Puystory
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31 juillet 2019

Orgues de feu (Puy du Fou)

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29 juillet 2019

La carpe !

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En parcourant la vallée fleurie du Puy du Fou, on longe quelques points d'eau où s'agitent des carpes.
Le nom scientifique de la carpe est Cyprinus carpio de la famille des Cyprinidés.
À l'origine, l'aire de répartition de la carpe en Europe semblait varier selon les conditions climatiques, si bien qu'il est difficile de la reconstituer avec précision.
La carpe commune est originaire d'Asie centrale où l'on rencontre la plus grande diversité.
Elle a été introduite en Italie par les Romains puis disséminée au cours du Moyen-Âge par les moines.

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Aujourd'hui, la carpe est répandue dans toute l'Europe jusqu'à l'Oural, mais elle est inexistante dans le Nord-Est et le Nord-Ouest de la Scandinavie.
Cela vaut dans la même mesure pour la carpe d'élevage.
La carpe est identifiable aux orifices près des yeux qui permettent de trouver sa nourriture, mais également à sa bouche protractile pourvue de quatre barbillons et les nageoires dorsale et anale.
Sa forme est caractéristique des cyprinidés (la plus grande famille de poissons d'eau douce).
La carpe sauvage a le corps allongé, tandis que le dos de la carpe d'élevage (miroir, cuir, commune, à écailles linéaires) est plus haut.

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Toutes les variétés ont le dos allant du gris-bleu au noir, les flancs brunâtres ou jaune-vert et le ventre jaune d'or.
Il existe environ 1500 espèces et sous-espèces de carpes à travers le monde.
Outre, l'espèce sauvage, il existe en Europe au moins quatre variétés de carpes d'élevage.
La carpe commune ou écaillée qui possède des écailles sur tout le corps sauf sur la tête.
La carpe miroir qui ne possède que quelques rangées de grandes écailles brillantes.
La carpe cuir dont le corps est totalement dépourvu d’écailles.
L'amour blanc affectionne plutôt les eaux calmes (lacs, étangs, grandes rivières).
Il est très tolérant vis-à-vis de la température de l'eau qui peut varier de 0º à 38ºC et sur la quantité d'oxygène dissout (mini 0,5 ppm).
Il peut atteindre 45 kg (cas exceptionnels) et est utilisé par de nombreux gestionnaires d′eaux closes et privée pour limiter la prolifération des végétaux.
On retrouve aussi la fameuse carpe Koïs pur produit japonais.

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C'est au début du XIXᵉ siècle, qu'ils remarquèrent une couleur rouge apparaître sur certains poissons, notamment sur leurs joues.
En reproduisant ces poissons, la première carpe Koï, une Kohaku (rouge et blanche) naquit et depuis de nombreuses autres variétés sont apparues.
Là-bas, on en a même fait un culte.
Les Koïs sont un porte-bonheur, un signe de force et de longévité, car d'après la légende, la plus âgée compterait déjà plus de 200 ans.
Mais revenons à notre carpe traditionnelle qui évolue près de la surface de l'eau ou à une profondeur moyenne.

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Ce poisson peuple aussi bien les lacs et les étangs que les fleuves et les rivières.
D'une manière générale, la carpe s'adapte facilement aux conditions de son habitat, aussi extrêmes soient-elles.
Même si elle supporte par exemple des eaux pauvres en oxygène, elle préfère un milieu optimal tel qu'eaux dormantes ou rivières à faible courant.
La carpe recherche la chaleur et les fonds sableux ou vaseux.
Sa prédilection pour les zones à flore aquatique abondante la pousse vers les herbiers touffus, les parterres de nénuphars ou autres.
Chaleur et végétaux revêtent la même importance pour sa reproduction.
Bien que la carpe fraie en général en mai et juin, la période de reproduction varie selon les conditions climatiques.
Au cours des étés très chauds, la carpe peut frayer deux fois.

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Dès que la température de l'eau atteint 18°C, les poissons se rapprochent des berges réchauffées de leur habitat, où les femelles cherchent un endroit assez touffu pour pondre.
Les œufs sont déposés sur des plantes aquatiques.
Pour se reproduire, les cyprinidés des rivières aiment les zones inondées.
Lors des crues, ils vont s'accoupler à pas plus de 40 cm de profondeur sur les berges herbeuses immergées.
Les carpes apprécient les moules zébrées qui s'agglutinent en amas dans les fonds.
Les femelles pondent, 200 000 œufs par kilo de leur poids, chaque œuf fait de 1,6 à 2,0 mm de diamètre.

