Puystory
Google Translate
Newsletter
Retrouvez les articles sur :
9 octobre 2010

CATHELINEAU

Cathelineau

Né au Pin-en-Mauges dans le départment du Maine-et-Loire, il exerçait la profession de colporteur, lors du déclenchement de la révolte en Vendée.
Il était aussi sacristain de sa paroisse.
Très pieux, il fut surnommé "Saint de l'Anjou", tellement son investissement était grand dans cette fonction.
Jacques Cathelineau est entraîné dans l'insurrection par son curé l'abbé Cantiteau.
C'est poussé par ce prêtre militant que Jacques Cathelineau qui avait alors trente-cinq ans, qui était père de famille et, par conséquent exempté de la levée proclamée par la Convention prit les armes.
Le 10 mars 1793, des jeunes gens du district de Saint-Florent-le-Vieil rassemblés pour tirer au sort, se soulevèrent contre l'autorité, battirent et dispersèrent la force armée, puis retournèrent tranquillement chez eux.
Cathelineau, instruit de ces événements, abandonne sa chaumière, rassemble ses voisins et leur persuade que le seul moyen de se soustraire au châtiment qui les attend est de prendre ouvertement les armes et de chasser les républicains.
Le 12 mars, il prit l'initiative de réunir tous les hommes valides de son village pour affronter les républicains.
Vingt-sept jeunes gens le suivent, s'arment à la hâte de tous les instruments qui leur tombent sous la main, et marchent sur Jallais, en sonnant le tocsin et en recrutant une foule de paysans qu'entraîne la voix de Cathelineau.
Arrivé devant Jallais le 13 mars, défendu par 80 républicains et une pièce de canon, il s'empare du poste et enlève la pièce.
Bientôt Chemillé le 14 mars est aussi emporté après une vive résistance.
Cet exploit exalte toutes les têtes, de nombreux renforts viennent encore accroître la troupe de Cathelineau. 
Dès le 14 mars, il compte déjà 3 000 hommes sous les armes, et avec l'aide de Stofflet il se présente devant Cholet où il est encore vainqueur.
C'est alors que l'importance toujours croissante de la révolte décida les Vendéens à choisir pour chefs Bonchamps et d'Elbée.
Cathelineau conserva sous ces chefs un rang important et une immense influence sur les paysans, et il combattit avec sa bravoure ordinaire à Vihiers, Chalonnes.
La campagne fut alors interrompue, les insurgés rentrant chez eux pour célébrer les fêtes de Pâques.
Le 9 avril, ses bandes étaient de nouveau sous les armes, mais il dut évacuer Chemillé et se retirer jusqu'à Tiffauges.
Avec trois mille hommes, il se joint à Nicolas Stofflet, prend avec lui Cholet, Vihiers et Chalonnes.
Il s'empara de Beaupréau le 23 avril et de Thouars le 5 mai.
Ayant repoussé à La Châtaigneraie le 14 mai, le général Alexis Chalbos, il fut battu à Fontenay le 16 mai, il prit sa revanche en occupant Montreuil-Bellay et Saumur le 9 juin 1793.
Après la prise de cette dernière ville, l'insurrection avait pris un tel degré d'importance que les chefs royalistes crurent devoir, pour assurer l'accord dans leurs opérations, confier le commandement à un seul.
Très aimé des troupes, il fut proclamé par Louis Marie de Lescure et Maurice-Louis-Joseph Gigot d'Elbée généralissime de l'Armée catholique et royale par l'assemblée des chefs vendéens le 12 juin 1793, une façon peut-être de flatter les masses paysannes qui constituaient l'essentiel de l'armée en mettant un de leurs représentants à leur tête.
Après avoir pris Angers sans difficulté le 23 juin, l'armée catholique et royale fut menée à l'attaque de Nantes, le 29 juin.
Le nouveau généralissime se présenta, devant la ville de Nantes, à la tête de 40 000 hommes, tandis que Charette devait le seconder avec 10 000 insurgés du Pays de Retz et du bas-Poitou.
Mais cette expédition était mal combinée, elle vint échouer contre les efforts des habitants et d'une garnison de 12 000 hommes.
Le 29, Jacques Cathelineau, qui attaquait la porte de Rennes, pénétra jusqu'à la place Viarme où un coup de feu, tiré d'une fenêtre, le blessa mortellement.
Voyant leur chef grièvement frappé, les Vendéens reculèrent et furent défaits.
Transporté mourant à Saint-Florent-le-Vieil, il y mourut de ses blessures le 14 juillet 1793.
Sa dépouille gît en la chapelle Saint-Charles à Saint-Florent-Le-Vieil (Maine-et-Loire). Son fils, Jacques-Joseph de Cathelineau fut anobli à la Restauration.
Son petit-fils, Henri de Cathelineau, était un officier pendant la Guerre franco-prussienne de (1870).

