ap. J.C. à l'âge de 98 ans) dit l'apôtre ou l'évangéliste prend l'apparence d'un aigle qui vole haut, car son évangile commence par des considérations théologiques.
    Le prologue de son Évangile commence par le mystère céleste qui lui aurait été révélé par voix descendue du ciel.
  3. Marc (mort en 67 Ap. J.C.) est le disciple de Pierre et prend l'apparence d'un lion ailé.
    Le Lion, animal du désert, car son évangile commence par la prédication de Jean-Baptiste dans le désert et que le lion est l'animal du désert.
  4. Luc (mort en 67 Ap. J.C. à l'âge de 84 ans) dit le médecin bien-aimé prend celle d'un taureau ailé.
    Le Taureau, animal des sacrifices, car son évangile commence dans le Temple par l'évocation d'un prêtre sacrificateur desservant le temple de Zacharie, le père de Jean-Baptiste.

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16 janvier 2022

La vielle à roue *

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La vielle à roue apparaît au Moyen Âge, dès le IXe siècle.
L'histoire de la vielle à roue est fascinante.
Depuis près de mille ans, la vielle à roue, instrument hybride à plusieurs égards, a marqué les esprits des Européens.
En effet, c'est un violon dont l'archet est remplacé par une roue et dont les cordes appelées chanterelles sont pincées via un clavier.
Leur longueur de vibration est changée par l'action des touches appelées sautereaux.
Le sautereau est un élément du clavier de la vielle à roue qui comprend des tiges coulissantes pour chaque note.
Les sautereaux sont fixés sur chaque tige par groupe de deux (deux cordes en chanterelles) et permettent, comme le doigt du violoniste, de déterminer la partie de corde vibrante.
Après appui sur la tige du clavier, celle-ci est rejetée par la vibration des cordes, faisant ainsi reculer la paire de sautereaux.
Au XIXe siècle, elle tombe en désuétude et est peu à peu jetée aux oubliettes.
Elle ressurgit un peu partout en Europe grâce au revival folk des années 60 et 70.

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...., instrument béni des Dieux ?
Pas toujours !
En effet, si les premières représentations sculpturales et picturales nous démontrent un instrument au service des Mondes "subtils", très vite, la vielle à roue se trouve reléguée aux mains des mendiants et autres faiseurs de chansons. 
(pas toujours très cotés à l’époque) !
Pourtant, c’est un peu vite oublier, que nous sommes là en présence du plus vieil instrument mécanique du monde, créé il y a près de mille ans !

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La vielle à roue, comme son nom l’indique, possède une roue qui frotte les cordes mises à son contact ;
le frottement produisant un son.
Deux cordes cependant traverseront le plumier d’un clavier.
À l’intérieur de ce clavier, des petits sautereaux viendront pincer les cordes à un endroit précis, déterminant alors les fameuses notes de musique dont la musique ne saurait se passer !

1 septembre 2014

Charles de Bonchamps

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Charles de Bonchamps, une histoire, une vie, un état d'esprit.
Bien qu'un article lui soit déjà consacré sur ce blog, je tenais à lui rendre hommage pour sa volonté, sur son lit (brancard) de mort, de rendre grâce à 5000 prisonniers.
Né en 1760, Bonchamps s'engage à 16 ans dans le régiment d'Aquitaine.
En 1787, après avoir combattu dans les Indes, il devient capitaine des grenadiers.
Il réside en 1789 au Château de la Baronnière, près de Saint-Florent le Vieil, année de son mariage.
En 1793, les paysans de St-Florent décident de le choisir pour chef.
Le 25 mai, il s'empare de Fontenay où il est blessé par un soldat qu'il venait de gracier.

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Bonchamps est mortellement blessé dans une des plus grandes batailles des guerres de Vendée, à Cholet le 17 octobre 1793.
Il rend son âme à Dieu le 18 octobre au hameau de la Maillerais.
Avant de mourir, il eut la bonté de demander la grâce des 5000 prisonniers républicains que firent les vendéens lors de la bataille.
Parmi les prisonniers graciés se trouvait le père de l'artiste David d'Angers.
Ce dernier érigea la célèbre statue du "Pardon de Bonchamps" dont on peut voir l'original à Saint-Florent-le-Vieil et une copie à la galerie David d'Angers ... à Angers.

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À l’extérieur de la tente, des cris éclatent.

"À mort ! À mort" ; "Tuons-les !" ; "À mort les Bleus !"
Scandés comme un refrain macabre, les cris de haine résonnent dans le crâne bouillant de fièvre du marquis de Bonchamps.
Se relevant à grand-peine, il demande :
- Qu’est-ce donc ?
Après qui en a-t-on de la sorte ?
- Mon général, ce sont nos hommes qui veulent se venger des Bleus.
- Quels Bleus ? 

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- Dans notre déroute, nous avons capturé cinq mille républicains que nous avons enfermés dans un couvent à quelques pas d’ici.
Ce sont sur eux que nos hommes ont décidé de pointer les canons.
Le marquis se crispe.

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Malgré l’agonie qui meurtrit son corps, malgré la souffrance qui contracte ses traits et l’empêche de se lever, il supplie son cousin, le comte d’Autichamp, d’obtenir la grâce des Bleus :
"Mon ami, c’est sûrement le dernier ordre que je vous donnerai…"
D’Autichamp ne discute pas.
Il se précipite au-dehors de la tente, saute sur un cheval et galope jusqu’aux abords du couvent où les hommes s’apprêtent déjà à la vengeance.
Là, il fait battre tambour pour obtenir le silence et proclame :
"Grâce aux prisonniers ! Bonchamps le veut. Bonchamps l’ordonne !"

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Les soldats hésitent, se regardent.
Ils n’ont pas la charité de leur général.
Mais ils le respectent profondément.
Depuis qu’ils sont allés le chercher pour combattre avec eux, le marquis de Bonchamps est devenu pour eux un père et un modèle.
Certains regagnent les tentes dressées un peu plus loin et obéissent par devoir.

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D’autres, comprenant les motifs de leur chef, acceptent de libérer les républicains.
Charles de Bonchamps a toujours été un exemple d’humanité.
Les plus anciens se souviennent que dès les premiers jours de la guerre, il avait empêché les pillages, les incendies et les exécutions.
Il avait relâché les prisonniers sur la simple promesse qu’ils ne reprendraient pas les armes.

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Aujourd'hui, mère Vendée se souvient et prie pour le salut de ses fils tombés au nom de la liberté.

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C'est ici dans cette modeste église de "Saint-Florent-le-Vieil" que repose "Charles de Bonchamps".
"GRÂCE AUX PRISONNIERS"

2 octobre 2020

CYRANO DE BERGERAC AU PUY DU FOU

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Dans Mousquetaire de Richelieu, Cyrano se situe d’emblée sous le signe de "l’illusion comique" par une entrée en scène des plus surprenantes.
Statue qui s’anime, l’œuvre devient homme, à l’inverse de la logique et de la réalité.
Puis, dans un tourbillon gestuel et verbal plein de verve et d’élégance, il effectue une traversée de scène fugace, mais exubérante.
Par sa poésie et sa truculence, sa tirade pastiche les morceaux de bravoure du personnage de Rostand.
Les octosyllabes lui confèrent, par opposition avec les alexandrins solennels du présentateur, dynamisme et légèreté, en écho à La Chanson des Cadets ou à La Ballade du Duel composée "Hop ! À l’improvisade".

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Cyrano y récuse avec véhémence le statut banal de Monsieur de Bergerac, et revendique avec fierté le titre d’œuvre et d’emblème.
Il intervient plus tard aux côtés des mousquetaires pour secourir Bouton d’Or, écrasé sous le nombre des assaillants.
Son regret de n’avoir à affronter qu’une dizaine d’adversaires rappelle le combat de la Porte de Nesle chez Rostand (à un contre cent).
La jubilation qu’il éprouve à se "dégourdir" l’épée fait directement allusion à son Duel avec le Vicomte.
Personnage spectaculaire et pleinement conscient de sa théâtralité, Cyrano parvient dans Mousquetaire de Richelieu à fondre imaginaire et réalité, dans une mise en abyme vertigineuse qui renouvelle l’esprit baroque du Grand Siècle.

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22 mai 2022

Le piano-forte *

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Créé au début du XVIIIe siècle par l'italien Bartolomeo Cristofori (1655-1731), à Florence, sous l'appellation de piano-forte, le piano naît de l'évolution d'un instrument appelé clavicorde (XVe siècle).
Son but était de fabriquer un instrument produisant à volonté des sons puissants ou doux (à la différence du clavecin, dont on ne pouvait modifier le volume sonore).
En 1709, l'invention fut enfin terminée.

Le piano est un instrument de musique polyphonique à cordes frappées par des petits marteaux actionnés par un clavier.
Le premier instrument à corde inventé par l'homme fut peut-être l'arc du chasseur.
Il suffit de pincer la corde en un point pour obtenir un son.

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A travers les âges, la corde tendue est restée l'un des principaux moyens d'obtenir un son, que ce soit au moyen d'un plectre (sorte de pince) ou d'un marteau.
Le premier instrument dont on puisse dire qu'il est l'ancêtre du piano est le tympanon, assemblage de lames d'acier que les jongleurs frappaient avec des maillets et qui ressemble un peu à un xylophone.
De nos jours le piano a bien évolué et d’autres types de "pianos" ont vu le jour comme les claviers numériques.
Le piano est devenu un instrument traditionnel avec un répertoire vaste : classique, rock, jass, variété.