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À l'instar d'autres espèces, il n'est pas rare que la ponte s'effectue sur plusieurs jours et en des endroits différents.
Autre particularité des carpes est que la femelle peut accepter jusqu'à 15 mâles différents durant une même phase de reproduction.
Il est donc tout à fait possible d'observer ce phénomène si l'on en prend le temps et que l'on se trouve au bon endroit, puisque la carpe n'est absolument pas farouche en période de reproduction.
Rien ne semble pouvoir déranger l'accouplement de ces poissons.
Les œufs éclosent après 3 à 5 jours d'incubation.
Les larves se nourrissent de plancton dans un premier temps.
Dès qu'ils atteignent 2 cm de long, les alevins sont déjà capables d'aller fouiller les fonds pour trouver leur nourriture et ils commencent à adopter le comportement adulte.

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La carpe d'élevage mesure de 40 à 60 cm et pèse de 2 à 5 kg. Sa taille maximum est de 1,20 m pour un poids de 30 kg.
Ce poisson peut vivre très longtemps, jusqu'à 50 ans selon les sources connues.
La saison idéale pour pêcher la carpe va de mars à décembre.
On relève cependant des différences selon les milieux aquatiques.
Dans les eaux courantes, elle dure de mars à la mi-avril, puis de juillet à décembre.
Tout dépend de la fraie qui est variable selon le temps.
On entend souvent dire que les carpes deviennent actives au crépuscule, préférant se réfugier à de plus grandes profondeurs dans la journée.
Ce n'est vrai qu'en partie, dans la mesure où il s'agit d'un poisson assez capricieux en général.
Elle passe l’hiver enfoui dans la vase et s’active au printemps.
Ses mœurs sont dictées par une quantité de facteurs liés à l'habitat.

27 juillet 2019

Miss Vendée 2019 au Puy du Fou.

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26 juillet 2019

Le Dernier Panache (Puy du Fou)

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24 juillet 2019

7 novembre 1793 : Département Vengé.*

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Un changement imposé par la Convention montagnarde.
En 1793 commence la Terreur.
Les Montagnards, un groupe de députés de l'Assemblée constituante, mettent en place une dictature révolutionnaire de crise et décident d'une levée en masse pour renflouer l'armée.
Une décision qui passe mal dans les campagnes.
En Vendée, une révolte paysanne éclate.

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C'est le début de la guerre de Vendée, qui oppose républicains et royalistes (1793-1796).
Prêts à tout pour ramener le calme, les Montagnards jurent de supprimer la Vendée.
Le 7 novembre 1793, le département est nommé "Vengé".
Un nom issu de "vengeur", autre appellation du bourreau qui manœuvre la guillotine...
C'est entre 1793 et 1795, que la Vendée sera nommée "Vengé".

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La Vendée porte à cette époque le n° 79.
Parler de génocide vendéen était et est pourtant justifié.
C'est Bertrand Barrère qui demandait à la tribune, en avril 1793, d’exterminer les Vendéens, répondant à trois lois votées à l’unanimité par la Convention, cette assemblée de furieux :
– La loi du 1er août 1793 qui " conceptualise l’anéantissement matériel de la Vendée et la déportation des femmes, des enfants, des vieillards".
– La loi du 1er octobre 1793 qui a pour objectif de "régler définitivement la question vendéenne".
– La loi du 8 novembre 1793 qui "débaptise la Vendée, laquelle devient le département Vengé".

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Cette dénomination imposée par décret de la Convention à la fin de l’année 1793 devait effacer de la mémoire des hommes celui de "Vendée", entaché de tous les crimes aux yeux des révolutionnaires.
C'est le 18 brumaire an II (8 novembre 1793), que la Convention nationale vote un "décret relatif au ci-devant département appelé la Vendée, lequel se nommera désormais le département Vengé" (article Ier).
Au même moment, plusieurs communes ou lieux vendéens sont rebaptisés.

