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14 juillet 2025

L'ascension de Clovis !

Ce document explore l'ascension de Clovis, roi des Francs, et son rôle crucial dans la formation du royaume franc à la fin du Vᵉ siècle.

Nous examinerons ses conquêtes, sa conversion au christianisme et l'établissement de la dynastie mérovingienne, marquant ainsi le début de l'histoire de la France médiévale.

En 476, l’Empire romain d'Occident s'effondre, laissant un vide politique en Gaule.

Cette période marque la fin de l'Antiquité et le début du Moyen Âge en Europe occidentale.

La disparition de l'autorité romaine ouvre la voie à de nouveaux acteurs politiques.

Cette ancienne province romaine devient alors un territoire convoité par différents peuples barbares.

Parmi eux, on trouve les Wisigoths, les Burgondes, les Alamans et les Francs.

Chacun de ces peuples apporte ses propres coutumes, lois et traditions, créant une mosaïque culturelle complexe sur le territoire gaulois.

Les Francs, un peuple germanique originaire des régions du Rhin inférieur, s'établissent progressivement dans le nord de la Gaule.

Ils occupent principalement les territoires qui forment aujourd'hui la Belgique et le nord de la France.

Cette région, connue sous le nom de Toxandrie, devient le cœur du futur royaume franc.

Contrairement à d'autres peuples barbares, les Francs entretiennent des relations relativement bonnes avec les Gallo-Romains.

Ils servent souvent comme auxiliaires dans l'armée romaine et adoptent certains aspects de la culture romaine, tout en conservant leurs propres traditions germaniques.

En 481, Clovis, fils de Childéric Ier, devient roi des Francs saliens à l'âge de 15 ans.

Jeune, ambitieux, il hérite d'un petit royaume centré autour de Tournai et entreprend rapidement d'étendre son royaume au-delà des frontières traditionnelles des Francs.

Clovis se distingue rapidement comme un chef militaire talentueux et un stratège politique habile.

Il élimine systématiquement ses rivaux, y compris des membres de sa propre famille, pour consolider son pouvoir.

Clovis lance une série de campagnes militaires visant à conquérir les territoires au nord de la Loire.

Ces conquêtes ne sont pas seulement motivées par la volonté d'agrandir son royaume, mais aussi par le désir d'unifier les différentes tribus franques sous son autorité, posant de ce fait, les bases d'un royaume franc fort et centralisé.

Clovis lance une ambitieuse campagne de conquête des régions situées au nord de la Loire.

La première étape majeure de cette conquête est la victoire sur Syagrius en 486.

Syagrius (430-487), surnommé le "roi des Romains", était le dernier représentant de l'autorité romaine en Gaule.

En le défaisant, Clovis élimine le dernier vestige de l’Empire romain et s'impose comme le nouveau maître de la région.

Cette victoire marque le début de l'hégémonie franque en Gaule du Nord.

En 496, Clovis affronte les Alamans lors de la célèbre bataille de Tolbiac.

Les Alamans, un peuple germanique installé dans la région du Rhin supérieur, représentent une menace pour l'expansion franque vers l'est.

La bataille est féroce et son issue incertaine.

Selon la légende, c'est pendant cette bataille que Clovis aurait fait vœu de se convertir au christianisme s'il remportait la victoire.

Finalement, les Francs écrasent les Alamans, consolidant ainsi leur domination sur une grande partie de la Gaule du Nord et ouvrant la voie à une expansion vers l'est.

Avant sa conversion, Clovis est un païen, comme la plupart des Francs.

Il vénère les dieux germaniques traditionnels, tels que Wotan (Odin) et Donar (Thor).

Cette religion polythéiste est profondément ancrée dans la culture franque et joue un rôle important dans la vie quotidienne et les pratiques guerrières.

Cependant, Clovis comprend que pour triompher des autres tribus et unifier la Gaule, il a besoin du soutien de l'Église catholique.

L'Église, déjà une institution puissante en Gaule, avec un réseau d'évêques influents et une population gallo-romaine majoritairement chrétienne, voit en Clovis un protecteur contre les autres peuples barbares, souvent ariens.

Clotilde (474-545), l'épouse de Clovis, joue un rôle crucial dans sa conversion au christianisme.

Princesse burgonde et chrétienne fervente, elle travaille patiemment à convaincre son mari des mérites de sa foi.

Malgré la résistance initiale de Clovis, l'influence de Clotilde s'avère déterminante.

Elle arrange le baptême de leurs enfants et continue à plaider en faveur du christianisme, préparant ainsi le terrain pour la conversion de Clovis.

La conversion de Clovis au christianisme est un tournant majeur dans l'histoire de la France et la Gaule.

Après sa victoire à Tolbiac, fidèle à son vœu, Clovis décide de se faire baptiser.

Cet événement a lieu à Reims, probablement à Noël 496, bien que la date exacte soit sujette à débat parmi les historiens.

Cette cérémonie est empreinte d'une grande solennité et marque symboliquement la naissance du royaume franc chrétien.

Selon la tradition, Saint-Rémi (437-533) aurait prononcé ces mots célèbres :

"Courbe la tête, fier Sicambre, adore ce que tu as brûlé, brûle ce que tu as adoré."

