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30 septembre 2019

St-Laurent-sur-Sèvre est devenu un centre de "Physiothérapie".

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Pendant la guerre 14-18, aux premiers jours de la guerre, la direction de Saint-Gabriel a offert 300 lits au Service de Santé qui les a acceptes avec empressement.

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St-Laurent devient un centre de rééducation physique pour les blessés et Saint-Gabriel est classé comme hôpital bénévole sous le titre : "Hôpital complémentaire 61",

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Il y eut également des blessés dans la maison de retraite de Saint-Michel.

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Lorsque, au début de l'occupation militaire, le Commandant Payen de la Garanderie (1855-1925) commandant des dépôts de Saint-Michel et de Saint-Gabriel, fit en compagnie de Monsieur le Supérieur du Pensionnat une visite dans les paroisses environnantes, les dons de toute nature affluèrent, dons en argent, en linge, en vêtements, fruits même...

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La générosité a dépassé les prévisions les plus optimistes...

2 août 2019

Le secourisme.*

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Les premiers secours aux blessés furent dispensés en 1597, à des soldats, lors du siège d'Amiens, sur ordre de Sully, le premier ministre d'Henri IV.
Louis XIV en fit une institution régulière.
La "Croix-Rouge", fut fondée par le Genevois Henri Dunant, après la bataille de Solférino (1859).
Sa première mission était d'assurer les soins à tous les blessés en temps de guerre.

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Son symbole est le drapeau suisse "inversé".
La "Croix Blanche", quant à elle, créée pour aider les blessés civils, ne s'organisa qu'en 1892 et un brevet de secouriste se développa.

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Nous connaissons la compétence des équipes de secouristes.
Mais nous souhaitons qu'elle ait à l'exercer le moins souvent possible !

7 janvier 2019

Art de tranchée. *

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On désigne par le terme "art de tranchée" tout article fabriqué durant le conflit et dans les années qui ont suivi par des soldats, des mutilés, des prisonniers de guerre, des civils, voire des industriels, directement à partir d’un matériel de guerre ou de quelque autre matériau, pourvu que l’un et l’autre soient temporairement et/ou spatialement associé au conflit armé ou à ses conséquences.
Jusqu’à la Première Guerre mondiale (1914-1918), la durée des conflits était en général assez réduite.
Sauf lors des sièges, les batailles étaient rapides, et les militaires ne restaient pas longtemps dans l’attente du combat.
Avec la Première Guerre mondiale et la mise en place des tranchées, les soldats attendaient, retranchés dans leurs galeries.

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Au départ très spontané, l’artisanat de tranchée prit rapidement beaucoup d’ampleur.
À l’arrière des combats, lors du repos, dans les camps de prisonniers ou pendant leurs temps "libres" dans les tranchées, pour s'occuper l'esprit, les soldats créèrent des œuvres d’art à partir de vestiges de la guerre tels que des balles et des douilles d’obus jetées, les arbres sont abattus.
Ils récupèrent aussi les métaux venant de l’équipement individuel :
aluminium des quarts, gamelles, cuivre des boutons…

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Au début du conflit, l’autorité militaire autorisera la récupération de matériaux de faible valeur, comme en témoigne cette lettre du Général Joffre (1852-1931) de juin 1915 :
…//…

"Mon attention a été appelée sur l’intérêt qu’il y aurait à accorder aux militaires l’autorisation de conserver par devers eux, comme trophées, des objets pris sur le champ de bataille.
J’ai décidé que les objets de faible valeur pécuniaire et ne présentant que l’intérêt du souvenir pourraient être laissés en la possession de ceux qui les ont recueillis, avec l’autorisation du chef de corps et sous réserve que ces objets seront envoyés immédiatement vers l’arrière aux frais de l’expéditeur.
Seuls les casques, les insignes de grade, les boutons d’uniforme, les débris de munition ne renfermant pas de substances explosives et d’un poids inférieur à 500 g pourront être conservés.
Les autres objets (armes, munitions, matériel de guerre, effets d’habillement et d’équipement, d'harnachement, papiers militaires et personnels, argent, bijoux, etc.) resteront soumis à la réglementation en vigueur et seront toujours remis aux autorités ou services qualifiés pour les prendre en charge.
Les objets concédés demeureront la propriété personnelle du détenteur et ne devront donner lieu à aucun trafic.
Je vous prie de vouloir bien porter ces dispositions à la connaissance des troupes et services placés sous votre commandement".