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Le texte prévoyait d’autre part de confisquer tous les biens des rebelles pour les distribuer aux patriotes locaux (article IV), mais aussi aux réfugiés républicains venus des frontières de l’Est (article V) et aux familles pauvres, que les autres départements étaient invités à envoyer en Vendée pour y recevoir une propriété (article VI).
Ce nom de "Département Vengé" n’a guère connu de succès dans la pratique, pas plus que les noms déchristianisés des communes vendéennes.
On le trouve cependant sur quelques cartes, extraite d’un triptyque "des départements Vengé, des Deux-Sèvres et de la Vienne".

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Cet événement est un des épisodes de la Guerre de Vendée, commencée en 1793 opposant le pouvoir central et une région où le vote par la Convention nationale d'une levée en masse de 300.000 hommes pour combattre les ennemis de la Révolution française, le 24 février 1793 provoquant ainsi un soulèvement populaire.
CONVENTION NATIONALE du 18 brumaire an II (8 novembre 1793).
Décret relatif au ci-devant département appelé la Vendée, lequel se nommera désormais le département Vengé.

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La Convention Nationale, décrète les articles :
I. Le département ci-devant appelé de la Vendée se nommera désormais le département Vengé.
II. Toutes les séparations des héritages, soit sellés ou haies, seront détruits par les anciens ou nouveaux propriétaires, dans l'espace de six mois, et seront remplacés par de simples bornes.
III. Deux représentants du peuple se transporteront à Nantes et dans toutes les villes de la Vendée, y prendront l'état des héritages possédés ci-devant par les rebelles et tous ceux qui, ayant pris part à la guerre de la Vendée n'ont point abjuré leur erreur.
IV. Ces héritages seront distribués à des cultivateurs restés fidèles dans le pays, et qui ont droit à des indemnités.
V. Aux réfugiés de l'Allemagne qui ont abandonné leurs propriétés pour cause de patriotisme.
VI. Les départements enverront dans la Vendée, près des représentants du peuple, une famille de cultivateurs infortunés par canton, pour y recevoir une partie de terre à y cultiver en propriété.
Les départements leur fourniront les moyens de ce rendre dans le pays, et les frais avancés par eux leur seront remboursés par le trésor national.
VII. La Convention Nationale charge les représentants qu'elle nommera des mesures de détail, et enjoint aux départements de mettre la plus grande diligence dans l'exécution de celles qui leur sont confiées.

24 juillet 2019

Miss Vendée 2019 au Puy du Fou

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22 juillet 2019

Lanternes au Puy du Fou.

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20 juillet 2019

Miss Vendée 2019 au Puy du Fou.

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19 juillet 2019

Le château de la Ménardière

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Saint-Pierre-du-Chemin :

Là Où Se Croisent l'Histoire et la Légende

Au cœur de la Vendée, là où les chemins ancestraux tracent encore leurs sillons invisibles dans le paysage, se dresse un village dont le nom même raconte une histoire millénaire.

Saint‑Pierre‑du‑Chemin n’est pas un simple nom sur une carte: c’est une superposition de mémoires, un lieu où chaque syllabe murmure un héritage qui refuse l’effacement.

Le vocable "Saint-Pierre-du-Chemin" témoigne de l'existence ancienne de la bourgade avec une éloquence rare.

Saint-Pierre évoque les premiers siècles de l'ère chrétienne, célébrant le chef des Apôtres dont la figure tutélaire veille sur ces terres depuis près de deux millénaires.

Mais c'est le second terme, "du Chemin", qui révèle le secret géographique et historique de ce lieu.

Il n'est que le vestige linguistique des deux voies romaines qui se croisaient en ces lieux stratégiques.

La plus remarquable de ces artères impériales était celle reliant Nantes à Rom, l'antique Vienne (Deux-Sèvres), véritable épine dorsale du commerce et de la communication dans la Gaule romaine.

Ces voies n'étaient pas de simples chemins de terre : elles représentaient l'incarnation même du génie civil romain, avec leurs fondations profondes, leurs pierres calibrées, leurs systèmes de drainage sophistiqués.

De nombreux lieux-dits permettent encore aujourd'hui d'en tracer l'itinéraire avec une précision étonnante, comme si la mémoire du sol refusait d'oublier ces cicatrices glorieuses.

