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15 mai 2024

La Cinéscénie

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Le jour tire son rideau ...
Une petite lumière troue la nuit qui vient de s'installer.
Soudain, une voix s'élève, profonde, vibrante.

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La mémoire reprend la parole.
Une histoire commence, l'Histoire recommence.
Son souffle s'élève, envahit l'espace : treize mille cœurs communient et battent comme un seul homme.

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Acteurs, spectateurs, tous passagers du temps.
Pour un voyage dont on ne revient jamais tout à fait.
Ici, pour une nuit, pour la vie, la Vendée est un théâtre à ciel ouvert.
Ici, dans la rumeur qui monte des gradins, l'émotion bat au cœur comme un décompte avant les trois coups.
Comme la certitude d'un événement d'un juste retour du temps, d'une ombre qui s'avance dans le soir….
Au Puy du Fou, les acteurs n'interprètent pas un rôle, ils accomplissent leur histoire, celle de leurs pères, celle de la Vendée.

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Chaque été, les Puyfolais donnent le meilleur d'eux-mêmes pour vous offrir une soirée inoubliable.
Acteurs, spectateurs, tous passagers du temps.
Ici, la mémoire reprend la parole, en lettres d'or et de feu.
Rien n'est trop beau, et ces instants sont soudain les nôtres pour les avoir partagés.

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Toute l'action s'organise autour du face à face entre Jacques Maupillier, paysans vendéens et un vieux marchand ambulant qui portent de siècle en siècle la grande saga de leur "province".
Mémoire de tout un peuple, le voyageur raconte au jeune Jacques l'histoire de ses ancêtres.

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Ici, les siècles rebondissent comme des flèches d'eau à hauteur des visages.
Du Moyen-âge à la Seconde Guerre Mondiale, le vieux galopin égrène les époques, avec leur lot de joies et de peines.
Et chaque siècle qu'il déploie fait apparaître des décors inattendus et appellent de nouveaux personnages, par milliers.

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Le laser et l'octophonie modèlent les fragiles silhouettes de la guerre et de la paix, du doute et de l'espoir.
Rien n'est laissé au hasard afin que le rêve prenne forme, entre tradition et modernité.
Ici, la féérie virevolte entre le ciel, l'eau et la terre.

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Autant de tableaux vivants reconstitués dans l'interstice de l'ombre et de la lumière.
Sur champs de danses et de batailles, le feu sculpte la nuit dessinant une immense fresque vivante où l'Histoire éclate en de multiples tableaux.

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Pages sanglantes feuilletées dans les larmes et la fureur, explosions de rires au retour des jours heureux.
L'émotion scelle ici de fulgurantes images.

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Et ces instants sont soudain les vôtres pour les avoir partagés pendant une heure quarante de spectacle total où l'on voit passer l'Histoire sans voir passer le temps.

20 mars 2024

La guerre civile de 1793 !

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La guerre civile de 1793 qui opposa le pouvoir républicain à "l’armée catholique et royale" de Vendée marque, de ses stigmates, toute la région.
La violence des colonnes infernales de Turreau provoque une unité indéfectible autour de grands chefs vendéens célébrés par de nombreux monuments.

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Il ne faut pas longtemps pour comprendre la nature de la violence des affrontements entre les Bleus, les Républicains et les Blancs, l’Armée catholique et royale.
Ce conflit a fait, sur un territoire exigu, plusieurs centaines de milliers de victimes, vendéens et républicains confondus, comme en témoignent les monuments et calvaires des Lucs sur Boulogne, de Saint Sulpice le Verdon, Bouin, la Garnache, la Gaubretière…

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La source de ces affrontements, cristallisée par le décret de la Convention du 24 février 1793, relatif à la levée de 300 000 soldats, est surtout conditionnée par plusieurs événements antérieurs :
1. la chute de la royauté le 10 août 1792,
2. l’échec du recrutement des volontaires nationaux,
3. la chasse aux fanatiques (prêtres réfractaires),
4. les nouveaux impôts d’Etat.
C’est dans le marais breton que débute le premier soulèvement.
Rapidement dispersées, des troupes désordonnées envahissent Challans, Pornic puis se rallient derrière le Chevalier Charette de la Contrie.