9 novembre 2018

Le 11 novembre 2018 *

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Nous commémorons cette année le 100ᵉ anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale 1914-1918.
Ci-dessous les étapes principales qu'a connu ce conflit appelé la "GRANDE GUERRE".
L'assassinat le 28 juin 1914, à Sarajevo, de l'archiduc héritier d'Autriche-Hongrie François­-Ferdinand par un étudiant bosniaque n'est qu'un prélude tragique à la Première Guerre mondiale.
Le 23 juillet, l'Autriche-Hongrie envoie un ultimatum à la Serbie, pour lui déclarer la guerre le 28 juillet.
Après la Russie, avant l'Allemagne et la France, le Gouvernement belge décrète le 31 juillet la mobilisation générale après avoir refusé à l'Allemagne le passage de ses troupes sur son territoire.
Le 1ᵉʳ août, l'Allemagne déclare la guerre à la Russie et le 3 août à la France.
Le 5 août, c'est au tour de l'Autriche-Hongrie de déclarer la guerre à la Russie.
Le 23 août, la Grande-Bretagne et le Japon déclarent la guerre à l'Allemagne.
Le 6 août 1914, la division de cavalerie belge repousse à Halen, près de Diest, quatre régiments de cavalerie allemande.

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C'est la fameuse "Bataille des Casques d'Argent".
Un front "ouest" et un front "Est" se créent rapidement.
Après avoir violé la neutralité belge, l'armée allemande atteint le nord de la France le 13 septembre et le maréchal Joffre (France) remporte la victoire décisive de la bataille de la Marne.
Octobre-novembre 1914, la Bataille de l'Yser, les troupes belges et alliées arrêtent la progression des Allemands.
De septembre à novembre, un front continu et ininterrompu de 750 km se stabilisera entre Ypres et la frontière suisse.
Lors d'une offensive allemande près d'Ypres, les gaz (Ypérite ou gaz moutarde) sont utilisés pour la première fois le 22 avril 1915.
De février à décembre 1916, la bataille de Verdun, sans doute la plus violente de la Grande Guerre, où les Français résistent aux lourdes offensives allemandes.

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Selon les prévisions allemandes, la bataille devait se solder par un coefficient de perte de 1/5 en faveur de l'armée allemande.
L'épisode se termine victorieusement pour les Français.
Seul grand choc naval de la Première Guerre mondiale, la Bataille du Jutland a lieu le 31 mai et le 1ᵉʳ juin 1916.
Les navires allemands tentent de briser le blocus pour rejoindre les mers libres.
Les Britanniques restent maîtres du champ maritime malgré une apparente supériorité de la flotte allemande. 
Le 1ᵉʳ février 1917, Guillaume II décide d'intensifier la "Guerre sous-marine à outrance".
Les "U-boot" allemands coulent 3,5 fois plus de navires que les Anglais n'en construisent.
À partir de 1918, la construction navale américaine compensera les pertes.
Le 2 avril 1917, les États-Unis rejoignent les Alliés.

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Le 6 avril, ils déclarent la guerre à l'Allemagne ("Remember the Lusitania 1").
Le 16 avril 1917, les Français montent près du Chemin-des-Dames, l'offensive de Nivelle.
Cette offensive se soldera le 4 mai par un échec désastreux pour les troupes françaises.
Les 6 et 7 novembre 1917, la "révolution d'Octobre" se déclenche en Russie.
Le 3 mars 1918, le Traité de Brest-Litovsk, traité de "paix séparée", est signé par l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie, la Bulgarie, l'Empire Ottoman et la Russie soviétique.
Les Allemands peuvent dès à présent concentrer toutes leurs forces sur le front de l'ouest.
D'avril à novembre 1918, l'épidémie de grippe espagnole fait 4.700.000 morts en Europe.
Rethondes, le 11 novembre 1918, entre 5 h 20 et 5 h 30 du matin, l'Armistice est signée entre les Alliés et l'Allemagne dans un wagon de chemin de fer à Compiègne.
Les clauses principales seront :
- Évacuation de la France, la Belgique et le Luxembourg pour le 26 novembre et de la rive gauche du Rhin pour le 10 décembre.
— Constitution d'une Pologne indépendante avec accès à la mer.
— Renoncement à l'annexion de l'Autriche germanophone.
Les Anglais exigent l'abandon des colonies et la livraison de la flotte de guerre.
Le "CESSEZ LE FEU" aura lieu à onze heures le 11 novembre 1918.  

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Mais que reste-t-il de cette page de l'histoire ?
En France, la commémoration de l’Armistice (autrement dit de la fin d’une Grande Guerre qui devait être la "Der des Ders"), prendra par la suite une place importante dans la vie nationale, avec des gerbes déposées chaque année, à quelques jours de la Toussaint, fait du hasard, au pied des monuments aux morts de chaque commune ce jour de la "Fête du Souvenir".
Des plaques commémoratives sont également installées dans les lieux publics.
Lors des cérémonies du 11 novembre commémorant la fin de la Grande Guerre (1914-1918), on rend hommage au Soldat inconnu (Soldat anonyme enterré sous l'Arc de Triomphe de la place de l'Étoile à Paris représentant symboliquement tous les soldats français morts pendant la Première Guerre mondiale).
En France, le bleuet est le symbole de la mémoire et de la solidarité, envers les anciens combattants, les victimes de guerre, les veuves et les orphelins.

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Au Royaume-Uni, le coquelicot est le symbole utilisé pour honorer les soldats tombés au combat.
Pourquoi cette fleur ?
Au printemps 1915, les champs flamands qui entouraient les tranchées britanniques étaient remplis de coquelicots.
Le poète et militaire canadien John McCrae leur dédie alors un poème baptisé "In Flanders fields".
"Nous ne dormirons pas, même si les coquelicots poussent.

Dans les champs de Flandre".
Et cette fleur devient le symbole des victimes de cette guerre.
Le traité de Versailles mettait fin à la Première Guerre mondiale.
Il fut signé, le 28 juin 1919, dans la galerie des Glaces du château de Versailles, entre l'Allemagne, d'une part, et les Alliés, d'autre part.
Le traité avait été préparé par la Conférence de paix (tenue à Paris, du 18 janvier 1919 au 10 août 1920) qui élaborait notamment les quatre traités "secondaires" de Saint-Germain-en-Laye, du Trianon, de Neuilly-sur-Seine et de Sèvres.
Le traité de Versailles a imposé à l'Allemagne des clauses territoriales (par exemple, la restitution de l'Alsace-Lorraine à la France et la perte de toutes les colonies d'Afrique aux mains de ses rivales, la France et la Grande-Bretagne : le Cameroun, le Togo, le Tanganyika et le Südwestafrika ou Namibie), militaires (p. ex., la réduction des armements en canons et en avions ainsi que des effectifs, la démilitarisation de la rive gauche du Rhin, la surveillance d'une Commission de contrôle interalliée) et économiques (en tant que responsable du déclenchement de la guerre, l'Allemagne était condamnée à payer le montant des dommages subis par les Alliés).
Dans l'obligation d'accepter ces dures conditions, l'Allemagne a considéré le traité comme un Diktat.
Dans les années 30, les conditions de ce traité deviendront invivables pour les allemands, mèneront à la Deuxième Guerre mondiale.

5 octobre 2018

La Mogette

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La mogette, parfois orthographiée mojette, mojhette ou monjhette (écriture en saintongeais "Langue romane") est un haricot blanc sec de l’espèce Phaseolus vulgaris, également appelé "lingot" originaire de la Vendée.
La mogette vendéenne fait partie intégrante de l'identité de la Vendée.
Elle se déguste traditionnellement avec le Jambon de Vendée, ou encore bien chaude sur une tartine grillée, frottée à l'ail et bien beurrée (grillée de mogette).
Ce gros haricot-grain, de type lingot ou coco, blanc, très brillant, à peau fine et fragile qui s'amollit et éclate à la cuisson, se cultive traditionnellement dans le Bas-Bocage vendéen.
Il se consommait autrefois à chaque repas, car il ne coûtait rien et tenait au corps.
Légumineuses rapportées d'Amérique du Sud au XVIe siècle par des navigateurs Espagnols, ces graines de haricots blancs (beaucoup plus gros à l'époque et bariolés) furent acclimatées par des moines de Vendée et devinrent un pilier du repas paysan.
Le haricot blanc prend son essor grâce au Pape Clément VII qui confia les graines aux moines en charge de son potager.
Très vite, les qualités de culture et de conservation du produit lui permettent de conquérir la France.

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Le nom mogette vient d'ailleurs du mot moine.
À l'époque, les moines étaient considérés comme les meilleurs jardiniers du sud de l'Europe, ce sont donc eux qui reçurent les graines du haricot pour les cultiver.
Il s’avéra aussi que le climat de la Vendée était très favorable à ces plantes… qui devinrent un produit du terroir.
Le haricot n'a pas besoin de beaucoup d'eau pour être heureux.
Un excès d'humidité en ferait pousser davantage, mais d'une qualité moindre.
La forme et la couleur du haricot évoquant un jésuite en train de prier, habillé de blanc et légèrement courbé en avant, le nom de petit moine lui a été donné.
La Mogette de Vendée assure aujourd’hui une qualité de produit irréprochable et bénéficie d'un label Rouge.
Elle a aussi décroché en 2010 l'Indication Géographique Protégée (IGP), un signe de qualité européen qui reconnaît le lien entre un produit agricole et une zone géographique.

10 décembre 2018

La messe en Vendée

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En ce temps (fin 1800-début 1900), il y avait chaque dimanche deux messes à l'église, où tout le monde allait.
La première, celle de six heures, était celle des "paroissiens pressés" et surtout la "messe des gens de garde".
Dans toutes les métairies, ce jour-là, il y avait un tour de garde pour les hommes comme pour les femmes.
Personne n'y échappait.
Patrons, domestiques, parents, enfants.
Chacun assumait cette fonction à tour de rôle.
On disait alors qu'on était de première messe.
En revenant de l'église, il fallait tout faire.