…//…

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C'est le laiton (mélange de zinc et de cuivre) qui est le plus utilisé, car on le trouve partout (il y a des millions de douilles de 75 …) et il est modelable par simple martelage.
Parmi les soldats, nombreux étaient des travailleurs manuels :
ébénistes, menuisiers, maréchaux-ferrants, ferblantiers, zingueurs, orfèvres.
Les soldats français considéraient l’art des tranchées comme "objets" souvenirs du service.
Souvenirs ou décoratifs, ils fabriquaient divers objets tels que :
Bagues, vases, briquets (plus discret d’utilisation que l’allumette quand on était en première ligne), pipes, coupes papier, boites à bijoux, tabatières, objets de piété, maquettes d’avions et autres…
Le canon de 75, le "canon de la victoire", symbole patriotique, sera fréquemment représenté sur les douilles d’obus.
Le char Renault FT 17 ou les Mark britanniques serviront de modèle aux soldats qui en font des tirelires, des encriers, des jouets.
Vivre dans les tranchées où la mort est omniprésente génère chez les soldats une angoisse qui pousse nombre d’entre eux à trouver refuge dans la foi.

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Ce regain de religiosité s’exprime à travers les objets fabriqués comme des crucifix fabriqués à partir de cartouches.
D'autres objets étaient destinés à être échangés au front, ou vendus à l’arrière.
Parfois, dédiés à la famille ("réel souvenir du front "), les objets étaient chargés d’émotion et de sentiment, et étaient parfois le seul souvenir tangible qu’ils laisseront à leur famille.
Les familles endeuillées conservaient pieusement la mémoire du disparu grâce aux objets qu'il avait fabriqués ou aux objets achetés sur les lieux du décès qui deviendront les attributs d’un culte familial et privé.
Plusieurs techniques et méthodes sont utilisées pour la réalisation.

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Les moyens sont succincts : couteau (faisant partie du matériel de base du combattant), marteaux de couvreur, burin, maillet, pince et tenailles et le casque (comme récipient pour fondre le métal).

L'estampage consistant à chauffer une pièce et l'installer dans une presse.
Les douilles pouvaient être remplies de braises afin de rendre le laiton plus souple pour le graver en profondeur.
Ciselure consistant à comprimer ou repousser la matière.
Certains décors sont ciselés à la molette et d’autres découpés puis collés sur les douilles.
La gravure consistant à retirer de la matière.

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Mais à partir de 1917, du fait de la pénurie de métal, il est interdit aux soldats français de récupérer les obus, douilles pour se livrer à l’artisanat de tranchée.
Pour s’assurer du respect de cette loi, les "Poilus" sont fouillés avant de monter dans les trains de permissionnaires.
Mais certains continuent en gravant des obus allemands.
Pour les soldats allemands, il est rare de trouver des objets.

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En effet, dès 1914, dans l'armée allemande, des "Waffensammel Offizier à la tête d’Etappen Sammel Kompagnie (Officier chargé de la collecte des armes à la tête de "Compagnie de collecte par étapes") avaient pour mission de récupérer les munitions, le cuivre, laiton et tous métaux en vue d’une réutilisation.
Après la guerre, ils rapportèrent de nombreuses pièces, où elles furent conservées dans les demeures familiales.
Mais le véritable "art des poilus" se maintiendra jusqu'à 1919 avec les prisonniers allemands et leurs gardiens français chargés des activités de déminage.
Ensuite, après 1919, l’art "poilu" subsistât, mais sous forme industrielle.
Des usines fabriquaient de faux souvenirs pour les premiers touristes des "tranchées", pèlerinages des champs de batailles et deviennent des objets souvenirs incarnant le temps du deuil, de la mémoire et des commémorations.