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Face à une armée Républicaine désorganisée, les premières victoires de la "Grande Armée" vendéenne sont fulgurantes.
Le 1er août 1793, la Convention adopte un décret visant la destruction totale du pays insurgé.
Après l’échec douloureux de la "Virée", dite de "Galerne", la guerre des partisans s’achève avec la capture des chefs vendéens.

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Le dernier d’entre eux, le Général Charette, est capturé près du site de la Chabotterie et conduit à Nantes pour y être jugé puis fusillé…
Ainsi s’achève la Guerre de Vendée.

2 octobre 2023

les conscrits

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Le mot conscrit vient du latin conscriptus, participe passé de conscribere (inscrire sur une liste, enrôler).
Pères conscrits, terme par lequel les Romains désignaient les membres de leur Sénat.
Dans le langage courant, ce sont des jeunes hommes appelés au service militaire et représentant l'ensemble des personnes nées la même année.
L'année des 20 ans est le moyen d'identification d'un ensemble de conscrits : ainsi la classe 2008 (parfois appelée la 08) désigne l'ensemble des conscrits fêtant leurs 20 ans en 2008 (donc nés en 1988).

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Avec la création de la conscription est apparue un peu partout en France une tradition durant laquelle les jeunes gens de chaque commune, se réunissaient et faisaient la fête, avant de partir à l'armée.
Cette tradition marquait en quelque sorte l'entrée dans le monde adulte.
Cela signifie aussi un novice dans une profession.

27 septembre 2023

Les fêtes *

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Les fêtes avaient leur raison d'être.
Rendez-vous religieux où s'effectuaient les échanges commerciaux.
Contacts administratifs et sociaux.
C'était aussi un moment de détente dans la vie rude de nos "Ancêtres".
Ces assemblées s'appelaient parfois FRAIRIE, mais plus couramment "préveils" (Assemblées - Foires).
Tous ces noms avaient une signification commune : FÊTE AU PAYS.
Parmi les marchands forains, merciers, fouaciers, marchands d'échaudés ou de tortillons…
On parle encore des échaudés (galette ronde et pleine, sorte de gâteau sec mêlé d'œufs et de beurre).
Lorsque sa forme lui est donnée, on le plonge quelques instants dans, l'eau bouillante, d'où son NOM.
La cuisson se fait à four très chaud.
L'échaudé serait antérieur au XIIIe siècle et la "Vendée "en fournissait à tous les départements voisins.
La FOUACE se confectionne encore.
C'est un gâteau ou plutôt une galette de fleur de farine beurrée et sucrée (Les premières fouaces remontent au néolithique).
C'était l'époque des migrations de journaliers, cherchant du travail saisonnier.

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Après leur nomade solitude, ils aimaient le vin et les chansons.
De mémoire populaire, ils passaient pour être gais, mais sans doute aussi cherchaient-ils ainsi l'oubli.
Moissonneurs et valets se louaient lors de ces Assemblées.
On s'y mariait même.
Quant à la noblesse, dont on parle bien peu, elle existait cependant sous deux aspects.
La Haute Noblesse, rare et partiellement attirée par la Cour, à Versailles.
Et la Petite Noblesse, très nombreuse et souvent très pauvre qui vivait au Pays.
Elle traînait à sa suite les valets du Pays les plus buveurs et les plus chanteurs, faisant même parfois les quatre cents coups.
C'est la Fête au Pays, c'est la fête au Puy du Fou où cette année, nous chanterons tous, la chanson du Puy du Fou.
Avec un air bien de chez nous, des paroles originales... où...