À l'occasion du chantier de la "route stratégique" reliant La Rochelle à Saumur, les terrassiers ont mis au jour une borne milliaire qui a permis de dater cette voie de l'époque de Tacite, ce grand historien latin qui chroniclait les affaires de Rome au tournant du premier siècle de notre ère.

Chef-Lieu de Doyenné :

Un Centre Religieux Majeur du Haut Moyen Âge

Des écrits attestent que Saint-Pierre-du-Chemin fut chef-lieu de doyenné, avec pas moins de 31 paroisses sous sa juridiction, jusque vers l'an 900.

Cette information capitale révèle l'importance ecclésiastique considérable du lieu durant le haut Moyen Âge, période souvent qualifiée d'obscure mais qui voit en réalité l'émergence de structures administratives religieuses complexes.

Un doyenné représentait une subdivision administrative d'un diocèse, regroupant plusieurs paroisses sous l'autorité d'un doyen.

Être chef-lieu de doyenné signifiait exercer une influence spirituelle et administrative sur un territoire considérable, bien au-delà des limites de la commune elle-même.

Cette prééminence religieuse explique pourquoi le vocable "Saint-Pierre" fut choisi pour ce lieu : Pierre, le premier des Apôtres, celui à qui le Christ confia les clés du Royaume, était le patron naturel d'un centre ecclésiastique d'une telle importance.

Le choix de ce patronage n'était jamais anodin au Moyen Âge.

Pierre Bersuire :

Un Savant Bénédictin au Rayonnement Européen

Pierre Bressuire, dont le nom francisé deviendra Bersuire, naquit à Saint-Pierre-du-Chemin vers la fin du XIIIe siècle, probablement entre 1290 et 1295.

On ne sait presque rien de son enfance, sinon qu'elle se déroula dans un contexte rural marqué par la foi et les traditions monastiques.

Il semblerait qu'il ait passé sa jeunesse à l'abbaye de Maillezais, ce grand centre intellectuel et spirituel du Bas-Poitou où les manuscrits s'accumulaient et où la pensée médiévale s'épanouissait.

Selon les historiens qui ont étudié son œuvre, Pierre Bersuire était "un savant de premier ordre et un écrivain éminemment moral et religieux".

Il est l'auteur de cinq ouvrages importants qui allient réflexion morale et description du monde connu, synthèse caractéristique de la pensée scolastique du XIVe siècle.

Son opus majeur, le Reductorium morale, constitue une vaste encyclopédie allégorique qui cherche à déchiffrer le sens spirituel caché dans les textes antiques et les phénomènes naturels.

En 1351, reconnaissance suprême de son érudition, il devient secrétaire du roi Jean le Bon, dit Jean II de France.

Cette fonction le place au cœur du pouvoir royal, à une époque troublée marquée par les désastres de la guerre de Cent Ans.

Il mourra à Paris en 1362, laissant une œuvre considérable dont, malheureusement, il ne reste aucune trace manuscrite originale, les copies ultérieures témoignent seules de son génie.

Les Grignon :

Premiers Seigneurs de la Ménardière

En 1403 apparaissent dans les archives les premiers seigneurs de la Ménardière en la personne d'André Grignon, fils de Jean Grignon, déjà seigneur du Breuil Bastard à La Tardière.

Cette date marque le début d'une longue histoire seigneuriale qui traversera les siècles jusqu'à la Révolution.

André Grignon fait construire le premier château, édifice dont les guerres détruiront la plus grande partie mais épargneront miraculeusement la tour que nous pouvons encore admirer aujourd'hui.

Cette tour renferme un magnifique escalier de granit, prouesse architecturale qui témoigne de l'ambition des Grignon et de leur volonté d'affirmer leur statut social par la pierre.

Le granit, matériau noble et durable, fut extrait des carrières locales et taillé avec une précision remarquable par des artisans dont les noms se sont perdus dans les brumes du temps.

Le dernier des Grignon de la Ménardière fut François Grignon, personnage tragique dont le destin violent marque la fin de cette lignée.

Il fut assassiné vers 1529 par Gilles et Jacques de Faubert, seigneurs de la Vergne à Secondigny.

Ces derniers furent condamnés à être décapités et leurs biens confisqués, sentence terrible qui témoigne de la gravité du crime.

Cette sentence fut rapidement suivie de lettres de grâces royales, pratique courante à une époque où la justice pouvait être négociée.