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9 novembre 2018

Le 11 novembre 2018 *

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Nous commémorons cette année le 100ᵉ anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale 1914-1918.
Ci-dessous les étapes principales qu'a connu ce conflit appelé la "GRANDE GUERRE".
L'assassinat le 28 juin 1914, à Sarajevo, de l'archiduc héritier d'Autriche-Hongrie François­-Ferdinand par un étudiant bosniaque n'est qu'un prélude tragique à la Première Guerre mondiale.
Le 23 juillet, l'Autriche-Hongrie envoie un ultimatum à la Serbie, pour lui déclarer la guerre le 28 juillet.
Après la Russie, avant l'Allemagne et la France, le Gouvernement belge décrète le 31 juillet la mobilisation générale après avoir refusé à l'Allemagne le passage de ses troupes sur son territoire.
Le 1ᵉʳ août, l'Allemagne déclare la guerre à la Russie et le 3 août à la France.
Le 5 août, c'est au tour de l'Autriche-Hongrie de déclarer la guerre à la Russie.
Le 23 août, la Grande-Bretagne et le Japon déclarent la guerre à l'Allemagne.
Le 6 août 1914, la division de cavalerie belge repousse à Halen, près de Diest, quatre régiments de cavalerie allemande.

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C'est la fameuse "Bataille des Casques d'Argent".
Un front "ouest" et un front "Est" se créent rapidement.
Après avoir violé la neutralité belge, l'armée allemande atteint le nord de la France le 13 septembre et le maréchal Joffre (France) remporte la victoire décisive de la bataille de la Marne.
Octobre-novembre 1914, la Bataille de l'Yser, les troupes belges et alliées arrêtent la progression des Allemands.
De septembre à novembre, un front continu et ininterrompu de 750 km se stabilisera entre Ypres et la frontière suisse.
Lors d'une offensive allemande près d'Ypres, les gaz (Ypérite ou gaz moutarde) sont utilisés pour la première fois le 22 avril 1915.
De février à décembre 1916, la bataille de Verdun, sans doute la plus violente de la Grande Guerre, où les Français résistent aux lourdes offensives allemandes.

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Selon les prévisions allemandes, la bataille devait se solder par un coefficient de perte de 1/5 en faveur de l'armée allemande.
L'épisode se termine victorieusement pour les Français.
Seul grand choc naval de la Première Guerre mondiale, la Bataille du Jutland a lieu le 31 mai et le 1ᵉʳ juin 1916.
Les navires allemands tentent de briser le blocus pour rejoindre les mers libres.
Les Britanniques restent maîtres du champ maritime malgré une apparente supériorité de la flotte allemande. 
Le 1ᵉʳ février 1917, Guillaume II décide d'intensifier la "Guerre sous-marine à outrance".
Les "U-boot" allemands coulent 3,5 fois plus de navires que les Anglais n'en construisent.
À partir de 1918, la construction navale américaine compensera les pertes.
Le 2 avril 1917, les États-Unis rejoignent les Alliés.

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Le 6 avril, ils déclarent la guerre à l'Allemagne ("Remember the Lusitania 1").
Le 16 avril 1917, les Français montent près du Chemin-des-Dames, l'offensive de Nivelle.
Cette offensive se soldera le 4 mai par un échec désastreux pour les troupes françaises.
Les 6 et 7 novembre 1917, la "révolution d'Octobre" se déclenche en Russie.
Le 3 mars 1918, le Traité de Brest-Litovsk, traité de "paix séparée", est signé par l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie, la Bulgarie, l'Empire Ottoman et la Russie soviétique.
Les Allemands peuvent dès à présent concentrer toutes leurs forces sur le front de l'ouest.
D'avril à novembre 1918, l'épidémie de grippe espagnole fait 4.700.000 morts en Europe.
Rethondes, le 11 novembre 1918, entre 5 h 20 et 5 h 30 du matin, l'Armistice est signée entre les Alliés et l'Allemagne dans un wagon de chemin de fer à Compiègne.
Les clauses principales seront :
- Évacuation de la France, la Belgique et le Luxembourg pour le 26 novembre et de la rive gauche du Rhin pour le 10 décembre.
— Constitution d'une Pologne indépendante avec accès à la mer.
— Renoncement à l'annexion de l'Autriche germanophone.
Les Anglais exigent l'abandon des colonies et la livraison de la flotte de guerre.
Le "CESSEZ LE FEU" aura lieu à onze heures le 11 novembre 1918.  

