40 ans
Les portes du 40ème anniversaire du Puy du Fou sont traversées.
Je vous propose de parcourir les grandes dates de la renaissance du Puy du Fou.
C'est en 1975 que le Département de la Vendée s'est intéressé pour la première fois au château du Puy du Fou, en finançant pour un montant de 85.000 F (13500€) une partie des restaurations du péristyle.
Il faudra attendre le printemps 1977 pour que l'assemblée départementale se voit proposer d'acquérir le château du Puy du Fou.
Le 27 avril 1977, achat du château par le département pour 878.750 Francs de l'époque (135000€).
Le Château du Puy du Fou, célèbre dans le monde entier pour son spectacle de nuit, est également, du côté des coulisses, un monument dont l’architecture révèle une période faste de l’histoire de Vendée.
Le Conseil Général de la Vendée, en faisant l’acquisition en 1977 de cette propriété, marquait l’intérêt qu’il portait à ce patrimoine architectural dont le château du Puy du Fou constitue incontestablement le joyau, alliant d’une manière surprenante le granit du Bocage et la brique.
Mais ce château porte également les cicatrices événements qui ont plus récemment ensanglanté Vendée.
Les ruines du grand corps de logis témoignent de cette mémoire douloureuse.
Le devis de l'Architecte en Chef des Monuments Historiques qui concernait essentiellement la restitution à l'identique du bâtiment principal s'élevait à 10.000.000,00 F (1500000€).
Depuis, ce "Monument", faisant l’objet d’une grande campagne de restauration depuis plusieurs années, s’ouvre enfin aux Temps Modernes.
13 juin 1977, c’est l’été, les routes dans le Haut-Bocage offrent un paysage d’une rare beauté.
Une pancarte des Monuments historiques, un peu tordue, semble souhaiter la bienvenue au détour d’un virage.
C’est la découverte du château par Philippe de Villiers, qui cherchait un endroit pour son spectacle historique.
En ruine, la grande cour intérieure aux allures de grosse ferme, le granit, les tuiles creuses et les briques roses s’harmonisent.
Ce sont les derniers gardiens du temps et premiers confidents du jeune Philippe, Gustave et Bernadette qui indiqueront l’endroit d’où il faut admirer ces ruines (actuel emplacement de la tribune).
Premier regard, première passion, le décor du spectacle est choisi.
Le spectacle conçu par Philippe de Villiers est basé sur un triple défi et souvent répété.
1. - que la qualité est parisienne. Je dis que la qualité peut-être vendéenne et que le Puy du Fou deviendra un carrefour d’artistes.
2. - que le bénévolat est mort. Je dis que le geste gratuit peut soulever toute une population.
3. - que le "Son et Lumière" n’est qu’images d’Epinal. Je dis que le Spectacle du Puy du Fou fera œuvre originale et sera le théâtre de tout un patrimoine.
30 Septembre 1977, création du "Comité de lancement" du spectacle permettant d’aller de commune en commune afin de convaincre et d’entraîner les premiers volontaires.

14 novembre 1977, création de "l’Association du sauvegarde du Château et du Pays du Puy du Fou".
A cette date, ils sont 50 qui décident d’unir leurs efforts.
Le 03 décembre 1977 marquera le coup d’envoi de la nouvelle histoire du Puy du Fou avec la première conférence de presse et le premier essai du spectacle en grandeur nature par 300 acteurs devant 900 personnes venant des 11 communes voisines.
11 mars 1978, grande réunion de mise au point avant le lancement des répétitions avec présentation du regroupement d’acteurs en village afin de faciliter le changement de costume entre deux tableaux (Pêcherie, Château, Cavalerie, Îles, Allée Romaine).
13 mai 1978, première répétition générale 16 juin 1978, première représentation de "Ce Soir la Vendée" jusqu’au 5 août.
20 septembre 1978, création du "Club Archéologique du Puy du Fou", qui sera actif sur plusieurs sites pendant 10 ans (1988).
30 septembre 1978, première assemblée générale de l’association.
02 décembre 1978, première exposition de l’Ecomusée sur le thème "Le Pays du Puy du Fou à travers les Ages".
29 novembre 1981, création de Radio Alouette.
En juin 1982, l'ensemble de la galerie nord du château du Puy du Fou sera aménagé et les premières présentations permanentes d'histoire naturelle et humaine de la Vendée pourront y être installées sur près de 750 m2.
De 1981 à 1982, les musiques sont signées Alain Legrand.
1981, Changement de nom du spectacle passant de "Ce soir la Vendée" vers "La Cinéscénie".
26 août 1981, découverte du Puy du Fou par Georges Delerue.
