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23 janvier 2017

Du sang, toujours du sang ...

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Si les jeux du Cirque provoquaient parfois la mort de quelques infortunés auriges, l'Amphithéâtre voyait, à la grande satisfaction des citoyens romains, couler des flots de sang
Le programme de chaque journée de jeux était immuable.
Parcourons ce programme.
La matinée ou comment "chauffer" les spectateurs.
Le citoyen romain qui désire assister aux jeux reçoit, à l'entrée, un jeton de terre cuite où sont gravés trois numéros.
Celui de la porte par laquelle il doit entrer, celui de la série de gradins et celui du siège qu'il doit occuper.

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Il pourra, grâce à ce sésame, entrer et sortir à volonté, à tout moment de la journée, de l'aube à la nuit.
Mais en général, il reste sur place, sans se lasser.
La matinée commence par des présentations d'animaux extraordinaires venus des provinces les plus éloignées de l'empire.
Voici deux panthères attelées à un char, un lion qui happe un lièvre vivant et le relâche au commandement !
Des tigres exécutent toutes sortes de tours, puis viennent lécher la main du dompteur qui les a fouettés !
Des éléphants s'agenouillent respectueusement devant la loge impériale, puis tracent sur le sable, avec leur trompe, des phrases latines.

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Après ces attractions inoffensives, viennent des combats d'animaux.
Ils opposent les couples les plus étranges : ours contre buffle, taureau contre éléphant, lion contre rhinocéros !
Heureusement qu'une grille solide sépare la foule des fauves rendus furieux par la peur et la douleur.
Quand vient la pause du midi, les notables quittent leur place pour aller se restaurer, mais le grand public reste sur place.
Il se régale d'un casse-croûte à base de pois chiches et de noix grillées, diverti par une troupe d'acteurs et de musiciens.
L'après-midi, et le "vrai" spectacle Enfin, les "munus" (jeux) vont commencer, les gladiateurs vont entrer dans l'arène.

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Ces hommes sont, en général, des esclaves, des prisonniers de guerre, des miséreux contraints à ce métier.
Mais, il y a aussi des volontaires qui aiment les combats à mort et comptent sur les récompenses en cas de victoire.
Tous, ils abandonnent leur corps, leurs droits et même leur vie entre les mains de leur entraîneur et propriétaire : le "lanista".
La troupe, la "famille", vit dans une caserne où règne une discipline de fer.
On s'y exerce à toutes les formes de luttes.

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Selon ses aptitudes physiques, chacun se voit attribuer une spécialité.
Samnite avec casque, jambières, bouclier long et épée.
Thrace avec rondache (bouclier rond), jambières, brassard et sabre court.
Mirmillon (ou gaulois) avec épée, petit bouclier, casque figurant un poisson ou "murma".
Rétiaire avec ceinturon et plaques de protection, filet, trident et protège-bras. La veille des jeux, l'empereur offre aux gladiateurs un grand festin.

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Le public peut y assister, observer les combattants.
Certains, pour oublier ce qui les attend s'empiffrent et s'enivrent.
D'autres résistent aux tentations de la bonne chère pour être en forme le lendemain.
D'autres encore, que la peur paralyse, se lamentent et rédigent leur testament.
A la première heure après midi, les gladiateurs traversent Rome en procession, de leur caserne au Colisée. C'est la "pompa".
Ils entrent ensuite solennellement dans l'arène, en ordre militaire, vêtus de tuniques rouges brodées d'or.
Ils sont suivis de valets qui portent leurs armes.

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Arrivés devant la loge impériale, ils lèvent la main droite et prononcent la sinistre salutation :
"Ave Caesar ! Morituri te salutant" ... " Ceux qui vont mourir te saluent" (en fait, selon Suétone, cette phrase n'aurait été prononcée qu'une seule fois, devant l'empereur Claude).
Le défilé terminé, on teste le tranchant des armes pour éviter que les combats ne soient truqués.
Ensuite, on tire au sort les paires de combattants, soit en opposant des gladiateurs de même catégorie, soit d'armes différentes : Mirmillon contre Rétiaire, Thrace contre Samnite.
Des gardes, armés de fouets et de glaives, découragent toute tentative de fuite et surveillent l'échauffement des gladiateurs qui feignent coups et parades.
Puis, s'élève la cacophonie d'un curieux orchestre mêlant les flûtes, les trompettes, les cors, l'orgue hydraulique, et enfin, sur l'ordre du président des jeux, les duels commencent.