François Grignon était alors père d'une fille, Catherine, mariée depuis quelques années à Louis Bigot.

Le Château de la Ménardière :

Architecture et Symbole

Au bout d'une allée ombragée de 1100 mètres se dresse dans la campagne vendéenne la silhouette du château de la Ménardière, apparition romantique qui émerge des frondaisons comme une vision venue d'un autre temps.

Un petit porche permet de franchir les douves, vestiges du système défensif médiéval, et donne accès à la façade ornée d'une porte ouvragée dont la finesse du travail de la pierre force l'admiration.

Datant du XVe siècle, ce monument a conservé de sa splendeur originelle un majestueux escalier qui constitue aujourd'hui son joyau architectural le plus précieux.

D'élégantes balustrades et des clés de voûte armoriées en complètent la décoration, témoignant du raffinement de la Renaissance naissante.

À droite de l'entrée principale s'ouvrait une autre porte, sans doute celle d'origine, plus ancienne et plus modeste.

Il n'en subsiste qu'un entourage de pierre blanche, mais quel entourage !

C'est une véritable dentelle minérale, un chef-d'œuvre de sculpture sur pierre où le ciseau du tailleur de pierre a fait jaillir de la matière brute une délicatesse presque irréelle.

Le château de la Ménardière est intégré à une ferme, situation unique qui en fait une synthèse architecturale entre le château et la métairie.

Situé sur un domaine agricole et sur une terre noble à la fois, il incarne cette France rurale où l'aristocratie terrienne vivait au plus près de ses terres, loin du faste versaillais mais profondément enracinée dans le sol et les saisons.

Les Armoiries et l'Escalier Gothique :

Chef-d'Œuvre du Patrimoine

Tout fait penser que François Grignon fit construire la tour et l'escalier de la Ménardière.

Les armes des Grignon y sont nombreuses et toutes en premières places, témoignage héraldique qui affirme sans ambiguïté la paternité architecturale de cette famille.

Ces armoiries sculptées dans la pierre ne sont pas de simples décorations : elles constituent une signature, une revendication de propriété et de prestige qui traverse les siècles.

L'escalier de la Ménardière est un escalier gothique monumental, chef-d'œuvre de l'architecture flamboyante qui représente l'apogée de l'art gothique avant la transition vers la Renaissance.

C'est grâce à celui-ci que le château est répertorié aux Monuments Historiques de Vendée.

La directrice du service des Monuments Historiques elle-même l'a déclaré "sans nul doute le plus bel escalier gothique de Vendée", qualification qui témoigne de son exceptionnelle valeur patrimoniale.

De style gothique flamboyant, il est caractéristique de la fin du XVe siècle, période charnière où l'art médiéval atteint une sophistication extrême avant de céder la place aux canons esthétiques de la Renaissance italienne.

Les clés de voûte armoriées, les balustrades ajourées, la grâce de la courbe des marches témoignent d'une maîtrise technique et d'une sensibilité artistique qui forcent le respect.

Comparaisons avec Amboise :

Échos Royaux dans un Château Vendéen

Le Roi Charles VIII, régnant de 1483 à 1498, avait 21 ans lorsqu'il épousa la duchesse Anne de Bretagne, union qui devint une réussite sentimentale rare à une époque où les mariages princiers relevaient avant tout de la raison d'État.

Il entreprit d'importantes constructions à Amboise, dont l'aile dite "de Charles VIII" et la chapelle Saint-Hubert, joyau du gothique flamboyant.

Mais, toutes proportions gardées, on peut établir des comparaisons fascinantes entre le château royal d'Amboise et le modeste château de la Ménardière.

Les clés de voûte de l'escalier de la Ménardière présentent des similitudes troublantes avec celles de la chapelle Saint-Hubert d'Amboise.

La balustrade du haut de l'escalier de la Ménardière rappelle celle de la lucarne d'Amboise.

Les restes de sculptures de l'ancienne porte d'entrée de la Ménardière présentent des similitudes avec cette même lucarne d'Amboise : deux pinacles et traces d'un fleuron, motifs décoratifs caractéristiques du gothique flamboyant.

Ces correspondances stylistiques ne sont pas le fruit du hasard.

Elles témoignent de la circulation des artisans, des modèles architecturaux, des influences artistiques à travers le royaume.

