Puy Story

Histoire d'une région.

La Veuze ou Vèze

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L’étymologie du mot veuze ouvre trois versions :
Du latin "bucinum, bucina" à l’ancien français "buisine" comme dans la chanson de Roland.
Une autre version donne, "Vesica", donne vèze et vesse.
Rabelais mentionne, dans son Quart Livre en 1552, que "Les vezes", bousines et cornemuses sonnèrent harmonieusement.
Une nouvelle piste viendrait des essences utilisées, particulièrement le buis, en breton "Beuz", donnant "Veuz" avec la mutation des consonnes initiales propre à la langue bretonne.

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C'est en 1260 que les premières représentations de cornemuses apparaissent dans le manuscrit des "Cantigas de Santa Maria" (Source iconographique pour instruments médiévaux).
En 1508, dans le livre d’heures d’Anne de Bretagne, nous retrouvons une cornemuse aux dimensions identiques à la veuze.
"Out' foué, o l'avé de vèze.  
T'ch'était dos espèces de binious.
O l'avé in' sac, pis dos fiutes qu'étiant fic'laïes dessus ... ".

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Voilà la description qu'en faisaient nos ancêtres.
De la famille des cornemuses, c'est un instrument à vent formé de la réunion de plusieurs tuyaux sonores :
- 1 tuyau mélodique à trous appelé chez nous "ohalumia" ou "pibole",
- 1 tuyau d'accompagnement ou bourdon : "Le Veuzon".

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Ces tuyaux reliés à un sac de peau gonflé d'air qui fait office de soufflerie : "La bouzine".
Le joueur de veuze étant : "le veuzou".
Ces différents termes vous rappelleront certainement des expressions du parler vendéen.

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Par exemple, on dira facilement de quelque chose qui fait du bruit :
"Arrêt' ta bouzine"
ou bien encore :
"O veuzoune" en entendant le bourdonnement d'une guêpe.

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Gloria au Puy du Fou

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Le marché

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Aliénor d'Aquitaine

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Le spectacle du "Bal des Oiseaux Fantômes", Héloïse nous raconte l'histoire d'Aliénor.
Aliénor se réveille dans les ruines du vieux château et ses souvenirs font surgir les faucons.
Deux noms me reviennent à l'esprit, celui d'Aliénor d'Aquitaine (1122-1204) et celui d'Héloïse d'Argenteuil (1092-1164). Mais, partons à la découverte d'Aliénor.
Née en 1122 à Belin, près de Bordeaux, Aliénor est élevée au château de l'Ombrière, fascinée par la personnalité étonnante de son grand-père Guillaume IX (1071-1126), le "Troubadour".
Pendant plus de 40 ans, ce grand seigneur a défrayé la chronique.
Grand amateur d'aventures, il a participé à la Première Croisade, a été excommunié pour avoir enlevé une dame mariée, la belle Maubergeonne (1080-1153).
Il a aussi créé un mouvement artistique et littéraire, écrit des poèmes, plutôt hardis glorifiant l'amour physique et la bonne chère.
Aliénor passe ainsi ses premières années dans une ambiance bien désinvolte.
Elle reçoit néanmoins une éducation soignée : latin, langue du Nord, musique, poésie...
Son père Guillaume X d'Acquitaine (1099-1137) meurt en 1137 et à 15 ans, elle règne de Nantes aux Pyrénées et de Bordeaux jusqu'au Rhône, ses parents n'ayant pas eu d'héritier mâle.

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Son premier mariage.
Son suzerain, le roi de France Louis VI le Gros (1081-1137), décide qu'il faut "protéger" la jeune héritière.
Il réussit un joli coup politique en lui faisant épouser son fils, âgé de 17 ans.
Le mariage a lieu le 25 Juillet 1137 à Bordeaux.
Ce même jour, Louis VI meurt et Aliénor devient reine de France aux côtés de son triste époux, Louis VII (1120-1180).
Certes, le roi est fort épris des yeux verts ensorceleurs de "son Aquitaine", mais il a été élevé dans une dévotion scrupuleuse.
Aliénor dira même de lui "qu'il était presque moine".
Il la gronde de ne pas respecter les jeûnes, de bailler aux offices.
Et puis, elle est déçue de se trouver à Paris, dans une cité austère et rustre, au milieu de gens qui ne parlent pas sa langue.
Bien vite, elle fait venir des chevaliers et des dames d'Aquitaine qui aiment à rire et elle bouleverse la Cour de France.
A sa demande, les hommes se rasent la barbe, les dames portent des robes décolletées de couleurs vives.
On se lave, on prend des bains de vapeur, on se poudre, on se parfume et un nouveau mode de vie s'installe…