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A peine la première paire a-t'elle entamé son combat que le public est soulevé de passion.
Comme aux courses, tous ont parié sur tel ou tel combattant.
Chaque blessure que se portent les adversaires provoque des cris sauvages d'encouragèrent :
"Frappe ! Tue ! Egorge !" et un instructeur réchauffe l'ardeur homicide des gladiateurs en les frappant jusqu'au sang de leurs lanières de cuir.
Dès que l'un des deux chancelle, une terrible allégresse saisit l'assistance.
Le plus souvent, le vaincu est seulement terrassé.
Il n'est pas mort mais, incapable de continuer la lutte, il dépose les armes, s'allonge sur le dos et lève la main gauche pour demander grâce.

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Il appartient, en principe, au vainqueur de décider de son sort, mais, en général, il demande l'avis de l'empereur.
Celui-ci, à son tour, interroge la foule.
Si le vaincu s'est bien battu, les spectateurs agitent leur mouchoir, lèvent un doigt en criant "Renvoie-le !".
L'empereur lève alors le pouce et il n'y a pas mort d'homme.
Par contre, si le combattant au sol s'est battu avec mollesse, le pouce impérial s'abaisse et le malheureux n'a plus qu'à tendre sa gorge au coup de grâce du vainqueur.
Aussitôt, des serviteurs s'approchent, déguisés en Charon, le batelier qui conduit l'âme des morts aux Enfers.
Ils s'assurent à coups de maillet sur le front et avec des fers rougis, que l'homme est bien passé de vie à trépas !

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Ils l'emmènent ensuite et retournent hâtivement le sable rougi par le sang.
Le gladiateur victorieux est immédiatement récompensé.
Plats d'argent chargés de pièces d'or et autres cadeaux précieux dans les mains, il quitte l'arène sous les acclamations de la foule.
Il est riche et glorieux, mais pour combien de temps ?
S'il a la chance de terminer son contrat, il reçoit une épée en bois, symbole de sa libération.
Mais souvent, incapable de renoncer à la bonne nourriture, à l'ivresse de la victoire, il "rempile" ou devient, à son tour, instructeur.

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Des centaines de duels vont ainsi se succéder et le sang continuera de couler.
L'odeur en est tellement insoutenable que des esclaves aspergent régulièrement la foule de parfums exotiques !
A la tombée du Jour ... les "chasses".
Dans l'amphithéâtre illuminé, on installe avec une rapidité déconcertante, un décor compliqué d'arbres et de rochers ménageant de nombreuses cachettes.
Des bêtes sauvages : lions, tigres, panthères, ours... sont lâchés dans ce paysage reconstitué.
Puis, les gladiateurs paraissent, entourés d'une meute de chiens écossais.
Et la chasse commence.

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Souvent les "chasseurs" affrontent avec courage les ours, à mains nues, aveuglent les lions sous les plis d'un manteau ou encore excitent les taureaux avec un chiffon rouge.
Ils enthousiasment aussi les spectateurs par leurs feintes et leurs ruses.
Pour éviter l'attaque des fauves, ils escaladent des murs, sautent à la perche, se faufilent derrière des parapets et même se glissent dans des paniers sphériques garnis de piquants : les "hérissons".

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Le spectacle est certes magnifique, mais il aboutit, parfois à de véritables tueries.
Plus de 500 bêtes furent sacrifiées lors de la cérémonie d'inauguration du Colisée par Trajan en 80 !
Mais ce déluge de sang n'est rien à côté du plus horrible des jeux qui se déroule aux premières lueurs de l'aube.
Seuls les spectateurs les plus acharnés, les plus sanguinaires y assistent.
On amène les condamnés à mort.
Ils sont attachés à des poteaux, nus...puis on libère les fauves : lions affamés ou taureaux furieux.
Pendant les persécutions contre les chrétiens, beaucoup de martyrs périrent par cet affreux supplice que l'empereur Constantin interdit, enfin, le 1er octobre 326.

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Il nous reste à nous demander pourquoi les Romains dont la vertu essentielle était la mesure, ont pu se laisser séduire par ces spectacles de mort.
L'ivresse du sang répandu sur le sol réveillait sans doute leurs plus vils instincts et, comme Sénèque (4av J.-C - 12 avril 65), nous ne pouvons que nous interroger :
"N'attendaient-ils d'une créature humaine que son agonie" ?
Bien inquiétante question pour un peuple qui a colonisé et "civilisé" des milliers d'hommes en Europe et en Afrique.
Ne serait-ce pas cet héritage de sang, de violence et de haine qui génère bon nombre de nos conflits actuels ?

19 septembre 2016

Le licteur

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Licteur est un nom masculin venant du latin "lictor", de ligare (lier).
L'étymologie du mot reste douteuse, elle viendrait du verbe "ligare" parce qu'ils devaient lier les pieds et les mains des criminels avant d'exécuter la sentence.
C'est aussi le nom de douze sergents d'armes de l'ancienne Rome.