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"Peut-être les enfants, seront-ils deviner,
dans les humeurs du jour, et porté le vent,
tout là-haut, la voix d’autre enfant,
qui se souviennent et chantent en foulant,
cette terre de géant et de genêt en fleur,
cette terre de Vendée et de France".

30 août 2023

La Quintaine

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A la Cinéscénie du Puy du Fou, le deuxième tableau proposé s'intitule la "Quintaine".
Mais saviez-vous qu'aux premières heures du spectacle, cette scène s'appelait "La Quintaine de Mortagne-sur-Sèvre" retraçant un événement survenu lors de la visite du Roi Louis XI.
Les Puy du Fou ont-ils participés à cette fête ?
Probablement, car, la Terre du Puy du Fou, relevait et dépendait de la châtellenie (Seigneurie et juridiction du seigneur châtelain) de Mortagne.
En ce jour de Pâques 1484, les cloches de l'Eglise paroissiale St-Pierre et de l'Eglise St.Georges, faisant office de chapelle du Château, retentissent, couvrant largement la Cloche de l'Aumônerie et celle du Prieuré Sr-Jacques.
La léproserie, située comme il se doit, hors des Murs de la Ville, mais toute proche de la route allant de Nantes à Poitiers.
Les habitants de Mortagne se réjouissent pour deux raisons.

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Tout d'abord, c'est le jour de PAQUES, fête religieuse de tout premier plan, durant laquelle, on doit faire ses Pâques.
C'est ensuite le jour où, en foule, on pénètrera dans la grande cour du Château, pour assister à la QUINTAINE, après avoir entendu, la grand'messe, le matin, et les vêpres, l'après-midi.
Ceci est tout à fait exceptionnel.
Les herses des deux ponts-levis ont été levées, au moment où les cloches se sont mises à nouveau à sonner, pour annoncer la fin de l'Office des Vêpres.
Il est 4 heures après-midi.
Bourgeois et marchands précèdent les villageois, quittant l'Eglise St-Pierre pour se rendre au Château.
Par la "porte de Bourgneau", les habitants d'Evrunes pénètrent dans la cour du Château, bordée d'ormes séculaires, formant ainsi une allée superbe.

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Ceux de St-Hilaire arrivent par "la porte de Poitiers".
Ils viennent même de la VERRIE et qui s'engouffrent par "la porte Rochelaise".
Et dans la grande cour, les trompettes retentissent.
Les hommes se découvrent.
Précédé par ses Hommes d'Armes, Louis de la HAYE (1440-1496), Baron de Mortagne et Chemillé, Seigneur de Passavent, apparaît accompagné de son Epouse Marie d'Harcourt (1418-1464), et entouré de ses nombreux invités.
Il répond de la main, aux applaudissements de la Foule, particulièrement attachée à son Seigneur qu'elle tient en haute estime.
La foule se souvient aussi de la venue du Roi Louis XI (1423-1463), en ce château lors du mois de Décembre 1472.

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Quel honneur pour notre Ville et ses Habitants!
Près de Louis de LA HAYE, se tient Nicolas SEGUIN, Abbé de St-Michel-en-l'Herm, dont dépend le Prieuré St-Pierre de Mortagne.
C'est lui qui, le 23 décembre 1472, sauva le ROI.
Lors d'une grande chasse organisée dans les Bois de la TREMBLAYE, entre Mortagne et
Cholet, au lieu-dit "LA MARBOIRE".
Un sanglier blessé par Louis XI, se retourne, éventre son cheval et se jette sur lui.
D'un coup d'épieu, tout en faisant un vœu à l'Archange St-Michel, le Père Abbé, solide chasseur, tue l'animal ...
Louis de LA HAYE porte le collier de l'Ordre de St-Michel que lui a conféré Louis XI, et dont il est un des premiers Chevaliers.

