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18 avril 2025

Dans le village de "Saint Philibert-le-Vieil" du Puy du Fou.

 

 

 

16 avril 2025

C'est quoi la "Loi Salique" ?

La Loi Salique trouve ses origines chez les Francs saliens, un peuple germanique installé dans le nord-est de la Gaule à partir du IIIe siècle après J.-C.

Rédigée au début du Vᵉ siècle par Clovis 1ᵉʳ, elle vise à codifier les coutumes et pratiques judiciaires de cette société guerrière.

Elle est consignée dans un recueil appelé la "Lex Salica".

Son élaboration s'inscrit dans un contexte de consolidation du pouvoir royal mérovingien, qui cherche à asseoir son autorité et ses modes de succession.

Bien que son application ait été largement répandue dans les États d'Europe occidentale, elle est surtout connue pour avoir exclu les femmes de la succession au trône de France.

La Loi Salique stipule que seuls les hommes peuvent hériter du trône et transmettre le pouvoir à leurs descendants mâles.

Cette règle vise à assurer la continuité dynastique et à concentrer le pouvoir dans les mains des lignées masculines.

Elle définit notamment les modalités de la transmission du pouvoir et de la propriété au sein de la société franque.

Ce principe devient un élément central de l'idéologie monarchique française qui a particulièrement permis à la dynastie des Capétiens de régner pendant près de 800 ans.

La Loi Salique limite considérablement l'influence et les droits des femmes dans la sphère publique, les confinant essentiellement à la sphère privée et domestique.

En excluant les femmes, on évite les conflits de succession et les risques de déstabilisation liés aux mariages et alliances étrangères.

Bien que la loi salique exclue les femmes de la succession au trône de France, les femmes de la noblesse pouvaient hériter de certains titres et propriétés.

Cette exception permettait de maintenir le patrimoine familial au sein de la lignée.

Certains fiefs et duchés en France, comme la Bretagne ou la Normandie, suivaient des règles de succession différentes de la loi salique, permettant aux femmes de transmettre leur héritage.

Cela a parfois conduit à des conflits avec la couronne de France.

Dans des situations, où il n'y avait pas d'héritier mâle direct, la loi salique pouvait être assouplie pour permettre la régence ou l'accession au trône d'une femme.

Mais la loi salique était aussi réputée pour son principe d'équité et de justice.

Elle établissait des règles claires et impartiales pour la résolution des conflits et la protection des droits individuels au sein de la société franque.

La loi salique prônait le principe de proportionnalité dans les peines et les compensations, afin de garantir un traitement équitable et de prévenir les abus.

Les amendes et les sanctions étaient adaptées à la nature et à la gravité des délits.

Le corpus de la loi salique comprenait près de 15 000 articles réglementant de nombreux aspects de la vie quotidienne et des relations sociales.

Au fil des siècles, la Loi Salique a fait l'objet de nombreux débats et interprétations, notamment sur la question de savoir si elle s'appliquait réellement à la couronne de France ou seulement aux biens fonciers.

Certains ont remis en cause son fondement juridique, y voyant une discrimination envers les femmes, tandis que d'autres ont souligné son importance historique et son rôle dans la stabilité de la monarchie française.

À partir du XVIIIe siècle, les idées des Lumières et les mouvements féministes remettent progressivement en cause le principe de la succession masculine, ouvrant la voie à des changements futurs.

Malgré son abrogation officielle en 1792, la notion d'héritabilité masculine a perduré dans l'imaginaire collectif français et a continué à influencer les débats politiques et sociaux.

Aujourd'hui, la loi salique est vue comme un vestige d'un passé patriarcal qui doit être considéré comme incompatible avec les valeurs d'égalité moderne.

Son héritage reste néanmoins présent dans de nombreux aspects du droit européen, témoignant de l'importance historique de cette loi dans la construction de l'identité juridique et politique du continent.