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Serviteur d'un haut magistrat détenteur de l'impérium (droit de vie et de mort).
Il était chargé d'écarter la foule sur son passage et de procéder à l'exécution des peines physiques ordonnées par son maître (fouetter les criminels ou leur trancher la tête).
Il portait, à cet effet, le faisceau (paquet de verges liées à l'aide de branches de laurier) et la hache (pour les missions hors de Rome).
Les gouverneurs étaient précédés de six licteurs ...
Les empereurs de douze ... et le dictateur en avait vingt-quatre.

8 janvier 2016

la vraie vie des Romains : les courses de chars (Puy Du Fou)

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Les courses de chars constituaient l'événement à nature sportive et religieuse majeure de l’Antiquité grecque, de l’Empire romain et de l'empire byzantin, pratiqué dans le cadre de nombreux jeux panhelléniques.

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 Les graves blessures et quelquefois la mort que ces courses pouvaient entraîner pour les participants donnaient à l'épreuve une dimension spectaculaire qui contribua à son succès auprès du public.

Chaque char était tiré par un, deux (bige, originellement un jeu étrusque), trois (trige), quatre (quadrige) ou six chevaux.
Les chars de compétition étaient conduits par des auriges.

13 juillet 2015

Les colonnes romaines (construction)

En 146, avec la prise de Corinthe et la destruction de Carthage, le monde méditerranéen s'ouvre aux romains.

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Ils découvrent l'art grec et assimilent les traditions architecturales de ces régions en commençant par copier les temples grecs.
Les Romains utilisaient, seuls ou en association, la pierre, la brique cuite ou crue, le mortier, le béton.

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A partir du 2e siècle av JC, le marbre fait une apparition timide dans la décoration des édifices, mais ensuite sous Auguste, il connait une forte progression sous l'Empire principalement pour les frises et les colonnes et chapiteaux et les marbres précieux seront pour les placages et certains revêtements.

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La dureté de cette pierre permet de la travailler avec précision et d'en obtenir une grande pureté de lignes et de détails.

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Une colonne peut être comparée à un tronc d'arbre sur lequel s'appuierait un toit.
On retrouve des colonnes en marbre, en pierre, mais aussi en briques.

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Plus rapide et moins chère, les colonnes de briques ou de pierres seront très rependues dans l'habitat romain.
Composée d’un empilement de briques, assemblées entre elles autour d’un noyau cylindrique, elles sont bloquées par un mortier à base de chaux.
Ensuite, elles sont recouvertes d'une épaisse couche d’enduit soulignant l’esthétique de la colonne avec, par exemple, des cannelures ou des moulures.

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L’argile est l’élément de base des briques de colonnes, qui peuvent être des quarts, des sixièmes ou des huitièmes de cercle.
Le mortier romain était composé à base de chaux, de sable fin ou fin gravier et d'eau.
Grâce à la chaux et au processus chimique de carbonatation, le mortier romain durcit en vieillissant, ce qui explique son extraordinaire conservation pendant des siècles.
Appréciée par les Romains, la brique présentait de nombreux avantages (plasticité, résistance à l’eau et au feu) et aussi un faible coût de production grâce à l’abondance de l’argile.

8 juin 2015

LES AMPHITHÉÂTRES *

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Symbole par excellence de la grandeur de Rome, les amphithéâtres romains sont des constructions impressionnantes par leur grandeur et la complexité de leur conception.

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Dans le grand Empire, de l’Est de l’Europe jusqu’à l’Anatolie, en passant par le Nord de l’Afrique, plus de deux-cents de ces amphithéâtres ont été construits entre le IIe siècle avant J.-C. et le IIIe siècle après J.-C.

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Leur rôle était principalement de divertir le peuple romain, qui prenait goût aux spectacles violents et sanglants.

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Les différents amphithéâtres pouvaient accueillir des combats navals, des courses de char, des combats de gladiateurs, des combats d’animaux, et plusieurs autres divertissements.

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18 mai 2015

La grue Romaine

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Le terme "grue" apparaît pour la première fois au XVème siècle pour désigner un engin de levage.

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Dans la Grèce et la Rome antiques, les cités se développent nécessitant des techniques plus efficaces et plus rapides pour construire des bâtiments publics, des édifices sacrés, les voies de transports, les ponts ou encore les ports.

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Il faut dès lors démultiplier la force musculaire des hommes et des animaux à l’aide de systèmes mécaniques. C’est l’apparition des premiers engins de levage en bois, activés à la force des hommes ou des animaux.

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Le matériel alors employé est très proche de celui de la marine : roues à cliquet, treuils, palans et moufles, engrenages à roues dentées…
Les chèvres à poulies est assemblée à partir de poutres assemblées en pointe avec un système de poulies démultipliant la force et permet de déplacer des charges que l'homme ne pourrait pas porter.
Certaines machines pouvaient élever jusqu’à 20 tonnes mais étaient limitée par la résistance des câbles. (Compter environ une tonne par câble, mais rien n’empêche de les multiplier).