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L'estrade où il s'installe avec ses invités, porte ses couleurs.
A nouveau, les trompettes pour annoncer l'arrivée des concurrents.
Pénétrant dans l'enceinte des lices, 10 jeunes gens, tous à cheval, s'avancent à pas lents, avec une contenance grave et majestueuse.
lssus des familles bourgeoises de Mortagne, ils sont appelés à prendre épouse, dans l'année.
La coutume, à Mortagne, veut en effet que nos fiancés montrent à tous, une fois par an, leur dextérité, en abattant tout ou partie des 12 mannequins, à l'aide de leur lance.
Ils s'élanceront, chacun leur tour, au signal du Hérault d'armes, au grand galop, pour ne s'arrêter que devant la tribune d'honneur, pour y saluer le Baron de Mortagne, puis leur fiancée, en abaissant vers elle leur lance.

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Les 12 mannequins disposés en ligne "figurent les traîtres et les païens".
C'est donc sous les acclamations de la foule que chacun des 10 cavaliers essaie d'en abattre le plus grand nombre.
Le plus habile, cette année-là fut Bertrand, le fils du Sénéchal de Mortagne.
Félicité chaleureusement par Jean de LA HAYE, Bertrand est convié, pour le soir même, au festin que le Baron de Mortagne donne en son château, en l'honneur de ses invités ...
Au PUY DU FOU, aux soirs de Cinéscénie, les chevaliers s'élancent sur leur destrier, et de leur lance, abattront les mannequins, renouvelant ainsi le geste de la QUINTAINE DE MORTAGNE.

14 juillet 2023

Le Charron

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 Depuis que l’homme utilise la roue pour construire des véhicules, il y a des charrons.

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Ce métier existe probablement depuis plus de 4000 ans.
Avec les premiers carrosses apparus au Moyen-âge, les charrons faisaient partie de la corporation des "entrepreneurs de carrosses, coches, chariots, litières, brancards, calèches".
Le statut de charron est officiellement reconnu en 1658 par Louis XIV.

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Le charron, maître de tout ce qui tourne et roule dans un village, était un artisan spécialiste du bois et du métal et fabriquait des roues en bois, mais aussi des voitures de charge, des engins agricoles et artisanaux tel que : chariot à timon et quatre roues, charrette à brancard, char à bancs, corbillards, brouettes, etc…

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Jusqu’à la dernière guerre la charrette, tirée par les chevaux ou par les bœufs, était encore présente dans les campagnes et il y avait du travail pour le charron du village.
De nos jours, ce métier est plus orienté vers la restauration de voitures à cheval anciennes pour une utilisation en sécurité (loisir, attelage de tradition, musée...).
Sainte Catherine d'Alexandrie (martyrisée avec une roue à pointes) est la patronne des charrons.

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1 février 2023

«Grâce aux prisonniers !».

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À la Restauration (1814 – 1852), les familles des victimes vendéennes de la Révolution reçurent le droit d'honorer leurs morts.

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Le roi Louis XVIII (17 novembre 1755 -16 septembre 1824) autorisa l'édification d'un monument funéraire au général Charles Melchior Artus de Bonchamps (10 mai 1760 - 18 octobre 1793).
En octobre 1793, les blancs, vaincus devant Cholet, rejoignent Saint-Florent-le-Viel avec 5000 prisonniers républicains.
Lors de la bataille de Cholet (17 octobre 1793), le général vendéen a reçu une balle dans le dos et est transporté agonisant dans le village.

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Depuis son lit de mort, il ordonne qu'on fît grâce aux prisonniers républicains retenus dans l'église de Saint-Florent-le-Vieil.

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La charité, la bonté, la générosité n'étant pas les valeurs de leur république, les soldats républicains reçurent la consigne de ne jamais parler de cet épisode et furent contraints de reprendre les armes contre ceux qui les avaient graciés.

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Le père du petit Pierre-Jean David, (Pierre-Louis David, ébéniste) engagé volontaire dans l'armée de la République, était parmi les graciés.