2 octobre 2010

STOFFLET

 200px_JeanNicolasStofflet

Fils d'un meunier, Jean-Nicolas Stofflet naquit en Lorraine à Bathelémont le 3 février 1753 et mourut à Angers le 25 février 1796.
Il fut un chef militaire de première importance dans le soulèvement militaire de la Vendée, bien qu'il n'ait pas réussi à s'imposer comme patron de l'armée catholique et royale.
Longtemps simple soldat dans un régiment suisse en France et ensuite garde-chasse au service du comte de Colbert-Maulévrier, il rejoignit les Vendéens quand ils se révoltèrent contre la Révolution pour défendre leur religion et leurs principes royalistes.
Pendant la guerre de Vendée il sert d'abord sous le commandement de Maurice d'Elbée, se bat à Fontenay, Cholet et Saumur et se distingue dans les batailles de Beaupréau, Laval et Antrain.
Il est nommé major-général de l'armée royaliste et en 1794 succède à La Rochejacquelein comme général en chef.
Il établit son quartier général dans la forêt de Vezins.
Ses querelles avec un autre chef vendéen, Charette, et les revers subis par les armées vendéennes, le conduisent à faire sa soumission et à accepter les termes du traité de Saint-Florent-le-Vieil (2 mai 1795). Cependant, il viole bientôt ce traité et, en décembre 1795, reprend les armes à l'instigation d'agents royalistes pour le compte du comte de Provence (le futur Louis XVIII) de qui il a reçu le rang de maréchal de camp.
Cette dernière tentative de Stofflet échoue complètement et il est pris par les Républicains, condamné à la mort par une commission militaire et fusillé à Angers, le 23 février 1796.
La maigre troupe qu'il commandait encore est reprise par Charles d'Autichamp.
Ses hommes le craignaient plus qu'ils ne l'aimaient.
Il était intelligent, bon militaire, mais était aussi dur, froid et ambitieux.
Après la mort des leaders, il chercha à devenir le nouveau généralissime.
Mais la division des chefs ajoutée à son manque de qualités humaines ne lui permirent pas d'obtenir le poste tant convoité.

25 septembre 2010

Marquis Charles de Bonchamps

skwtaw3x

Né en 1760, Bonchamps s'engage à 16 ans dans le régiment d'Aquitaine.
En 1787, après avoir combattu dans les Indes, il devient capitaine des grenadiers.
Il réside en 1789 au Château de la Baronnière, près de Saint Florent le Vieil, année de son mariage.
En 1793, les paysans de St Florent décident de le choisir pour chef.
Celui-ci refuse dans un premier temps, jugeant nulles les chances d un tel soulèvement.
Il finit cependant par accepter de prendre la tête de ses hommes.
Bonchamps mène ses hommes a la victoire grâce a son expérience militaire.
Le 3 mai a Bressuire puis le 5 mai a Thouars.
Le 25 mai, il s'empare de Fontenay ou il est blessé par un soldat qu'il venait de grâcier.
Le 12 juin, il élit Cathelineau au poste de générallissime de l'Armée Catholique et Royale.Voulant étendre l'insurrection à l'Anjou et la Bretagne, il propose de traverser la Loire.
Le plan de Cathelineau (attaque de Nantes) sera finalement retenu et se soldera par un échec.

PuyStory 2011 Aout 4340

Bonchamps est mortellement blessé dans une des plus grandes batailles des guerres de Vendée, à Cholet le 17 Octobre 1793.
Il rend son âme a Dieu le 18 Octobre au hameau de la Maillerais.
Avant de mourir, il eut la bonté de demander la grâce des 5000 prisonniers républicains que firent les vendéens lors de la bataille. Les républicains violèrent sa sépulture pour montrer sa tête aux parisiens.