La conversion de Clovis au catholicisme, plutôt qu'à l'arianisme adopté par d'autres rois barbares, lui assure le soutien de l'Église catholique.

Cette alliance stratégique renforce considérablement sa position politique.

Les évêques catholiques, qui conservent une grande influence dans les villes gallo-romaines, deviennent des alliés précieux pour Clovis.

Grâce à ce soutien ecclésiastique, Clovis peut légitimer ses conquêtes comme une mission divine pour unifier la Gaule sous la bannière du catholicisme.

Cette alliance entre le pouvoir royal franc et l'Église catholique posera les bases de la future monarchie française et de son concept de roi très chrétien.

Fort de son alliance avec l'Église, Clovis entreprend une campagne militaire contre les Wisigoths, qui occupent le sud de la Gaule.

Les Wisigoths sont un peuple germanique arien qui occupait l'Aquitaine et une grande partie de l'Hispanie.

Ils sont adeptes de l'arianisme et sont considérés comme hérétiques par l'Église catholique.

Clovis présente donc son offensive comme une guerre sainte contre l'hérésie.

En 507, Clovis affronte les Wisigoths lors de la bataille décisive de Vouillé, près de Poitiers.

Grâce à sa supériorité tactique et au soutien de la population gallo-romaine catholique, Clovis remporte une victoire écrasante.

Le roi wisigoth Alaric II (484-507) est tué au combat, et les Wisigoths sont chassés de la majeure partie de la Gaule, se repliant en Espagne.

Après sa victoire sur les Wisigoths, Clovis devient le maître incontesté de la plus grande partie de la Gaule.

Son royaume s'étend désormais des Pyrénées au Rhin, englobant la majorité du territoire de la France actuelle.

Cette unification territoriale sous l'autorité franque pose les bases du futur royaume de France.

Clovis établit sa capitale à Paris, une position stratégique au cœur de son royaume.

Il entreprend de consolider son pouvoir en mettant en place une administration centralisée, en promulguant des lois (comme la loi salique) et en favorisant l'intégration entre Francs et Gallo-Romains, posant ainsi les bases de la future monarchie française.

Son règne marque ainsi le début d'une nouvelle ère politique et culturelle en Gaule.

À sa mort en 511, Clovis laisse un royaume unifié et puissant.

Considéré comme le fondateur de la dynastie mérovingienne, qui tire son nom de Mérovée, (son grand-père légendaire) Clovis régnera sur la Gaule jusqu'au VIIIe siècle.

Son règne marque la transition entre l'Antiquité tardive et le début du Moyen Âge en Europe occidentale.

L'héritage de Clovis est considérable : unification des Francs, alliance avec l'Église catholique et création d'un royaume qui préfigure la France moderne.

Cependant, la pratique du partage du royaume entre les héritiers, instaurée par Clovis, conduira à des divisions et des conflits qui affaibliront progressivement le pouvoir royal mérovingien.

Bien que son royaume ne soit pas encore la France telle que nous la connaissons aujourd'hui, ses actions ont jeté les bases de ce qui deviendra la nation française.

L'unification territoriale, l'alliance avec l'Église catholique et la fusion des cultures franque et gallo-romaine sont autant d'éléments qui font de Clovis une figure fondatrice.

Son royaume sera divisé après sa mort, mais l'idéal d'unité qu'il a incarné restera une aspiration constante dans l'histoire de France.

C'est pourquoi Clovis est souvent considéré, à juste titre, comme le "père de la France".

 

17 février 2025

Dans le "Premier Royaume" du Puy du Fou.

 

 

 

 

2 octobre 2024

Le Walhalla

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Le Walhalla ou Val-Hall, seul paradis de la mythologie nordique et germanique, est l’endroit le plus célèbre pour le séjour des guerriers valeureux et des héros qui succombent dans les combats.
Ce palais brillant, "la fortification d’Ásgard", était situé à Gladsheim (séjour de la joie), et en face s’étendait le délicieux bois appelé Glasur, dont les arbres portaient des feuilles d’or.
Devant le palais, dont la hauteur était telle qu’on avait de la peine à en apercevoir le sommet, était suspendu, comme symbole de la guerre, un loup sur lequel se reposait un aigle.
La grande salle était toute tapissée de boucliers et de hampes de lance.
Elle avait 540 portes, par chacune desquelles pouvaient passer à la fois 800 einherjer, ou braves qui après leur mort arrivaient chez Odin.

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Les combattants célèbres, surtout quand ils avaient dévasté beaucoup de pays et porté au loin leur épée ruisselante de sang, étaient reçus à leur entrée dans le Walhalla par Bragi et Hermode, envoyés par Odin pour leur souhaiter la bienvenue.
La grande salle du palais était ornée en leur honneur, et tous les héros divins se levaient à leur arrivée.
Dans la mythologie nordique il y a deux façons de mourir, la première la plus courante est la mort "classique", c’est-à-dire de vieillesse ou de maladie.
La seconde est la mort sur le champ de bataille.
Et c’est sur les champs de bataille que les vierges guerrières, les Valkyries (menées par la déesse guerrière Freyja montée sur son cheval volant), cherchaient et récupéraient les âmes des hommes afin de les ramener dans Ásgard, où Odin les attendait pour les préparer à la bataille finale, le Ragnarök.