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Un divorce à l'horizon.
Les années passent et l'incompréhension s'installe dans ce couple qui n'a aucun héritier mâle.
En 1147, Aliénor va entreprendre avec son époux, une aventure plus conforme à son tempérament.
"La Croisade".
Un grand voyage à travers l'Europe pour arriver à Constantinople, puis à Antioche.
Antioche, un paradis où l'attend son oncle paternel Raimond de Poitiers (1115-1149).
Il a 33 ans, une allure folle, il parle la langue d'Oc et il est si brillant !
Il lui réserve une chambre digne des "Mille et une Nuits" dans son palais de rêve.
Il y a des terrasses, des loggias, des piscines d'eau tiède, des jardins à fontaines et massifs de roses.
Aliénor assiste à des festins où elle goûte des mets délicats : des feuilles de vigne farcies, des poulpes, des vins de Perse et des fruits inconnus, les abricots, les oranges, les figues.
Elle découvre les tissus de Mossoul, les laines de Cathay, les tapis de Bagdad, les parfums d'Arabie.
Aliénor a-t-elle succombé aux charmes de Raimond ? Peut-être ?
Toujours est-il que Louis VII pense à se séparer de cette femme qui lui donne tant de soucis et pas de fils !
En mars 1152, le mariage est dissous (on a trouvé, bien à propos, un lien de parenté entre les époux !)
Grosse erreur stratégique de Louis VII qui laisse échapper un territoire plus vaste que le domaine royal avec le risque de voir Aliénor contracter une nouvelle alliance.

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Un second mariage.
En effet, Aliénor a rencontré un homme très séduisant, un athlète à la tête énergique, aux cheveux roux et drus...Henri Plantagenêt (1133-1189), Comte d'Anjou et du Maine.
Il a le goût des arts et de la poésie, il aime les troubadours.
On dit aussi qu'il est l'héritier de la Couronne d'Angleterre.
Cependant, elle a 30 ans et lui 19 et pourtant, elle l'épouse en mai 1152 et l'année suivante, met au monde un fils.
En 1154, le trône d'Angleterre est vacant.
Henri se précipite et rassemble une expédition et met le cap sur Southampton.
La marche sur Londres est un triomphe.
A Noël, Aliénor et Henri ont revêtu les manteaux royaux bleus doublés de gris, ornés de quatre feuilles d'or.
Ils sont couronnés roi et reine d'Angleterre et ils possèdent aussi la moitié de la France !

Reine D'Angleterre.
L'Angleterre est complètement désorganisée.
La tâche est rude, mais Aliénor et Henri ne se découragent pas.
Ils visitent et contrôlent les villes, les châteaux, les évêchés.
Lorsque le roi doit aller remettre de l'ordre dans ses terres continentales, la reine gère complètement le pays. 
Elle développe les échanges commerciaux, surveille les vassaux turbulents.
Elle embellit aussi les demeures royales tel que : Bayeux, Winchester, Bordeaux, Oxford, Falaise, Londres.
La Cour est brillante et accueille des historiens, des savants, des poètes. La vie est animée, gaie, colorée.
Aliénor s'occupe aussi de ses nombreux enfants (elle en aura neuf !) qu'elle emmène dans la plupart de ses déplacements, les initiant ainsi à leur rôle de souverain.
Mais, peu à peu, la reine constate qu'Henri s'éloigne d'elle et que même, il la trompe délibérément.

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Alors, elle quitte l'Angleterre et s'installe à Poitiers pour s'occuper de ses domaines avec, à ses côtés, son fils préféré Richard (1157-1199), son "Cœur de Lion".
A Poitiers, Aliénor peut enfin réaliser son rêve. Organiser une Cour d' Amour où siègent de belles dames, des troubadours (dont le si tendre Bernard de Ventadour (1125-1200)), des chevaliers connus pour leur galanterie avec les femmes.
On écoute des chants, on étudie des problèmes amoureux et on rend des sentences sur des questions souvent ambiguës.
En voici une qui dut particulièrement intéresser la reine: "Le véritable amour peut-il exister entre époux ?".
La réponse fut nette : "Non, car les époux sont tenus par devoir de subir réciproquement leurs volontés et de ne rien se refuser.
Seuls les amants s'accordent tout gratuitement et sans contrainte.".
Sans doute, Henri Il fut-il ravi quand il eut connaissance de ce jugement !
Mais Aliénor ne se contente pas de "fleureter", elle continue son action politique surtout contre son mari.
Elle pousse ses fils à la révolte et en 117 3, Henri le Jeune (1155-1183), réclame ouvertement le trône d'Angleterre.
Henri riposte et la reine est arrêtée.