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Pierre-Jean David (républicain et franc-maçon), devenu sculpteur, immortalise le général Charles de Bonchamps, royaliste et très chrétien, dans le marbre en signe de gratitude qui sera déposé et inauguré en 1825 dans l'abbatiale de St-Florent-le-Vieil.

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Marquée par le néoclassicisme du début du 19ᵉ siècle (nu antique) et par les codes du portrait historique du siècle précédent (attributs militaires), l'œuvre de David d'Angers (12 mars 1788 - 5 janvier 1856) est très symbolique dans son appel à la clémence.
Il est toujours accompagné de la légende :

"Grâce aux prisonniers !".

On remarque le contraste entre le marbre noir du tombeau et blanc de la statue.
Finement décoré, festons (Guirlande de feuillage sculpté ou peint) de lauriers et de cyprès.
On retrouve aussi trois noms évocateurs de la vie du héros.

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THOUARS, V-MAI (Prise d'assaut par les Vendéens de la ville Thouars le 5 mai 1793).

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TORFOU, XIX-SEPTEMBRE (défaite des Républicains commandés par Kléber le 19 septembre 1793).

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SAINT-FLORENT, XVII-OCTOBRE (bataille de Cholet, le 17 octobre 1793 et retraite vers Saint-Florent le Vieil – Épisode de "La Virée de Galerne).

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Deux bas-reliefs. À droite, représentant la "France" et à gauche, la "religion".

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Le premier exemplaire de la "Religion" s'est brisé pendant le transport et est appliqué sur le mur.
Sur le tombeau, on remarque un blason.

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Ce sont les armoiries de la famille d'Artus de Bonchamps.
Depuis le XIIIe siècle, les seigneurs de Bonchamps rendant hommage au roi avaient pour armes ce blason.
Un aveu (Charte délivrée par le vassal à son seigneur, attestant sa prestation de foi et d'hommage et l'acquisition de son fief) mentionne que Guillaume de Bonchamps se rendit à Saumur en 1312 pour son fief de Pierrefitte situé dans la paroisse de Berthegon.

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La "Couronne de Marquis" et "Gueules" à deux triangles vidés d’or entrelacés en forme d'étoile.
La figure représente l'Étoile de David, encore appelée le Sceau de Salomon.
Pour les Juifs, les six branches du Sceau de Salomon représentent les six jours de la création du monde et le point central est le 7ᵉ jour où Dieu se reposa.

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Pour les Chrétiens, les six branches du Sceau de Salomon peuvent symboliser deux fois la Trinité.

Le triangle pointe en haut, représente le bien (le paradis) et l'autre pointe vers le bas représente le mal (l'enfer).

26 décembre 2022

La tribune

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Après votre réservation pour la Cinéscénie, vous avez reçu votre (vos) billet(s).
Mais où serez-vous placé(e)(s) pour apprécier le spectacle ?

Je vous propose aujourd’hui un petit descriptif de la tribune.
Mais commençons le voyage dans le temps depuis le parking jusqu’à votre place.

Pour des raisons de sécurité, un contrôle de votre bagage à main sera demandé par un agent de la sécurité.

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Passage au contrôle de votre billet.
(Gardez votre billet à portée de mains, il vous sera demandé à 3 reprises).

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Passage par un portique de sécurité.
(1er contrôle de billet).
L'accès vers la tribune se fait soit via un escalateur ou des escaliers.
Pour l'escalateur, des agents de sécurité sont présents et règlent le flux des visiteurs
(Suivez leurs instructions).

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Après votre petite ascension, vous entrez dans le déambulatoire de la tribune.
Sur votre billet, il est mentionné la lettre d’une porte.

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Une série de panneaux vous indique l’emplacement de la porte qui vous est attribuée.
(Préparez votre billet, il vous sera demandé par un contrôleur).

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À présent, vous découvrez l’espace scénique.
Votre rang est indiqué sur le sol.
Votre billet sera demandé afin de vous aider à vous placer (fin du contrôle).
Vous êtes bien installé !