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Soigner le bétail, traire les vaches, s'occuper des cochons, de la volaille... et garder la maison.
Rude dimanche !!!, que tous aimaient bien quand même.
Les autres, ceux qui étaient de grand-messe, étaient libres toute la journée.
A dix heures, ils assistaient à l'office chanté et, dès "l'Ite missa est", se retrouvaient sur la Grand-Place.
Les hommes d'un côté, les femmes de l'autre, les jeunes filles au centre, jetant à la dérobée des regards sur les garçons ou échangeant avec certains un signe de connivence.

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Sur le coup de midi, tout ce monde se répandait lentement dans les rues du village, glissant vers les auberges où les femmes s'installaient, ouvrant leur grand panier pour déjeuner avec leurs familles et boire le vin de l'aubergiste.
Dans l'après-midi, les hommes entamaient d'interminables parties de "luette" (jeu de cartes du marais vendéen, venu d'Espagne) et lorsque vers les six heures du soir les cloches sonnaient pour annoncer les vêpres, les femmes regagnaient l'église, laissant pères et maris jouer aux cartes, souvent tard dans la nuit.

6 juin 2018

L'île de Noirmoutier

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Un voyage dans l'île de Noirmoutier, appelée "l'île aux Mimosas", pour beaucoup, c'est l'évasion avec le pittoresque passage du Gois mais pour certains, c'est une petite croisière.
Rocheuse et découpée, la partie nord de l'île évoque la Bretagne.
Par endroits, une abondante végétation borde la côte.
Découvrir la mer à travers la verdure des pins et les roches grises est la vue paradisiaque que l'on emporte du célèbre "Bois de la Chaize".
Au printemps, fleurissent les mimosas et c'est alors un décor de Côte d'Azur.
La douceur d'une température très clémente ajoute au plaisir des promenades.
Mais le sud et le centre de l'île sont très différents.

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C'est le marais avec son étendue plate aux horizons lointains.

Aux abords de la petite capitale, les salines.
Et tout autour de cette terre de 18 km de long et de 2 à 6 km de large, une multitude de plages de sable fin.
Ce sont aussi des villages charmants :
- Barbâtre.
- La Guérinière avec ses ruelles étroites et ses maisons blanches qui évoquent certains coins de Sicile.
- L'Herbaudière, principal port de l'île.
- L'Epine, avec ses bois de pins.
C'est le lieu d'élection de certains artistes et vedettes très connus.
Et de-ci de-là, des maisons vendéennes bien typiques, et des moulins dont les ailes tournent encore.

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Au centre de l'île, son château fort, véritable décor de "Blanche Neige" qui est l'un des plus anciens de France puisque sa construction remonterait en l'an 830.
Il fut reconstruit au XIᵉ siècle par les seigneurs de la Garnache et jusqu'en 1700 la mer pénétrait dans ses douves.
Dans son enceinte, l'on peut voir une construction du XVIIIᵉ siècle, la maison du Gouverneur.
Dans les salles du château sont rassemblées d'intéressantes collections concernant les vestiges historiques et archéologiques de l'île et de la région.

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Tout près de l'ancienne forteresse, se dresse l'église Saint-Philbert, plusieurs fois détruite et reconstruite au cours des siècles.
Ses premières assises remonteraient au VIIᵉ siècle, l'abside est du XIIᵉ, l'aile droite du XIVᵉ et la partie gauche de la fin du XVIIᵉ.

Mais c'est la crypte qui reçut autrefois le corps de Saint-Philbert qui est le monument le plus intéressant sur le plan archéologique.
Noirmoutier, parcelle du marais, abandonnée à la mer qui l'enserre jalousement comme pour souligner son caractère particulier, est également une terre qu'il faut savoir découvrir.
Si certains de ses aspects s'imposent, la plupart de ses charmes sont cachés.
Les chercher en flânant, voilà le vrai plaisir.

11 décembre 2017

Eglise fortifiée du Boupère (Vendée)

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Église fortifiée, monument historique, appartenant dans l'ensemble aux XIV-XVᵉ siècles.
La première église est construite au 12ᵉ siècle et fortifiée au Moyen Âge avec des meurtrières, chemins de ronde…
La restauration, qu'elle a subie au siècle dernier, a fait disparaître les restes romans du chœur et des absidioles et contribue à lui donner son unité de style actuelle.
Elle a dû présenter à l'époque romane l'aspect d'une construction en forme de croix latine, dont le chœur, semi-circulaire à l'origine, a été transformé dans la suite.
Vers 1867, on a doublé la profondeur du transept aux dépens du chœur et des absidioles : celles-ci furent alors démolies.

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L'église se compose actuellement d'une abside formée d'une travée unique avec grande baie ouvragée restaurée au siècle dernier, d'un transept très profond comprenant deux travées, de même que les croisillons, et enfin de la nef.
Celle-ci, de même que la travée centrale primitive du transept, voûtée de huit nervures mono-toriques, remonte aux origines de l'église.

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La nef comprend deux travées égales, dont les voûtes, légèrement bombées, n'occupent pas toute la largeur du vaisseau, d'où il s'ensuit la formation, au sud, d'une sorte de bas-côté très étroit, fausse basse-nef analogue aux bas-côtés de La Caillère.

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La voûte repose au nord directement sur le mur "goutterot", retombe de l'autre côté sur un pilier isolé entre les deux travées et relié au mur d'enceinte par une maçonnerie dans l'épaisseur de laquelle a été ménagé un passage cintré.
Cette particularité a son contrecoup dans l'agencement de la façade occidentale.
Celle-ci présente un portail et un oculus du plus pur XVᵉ siècle.

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Le portail occupe le milieu de la façade, tandis que l'oculus (œil-de-bœuf) est situé au centre de la travée voûtée, ce qui fait que les deux ouvertures sont sensiblement décalées l'une par rapport à l'autre.

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Cette façade est couronnée extérieurement d'une jolie galerie de mâchicoulis supportant un parapet crénelé qui protège un chemin de ronde terminé à chaque extrémité par une échauguette s'appuyant sur les contreforts d'angle.
Cette galerie se continue tout autour de l'église, sauf au niveau du clocher.
Celui-ci, qui complète si harmonieusement l'édifice sur le côté Sud, a été lui-même restauré encore 1890.

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Quelques dates repères...
Au 12ᵉ siècle, une église en croix latine romane à chevet plat aux arcs légèrement brisés.
1179, la Bulle du Pape Alexandre III précise que la paroisse Alba Petra (Le Boupère) est une possession du monastère de Saint-Jouin de Marnes.

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26 mars 1305, Bertrand de Got archevêque de Bordeaux, est en visite pastorale au Boupère.
Peu après, il est nommé pape et s'installe à Avignon sous le nom de Clément V.
14-15e siècles sera l'époque de la fortification de l'église.
1563-1598, les seigneurs locaux adoptent la réforme protestante et l'église devient un temple protestant pendant 35 ans.
24 juin 1798, l'état vend l'église aux enchères, au citoyen Bertrand.

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En 1808, la commune rachète l'église.
1862, transfert du cimetière entourant l'église vers son emplacement actuel.
1867-1868, élargissement du sanctuaire et construction du second transept gauche.
1891-1892, construction du transept droit (Sacré-Cœur) et reconstruction totale du clocher.

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15 et 16 février 1906, malgré l'opposition des habitants, les gendarmes pénètrent par un vitrail et procèdent aux inventaires.
1966, après le concile Vatican II, l'autel de pierre est enlevé.

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Celui d'aujourd'hui est à proximité des fidèles, la liturgie se déroule face au peuple.

22 janvier 2018

La Vendée ?*

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La Vendée est une invention de la Révolution française, affirme l'écrivain vendéen, Michel Ragon (1924-….).
Pas parce que l'Assemblée constituante l'a érigée en département le 26 janvier 1790, mais parce que c'est la Convention qui en a fait un symbole, en 1793.
L'Assemblée constituante supprime, ainsi que toutes les autres du royaume de France, la province de Poitou.

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Initialement, il est prévu de découper le Poitou en seulement deux départements, calqués sur le haut et le bas de la province abolie.
Mais, le nouveau découpage érige le Bas-Poitou en département de la Vendée, qui en conserve les limites et le Haut-Poitou sera séparé en deux parties, les Deux-Sèvres et la Vienne.
Mais revenons à la Vendée.
Quel nom va-t-on donner à ce nouveau bébé de la Révolution ?
Pourquoi ne serait-il pas baptisé, comme la plupart de ses frères, en fonction d'un fleuve ou d'une rivière passant par là ?

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C'est le cas de tous les départements limitrophes : Loire-Inférieure (devenue Atlantique), Maine-et-Loire, Deux-Sèvres (Nantaise et Niortaise) et Charente-inférieure (actuellement Maritime) ?
C'est le cas également de la Vienne, dont l'ancienne capitale du Poitou est le chef-lieu.
Les législateurs pensent donc tout naturellement à un fleuve côtier qui coule au milieu du département, né de la confluence de deux rivières venant du Bocage, le Grand et le Petit Lay.
Le Bas-Poitou devrait devenir le département des Deux-Lay.
Mais il y a un problème.
La disgrâce physique trop marquée de deux de ses représentants, fournissant prétexte à jeux de mots, y fit renoncer.
Le choix se porte alors sur une modeste rivière qui coule au sud du département pour se jeter dans la Sèvre Niortaise, et qui présente l'avantage aux yeux des députés fontenaisiens de traverser leur ville.

Adjugé ! La Vendée est née.

