Puystory
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24 février 2017

3. La quintaine de Jehan (Petite histoire)

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Quelle belle matinée !
Le petit village du Puy du Fou se noie dans le bleu d'un ciel sans nuages, le soleil brille de tous ses rayons et comme pour le fêter, les oiseaux s'égosillent dans les frondaisons.
Jehan et Guillemette, les nouveaux mariés, éveillés par ce joyeux tapage, se regardent, émerveillés.
Ils savent que leur avenir sera aussi lumineux que ce radieux matin d'avril.
Que ce serait bon de paresser dans le grand lit douillet !

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Mais Jehan doit se soumettre à une rude épreuve :
"la Quintaine des jeunes mariés".
Devant tout le village assemblé, il doit prouver qu'il n'a pas dissipé toute sa vigueur dans des jeux moins périlleux…!
D'ailleurs, le Seigneur assistera au défi et si le jeune homme triomphe de son "ennemi", il sera généreusement récompensé.
Jehan, escorté par tous les villageois, arrive dans la lice où la quintaine l'attend.

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Mon Dieu, que ce mannequin d'osier est impressionnant avec ses dix pieds de haut et son bras géant armé d'une lance de bois !
Jehan sait que ce buste gigantesque, à la tête grimaçante, est fixé sur un pivot extrêmement mobile.
Il sait aussi que, seul, à pied, la lance à la main, il n'aura que cinq coups pour l'abattre.
S'il attaque mal, la quintaine accomplira une volte complète et mettra en branle son bras monstrueux qui le frappera violemment dans le dos.

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Vaillamment, Jehan concentre son énergie, se précipite sur son "adversaire".
Les assistants retiennent leur souffle...
Hélas, notre héros a mal porté son attaque et n'a que le temps de se jeter au sol pour éviter le choc en retour.
Reprenant son calme, le jeune homme réfléchit avant sa prochaine tentative.
Il comprend qu'il doit atteindre le mannequin en plein "cœur" pour qu'il bascule.
Il s'élance... mais il a encore frappé trop bas.

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Cette fois, il n'arrive pas à esquiver le bras vengeur.
Il se relève, couvert de poussière et ruisselant de sueur.
Les villageois rient à gorge déployée et, plus fort que les autres, le Geoffroy, qui ne lui a pas pardonné d'avoir séduit la petite Maupillier...
Guillemette le foudroie du regard.
Elle souffre de voir son mari ainsi ridiculisé…!
Et quand il retourne à l'assaut, la jeune femme adresse une ardente prière à la bonne Vierge.
Elle ferme les yeux...
Elle ne veut pas regarder...
Et jamais la quintaine se vengeait et le laissait là, sans vie, à même la terre...
Non, il ne faut pas y penser, il ne faut pas attirer le malheur...

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Soudain, une clameur jaillit, des applaudissements enthousiastes éclatent...
Elle soulève lentement les paupières...
La quintaine gît au sol et Jehan lève un bras vainqueur.
Elle court l'embrasser...
Elle est si fière de lui...
Leurs effusions tournent court, car le Seigneur s'avance vers Jehan pour le récompenser.
Le Maître se montre bien généreux.

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Le "nouveau Roi de la Quintaine des Vilains" sera libre de redevances pour l'année à venir.
De plus, il pourra assister, dans la tribune d'Honneur, à la prochaine Quintaine des Chevaliers et aux joutes qui marqueront les fêtes de Pâques.
Nos deux amoureux s'en retournent vers leur chaumière pour y goûter un repos bien mérité...

31 octobre 2016

Le vieux métier de boulanger

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Le Ciel, la Terre et la Mer.
De l'eau, du froment écrasé, un rien de sel.
Simples les ingrédients.
Simple la recette de la pâte à pain.
Pour que le miracle ait lieu le feu est nécessaire.
Le tour de main du boulanger préside aux noces de la farine et du levain.
Rien n'a changé depuis le 18e siècle et pourtant tout est différent.
La machine s'est substituée à l'homme.

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Adieu la beauté du geste et dur le métier d'alors.
Le fournil était l'univers du boulanger qui passait quinze heures par jour sans interruption du 1er janvier au 31 décembre pour du pain frais chaque jour !
De l'Antiquité jusqu'au 8ème siècle les recettes de fabrication se transmettaient oralement.
Jusqu'aujourd'hui elles n'ont pas connu de modifications d'importance, du moins chez les boulangers traditionnels.
Tout commence par la confection du levain.
Une préparation en trois temps.

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Le "chef" obtenu à partir d'un peu de pâte de la fournée précédente à laquelle on incorpore un peu de farine et d'eau.
Vient ensuite le levain qui peut représenter jusqu'au tiers du volume final.
Ce levain est émietté et mélangé à de l'eau salée avant d'être incorporé à la farine.
Ensuite, le pétrissage s'effectue en plusieurs étapes dont la plus pénible, le soufflage, consiste à battre la pâte en l'étirant et en la laissant retomber brutalement afin d'y introduire de l'air.
Dès que la pâte est prête, elle est divisée en pâtons qui sont alors disposés dans des bannetons, sorte de corbeilles en osiers garnies de toiles.

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Jusqu'au règne de Philippe-Auguste les boulangers étaient contraints de cuire au four banal et de payer une redevance au seigneur propriétaire.
C'est Saint-Louis qui affranchira les villes de la banalité des fours.
Le brigadier, celui qui "gouverne l'ouvrage", ou le patron lui-même assurent le chauffage du four et l'enfournement.
Chaque four possède ses particularités propres et la répartition des fagots qui y seront enflammés conditionne la bonne température à la fois de la voûte et de la sole.

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Au fur et à mesure de la combustion les braises sont réparties avant d'être retirées à l'aide d'une racle pour être éteintes un étouffoir.
Les dernières restantes à la périphérie du four sont ramenées vers la gueule.
La température est vérifiée en jetant de la farine sur la sole.
Toujours la même quantité, toujours au même endroit.
La rapidité de son brunissement détermine du bon moment de l'enfournement.

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L'important est de placer le plus de pains possible en évitant qu'ils ne se touchent.
Les pâtons sont retournés sur la pelle et mis à cuire après avoir été incisés à l'aide de la grigne.
Un mouvement sec, un à un ils s'allongent sans dommage sur la sole.

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11 mars 2016

Jacques l'Epourail (Cinéscénie du Puy du Fou)

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"Je suis Jacques Lépouraille, je garde les champs contre les grolles, quand vient le mai de la quintaine, c’est moi qui dispose les mannequins figurant les traitres et les païens"
 ****
La trame du cette partie est :

Les questions de la Mère MAUPILLIER invitent finalement le Marchand de quenouilles à se situer lui-même, se rattachant ainsi à la grande tradition des Vagabonds, Conteurs et Pèlerins de tous les temps, il se met en scène, à son tour, dans les mêmes lieux.
Les auditeurs de la veillée captivés par la prosopopée, laissent aller l'oreille et l'œil "parmi les défricheurs et les écuyers".
A travers les galops lointains, les "ombres de Frayeur" montent de la veillée jusqu'aux étendards de l'ancien château.
L'évocation continue avec le Marchand de quenouilles redevenu le "vieux pèlerin de SAINT-ROGNOU" (St-Rognou nous vient de la tradition orale : Saint Guérisseur).
Il marche avec les aveugles.

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Le petit Jacques devient "Jacques I'Epourail" (Epourail = épouvantail), l'enfant qui défend les récoltes contre les corbeaux, en plantant des épouvantails dans les champs.
Une succession de spots visuels et sonores souligne à la fois la misère (les aveugles), la sérénité (les mendiants) et la fête (l'arbre de mai).
La fête de mai se déroule conformément à l'usage : Jacques l'Epourail vient placer son épouvantail sur le chemin, donnant ainsi le branle à la Quintaine.