1982 sera l’année de l’enregistrement et présentation d’une nouvelle musique pour la Cinéscénie signée G. DELERUE.
En 2006, l’Ecomusée du Château Renaissance déménage vers "l’Historial de la Vendée".
1988, création du "Parcours" qui évoluera en "Grand Parcours" (1990) ensuite "Grand Parc" du Puy du Fou. Constatant le succès du spectacle nocturne (la Cinéscénie), il a été remarqué que les gens viennent de région de plus en plus éloignée, voire de l’étranger.
De ce fait, il était urgent de prévoir un accueil de jour pour les spectateurs en créant un Parc de loisirs culturel historique (à la française) où chacun compose sa journée.
Le visiteur gérer sa journée entre spectacles, découverte des villages et de ses artisans, restauration à thème ou en flânant dans la nature du Grand Parc.
Par ses artisans, le Puy du Fou a contribué à retrouver et à montrer de nombreuses facettes de l’artisanat d’art en voie de disparition.
D’un projet de 1987, 1990 voit la construction de la tribune en béton (120m de long, 14m au plus haut).
Auparavant, les tribunes étaient en bois (armature en tuyau acier), étaient démontées à la fin de chaque saison, ensuite remontée chaque printemps au cours d’une journée spéciale, qui inaugurait la reprise des activités.
1998, création de l’académie junior afin de détecter et former la relève de talents (artistes et techniciens).
Retrouvez les autres dates importantes du Puy du fou sur :
www.puystory.net
Naissance des Epesses (Vendée).*
Lors de la formation de la Terre, et durant des millénaires, notre globe fut un magma informe d'eau et de terre, surtout d'eau, seuls quelques sommets émergeaient, comme le Mont des Alouettes, le Mont-Mercure, le Puy-Crapaud, et aux Epesses, la Butte du Moulin, qui est à environ 255 mètres au-dessus du niveau de la mer.
Puis les eaux se retirant, vint le premier homme, il y a de cela environ deux millions d'années.
Et après plusieurs périodes de glaciation, par suite du plissement du sol, la région prit peu à peu sa forme actuelle.
Ces premiers hommes se fixèrent vers Mallièvre, Saint-Laurent, Mortagne, Tiffauges et aussi les Epesses.
Comme l'eau était nécessaire à leur survie, ce fut sur les bords de cette rivière de vie "LA SEVRE" qui borde une prairie des Epesses, qu'ils construisirent leurs premières habitations.
On en retrouve les traces dans la plupart des replis de cette rivière.
Puis, entre un million et cinq cent mille ans, ils découvrent le Feu.
Ce fut la grande découverte de la Préhistoire, qui modifia radicalement leur mode de vie.
De nomades, ils devinrent sédentaires et de chasseurs, agriculteurs.
Ensuite, environ dix mille ans avant Jésus-Christ, ils creusèrent leurs premières habitations souterraines, les Souterrains-Refuges.
Aux Epesses on en a trouvé au village du Coudrais, et sous la maison Saint-Jean, près de la chapelle de ce nom.
De six mille à deux mille cinq cents ans avant notre ère, ce fut la grande révolution agricole qui fit des chasseurs de la pierre polie, les premiers agriculteurs.
Ils construisirent leurs premières huttes de bois et de torchis, aux toits de paille.
Ils apprirent à vivre en communauté, ce fut alors l'apparition de leurs premières agglomérations, bien modestes, telles les Epesses et le Bourg-Bérart.
Toutes deux situées en bordure de ces pistes préhistoriques, devinrent chemins gaulois, plus tard voies romaines et en notre XXème siècle, toujours aux mêmes endroits, chemins vicinaux et départementaux.
Tradition de Noel
Le mot "Noël"vient du latin "Natalis" signifiant "la naissance".
A moins que ce ne soit une abréviation d'Emmanuel, un des prénoms de Jésus, qui signifie :
"Dieu est avec nous ".
C'est au IVème siècle que la date du 25 Décembre fut définitivement fixée pour célébrer la naissance du Christ... même si cela ne correspondait pas exactement à la vérité historique.
Pourquoi ce choix du 25 Décembre pour honorer la mémoire du Christ ?
Les Chrétiens suivirent l'exemple des Romains qui avaient l'habitude de célébrer l'anniversaire de la naissance de leurs chefs ou de leurs grands personnages, même après leur mort.
Le jour de la fête ne coïncidant que rarement avec la date exacte de la naissance.
Sans doute cette date fut-elle choisie car les Romains fêtaient, ce jour-là, de nombreux grands hommes.
L'arbre de Noël, le sapin, a remplacé le chêne où les druides allaient, le 25 Décembre (jour le plus court de l'année) cueillir le gui.