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À peine créée, la Vendée est sortie de ses limites départementales pour donner son nom à un soulèvement populaire touchant trois anciennes provinces, quatre nouveaux départements, six cents paroisses.
Le concept est repris depuis plus de deux siècles, de Napoléon (1769-1821) à Lénine (1870-1924), de Burke (1729-1797) à Jaurès (1859-1914), de Babeuf (1760-1797) à Soljénitsyne (1918-2008), afin d'illustrer, pour les uns la quintessence de la contre-révolution, pour les autres le rejet du totalitarisme sous toutes ses formes.

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Lorsque Bertrand Barère (1755-1841) monte à la tribune de la Convention le 1er octobre 1793 en clamant "Détruisez la Vendée !", c'est pour présenter, au nom du Comité de salut public, un nouveau décret relatif à l'insurrection vendéenne et instaurer la terreur.
Mais la Vendée tient en échec depuis plus de six mois une République menacée sur toutes ses frontières extérieures.
En prenant la parole, le député des Hautes-Pyrénées, régicide (qui cautionne ou est coupable de l'assassinat d'un roi ou d'un monarque) à qui son éloquence lui vaut le surnom "d'Anacréon de la guillotine", ne sait pas que son apostrophe contre la "Vendée militaire" va entrer dans l'histoire :

12 La bataille du Mons

"Détruisez la Vendée et Valenciennes ne sera plus au pouvoir des Autrichiens.
Détruisez la Vendée et le Rhin sera délivré des Prussiens.
Détruisez la Vendée et l'Anglais ne s'occupera plus de Dunkerque.
Détruisez la Vendée et l'Espagne sera morcelée et conquise par les Méridionaux !...
Détruisez la Vendée et Toulon s'insurgera contre les Espagnols et les Anglais, Lyon ne résistera plus.
La Vendée, et encore la Vendée, voilà le chancre qui dévore le cœur de la République.
C'est là qu'il faut frapper !"

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Depuis plus de deux siècles, la Vendée est une énigme qui laisse perplexes, historiens, sociologues, observateurs en tous genres.
Une sorte de scandale, parce qu'incompréhensible pour les esprits rationalistes qui voudraient la faire entrer dans un cadre préconçu et qui n'y parviennent pas.
"Il nous faut des Vendée", assène Lénine pour justifier la mise en place d'un régime policier en Russie, en 1920.
Et, 73 ans plus tard, c'est en Vendée que Soljénitsyne vient dénoncer la violence totalitaire.

Retrouvez l'intégralité de son discours sur :
www.puystory.com

30 octobre 2013

Chemin de la Mémoire (prélude)

Il est 6 heures du soir, le lavoir de la ferme porte la rumeur de la révolte au nom de la foi. 

Les prêtres se cachent dans les greniers, les femmes prient dans les bois…
La nuit est tombée, il est 8 heures du soir.
Les hommes forgent des armes de fortune.
De chemins creux en chemins creux, les chefs appellent au combat.
Cathelineau, La Rochejaquelein, Charette.
Il est 11 heures du soir.
Sur le pont du Puy du Fou, alors que le château brûle, c’est l’embuscade.
Il est minuit.
La chapelle est incendiée par les Colonnes Infernales du général Turreau.
Le p’tit Jacques Maupillier implore, avec sa jeune sœur, le grand vitrail du pardon.
Jacques Maupillier n’a plus de famille.
La Vendée est morte.
La Vendée est née.
Le pardon n’est pas l’oubli…

Voir aussi d'autres photos sur l'album en cliquant sur la photo.

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3 juillet 2013

Le Bal des Oiseaux Fantômes.*

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Construit vers 1100 et détruit en 1430 par les anglais, les ruines du vieux château offre un décor mystérieux.
Aurore, la princesse endormie, s'éveille et retrouve ses buses, faucons, milans noirs...
Des dizaines de rapaces s'envolent formant un ballet céleste unique.
L'Académie de Fauconnerie du Puy du Fou vous présente "Le Bal des Oiseaux Fantômes".
La fauconnerie est devenue l'un des fleurons mondiaux des centres spécialisés en rapaces.
L'Académie abrite 350 oiseaux, allant du Hibou Grand Duc à l'Aigle Royal, en passant par le Condor des Andes ou les vautours.
L'Académie de Fauconnerie participe à de nombreux programmes européens d'élevage et de conservation de la nature.
Ces programmes, tant nationaux qu'internationaux, aboutissent pour certains à la réintroduction d'oiseaux dans leur milieu naturel, contribuant ainsi à la préservation d'espèces menacées ou en voie de disparition.

21 août 2024

Dans la maison romaine.

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Après la conquête de la Grèce au IIe siècle avant J.-C., les riches Romains adoptent un mode de vie nouveau.
Grâce aux fouilles faites en Italie, notamment à Pompéi, et aux textes des écrivains de l’époque, nous connaissons dans leurs moindres détails, les maisons romaines du 1er siècle.

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Le plan de base de la maison romaine (Le Domus) de la classe supérieure s’organise autour d’une pièce centrale appelée "atrium", sur laquelle donnent toutes les pièces d’habitation : entrée, vestibule (Vestibulum), des chambres à coucher (Cubicula), une salle à manger (Triclinium), un bureau (Tablinum) où le chef de famille écrit, fait ses comptes et garde ses richesses.

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Au-delà du Tablinum, les Romains étendent leur surface d’habitation par une deuxième maison reliée à la première par un corridor (Fauces) et un jardin entouré de colonnes (Péristyle).
Nous savons que les habitations romaines situées dans le Nord de l’Empire, exposées à un climat plus rude, étaient plus fermées que celles de l’Italie.
Elles ne différaient cependant pas de celles-ci par la décoration et le mobilier.

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Les murs intérieurs disparaissaient sous des peintures où dominent le rouge, le noir et le jaune, ou sont des revêtements de marbres rares importés de Grèce ou d’Orient.
Les fresques en trompe l’œil, témoignent du goût pour les thèmes mythologiques qui exaltent les valeurs des Romains : le courage (Virtus), la loyauté (Fides), la piété (Pietas) et le mariage (Conjugium).

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De même, le sol de toutes les chambres est couvert de mosaïques compliquées ou de marqueteries de marbres.
Les intérieurs romains offrent à l’œil un aspect très riche.
L’art du meuble est parvenu à un très haut degré d’excellence : meubles de bois, de bronze et de marbre, dont les formes sont empruntées à la Grèce.

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Certaines maisons possèdent un hypocauste, c’est-à-dire un foyer souterrain dont la chaleur se répand dans les murs et sous les parquets de mosaïques par des conduits de terre cuite.
Par les grands froids, on ajoute à ce chauffage central insuffisant des réchauds à charbon de bois, fixes ou roulants, qu’on place dans les chambres.

PUY_0179Parc archéologique de Xanten.

L’hiver les Romains prennent leur repas dans une salle à manger de préférence peinte en noir car les murs se couvrent rapidement de fumées et de suie (Vitruve, De architectura, VII, 4).
L’éclairage plus rudimentaire ne comporte que des lampes à huile, placées sur les tables ou suspendues à d’élégants candélabres.

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La plupart des Romains utilisent les nombreuses fontaines publiques et les eaux de pluie provenant des toits par "Compluvium" vers l’Impluvium (bassin), et les plus riches maisons possèdent un accès à l’aqueduc.
Les salles de bains sont rares car le Romain préfère se rendre aux thermes pour se laver, se détendre et faire du sport tout en rencontrant connaissances et amis.
Les toilettes se trouvent dans la cuisine, seule pièce dotée d’une évacuation vers les égouts.

PUY_0207(Parc archéologique de Xanten)

Dans toutes les maisons les habitants installent un autel destiné aux cultes domestiques (Lararium) : les "Pénates" protégeant les réserves alimentaires, les "Lares" la famille, le "Genius" sous forme de serpent, le maître de maison.
Les mœurs romaines se sont introduites et implantées en Gaule, de même que la langue latine et le costume drapé (la toge).

  • 1. Ostium - Porte d'entrée.
  • 2. Vestibulum - Entrée.
  • 3. Fauces - Couloirs.
  • 4. Tabernae - Boutiques.
  • 5. Atrium - Pièce centrale.
  • 6. Compluvium - Collecteur des eaux de pluie.
  • 7. Impluvium - Bassin récepteur des eaux de pluie.
  • 8. Tablinum - Bureau.
  • 9. Triclinium - Salle à manger.
  • 10. Alae - Pièces latérales.
  • 11. Cubiculum - Chambre.
  • 12. Culina - Cuisine.
  • 13. Posticum - Entrée de service.
  • 14. Peristylium - Péristyle.
  • 15. Piscina - Bassin
  • 16. Exedra -  Exèdre (Salle de conversation).

Un petit résumé en PDF

21 juillet 2022

Le drapeau belge

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Le 21 juillet voit fleurir le drapeau belge sur les façades.
Mais connaissez-vous son histoire ?
En 1787, nos ancêtres, opposés aux multiples réformes de l’empereur Joseph II, adoptèrent un insigne circulaire afin de manifester leur mécontentement : la cocarde.
Elles étaient de toutes les couleurs, mais les cocardes brabançonnes étaient les plus nombreuses et ne finirent pas s’imposer.
Le blason du duché de Brabant était tricolore.
Un lion d'or (jaune) sur fond de sable (noir), griffes et dents de gueules (rouge).
Les couleurs du Brabant prirent le pas sur toutes les autres, car elles avaient l’avantage de se retrouver dans celles du comté de Flandre, du comté de Namur, du comté de Hainaut, du marquisat d’Anvers etc.
En 1789, lors de la révolution brabançonne, ces trois couleurs furent nettement associées. Elles ne seront pas oubliées ; au contraire, elles réapparurent en 1830.
Jean-Baptiste Madou nous les montre dans les différentes œuvres qu’il a consacrés à notre révolution.
Le 26 août 1830, dans une maison située à l’angle de la rue du Marché aux Herbes et de la rue de la Colline, Madame Abst confectionna les deux premiers drapeaux belges.