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Devant un nombreux public de paysans, les cavaliers débouchent de l'arrière-scène et se succèdent sur la digue et l'avant-scène, rivalisant de prouesse et d'adresse, se précipitant, lance au poing, sur les épouvantails-mannequins disposés sur leur passage.
Après la vision fugitive d'une jeune fille à une fenêtre du château, le petit Jacques de la veillée revient à lui, et, dans sa curiosité de gamin, observe la corne gravée accrochée à la bretelle du vieux "Cherche-Pain".

7 octobre 2022

Le pain et le levain *

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Le pain est un élément essentiel sur le plan nutritif.
Il possède plus de 50 % de glucides et donc aide à couvrir nos besoins quotidiens en la matière.
Le pain est constitué de sucres lents qui vont progressivement se diffuser dans le corps et permettre à l'organisme de tenir jusqu'au prochain repas.
De plus, le pain entre dans la catégorie des aliments maigres : 200 gr de pain sont nécessaires dans le cadre d'une alimentation équilibrée.

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Un élément important dans le pain est le levain.
Le levain est la manière ancestrale de faire lever le pain.
C'est une pâte exclusivement composée de farine et d'eau, laissée fermentée à l'air, que le boulanger va entretenir et développer en la "rafraichissant" régulièrement avec une même proportion d'eau et de farine, au fur et à mesure de son utilisation.
On peut personnaliser son levain en incorporant, par exemple, un peu de jus de fruits ou de bière.

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Le goût du pain au levain est spécifique.
Légèrement acidulé et plus dense, il a un goût plus typé que le pain fabriqué à base de levure de boulanger.
La confection des levains est obtenue avec un morceau de pâte prélevé sur une des fournées du jour, dont le volume, pendant l'intervalle qui sépare deux fabrications, est progressivement augmenté pour aboutir au levain destiné à ensemencer la pâte de la première fournée du lendemain.

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Le poids de ce volume de culture, varie entre 4,890 kg à 9,780 kg.
Lors de son emploi, la pâte sera bien levée, ni trop jeune (pousse insuffisante) ni trop vieille, car elle serait aigre.
Le chef voit alors son poids doublé ou triplé avec apport d'eau et de farine ; on rafraichit ou bien, on renouvelle le levain ; il en résulte le levain de première.
Six à sept heures plus tard, nouvel enrichissement.
Après pétrissage, on obtient le levain de seconde qui fermente quatre à cinq heures.
Cette période écoulée nouvelle addition qui conduit au levain de tout point qui fermente une à deux heures jusqu'au moment du pétrissage de la pâte.

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14 septembre 2015

HYPOCRAS *

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origines de l'Hypocras

L'Hypocras est une boisson à base de vin dans laquelle macèrent tout un ensemble d'épices, dont de la canelle, du gingembre...
Le miel est éventuellement utilisé selon la recette, en plus ou moins forte quantité, pour adoucir la boisson et lui donner un goût plus agréable au palais. 
Les origines historiques de l'Hypocras restent mystérieuses.
Certains les font remonter à l'Antiquité et attribuent le breuvage à Hyppocrate (d'où son nom, Hypocras).
Il semblerait que la recette de l'Hypocras ait été redécouverte par les Occidentaux du moyen-âge lors des Croisades. 

Recette de l'Hypocras médiéval

Les premiers textes faisant mention d'une recette pour l'Hypocras remontent au XIIIème siècle.
Il existe une multitude de recettes, chacun y mettait les épices qui correspondent à son budget où à la facilité qu'il avait à se les procurer.
Si le sucre existait et était utilisé parfois, le miel le remplaçait le plus souvent (et à mon avis avantageusement).
La recette que nous vous offrons de l'Hypocras n'est qu'une variante parmi tant d'autres : 

Ingrédients :

1 bouteille de vin rouge (au choix)
100 g de miel
30 g de cannelle en bâtons
60 g de gingembre frais
10 clous de girofle
10 gousses de cardamome.

Verser le vin et le miel dans un récipient.
Noyer les épices et les mettre dans une toile que l'on noue
Mettre la toile contenant les épices dans le breuvage et recouvrir.
Laisser macérer au moins pendant 4 heures.
Retirer la toile contenant les épices (filtrer avant consommation).

2 novembre 2009

Calvaire.*

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La croix de chemin est un symbole religieux catholique très répandu du XVIe siècle à nos jours.
On en distingue deux types : les croix dues à la volonté des communautés et les croix érigées par des familles.
Lorsque la croix est érigée, elle est bénie, et fait généralement l’objet d’un culte.
On y faisait le plus souvent des processions, mais pour les croix éloignées des bourgs ou dans des hameaux isolés, les manifestations étaient beaucoup plus humbles.
Les bergères allant aux champ accrochaient au fût de la croix un rameau de genêt, ou déposaient un bouquet de fleurs, à moins que ce ne soit l'œuvre d'un passant.
Les bergères ont disparu, mais certaines croix sont toujours fleuries et certains hameaux sont très attachés à leur croix et l’entretiennent encore. En vous promenant dans le "Grand Parc", vous apercevrez un calvaire.

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A première vue, il n'a rien à faire là dans un parc de loisirs.
Mais à la réflexion, on ressent le respect que les Puyfolais ont pour leurs ancêtres.
C'est ici qu'en 1789 que les Vendéens se sont battus.
Aujourd'hui, l'entretien des calvaires de Vendée étaient financé par le Puy du Fou (Devoir de mémoire).

1 février 2016

Mais qui est St. Jacques ?????

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Jacques le Majeur est l'un des douze apôtres de Jésus Christ.
Il est nommé "Jacques, fils de Zébédée" dans le Nouveau Testament Fils de Marie Salomé. 
Saint Jacques est appelé le Majeur.
Cette épithète lui vient de sa qualité d'aîné.
Il est le frère aîné de l'apôtre Jean, et tous deux sont surnommés Boanerges, c'est-à-dire "Fils du tonnerre" (Marc III:17).
Cela permet aussi de le distinguer de l'autre apôtre "Jacques, fils d'Alphée".
Saint Jacques est l'un des tout premiers disciples à suivre Jésus, et il est un de ses plus proches.
Il participe, avec Pierre et Jean, à des évènements importants : la Transfiguration, l'agonie de Jésus au Mont des Oliviers.
Ce même groupe de trois apôtres est le seul à le suivre lorsqu'il va ressusciter la fille du chef de la synagogue.

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Enfin Jacques est cité parmi les témoins de la troisième apparition de Jésus après sa mort, sur les bords du lac de Tibériade (épisode de la pêche miraculeuse rapporté par saint Jean).
Jacques est le seul apôtre dont la mort est rapportée dans le Nouveau Testament : "Il (Hérode) fit périr par le glaive Jacques, frère de Jean."(Actes, XII:2).
Il est fêté le 25 juillet Il y a trois personnages nommés Jacques dans le Nouveau Testament:    
1) Jacques fils de Zébédée, frère de Jean, un des Apôtres.
2) Jacques le Juste, frère du Seigneur,
3) Jacques le fils d'Alphée, un des Apôtres.
Il faut y ajouter le Jacques, rédacteur de l'Epître de Jacques qui selon l'exégèse contemporaine n'est aucun de ces trois (ce pourrait être un anonyme avec un prénom d'emprunt).
Mais pour la Chrétienté médiévale et pour Compostelle en particulier,
il n'y avait qu'un seul Jacques,
apôtre et rédacteur de l'Epître.

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16 janvier 2015

Saint Jacques de Compostelle

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Dans la petite église du Puy du fou, un détail m'interpelle.
La représentation de St. Jacques de Compostelle.