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Enfermée à Chinon, puis dans une forteresse anglaise, à Salisbury.
Ce sont 16 années d'enfermement, de solitude, sans revoir ses enfants et sans pouvoir.
Elle ne sera libérée qu'en juillet 1189 à la mort de son époux et à l'avènement de Richard.
Elle a 67 ans, mais elle est restée belle, imposante et très entreprenante.
Dès sa libération, Aliénor se met en route pour visiter villes et châteaux.
Elle assiste au couronnement de son fils bien-aimé, à Westminster.
Comme le nouveau roi n'a qu'une hâte : gagner la Terre Sainte, elle reste seule à la tête d'un royaume qui s'étend de l'Angleterre aux Pyrénées.
Avant que Richard ne s'embarque pour la Troisième Croisade, la reine entreprend un voyage incroyable.
Elle va chercher en Navarre, Bérengère de Navarre (1165-1230), la jeune fiancée du souverain.
Elle traverse avec elle toute l'Italie et rejoint les Croisés à Messine où le mariage est célébré.
Bien vite, Aliénor retourne en Angleterre pour couper court aux ambitions de son dernier fils, Jean sans Terre (1166-1216), très désireux de s'emparer du trône.

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Ensuite, elle doit faire face à un nouveau malheur : Richard est prisonnier de !'Empereur d'Allemagne.
C'est elle qui récoltera la fabuleuse rançon : 100 000 marcs d'argent (plusieurs million de nos Euros) et la mènera à Mayence durant l'hiver 1193- 1194.
Et puis, en avril 1199, c'est le drame, Richard meurt au siège de Chalus, en Limousin.
Aliénor, surmontant sa douleur, soutient l'insupportable Jean.
Il est le légitime héritier et elle doit faire taire ses rancœurs.
Heureusement pour elle, en 1200, son dernier voyage sera placé sous le signe du bonheur.
Elle va chercher, en Castille, sa petite fille Blanche de Castille (1188-1252), promise au futur roi de France, Louis VIII.
Mais, fatiguée, elle la quittera à Bordeaux et la laissera seule partir vers Paris.
Elle se retire à Fontevrault pour y trouver un peu de repos et de sérénité et le 31 mars 1204, elle rend son âme à Dieu.
C'est dans cette abbaye qu'elle repose à tout jamais, auprès d'Henri et de Richard, les deux hommes de sa vie.

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Décoration de Noël au Puy du Fou

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Les toits au Puy du Fou

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Les riches heures de l'enluminure

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Un art magnifique tout empreint de délicatesse, de précision, et de couleurs, réalisé en petit format qui connut son apogée à l'époque gothique grâce au financement de quelques mécènes.
La technique de cet art va évoluer au cours des siècles suivant des influences différentes dues aux artistes qui circulaient librement dans l'Europe chrétienne et qui dans tous les domaines de l'art réalisèrent des chefs d'œuvre que l'on admire encore.
Nous n'aborderons pas ici l'enluminure ottonienne, ni l'enluminure mozarabe qui eurent peu d'influence sur l'enluminure française qui à elle seule nous laisse un aperçu extraordinaire de sa production.
Au Moyen Age, les peintures ornant les manuscrits sont appelées miniatures, car pour les réaliser, on utilisait une poudre rouge, le minium, qui servait à cerner les contours du dessin.
Le terme enluminure créé au début du XIIIème siècle est tiré du latin illuminare qui veut dire donner la lumière.

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En effet, l'or et l'argent employés dans les manuscrits réfléchissent la lumière et donnent tout son éclat au document.
Plus symboliquement, l'enluminure a pour but d'éclairer le texte en représentant certaines scènes décrites.
Si l'enluminure voit son apogée au XIIIème siècle puis au XVème siècle, ses origines difficiles à établir exactement remontent au début de notre ère.
Dans I' Antiquité, une grande partie de la littérature romaine fut consignée sur des rouleaux.
Le papyrus, bon support pour l'image et le texte, mais trop fragile est remplacé progressivement par le parchemin (peau de mouton travaillée).