14 avril 2025

Au Château Renaissance du Puy du Fou

 

 

 

11 avril 2025

L'évolution du Château Fort (3/7)

Au XVᵉ siècle, les villes présentent le même aspect qu’aux siècles précédents et sont, comme leurs devancières, entourées d’une ceinture de remparts, de tours et de fossés.

Cette ceinture date le plus souvent du XIIᵉ ou du XIIIᵉ siècle, de telle sorte qu’au XVᵉ, devenue trop étroite, elle gêne et paralyse le développement normal de la cité.

Les rues se font, pour gagner de la place, de plus en plus étroites.

Les rares jardins qui existaient encore disparaissent.

On diminue l’étendue des cimetières autour des églises et les morts qui s’y entassent deviennent des foyers d’épidémies.

La seule promenade laissée aux habitants est le chemin de ronde qui surmonte le rempart derrière les créneaux.

Comme les guerres sont fréquentes, on n’aime pas construire hors des murailles et de ce fait, les faubourgs se forment très lentement.

Près des portes seulement, de rares groupements de maisons continuent et agrandissent la ville.

Toutes les manifestations importantes de la vie urbaine se tiennent hors du rempart, sur les terrains vagues qui s’étendent au-delà des fossés.

C’est là, notamment, que s’installent les grandes foires.

Autour d’une haute tribune couverte qui sert à la célébration des cérémonies religieuses, les forains, les marchands de drap, de victuailles, de toile, de bétail, de divers objets, dressent d’innombrables tentes, qui forment, autour de la cité, une ville éphémère, souvent plus vaste que la cité elle-même.

Les foires commerciales sont une résurrection de ces grandes foires du Moyen-Âge.

9 avril 2025

Au Signe du Triomphe du Puy du Fou.

 

 

 

 

 

7 avril 2025

Le rôle des femmes pendant les guerres de Vendée.

Les Guerres de Vendée ont éclaté en 1793 suite à la révolte des paysans et royalistes (les blancs) contre le nouveau régime révolutionnaire (les bleus).

Insatisfaits des réformes politiques et religieuses, les Vendéens ont pris les armes pour défendre leur foi catholique et la monarchie.

Le conflit a connu de nombreuses batailles acharnées, notamment la Virée de Galerne, la bataille de Cholet et le siège de Nantes.

Les Vendéens, bien que souvent surpassés en nombre, ont fait preuve d’une grande bravoure et d’une guérilla efficace.

Après plusieurs années de lutte, les Guerres de Vendée se sont terminées en 1796 par la défaite des royalistes.

Cependant, l’esprit de résistance et le rôle décisif des femmes ont laissé une marque indélébile sur l’histoire de cette région.

Les femmes ont joué un rôle essentiel dans les embuscades menées par les Vendéens pendant la Révolution française.

Loin d’être de simples spectatrices, elles ont activement participé à la résistance contre les forces républicaines et ont fait preuve d’une bravoure exceptionnelle, repoussant les assauts de l’ennemi avec une détermination farouche.

Outre leur rôle traditionnel de soutien logistique, notamment en préparant la nourriture, prodiguant les soins aux blessés, ou à la production d’armes et de munitions, les femmes vendéennes ont souvent pris part directement aux combats.

Certaines ont combattu aux côtés de leurs maris, frères ou fils, maniant avec adresse les armes à feu, menant des charges à la baïonnette pour prendre part aux embuscades ou pour défendre leur village.

D’autres ont servi d’éclaireurs ou d’espionnes, repérant les mouvements des troupes républicaines et transmettant discrètement les informations cruciales aux insurgés traversant les lignes ennemies pour livrer des missives secrètes, rapportant ainsi avec précision les projets de l’ennemi.

Grâce à leur connaissance intime du terrain, leur détermination et leur sens de l’organisation, les femmes vendéennes ont largement contribué au succès des embuscades.

Avec leur mobilité et leur discrétion, les femmes ont constitué un réseau clandestin d’espionnage et de collecte d’informations stratégiques.