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Ça me rappelle que le chemin des pèlerins venant du Nord passait non loin du Puy Du Fou.
(Une carte des pénitents est ci-dessous).

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Saviez-vous que pour votre procession soit validée par l'église,
vous devez faire les derniers 100 Km à pieds (Bon à savoir).

Mais que représente le pèlerinage de St. Jacques de Compostelle.

Le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle est un pèlerinage chrétien, dont le but est la crypte de la cathédrale de la ville de Saint-Jacques-de-Compostelle en Galice (Espagne) dans laquelle se trouve une urne contenant les restes supposés de l'apôtre Jacques le Majeur.
En effet, depuis le IXe siècle, l'Église locale prétend posséder le corps (les reliques) de Saint Jacques, apôtre du Christ, à la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle.

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Au Moyen Âge, le pèlerinage de Compostelle comptait parmi les trois grands pèlerinages de la Chrétienté, avec :

1) Le Pèlerinage de Rome, (dont un exemple est celui effectué à partir de Canterbury par la via Francigena).
2) Recueillement sur les tombeaux de Saint Pierre et Saint Paul.
3) Le Pèlerinage de Jérusalem, avec le recueillement sur le Saint-Sépulcre.

Afin de préparer votre pélérinage, je vous conseil de lire les conseils de "Ami Gilbert" sur le site http://www.stjacquespassion.com/

8 septembre 2008

la bicyclette *

La forme de la bicyclette n'a pas beaucoup changé depuis l'apparition du cadre.

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1874: Starley dépose un brevet pour la roue à rayons tangentiels.

Les rayons radiaux, utilisés jusque là, ne pouvaient supporter la tension à laquelle ils étaient soumis.

1877: Starley fabrique les premiers cadres en tubes d'acier.
Le vélo s'allégea et devint plus durable.

1879: application de la transmission par chaîne et roues dentées entre un pédalier indépendant et la roue arrière.
La transmission par chaîne aurait été inventée au 18e siècle par le mécanicien Jacques de Vaucanson.

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13 octobre 2014

Le Rôle de l'église au moyen-âge.

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Au Moyen Âge, la plupart des habitants de la France sont des chrétiens.
Ils croient qu’il y a une autre vie après la mort et qu’ils seront jugés.
Les bons iront au paradis, les mauvais seront condamnés à l’enfer.
L’église est riche : elle possède de vastes domaines et le peuple lui verse un impôt, "la dîme" et reçoit également des dons des fidèles.

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L’église a un grand rôle dans la société : elle enseigne, soigne le peuple, accueille les pauvres et les voyageurs.
Un hospice destiné à l’accueil des patients et des pèlerins jouxte la chapelle.

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Au Moyen-Âge, soigner les malades était en effet un acte de charité qui incombait à l’église.

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La porte, surmontée d’une tête de mort, rappelle aux hommes leur fin prochaine et aux malades l’incertitude de leur sort.

29 novembre 2011

les quatre évangélistes.*

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L’histoire est aussi au rendez-vous dans la chapelle de la Cité médiévale.
La présence des quatre évangélistes dans les édifices religieux chrétiens (sous la forme de sculptures, fresques, mosaïques) est très fréquente.
On peut les trouver figurés sous leur forme humaine, tenant ou écrivant leur évangile, mais le plus souvent ils prennent une apparence symbolique.

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  1. Matthieu (mort en 61 Ap.J.C), dit le publicain prend celle d'un homme qui, avec ses ailes, s'apparente à un ange, car son évangile commence par la généalogie de Jésus.
  2. Jean (mort en 101 Ap. J.C. à l'âge de 98 ans) dit l'apôtre ou l'évangéliste prend l'apparence d'un aigle qui vole haut, car son évangile commence par des considérations théologiques.
    Le prologue de son Évangile commence par le mystère céleste qui lui aurait été révélé par voix descendue du ciel.
  3. Marc (mort en 67 Ap. J.C.) est le disciple de Pierre et prend l'apparence d'un lion ailé.
    Le Lion, animal du désert, car son évangile commence par la prédication de Jean-Baptiste dans le désert et que le lion est l'animal du désert.
  4. Luc (mort en 67 Ap. J.C. à l'âge de 84 ans) dit le médecin bien-aimé prend celle d'un taureau ailé.
    Le Taureau, animal des sacrifices, car son évangile commence dans le Temple par l'évocation d'un prêtre sacrificateur desservant le temple de Zacharie, le père de Jean-Baptiste.

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16 janvier 2022

La vielle à roue *

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La vielle à roue apparaît au Moyen Âge, dès le IXe siècle.
L'histoire de la vielle à roue est fascinante.
Depuis près de mille ans, la vielle à roue, instrument hybride à plusieurs égards, a marqué les esprits des Européens.
En effet, c'est un violon dont l'archet est remplacé par une roue et dont les cordes appelées chanterelles sont pincées via un clavier.
Leur longueur de vibration est changée par l'action des touches appelées sautereaux.
Le sautereau est un élément du clavier de la vielle à roue qui comprend des tiges coulissantes pour chaque note.
Les sautereaux sont fixés sur chaque tige par groupe de deux (deux cordes en chanterelles) et permettent, comme le doigt du violoniste, de déterminer la partie de corde vibrante.
Après appui sur la tige du clavier, celle-ci est rejetée par la vibration des cordes, faisant ainsi reculer la paire de sautereaux.
Au XIXe siècle, elle tombe en désuétude et est peu à peu jetée aux oubliettes.
Elle ressurgit un peu partout en Europe grâce au revival folk des années 60 et 70.

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...., instrument béni des Dieux ?
Pas toujours !
En effet, si les premières représentations sculpturales et picturales nous démontrent un instrument au service des Mondes "subtils", très vite, la vielle à roue se trouve reléguée aux mains des mendiants et autres faiseurs de chansons. 
(pas toujours très cotés à l’époque) !
Pourtant, c’est un peu vite oublier, que nous sommes là en présence du plus vieil instrument mécanique du monde, créé il y a près de mille ans !

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La vielle à roue, comme son nom l’indique, possède une roue qui frotte les cordes mises à son contact ;
le frottement produisant un son.
Deux cordes cependant traverseront le plumier d’un clavier.
À l’intérieur de ce clavier, des petits sautereaux viendront pincer les cordes à un endroit précis, déterminant alors les fameuses notes de musique dont la musique ne saurait se passer !

1 septembre 2014

Charles de Bonchamps

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Charles de Bonchamps, une histoire, une vie, un état d'esprit.
Bien qu'un article lui soit déjà consacré sur ce blog, je tenais à lui rendre hommage pour sa volonté, sur son lit (brancard) de mort, de rendre grâce à 5000 prisonniers.
Né en 1760, Bonchamps s'engage à 16 ans dans le régiment d'Aquitaine.
En 1787, après avoir combattu dans les Indes, il devient capitaine des grenadiers.
Il réside en 1789 au Château de la Baronnière, près de Saint-Florent le Vieil, année de son mariage.
En 1793, les paysans de St-Florent décident de le choisir pour chef.
Le 25 mai, il s'empare de Fontenay où il est blessé par un soldat qu'il venait de gracier.

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Bonchamps est mortellement blessé dans une des plus grandes batailles des guerres de Vendée, à Cholet le 17 octobre 1793.
Il rend son âme à Dieu le 18 octobre au hameau de la Maillerais.
Avant de mourir, il eut la bonté de demander la grâce des 5000 prisonniers républicains que firent les vendéens lors de la bataille.
Parmi les prisonniers graciés se trouvait le père de l'artiste David d'Angers.
Ce dernier érigea la célèbre statue du "Pardon de Bonchamps" dont on peut voir l'original à Saint-Florent-le-Vieil et une copie à la galerie David d'Angers ... à Angers.

