Puy Story

Histoire d'une région.

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R. Liegeois - Festoyons Ripaillons, Les Légendes Chevaleresques

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Les ombres du Puy du Fou (2)

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LE VENDÉEN par REAL DEL SARTE (Maxime)

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Cette sculpture à l'Ecomusée de la Vendée.
C'est une œuvre date de 1935 et est signée : M. Réal del Sarte (1888 - 1954)
Elève de Landowski et Verlet Il exposa régulièrement au Salon des Artistes Français depuis ses débuts.
Il consacra une grande partie de sa carrière à l'édification de monuments patriotiques, en particulier des statues à Jeanne d'Arc à Rouen et à Poitiers et des monuments commémoratifs de la guerre 14-18.
Cette statue symbole du Souvenir Vendéen, est le plâtre original du monument qui se trouve à Cholet.
Maxime Real del Sarte réalisa le monument en 1935 :
"Dans cet hommage aux héros de la Vendée, c'est toute l'âme française, sa foi ardente, son esprit de sacrifice et sa fidélité que j'ai voulu glorifier".
Le monument devait se dresser sur une place de Cholet.
La victoire du Front Populaire en 1936 retarda l'inauguration.
La cérémonie fixée au 5 septembre 1937, réveilla les passions politiques.
Le général Weygand devait la présider.
Le gouvernement s'y opposa.
La statue devait s'ériger à Cholet sur la place de la Vendée.
Nouvelle interdiction.
On installa l'œuvre de Maxime Real del Sarte au Bois-Grolleau, lieu de combat pendant les guerres de Vendée et elle fut inaugurée le 5 septembre 1937 devant une foule considérable.
Sur les ordres de la Préfecture une palissade en bois masquait la vue du monument aux passants.

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L'inauguration donna lieu à des discours à portée politique hostiles au Gouvernement du Front Populaire et appelant au Souvenir mobilisateur de 1793.
C'est ainsi que M. de Suzannet évoqua le Souvenir de son Aïeul et de Cathelineau et y associa les poilus vendéens de 14-18.
Pendant la guerre de 39-45, la statue put enfin occuper l'endroit prévu.
En 1945, elle fut endommagée par des adversaires du Souvenir Vendéen.
L'écrivain vendéen Jean Yole s'exprimait ainsi à propos de cette œuvre :
" L'artiste (...) a pensé en Vendéen.
La pierre a la couleur du granit de nos coteaux.
L'homme adossé à une croix.

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Il tient de la main gauche une faux aiguisée pour l'herbe et qui servit pour la bataille et de l'autre, à bras tendu, il offre son cœur.

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Toute la Vendée est là, son épopée, son métier, la foi de son peuple ".
L'érection de cette statue reste un des actes de mémorialisation les plus importants inscrits par le Souvenir Vendéen.

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R. Liegeois - Bienvenue Tolomeï, Les Légendes Chevaleresques

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"Et je marche toujours dans mes sabots trop lourds…"

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Lorsque j'entends le marchand de quenouille au Puy du Fou, je me remémore les déplacements effectués tous les jours par les gens des mon village.
Autrefois, pour se déplacer, on ne connaissait que la marche à pied dans ce grand pays dont la route est le sentier.
Et je me revois encore sur le chemin de l'école.
Avec mes frères et mes sœurs, je partais de bonne heure, enveloppé en hiver de mon capuchon épais souvent encore humide de la veille.
La route me paraissait longue.
Des enfants du voisinage venaient nous rejoindre et mes petites jambes ne pouvaient pas toujours suivre la bande.
Très jeune, mes parents m'avaient gardé pour aller travailler.
Dès ma 12ème année, j'étais "gagé" chez un métayer.
Celui-ci m'avait jugé solide pour mon âge :
"Plus tard, il devrait faire un bon valet !"
...avait-il dit à mon père.