Un maître maçon qui avait travaillé sur un chantier royal pouvait ensuite mettre son savoir-faire au service d'un seigneur provincial, diffusant ainsi les innovations architecturales de la cour vers les provinces.

Les Remaniements du XVIIIe Siècle :

Quand le Classicisme Transforme le Gothique

Modifications Extérieures

  • Redéfinition de l'accès principal dans l'axe de la tour
  • Plantation d'une avenue de plus d'un kilomètre menant au château
  • Modification du porche d'entrée et du pigeonnier
  • Réduction de la grande cour par construction de deux bâtiments à frontons triangulaires
  • Percement d'une nouvelle porte centrale et suppression de la porte flamboyante donnant accès à l'escalier

Transformations Intérieures

  • Transformation du salon carré en salon octogonal pour plus de symétrie
  • Modification de la place et du style de la cheminée, centrée sur le mur
  • Percement de nouvelles portes hautes
  • Découpe des quatre angles de la pièce
  • Condamnation du passage vers l'escalier (rouvert seulement en 2000)

C'est à l'époque des d'Asnières, au XVIIIe siècle, que le château subit des remaniements profonds de son architecture et de ses dépendances.

Ces transformations reflètent l'évolution du goût aristocratique : le gothique flamboyant, jugé démodé et irrégulier, céda la place aux canons classiques de la symétrie et de l'ordre.

Le salon de forme carrée fut transformé pour réaliser une plus grande symétrie dans le salon octogonal actuel, forme géométrique prisée au siècle des Lumières.

Pour cela, on modifia la place et le style de la cheminée pour la mettre au centre du mur, on perça de nouvelles portes hautes, on coupa les quatre angles de la pièce en bouchant le passage vers l'escalier.

Ce passage ne sera réouvert qu'en l'an 2000 avec une porte dissimulée dans le mur, redécouverte lors de travaux de restauration.

La Révolution et les Colonnes Infernales :

Tragédie et Légende

Le château fut incendié lors du passage des colonnes infernales, ces unités militaires républicaines qui sillonnèrent la Vendée entre 1793 et 1794 dans le cadre de la répression de l'insurrection vendéenne.

La Révolution arrive brutalement dans cette France rurale : Jean d'Asnières émigre, rejoignant l'armée des Princes pour combattre la République.

Sa femme et ses enfants demeurent d'abord à la Ménardière puis se retirent en Normandie, fuyant l'avancée des colonnes.

Mais qu'en est-il réellement de la femme et des enfants ?

Une légende, tenace et troublante, raconte que le propriétaire de l'époque, voyant les colonnes infernales s'approcher du château, prit la fuite en abandonnant femme et enfants à leur triste sort.

L'épouse aurait été malheureusement torturée, violée et, comme ses enfants, sacrifiée dans une orgie de violence qui caractérisa ces heures sombres de l'histoire vendéenne.

"Certains soirs de pleine lune, il n'est pas rare de voir le fantôme bienveillant de la maîtresse de maison à la fenêtre de la tour, attendant le retour de son époux ou veillant sur ses hôtes en guettant l'arrivée des bleus..."

"...et d'entendre les rires des enfants jouant dans le grand escalier."

Légende ou réalité ?

La question demeure posée.

Les historiens sérieux peinent à documenter précisément le sort de Catherine de Montmorin et de ses enfants durant cette période.

Ce qui est certain, c'est que le château fut incendié et que toutes les terres de Jean d'Asnières furent confisquées comme biens d'émigrés.

Elles seront mises en adjudication le 9 Pluviôse an IV (29 janvier 1796). Grâce à un prête-nom, la citoyenne Catherine Arnaude de Montmorin, femme de Jean d'Asnières, eut le droit de racheter le "ci-devant château de la Ménardière, incendié".

Ainsi la Ménardière revint aux d'Asnières, qui procédèrent à quelques réparations sommaires.

Du XIXe Siècle à la Restauration :

Renaissance d'un Patrimoine

Le dernier des d'Asnières à posséder la Ménardière sera le comte Raymond d'Asnières qui épousa Mademoiselle Morin de Banneville.

Cette dernière mourut veuve en 1881, après avoir fondé à Saint-Pierre-du-Chemin un hôpital qui perpétue sa mémoire charitable.

