Les fenêtres à meneau(x) ou à croisée(s) ont leurs origines dans l’architecture médiévale européenne, période durant laquelle l’architecture gothique était en plein essor.
Elles étaient utilisées pour apporter de la lumière naturelle et de l’aération dans les bâtiments et sont devenues un élément architectural distinctif des châteaux, cathédrales et autres édifices de cette époque.
Cette conception élégante crée un motif régulier et symétrique avec des divisions verticales et horizontales, ajoutant une touche de raffinement architectural qui plaît à l’œil.
La partie verticale s’appelle le "meneau ou le montant" et la partie horizontale, la "traverse".
Ces deux éléments se croisent à angle droit et forment une croix latine et l’ensemble constitue la "croisée".
Ces structures créent des compartiments, appelés "lancettes", dont le nombre varie selon la taille de la fenêtre.
Pendant la Renaissance et grâce à leur capacité à apporter de la lumière tout en préservant l’intimité, les fenêtres à meneau ont évolué pour adopter des styles plus ornementés, avec l’ajout de motifs décoratifs et de formes géométriques complexes.
Elles sont devenues un symbole de la richesse et du statut social de l’époque.
Avec l’émergence des fenêtres à battants au XVIIIe siècle (1701-1800), les fenêtres à meneau ont connu un déclin progressif.
Les propriétaires français détruisent leurs meneaux à la suite de l’impôt sur les portes et fenêtres institués en 1798 (supprimé en 1926).
Instaurée le 24 novembre 1798, cette taxe somme les propriétaires de verser un impôt proportionnel au nombre de fenêtres de leur logement, selon une logique imparable : plus on a de fenêtres, plus notre logement est grand, plus on est riche.
Une règle facile pour les percepteurs, qui n’ont qu’à lever la tête et compter le nombre de fenêtres pour réclamer la somme due.
Pas besoin de recenser la surface des logements ou de comptabiliser le nombre de cheminées de chaque logis, une simple énumération des ouvertures depuis la rue suffit à taxer les propriétaires français sans qu’ils puissent contester.
Les portes cochères sont surtaxées et les fenêtres à meneaux comptent pour… quatre ouvertures !
Ce prélèvement, incita les propriétaires à condamner nombre d’ouvertures, en augmentant du coup l’insalubrité des logements, ou à mutiler les fenêtres remarquables, dont les meneaux et les traverses.
En 1926, grâce à la pression des médecins et des hygiénistes, qui recommandaient une approche « d’aération » pour traquer l’air confiné et les odeurs enfermées, l’impôt sera définitivement supprimé.
Les fenêtres à meneau ont connu un regain d’intérêt au XIXe siècle, notamment dans le cadre du mouvement néogothique, où elles ont été réintégrées dans de nombreux bâtiments historiques et nouveaux.
Les fenêtres à meneau occupent une place centrale dans l’architecture des bâtiments historiques et confèrent une élégance et une noblesse intemporelle à ces édifices, témoignant de la maîtrise des techniques de l’époque.
Ces fenêtres offrent une partition visuellement harmonieuse grâce à leurs divisions en petits carreaux et leur présence souligne l’appartenance du bâtiment à un style architectural patrimonial, renforçant ainsi son caractère historique et son prestige.
Le bois a longtemps été le matériau de choix pour les fenêtres à meneau.
Les charpentiers experts pouvaient sculpter et tailler le bois pour créer des motifs complexes et des divisions élégantes, donnant aux fenêtres un aspect raffiné et artisanal.
Dans les bâtiments historiques comme les châteaux et les cathédrales, les fenêtres à meneau étaient souvent taillées directement dans la pierre.
Cette approche offrait une solidité et une durabilité remarquables, tout en permettant des conceptions ornementales complexes.
De nos jours, l’aluminium est de plus en plus utilisé pour les fenêtres à meneau, en particulier dans les constructions modernes.
Grâce à sa robustesse et à sa finesse, l’aluminium permet de créer d'élégants designs épurés, tout en offrant de meilleures performances d’isolation.
Malgré leurs origines historiques, les fenêtres à meneau continuent d’être appréciées dans l’architecture moderne.
Elles apportent une touche élégante et traditionnelle, tout en s’intégrant harmonieusement dans des designs contemporains.
Dans les bâtiments historiques ou les zones classées, l’utilisation de fenêtres à meneau est généralement soumise à des autorisations spécifiques.
Les autorités veillent à préserver l’authenticité architecturale et l’intégrité du patrimoine bâti.
Les fenêtres à meneau représentent un héritage architectural riche et intemporel.
Bien que leur conception puisse sembler complexe, leur attrait esthétique et leur durabilité en font un choix populaire pour les bâtiments historiques et modernes.
Avec les considérations environnementales et réglementaires en constante évolution, les fenêtres à meneau continueront à évoluer pour répondre aux besoins des architectes et des propriétaires.
Les fenêtres à meneau offrent plusieurs avantages :
Esthétique :
Elles apportent une élégance et un raffinement indéniables à l’architecture, ajoutant du caractère et du charme à tout intérieur.