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L’un flotta sur l’hôtel de ville, l’autre fut porté à travers la ville par le journaliste Lucien Jottrand et l’avocat Édouard Ducpétiaux, en tête de la 1ʳᵉ Compagnie de la Garde Bourgeoise.
Le Gouvernement provisoire, puis le Congrès national, approuvèrent ces trois couleurs et décidèrent de les placer horizontalement : le rouge en haut, le jaune au centre et le noir en bas (article 125 de la Constitution).
En date du 23 janvier 1831, un arrêté du Gouvernement provisoire adopta la disposition verticale, mais le rouge se trouvait du côté de la hampe.
Le 12 octobre 1831, Charles Rogier, chef du jeune gouvernement belge, se prononça définitivement pour le noir attenant à la hampe.
On peut supposer qu’il agissait par analogie avec la France et par sympathie pour ce pays.
On peut aussi supposer que le modèle horizontal faisait trop « hollandais ».
Quoi qu’il en soit, les deux dispositions allaient encore cohabiter quelque temps.
En 1832, des drapeaux d’honneur, semblables à celui confectionné par Madame Abst, furent remis à une centaine de communes.
Ce n’est qu’en 1838, lors de fêtes commémorant la révolution, que les drapeaux à bandes horizontales disparaîtront définitivement.

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Le NOIR c'est le charbon, symbole de notre riche passé industriel.
C'est aussi la crise économique et les faillites récentes, les problèmes linguistiques et communautaires, le Vlaams Blok et le racisme.
Le JAUNE, c'est l'or de la couronne royale, portée successivement par six grands souverains.
Ce sont aussi les étoiles figurant sur le drapeau de l'Union européenne qui a choisi Bruxelles comme capitale.
L'éclat du diamant et du sable de nos plages du Nord ...
Le ROUGE, comme le sang répandu en 1830 qui a donné son indépendance à la Belgique.
Comme nos satanés Diables rouges, dignes représentants de notre football à l'étranger.
Comme le sang nouveau illustré par la naissance d'Elisabeth qui assurera la continuité et la modernité de notre dynastie.
Comme notre jeunesse, désireuse d'exprimer sa belgitude et soucieuse de grandir dans un pays uni et solidaire.

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La Fête nationale belge est célébrée le 21 juillet, depuis une loi du 27 mai 1890.
Cette journée commémore la prestation de serment du 21 juillet 1831, au cours de laquelle le premier roi des Belges Léopold de Saxe-Cobourg-Gotha jure de rester fidèle à la Constitution.
Le serment du roi marquait le début d'une Belgique indépendante, sous le régime d'une monarchie constitutionnelle et parlementaire.

L'hymne national belge.

O Belgique, ô mère chérie,
À toi nos cœurs, à toi nos bras,
À toi notre sang, ô Patrie !
Nous le jurons tous, tu vivras !
Tu vivras toujours grande et belle
Et ton invincible unité
Aura pour devise immortelle :
Le Roi, la Loi, la Liberté ! (ter)

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Genèse de la Brabançonne.

Un soir, après les chaudes journées de septembre 1830, quelques jeunes gens entrent dans le café de 'l'Aigle d'or', rue de la Fourche à Bruxelles.
On offre aux jeunes patriotes le salon du premier pour se reposer.
C'est au milieu des paroles généreuses, des rires et des refrains de ces jeunes soldats de la liberté que l'un deux, un certain Jenneval, se met à réciter les vers d'un texte, qu'il avait composé et qui traduit les aspirations des révolutionnaires à ce moment-là.
C'est ainsi que l'on raconte la naissance de l'hymne national belge en 1830.
10 juin 2022

Ce soir à la Cinéscénie au Puy du Fou.

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Lorsqu'un croissant de lune éclaire faiblement, les artisans du rêve aux ombres de silence.
Soudain, tout s'illumine et par enchantement s'anime le château d'un village de France.
Dans un embrasement de mille gerbes d'or.
Le Patrimoine cher rejaillit en image, ressuscitant le temps au fond de son décor pour que vibre plus fort l'âme du Haut-Bocage.

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La fresque grandiose étale ses tableaux des Vendéens vivants, leur immortelle histoire, des femmes aux lavoirs… des hommes à la faux… font les gestes sacrés, des grands printemps de gloire.
Et le souffle d'antan soudain sort de l'oubli !

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Des jupes en "droguet", des coiffes en dentelles  flottent sur les sillons, dans le soir infini, en ciselant la nuit de leurs valeurs fidèles.
Lorsque se lèveront les Chouans, défenseurs de la FOI des aïeux et des vertus ardentes.
Lorsque crépiteront les tonnerres vengeurs.
PUY DU FOU hurlera… sous ses ruines fumantes !

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Les cris résonneront dans la nuit de l'été recouvrant les grands bois de leurs échos farouches, sur le ciel débordant d'une rouge clarté, les croix se dresseront au pied des vieilles souches.
De cette terre ardente aux sommets enflammés, les siècles du Passé n'ont pas éteint la braise, les Feux de son Histoire à jamais allumés rayonnent dans le soir en rougissant la glaise.

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Ils viennent par milliers, ce soir… au PUY DU FOU, au bord de l'étang vert que la lumière inonde, Vendéens, étrangers... ils sont au rendez-vous de la VENDEE ouvrant sa mémoire profonde !

 

18 mars 2022

L'aigle Romain

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L'aigle est un animal présent dans de nombreuses mythologies.
On le retrouve aussi bien chez les Grecs que chez les Aztèques, en Scandinavie qu'au Japon.
Peu de symboles représentent Rome avec autant de puissance que l'aigle.
L’aigle fut utilisé pour la première fois comme insigne par Marius (l’oncle de Jules César) entre -105 et -101 dans sa lutte contre les Teutons près de Marseille.
Perché au sommet de l'étendard légionnaire, les ailes déployées, cet oiseau de chasse féroce représente la durée de l'Empire romain.

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L'Aquila (lat. pour aigle) était le standard militaire le plus prestigieux des légions romaines et se tenait dans la plus grande vénération.
En or ou en argent, elle était l'enseigne d'une légion (6 000 hommes).
La récupération d'Aquilae par l'ennemi était saluée comme une victoire majeure.
Considéré comme l'humiliation ultime, les Romains se donnaient beaucoup de mal pour le récupérer.
Dans la mythologie romaine, l'aigle (symbole de Zeus puis de Jupiter), patron de Rome, est le messager personnel de Jupiter.
Pendant que Jupiter contrôle le ciel, Rome dominerait le monde grâce à leurs aigles et leur culture.
L'Aquila est souvent désigné comme l'âme de la légion et indique la voie à suivre, en marche comme au combat.

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Les légionnaires lui vouent d'ailleurs un véritable culte.
Tacite appelle les aigles les "véritables divinités des Légions."
Quand il n'est pas porté sur le champ de bataille, il est conservé dans le camp, sous une tente tenant lieu de temple, et comprenant souvent un autel dédié à Mars.
Lorsque l'Empereur Constantin se convertit au christianisme, il conserve l'aigle comme symbole de la légion romaine, mais remplace la représentation de l'Empereur par celle d'un emblème symbolisant le Christ (la croix).
Mais l'utilisation de l'aigle en tant que symbole ne s'est pas arrêtée après la chute de l'Empire romain.
L’aigle resta symbole de l’Empire Romain et tous les empires ayant cherché à le reconstituer ont adopté l’aigle comme symbole (notamment l’Empire Byzantin et le Saint Empire Romain Germanique).

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On ne saurait passer sous silence la symbolique de l'aigle dans la religion chrétienne.
Il est aussi la représentation de Saint-Jean l'évangéliste.
Aucun aigle légionnaire n'a survécu.
Cependant, d'autres aigles romains, symbolisant la domination impériale ou utilisés comme emblèmes funéraires, ont été découverts. 
L’aigle est certainement le symbole napoléonien le plus connu depuis 1804, symbole de l’empire français et/ou la présence de Napoléon.
Quand il a une double tête : c’est l’aigle des empereurs d’Autriche ou de Russie.

7 septembre 2021

Les Dames du Puy du Fou.*

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Pendant notre parcours dans le "Château Renaissance", le grand peintre "Le Primatice" nous invite à rejoindre la salle de bal en présence du Roi François 1er et la Reine Eléonore…..
Mais qui est la Reine Eléonore d'Autriche (1498-1558) ?
Cette princesse connut dès l'enfance une situation familiale tragique.
Elle n'avait pas encore 8 ans lorsque son père l'archiduc d'Autriche, Philippe 1er Le Beau (1478-1506), mourut.
Sa mère, la reine de Castille, Jeanne 1er (1479-1555), en perdit la raison et l'histoire la retient comme "Jeanne la Folle".
Eléonore allait désormais dépendre de son frère, le futur Charles-Quint (1500-1558).
Ce frère n'avait qu'un seul désir : dominer l'Europe...
Et tout lui était bon pour réussir dans son dessein... même utiliser sa sœur.
Elle était belle, élégante et avait une magnifique chevelure blonde.
Alors pourquoi ne pas se servir d'elle pour mener des unions politiques avantageuses ?
C'est ainsi qu'Eléonore se trouva fiancée au roi du Portugal, Manuel 1er (1469-1521).
Elle avait 20 ans et lui 50.
Il était laid à faire fuir tous les diables de l'enfer, bossu et alcoolique...
Elle dut l'épouser et lui donner deux enfants qui ne survécurent pas.
Enfin, le bel époux mourut et elle fut veuve.
En 1521, à 23 ans, elle revint vivre à la cour de son frère.