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À l’extérieur de la tente, des cris éclatent.

"À mort ! À mort" ; "Tuons-les !" ; "À mort les Bleus !"
Scandés comme un refrain macabre, les cris de haine résonnent dans le crâne bouillant de fièvre du marquis de Bonchamps.
Se relevant à grand-peine, il demande :
- Qu’est-ce donc ?
Après qui en a-t-on de la sorte ?
- Mon général, ce sont nos hommes qui veulent se venger des Bleus.
- Quels Bleus ? 

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- Dans notre déroute, nous avons capturé cinq mille républicains que nous avons enfermés dans un couvent à quelques pas d’ici.
Ce sont sur eux que nos hommes ont décidé de pointer les canons.
Le marquis se crispe.

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Malgré l’agonie qui meurtrit son corps, malgré la souffrance qui contracte ses traits et l’empêche de se lever, il supplie son cousin, le comte d’Autichamp, d’obtenir la grâce des Bleus :
"Mon ami, c’est sûrement le dernier ordre que je vous donnerai…"
D’Autichamp ne discute pas.
Il se précipite au-dehors de la tente, saute sur un cheval et galope jusqu’aux abords du couvent où les hommes s’apprêtent déjà à la vengeance.
Là, il fait battre tambour pour obtenir le silence et proclame :
"Grâce aux prisonniers ! Bonchamps le veut. Bonchamps l’ordonne !"

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Les soldats hésitent, se regardent.
Ils n’ont pas la charité de leur général.
Mais ils le respectent profondément.
Depuis qu’ils sont allés le chercher pour combattre avec eux, le marquis de Bonchamps est devenu pour eux un père et un modèle.
Certains regagnent les tentes dressées un peu plus loin et obéissent par devoir.

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D’autres, comprenant les motifs de leur chef, acceptent de libérer les républicains.
Charles de Bonchamps a toujours été un exemple d’humanité.
Les plus anciens se souviennent que dès les premiers jours de la guerre, il avait empêché les pillages, les incendies et les exécutions.
Il avait relâché les prisonniers sur la simple promesse qu’ils ne reprendraient pas les armes.

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Aujourd'hui, mère Vendée se souvient et prie pour le salut de ses fils tombés au nom de la liberté.

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C'est ici dans cette modeste église de "Saint-Florent-le-Vieil" que repose "Charles de Bonchamps".
"GRÂCE AUX PRISONNIERS"

2 octobre 2020

CYRANO DE BERGERAC AU PUY DU FOU

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Dans Mousquetaire de Richelieu, Cyrano se situe d’emblée sous le signe de "l’illusion comique" par une entrée en scène des plus surprenantes.
Statue qui s’anime, l’œuvre devient homme, à l’inverse de la logique et de la réalité.
Puis, dans un tourbillon gestuel et verbal plein de verve et d’élégance, il effectue une traversée de scène fugace, mais exubérante.
Par sa poésie et sa truculence, sa tirade pastiche les morceaux de bravoure du personnage de Rostand.
Les octosyllabes lui confèrent, par opposition avec les alexandrins solennels du présentateur, dynamisme et légèreté, en écho à La Chanson des Cadets ou à La Ballade du Duel composée "Hop ! À l’improvisade".

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Cyrano y récuse avec véhémence le statut banal de Monsieur de Bergerac, et revendique avec fierté le titre d’œuvre et d’emblème.
Il intervient plus tard aux côtés des mousquetaires pour secourir Bouton d’Or, écrasé sous le nombre des assaillants.
Son regret de n’avoir à affronter qu’une dizaine d’adversaires rappelle le combat de la Porte de Nesle chez Rostand (à un contre cent).
La jubilation qu’il éprouve à se "dégourdir" l’épée fait directement allusion à son Duel avec le Vicomte.
Personnage spectaculaire et pleinement conscient de sa théâtralité, Cyrano parvient dans Mousquetaire de Richelieu à fondre imaginaire et réalité, dans une mise en abyme vertigineuse qui renouvelle l’esprit baroque du Grand Siècle.

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22 mai 2022

Le piano-forte *

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Créé au début du XVIIIe siècle par l'italien Bartolomeo Cristofori (1655-1731), à Florence, sous l'appellation de piano-forte, le piano naît de l'évolution d'un instrument appelé clavicorde (XVe siècle).
Son but était de fabriquer un instrument produisant à volonté des sons puissants ou doux (à la différence du clavecin, dont on ne pouvait modifier le volume sonore).
En 1709, l'invention fut enfin terminée.

Le piano est un instrument de musique polyphonique à cordes frappées par des petits marteaux actionnés par un clavier.
Le premier instrument à corde inventé par l'homme fut peut-être l'arc du chasseur.
Il suffit de pincer la corde en un point pour obtenir un son.

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A travers les âges, la corde tendue est restée l'un des principaux moyens d'obtenir un son, que ce soit au moyen d'un plectre (sorte de pince) ou d'un marteau.
Le premier instrument dont on puisse dire qu'il est l'ancêtre du piano est le tympanon, assemblage de lames d'acier que les jongleurs frappaient avec des maillets et qui ressemble un peu à un xylophone.
De nos jours le piano a bien évolué et d’autres types de "pianos" ont vu le jour comme les claviers numériques.
Le piano est devenu un instrument traditionnel avec un répertoire vaste : classique, rock, jass, variété.

9 novembre 2018

Le 11 novembre 2018 *

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Nous commémorons cette année le 100ᵉ anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale 1914-1918.
Ci-dessous les étapes principales qu'a connu ce conflit appelé la "GRANDE GUERRE".
L'assassinat le 28 juin 1914, à Sarajevo, de l'archiduc héritier d'Autriche-Hongrie François­-Ferdinand par un étudiant bosniaque n'est qu'un prélude tragique à la Première Guerre mondiale.
Le 23 juillet, l'Autriche-Hongrie envoie un ultimatum à la Serbie, pour lui déclarer la guerre le 28 juillet.
Après la Russie, avant l'Allemagne et la France, le Gouvernement belge décrète le 31 juillet la mobilisation générale après avoir refusé à l'Allemagne le passage de ses troupes sur son territoire.
Le 1ᵉʳ août, l'Allemagne déclare la guerre à la Russie et le 3 août à la France.
Le 5 août, c'est au tour de l'Autriche-Hongrie de déclarer la guerre à la Russie.
Le 23 août, la Grande-Bretagne et le Japon déclarent la guerre à l'Allemagne.
Le 6 août 1914, la division de cavalerie belge repousse à Halen, près de Diest, quatre régiments de cavalerie allemande.

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C'est la fameuse "Bataille des Casques d'Argent".
Un front "ouest" et un front "Est" se créent rapidement.
Après avoir violé la neutralité belge, l'armée allemande atteint le nord de la France le 13 septembre et le maréchal Joffre (France) remporte la victoire décisive de la bataille de la Marne.
Octobre-novembre 1914, la Bataille de l'Yser, les troupes belges et alliées arrêtent la progression des Allemands.
De septembre à novembre, un front continu et ininterrompu de 750 km se stabilisera entre Ypres et la frontière suisse.
Lors d'une offensive allemande près d'Ypres, les gaz (Ypérite ou gaz moutarde) sont utilisés pour la première fois le 22 avril 1915.
De février à décembre 1916, la bataille de Verdun, sans doute la plus violente de la Grande Guerre, où les Français résistent aux lourdes offensives allemandes.