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Ces combattants, nommés les Einherjar, étaient tous des mortels élus à leur mort par les Valkyries pour leur bravoure.
Cette faveur était la plus grande accordée à un guerrier, puisqu’elle reconnaissait ses exploits et son courage.
Une fois accompagné à Asgard (ou Asaheim), la moitié allait au Walhalla (ou Valhöll), le considérant comme étant le palais d’Odin, l’autre moitié allait au Fölkvanger qui serait le palais de Freyja.
Les guerriers d’Odin étaient ceux qui vouaient leur existence à la guerre, et les guerriers de Freyja, ceux qui combattaient pour protéger leurs biens et leurs familles.
Au Walhalla, dont les portes étaient gardées par le dieu Heimdal, les guerriers vivaient toujours la même journée qui commençait par un réveil au chant du coq Guillinkambi, puis continuaient par des combats à mort.

Les vaincus ressuscitaient au couché du soleil.

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La nuit, ils s’adonnaient à des festins, mangeant la chair du sanglier "magique" Sæhrímnir (préparé par le cuisiner Andhrimmer dans le chaudron appelé Eldhrimmer) qui ressuscitait au matin pour être de nouveau mangé le soir suivant, et à des beuveries d’hydromel provenant des pis de la chèvre Heidrun servi par les Walkyries dans des cornes à boire ou dans les crânes de leurs ennemis.
Tous attendaient le jour où, sortant des 540 portes de la Valhöll en rang de huit cents, ils combattraient dans une dernière guerre le terrible fils de Loki, le loup Fenrir, et de nombreux autres ennemis.
Les âmes de tous les autres iraient rejoindre une sorte d’enfer nommé "Hel", le royaume des morts.
On peut d’ailleurs remarquer, que le mot anglais désignant le diable, maître des enfers est Hell.

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Walhalla est évidemment le ciel

10 janvier 2024

Qui est Clovis !*

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Clovis Ier (en allemand Chlodwig ou Chlodowech, en latin Chlodovechus) est roi des Francs saliens de 481 à 511.
Issu de la dynastie des Mérovingiens, du nom hypothétique de son grand-père, Mérovée (cf. liste des monarques de France), il est considéré comme le premier roi chrétien du royaume des Francs, qui prendra le nom de France au XIIIe siècle.
Nous connaissons Clovis à travers la longue description de son règne par l'évêque gallo-romain Grégoire de Tours, né près de trente ans après la mort de Clovis, et dont l'Histoire, sera rebaptisée tardivement "l'Histoire des Francs".

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Les Francs étaient un conglomérat de peuples.
Leur origine est essentiellement germanique.
Ils forment deux groupes : Francs Saliens et Francs Ripuaires.
Ils vivaient à la frontière de l'Empire romain, sur le limes.
Ces peuples acceptèrent de se mettre au service de l'Empire comme paysans ou comme soldats.
Le mot Franc signifiait "guerrier".

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Né en 465 – 466 (selon les sources), Clovis devient Roi en 481.
A cette époque, on ne devient pas roi par un sacre, mais par héritage d'une part, et d'autre part, d'après un choix de la famille aristocrate, sur des critères particuliers : bravoure et nombreuses victoires.
En d'autres termes, c'est une coutume d'un temps ancien qui faisait son effet.
Clovis, est baptisé le 25 décembre 496 par l'évêque Rémi à Reims.
Il a en effet décidé de se convertir au catholicisme, lui le païen.

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Ce qui fait toute la différence, c'est l'histoire de la Sainte-Ampoule.
Les témoignages sont nombreux.
Selon les notices historiques sur le couronnement des rois de France par Pierre Augustin Dérodé-Géruzez
Clovis est le premier de nos Rois qui ait été sacré et couronné.
Ce fut en 496, la veille de Noël, que ce prince, nouvellement converti à la foi chrétienne, il reçut des mains de saint Remi (Reins) le baptême et l'onction sainte.

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La plupart des évêques du royaume se trouvaient alors réunis à Reims (Rheims).
Grégoire de Tours nous apprend que les rues de la ville furent tendues de tapisseries peintes et les églises de draps blancs, que l'on répandit des parfums en abondance, et que l'on alluma une grande quantité de cierges.
Et que 486 correspond à la bataille de Soissons contre Syagrius.

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5 juillet 2023

Les Abeilles de Childéric

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En entrant sur le parcours du "Premier Royaume", l’aventure commence par la représentation de la tombe de Childéric 1er.
Une pierre tombale, un bouclier, une armure, deux totems décorés d'abeilles.
À la découverte du trésor, de nombreuses pièces d’or furent retrouvées dans sa tombe au XVIIᵉ siècle dont 300 abeilles (ou cigales ?) qui ornaient son manteau.
Il subsiste aujourd’hui du trésor de belles gravures qui en ont été dressées lors de sa découverte, et quelques fac-similés que les Habsbourg avaient fait fabriquer.
Certaines publications évoquent des cigales, mais vite écartées, car la cigale étant un insecte spécifiquement méditerranéen, elle n’est pas présente voir inconnue dans la région.

