Ce soir à la Cinéscénie au Puy du Fou.
Lorsqu'un croissant de lune éclaire faiblement, les artisans du rêve aux ombres de silence.
Soudain, tout s'illumine et par enchantement s'anime le château d'un village de France.
Dans un embrasement de mille gerbes d'or.
Le Patrimoine cher rejaillit en image, ressuscitant le temps au fond de son décor pour que vibre plus fort l'âme du Haut-Bocage.
La fresque grandiose étale ses tableaux des Vendéens vivants, leur immortelle histoire, des femmes aux lavoirs… des hommes à la faux… font les gestes sacrés, des grands printemps de gloire.
Et le souffle d'antan soudain sort de l'oubli !
Des jupes en "droguet", des coiffes en dentelles flottent sur les sillons, dans le soir infini, en ciselant la nuit de leurs valeurs fidèles.
Lorsque se lèveront les Chouans, défenseurs de la FOI des aïeux et des vertus ardentes.
Lorsque crépiteront les tonnerres vengeurs.
PUY DU FOU hurlera… sous ses ruines fumantes !
Les cris résonneront dans la nuit de l'été recouvrant les grands bois de leurs échos farouches, sur le ciel débordant d'une rouge clarté, les croix se dresseront au pied des vieilles souches.
De cette terre ardente aux sommets enflammés, les siècles du Passé n'ont pas éteint la braise, les Feux de son Histoire à jamais allumés rayonnent dans le soir en rougissant la glaise.
Ils viennent par milliers, ce soir… au PUY DU FOU, au bord de l'étang vert que la lumière inonde, Vendéens, étrangers... ils sont au rendez-vous de la VENDEE ouvrant sa mémoire profonde !
Le violon sabot *

Le violon sabot (Sabot à musique - mentionné dans le spectacle Cinéscénie)
n’est ni plus ni moins que le violon des pauvres ou des apprentis !
En effet, l’utilisation d’un sabot permet la confection d’une caisse de résonance, à condition que celui-ci soit passablement dégrossi afin d’en faire un réceptacle plus léger !
Une fois l’apprentissage et la maîtrise garantis, le "sonneur" pouvait investir dans un violon de luthier et arrondir ses fins de mois au rythme des bals de noces et autres assemblées !
La messagère
La messagère Jeanne Marie Andrée Lourdais
Née à Domalain le 15 mars 1762, et décédée à La Gaubretière dans la nuit du jeudi le 30 octobre 1856 (95 ans).
Fille d'André Lourdais et de Renée Roussel.
Marie Lourdais n’était pas originaire du pays.
Elle venait de Domalain, une petite paroisse du pays de Vitré (Bretagne), et s’était retrouvée dans le bourg de La Gaubretière où elle tenait une épicerie.
Durant la révolution, profondément religieuse et monarchiste, elle gagna la Vendée afin de secourir les prêtres réfractaires et devint très vite une espionne aux services de Sapinaud et de Charette de La Contrie.
Pour accomplir sa mission, elle troque son costume poitevin, un peu lourd, contre la robe accorte et la coiffe coquette des femmes nantaises.
La messagère des chefs vendéens, passait ainsi les postes républicains sans éveiller les soupçons, grâce à sa mine paysanne et au ballot de mercerie qu'elle portait dans sa hotte.
Nul ne prêtait attention à cette pauvre femme ployant sous le poids de son lourd baluchon, pas même les Bleus qui la croisaient au détour des chemins sans se douter un seul instant qu’ils laissaient filer la messagère de Charette et de Sapinaud.
Le général Charette, connaissait son audace et son intrépidité, il jugea au premier coup d'œil celle qu'il appela dès lors, à la grande joie de l'humble femme, "Ma Bretonne !".
Il l'attacha au service de l'armée et lui confia les missions les plus graves, celles où il faut autant d'adresse et de sang-froid que de courage et de résistance.
Il l'envoyait d'un corps d'armée à l'autre, d'une extrémité à l'autre de la Vendée, de Montaigu à Fontenay, de Cholet à Luçon, de Belleville à Noirmoutier.

Elle parcourait parfois quinze lieues (+/- 72 km) en un jour avec des lettres, cachées dans la doublure de sa coiffe, qui valaient pour elle, en cas qu'on les découvrît, un arrêt de mort.
Il la chargea même d'y porter une lettre au généralissime d'Elbée.
Puis elle rapporta de la même façon la réponse du généralissime à Charette.
Elle chemina sans répit, tantôt à travers les pâtures à demi-submergées du Marais, tantôt parmi les forêts de Grand'Lande ou de Machecoul, ou bien dans les chemins encaissés et les taillis presque impénétrables du Bocage.
Après les combats, elle pansait les blessés, leur procurait une bonne cache, les fournissait de fruits, de pain, mendiés chez les fermiers bien pensants et n’eut de cesse de porter secours aux prêtres proscrits, s'oubliant elle-même pour secourir les autres.
Après la guerre, Marie Lourdais fut recueillie par Madame de Buor née Marie-Aimée Baudouyn de Lansonnière (1752-1829) en récompense des nombreux services qu’elle lui avait rendus, et avec laquelle elle revint s’établir à La Gaubretière.
Les coccinelles
Peut-être avez-vous aperçu, ici ou là au Grand Parc, deux tuiles type tige de botte assemblées l'une à l'autre, ou encore un petit tronc d'arbre percé de trous dans tous les sens ?
Ce sont des nichoirs à coccinelles !
Nous le savons bien, "On a toujours besoin de plus petits que soi".
Alors les coccinelles au Puy du Fou, les jardiniers les domptent pour s'en faire des complices mangeuses de pucerons qui fragilisent par exemple les rosiers et apportent la maladie.
Les larves de coccinelles se nourrissent de pucerons.
Les larves sont récupérées dans les nichoirs où se réfugient les coccinelles.
Ces larves sont déposées sur les rosiers, et évitent ainsi d'utiliser des insecticides.
La nature animale, avec l'aide des jardiniers du Puy du Fou, fait le reste au fil du temps, et crée un équilibre.
Le piano-forte *
Créé au début du XVIIIe siècle par l'italien Bartolomeo Cristofori (1655-1731), à Florence, sous l'appellation de piano-forte, le piano naît de l'évolution d'un instrument appelé clavicorde (XVe siècle).
Son but était de fabriquer un instrument produisant à volonté des sons puissants ou doux (à la différence du clavecin, dont on ne pouvait modifier le volume sonore).
En 1709, l'invention fut enfin terminée.
Le piano est un instrument de musique polyphonique à cordes frappées par des petits marteaux actionnés par un clavier.
Le premier instrument à corde inventé par l'homme fut peut-être l'arc du chasseur.
Il suffit de pincer la corde en un point pour obtenir un son.

A travers les âges, la corde tendue est restée l'un des principaux moyens d'obtenir un son, que ce soit au moyen d'un plectre (sorte de pince) ou d'un marteau.
Le premier instrument dont on puisse dire qu'il est l'ancêtre du piano est le tympanon, assemblage de lames d'acier que les jongleurs frappaient avec des maillets et qui ressemble un peu à un xylophone.
De nos jours le piano a bien évolué et d’autres types de "pianos" ont vu le jour comme les claviers numériques.
Le piano est devenu un instrument traditionnel avec un répertoire vaste : classique, rock, jass, variété.








