 800px_BonchampsParDavidDAngers

"J'ai servi mon Dieu, mon Roi, ma Patrie. J'ai su pardonner."

16 juillet 2010

Le Roi Francois 1er

470px_Francis1_1

 

Né à Cognac en 1494, mort à Rambouillet en 1547, François 1er est Roi de France de 1515 à 1547.
Fils de Charles d’Orléans et de Louise de Savoie, François Ier, succède en 1515 à son cousin Louis XII, dont il a épousé la fille Claude.
Avec la victoire de Marignan (sept. 1515), François Ier reconquiert le Milanais, enjeu territorial de toute sa politique.
Lorsque Charles Ier d’Espagne accède (1519), sous le nom de Charles Quint, à la couronne impériale, qu’il convoitait, le roi, craignant l’encerclement du royaume par les possessions de son rival, engage les hostilités contre l’empereur après avoir vainement cherché l’appui d’Henri VIII d’Angleterre (entrevue du Camp du Drap d’or, 1520). Veuf en 1524, il se remarie avec Éléonore de Habsbourg, sœur de Charles Quint (1530).
"Roi-Chevalier", François Ier est aussi, avec Louis XII et Henri II, un des bâtisseurs de l’État moderne en France.
Sensible aux idées mercantilistes, François Ier favorise l’industrie et développe le grand commerce maritime.
Il réunit à la France les fiefs du connétable de Bourbon (1531) et rattache définitivement la Bretagne au royaume (1532).
Il réorganise les finances de l’État et réforme la justice par l’ordonnance de Villers-Cotterêts (1539), qui impose notamment la rédaction en français des actes judiciaires et notariés.
Par le concordat de Bologne (1516), il s’assure de la nomination des archevêques, des évêques et des abbés du royaume.
Soucieux du prestige de la monarchie, le Roi favorise par ailleurs l’art de la Renaissance, qui s’épanouit dans la construction et la décoration des demeures royales (Blois, Chambord, Fontainebleau), où François Ier attire et fait travailler des artistes italiens (Léonard de Vinci, le Rosso, le Primatice).
Il encourage les traductions des humanistes, tel G. Budé, et fonde le futur Collège de France, en 1529.
À sa mort en 1547, François Ier est parvenu à limiter la puissance impériale, mais il n’a pas réalisé son rêve italien.

6 juillet 2010

La Cinéscénie.*

D727_893_DSC_0156mod3_jpg

Petit à petit, la Cinéscénie, plonge le visiteur dans 700 ans d'histoire de Vendée.
Pour chaque époque, une atmosphère particulière.

D735_893_Puy_2010_0999_JPG

En un seul mot, CHAPEAU aux Puyfolaises et Puyfolais pour ce beau spectacle.

D736_893_Panorama_19_JPG

Une vue sur les 3200 Puyfolais bénévoles de la Cinéscénie.
Je crois que par les temps qui courent, il est de bon de rappeler que ces acteurs sont tous bénévoles.
Ils travaillent comme des professionnels, le tout au service de l'histoire, mais aussi pour venir en aide à des associations.
J'espère développer prochainement ce dernier point.

23 juin 2010

Les PUYFOLAIS

Ci_042

Le mot "puyfolais" a été créé dans les premières années de la Cinéscenie®.
Ce mot désigne tous les bénévoles qui font avancer le spectacle.

Ce mot fait évidemment référence aux acteurs, mais aussi aux techniciens de la régie, aux personnes de l'accueil, aux vendeurs de confiseries, aux conducteurs des bus qui emmènent les visiteurs âgés et handicapés au pieds des tribunes, les secouristes, le personnel d'encadrement, etc ...

N'oublions pas les personnes qui sont à votre écoute lors de vos réservations, et la direction.

Pour la Cinéscénie, ils sont 3200 à se consacrer à ce spectacle, et ils donnent tout leur cœur pour narrer le patrimoine qu'ils ont en commun,

sur cette terre de géant, et de genêts en fleur ...


vlcsnap_61138

12 mai 2010

Cinéscénie.*

SH100154

La Cinescénie est lancée en 1978 à l'initiative de Philippe de Villiers, qui a découvert le château en ruine et laissé à l'abandon.
Il fait appel à Georges Delerue, qui crée la musique d'accompagnement du spectacle.
Celle-ci sera remplacée en 2002 par une nouvelle œuvre composée et dirigée par Nick Glennie-Smith.
La scène (agrandie en 2005) s'étend sur 23 ha, ce qui en fait la plus grande scène de spectacle du monde.