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Sur les 300 abeilles initiales, il semblerait que déjà en 1665, il n’en restait plus que 27.
Aujourd’hui, seuls deux exemplaires peuvent témoigner de la richesse de Childéric.
Les Abeilles de Childéric Iᵉʳ sont avec la tête et le thorax en or, et les ailes sont incrustées de grenats, et au revers, une attache.
La pierre de Grenat est issue du latin "malum granatum" signifiant "pomme à grains, grenade" pour sa couleur rouge-brun et du latin "granum" signifiant "grain" pour sa forme.
Sur le plan psychologique, la pierre grenat a de nombreuses propriétés, apportant ainsi joie et force de vivre, énergie, courage, force motrice et assurance.
On lui associe la puissance de la volonté, une meilleure confiance en soi, et le succès.
La pierre grenat est ainsi une pierre d’ancrage forte.
Mais pourquoi des abeilles ?

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En héraldique, les abeilles sont un symbole d’immortalité et de résurrection suite à leurs métamorphoses, de grandeur d’âme et de sagesse et de sociabilité grâce à l’organisation sans faille de la ruche et à leur caractère laborieux.
Ce fut aussi une référence à l’Antiquité et à Virgile qui voyait un modèle social parfait pour l’Homme.
Symbole royal en Chaldée (région antique de Mésopotamie, située entre les cours inférieurs de l’Euphrate et du Tigre), les abeilles étaient aussi identifiées au pouvoir du roi de la Basse Égypte dans l’Égypte ancienne, représentant le peuple qui obéit à son roi.
Riche de symboles, l’abeille a toujours été associée à la royauté et au divin, peut-être en raison du miel qui sort d’elle et est considéré comme doux, nutritif et agréable.
Durant les premiers siècles de notre ère, les grandes migrations barbares, forcées par Rome et les Huns, ont redessiné les frontières et transformé, parfois radicalement, le destin des habitants.
Childéric aurait emprunté, lors de son séjour en Thuringe, une coutume adoptée par les Thuringiens soumis aux Huns.

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Considérées comme le plus ancien emblème des souverains de France, dont les Mérovingiens, et souhaitant rompre avec la monarchie de l’Ancien Régime, l’Empereur s’est vu conseiller de nouveaux symboles représentatifs de son pouvoir et de la royauté et Napoléon fit alors broder 1500 abeilles de Childéric sur son manteau impérial, rattachant ainsi symboliquement sa dynastie naissante aux origines de la France.
Les abeilles furent ainsi présentes sur le célèbre manteau de velours pourpre que l’Empereur portait lors de son couronnement, mais aussi sur les tentures de son palais, ainsi que sur celles des tribunaux et administrations impériales.
L’insecte est ainsi devenu emblème de l’Empire avec l’aigle et remplaça la fleur de lys.

23 août 2022

La Sainte Ampoule

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La Sainte Ampoule était une fiole en verre.
Son nom viendrait du latin ampulla (petit flacon, fiole) ou du saxon ampel (coupe, fiole).
En 496, Clovis, le chef des Francs, se fait baptiser à Reims par l’évêque Rémi.
La légende raconte que la foule était si nombreuse que le petit clerc chargé d’apporter l’huile nécessaire aux onctions poste baptismales n’arrive pas à se frayer un passage parmi la foule des guerriers, et alors une colombe, symbole du Saint-Esprit dans la Bible, apparaît dans le baptistère et apporta à l’évêque la fiole de chrême ou huile odorante consacrée nécessaire à l’onction du baptême.
Ensuite, elle servira lors de l’onction des rois de France jusqu’à Louis XVI (1754-1793).

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La Sainte Ampoule apparaît au neuvième siècle dans des écrits de l’archevêque Hincmar (806 - 882) où il met en scène le miracle qui aurait accompagné le baptême de Clovis.
L’archevêque de Reims, Hincmar, croit reconnaître cette fiole miraculeuse dans une ampoule (4 cm de haut) d’aromates probablement oubliés par les embaumeurs dans le sarcophage de Saint-Rémi lorsqu’il fit le déplacement de ses reliques en 852.
Ainsi, la cathédrale de Reims devint le lieu du sacre des rois de France avec l’huile de la Sainte Ampoule qui était conservée à l’abbaye de Saint-Rémi.

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Lors la cérémonie du sacre, l’archevêque prélevait dans celle-ci, avec une aiguille d’or, un petit peu d’un baume qui était devenu desséché au fil du temps, qu’il mélangeait avec du saint chrême frais.
Ce qui permettait ainsi d’oindre chaque roi avec la même huile que tous ses prédécesseurs, et surtout que le fondateur du royaume des Francs qui était Clovis.
L’onction était sur la tête, sur la poitrine, sur les épaules, entre les épaules, aux jointures des bras, sur les mains.
Tout le corps se trouvait ainsi sanctifié et les points vitaux recevaient ainsi une force venue d’en haut pour permettre au roi d’accomplir la mission qui lui était confiée.
Les "Otages de la Sainte Ampoule" étaient quatre seigneurs chargés d’escorter la Sainte Ampoule de l’abbaye Saint-Rémi jusqu’à la cathédrale de Reims pour la cérémonie du sacre du Roi de France.