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Depuis le lever du jour, j'étais sur pied.
Je conduisais les bêtes aux champs, je suivais la charrue dans les longs sillons, j'amenais à la ferme des lourdes charrettes de foin ou de gerbes de blé sous les plus grandes chaleurs d'été.
Le soir, je me couchais souvent épuisé de fatigue.
Le dimanche matin, je retrouvais ma famille quand elle s'apprêtait à se rendre au bourg assister à la grand'messe.
Les habitants de la campagne avaient l'habitude de prendre leur repas dans les maisons "attitrés" du bourg.
D'autres faisaient 4 ou 5 kilomètres pour aller déjeuner dans leur ferme et revenir aux Vêpres.
Je restais finir la soirée avec des jeunes de mon âge.

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De retour à la maison, je changeais de vêtements.
Il fallait rejoindre la métairie.
J'avais toujours le cœur gros en partant, car j'appréhendais la traversée d'un petit bois, seul sur la route la nuit tombante.
Je ne devais attendre personne pour mes déplacements.
On ne sortaient les voiture que pour les grandes occasions.
Elles étaient réservées aux personnes âgées qui avaient des difficultés pour marcher.
Les veillées et les visites dans les fermes voisines venaient rompre la monotonie.
Pour s'y rendre, on prenait des raccourcis.
Mais on devait escalader les clôtures, sauter les échaliers à travers d'épais fourrés.

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Je me souviens des pèlerinages que des gens pieux organisaient chaque année.
Je les voyais partir en groupes joyeux vers le tombeau du Père de Monfort ou vers d'autres lieux vénérés souvent lointains, nécessitant parfois plusieurs jours de marche.
Et que dire des jours de foires ou de marchés !
Quel encombrement sur les routes !
On voyait les gens s'acheminer vers la ville.
Les hommes coiffés du traditionnel chapeau, vêtus d'une large blouse discutaient en marchant, s'appuyant sur leur bâton, inséparable compagnon de voyage.
Les femmes, les deux bras chargés de lourds paniers, avaient hâte d'arriver pour se défaire de leurs denrées. Je ne connaissais que les foires "gageries" de la Saint-Jean et de la Saint-Michel.
Toute la journée, indifférent aux ébats des vendeurs et des acheteurs, dans la foule qui se pressait un peu partout, je recherchais les garçons, valets de ferme comme moi.

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Sur le chemin de retour, je rencontrais les "toucheurs de bœufs" infatigables.
Debout depuis le petit matin, ils devaient marcher encore toute la nuit derrière les bêtes qu'ils allaient "livrer" aux acheteurs.
Je me souviens aussi des compagnons du village qui venaient souvent effectuer de petits travaux aux bâtiments de la ferme.
Ils arrivaient un petit sac sur le dos contenant leurs outils et leur nourriture pour la journée.
Parfois, je voyais "les grands coureurs du temps", ces marchands de toutes sortes et les vagabonds qui venaient nous surprendre.
Et chacun pouvait redire comme le marchand de quenouilles :

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"Dès que la lumière me fait signe,
La nuit arrête mon chemin.
Pour une soupe et pour la veillée,
La porte s'ouvre à l'amitié".
Jacques Maupillier (Garde)

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La Quintaine et ses Ancêtres.

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Dans son Odyssée, au chant IV, nous sont évoqués les prétendants de Pénélope.
Pendant que celle-ci trompait son ennui en tissant une interminable tapisserie, séparée qu'elle était de son époux en guerre sous les murs de Troie, ceux qui prétendaient à sa main se divertissaient au jeu de la quintaine.
Et des vases grecs les représentent, armés d'un javelot sans fer ni pointe, se livrant à ce qu'on appelait alors "l'Oegeneum" (un combat quelque peu ressemblant à celui de la quintaine).
On retrouve encore la trace de ce jeu singulier chez les Preux qui, bien plus tard, ont connu les heures grandioses et tragiques de la Jérusalem médiévale.

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Les Seigneurs batailleurs y couraient la quintaine pour s'entraîner en vue des prochains combats contre l'infidèle et pour nourrir leur agressivité guerrière.
Mais d'où vient ce nom ?
D'un certain Quintus, nous dit-on.
Un romain qui aurait inventé ce jet d'un javelot contre des boucliers, attachés à des pieux fixés en terre.