Le support du projet est l'association du Puy du Fou, qui comprend 3 200 membres bénévoles appelés les Puyfolais, pour la plupart issus des communes des alentours.

Chaque saison, la cinéscénie accueille environ 380 000 spectateurs lors de ses 28 représentations.
Les effets spéciaux comme la projection d'images sur un mur d'eau, par exemple, ont entièrement été créés par les membres du Puy du Fou et ont été exportés dans de nombreux pays y compris aux Etats-Unis.
Depuis 1982, le texte, écrit par Philippe De Villiers et porté par la voix de Philippe Noiret, commence avec les paroles :

"Je n'ai jamais reçu de nom.

Ils m'appellent le vieux galopin.

Je ne me suis jamais perdu.

Ils m'appellent le vieux cherche pain,......."

PanoPuydufou_02mod1

 

26 avril 2010

La cinéscénie.*

vlcsnap_66475

La trame est l'histoire de la famille Maupillier, reflet symbolique du peuple Vendéen.
Toute l'action s'organise autour du face à face entre Jacques Maupillier et un vieux marchand ambulant. Mémoire de tout le peuple vendéen, le voyageur raconte au jeune Jacques l'histoire de ses ancêtres.
Du Moyen-Âge à la Seconde Guerre Mondiale, le vieil homme caresse les époques et chaque siècle qu'il décrit fait apparaître des décors inattendus et appellent de nouveaux personnages, par milliers.

19 mars 2010

La corne.*

Extrait du spectacle de la Cinéscénie :

"Le petit Jacques n'ose pas te demander, pourquoi tu portes toujours à la bretelle une corne gravée".

Corne_grav_e_02

Réponse :

La corne ses nombreuses qualités :
obtention d'un récipient frais, grande résistance du matériau aux chocs, possibilité de le personnaliser, de l'orner, de le graver...
De par leurs symboliques, réservées à l'usage des chefs.
L'usage de la corne se perpétue jusqu'au XII° siècle alors que de nombreux ustensiles à boire (gobelets, coupes, mazer...) sont d'usages courants, la raison n'est pas son aspect pratique, mais bien la symbolique de puissance, abondance, mais également de richesse et de force guerrière.
Rappelons que les cornes sont des cornes de bovidés : aurochs, buffles...
Les cornes des bovidés sont l'emblème de la Magna Mater divine.
Dans les cultures néolithiques, elles marquent la présence de la Grande Déesse de la fertilité Les cornes à boire, ornées de décorations, cerclées d'or ou d'argent, sont travaillées comme de véritables œuvres d'art.

17 mars 2010

Jacques-Louis Maupillier.*

Jacques_Maupiliermodif

Jacques-Louis Maupillier s'est engagé dans l'armée catholique et royale en 1793.
Il est blessé de nombreuses fois, notamment à la bataille de Bois-Grolleau et de la Châtaigneraie.
Louise de la Rochejaquelein l'a dessiné les armes à la main, parce qu'il ne les a jamais quittées.
En 1977, Philippe de Villiers s'est inspiré d'un véritable personnage historique pour raconter son histoire à travers la Cinescenie.

Jacques-Louis Maupillier est né le 28 septembre 1777 à Chanteloup et décédé à Boismé (Deux-Sèvres) le 24 juin 1857. Combattant des guerres de Vendée, ce jeune paysan Deux-Sévrien s'enrôle dans l'armée vendéenne en 1793.
Il est blessé 5 fois, notamment d'un coup de baïonnette dans le dos à la bataille de Bois-Grolleau près de Cholet et au bras et à la jambe gauche à la bataille de La Châtaigneraie en l'année 1794.
Un certificat de pension est daté du 30 août 1826.
Il se retira à Boismé, journalier demeurant « aux Touches » et meurt dans une extrême pauvreté et hors d’état de pourvoir à sa subsistance et à celle de sa famille, à cause de ses blessures.

<< < 10 11 12 13 14 15 > >>
Puystory
Archives