Le sapin de noël
On trouve souvent à côté de la crèche le traditionnel sapin de Noël, une tradition elle-aussi très ancienne, qui exalte la vie.
En hiver, le sapin toujours vert devient la marque de la vie qui ne meurt pas.
C'est habituellement au pied de l'arbre de Noël décoré que sont déposés les cadeaux.
Ce symbole est tout aussi parlant en clef de lecture chrétienne car il rappelle l'Arbre de la Vie, image du Christ, don suprême de Dieu à l'humanité.
Pape Jean-Paul II (Angélus dominical du dimanche 19 décembre 2004).
Le moment de la décoration du sapin de Noël avec des boules, des sujets et des guirlandes est toujours un très grand moment pour les enfants car cela accompagne la magie de Noël.
Le sapin de Noël fait partie depuis bien longtemps des nombreuses légendes et traditions qui accompagnent la fête de Noël.
La tradition du sapin de Noël est issue de la fusion d'idées chrétiennes avec des traditions païennes plus anciennes qui veut que les arbres à feuilles persistantes représentent le renouveau de la vie.
Sur des mosaïques romaines en Tunisie, on peut voir le dieu grec Dionysos portant un conifère.
Etre 2000 et 1200 avant JC, on parlait déjà d'un arbre (L'épicéa, arbre de l'enfantement).
Le 24 décembre était déjà considéré par les Celtes comme le jour de la renaissance du Soleil.
Pour le rite païen du solstice d'hiver, un arbre symbole de vie était décoré avec des fruits, des fleurs et du blé.
On le pensait doter de pouvoirs magiques, car en hiver, il ne perdait pas sa parure.
Cependant, les légendes médiévales se concentrent plutôt sur une miraculeuse "floraison" des arbres à Noël.
En 354, l'Eglise institue la célébration de la naissance du Christ, le 25 décembre, pour rivaliser avec cette fête païenne.
Initialement la célébration de Noël se résumait à la messe de la nativité.
C’est vers 1521 que l’on le mentionne pour la première fois la présence d’un "arbre de noël" en Alsace à Sélestat.
Dans cette région, les habitants sont autorisés à couper les arbres encore verts lors de la Saint Thomas (21 décembre).
Ces derniers sont décorés de roses, de pommes (faisant référence à Adam et Eve), de confiseries et de petits gâteaux.
Martin Luther (1483-1546) eu l’idée de décorer le sapin avec des bougies, symbolisant la lumière du Christ et au sommet, une étoile symbolisant l’étoile de Bethléem qui conduit les rois mages jusqu’au lieu de naissance de Jésus.
La coutume du sapin de Noël est née.
Ce sont les protestants en 1560 qui développèrent la tradition du sapin de Noël pour se démarquer des catholiques.
Vers 1730, Marie Leszczynska, femme de Louis XV introduit un sapin au château de Versailles.
En 1837, la duchesse d’Orléans décore le sapin de Noël du palais des Tuileries.
En 1841, Londres est touchée par la tradition et installe un sapin dans le château de Windsor.
En 1858, suite d'un hiver particulièrement rigoureux qui avait eu pour conséquence d'affecter les récoltes qu'un artisan verrier a eu l'idée de créer la boule de Noël telle que nous la connaissons aujourd'hui.
Après la guerre franco-prussienne de 1870 (avec la perte de l'Alsace-Lorraine), les familles alsaciennes fuyant leur région font connaître la tradition de l'arbre de Noël dans toute la France.
À partir de 1920, cette pratique commence à se généraliser dans les grands centres urbains.
Il faudra attendre 1930, le sapin décoré ne devint une réalité familiale.
La Villa Gallo-Romaine (Par Josse)
L'avent
L’Avent représente les quatre semaines incluant les quatre dimanche précédant la veille de Noël.
Le mot vient de "Adventus", en latin, signifie "avènement", "venue", "arrivée".
Aux époques païennes, des réjouissances étaient organisées à cette période de l’année.
Elles manifestaient la volonté des hommes de conjurer la peur de rentrer dans une maison morte plongée dans la nuit avec l'arrivée effrayante des longues nuits.
La lumière chasse l'obscurité, mais représente aussi l'espoir et la lutte contre le mal en conjurant les mauvais sorts apportés par l'imagination engendrés par le froid et la nuit.
Les maisons ont été progressivement décorées de bougies, de lanternes et de branchages persistants.
C'est conjurer la mort.
L'origine de l'Avent se situe dans la période gallo-romaine.
L’Avent débutait par un jeûne de 3 jours par semaine, commençant le 11 novembre jour de la Saint Martin comprenait 6 dimanches et durait une quarantaine de jours.
Au VIIIe siècle, Rome réduit la durée de l'Avent à quatre dimanches et ne prescrit plus le jeûne et l’abstinence.
Au XIIIe siècle, le Jeûne de la Saint Martin sera encore pratiqué, par dévotion, comme on le voit dans la vie de Saint Louis, roi de France.
Cette pieuse coutume est encore conservée dans quelques ordres religieux.
Depuis le pape Grégoire I, (nommé aussi Grégoire le Grand, né vers 540, mort le 12 mars 604, et 64e pape en 590), cette période (temps liturgique) de l’Avent est consacrée à une ardente préparation de la naissance de Jésus.
L’Avent, comme l'ensemble du calendrier liturgique catholique, célèbre le triple avènement du Seigneur :
1. Sa naissance à Bethléem (Noël),
2. Sa venue dans les cœurs par la grâce,
3. Son retour glorieux à la fin des temps (Résurrection à Pâques).
Il aide aussi les fidèles à revivre les grands événements de la vie et de l'enseignement du Christ.
Le symbole principal de l'Avent est sans conteste la lumière.
La fête de la Saint André (30 novembre) fixe à quelques jours près, l'entrée dans l'Avent.
La tradition de l'Avent utilise la symbolique des bougies au long des quatre dimanches posées sur une couronne de feuillage vert, couleur symbolisant elle-même la vie éternelle.
Le premier dimanche, symbolise le pardon à Adam et Eve.
Le deuxième dimanche symbolise la foi des Patriarches, en la Terre Promise.
Le troisième dimanche symbolise la joie de David, célébrant l'Alliance avec Dieu.
Le quatrième dimanche symbolise l'enseignement des Prophètes, annonçant un règne de paix et de justice.
La couleur des vêtements liturgique des prêtres pour tout le temps de l’Avent est le violet (comme pour le Carême).
Le calendrier de l'Avent est né en Allemagne dans les années 50.
Pour faire patienter les enfants en attendant Noël, les allemands ont inventé un calendrier de l'Avent composé d'un ensemble de 24 fenêtres.
Chaque jour, l'enfant était invité à ouvrir une petite fenêtre au fond de laquelle se trouvait une image pieuse.
Il s'agissait d'une pédagogie religieuse par l'image.
Mais peu à peu, les fenêtres de ces calendriers ont proposé... des bonbons !
Le commerce a remplacé le symbole religieux...
