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Il allait pouvoir disposer d'elle à nouveau…
L'occasion se présenta quelques années plus tard avec la mort de Claude de France (1499-1524), première épouse de François 1er...
 Le 24 février 1525, devant Pavie, en Italie, François 1er (1494-1547) roi de France, fut fait prisonnier par les troupes de son mortel ennemi, ce même Charles-Quint, empereur d'Allemagne, roi d'Espagne, maître des Pays-Bas...
Le roi de France fut emmené à Madrid, résista pendant une année de captivité à son vainqueur qui essayait de lui imposer un traité visant à démembrer son royaume.
Finalement, en janvier 1526, François 1er dut se résigner à signer.
La France ne pouvait rester indéfiniment sans roi…
Le 17 mars, il franchit la Bidassoa (fleuve côtier du Pays basque).
"Je suis roi de nouveau" soupira-t-il, "mais à quel prix" ... !
Il lui fallait abandonner une partie de son royaume : la Bourgogne, la Flandre et l'Artois.
Il lui fallait aussi verser une rançon de 2 millions d'écus (4 tonnes d'or) et laisser en otages ses deux fils aînés, âgés de 7 et 9 ans ...

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De plus, François 1er devait s'unir à Eléonore d'Autriche.
Mais n'avait-il pas dit que pour sauver la France "il épouserait même une mule ... ".
Charmante remarque pour un roi qui se piquait de galanterie !
Notre Roi mit quatre années à réunir la rançon...
Les enfants royaux durent patienter et Eléonore aussi…
Enfin, le 2 juillet 1530, la Bidassoa vit l'échange se faire entre la galère chargée d'or venue de France et celle venue d'Espagne avec, à son bord, les petits princes et la "fiancée".

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Aussitôt, le roi qui était à Bordeaux, fut informé et s'avança au-devant du long cortège de plus de 100 personnes, 400 mulets et 30 chariots chargés d'étoffes, d'or, de pierres précieuses.
François 1er récupérait ainsi une partie de la rançon ... !
La rencontre et le mariage eurent lieu le 7 août 1530 en l'abbaye de Captieux, non loin de Bordeaux.
Lentement, le cortège royal remonta jusqu'à Fontainebleau en passant par Angoulême, Cognac (où le roi était né), Blois et St-Germain-en-Laye.
Ce ne furent que fêtes et réjouissances en l'honneur des souverains ...
Eléonore qui fut "le plus bel ornement des fêtes de la cour" selon son royal époux, ne joua jamais aucun rôle politique malgré sa grande intelligence.
Pour oublier l'insignifiance de son destin, elle voyagea et séjourna à Montpellier, Avignon, à Marseille, à Cambrai et même à Nice ...
À la mort de François 1er, le 31 mars 1547, elle partit pour les Pays-Bas (son pays natal) puis retourna en Espagne où elle mourut en 1558.
Elle repose près de Charles-Quint, ce frère qui ne vit en elle qu'une monnaie d'échange ...
Ainsi, si nous reprenons le fil de nos investigations, nous notons que François 1er et Eléonore d'Autriche ont parcouru un long chemin entre Bordeaux et Fontainebleau en 1530 ...
Peut-être, à cette occasion, le roi chevalier et sa seconde épouse sont-ils venus au Puy du Fou ... ?
Est-elle aussi la "Dame du Carrosse" de la Cinéscénie ?

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Ou bien, s'agit-il de Marguerite d'Angoulême - Reine Consort de Navarre (1492-1549), la sœur de François 1er car, elle seule, semble être passée par Bayonne, en compagnie de son frère…
Alors, envisageons cette autre possibilité.
De deux ans, l'aînée de François 1er, elle veilla toujours sur lui avec une tendresse toute maternelle ...
Ses dons de cœur et d'esprit fascinaient tous ceux qui l'approchaient : érudits, poètes, artistes, hommes politiques.
À 13 ans, elle parlait aussi bien l'italien et l'espagnol que le français, elle connaissait un peu de grec, de latin et d'hébreu ...
Plus tard, elle fit de sérieuses études philosophiques et théologiques.
Aux charmes de l'esprit, elle ajoutait ceux du corps.
Elle était grande, élancée, elle avait un teint éblouissant, des yeux pétillants et un sourire séducteur.
Seule ombre au tableau, elle avait le nez un peu fort !
La "perle de France" fut mariée, très jeune, à Charles IV d'Alençon (1489-1535) qu'elle n'aimait pas et qui mourut en 1525, honteux d'avoir provoqué par sa fuite le désastre de Pavie.

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Deux ans plus tard, elle épousa Henri II d'Albret, roi de Navarre (1503-1555), de 12 ans son cadet.
Bien que très éprise, elle ne fut pas heureuse.
Alors, Marguerite retourna à ses chères études, écrivit des vers, un recueil de 72 nouvelles plutôt lestes, l'Heptaméron (Dix récits par jour et pendant sept jours).
Elle s'intéressa aussi à l'administration de son royaume qu'elle légua, fort bien géré, à sa fille unique Jeanne d'Albret (1528-1572), qui sera la mère d'Henri IV (1553-1610).
La reine de Navarre mourut deux ans après son frère.
Avec elle disparaissait, dira Pierre de Ronsard (1524-1585) :
"Tout ce qu'avait notre terre d'honneur, de grâce et de beau".
L'incomparable Marguerite fut-elle la "Reine" du Puy du Fou ?
Revenons à ce 17 mars 1526, où François 1er franchit la Bidassoa, enfin libéré par son geôlier espagnol.
Le roi, après quelques lieues franchies au grand galop, atteignit Bayonne où l'attendait sa sœur tant chérie et si dévouée.

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Elle n'avait pas hésité, au péril de sa propre liberté, à aller à Madrid, durant l'automne 1525, pour tenter de fléchir l'implacable Charles-Quint en faveur de son frère.
Ensuite, Marguerite et François, triomphants, avaient regagné le château d'Amboise.
Alors, pourquoi n'auraient-ils pas fait étape au Puy du Fou ?
Il nous faut maintenant choisir parmi ces charmantes "Dames" : Eléonore, Marguerite ?
A chacun de se faire une opinion !

14 décembre 2021

Verdun 1916.*

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Verdun résume la lutte d'usure qui caractérisa la Première Guerre mondiale sur le front de l'Ouest, n'ayant que pour but de détruire les réserves françaises.
La bataille de Verdun fut peut-être la plus sanglante et la plus longue de la Première Guerre mondiale.
Alors que la guerre de tranchées s'était installée à la fin de 1914, il devint plus ou moins difficile de remporter une victoire traditionnelle sur l'ennemi.
Auparavant, la victoire était décidée par la défaite d'une armée ou l'occupation de régions clés ou de capitales.
C'était devenu impossible.

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On ne voyait pas comment percer des lignes et prendre des objectifs stratégiques, et de profondes positions défensives empêchaient totalement de chasser l'ennemi du terrain.
Le problème dans les deux cas était la disponibilité des réserves, en même temps que déplacer celles-ci vers un point menacé, avant qu'une attaque couronnée de succès puisse être exploitée par l'ennemi.
La victoire, dans cette guerre, consistait à épuiser l'ennemi, à porter le prix à payer pour sa poursuite si haut que la paix deviendrait absolument nécessaire.
A Verdun, 40 millions d'obus furent tirés pendant le conflit pensé par le général allemand Erich von Falkenhayn comme une bataille d'écrasement pour "saigner à blanc l'armée française".
Après une modeste offensive à Ypres en avril 1915, les Allemands adoptèrent une position défensive sur le front ouest.

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Cependant, en février 1916, ils résolurent de passer à l'offensive.
Falkenhayn, chef suprême de l'armée allemande, décida de frapper un grand coup contre l'armée française, déjà affaiblie par la perte d'environ deux millions de soldats depuis le début de la guerre.
Au lieu de tenter une percée, Falkenhayn prévoyait d'infliger un maximum de pertes en attaquant une partie de la ligne que les Français se sentiraient obligés de défendre à tout prix.
Les Allemands choisirent le saillant entourant la forteresse de Verdun comme terrain d'abattage.
"Jamais l'ennemi ne put sécuriser de façon permanente ; jamais il ne put échapper à la pression allemande", Erich von Falkenhayn.

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Verdun était un objectif idéal pour plusieurs raisons.
Située dans une boucle de la Meuse, la ville disposait de peu de voies de communication.
Une seule route la traversait.
Les problèmes de logistique de l'attaque étaient allégés par la présence d'une importante voie ferrée allemande à 19 km seulement de là, permettant de transporter des munitions, des fournitures et des renforts au cours de l'attaque.

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Le secteur de Verdun était relativement calme, et beaucoup de pièces lourdes armant les forts avaient été transférées en d'autres points, où leur présence paraissait plus nécessaire.
La garnison était de 3 divisions, représentant une faible défense.
Cher au cœur des Français, il permettait également aux Allemands d'amasser un maximum d'artillerie pour peser sur les défenseurs.
L'artillerie serait la pierre angulaire du plan allemand tandis que l'infanterie s'emparerait de points clés afin d'attirer les réserves françaises pour en faire de la chair à canon.

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Le 21 février 1916, l'air froid de l'aube était déchiré par les hurlements des gros obus et le sifflement des armes antipersonnel.  
Les 1200 canons (dont plus de la moitié de lourd calibre) de la 5ème armée allemande entamèrent le bombardement le plus dévastateur de toute l'Histoire.
Plus de deux millions d'obus tombèrent sur les positions avancées françaises dans les 12 h qui suivirent.
Un peu plus tard, des groupes d'assaut de l'infanterie allemande pénétrèrent dans les tranchées françaises ravagées.