D'origine nordique et germanique, il a conquis sa place dans le monde entier depuis cent ans. Il est parfois remplacé par des arbres plus en accord avec le climat : le bananier en Afrique Noire, le cactus à Porto-Rico.
D'où vient la tradition de la buche de Noël. Bûche de chêne, de charme, ou d'orme, elle était choisie avec soin.
C'était le soir de Noël, avant de partir pour la messe de minuit, qu'on allumait la bûche.
Elle devait brûler pendant tout l'Octave de Noël, soit jusqu'à l'Epiphanie.
La bûche brûlait pour la protection des récoltes et on la tisonnait pour la faire étinceler.
Plus il jaillirait d'étincelles, meilleure serait la moisson.
Pour le nouvel An, c'est en 1564 qu'un Edit de Charles IX fixa au 1er Janvier, le début de l'année.
Auparavant, la date variait d'une région à l'autre, d'une année à l'autre ainsi, à Paris, on fêtait l'avènement de l'année nouvelle, le ler mars !
De nombreux dictons, remontant aux siècles passés, expliquent peut-être certaines de nos pratiques actuelles.
Avoir les poches et les placards vides la veille du Nouvel An annonçait la pauvreté pour une année.
Voilà pourquoi, sans doute, les victuailles s'entassent la nuit de la Saint-Sylvestre !
Pour attirer la chance sur soi, il fallait vider le fond des bouteilles.
Ce n'était pas grave autrefois, les chevaux ne connaissaient-ils pas le chemin de l'écurie ?
Mais, aujourd'hui ?
Sachez aussi que si le premier homme qui franchit le seuil de votre maison, après minuit, a les cheveux noirs, une année de bonheur vous attend.
Alors choisissez bien vos invités !
Le 1er Janvier.
C'est la tradition d'envoyer des vœux de bonheur et de santé pour l'année nouvelle.
Cette tradition semble venue du Moyen-âge.
En effet, les religieux et religieuses de certains Ordres n'avaient le droit d'écrire à leur famille que ce jour-là et bien-sûr, ils adressaient aux êtres chers leur bénédiction et des souhaits de félicité.
1. Le Noel de Guillemette
"Guillemette ! Guillemette !"
L'appel de sa mère arrache la jeune fille à ses pensées.
Tristes pensées, en vérité...
Pourtant, en ce 24 Décembre, la joie rayonne dans les cœurs, les yeux brillent, les rires fusent.
Le village s'apprête à fêter la Nativité.
Depuis plusieurs jours, les chaumières résonnent des joyeux préparatifs.
Chez Guillemette aussi, chacun s'affaire.
Les hommes ont installé la bûche de chêne dans l'âtre.
Pierre, le benjamin y a versé le vin et le sel qui préservent des mauvais esprits.
L'aïeul y a fait couler quelques gouttes du précieux cierge de la Chandeleur, celui qui garantit longue vie à toute la maisonnée.
Les femmes ont sorti le porc du saloir.
Après la messe de Minuit, la soupe sera bonne.
Guillemette, elle-même, a préparé le gâteau traditionnel à base de pommes, de noix et de miel.
Mais elle se sent étrangère à cette liesse ...
"Guillemette ! Guillemette ! Viens t'habiller pour la messe !"
C'est vrai... la crèche vivante...
N'a-t-elle pas été choisie, parmi toutes les jeunes filles de la Seigneurie, pour incarner la Vierge Marie ?
Un honneur que toutes ses compagnes lui envient...
Pourquoi ce poids pèse-t-il sur son cœur ?
Pourquoi toute cette animation lui paraît-elle dérisoire ?
Pourquoi deux yeux bleus dansent-ils devant les siens ?
"Guillemette ! Guillemette ! ... mais à quoi rêves-tu ? Je te parle, voyons !
- Oui, Maman !...
Surtout tu ne lèveras la tête sous aucun prétexte, tu garderas une attitude modeste et recueillie, tu... "
Mais Guillemette n'entend plus rien.
Lancinants, les souvenirs affluent...
Il avait promis :
"Je serai de retour aux vendanges.
Je poserai mon sac.
Je resterai dans ton village.
Attends-moi !"
Et voilà des mois que le vin est en fûts, des mois qu'elle espère, des mois que son cœur bondit au moindre bruit de pas...
Mais rien !
Pourtant, elle sait qu'il était sincère, ce beau colporteur.
Il était venu un matin d'Avril, avec ses quenouilles et ses fuseaux.
On l'avait accueilli à la ferme comme le veulent les lois de l'hospitalité.
A la veillée, il avait raconté ses voyages, sa vie aventureuse et Guillemette buvait ses paroles.
Et lui ne semblait parler que pour elle...