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Selon les prévisions allemandes, la bataille devait se solder par un coefficient de perte de 1/5 en faveur de l'armée allemande.
L'épisode se termine victorieusement pour les Français.
Seul grand choc naval de la Première Guerre mondiale, la Bataille du Jutland a lieu le 31 mai et le 1ᵉʳ juin 1916.
Les navires allemands tentent de briser le blocus pour rejoindre les mers libres.
Les Britanniques restent maîtres du champ maritime malgré une apparente supériorité de la flotte allemande. 
Le 1ᵉʳ février 1917, Guillaume II décide d'intensifier la "Guerre sous-marine à outrance".
Les "U-boot" allemands coulent 3,5 fois plus de navires que les Anglais n'en construisent.
À partir de 1918, la construction navale américaine compensera les pertes.
Le 2 avril 1917, les États-Unis rejoignent les Alliés.

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Le 6 avril, ils déclarent la guerre à l'Allemagne ("Remember the Lusitania 1").
Le 16 avril 1917, les Français montent près du Chemin-des-Dames, l'offensive de Nivelle.
Cette offensive se soldera le 4 mai par un échec désastreux pour les troupes françaises.
Les 6 et 7 novembre 1917, la "révolution d'Octobre" se déclenche en Russie.
Le 3 mars 1918, le Traité de Brest-Litovsk, traité de "paix séparée", est signé par l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie, la Bulgarie, l'Empire Ottoman et la Russie soviétique.
Les Allemands peuvent dès à présent concentrer toutes leurs forces sur le front de l'ouest.
D'avril à novembre 1918, l'épidémie de grippe espagnole fait 4.700.000 morts en Europe.
Rethondes, le 11 novembre 1918, entre 5 h 20 et 5 h 30 du matin, l'Armistice est signée entre les Alliés et l'Allemagne dans un wagon de chemin de fer à Compiègne.
Les clauses principales seront :
- Évacuation de la France, la Belgique et le Luxembourg pour le 26 novembre et de la rive gauche du Rhin pour le 10 décembre.
— Constitution d'une Pologne indépendante avec accès à la mer.
— Renoncement à l'annexion de l'Autriche germanophone.
Les Anglais exigent l'abandon des colonies et la livraison de la flotte de guerre.
Le "CESSEZ LE FEU" aura lieu à onze heures le 11 novembre 1918.  

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Mais que reste-t-il de cette page de l'histoire ?
En France, la commémoration de l’Armistice (autrement dit de la fin d’une Grande Guerre qui devait être la "Der des Ders"), prendra par la suite une place importante dans la vie nationale, avec des gerbes déposées chaque année, à quelques jours de la Toussaint, fait du hasard, au pied des monuments aux morts de chaque commune ce jour de la "Fête du Souvenir".
Des plaques commémoratives sont également installées dans les lieux publics.
Lors des cérémonies du 11 novembre commémorant la fin de la Grande Guerre (1914-1918), on rend hommage au Soldat inconnu (Soldat anonyme enterré sous l'Arc de Triomphe de la place de l'Étoile à Paris représentant symboliquement tous les soldats français morts pendant la Première Guerre mondiale).
En France, le bleuet est le symbole de la mémoire et de la solidarité, envers les anciens combattants, les victimes de guerre, les veuves et les orphelins.

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Au Royaume-Uni, le coquelicot est le symbole utilisé pour honorer les soldats tombés au combat.
Pourquoi cette fleur ?
Au printemps 1915, les champs flamands qui entouraient les tranchées britanniques étaient remplis de coquelicots.
Le poète et militaire canadien John McCrae leur dédie alors un poème baptisé "In Flanders fields".
"Nous ne dormirons pas, même si les coquelicots poussent.

Dans les champs de Flandre".
Et cette fleur devient le symbole des victimes de cette guerre.
Le traité de Versailles mettait fin à la Première Guerre mondiale.
Il fut signé, le 28 juin 1919, dans la galerie des Glaces du château de Versailles, entre l'Allemagne, d'une part, et les Alliés, d'autre part.
Le traité avait été préparé par la Conférence de paix (tenue à Paris, du 18 janvier 1919 au 10 août 1920) qui élaborait notamment les quatre traités "secondaires" de Saint-Germain-en-Laye, du Trianon, de Neuilly-sur-Seine et de Sèvres.
Le traité de Versailles a imposé à l'Allemagne des clauses territoriales (par exemple, la restitution de l'Alsace-Lorraine à la France et la perte de toutes les colonies d'Afrique aux mains de ses rivales, la France et la Grande-Bretagne : le Cameroun, le Togo, le Tanganyika et le Südwestafrika ou Namibie), militaires (p. ex., la réduction des armements en canons et en avions ainsi que des effectifs, la démilitarisation de la rive gauche du Rhin, la surveillance d'une Commission de contrôle interalliée) et économiques (en tant que responsable du déclenchement de la guerre, l'Allemagne était condamnée à payer le montant des dommages subis par les Alliés).
Dans l'obligation d'accepter ces dures conditions, l'Allemagne a considéré le traité comme un Diktat.
Dans les années 30, les conditions de ce traité deviendront invivables pour les allemands, mèneront à la Deuxième Guerre mondiale.

5 octobre 2018

La Mogette

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La mogette, parfois orthographiée mojette, mojhette ou monjhette (écriture en saintongeais "Langue romane") est un haricot blanc sec de l’espèce Phaseolus vulgaris, également appelé "lingot" originaire de la Vendée.
La mogette vendéenne fait partie intégrante de l'identité de la Vendée.
Elle se déguste traditionnellement avec le Jambon de Vendée, ou encore bien chaude sur une tartine grillée, frottée à l'ail et bien beurrée (grillée de mogette).
Ce gros haricot-grain, de type lingot ou coco, blanc, très brillant, à peau fine et fragile qui s'amollit et éclate à la cuisson, se cultive traditionnellement dans le Bas-Bocage vendéen.
Il se consommait autrefois à chaque repas, car il ne coûtait rien et tenait au corps.
Légumineuses rapportées d'Amérique du Sud au XVIe siècle par des navigateurs Espagnols, ces graines de haricots blancs (beaucoup plus gros à l'époque et bariolés) furent acclimatées par des moines de Vendée et devinrent un pilier du repas paysan.
Le haricot blanc prend son essor grâce au Pape Clément VII qui confia les graines aux moines en charge de son potager.
Très vite, les qualités de culture et de conservation du produit lui permettent de conquérir la France.

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Le nom mogette vient d'ailleurs du mot moine.
À l'époque, les moines étaient considérés comme les meilleurs jardiniers du sud de l'Europe, ce sont donc eux qui reçurent les graines du haricot pour les cultiver.
Il s’avéra aussi que le climat de la Vendée était très favorable à ces plantes… qui devinrent un produit du terroir.
Le haricot n'a pas besoin de beaucoup d'eau pour être heureux.
Un excès d'humidité en ferait pousser davantage, mais d'une qualité moindre.
La forme et la couleur du haricot évoquant un jésuite en train de prier, habillé de blanc et légèrement courbé en avant, le nom de petit moine lui a été donné.
La Mogette de Vendée assure aujourd’hui une qualité de produit irréprochable et bénéficie d'un label Rouge.
Elle a aussi décroché en 2010 l'Indication Géographique Protégée (IGP), un signe de qualité européen qui reconnaît le lien entre un produit agricole et une zone géographique.

10 décembre 2018

La messe en Vendée

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En ce temps (fin 1800-début 1900), il y avait chaque dimanche deux messes à l'église, où tout le monde allait.
La première, celle de six heures, était celle des "paroissiens pressés" et surtout la "messe des gens de garde".
Dans toutes les métairies, ce jour-là, il y avait un tour de garde pour les hommes comme pour les femmes.
Personne n'y échappait.
Patrons, domestiques, parents, enfants.
Chacun assumait cette fonction à tour de rôle.
On disait alors qu'on était de première messe.
En revenant de l'église, il fallait tout faire.