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Au IIIème siècle, le rouleau cède la place au codex (livre), les feuilles plates du parchemin rendent l'utilisation du codex plus pratique, on tourne les pages séparées, lues, l'une après l'autre.
Il est difficile de considérer ce qu'il nous reste des manuscrits témoins du passage de l'Antiquité à l'ère chrétienne (du IVème au VIIème siècle), la plupart des documents ayant disparu dans les incendies des abbayes lors des pillages par les hordes barbares.
Il n'est donc pas aisé de définir le début réel du livre enluminé.
Le "Calendrier de Filalcona" en 354 serait le plus ancien codex enluminé.
On distingue plusieurs époques qui vont du balbutiement à l'épanouissement de cet art merveilleux, des premières lettrines celtes aux grandes miniatures gothiques.
L'ENLUMINURE PRE-ROMANE.
L'enluminure pré-romane se divise en une suite de périodes aisées à délimiter, se référant chacune à des modèles d'esthétiques différents. Deux principaux courants influencèrent l'enluminure française de la période romane.

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1. Anglo-Saxon
Aux VII et VIII siècles, l'art du livre atteint un développement imposé par la multiplication des fondations monastiques, les grands "scriptoria" eurent à fournir quantité de copies de la Bible et surtout des Evangiles.
L'Angleterre et l'Irlande n'ont jamais véritablement été submergées par les invasions barbares.
Pendant que des tribus ravagent l'Europe du VII' siècle, les moines du Northumberland produisent des œuvres d'une grande sophistication où s'épanouit un style décoratif fondé sur de savantes combinaisons d'entrelacs et d'animaux fabuleux.
La Grande Bretagne produisit deux des plus grandes œuvres d'art du monde : "Les Evangiles de Lindisfarne" et "Le Livre de Kells".
2) Carolingien : Charlemagne et ses collaborateurs donnent au livre la place la plus importante qui soit. L'écriture connaît un important changement par la généralisation à partir du IX siècle de la minuscule dite Caroline (parce qu'imposée par Charlemagne).
L'Evangéliaire de Godescal, commandé par Charlemagne à l'occasion du baptême à Rome de son fils Pépin et exécuté entre 781 et 783, est le plus ancien manuscrit de l'école palatine d'Aix-la-Chapelle.
Il est écrit avec la nouvelle minuscule, en lettres d'or et d'argent sur un parchemin pourpre.

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L'ENLUMINURE ROMANE DES XI ET XII SIÈCLES
La période romane en France, dans tous les domaines artistiques, couvre les XI et XII siècles.
Pendant ces deux siècles, l'enluminure va se développer considérablement.
Les ouvrages ne seront plus seulement objets de culte à caractère sacral, mais aussi outils de travail et d'étude.
On copie de plus en plus les écrits des auteurs antiques, des ouvrages juridiques, géographiques, de médecine, etc.
Au début du XI siècle, les moines bénédictins tiennent la quasi exclusivité de la réalisation des manuscrits.
Constatant la pauvreté artistique de la décoration des livres et à l'instigation d'Hildebrand (futur Pape Grégoire VII), son ami Désidérius (futur Pape Victor III), abbé du Mont Cassin décide d'aller à Byzance, en 1065, à projet d'en ramener des artistes afin de décorer les deux grands berceaux bénédictins, Le Mont Cas¬sin et Subiaco.
Ces artistes établissent aussi des écoles artistiques dans divers monastères.
Leur influence fut immédiatement sensible dans les manuscrits de l'époque, perpétuant un style imposant et rigide, très riche par les fonds dorés, les corps plats sans volume, cernés d'un contour noir.
L'art des manuscrits romans est presque exclusivement monastique, c'est pourquoi la décoration des codex portait l'empreinte des traditions d'un ordre, d'une abbaye, des goûts d'un supérieur.

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L'activité créatrice des abbayes est dépendante des abbés qui les dirigent.
Citeaux, par exemple, nous offre de beaux manuscrits enluminés dont la majorité est toutefois sans or et sans image, conformément à l'idéal ascétique de l'ordre cistercien voulu par Saint Bernard.
La miniature romane est un art ornemental, autant qu'un art d'illustration.
La lettre ornée et la lettrine y tiennent une très grande place.
La grande fantaisie romane fait se côtoyer des créations tantôt drolatiques, tantôt effrayantes : gnomes, dragons, animaux acrobates prennent place dans la lettrine ou dans les rinceaux (ornements à motif de tiges stylisées) qui la prolongent.
Les manuscrits les plus typiques de ces deux siècles sont "La Bible de Souvigny" et "Le Psautier de Winchester".