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Mais que reste-t-il de cette page de l'histoire ?
En France, la commémoration de l’Armistice (autrement dit de la fin d’une Grande Guerre qui devait être la "Der des Ders"), prendra par la suite une place importante dans la vie nationale, avec des gerbes déposées chaque année, à quelques jours de la Toussaint, fait du hasard, au pied des monuments aux morts de chaque commune ce jour de la "Fête du Souvenir".
Des plaques commémoratives sont également installées dans les lieux publics.
Lors des cérémonies du 11 novembre commémorant la fin de la Grande Guerre (1914-1918), on rend hommage au Soldat inconnu (Soldat anonyme enterré sous l'Arc de Triomphe de la place de l'Étoile à Paris représentant symboliquement tous les soldats français morts pendant la Première Guerre mondiale).
En France, le bleuet est le symbole de la mémoire et de la solidarité, envers les anciens combattants, les victimes de guerre, les veuves et les orphelins.

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Au Royaume-Uni, le coquelicot est le symbole utilisé pour honorer les soldats tombés au combat.
Pourquoi cette fleur ?
Au printemps 1915, les champs flamands qui entouraient les tranchées britanniques étaient remplis de coquelicots.
Le poète et militaire canadien John McCrae leur dédie alors un poème baptisé "In Flanders fields".
"Nous ne dormirons pas, même si les coquelicots poussent.

Dans les champs de Flandre".
Et cette fleur devient le symbole des victimes de cette guerre.
Le traité de Versailles mettait fin à la Première Guerre mondiale.
Il fut signé, le 28 juin 1919, dans la galerie des Glaces du château de Versailles, entre l'Allemagne, d'une part, et les Alliés, d'autre part.
Le traité avait été préparé par la Conférence de paix (tenue à Paris, du 18 janvier 1919 au 10 août 1920) qui élaborait notamment les quatre traités "secondaires" de Saint-Germain-en-Laye, du Trianon, de Neuilly-sur-Seine et de Sèvres.
Le traité de Versailles a imposé à l'Allemagne des clauses territoriales (par exemple, la restitution de l'Alsace-Lorraine à la France et la perte de toutes les colonies d'Afrique aux mains de ses rivales, la France et la Grande-Bretagne : le Cameroun, le Togo, le Tanganyika et le Südwestafrika ou Namibie), militaires (p. ex., la réduction des armements en canons et en avions ainsi que des effectifs, la démilitarisation de la rive gauche du Rhin, la surveillance d'une Commission de contrôle interalliée) et économiques (en tant que responsable du déclenchement de la guerre, l'Allemagne était condamnée à payer le montant des dommages subis par les Alliés).
Dans l'obligation d'accepter ces dures conditions, l'Allemagne a considéré le traité comme un Diktat.
Dans les années 30, les conditions de ce traité deviendront invivables pour les allemands, mèneront à la Deuxième Guerre mondiale.

4 mai 2015

Le 137 RI * (Les amoureux de Verdun - Puy du Fou) *

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Le 137e RI est le régiment de "la tranchée des baïonnettes" en juin 1916.
Le 137e régiment d'infanterie de ligne (ou 137e RI) est un régiment constitué en 1813 sous le Premier Empire.

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Il se distingua pendant la campagne d'Allemagne (1813) et pendant la Première Guerre mondiale (1914-1918).

Il sera décoré :

  1. Le 5 septembre 1914 de la légion d'honneur, de la croix de guerre 1914/1918 (deux palmes) "suite à la capture le 27 août 1914 d'un drapeau allemand et avoir fait prisonnier un chef de corps allemand".
  2. De la fourragère aux couleurs (vert/rouge),
  3. De la croix de guerre 1914/1918.
  4. De la croix de guerre 1939/1945 (une palme).

Son étendard, porte les noms de ses batailles.

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En 1914, le régiment est en garnison à Fontenay-le-Comte et ses recrues viennent principalement de Vendée et de Loire-Inférieure.

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Le 3 août 1914, il gagne la région de Sedan et se bat dans les Ardennes.

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En 1915 sera pour le 137 RI, la bataille de champagne (Artois) ensuite Tahure (faisant partie des villages français détruits fin 1915).

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Le 11 juin 1916, il est sur le front à Verdun sur la crête de Thiaumont ou la mort de 57 hommes du régiment donne lieu à l'épisode (légende) de la tranchée des Baïonnettes.
Du 23 octobre 1917 au 25 octobre 1917, il participera à la bataille de la Malmaison dans l'Aisne (fort de la Malmaison, situé à coté du chemin des Dames).