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Ces seigneurs avaient pour rôle de défendre la précieuse fiole jusqu’à la mort, d’où leur titre d’otages de la Sainte Ampoule.
Selon le cérémonial habituel, les otages entraient à cheval dans la cathédrale, entourant l’abbé de Saint-Rémi (qui était à l’époque Jean Canard), allant en lente procession du portail principal jusqu’à l’autel où l’abbé remettait la Sainte Ampoule à l’archevêque.
C’est à ce moment que prenait fin la mission des otages qui, descendus de cheval, rejoignaient leurs compagnons dans la nef.
Elle a été brisée solennellement pendant la Révolution française le 7 octobre 1793 à Reims (actuelle place Royale), par le conventionnel Philippe Rühl (1737-1795) sur le socle de la statue de Louis XV (1710 -1774) préalablement déboulonnée, cassée et destinée à être livrée à une fonderie de canons, mais des parcelles furent récupérées.

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Toutefois, la veille, le curé constitutionnel Jules-Armand Seraine et un officier municipal, Philippe Hourelle avait retiré ce qu’ils pouvaient du contenu de la sainte Ampoule et le cachèrent, puis en donnèrent une partie respectivement à Messieurs Bouré curé de Berry-au-Bac et Lecomte juge au tribunal de Reims.
Un dénommé Louis Champagne Prévoteau recueillit également deux fragments de verre de l’ampoule sur lesquels subsistaient des restes du baume.
Le 22 mai 1825, l’archevêque de Reims procéda au transvasement de tous ces fragments dans du saint chrême, puis dans un nouveau reliquaire prêt à temps pour le sacre de Charles X (1757-1836) quatre jours plus tard, maintenant conservé au Palais du Tau.

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En 1906, lors de son expulsion de l’archevêché suite à la loi de séparation des Églises et de l’État,
Monseigneur Louis-Joseph Luçon (1842-1930), archevêque de Reims, transféra le chrême dans une ampoule de verre qu’il emporta avec lui.
Le baume du sacre est toujours conservé à l’archevêché de Reims.

1 octobre 2021

Du scriptorium à l'imprimerie ou l'aventure du livre.*

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En Mésopotamie, un berger compte ses bêtes ...
Pour ne pas en oublier le nombre, il le note sur une tablette d'argile...
Cela se passe il y a 5000 ans.
L'histoire du "Livre" vient de commencer ...
Vers 3500 av. j.-C, les documents écrits se résumaient à de simples listes d'objets représentés par des images : les pictogrammes.
Bien plus tard, on utilisa également les dessins pour représenter des sons : les phonogrammes.
Vers 3000 ans av. j.-C, les scribes (ceux "qui écrivent") mirent au point des signes cunéiformes (en forme de "clous") gravés dans des tablettes d'argile molle, à l'aide de roseaux taillés.

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Grâce à cette technique, l'écriture devint plus rapide.
A la même époque, en Égypte, les hiéroglyphes (les" signes sacrés ") se présentaient aussi sous forme de pictogrammes et de phonogrammes...
Il fallut attendre 1200 av. J.-C pour que les Phéniciens inventent l'alphabet où 22 signes représentaient chacun un son et dont la combinaison permettait d'écrire tous les mots d'une langue.
Progressivement, grâce aux marchands phéniciens, cette invention se diffusa autour de la Méditerranée.
Vers 800 ans av. j.-C, les Grecs adoptèrent à leur tour l'alphabet et le perfectionnèrent en y ajoutant les voyelles.
Ils le transmirent ensuite aux Latins.

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Les hommes furent toujours très ingénieux pour trouver des supports d'écriture : l'argile, le bois, la cire, les feuilles de palmier, la soie ...
Ils purent ainsi réaliser des livres (du latin "liber" : le bois), transmettre leur savoir et développer leurs idées.
Certains matériaux eurent cependant plus de succès et de longévité que d'autres.
Ce fut, tout d'abord, le papyrus, confectionné à partir de longs roseaux que les Égyptiens cueillaient sur les bords du Nil.
Avec les tiges, ils fabriquaient des feuilles en superposant perpendiculairement deux couches de végétal.
Ces couches, humectées et martelées, se collaient entre elles grâce à l'amidon contenu dans leurs fibres.
Les feuilles étaient finalement séchées et polies.

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Notons que de nos jours, les "Bulles" pontificales sont toujours écrites sur papyrus !...
Les peaux de bêtes fournirent également un support d'écriture très prisé.
Elles étaient trempées dans la chaux, puis raclées côté "fleur" pour enlever les poils. Encore humides, elles étaient ensuite tendues sur un cadre et la chair était grattée côté "croûte".
On obtenait alors du parchemin, c'est-à-dire "des peaux de Pergame", ville d'Asie Mineure qui initia cette technique.
On exploita la faune naturelle des différentes régions du monde.
Ainsi des peaux de mouton, de veau, de chèvre, de bison, de cerf, de daim furent utilisées.
La meilleure qualité de parchemin, le vélin, était fabriquée à partir du veau mort-né... et on aidait souvent Dame Nature ...