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Les deux jours suivants, les forces allemandes ne réalisèrent que de faibles progrès, mais le 24 elles percèrent la ligne de défense principale, faisant 10000 prisonniers et capturant 65 pièces d'artillerie.
Au cours des jours qui suivirent, les Allemands continuèrent leur progression et capturèrent le fort de
Douaumont (ouvrage clé de la défense) le 25 février 1916.
Ce fut une sérieuse atteinte au moral des Français, surtout lorsqu'il s'avéra que sa garnison n'avait pas résisté jusqu'au bout.

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L'infanterie avait cédé sous le bombardement, laissant une poignée d'artilleurs pour assurer la défense.
Une patrouille allemande de neuf hommes découvrit une entrée non gardée du fort et y pénétra.
Elle conduisit à l'intérieur 300 autres soldats et prit le principal ouvrage de la défense de Verdun presque sans tirer un seul coup de feu.
Le haut commandement français avait été pris par surprise, mais le même jour, le général Pétain fut nommé à la tête de la 2ème armée française défendant Verdun.
Pétain était un excellent tacticien.

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Il avait également la réputation de se soucier de ses hommes et se mit immédiatement à organiser le ravitaillement, le renfort et le soutien des troupes en difficulté.
La seule route, "la voie sacrée", menant à Verdun était soumise à un feu constant d'artillerie, mais 3000 camions persévérèrent quotidiennement pour ravitailler les hommes en munitions.
Tout au long de mars, avril et mai, la bataille fit rage sans diminuer d'intensité.
Falkenhayn étendit la ligne de combat et, au cours d'avril et mai, les Allemands livrèrent d'âpres combats pour s'emparer des collines et des crêtes sur la rive est de la Meuse.
Une grande partie des combats était concentrée autour du Mort-Homme, qui fit tristement honneur à son nom.

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Pour les troupes des deux camps, l'enfer de Verdun devint quasiment un mode de vie.
À leur grande surprise, les Allemands se rendirent compte que leurs propres soldats se transformaient également en chair à canon.
Le 1 juillet 1916, l'offensive alliée sur la Somme força les Allemands à interrompre leurs opérations à Verdun.
À la fin du mois, les Français passèrent à l'offensive et, grâce à de féroces contre-attaques, regagnèrent la majeure partie des territoires perdus en début d'année.
Pendant que l'armée française, fatiguée, se battait bec et ongles pour défendre Verdun, l'instigateur du plan allemand, Falkenhayn, fut limogé et remplacé par l'équipe des généraux Paul Von Hindenburg et Erich Ludendorff, fraîchement victorieux de leurs combats sur le front Est.

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Pertes : Français, environ 500 000 victimes - Allemands, environ 425 000 victimes

15 novembre 2019

LE TRAITÉ DE VERSAILLES *

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C'est le 11 novembre 1918 qu'est signé l'armistice entre l'Allemagne, la France et ses alliés mettant fin à 4 années de guerre.
Le traité de Versailles mettait fin à la Première Guerre mondiale.
Il fut signé, le 28 juin 1919, dans la galerie des Glaces du château de Versailles, entre l'Allemagne, d'une part, et les Alliés, d'autre part.

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Le traité avait été préparé par la Conférence de paix (tenue à Paris, du 18 janvier 1919 au 10 août 1920) qui élaborait notamment les quatre traités "secondaires" de Saint-Germain-en-Laye, du Trianon, de Neuilly-sur-Seine et de Sèvres.
Bien que cette conférence ait réuni 27 États (vaincus exclus), les travaux furent dominés par une sorte de "directoire" de quatre membres.

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Georges Clémenceau (président du Conseil ou premier ministre) pour la France.
David Lloyd George (premier ministre) pour la Grande-Bretagne.
Vittorio Emanuele Orlando (ministre-président) pour l'Italie.
Thomas Woodrow Wilson (président) pour les États-Unis.
Ces personnalités ont exercé une influence déterminante dans le traité de paix.
A eux quatre, ils ont rédigé le traité qui va s'imposer aux 32 puissances qui vont se réunir dans la galerie des glaces du château de Versailles.
Et surtout à l'une d'entre elles : l'Allemagne.

Ver2

Les clauses du traité Le traité de Versailles a imposé à l'Allemagne des clauses
1. Territoriales (par exemple, la restitution de l'Alsace-Lorraine à la France et la perte de toutes les colonies d'Afrique aux mains de ses rivales, la France et la Grande-Bretagne : le Cameroun, le Togo, le Tanganyika et le Südwestafrika ou Namibie).
L'Allemagne va perdre 15% de son territoire et 10% de sa population.
La France récupère l'Alsace-Lorraine perdue en 1871.
La Belgique annexe quelques villes frontalières avec l'Allemagne.
Le Danemark récupère certains territoires perdus en 1864 après la guerre contre l'Autriche et la Prusse.
La Sarre, riche en charbon, est placée sous administration internationale pendant 15 ans.
La rive gauche du Rhin allemande est démilitarisée (mais non occupée).
La Prusse orientale qui reste allemande est séparée de l'Allemagne par le corridor polonais qui aboutit à la ville libre de Dantzig.
L'empire colonial allemand est partagé entre la France qui annexe le Togo et de la partie allemande du Cameroun, tandis que la Belgique reçoit le Rwanda et le Burundi.
Le Royaume-Uni s'empare de la Tanzanie et l'Afrique du Suds'installe dans le Sud-Ouest africain (Namibie).
Les concessions allemandes installées en Chine sont aussi perdues.

Ver11

2. Militaires (p. ex., la réduction des armements en canons et en avions ainsi que des effectifs, la démilitarisation de la rive gauche du Rhin, la surveillance d'une Commission de contrôle interalliée).
Les vainqueurs décident de désarmer l'Allemagne afin de la priver des moyens nécessaires à la guerre moderne tels qu'on a pu les voir à l'œuvre pendant la guerre de 1914-1918.
L'armée allemande doit livrer une grande partie du matériel dont elle dispose encore après quatre années de guerre.
Elle doit surtout abandonner son artillerie lourde, son aviation militaire et sa flotte de guerre (qui se sabordera en Écosse).
L'Allemagne doit renoncer au service militaire et se contenter d'une armée de 100 000 hommes recrutés comme engagés volontaires.
Une grande partie des officiers, sous-officiers de carrière se trouvent ainsi privés d'emploi ou bien sont rétrogradés dans l'armée donc déclassés socialement.
Le matériel nécessaire est de ce fait moins important et ne compte ni artillerie lourde, ni chars d'assaut ni aviation de combat.
L'industrie sidérurgique allemande si importante pour l'économie du pays est ainsi privée d'une grande partie de ses débouchés.

Ver10

3. Economiques (en tant que responsable du déclenchement de la guerre, l'Allemagne était condamnée à payer le montant des dommages subis par les Alliés).
Malgré les mises en garde de certains économistes, les vainqueurs veulent faire payer à l'Allemagne le coût de la guerre.
L'Allemagne doit verser, en étalant sur plusieurs années, une indemnité de 132 milliards de marks-or (si on prend en compte la valeur en or du mark en 1914 cela équivaut à près de 360 tonnes d'or fin !).
Elle doit faire des livraisons gratuites de matériel industriel et de produits agricoles pour compenser la production insuffisante de certains pays, comme la France, où les dégâts ont été importants.
L'Allemagne doit abandonner les droits qu'elle détient sur les brevets de nombreux produits industriels, ce qui va favoriser ses concurrents étrangers.
Dans l'obligation d'accepter ces dures conditions, l'Allemagne a considéré le traité comme un Diktat.

Ver1

Le traité de Versailles, 1919 (Extraits).
Art. 42. Il est interdit à l'Allemagne de maintenir ou de construire des fortifications, soit sur la rive gauche du Rhin, soit sur la rive droite, à l'ouest d'une ligne tracée à 50 kilomètres de ce fleuve.
Art. 43. Sont également interdits dans la zone définie à l'article 42, l'entretien ou le rassemblement de forces armées (…) 
Art. 51. Les territoires cédés à l'Allemagne (…) par le traité de Francfort du 10 mai 1871 sont réintégrés dans la souveraineté française à dater de l'armistice du 11 novembre 1918.
Art. 119. L'Allemagne renonce, en faveur des principales puissances alliées et associées, à tous ses droits et titres sur ses possessions d'outre-mer.
Art. 160. (…) la totalité des effectifs de l’armée des États qui constituent l'Allemagne ne devra pas dépasser 100000 hommes (…)
Art. 171. (…) Sont également prohibés la fabrication et l'importation en Allemagne des chars blindés, tanks (...)
Art. 198. Les forces militaires de l'Allemagne ne devront comporter aucune aviation militaire ni navale.
Art. 231. Les gouvernements alliés et associés déclarent, et l’Allemagne le reconnaît, que l’Allemagne et ses alliés sont responsables pour les avoir causés, de toutes les pertes et de tous les dommages subis par les gouvernements alliés et associés et leurs nationaux en conséquence de la guerre qui leur a été imposée par l’agression de l’ Allemagne et de ses alliés.
Art. 232. Les gouvernements (…) exigent (…), et l’Allemagne en prend l’engagement, que soient réparés tous les dommages causés à la population civile des (…) alliés (…) et à ses biens.

Ver7

Le traité de Versailles fut rédigé en français et en anglais, les deux versions faisant également autorité.
Le texte portait le titre Conditions de paix – "Conditions of Peace".
C'était la première fois depuis le traité de Rastatt de 1714 (qui mettait fin à la guerre de Succession d'Espagne) que le français n'était plus la seule langue officielle de la diplomatie occidentale.
Cet acte consacrait le français comme langue diplomatique en Europe, puisque la convention de Vienne en 1736 et le traité d'Aix-la-Chapelle en 1748 furent également rédigés en français.
Mêmes les traités signés entre des pays dont le France ne figurait pas furent par la suite rédigés en français.
C'est pourquoi le traité de Versailles de 1919 constitue une date nouvelle dans la diffusion du français et son affrontement avec l'anglais.