Leur rôle actif dans la résistance, soit par des actions de sabotage et de harcèlement contre les forces républicaines, soit par l'apport d'un soutien essentiel aux populations civiles, en les aidants à se cacher, à se nourrir et à résister à l’occupation, a été un facteur déterminant dans la capacité des Vendéens à tenir tête aux bleus mieux équipés pendant de nombreuses années.

Certaines femmes vendéennes se sont distinguées en tant que chefs de guerre, menant leurs troupes avec un courage et une stratégie remarquables devenant de véritables héroïnes sur le champ de bataille.

Par leurs discours enflammés, elles ont su galvaniser les foules, insufflant une ferveur patriotique et royaliste à la cause vendéenne.

Figurant parmi les plus célèbres, Renée Bordereau dite l’Angevin (1770 – 1822) a commandé ses propres unités de guérilleros, harcelant sans relâche les forces républicaines.

De nombreuses femmes vendéennes se sont portées volontaires pour soigner les combattants blessés, faisant preuve d’un immense dévouement au service de la cause royaliste.

Face aux moyens limités, elles ont improvisé des hôpitaux de campagne, utilisant leurs propres ressources pour prodiguer les premiers soins aux soldats.

Ces femmes infirmières ont également assuré un soutien moral et psychologique inestimable aux blessés car leur foi inébranlable a été une source d’inspiration et de réconfort pour les troupes, devenant ainsi des figures protectrices au cœur des camps insurgés.

Exposées aux dangers des combats, elles ont parfois payé de leur vie leur dévouement, devenant des martyrs de la cause vendéenne.

En effet, les femmes vendéennes ont payé un lourd tribut aux violences des guerres, subissant de terribles exactions de la part des troupes républicaines.

Violées, torturées et assassinées, elles ont été victimes des pires atrocités perpétrées sur les champs de bataille.

Certaines ont été froidement exécutées pour avoir soutenu la cause royaliste, tandis que d’autres ont vu leurs foyers et leurs villages détruits, les laissant sans abri et démunies face à la répression.

Ces femmes vendéennes ont farouchement protégé leurs foyers et leurs enfants, faisant face à l’ennemi avec une bravoure inébranlable pour préserver leur sécurité, leur bien-être, leur héritage, leur mode de vie et leurs traditions ancestrales, résistant avec acharnement à l’oppression républicaine qui menaçait leur identité.

Elles ont principalement rédigé les mémoires relatifs à ces guerres, devenant ainsi les dépositaires et les gardiennes de la mémoire de ce traumatisme historique.

Elles ont également joué des rôles nouveaux, par exemple, la fameuse figure des "amazones" de la Vendée.

Qu’elles soient nobles dames ou paysannes, elles préféraient mourir en combattant ou en soignant les blessés plutôt que de se faire guillotiner, fusiller ou noyer.

Des femmes comme :

Renée Bordereau (1770 - 1822), la combattante,

Sophie de Sapinaud (1770 – 1854), la belle Vendéenne,

Marie Lourdais (1761 – 1856), la providentielle,

Françoise Després, militante… et mythomane,

Pauline de Cambourg, femme d’émigré,

Pauline Gontard des Chevalleries, la fugitive,

Julienne de Boishéraud, la rescapée des noyades,

Marie Trichet, l’enfant témoin de l’horreur,

sont des exemples de femmes qui ont marqué cette période.

Elles sont aujourd’hui considérées comme des figures emblématiques de la résistance vendéenne, honorées pour leur bravoure, leur détermination et leur sens du sacrifice.

Conclusion : Le rôle crucial joué par les femmes pendant les Guerres de Vendée a laissé une empreinte indélébile sur l’histoire de cette région.

Leur courage, leur dévouement et leur détermination ont été des éléments clés de la résistance vendéenne, contribuant à façonner l’identité et la mémoire de ce conflit.

Aujourd’hui, leur héritage continue d’inspirer et de guider les générations futures, rappelant l’importance de l’engagement féminin dans les moments les plus sombres de l’histoire.

4 avril 2025

Dans le Village de "ChasseLoup" du Puy du Fou.