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En 1918, il participe à la seconde bataille de la Marne.
Le 06 mars 1946 sera la dissolution du 137ème Régiment d'infanterie.
Le 2e Bataillon d'infanterie (2/137e RI) débarque en Algérie le 22 juin 1956 et y reste jusqu'en 1963.
Depuis 1963, le Centre militaire de formation professionnelle, basé à Fontenay-le-Comte, en Vendée, est le gardien des traditions et du drapeau du régiment.

De la légende à la réalité.

1. La légende

Juin 1916, le 137e R.I. s'apprête à lancer une attaque contre les lignes ennemies.
Les hommes ont mis la baïonnette au canon.
Ils s'apprêtent à franchir le parapet lorsqu'un obus allemand explose à proximité.
57 hommes sont ensevelis vivants par l'explosion, la terre ne laissant dépasser que les pointes des baïonnettes.

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2. L'histoire

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Du 10 au 12 juin 1916 les soldats essuient un bombardement intensif et repoussent les charges allemandes à coup de grenades.

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Ceux qui ne réussissent pas à s'enfuir meurent les uns après les autres sous les balles, les obus et les gaz de combat.
A court de munitions, les rares survivants sont faits prisonniers par les allemands.

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Les morts sont rapidement enterrés dans une tranchée devenue inutile.
Pour indiquer l'emplacement de la fosse, des fusils sont plantés verticalement faisant office de croix.

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En juin 1920, des fouilles permirent d'exhumer 21 corps dont 14 seront identifiés.
Tous étaient allongés et désarmés confirmant les témoignages des anciens combattants du 137e RI.

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Les 14 corps identifiés seront inhumés dans le cimetière militaire de Fleury-devant-Douaumont avant d'être déplacés à l'Ossuaire de Douaumont.
Les 7 corps non-identifiés reposent toujours dans la "Tranchée" et leurs emplacements est marqués par des croix blanches.

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Cependant, malgré le mépris des anciens du 137 RI, un mémorial sera édifié et inauguré le 8 décembre 1920 au dessus la tranchée, dans le but de la protéger et de perpétuant la légende.

29 avril 2015

Découvrir le nouveau spectacle du Puy du Fou

3 février 2015

Les amoureux de Verdun (Puy du Fou).

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L’équipe artistique du Puy du Fou présentait ce matin aux journalistes les nouveautés de la saison 2015.
10 millions d’euros, c’est la somme investie cette année pour mettre au point des créations originales et notamment conquérir une nouvelle période historique majeure : 
la Première Guerre Mondiale.
Les "Amoureux de Verdun" : la grande nouveauté.
Au cœur de la forêt du Puy du Fou, sur près de 2000 m², les visiteurs vont être propulsés un siècle en arrière.
En entrant dans les entrailles d’une tranchée de la Première Guerre Mondiale, ils vont vivre une expérience de 15 minutes entre frisson et émotion.

Les visiteurs seront........... (Lire la suite sur : http://www.puydufou.com/histoires-de-ouf/2015)

11 novembre 2014

LA TRANCHÉE DES BAÏONNETTES *

Le 11 juin 1916, 2 compagnies du 137ᵉ régiment d'infanterie de Fontenay-le comte (Vendée),
relève le 337e RI à Thiaumont près de Verdun.
Position violemment bombardée.
Le lendemain, les soldats attendent, baïonnettes au poing.
Des obus tombent à bonne cadence devant et derrière la tranchée.
Horrifiés, tétanisés, ils prient, pensent à leur famille.
L'espoir diminue d'heure en heure.
Le cœur serré, les entrailles rejetant la peur en eux, n'attendant plus que la mort pour les libérer de la haine de l'ennemi. 
Tout se recouvre de terre, laissant les 57 baïonnettes s'élançant vers le ciel, pointant vers chaque étoile de ses soldats enterrés vivants.

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LA VÉRITÉ :

 Ces hommes à bout de force se rendent, l'officier salue une dernière fois les soldats morts.

Le régiment laisse debout leurs baïonnettes contre le parapet de la tranchée, avant de se livrer à l'ennemi.
L'abbé Ratier vient quelque temps plus tard se recueillir.

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Le temps a refermé l'endroit : glissements de terrain et intempéries.

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Ne reste plus que les pointes des baïonnettes en signe de souvenirs.

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 Chaque soir de Cinéscènie ces baïonnettes sont présentes pour que jamais plus, nous n'oublions ces soldats debout pour l'éternité.

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