L'Art Nouveau (Entre 1895 et 1914).*
Le Bourg 1900 est la reconstitution d’une petite place de village à la charnière de deux siècles, carrefour des influences et témoin d’évolutions artistiques, économiques et sociales multiples.
Au tournant du siècle, l’Europe succombe au charme de .... "l'Art Nouveau".

"L'Art Nouveau", en rupture totale avec les styles du passé, s'est développé en Europe entre 1890 et 1914.
Ses racines prennent en Angleterre avant de se propager dans les autres pays du continent grâce aux grands magasins, aux magazines, à la publicité, aux expositions et à l’émulation entre les différents artistes.
Bien que né en plein essor industriel, son existence fut courte mais brillante.
En 1900, l'Exposition Universelle de Paris qui fait autorité, consacre ce style et marque de façon décisive son rayonnement international.
Cependant, à partir de cette date, ce style jugé trop chargé (style Nouille) fait l’objet de critique et va progressivement s’effacer devant le style "Art déco (1925-1940)" qui privilégie la géométrisation des formes.
C’est en 1914 que l’Art nouveau s’effondre définitivement juste avant la Première Guerre mondiale.
Le terme "Art Nouveau" s’est progressivement établi pour qualifier les créations romantiques des architectes et décorateurs avant-gardistes en opposition à la tradition du style classique ou gothique enseigné dans la plupart des académies de l’époque.
L'Art nouveau rénove l'architecture et le mobilier employant les nouveaux matériaux et leurs productions issus des progrès de l'industrie comme le fer, l’acier, la fonte, le verre pour l'expression des structures.
La peinture, verrerie, mobilier, vitrail, céramique, cuir, ferronnerie, architecture, etc... participent à ce vaste mouvement de rénovations des arts décoratifs et arts graphiques.

Ce style décoratif a été largement inspiré par l’observation de la nature, notamment la flore qui s’épanouit.
Les lignes maîtresses sont curvilignes, galbées, stylisées imitant à la perfection les tiges, les ramifications, les feuilles, les fleurs d’iris, de nénuphars, les lierres.

L’Art Nouveau s’est aussi attaché à la représentation féminine personnifiant la nature, sa vitalité, sa beauté et sa douceur.
Très souvent associée à des motifs floraux, le corps de la femme tient une place particulièrement importante dans la composition des bijoux ou des objets décoratifs.

Comment reconnaitre facilement l’Art Nouveau ?
- Beaucoup de lignes courbes, la quasi suppression de la ligne droite.
- Présence de nombreux détails, des ornementations et décors précis.
- Une inspiration du monde végétal, plantes et animaux.
- Représentation féminine.
- Eléments colorés importance de la lumière naturelle, beaucoup de grands vitraux.
- Diversité des matériaux employés inspiration de l’Art Japonnais, chinois, des Mayas et de l’Égypte Ancienne.
Le Scribulorium.*

Le scribe ou clerc, est une personne employée aux écritures.
On le croise depuis l'antiquité et particulièrement en Egypte et Mésopotamie.
Elle est chargée de copier les textes liturgiques et les actes publiques.
Ce nom est issu du latin scribere signifiant bien évidemment "écrire" et désigne aussi bien le copiste que le calligraphe.
Dans la Bible, il désigne un homme (docteur- enseignant) instruit dans la loi Mosaïque et dans les écritures sacrées et qui les enseignaient et interprétaient au peuple.
Le scribe - ou encore clerc - passe ensuite ses écrits à l'enlumineur.

Au cour des siècles, il devient le trait d'union entre les arts, les découvertes et les lettres.

Depuis des siècles, le scribe utilise la plume d'oie.
Pour épaissir les caractères, il l'a fait tourner sa plume d'un quart de tour.
Avec la modernisation de l’écriture le scribe utilisera la plume en métal.
Et pour augmenter les traits, il lui suffira d’appuyer plus fortement sur son porte-plume.
Mais, les écoliers d’un autre âge s’en souviennent !!!!
Le Talmelier

TALEMELIER, Talmelier, Tallemandier, qui signifiaient anciennement boulanger, en latin talemetarius ou talemarius.

Pour faire du pain, le talmelier étaient obligés de tamiser ou bien de taler (qui signifiait battre -idée de pétrissage) et mêler la mouture grossière (opération qui consiste à réduire en farine des grains de céréales) provenant du blé, de l'orge, du seigle...

C'est donc du verbe tamiser que vient le nom de Talmelier, nom que portaient les boulangers à cette époque.
Le mot boulanger apparaît vers la fin du 12ème siècle.

Au Puy du Fou, vous pouvez déguster (gratuitement) du pain élaboré à l'ancienne.
L'enluminure.*

L'enluminure est un art savant conçu pour l'ornementation du livre manuscrit, bien avant l'invention de l'imprimerie.
Tout en miniature, l'art de "mettre en lumière", comme il se définit, est empreint de minutie et de finesse.

C'est un travail de haute précision, héritier des maîtres enlumineurs du Moyen-Age.
Métier certes du passé, mais bien plus encore du présent et de l'avenir, à l'heure où l'on redécouvre les matières nobles et naturelles, l'enlumineur utilise de préférence le parchemin (peau d'animal), les pigments purs et l'or véritable.
Pendant de longs siècles, les manuscrits luxueux ont été décorés d'images peintes ou dessinées, enrichis de lettrines richement enluminées et d'ornementations des marges.

L'enlumineur exerce son art exclusivement avec un pinceau.
Le parchemin désigne une peau de couleur claire apprêtée par un artisan parcheminier.
Les peaux animales (de chèvre, de mouton, de veau, de porc ou d'agneau) sont dégraissées et écharnées pour ne conserver que le derme.
Pour plus d'informations sur cet art, je vous propose de visiter le site de :
Claire Biteau-Guillemain


