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Soigner le bétail, traire les vaches, s'occuper des cochons, de la volaille... et garder la maison.
Rude dimanche !!!, que tous aimaient bien quand même.
Les autres, ceux qui étaient de grand-messe, étaient libres toute la journée.
A dix heures, ils assistaient à l'office chanté et, dès "l'Ite missa est", se retrouvaient sur la Grand-Place.
Les hommes d'un côté, les femmes de l'autre, les jeunes filles au centre, jetant à la dérobée des regards sur les garçons ou échangeant avec certains un signe de connivence.

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Sur le coup de midi, tout ce monde se répandait lentement dans les rues du village, glissant vers les auberges où les femmes s'installaient, ouvrant leur grand panier pour déjeuner avec leurs familles et boire le vin de l'aubergiste.
Dans l'après-midi, les hommes entamaient d'interminables parties de "luette" (jeu de cartes du marais vendéen, venu d'Espagne) et lorsque vers les six heures du soir les cloches sonnaient pour annoncer les vêpres, les femmes regagnaient l'église, laissant pères et maris jouer aux cartes, souvent tard dans la nuit.

6 juin 2018

L'île de Noirmoutier

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Un voyage dans l'île de Noirmoutier, appelée "l'île aux Mimosas", pour beaucoup, c'est l'évasion avec le pittoresque passage du Gois mais pour certains, c'est une petite croisière.
Rocheuse et découpée, la partie nord de l'île évoque la Bretagne.
Par endroits, une abondante végétation borde la côte.
Découvrir la mer à travers la verdure des pins et les roches grises est la vue paradisiaque que l'on emporte du célèbre "Bois de la Chaize".
Au printemps, fleurissent les mimosas et c'est alors un décor de Côte d'Azur.
La douceur d'une température très clémente ajoute au plaisir des promenades.
Mais le sud et le centre de l'île sont très différents.

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C'est le marais avec son étendue plate aux horizons lointains.

Aux abords de la petite capitale, les salines.
Et tout autour de cette terre de 18 km de long et de 2 à 6 km de large, une multitude de plages de sable fin.
Ce sont aussi des villages charmants :
- Barbâtre.
- La Guérinière avec ses ruelles étroites et ses maisons blanches qui évoquent certains coins de Sicile.
- L'Herbaudière, principal port de l'île.
- L'Epine, avec ses bois de pins.
C'est le lieu d'élection de certains artistes et vedettes très connus.
Et de-ci de-là, des maisons vendéennes bien typiques, et des moulins dont les ailes tournent encore.

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Au centre de l'île, son château fort, véritable décor de "Blanche Neige" qui est l'un des plus anciens de France puisque sa construction remonterait en l'an 830.
Il fut reconstruit au XIᵉ siècle par les seigneurs de la Garnache et jusqu'en 1700 la mer pénétrait dans ses douves.
Dans son enceinte, l'on peut voir une construction du XVIIIᵉ siècle, la maison du Gouverneur.
Dans les salles du château sont rassemblées d'intéressantes collections concernant les vestiges historiques et archéologiques de l'île et de la région.

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Tout près de l'ancienne forteresse, se dresse l'église Saint-Philbert, plusieurs fois détruite et reconstruite au cours des siècles.
Ses premières assises remonteraient au VIIᵉ siècle, l'abside est du XIIᵉ, l'aile droite du XIVᵉ et la partie gauche de la fin du XVIIᵉ.

Mais c'est la crypte qui reçut autrefois le corps de Saint-Philbert qui est le monument le plus intéressant sur le plan archéologique.
Noirmoutier, parcelle du marais, abandonnée à la mer qui l'enserre jalousement comme pour souligner son caractère particulier, est également une terre qu'il faut savoir découvrir.
Si certains de ses aspects s'imposent, la plupart de ses charmes sont cachés.
Les chercher en flânant, voilà le vrai plaisir.

11 décembre 2017

Eglise fortifiée du Boupère (Vendée)

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Église fortifiée, monument historique, appartenant dans l'ensemble aux XIV-XVᵉ siècles.
La première église est construite au 12ᵉ siècle et fortifiée au Moyen Âge avec des meurtrières, chemins de ronde…
La restauration, qu'elle a subie au siècle dernier, a fait disparaître les restes romans du chœur et des absidioles et contribue à lui donner son unité de style actuelle.
Elle a dû présenter à l'époque romane l'aspect d'une construction en forme de croix latine, dont le chœur, semi-circulaire à l'origine, a été transformé dans la suite.
Vers 1867, on a doublé la profondeur du transept aux dépens du chœur et des absidioles : celles-ci furent alors démolies.

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L'église se compose actuellement d'une abside formée d'une travée unique avec grande baie ouvragée restaurée au siècle dernier, d'un transept très profond comprenant deux travées, de même que les croisillons, et enfin de la nef.
Celle-ci, de même que la travée centrale primitive du transept, voûtée de huit nervures mono-toriques, remonte aux origines de l'église.

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La nef comprend deux travées égales, dont les voûtes, légèrement bombées, n'occupent pas toute la largeur du vaisseau, d'où il s'ensuit la formation, au sud, d'une sorte de bas-côté très étroit, fausse basse-nef analogue aux bas-côtés de La Caillère.

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La voûte repose au nord directement sur le mur "goutterot", retombe de l'autre côté sur un pilier isolé entre les deux travées et relié au mur d'enceinte par une maçonnerie dans l'épaisseur de laquelle a été ménagé un passage cintré.
Cette particularité a son contrecoup dans l'agencement de la façade occidentale.
Celle-ci présente un portail et un oculus du plus pur XVᵉ siècle.

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Le portail occupe le milieu de la façade, tandis que l'oculus (œil-de-bœuf) est situé au centre de la travée voûtée, ce qui fait que les deux ouvertures sont sensiblement décalées l'une par rapport à l'autre.

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Cette façade est couronnée extérieurement d'une jolie galerie de mâchicoulis supportant un parapet crénelé qui protège un chemin de ronde terminé à chaque extrémité par une échauguette s'appuyant sur les contreforts d'angle.
Cette galerie se continue tout autour de l'église, sauf au niveau du clocher.
Celui-ci, qui complète si harmonieusement l'édifice sur le côté Sud, a été lui-même restauré encore 1890.

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Quelques dates repères...
Au 12ᵉ siècle, une église en croix latine romane à chevet plat aux arcs légèrement brisés.
1179, la Bulle du Pape Alexandre III précise que la paroisse Alba Petra (Le Boupère) est une possession du monastère de Saint-Jouin de Marnes.

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26 mars 1305, Bertrand de Got archevêque de Bordeaux, est en visite pastorale au Boupère.
Peu après, il est nommé pape et s'installe à Avignon sous le nom de Clément V.
14-15e siècles sera l'époque de la fortification de l'église.
1563-1598, les seigneurs locaux adoptent la réforme protestante et l'église devient un temple protestant pendant 35 ans.
24 juin 1798, l'état vend l'église aux enchères, au citoyen Bertrand.

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En 1808, la commune rachète l'église.
1862, transfert du cimetière entourant l'église vers son emplacement actuel.
1867-1868, élargissement du sanctuaire et construction du second transept gauche.
1891-1892, construction du transept droit (Sacré-Cœur) et reconstruction totale du clocher.

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15 et 16 février 1906, malgré l'opposition des habitants, les gendarmes pénètrent par un vitrail et procèdent aux inventaires.
1966, après le concile Vatican II, l'autel de pierre est enlevé.

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Celui d'aujourd'hui est à proximité des fidèles, la liturgie se déroule face au peuple.