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D'autres chercheurs font remarquer qu'au temps de la Chevalerie médiévale, cet exercice n'avait lieu que tous les 5 ans, d'où le nom de quintaine, comme nous disons de braves gens parvenus à 50 ans qu'ils sont des quinquagénaires.
Il arrive souvent que le terme quintaine soit réservé encore pour désigner une sorte de mannequin grossier qui représentait aux yeux de nos preux chevaliers l'ennemi de toujours : l'infidèle, le païen, un Sarrasin, un Turc ... auxquels on pense alors, en lançant son cheval contre ce "Jacquemin" primitif.

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Et aujourd'hui, quand nous disons d'un pauvre individu qu'il est "la tête de turc" de son entourage, assez cruel pour ironiser à son end rait et l'accabler, il semble bien qu'il y ait là une réminiscence de cet ennemi qu'on devait happer à la tête et sur lequel on s'acharnait... par amusement.
Enfin "quintaine", qui désignait donc un jeu ou le mannequin qui doit être touché au visage, s'appliquait aussi à la lance avec laquelle on le frappait et qui, curieusement, devait être brisée contre celui-ci, sans doute pour prouver la force du coup porté à l'ennemi imaginaire.
Une dernière signification à ce terme est assez inattendue.

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Elle remonte aux Romains encore.
Quintaine pouvait désigner le lieu ou se déroulait ce combat fictif : une voie militaire, de cinquante pieds de large, limitée par cinq tentes à droite, cinq encore à gauche (toujours le chiffre cinq) et qui étaient occupées par les légionnaires.
C'était avant le cinquième siècle de notre ère !
Ces antiques jeux sur le forum romain ont-ils donné leur nom à la quintaine que nous connaissons ?
Des érudits le prétendent.
Et, bien plus tard, dans notre Anjou voisin par exemple, on désignera par "quintes" l'espace de 5000 pas, à proximité de la cité (Angers) où se "tirait" la quintaine.
Il s'agit bien là d'un "noble jeu" qui a traversé des siècles de bravoure combative.

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R. Liegeois - Le Reliquaire, Les Légendes Chevaleresques

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La Vallée fleurie du Puy du Fou

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Portrait de FRANÇOIS ATHANASE DE CHARETTE par GUERIN

4 Charette

GUERIN (Paulin - Jean-Baptiste) dit PAULIN-GUERIN.
Né à Toulon en 1783, mort à Paris en 1855.
Entre dans l'atelier de F.A. Vincent grâce au peintre Gérard.
Expose au Salon de 1810 à 1855.
Huile sur toile, 1819 est d'une hauteur de 2,16m et une largeur 1,40m
François Athanase Charette de la Contrie : né à Couffé le 21 avril 1763.
En 1779, il entre à l'école des Gardes de la Marine.
Il appartient à l'escadre de l'amiral du Chaffault qui prend part à la guerre d'Amérique.
En 1790, il quitte la Marine après avoir été lieutenant de vaisseau, et se retire à Fonteclose.
Après avoir pris la tête d'un groupe de paysans vendéens, il est élu chef de l'Armée catholique et royale du Bas-Poitou le 9 décembre 1793.
Réputé pour son habileté tactique et ses capacités militaires, il représente un adversaire redoutable pour les Républicains.
Il signe le traité de la Jaunaie le 26 février 1795 mais reprend les armes quelques mois plus tard.
Le 29 mars 1796, il est fusillé à Nantes sur la place Viarme.
Charette est représenté en pied, de face mais le visage de trois-quarts.
Il arbore le costume qu'il portait lorsqu'il fit son entrée à Nantes après le traité de la Jaunaye.
Il est vêtu d'un costume en drap à revers rouge.
Il est coiffé d'un chapeau en feutre noir, avec ganse et boucle, agrémenté d'un plumet.
La tête est ceinte d'un mouchoir blanc de Cholet, élément traditionnel de l'iconographie spécifique du héros.
C'est donc un Charrette triomphant, sabre à la main, que Guérin a représenté dans un paysage de campagne.
Cette œuvre a été envoyée au Salon de 1819, en même temps que les portraits de Lescure par Robert Lefèvre et Louis de La Rochejaquelein par Pierre Guérin

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