 

 

 

 

 

2 avril 2025

La Rose de Ronsard.

La rose de Ronsard est une variété de rose emblématique de la poésie française.

Son histoire est riche en traditions et en symbolisme, faisant d'elle une fleur hautement appréciée dans la littérature et l'art.

Également connue sous le nom de "Eden Rose", c'est une variété de rose "moderne" créée en 1985 par le rosiériste français Meilland.

Cette rose a été nommée en l'honneur du célèbre poète de la Renaissance, Pierre de Ronsard, en raison de son amour pour les roses, souvent évoquées dans ses poèmes.

La rose de Pierre de Ronsard est particulièrement appréciée pour ses grandes fleurs doubles légèrement allongées, d'un rose pâle délicat avec des nuances de crème et de rose plus foncé.

Elle est par ailleurs connue pour sa floraison abondante et continue tout au long de la saison, ainsi que pour son parfum léger, agréable, subtil et enveloppant, évocateur de la douceur de l'amour courtois.

Cette rose grimpante est idéale pour les pergolas, les treillis et les murs, ajoutant une touche romantique et élégante à tout jardin.

Les feuilles d'un vert foncé et brillant encadrent délicatement la fleur, créant un bel équilibre visuel.

Elle est aussi résistante aux maladies, ce qui en fait un choix populaire parmi les jardiniers.

Mais remontons le temps et vers l'histoire de cette rose.

La rose occupe une place centrale dans la poésie de Ronsard, symbole récurrent de l'amour courtois et de la beauté éphémère.

Le poète l'utilise pour évoquer la passion amoureuse, la fragilité de la vie et la vanité des choses terrestres.

Ronsard déploie son talent de poète dans des descriptions minutieuses des roses, mettant en valeur leurs couleurs, leurs parfums et leur délicatesse.

Ces passages poétiques témoignent de son admiration pour la rose et de son habileté à la célébrer.

Au-delà de son sens littéral, la rose devient chez Ronsard une figure allégorique, incarnant la beauté, l'amour et la fragilité de l'existence.

Le poète exploite les multiples significations symboliques de la rose pour enrichir sa poésie.

La rose de Ronsard est entourée d'une fascinante légende qui a contribué à sa renommée.

Selon la tradition, cette variété aurait été créée à la suite d'un échange amoureux entre le poète Pierre de Ronsard et sa bien-aimée.

Lors d'une promenade dans les jardins, Ronsard aurait cueilli une rose et offert à la femme de sa vie, qui l'aurait alors embrassée, déposant sur la fleur un baiser immortel.

Cette rose unique, avec ses pétales roses délicats et son parfum envoûtant, serait ainsi devenue le symbole de leur amour passionné.

La légende raconte que la rose de Ronsard a depuis conservé la marque de ce baiser, comme un témoignage éternel de cette histoire d'amour.

Dans la poésie de Ronsard, la rose représente la beauté, la fragilité et l'éphémère de l'amour.

La rose de Ronsard est devenue un symbole intemporel de l'amour, inspirant de nombreux autres artistes et poètes à travers les siècles.

La rose a depuis longtemps été un motif récurrent dans l'art français, que ce soit dans la peinture, la sculpture ou l'architecture.

Elle est devenue un symbole emblématique de la beauté et de l'élégance à la française.

La rose est également très présente dans la cuisine française, notamment dans la confection de confitures, de sorbets et de liqueurs.

Son parfum délicat apporte une touche de raffinement à de nombreux plats.

La rose de Ronsard a profondément marqué l'histoire de l'art en France.

Sa beauté et sa symbolique ont inspiré de nombreux peintres, sculpteurs et poètes de la Renaissance et des siècles suivants.

Des artistes comme Jean Clouet, Théodore de Bry et Jean Mosnier ont représenté cette fleur emblématique dans leurs œuvres, captivant l'imagination du public.

Au-delà de la peinture, la rose de Ronsard a été une source d'inspiration pour les créations textiles, les tapisseries et les arts décoratifs.