22 janvier 2018

La Vendée ?*

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La Vendée est une invention de la Révolution française, affirme l'écrivain vendéen, Michel Ragon (1924-….).
Pas parce que l'Assemblée constituante l'a érigée en département le 26 janvier 1790, mais parce que c'est la Convention qui en a fait un symbole, en 1793.
L'Assemblée constituante supprime, ainsi que toutes les autres du royaume de France, la province de Poitou.

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Initialement, il est prévu de découper le Poitou en seulement deux départements, calqués sur le haut et le bas de la province abolie.
Mais, le nouveau découpage érige le Bas-Poitou en département de la Vendée, qui en conserve les limites et le Haut-Poitou sera séparé en deux parties, les Deux-Sèvres et la Vienne.
Mais revenons à la Vendée.
Quel nom va-t-on donner à ce nouveau bébé de la Révolution ?
Pourquoi ne serait-il pas baptisé, comme la plupart de ses frères, en fonction d'un fleuve ou d'une rivière passant par là ?

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C'est le cas de tous les départements limitrophes : Loire-Inférieure (devenue Atlantique), Maine-et-Loire, Deux-Sèvres (Nantaise et Niortaise) et Charente-inférieure (actuellement Maritime) ?
C'est le cas également de la Vienne, dont l'ancienne capitale du Poitou est le chef-lieu.
Les législateurs pensent donc tout naturellement à un fleuve côtier qui coule au milieu du département, né de la confluence de deux rivières venant du Bocage, le Grand et le Petit Lay.
Le Bas-Poitou devrait devenir le département des Deux-Lay.
Mais il y a un problème.
La disgrâce physique trop marquée de deux de ses représentants, fournissant prétexte à jeux de mots, y fit renoncer.
Le choix se porte alors sur une modeste rivière qui coule au sud du département pour se jeter dans la Sèvre Niortaise, et qui présente l'avantage aux yeux des députés fontenaisiens de traverser leur ville.

Adjugé ! La Vendée est née.

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À peine créée, la Vendée est sortie de ses limites départementales pour donner son nom à un soulèvement populaire touchant trois anciennes provinces, quatre nouveaux départements, six cents paroisses.
Le concept est repris depuis plus de deux siècles, de Napoléon (1769-1821) à Lénine (1870-1924), de Burke (1729-1797) à Jaurès (1859-1914), de Babeuf (1760-1797) à Soljénitsyne (1918-2008), afin d'illustrer, pour les uns la quintessence de la contre-révolution, pour les autres le rejet du totalitarisme sous toutes ses formes.

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Lorsque Bertrand Barère (1755-1841) monte à la tribune de la Convention le 1er octobre 1793 en clamant "Détruisez la Vendée !", c'est pour présenter, au nom du Comité de salut public, un nouveau décret relatif à l'insurrection vendéenne et instaurer la terreur.
Mais la Vendée tient en échec depuis plus de six mois une République menacée sur toutes ses frontières extérieures.
En prenant la parole, le député des Hautes-Pyrénées, régicide (qui cautionne ou est coupable de l'assassinat d'un roi ou d'un monarque) à qui son éloquence lui vaut le surnom "d'Anacréon de la guillotine", ne sait pas que son apostrophe contre la "Vendée militaire" va entrer dans l'histoire :

12 La bataille du Mons

"Détruisez la Vendée et Valenciennes ne sera plus au pouvoir des Autrichiens.
Détruisez la Vendée et le Rhin sera délivré des Prussiens.
Détruisez la Vendée et l'Anglais ne s'occupera plus de Dunkerque.
Détruisez la Vendée et l'Espagne sera morcelée et conquise par les Méridionaux !...
Détruisez la Vendée et Toulon s'insurgera contre les Espagnols et les Anglais, Lyon ne résistera plus.
La Vendée, et encore la Vendée, voilà le chancre qui dévore le cœur de la République.
C'est là qu'il faut frapper !"

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Depuis plus de deux siècles, la Vendée est une énigme qui laisse perplexes, historiens, sociologues, observateurs en tous genres.
Une sorte de scandale, parce qu'incompréhensible pour les esprits rationalistes qui voudraient la faire entrer dans un cadre préconçu et qui n'y parviennent pas.
"Il nous faut des Vendée", assène Lénine pour justifier la mise en place d'un régime policier en Russie, en 1920.
Et, 73 ans plus tard, c'est en Vendée que Soljénitsyne vient dénoncer la violence totalitaire.

Retrouvez l'intégralité de son discours sur :
www.puystory.com

30 octobre 2013

Chemin de la Mémoire (prélude)

Il est 6 heures du soir, le lavoir de la ferme porte la rumeur de la révolte au nom de la foi. 

Les prêtres se cachent dans les greniers, les femmes prient dans les bois…
La nuit est tombée, il est 8 heures du soir.
Les hommes forgent des armes de fortune.
De chemins creux en chemins creux, les chefs appellent au combat.
Cathelineau, La Rochejaquelein, Charette.
Il est 11 heures du soir.
Sur le pont du Puy du Fou, alors que le château brûle, c’est l’embuscade.
Il est minuit.
La chapelle est incendiée par les Colonnes Infernales du général Turreau.
Le p’tit Jacques Maupillier implore, avec sa jeune sœur, le grand vitrail du pardon.
Jacques Maupillier n’a plus de famille.
La Vendée est morte.
La Vendée est née.
Le pardon n’est pas l’oubli…

Voir aussi d'autres photos sur l'album en cliquant sur la photo.

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3 juillet 2013

Le Bal des Oiseaux Fantômes.*

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Construit vers 1100 et détruit en 1430 par les anglais, les ruines du vieux château offre un décor mystérieux.
Aurore, la princesse endormie, s'éveille et retrouve ses buses, faucons, milans noirs...
Des dizaines de rapaces s'envolent formant un ballet céleste unique.
L'Académie de Fauconnerie du Puy du Fou vous présente "Le Bal des Oiseaux Fantômes".
La fauconnerie est devenue l'un des fleurons mondiaux des centres spécialisés en rapaces.
L'Académie abrite 350 oiseaux, allant du Hibou Grand Duc à l'Aigle Royal, en passant par le Condor des Andes ou les vautours.
L'Académie de Fauconnerie participe à de nombreux programmes européens d'élevage et de conservation de la nature.
Ces programmes, tant nationaux qu'internationaux, aboutissent pour certains à la réintroduction d'oiseaux dans leur milieu naturel, contribuant ainsi à la préservation d'espèces menacées ou en voie de disparition.

21 août 2024

Dans la maison romaine.

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Après la conquête de la Grèce au IIe siècle avant J.-C., les riches Romains adoptent un mode de vie nouveau.
Grâce aux fouilles faites en Italie, notamment à Pompéi, et aux textes des écrivains de l’époque, nous connaissons dans leurs moindres détails, les maisons romaines du 1er siècle.

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Le plan de base de la maison romaine (Le Domus) de la classe supérieure s’organise autour d’une pièce centrale appelée "atrium", sur laquelle donnent toutes les pièces d’habitation : entrée, vestibule (Vestibulum), des chambres à coucher (Cubicula), une salle à manger (Triclinium), un bureau (Tablinum) où le chef de famille écrit, fait ses comptes et garde ses richesses.

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Au-delà du Tablinum, les Romains étendent leur surface d’habitation par une deuxième maison reliée à la première par un corridor (Fauces) et un jardin entouré de colonnes (Péristyle).
Nous savons que les habitations romaines situées dans le Nord de l’Empire, exposées à un climat plus rude, étaient plus fermées que celles de l’Italie.
Elles ne différaient cependant pas de celles-ci par la décoration et le mobilier.

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Les murs intérieurs disparaissaient sous des peintures où dominent le rouge, le noir et le jaune, ou sont des revêtements de marbres rares importés de Grèce ou d’Orient.
Les fresques en trompe l’œil, témoignent du goût pour les thèmes mythologiques qui exaltent les valeurs des Romains : le courage (Virtus), la loyauté (Fides), la piété (Pietas) et le mariage (Conjugium).