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Des quantités importantes de peaux étaient nécessaires pour confectionner un livre. Par exemple, il fallait 150 peaux de mouton pour recopier une Bible (du grec" biblion", le "livre").
D'ailleurs, pour éviter les hécatombes, on grattait certains parchemins pour y écrire de nouveau.
Ces palimpsestes (" grattés de nouveau" en grec) permirent, certes, de réduire les coûts.
Mais cette pratique (appliquée également sur le papyrus) détruisit bon nombre d'écrits anciens.
Heureusement, le "grattage" n'était pas toujours très réussi et certains textes furent retrouvés, ceux de Cicéron, entre autres.
Enfin, arriva un support fin, blanc, pelucheux qui ressemblait au papyrus : le papier.
Il était né en Chine, au début de notre ère, grâce à l'observation de la guêpe dite" papetière".

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En effet, cet insecte construit son nid avec une pâte qu'il confectionne en broyant des végétaux, mélangés à de la salive ...
Les papetiers chinois fabriquèrent leur première pâte à papier à base de mûrier, de chanvre, de bambou ...
Plus tard, au 8ème siècle, les Arabes écrasèrent des "chiffons", des cordes et des vêtements usés, pour obtenir leur matière première.
Les Croisades permirent aux Européens de connaître le "secret" du papier...
Dès le 18ème siècle, dans les papeteries d'Europe, de lourds maillets hérissés de clous broyaient de vieux textiles dans des bacs remplis d'eau.
Quand les réserves de chiffons furent épuisées, au XIXème siècle, on découvrit, fort heureusement, que la pâte à papier pouvait aussi être réalisée à partir du bois, toujours utilisé de nos jours... peut-être de façon inconsidérée pour l'équilibre de la nature ...
Ces livres eurent bien des présentations différentes au cours de leur longue histoire ...

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Les textes s'enroulaient sur l'écorce du bouleau, le papyrus, la soie ou encore le parchemin comme les "volumen" romains.
Ils s'étiraient parfois sur des feuilles de palmier, s'allongeaient sur des lamelles de bambou ...
L'usage du papier modifia peu à peu l'aspect des livres.
On vit apparaître les livres en accordéon, puis les livres à feuilleter qui, bientôt, envahirent tout le marché ...
En effet, les" codices" (codex au singulier) permettaient l'écriture et la lecture des deux faces (recto et verso) d'une même feuille.

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Malgré les marges nécessaires à la couture centrale des cahiers et la reliure, une feuille de codex recevait deux fois plus de signes qu'une même feuille destinée à un rouleau, d'où une économie de la précieuse matière première.
Plus compact que le rouleau, le codex facilitait aussi le transport et le stockage des textes.
Un rouleau ne pouvait inclure trop de feuilles, sinon il devenait impossible à manipuler, alors qu'un codex comptait, couramment, plusieurs centaines de feuilles,
D'autre part, le codex se lisait plus aisément que le rouleau qui avait une fâcheuse tendance à s'entortiller entre les mains embarrassées du lecteur ...
Le codex conduisit aussi les scripteurs à plus de rigueur et de précision dans l'élaboration des textes à cause de la possibilité de retour en arrière.
Enfin, l'image trouva sa vraie place sur la surface de la page.

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Indissociable du codex en parchemin, l'enluminure rendit" lumineux"," éclaira" les manuscrits médiévaux.
Des lettrines ornées, de grandes initiales peintes et rehaussées d'or, débutaient chaque chapitre et réveillaient l'intérêt du lecteur.
Des miniatures rouge vif à cause du "minium", l'oxyde de plomb employé par les artistes pour les réaliser, illustraient les textes de petites scènes, mettant en valeur tel ou tel passage.
Jusqu'à la fin du 14ème siècle, tous les livres, des rouleaux aux codices, furent copiés "à la main" dans le calme des monastères.
Cette transcription des manuscrits était une activité épuisante : "elle brouille la vue, courbe le dos, écrase les côtes, tenaille les reins ... ", nous confie un moine...
C'est grâce à des centaines de copistes laborieux comme celui-là, courbés des heures durant à leur table de travail dans le froid du scriptorium, faiblement éclairé par des chandelles, que la pensée et les connaissances de l'Antiquité et du Moyen Âge nous ont été transmises ...

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Malgré l'activité inlassable des moines, peu de livres pouvaient être proposés au public ...
Au 15ème siècle, tout changera et l'imprimerie sera la seconde naissance des livres.
Comment obtenir plusieurs exemplaires d'un même livre sans le copier à la main ?
Voilà le grand problème...
Dès le 13ème siècle, en Asie, puis, au début du 15ème siècle, en Europe, les hommes gravèrent des textes sur des planches de bois qu'ils encraient et appuyaient contre du papier.
Ainsi les textes pouvaient être reproduits plusieurs fois ... mais le bois s'usait, s'encrassait, se fendait vite ...
Vers 1440, à Mayence, un certain Johannes Gensfleisch (1400-1468), plus connu sous le nom de Gutenberg, conçut des caractères mobiles, très solides car en plomb durci à l'antimoine ...
Il adapta également la presse à vin à son invention.