Elle fut inhumée dans la chapelle de cet établissement ainsi que son mari. On y transporta également les corps de ses beaux-parents, créant ainsi une nécropole familiale.

La Ménardière fut achetée en 1869 par Edmond Savary de Beauregard, de la branche du Chastenay à La Châtaigneraie, qui s'intéressait essentiellement aux terres qui l'entouraient plutôt qu'au château lui-même.

Le château ne fut pas habité par sa famille et tomba progressivement en ruines, proie des intempéries, de la végétation envahissante et de l'abandon.

La Ménardière passa par héritage à ses descendants directs, les La Barre de Nanteuil, puis aux du Plessis de Grenédan qui la restaurèrent partiellement à partir de 1998.

En 1997, la tour d'escalier octogonale du logis était le seul élément encore couvert d'une toiture.

Grâce à Monsieur et Madame du Plessis de Grenédan, qui menèrent à bien une belle opération de sauvetage de l'édifice, le site promis aux ronces et aux éboulis a repris vie.

Ils remirent en valeur le logis par une restauration minutieuse et en firent un Gîte de France de caractère, permettant ainsi au public de séjourner dans ce lieu chargé d'histoire.

Et les soirs de fête, on peut encore entendre, dit-on, les cors et les cris d'une meute imaginaire poursuivant quelque cerf dans la forêt, échos fantomatiques d'un passé aristocratique révolu.

Un Patrimoine Vivant :

Le Château Aujourd'hui

Construit au XVe siècle, remanié au XVIIIe, ce château (grâce à son imposant escalier inscrit aux Monuments Historiques) a été partiellement restauré en 1998-2000.

Aujourd'hui, après restauration, le château est un très grand gîte de caractère, entièrement indépendant, qui allie le charme de l'ancien et le confort du moderne.

Le rez-de-chaussée comprend un salon de 50 m² décoré, une grande salle à manger, une cuisine équipée avec congélateur, une salle d'eau avec wc, et une chambre avec deux lits de 90 jumeaux.

L'escalier gothique monumental, véritable joyau du lieu, mène à l'étage où se trouvent trois chambres (une avec un lit de 160, une avec un lit de 140, et une avec deux lits jumeaux de 90 et un lit de 90), une salle de bains, une salle d'eau et deux wc.

Le téléphone illimité sur fixes en France est inclus.

Le jardin clos de 1000 m² dispose d'une terrasse équipée d'un salon de jardin et d'un barbecue.

Une piscine semi-enterrée est ouverte d'avril à septembre.

Les hôtes ont accès à un abri voiture, une table de ping-pong, une table multi-jeux pour les enfants.

Une ferme se trouve à proximité, avec un droit d'accès aux locataires pour pêcher sur la partie restante des douves.

Rayonnement Culturel :

De la Maquette au Cinéma

La maquette de ce château et le moulage d'une des clés de voûte de l'escalier sont présentés à la Chabotterie, haut lieu touristique de la Vendée dédié à l'histoire des guerres de Vendée.

Cette reconnaissance patrimoniale témoigne de l'importance du château dans le patrimoine architectural régional.

En exposant une maquette et un moulage, les responsables de la Chabotterie reconnaissent que la Ménardière constitue un exemple emblématique de l'architecture seigneuriale vendéenne.

En 2014, le château fut choisi comme cadre du tournage de plusieurs scènes du film "Meurtres à Guérande", téléfilm policier diffusé sur France 3 le 14 février 2015 et régulièrement rediffusé depuis.

Ce choix des producteurs confirme la valeur cinématographique du lieu : son escalier monumental, ses salles aux proportions nobles, son atmosphère chargée d'histoire en font un décor naturel parfait pour des productions historiques ou policières.

Le château de la Ménardière se situe en Sud Vendée, dans une zone riche en ressources touristiques, à une trentaine de kilomètres du célèbre parc d'attractions du Puy du Fou, qui attire des millions de visiteurs chaque année.

Cette proximité géographique place le château dans un écosystème touristique dynamique qui valorise l'histoire et le patrimoine vendéens.

Ainsi, de l'époque romaine à nos jours, de Pierre Bersuire au cinéma contemporain, de l'architecture gothique aux légendes fantomatiques, Saint-Pierre-du-Chemin et son château de la Ménardière incarnent la mémoire vivante d'un territoire où chaque pierre raconte une histoire et où le passé dialogue avec le présent dans une conversation ininterrompue qui enrichit notre compréhension du patrimoine français.