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Pendant la période romane, l'enluminure n'est presque jamais mise au service des empereurs ou des rois, car la majorité des livres fabriqués en Europe, l'était dans les monastères.
Depuis le Haut Moyen Age jusqu'au XII siècle, la transmission de la culture et donc la production des manuscrits avait été un monopole du clergé, les centres en étaient les monastères et les écoles capitulaires auprès desquelles fonctionnaient des ateliers de copie, les scriptoria.
Le phénomène qui marqua la fin du monopole des moines sur la culture fut le développement des universités.
A partir du XII siècle, les étudiants vont se regrouper sous l'égide de maîtres dans des centres d'enseignement, origine des universités dont l'importance entraîne au siècle suivant la mise en place de nouvelles structures de production du livre.
Un nouveau personnage apparaît, "le libraire", autour duquel se regroupe les parcheminiers, écrivains (copistes) et enlumineurs, métiers exercés dorénavant par des professionnels laïcs.

à suivre

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Habits de château (01)

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Aux premières lueurs du jour

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Saluant les premières lueurs du jour, le coq chante...
Toute la famille Maupillier sommeille encore... retardant le moment de quitter la tiédeur du lit.
C'est qu'il fait encore froid au mois de Mars dans le petit village vendéen, niché au pied des murailles du château du Puy-du-Fou.
Certes, le toit de chaume isole bien la maison des rigueurs de l'hiver... mais les deux petites fenêtres, mal fermées par de simples volets de bois, laissent pénétrer l'air vif du matin.
Dans la cheminée, les bûches de la veille achèvent de se consumer.

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Heureusement, l'étable est toute proche et la chaleur des bêtes rayonne par la porte entrouverte.
Marie Maupillier écarte les rideaux du grand lit, enjambe Jacques, son mari et enfile sa tunique de laine.
Vite, elle s'approche de l'âtre, souffle sur les braises encore rougeoyantes, jette un fagot de brindilles ...
Il faut ranimer le feu pour faire chauffer la soupe !
Marie réveille sa fille, Isabelle, pour qu'elle dresse la table.
C'est vite fait !
Une vieille porte sur deux tréteaux... les écuelles en bois... les gobelets en terre cuite.

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Tout est prêt...
Les hommes peuvent se lever...
Prime vient de sonner et la journée s'annonce longue et rude.
Le repas est rapide : une écuelle de soupe, une tranche de pain...
Jacques et son fils, le petit Jacques, partent aux champs pour les premiers labours, les plus pénibles.
La terre, gorgée d'eau lourde et glissante, colle aux chausses.
Chaque pas réclame un effort...
Le sol, laissé en repos l'année précédente est couvert de mauvaises herbes...
Mais il ne faut pas se décourager, il faut s'atteler à la tâche... !
Jacques, en bon laboureur, respecte la tradition.
Il se signe, trace le signe de la croix sur le front de ses bœufs, puis place une écuelle contenant des œufs sur l'avant-train de la charrue.
C'est le petit Jacques qui donne le signal du départ en piquant les bœufs de l'aiguillon.
Le coutre en fer fend la terre...

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Le labour commence...
A la première traction, les œufs tombent mais ne se cassent pas...
La prochaine récolte sera bonne... !
Jacques Maupillier, comme encouragé par ce présage favorable entame son labeur avec ardeur.
Il tient serrés les mancherons : le sillon doit être bien droit !
Arrivé en bout de ligne, il détache la terre grasse et les herbes collées au soc....
Il poursuit son exténuante navette, sillon après sillon, d'un bout à l'autre du champ, maîtrisant à la force des bras, le mordant du métal.
Il s'applique à sa besogne, la démarche lourde et l'œil fixe... il semble faire corps avec sa charrue.
Midi sonne.

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Les bêtes et les hommes sont épuisés... Isabelle arrive : elle apporte les crêpes cuites sous la cendre et le pot de miel.
Ouel régal !...
C'est l'heure bienfaisante de la pause !
Jacques regarde avec satisfaction les sillons bien rectilignes qu'il a tracés...
Le moment de repos s'achève trop vite...
Le travail reprend jusqu''aux Vêpres qui sonnent à la tombée de la nuit...
Jacques et son fils rentrent à la chaumière et, à la lueur d'une chandelle de suif, ils avalent une jatte de soupe épaisse qui réchauffe le corps.
Les grosses tranches de pain remplissent les estomacs avides après cette journée de labeur au grand air.
Le feu pétille dans la cheminée.

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Une douce torpeur engourdit les corps.
Il est temps d'aller se coucher.
Demain, il faudra tracer d'autres sillons.
La terre est exigeante et les hommes doivent se pencher inlassablement sur elle pour faire éclore les moissons, sources de vie.

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La Vie reprend (Cinéscénie du Puy du Fou)

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Il n’y a plus qu’un seul Maupillier pour danser et c’est un enfant, c’est moi.

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Plus tard, bien plus tard, par les fils de 14, 

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les bœufs de Maupillier changeront encore de nom, on les appellera Verdun.

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