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La puissance de sortie dépendant uniquement du nombre de poulies pour un câble dans le palan.
Sur le modèle présenté, une corde de 4 cm de diamètre pouvait lever une charge de 9 tonnes.

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Le pouvoir démultiplicateur de la force de cet engin, fait qu'un enfant aurait pu déplacer une charge de 1 tonne.

18 mars 2015

Le char dans l'Antiquité (Puy du Fou)

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L'Ancêtre du char d'assaut,il est apparu dans l'Égypte à l'époque des Pharaons,il fut aussi grandement utilisés par les Grecques et les Romains, il était tirés par 2 ou 4 chevaux et il servait à percer les lignes ennemis.
Par la suite d'autre machines comme des tours sur roues ont fait leur apparition sur les champs de batailles.

4 novembre 2014

LES GLADIATEURS

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Le nom des gladiateurs se différencie par leur équipement :

EQUITE 
Vêtu d'une armure métallique, un bouclier rond et un glaive.
Son adversaire, un autre équite.

LAQUEARIUS
Il possède un grand lacet étrangleur ainsi qu'un poignard.
Son ennemi, tous les autres gladiateurs.

MIRMILLON
Il porte un casque orné d'une tête de poisson, une épée courte et un bouclier long.
Le mirmillon combattait uniquement les gladiateurs venant de thrace (Balkan).
Le sécator est un mirmillon avec un court glaive.

RÉTIAIRE 
Possède un filet et un trident orné de motif.
Les rétiaires se battaient contre le mirmillon.

LE PROVOCATOR
Légionnaires portant un plastron, épée courte et bouclier rectangulaire.
Il combattait seulement un autre provocator.

20 octobre 2014

Vespasienne

 

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Vespasienne (nom féminin) est "urinoir public" qui était présent au sein des grandes villes de l’empire Romain.

Néron ayant mis Rome dans un état de crise économique dramatique, Vespasien (17 novembre 9 ap. J.-C - 23 juin 79 ap. J.-C) empereur romain de 69 à 79, se doit de redorer l’image de l’empire en commençant par assainir les finances et en mettant de nouveaux impôts en place.
Le plus connu d’entre eux est celui sur la collecte de l’urine.
L’urine était utilisée par les teinturiers de l’époque comme agent fixant avant la coloration ainsi que pour dégraisser les laines et était aussi utilisée par les "Foulons" nettoyeurs à sec.

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Vespasien a l’idée de créer des endroits publics "payant" permettant uniquement aux hommes d’uriner quand bon leur semble.
Ces installations "vespasienne" étaient généralement rectangulaires (chambres) possédant quelques sièges (jusqu'à 100 personnes) reliées à des citernes.
L'empereur Vespasien avait également fait répandre dans Rome de grandes urnes d’argile dont le public pouvait faire usage pour effectuer leurs besoins naturels.
Cette taxe sur les urines, appelée Chrysagyre, était payable tous les quatre ans par tous les chefs de famille, au prorata des personnes vivant sous leur toit, et même des animaux qui pourtant n’utilisaient pas lesdites urnes !
Cette mesure lui valut un grand nombre de moqueries.
Vespasien aurait, selon certains, déclaré "pecunia non olet", c’est-à-dire "l’argent n’a pas d’odeur".

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Grâce à ces mesures, les Romains purent reconstruire et restaurer leur ville et augmenter indirectement la puissance économique de l’empire.
Le capitole fut ainsi rebâti et en 75 débuta la construction du Colisée (sur l’emplacement de la Domus Aurea, le somptueux palais de Néron).

Le Colisée se nommait en début de sa construction : "l’amphithéâtre de Flavien" du nom de la dynastie flavienne dont était issu l'empereur Vespasien.

27 septembre 2014

l'Hypogée

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Le stadium est un spectacle à part entière.

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Sous l'arène et les gradins, une structure souterraine appelée Hypogée abrite les services indispensables au déroulement des jeux.

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Du latin hypogeum emprunté au grec ancien "ὑπόγειον" signifie "chambre souterraine".

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On y retrouve : machines, cages pour les fauves, armes, costumes, accessoires, salle des premiers soins, entrepôt des décors et une chambre mortuaire provisoire pour les combattants tués.

Les gladiateurs, fauves et condamnés à mort étaient hissés sur l’arène au moyen d’élévateurs mécaniques.

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Faisant partie de l’Hypogée, il y avait un passage souterrain spécial pour les empereurs afin qu’ils ne se mêlent pas à la foule pour faire leur entrée.
A Rome, grâce à cette structure, les gladiateurs pouvaient rallier leur caserne a proximité du colisée.

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