Son motif a été reproduit sur des tissus, des porcelaines et des meubles, devenant un véritable symbole de l'élégance et du raffinement de l'époque.

Bien que la rose de Ronsard ait subi un certain oubli pendant plusieurs siècles, elle a fait l'objet, depuis 1985, d'un regain d'intérêt au sein de la communauté des amateurs de roses et des passionnés de l'histoire littéraire française.

Des botanistes et des jardiniers ont entrepris de reconstituer et de cultiver à nouveau cette variété emblématique.

Des études ont été menées pour mieux comprendre les origines et les caractéristiques de cette rose.

La rose de Ronsard est désormais présente dans de nombreux jardins, où elle attire l'attention des visiteurs.

Ses fleurs délicates et son port élégant en font un élément de choix pour créer des bordures, des haies ou des treillis dans les espaces verts.

Ses belles couleurs et son parfum envoûtant en font une fleur idéale pour la décoration intérieure.

Les rosiers de Ronsard sont fréquemment utilisés dans les bouquets, les centres de table ou même pour créer des compositions florales sophistiquées.

Aujourd'hui, la rose de Ronsard fait l'objet d'un regain d'intérêt.

Les jardiniers et les amateurs de roses s'attachent à la cultiver, tandis que les artistes continuent à s'en inspirer pour leurs œuvres.

C'est un devoir de préserver cette variété, afin qu'elle puisse continuer à enchanter les générations futures et à incarner l'essence même de la poésie française.

 

31 mars 2025

Dans le Bourg Bérard.

 

 

 

 

28 mars 2025

La Madelon au Puy du Fou

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Tout le monde connaît cette chanson.
Cette célèbre Madelon, serveuse dans une taverne, possède une singulière histoire.
Selon la légende, c'est l’histoire de la douceur gironde d’une femme, aux mœurs légères, d'un cabaret militaire qui sert à boire aux soldats ayant galvanisé les troupes.
Les paroles de la chanson d'ailleurs ne sont pas très féministes, la Madelon étant une jeune fille qui fait l'objet des fantasmes de ces soldats, loin de leurs "promises".
En 1913, Bach (Charles-Joseph Pasquier 1882-1953) passe commande au compositeur et au parolier "d’une chanson cocardière renouvelée".
D'abord un "Poème" intitulé "Quand Madelon", les paroles sont de Louis Bousquet (1870-1941).
La chanson fut présentée en mars 1914 par le chanteur Bach au café-concert l’Eldorado à Paris sur la musique de Camille Robert (1872-1957), mais la chanson rencontre peu de succès lors de sa création.
En août 1914, un chansonnier nommé "Sioul", qui était présent à la création de "Quand Madelon"... à l’Eldorado, est mobilisé comme artilleur et cantonné à l’école Jules-Ferry de Fontenay-sous-Bois et il chante cette chanson à ses camarades.
Celle-ci obtient un véritable succès.
Les canonniers l'apprennent et la chantent à leur tour et la diffusent.

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Les paroles se refilent de garnison en garnison pour donner du courage aux hommes partant au combat.
Elle devient aussi un symbole de légèreté grivoise qui leur fait oublier un quotidien extrêmement difficile au sein des tranchées.
Entre-temps, Bach est mobilisé et affecté au théâtre aux Armées.
Il est chargé par le général Gallieni, avec ses camarades chanteurs et comédiens, de distraire les soldats au repos.
C’est ainsi que "Quand Madelon" acquiert une immense popularité, au front d’abord puis à l’arrière, et devient alors "La Madelon".
Chantée, ressassée, "La Madelon" est devenue un classique.

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Très prisée durant la Première Guerre mondiale, elle s’imposa vite sur le front où, dit-on, elle concurrença sérieusement La Marseillaise.
La musique de la chanson est une marche de fanfare.
Et "La Madelon" devient rapidement un chant militaire et restera comme le succès majeur des chansons du théâtre aux armées.
Le chanteur Marcelly (Marcel Jules Turmel 1882-1966) est le premier à avoir enregistré cette chanson en 1917.
Ce n'est qu'en 1919 que Bach enregistrera sa chanson.
En 1921, une plaque est apposée sur la façade de l’école de Fontenay-sous-Bois, indiquant :
"La Madelon est partie d’ici en août 1914 pour faire le tour du monde".
Depuis lors, la commune de Fontenay-sous-Bois organise chaque année au printemps les fêtes de la Madelon.