Renseignements et réservation sur : 
https://www.gites-de-france.com/fr/pays-de-la-loire/vendee/chateau-de-la-menardiere-h85g010410

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Château reconstitué d'après une gravure.

 

19 juillet 2019

ALOUETTE Radio

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Alouette est une radio Vendéenne fondée Vendée par Philippe de Villiers.
La station avait pour nom "Alouette FM", car son émetteur était localisé au..... MONT DES ALOUETTES.
Le baptême d' "Alouette F.M." se fera dans la nuit du vendredi 28 au samedi 29 novembre 1981 et restera gravé dans les mémoires vendéennes et puyfolaises pendant très longtemps.
Aux douze coups de minuit, sonnés aux cloches d'une église de village, la station du Pays des Alouettes est entrée dans l'histoire des radios libres par la grande porte de l'enthousiasme collectif.
Il était minuit.
L'heure où les aiguilles se rencontrent en parfaite harmonie.
L'heure des promesses les plus folles et des ivresses de légende, quand, Jean-Philippe, le directeur d'Alouette F.M. proclama "urbi et orbi" la naissance de la radio au pays.
Dans le grand studio de la rue des Pierres Fortes, en compagnie d'une centaine de personnes curieux venus des quatre coins du Bocage, des Mauges et de la Gâtine, animateurs et journalistes mélangés ont fêté la première seconde d'antenne comme il se devait.
Un laps de temps historique puisque "Alouette F.M." (sauf intempérie grave) ne s'arrêtera plus, diffusant vingt-quatre heures sur vingt-quatre ses programmes à hauteur de genêts en fleurs et de moulins inspirés.
Les appels téléphoniques, cette nuit-là ont pris d'assaut la station. Le premier émanait d'une Puyfolaise (honneur au Puy du Fou), en la personne de Jacqueline Jallier, toujours prompte à manifester son enthousiasme.

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De La Rochelle à Nantes, des Sables-d'Olonne à Angers, ce fut un véritable délire d'appels téléphoniques.
Pas un interlocuteur qui ne cachait sa joie d'entendre enfin la "radio au pays".
Pour la première fois sans doute des auditeurs pouvaient s'exprimer librement, accueillant avec une émotion contenue, les paroles familières qui "sortaient" des tuners et des postes.
La fête dura ainsi toute la nuit.
Les boulangers et les pâtissiers du pays emplissaient leurs fours en écoutant "Alouette".
Au petit matin, Guillaume, à l'antenne, eut la chance de goûter les premiers croissants chauds grâce à l'obligeance de l'un d'entre eux.
La ligne était ouverte.
Désormais les ailes des vieux moulins des Alouettes brasseront des ondes fraternelles !
1ère Radio du Grand Ouest, c’est aujourd’hui une station à vocation régionale couvrant onze départements.
En 2008, Alouette compte 415 600 auditeurs quotidiens.
Elle se place en 2ème position du Groupement des radios Indépendantes (GIE) en audience.
Positionnement d'Alouette par départements couverts.
2ème station musicale en Loire Atlantique.
1ère toutes stations confondues en Vendée.
1ère station musicale en Maine et Loire.
Seconde station musicale en Deux-Sèvres.
En région : Dans les Pays de la Loire, Alouette est Leader toutes radios confondues sur les 25-34 ans et deuxièmes derrière RTL sur les 35-49 ans dans cette même région (Source : radio-actu résultat septembre 2008).
La programmation d'Alouette est soft-dynamique avec les hits du moment et les hits qui ont marqués les 20 dernières années.
Alouette à invité plus de 90 artistes dans son Grand studio.
Ces artistes sont invités le matin de 7h à 9h et nous font découvrir leurs nouveaux albums.

Ecouter maintenant Radio Alouette en direct. 

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Liste des fréquences

   

Mise à jour janvier 2009: 4 REGIONS 12 DEPARTEMENTS 34 FREQUENCES Depuis le 4 décembre 2008, 2 nouvelles fréquences en Mayenne: à Laval: 95,9 à Mayenne: 89,5 (source alouette.fr).

Elle est aussi diffusée sur le net, le satellite, le câble,iphone,ipod

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