Ver4

Il semble que le représentant de la France, Georges Clémenceau, ait accepté que l'anglais devienne à côté du français la langue de travail de la Conférence de paix de Paris.
En raison de sa connaissance de l'anglais, (il avait épousé une Américaine et séjourné aux États-Unis), Clémenceau avait accédé à la demande de David Lloyd George (Grande-Bretagne) et de Thomas Woodrow Wilson (États-Unis).
Le représentant de l'Italie, Vittorio Orlando, ayant dû être d'accord.
En réalité, l'argument de poids n'était pas vraiment la mauvaise connaissance du français de la part du président américain Woodrow Wilson, mais le fait que la guerre n'avait été gagnée que grâce à l'intervention américaine.
Il y eut un prix à payer.

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Ce sont les Américains et les Britanniques qui ont imposé l'anglais comme "seconde langue officielle" lors des négociations. Leur succès devait avoir des conséquences importantes.
Paradoxalement, le Sénat des États-Unis refusa en novembre 1919 de ratifier le traité de Versailles, mais le statut de la langue anglaise venait néanmoins d'être reconnu au plan international avec l'accord de la France.
Par la suite, l'anglais supplantera progressivement le français dans la plupart des documents juridiques internationaux.
Cette situation humiliante pour les vaincus favorisera les revendications de la part des groupes nationalistes allemands, en particulier chez les nazis, ce qui allait entraîner, d'une part, les conditions d'une revanche, d'autre part, l'avènement de la Seconde Guerre mondiale.
En 1939, le monde plongera dans la deuxième guerre mondiale faisant 60 millions de mort.

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La conséquence indirecte en Europe sera la "Guerre froide", dont la fin symbolique sera la chute du "Mur de Berlin" le 9 novembre 1989, soit 70 ans après la fin de la première guerre mondiale.

29 mars 2021

La bouteille *

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L’histoire de la bouteille de vin est étroitement liée à l’art de boire et aux habitudes de consommation.
La bouteille en verre existe depuis l’Antiquité. 
Ce sont les Romains qui ont développé le verre soufflé et ainsi la bouteille.

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Mais à l'époque, elle est fragile et de petite taille et principalement destinée des parfums.
Elle commence à contenir du vin en Europe dès la fin du Moyen Âge, puis va se perfectionner jusqu’à ce que son usage se généralise à partir du XVIIIᵉ siècle.
Depuis l’Antiquité, le vin ne développe toutes ses qualités organoleptiques que lorsqu’il est conservé à l’abri de l’air.

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Dans un premier temps, le rôle de la bouteille se limita à assurer le trajet de la cave à la table.
Les tonneaux reposaient dans les caves, et le tavernier ou le valet allait soutirer un peu de vin en bouteille, pour le porter à ses hôtes ou à son maître. 
Du paléolithique au XVIIᵉ siècle, les contenants pour le vin sont essentiellement des poteries fabriquées avec de la terre, puis en céramique.
On utilisa d'abord l’outre de peau permettant le transport sur des chemins laborieux.
Ensuite, avec le développement des routes, ce furent d'amphores (de contenances variables).
Souvent munies d’une base pointue sur un support rainuré ou latté, elles étaient facilement entreposables dans les cales des navires ou dans les entrepôts.
Pour obturer les amphores, on utilisait déjà un bouchon de liège que l’on recouvrait d’un opercule de terre cuite scellé au mortier.

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Mais très vite, les tonneaux de bois cerclés de bois ou de métal font leur apparition.
Le tonneau sert à conserver et transporter le vin, mais aussi et surtout à vinifier le moût.
Jusqu’à la fin du XVIIe siècle, la production de bouteilles en verre est une pratique coûteuse réservée à une élite.

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La plupart des carafes et bouteilles trop minces et fragiles ne peuvent servir qu’à tirer le vin du fût jusqu’à la table et non pas pour un transport sur une grande distance.
Il faudra attendre le XVIIIe siècle et l’invention des fours à charbon par les Anglais pour que la fabrication de la bouteille de verre prenne une dimension commerciale.

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La bouteille joue un rôle fondamental dans le vieillissement du vin.
Autrefois de format sphérique, les bouteilles de vin ont adopté depuis le 18e siècle un format cylindrique, qui facilite le stockage et la conservation en raison d'un meilleur contact entre le vin et le bouchon.
Il existe différents formats de bouteilles.

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En règle générale, plus le format de la bouteille est grand, plus sa période de conservation sera importante.
En conséquence, un vin en demi-bouteille atteindra son apogée beaucoup plus rapidement que ce même vin en magnum.
Cette différence est due aux phénomènes d'oxydation et d'oxydoréduction agissant différemment par rapport aux volumes.

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À chaque région correspond un format de bouteille.
La bouteille de type Bordelaise (bouteille droite avec épaule haute) est la plus utilisée.
Les vins de Bourgogne et de la Vallée du Rhône utilisent une bouteille plus lourde et plus massive.
À l'inverse, les vins d'Alsace sont conditionnés dans des bouteilles en forme de flûte.
Le niveau de vin dans une bouteille est un élément crucial pour déterminer sa qualité, sa conservation et l'étanchéité du bouchon.

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En vieillissant, le liège devient poreux et favorise ainsi l'évaporation du vin.
De ce fait, un contrôle régulier du niveau des bouteilles est un excellent indicateur de l'état du bouchon.
Plus généralement, le niveau de la bouteille reflète l'état de conservation du vin.
Un niveau bas pour un millésime récent indique assurément une mauvaise conservation (température et humidité en sont souvent les causes).
En revanche, un niveau exceptionnel haut pour un vieux millésime peut paraître suspect.
La mise en carafe d'un vin doit se faire juste avant le service pour les vins rouges aux arômes volatils et pour certains blancs de garde afin de libérer leurs arômes.
Plus d'une heure à l'avance pour un Bordeaux ou un autre grand vin rouge à la fois jeune et solide.

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1 juillet 2019

Clovis premier Roi chrétien de France…*

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Comment naît la France ?
Repartons en -80 et retrouvons Vercingétorix qui fut le premier qui fédéra une partie des peuples gaulois dans le cadre d'une révolte contre les forces romaines au cours de la dernière phase de la guerre des Gaules de Jules César.
Vercingétorix est le plus connu et est le chef suprême des tribus gauloises.
Né en 72 av. J.-C. en Auvergne et mort en 46 av. J.-C. à Rome.
Il est un des chefs de la résistance des Gaulois contre la conquête de la Gaule par Jules César.
Il bat César à Gergovie et à Bibracte en 52 av. J.-C., mais est battu et fait prisonnier à Alésia la même année.
Il est devenu connu, car en se rendant, il a sauvé des vies de son peuple.
Le rôle historique de Vercingétorix ne dura que quelques mois.
Mais ce fut suffisant pour qu’au XIXᵉ siècle, celui-ci acquît le statut de héros fondateur de l’histoire de France.
Cependant, les livres d'histoire retiendront Clovis comme premier Roi de France.

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Charles De Gaulle (1890-1970) disait :
"Pour moi, l'histoire de France commence avec Clovis choisi comme roi de la France par la tribu des Francs qui donnèrent leur nom à la France...
Mon pays est un pays chrétien et je commence à conter l'histoire de France à partir de l'accession d'un roi chrétien qui porte le nom des Francs
"…
L'histoire de la monarchie de la maison France est en marche à partir de 481 !
Clovis devient roi des Francs (Rex Francorum).
Au IVᵉ et Vᵉ siècles, de nombreux peuples venus de l'est envahissent l'empire romain, chassés de leurs terres par les Huns, de redoutables cavaliers venus d'Asie.
Parmi eux, les Francs, les Burgondes (en Bourgogne), les Alamans et les Wisigoths (au sud de la Loire) s'installent sur notre territoire, semant la terreur et saccageant les villes des provinces romaines.
En 476, le dernier empereur romain Romulus Augustule (âgé de 10 ans) est assassiné.
L'empire romain d'occident disparaît et c'est la fin de l'Antiquité.
Parmi les envahisseurs, les Francs s’établissent dans le nord de la Gaule et en Belgique.
Petit-fils du roi franc Mérovée, fils de Childéric Iᵉʳ, roi de Tournai et de Basina, Clovis naît en 465 ou 466.

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Clovis n’a que 15 ou 16 ans lorsque, à la mort de son père en 481, il hérite du royaume franc.
C’est un guerrier courageux et très rusé qui entreprend une série de conquêtes et étend son royaume afin de dominer toute la Gaule.
Il était impitoyable avec ses ennemis.
Quand Clovis eut tué beaucoup d’autres rois et de proches parents dont il se méfiait parce qu’il craignait qu’ils ne lui prennent son royaume, il élargit son royaume dans toutes les Gaules.
Cependant, on rapporte qu’il s’exprima ainsi au sujet des parents qu’il avait perdus :
"Malheur à moi, car je n’ai plus de parents pour pouvoir m’aider".
Mais il disait cela par ruse pour savoir si, par hasard, il pourrait encore en découvrir un pour le tuer.
Pendant son règne, il parvient par la force, des alliances et avec l'église à s'imposer sur une grande partie de la Gaule romaine.
En se rapprochant de plus en plus du clergé gallo-romain, il fit la connaissance de l'évêque Remi de Reims qui le poussa à épouser une princesse chrétienne qui sera Clotilde la fille du roi des Burgondes et  ils se marièrent en 493.

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Clovis est reconnu comme roi par les Gallo-romains grâce à sa conversion au christianisme après la bataille de Tolbiac – (Zülpich près de Cologne en Allemagne et traditionnellement en 496, mais des révisions récentes situeraient la bataille de Tolbiac en 506). 

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