La Lumière de Verdun
/image%2F1077597%2F20251106%2Fob_be57d1_puy-4424.jpg)
Sous la terre fendue, la tranchée gémit,
Un monde d’ombre, de boue, de souffle éteint.
Le vent porte un goût de fer et de nuit,
Et le temps s’arrête entre deux matins.
Un soldat lève les yeux, malgré la peur,
Une fente de clarté fend la noirceur,
Comme un ange discret dans l’éternel.
Autour de lui, tout dort, tout saigne, tout tremble,
Les corps, les lettres, les noms....... tous se mêlent.
Mais dans son regard, une flamme s’assemble,
C’est la lumière, frêle et belle.
Ce n’est pas le jour, ni la fin du combat,
C’est l’aube du cœur qui refuse de se taire.
Sous Verdun, là où nul soleil ne va,
Brille un espoir : celui de la lumière.
Et dans la nuit qui dure,
Un homme voit Dieu dans la fêlure.
Car même au cœur du néant, au plus profond,
La lumière d’espoir perce le front.