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Lorsqu'on serrait la vis avec une barre de bois, une planche, la platine, descendait et pressait la feuille de parchemin, puis bien vite de papier, uniformément contre les caractères.
Le premier livre de "grande série" qu'imprima Gutenberg, en 1454, fut la célèbre Bible à 42 lignes dont le texte est disposé sur deux colonnes et enluminé, à la main, comme celui d'un manuscrit.
Cette Bible est un incunable car elle fut imprimée avant 1501.
L'invention traversa l'Europe comme une traînée de poudre...
Des ateliers d'imprimerie, employant un personnel nombreux, apparurent dans les grandes villes, près des universités.
Ils fabriquaient en grand nombre des livres plus maniables, plus fiables (les copies manuscrites successives étaient souvent sources d'erreurs) et aussi moins coûteux pour un public qui s'élargissait...

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Ainsi, plus de 20 millions de livres furent imprimés dans la seconde moitié du 15ème siècle ...
Certes, les ouvrages religieux dominaient toujours, mais, peu à peu, les publications s'élargirent à des domaines variés : médecine, botanique, mécanique...
Au 18ème siècle, les encyclopédies tentèrent même d'aborder toutes les connaissances humaines.
Ces livres qui diffusaient des idées nouvelles n'étaient pas toujours du goût des autorités ...
L'Église et l'État contrôlaient les textes à publier.
La censure donnait ou non l'autorisation de les éditer.
De tout temps et même dans notre Histoire récente, certains livres (et leurs auteurs, parfois !) furent brûlés ce qui prouve leur redoutable pouvoir ...

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Mais, ce pouvoir, n'est-il pas en train de décliner ?
Le livre n'est plus le seul moyen de stockage et de transmission de l'information.
De nombreux médias modernes, le concurrencent-ils ou, au contraire, lui donnent-ils une portée encore plus grande grâce au réseau informatique qui relie toutes les bibliothèques du monde et les ouvrent à des millions de lecteurs ?

3 août 2020

Les grandes dynasties françaises.*

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Les Mérovingiens (481-751)
Il s’agit de la première dynastie royale de notre histoire.
Ses origines sont en partie mythiques, mais des historiens pensent qu’elle se serait imposée à une partie des Francs dans la première moitié du 5ème siècle.
Il n’est donc pas sûr que Mérovée (412-457), qui donne son nom à la lignée, ait réellement existé, pas plus que son père supposé, Clodion (390-450).
En revanche la tombe de Childéric (436-481), père de Clovis (466-511), a été retrouvée au XVIIe siècle, près de Tournai.
Elle montre que le souverain, tout en respectant les coutumes germaniques, se considère comme un dignitaire romain.
Sur son anneau sigillaire, il porte les cheveux longs à la mode barbare, mais il a revêtu le manteau des officiers supérieurs romains.

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Les Carolingiens (751-987)
Ils doivent leur nom à Charles Martel (688-741) et à son petit-fils Charles désigné comme le "Grand" : Carolus Magnus, Charlemagne (742-814).
À l’origine, il s’agit d’une famille d’Austrasie, région qui s’étend des bouches du Rhin à la Bavière.
Leur prise de pouvoir, en 751, s’appuie sur le prestige de leurs grands ancêtres mais aussi sur leurs liens étroits avec l’Église et leur richesse foncière.
le 14 février 842, Charles le Chauve (823-877) et son frère, Louis le Germanique (806-876), se sont alliés en se prêtant serment dans la langue de leurs troupes.
Le roman, ancêtre du français, et le tudesque, ancêtre de l’allemand.
À Verdun, pour la première fois, l’expression Francia occidentalis remplace le nom de Gallia.

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Les Capétiens (987-1848).
C’est la dynastie qui a régné le plus longtemps sur la France.
D’abord en ligne directe d’Hugues Capet (939-996), roi en 987, à Charles IV le Bel (1294-1328 dernier fils de Philippe le Bel) mort en 1328, puis avec la branche des Valois directs, issue d’un frère de Philippe IV le Bel (1268-1314), de 1328 à 1498, et celle des Valois indirects, jusqu’en 1589.
Enfin avec celle des Bourbons, d’Henri IV (1553-1610) à Louis XVI (1754-1793).
La dynastie tire son nom du manteau de saint Martin (cappa) que le premier roi de la lignée possédait, en tant qu’abbé laïque de Saint-Martin de Tours (316-397).
Beaucoup de Capétiens reçurent des surnoms, en général après leur mort.

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Certains sont très connus comme :
Philippe Auguste (Philippe II), surnommé aussi "Dieudonné","le Conquérant", "le Magnanime" (1165-1223).
Philippe "le Bel" (Philippe IV) (1294-1328).
D’autres soulignent un aspect physique :
Louis VI "le Gros" (1081-1137), Philippe V "le Long" (1293-1322),
ou des traits de caractère :
Louis VIII "le Pacifique" (1187-1226),
Philippe III "le Hardi"(1245-1285),
Louis X "le Hutin" (le querelleur) (1289-1316),
Charles V "le Sage" (1338-1380),
Charles VI "l’Insensé" (1368-1422),
Louis XI "le Prudent" ou "l’universelle Aragne" (araignée) (1423-1483).