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Le spectacle peut commencer.

Le jour tire son rideau...
Une petite lumière troue la nuit qui vient de s'installer.
Soudain, une voix s'élève, profonde, vibrante.
La mémoire reprend la parole.
Une histoire commence, l'histoire recommence.
Son souffle s'élève, envahit l'espace.
Treize mille cœurs communient et battent comme un seul homme.
Acteurs, spectateurs, tous passagers du temps.
Pour un voyage dont on ne revient jamais tout à fait.

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En fin de spectacle, vérifiez de n’avoir rien oublié.
Bon retour.

14 novembre 2022

L’insurrection vendéenne

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Particulièrement attachée à la foi catholique depuis la prédication de Louis Grignon de Montfort (début du XVIIIe siècle), la paysannerie vendéenne n’adhère pas aux idéaux révolutionnaires et se sent plutôt proche du bas clergé et de la noblesse, désormais considérés comme des ennemis de la République.

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De surcroit, en entamant la rupture entre l'Église et les instances révolutionnaires, la Constitution civile du clergé promulguée en juillet 1790 a engendré l'émergence d'un important clergé réfractaire en Vendée.
Aussi, le vote par la Convention nationale pour une levée de 300 000 hommes pour combattre les ennemis de la Révolution française, le 24 février 1793, provoque un soulèvement populaire.

3 octobre 2022

Les drapeaux vendéens.*

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"Vexilla regis prodeunt"... (Les étendards du roi s'avancent)...
C'est, selon la tradition, en chantant ce cantique que les premières paroisses révoltées contre l'autorité républicaine se regroupèrent et disputèrent leurs premiers combats.
Les premiers révoltés se regroupèrent donc, dès le 13 mars 1793, en petites bandes très diversement armées sous la conduite de chefs qu'ils se choisirent parmi les plus déterminés d'entre eux.
Ils mirent également à leur tête des nobles (généralement anciens militaires) qu'ils allèrent, pour la plupart, chercher dans leur manoir.

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Outre les insignes religieux tels que scapulaires et "cœurs de Jésus", les insurgés vendéens mirent à leurs chapeaux des cocardes ou des rubans blancs.
Cette couleur était proscrite par la république comme étant "signe de rébellion contre L’État".
Certains groupes marchèrent en arborant également des bannières paroissiales, signe de leur attachement à la religion.
D'autres prirent un simple morceau d'étoffe blanche en guise de drapeau, marquant ainsi le rattachement du mouvement insurrectionnel à la cause antigouvernementale, c'est-à-dire à la monarchie royale abolie et hors la loi.

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Dans les premiers jours de l'insurrection, les Vendéens utilisèrent comme emblèmes essentiellement les bannières de procession de leurs paroisses.
Les drapeaux qui apparurent furent confectionnés à la hâte par les femmes.
On mit toutes les habiletés à contribution, les châtelaines, les lingères, les nonnes tirèrent l'aiguille, d'autres prirent les pinceaux.
Il fallut plusieurs semaines, voire plusieurs mois pour que toutes les paroisses aient leur emblème et beaucoup gardèrent leurs bannières de procession.

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On utilisera les tissus qui pouvaient convenir.
Vu les difficultés d'approvisionnement de l'époque, la soie ou du coton principalement provenaient de robes, de nappes (sacrées ou non) ou de draperies de toutes sortes.
En général, ils étaient blancs, couleur de la France depuis le Moyen Âge, pavillon des vaisseaux de guerre du roi "Très Chrétien", distinction des compagnies-colonelles dans les régiments.
Les bannières d'églises, en lourds draps colorés, étaient brodées de fils d'or ou de couleurs variées.
Les fleurs de lys des étendards vendéens proviennent souvent d'ornements d'Eglise.