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De même, le sol de toutes les chambres est couvert de mosaïques compliquées ou de marqueteries de marbres.
Les intérieurs romains offrent à l’œil un aspect très riche.
L’art du meuble est parvenu à un très haut degré d’excellence : meubles de bois, de bronze et de marbre, dont les formes sont empruntées à la Grèce.

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Certaines maisons possèdent un hypocauste, c’est-à-dire un foyer souterrain dont la chaleur se répand dans les murs et sous les parquets de mosaïques par des conduits de terre cuite.
Par les grands froids, on ajoute à ce chauffage central insuffisant des réchauds à charbon de bois, fixes ou roulants, qu’on place dans les chambres.

PUY_0179Parc archéologique de Xanten.

L’hiver les Romains prennent leur repas dans une salle à manger de préférence peinte en noir car les murs se couvrent rapidement de fumées et de suie (Vitruve, De architectura, VII, 4).
L’éclairage plus rudimentaire ne comporte que des lampes à huile, placées sur les tables ou suspendues à d’élégants candélabres.

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La plupart des Romains utilisent les nombreuses fontaines publiques et les eaux de pluie provenant des toits par "Compluvium" vers l’Impluvium (bassin), et les plus riches maisons possèdent un accès à l’aqueduc.
Les salles de bains sont rares car le Romain préfère se rendre aux thermes pour se laver, se détendre et faire du sport tout en rencontrant connaissances et amis.
Les toilettes se trouvent dans la cuisine, seule pièce dotée d’une évacuation vers les égouts.

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Dans toutes les maisons les habitants installent un autel destiné aux cultes domestiques (Lararium) : les "Pénates" protégeant les réserves alimentaires, les "Lares" la famille, le "Genius" sous forme de serpent, le maître de maison.
Les mœurs romaines se sont introduites et implantées en Gaule, de même que la langue latine et le costume drapé (la toge).

  • 1. Ostium - Porte d'entrée.
  • 2. Vestibulum - Entrée.
  • 3. Fauces - Couloirs.
  • 4. Tabernae - Boutiques.
  • 5. Atrium - Pièce centrale.
  • 6. Compluvium - Collecteur des eaux de pluie.
  • 7. Impluvium - Bassin récepteur des eaux de pluie.
  • 8. Tablinum - Bureau.
  • 9. Triclinium - Salle à manger.
  • 10. Alae - Pièces latérales.
  • 11. Cubiculum - Chambre.
  • 12. Culina - Cuisine.
  • 13. Posticum - Entrée de service.
  • 14. Peristylium - Péristyle.
  • 15. Piscina - Bassin
  • 16. Exedra -  Exèdre (Salle de conversation).

Un petit résumé en PDF

21 juillet 2022

Le drapeau belge

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Le 21 juillet voit fleurir le drapeau belge sur les façades.
Mais connaissez-vous son histoire ?
En 1787, nos ancêtres, opposés aux multiples réformes de l’empereur Joseph II, adoptèrent un insigne circulaire afin de manifester leur mécontentement : la cocarde.
Elles étaient de toutes les couleurs, mais les cocardes brabançonnes étaient les plus nombreuses et ne finirent pas s’imposer.
Le blason du duché de Brabant était tricolore.
Un lion d'or (jaune) sur fond de sable (noir), griffes et dents de gueules (rouge).
Les couleurs du Brabant prirent le pas sur toutes les autres, car elles avaient l’avantage de se retrouver dans celles du comté de Flandre, du comté de Namur, du comté de Hainaut, du marquisat d’Anvers etc.
En 1789, lors de la révolution brabançonne, ces trois couleurs furent nettement associées. Elles ne seront pas oubliées ; au contraire, elles réapparurent en 1830.
Jean-Baptiste Madou nous les montre dans les différentes œuvres qu’il a consacrés à notre révolution.
Le 26 août 1830, dans une maison située à l’angle de la rue du Marché aux Herbes et de la rue de la Colline, Madame Abst confectionna les deux premiers drapeaux belges.

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L’un flotta sur l’hôtel de ville, l’autre fut porté à travers la ville par le journaliste Lucien Jottrand et l’avocat Édouard Ducpétiaux, en tête de la 1ʳᵉ Compagnie de la Garde Bourgeoise.
Le Gouvernement provisoire, puis le Congrès national, approuvèrent ces trois couleurs et décidèrent de les placer horizontalement : le rouge en haut, le jaune au centre et le noir en bas (article 125 de la Constitution).
En date du 23 janvier 1831, un arrêté du Gouvernement provisoire adopta la disposition verticale, mais le rouge se trouvait du côté de la hampe.
Le 12 octobre 1831, Charles Rogier, chef du jeune gouvernement belge, se prononça définitivement pour le noir attenant à la hampe.
On peut supposer qu’il agissait par analogie avec la France et par sympathie pour ce pays.
On peut aussi supposer que le modèle horizontal faisait trop « hollandais ».
Quoi qu’il en soit, les deux dispositions allaient encore cohabiter quelque temps.
En 1832, des drapeaux d’honneur, semblables à celui confectionné par Madame Abst, furent remis à une centaine de communes.
Ce n’est qu’en 1838, lors de fêtes commémorant la révolution, que les drapeaux à bandes horizontales disparaîtront définitivement.

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Le NOIR c'est le charbon, symbole de notre riche passé industriel.
C'est aussi la crise économique et les faillites récentes, les problèmes linguistiques et communautaires, le Vlaams Blok et le racisme.
Le JAUNE, c'est l'or de la couronne royale, portée successivement par six grands souverains.
Ce sont aussi les étoiles figurant sur le drapeau de l'Union européenne qui a choisi Bruxelles comme capitale.
L'éclat du diamant et du sable de nos plages du Nord ...
Le ROUGE, comme le sang répandu en 1830 qui a donné son indépendance à la Belgique.
Comme nos satanés Diables rouges, dignes représentants de notre football à l'étranger.
Comme le sang nouveau illustré par la naissance d'Elisabeth qui assurera la continuité et la modernité de notre dynastie.
Comme notre jeunesse, désireuse d'exprimer sa belgitude et soucieuse de grandir dans un pays uni et solidaire.

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La Fête nationale belge est célébrée le 21 juillet, depuis une loi du 27 mai 1890.
Cette journée commémore la prestation de serment du 21 juillet 1831, au cours de laquelle le premier roi des Belges Léopold de Saxe-Cobourg-Gotha jure de rester fidèle à la Constitution.
Le serment du roi marquait le début d'une Belgique indépendante, sous le régime d'une monarchie constitutionnelle et parlementaire.

L'hymne national belge.

O Belgique, ô mère chérie,
À toi nos cœurs, à toi nos bras,
À toi notre sang, ô Patrie !
Nous le jurons tous, tu vivras !
Tu vivras toujours grande et belle
Et ton invincible unité
Aura pour devise immortelle :
Le Roi, la Loi, la Liberté ! (ter)

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Genèse de la Brabançonne.

Un soir, après les chaudes journées de septembre 1830, quelques jeunes gens entrent dans le café de 'l'Aigle d'or', rue de la Fourche à Bruxelles.
On offre aux jeunes patriotes le salon du premier pour se reposer.
C'est au milieu des paroles généreuses, des rires et des refrains de ces jeunes soldats de la liberté que l'un deux, un certain Jenneval, se met à réciter les vers d'un texte, qu'il avait composé et qui traduit les aspirations des révolutionnaires à ce moment-là.
C'est ainsi que l'on raconte la naissance de l'hymne national belge en 1830.
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