6 juillet 2020

La Bataille de Tolbiac.*

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En 493, Clovis a épousé une princesse chrétienne, Clotilde, nièce du roi des Burgondes.
Après avoir conquis le nord de la Gaule, il affronte les Alamans sur le Rhin.
Victoire miraculeuse, la bataille de Tolbiac décide finalement de sa conversion au christianisme.
Clovis est appelé à l'aide par Sigebert, roi des Ripuaires, établi à Cologne.
Les Alamans remontent alors de la Suisse actuelle vers le nord de la Gaule, plus riche, et constituent une menace de plus en plus préoccupante.

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C'est à Tolbiac, aujourd'hui Zulpich, que les Francs auraient rencontré les Alamans.
Mais le lieu et les péripéties de la bataille restent discutés.
Les combattants, essentiellement des fantassins, se seraient affrontés avec leurs glaives et leurs boucliers dans un corps-à-corps impitoyable.
Selon le chroniqueur Grégoire de Tours, au cœur de la mêlée, Clovis aurait vu son armée plier devant l'adversaire.

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Il aurait alors invoqué Jésus-Christ, le "dieu de Clotilde", et juré de l'adorer si la victoire lui était accordée.
Le roi des Alamans est tué.
En plein désarroi, ses troupes s'enfuient ou se rendent.

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La bataille de Tolbiac entre dans la légende.
Fidèle à son serment, Clovis se convertit au christianisme.
Il est baptisé le jour de Noël 496 à Reims par l'évêque Rémi.
Ses soldats suivent son exemple.

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La royauté franque et l'Église nouent des liens indéfectibles, que le sacre renouvellera à chaque début de règne.
Clovis peut se présenter comme un nouveau Constantin, reconnu par l'empereur byzantin, quand d'autres chefs barbares restent égarés dans la nuit du paganisme.
Il ne fait que renforcer son pouvoir.

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Les conquêtes continuent.
En 507, il bat et tue Alaric II à Vouillé, près de Poitiers.
À l'issue de cette nouvelle victoire, il annexe l'Aquitaine, donnant naissance à ce vaste royaume franc qui prendra bientôt le nom de France.

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11 mai 2020

De la Gaule à Clovis.*

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Les Gaulois vivaient en tribus dans un pays nommé "la Gaule".
C’étaient avant tout des paysans.
Ils avaient un clergé : les Druides.
Les Gaulois sont connus pour être très querelleurs.
Jules César entreprend la conquête de la Gaule.
En 56 av. J-C a lieu en mer la guerre des Vénètes contre les galères romaines.
Les navires sont alors équipés de toiles de cuir.
Les romains se servent de faux pour couper les cordages des navires Vénètes.

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Alors que ces derniers gagnaient le combat, le vent est tombé, ce qui immobilisa les bateaux gaulois.
Les romains ont profité de cet avantage et ont massacré beaucoup de Vénètes.
Vannes est devenue ainsi une ville Gallo-Romaine.
Les autres tribus de Gaulle se regroupent sous la conduite de Vercingétorix (-82/-46) et se réfugient à Alésia  (actuellement Alise-Sainte-Reine), établie sur une hauteur entre deux cours d’eau.
Ne pouvant pas mener un assaut contre la ville, César (-100/-44) décide de l’assiéger pour la forcer à la reddition.
Pour cela, il fait construire une palissade d’une quinzaine de kilomètres de long autour du camp gaulois.
Après une bataille difficile et sanglante, Vercingétorix décide de se rendre.

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Il jette ses armes aux pieds de César qui le mettra en prison où il restera cinq ans avant de mourir étranglé sur ordre de César.
La France connaitra ensuite plusieurs siècles de paix pendant lesquels seront construits des ponts et des routes sur le territoire.
En 400 ont lieu les "invasions barbares" par les Germains, Burgondes, Visigoths, Francs et les Huns.
On considère parfois Attila le Hun (406-453) et ses envahisseurs comme l’évènement déclencheur de la chute de l’empire romain.
Pour la petite histoire, on disait que là où passait Attila le Hun l’herbe ne repoussait pas.
Une période trouble suit ces évènements.
Il n’y a plus d’État.

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Un chef franc nommé Clovis deviendra le roi de tous les Francs.
Les Francs qui sont à l’origine une ligue de guerriers appelés les "Franci" semblent être issus de la fusion tardive (milieu du 3ème siècle de notre ère) de plusieurs peuplades germaniques, parmi lesquelles figurent les Chamaves, les Bructères, les Ansivariens, les Chattes, les Tenctères, les Usipètes et les Tubantes.
Clovis va unifier une grande partie des royaumes francs, repousser les Alamans et Burgondes hors du territoire.

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Lors de la bataille de Tolbiac contre les Alamans, Clovis, sur le point d’être vaincu, promet de se convertir à la religion de son épouse Clotilde (474-545) en cas de victoire.
C’est ce qu’il fit en se faisant baptiser à la basilique de Reims.

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