Surtout lorsqu'il disait qu'il était las de courir les routes, qu'il voulait fonder un foyer.
Il avait réparé les rouets et avait repris son chemin...
Mais ses dernières paroles étaient pleines d'espoir.
Alors ?
"Guillemette ! Guillemette ! Nous partons ! L'heure avance".
Arrivée dans l'humble chapelle, la jeune fille prend place entre le bœuf et l'âne, serrant dans ses bras l'Enfant Jésus de chiffons.
Les trois messes basses se déroulent.
Guillemette pense à Jehan.
Peut-être est-il seul dans le froid et la neige ?
Peut-être l'a-t-il oubliée ?
Peut-être est-il en train de faire les mêmes promesses à une autre fille, là-bas ?
Et Guillemette prie.
Elle implore Marie de l'aider, de la protéger.
La cérémonie touche à sa fin.
Un homme s'avance vers l'autel.
Il porte l'agneau blanc.
En cette nuit sainte, Dieu pardonne les fautes et l'âme des Fidèles retrouve sa blancheur à l'image de la toison de cet agneau.
Le rôle de Guillemette est terminé.
Désormais, l'agneau symbolisera la pureté dans la crèche de Noël.
La jeune fille va rejoindre sa famille.
La main du berger se tend pour l'aider.
Elle lève la tête et ses yeux rencontrent ... un regard bleu qui lui sourit.
"Je suis là !"
dit une voix grave.
Ce fut, sans doute, le plus beau Noël de Guillemette.
Ballet d'hiver (Cinéscénie Puy du Fou)
Dernière veillée, dernière parole de famille.


Vous ne me reverrez jamais, je ne suis jamais revenu, un soir d’avril que la lune rousse dans un dernier sursaut d’hiver frappait un dernier coup de froid, un soir que le temps était vif, que la glace prenait sous mes pas, la lune rousse d’avril ma brisé au creux d’une dernière barge.
La révolution Française.*
La Révolution française abolit la société de privilèges fondée depuis le Moyen-âge.
Les ordres du clergé, de la noblesse et du tiers état disparaissent au profit d'une société où l'individu prime.
La monarchie absolue est progressivement remplacée par la Première République.
Elle a permis d'élaborer la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen et instaure le principe d'égalité et de liberté pour tous les individus.
La Révolution a créé des divisions dans le peuple français, entre les partisans des idées révolutionnaires et les défenseurs de l'ordre ancien.
La Constitution civile du clergé transforme les membres du clergé en fonctionnaires salariés par l'État.
Les prêtres doivent prêter serment et certains, les prêtres réfractaires, vont s'y opposer.
Ce refus de prêter serment conjugué à la levée des trois cent milles hommes en février 1793 va aboutir à de violents affrontements.
La Vendée se soulève en mars 1793.
La loi se durcit et conduit à déclarer également suspects les défenseurs de l'ordre ancien ainsi que les émigrés ayant trouvé refuge dans les royaumes d'Europe.
La levée des trois cent milles hommes imposée par décret du 24 février 1793 constitue l'étincelle qui enflammera toute la Vendée en mars 1793.
Les paysans, "les Blancs" se constituent au fur et à mesure en troupes de l'Armée catholique et royale et combattent les troupes républicaines, "les Bleus".
Noirmoutier, de par sa position dominante sur l'estuaire de la Loire, est très vite convoitée par les Blancs.
Elle passera tour à tour entre les mains des Blancs et des Bleus, à trois reprises en seulement deux ans jusqu'au début du mois de janvier 1794, où le général royaliste, Maurice d'Elbée, est exécuté sur la place devant le château.
De janvier à août 1794, les commissions militaires se déroulent à Noirmoutier.
Elles constituent l'un des symboles de la Terreur, non seulement sur l'île mais dans la France entière.
Elles ont jugé des milliers de personnes accusées d'être des ennemis de la Liberté et ont fait exécuter plus de 1800 de ces royalistes sur l'île.
Le 24 janvier, le château devient la maison d'arrêt du district de Challans et l'île se transforme peu à peu en prison jusqu'au début de l'année 1795.
A compter de 1795, la guerre de Vendée commence à s'essouffler.
Les troupes, déjà mobilisées depuis deux ans s'épuisent.
La France connaît également un climat nouveau propice à des accords de paix.
Les premières tentatives menées en février 1795 permettent d'aboutir au Traité de la Jaunaye, mais, certains royalistes s'y opposent et la guerre finit par reprendre durant l'été.
Il faut attendre le traité de Monfaucon pour voir la paix revenir en Vendée.





























