*****
Pour le repos, le plaisir du militaire,
Il est là-bas à deux pas de la forêt
Une maison aux murs tout couverts de lierre
"Aux Tourlourous" c'est le nom du cabaret.
La servante est jeune et gentille
Légère comme un papillon.
Comme son vin, son œil pétille,
Nous l'appelons la Madelon
Nous en rêvons la nuit, nous y pensons le jour,
Ce n'est que Madelon, mais pour nous, c'est l'amour
Refrain :
Quand Madelon vient nous servir à boire.
Sous la tonnelle, on frôle son jupon
Et chacun lui raconte une histoire
Une histoire à sa façon
La Madelon pour nous n'est pas sévère
Quand on lui prend la taille ou le menton.
Elle rit, c'est tout le mal qu'elle sait faire
Madelon, Madelon, Madelon !

*****

La Madelon au Puy du Fou.

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Spectacle imaginé et revisité, venant de la légende, reposant néanmoins sur un fait historique de la mariée de Chambretaud, bien connue des Vendéens.
La Légende
Ce fait remonte aux années 1854 et 1855, sous le Second Empire.
La France était alors engagée contre les Russes en Crimée.
Les contingents de soldats de métier étant décimés, le gouvernement de Napoléon III a dû faire appel à des volontaires pour renouveler le corps expéditionnaire.
Les autorités décidèrent ainsi d’envoyer en priorité les hommes célibataires.
Célibataire endurci, mais rusé, un chambretaudais fit une demande en mariage auprès d’une vieille fille au célibat prolongé.
La date du mariage fut fixée au 8 septembre 1855, ce qui lui permettait d’échapper à l’incorporation.
Ayant appris le matin du mariage que Sébastopol était prise, il en a conclu que la guerre était terminée.
Il en conclut aussi qu’il se trouvait libre vis-à-vis des autorités militaires et des engagements civils qu’il s’apprêtait à souscrire.
Il disparut alors momentanément et laissa la pauvre mariée aller toute seule à la mairie.
Pauvre mariée abandonnée !
Mais quelques mois plus tard, conscient de la peine qu’il avait causée, le galant se racheta et épousa enfin celle qu’il avait délaissée de façon aussi inexplicable qu’inattendue en pareille circonstance.

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Venons-en au spectacle :

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En 60 minutes, 750 convives vont vivre un vrai dépaysement, plein d'énergie, de danse, au rythme des mélodies.
Nous voici en 1914, et dans un restaurant aux décors art nouveau, et vous êtes invités au repas de mariage de la Madelon.
Tout est prêt pour la noce, mais rien ne va se passer comme prévu !
Madeleine, dite "La Madelon", la plus belle fille du village, va se marier avec Auguste dit le "Braco".
Mais voilà, nous sommes en pleine mobilisation pour la guerre 1914-1918.
A plusieurs reprises, le "Braco" déjoue les manœuvres de la Maréchaussée, mais le jour de l'échange des consentements, il est arrêté, menotté, extirpé de la fête.

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Voici notre mariée au beau milieu de son repas de noces avec toute sa famille, ses cousins et ses amis, mais sans mari !
Le maire voulant consoler la belle, cherche des candidats voulant se marier à la Madelon….
Mais pour connaître la suite et la fin de l'histoire….

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Allez au Puy du Fou et réservez votre repas.
- Médaillon de la mer et sa garniture
- Rôti de volaille, effeuillé de pommes de terre, tomate provençale, sauce Madère
- La Pièce montée des Mariés (chou-vanille, opaline au chocolat)
Boissons comprises

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Bon appétit.

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