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On chercha à se rapprocher des dimensions réglementaires dans les régiments d'Infanterie (environ 1,50 m sur 1,60 m).
Pour la cavalerie, on utilisa de même des "guidons", plus petits, mais sans conserver, semble--t-il, les formes particulières, car il fallait improviser.
Selon la tradition et le témoignage de l'abbé Remaud, le "premier drapeau de la Vendée" serait celui de La Rochejaquelein.
Après avoir connu une histoire très mouvementée et après la mort de Monsieur Henri, il passa à l'armée de Charrette et fut arboré en 1815, puis en 1832 !

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Il est un des rares emblèmes à être parvenu jusqu'à nous.
Bien qu'il ait été confectionné un grand nombre de drapeaux vendéens, très peu d'entre eux ont pu être conservés.
Ces emblèmes de la rébellion ont été systématiquement détruits après leur capture, et ce, à toutes les époques du conflit vendéen.
Quelques rares drapeaux sont expédiés avec les bulletins de victoire que les généraux adressent à la Convention.

Mais, le gouvernement révolutionnaire qui ordonnait à ses commandants d'arme de détruire la Vendée dut également se charger de les faire disparaître après les avoir montrés aux membres de l'assemblée.

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Malgré les destructions systématiques, quelques rares drapeaux rebelles témoins de cette guerre de la Vendée existent encore.
D'autres sont connus grâce aux dessins ou autres représentations précises qui en ont été faits.
Les drapeaux sauvegardés et de grande valeur sont généralement la propriété de particuliers, qui pour la plupart ont un lien plus ou moins direct avec les anciens combattants vendéens.
D'autres appartiennent à des collectionneurs locaux intéressés par cette période de notre histoire.
Certains musées régionaux ont réuni plusieurs exemplaires d'emblèmes royalistes, permettant ainsi un rappel à la mémoire collective.

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Quelques rares presbytères d'églises de la Vendée militaire sont encore dépositaires de l'étendard des anciens combattants de la paroisse.
Malgré cela, tout ce qui a pu être sauvé ne représente qu'une infime partie des nombreux drapeaux des Armées Catholiques et Royales ayant combattu de 1793 à 1796 sur le territoire insurgé.
La plupart des drapeaux brodés aux armes de France sont entourés de lauriers ou de palmes.
Bien des étendards étaient aussi chargés de croix, du double cœur enflammé, du Sacré-Cœur.
Avec toujours beaucoup de variété dans la disposition des motifs, des fleurs de lys ou des inscriptions.

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Certains avaient des cravates, des franges.
Les inscriptions et les symboles rappelaient les raisons du combat : 
"Vive la religion catholique", "Vive Louis XVII", "La religion et le roi Louis XVII", "Armée catholique et royale", "Vive le roi" ...
Les drapeaux de 1815 ou de 1832 sont plus décorés, mieux "finis" (on avait eu plus de temps pour les confectionner, ils servirent peu, puis on les cacha).
Ils sont également de dimensions variées, mais en général plus petits que ceux de la "Grande Guerre".

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Outre quelques-uns dont l'origine et l'histoire sont sûres, (qu'ils aient "fait" la guerre de 1793 à 1799 dans sa totalité ou en partie, ou celle de 1815), il en existe qui ont été déployés lors des visites en Vendée des duchesses d'Angoulême et de Berry quelques années avant 1830, sont d'une datation plus délicate.
Après la révolution de juillet, Mademoiselle de Fauveau, qui accompagnait Madame de La Rochejaquelein et fut arrêtée avec elle en 1831, peignit quelques emblèmes sur soie avant d'aller en prison.

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D'autres mains brodèrent des fanions pour "Henri" et "Caroline", mais il fallut détruire ou cacher ces étendards subversifs, car la police de Louis-Philippe ne plaisantait pas.
En 1870, les "Volontaires de l'Ouest" du général de Charette chargèrent l'armée prussienne, précédés d'une simple bannière chargée d'un Sacré-Cœur et de l'inscription. 
" Cœur de Jésus, Sauvez la France ".

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