Isolation :
Les compartiments créés par les meneaux permettent de mieux répartir la chaleur à l’intérieur du bâtiment tout en évitant les courants d’air directs.
Sécurité :
Grâce à la solidité de leurs montants, elles offrent une résistance accrue face aux tentatives d’intrusion.
Durabilité :
Les meneaux, souvent en pierre ou en fer, assurent la stabilité et la durabilité des fenêtres.
Ces avantages font des fenêtres à meneau un choix populaire pour ceux qui cherchent à allier fonctionnalité et esthétique dans leur architecture.
Une Grenouille vit un Bœuf Qui lui sembla de belle taille.
Elle qui n'était pas grosse en tout comme un oeuf. Envieuse s'étend, et s'enfle, et se travaille.
Pour égaler l'animal en grosseur, Disant : Regardez bien, ma sœur, est-ce assez ? dites-moi. N'y suis-je point encore ? Nenni M'y voici donc ? Point du tout. M'y voilà ? Vous n'en approchez point. La chétive pécore s'enfla si bien qu'elle creva.
Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages. Tout Bourgeois veut bâtir comme les grands Seigneurs. Tout petit Prince a des Ambassadeurs. Tout Marquis veut avoir des Pages.
La morale de La Grenouille qui se veut faire aussi grosse que le Bœuf dénonce la vanité humaine et l’ambition généralement démesurée que la bourgeoisie et la noblesse avaient à l’époque du fabuliste. Jean de La Fontaine les pointe du doigt dans sa fable et les critique ouvertement. La bourgeoisie et la noblesse veulent toujours plus et ne se contentent pas de ce qu’elles ont déjà. Cette morale peut s’appliquer aujourd’hui aux personnes qui veulent aussi toujours plus que ce qu’elles ont déjà, à l’instar de la grenouille qui veut devenir aussi grosse qu’un bœuf.
Le Palatin, l’une des sept collines de Rome, était le lieu de résidence des empereurs romains.
C’était le cœur du pouvoir impérial, où se dressaient les somptueux palais et temples des Césars.
Ses structures architecturales imposantes, faites de marbre et de pierres précieuses, symbolisaient la grandeur et la puissance de l’Empire romain.
Sur cette colline stratégique, au-dessus du Forum romain, les empereurs gouvernaient leur vaste empire depuis leurs résidences palatiales.
C’était ici que se prenaient les décisions politiques cruciales, que se négociaient les alliances et que se déroulaient les cérémonies impériales.
Mais dans la Rome antique, l’aurige occupait une position centrale dans la société.
Les origines de l’aurige Triumphus sont peu connues, mais on sait qu’il est né au début du Ier siècle après J.-C, et a grandi dans les faubourgs de Rome.
Issu d’une famille modeste, il a montré très tôt un don exceptionnel pour la conduite des chars.
Célèbre aurige du Palatin, il est une figure emblématique où les courses de chars étaient à l’apogée de leur popularité à Rome.
Son talent et sa maîtrise de l’attelage ont fait de lui l’un des plus grands cochers de son temps, admiré par les foules romaines.
Ses prouesses sur les circuits du Cirque Maximus lui ont rapidement valu la reconnaissance du public romain.
Au fil des années, Triumphus s’est forgé une réputation d’excellence et de courage, remportant de nombreuses victoires qui ont fait de lui l’un des "aurigas" les plus respectés de son époque alimentant la passion des foules pour ce sport.
Il a contribué à faire progresser la conception des chars et les techniques de conduite, devenant une référence dans son domaine en collaborant avec les plus grandes écuries, tirant parti de leurs ressources pour améliorer ses performances.
Ses talents de négociateur lui ont permis de s’assurer de meilleures conditions de travail et de rémunération.
Sa fidélité envers certains propriétaires a renforcé leurs relations et lui a valu de nombreux privilèges.
Cependant ses ambitions personnelles ont pu entrer en conflit avec les objectifs de ses employeurs.
Son rôle dépassait la simple compétition sportive, car il était également un ambassadeur de la gloire de Rome et de la puissance impériale.
Triumphus était fin connaisseur de vins et de cuisine, profitant de sa renommée pour fréquenter les meilleurs établissements.
En parallèle de sa carrière d’aurige, il s’intéressait à la littérature et à la philosophie, cultivant son esprit.
Sa notoriété lui a permis de fréquenter les plus belles femmes de Rome, entretenant une vie sentimentale passionnée.
Les "aurigas" les plus talentueux comme Triumphus devenaient de véritables stars populaires, adulés par les foules qui se rassemblaient pour assister aux spectacles.
Au-delà de leur virtuosité à la conduite des chars, les "aurigas" jouaient également un rôle rituel et symbolique important.
Lors des triomphes militaires, ils guidaient les processions en tête des défilés, célébrant les victoires de l’empire.
Leur présence était ainsi indissociable des fastes et de la grandeur de la cité de Rome, incarnant l’esprit de compétition et de réussite qui animait la capitale impériale.
Les courses de chars menées par Triumphus sur le Palatin attiraient une foule enthousiaste de spectateurs.
Sa conduite expérimentée et ses performances impressionnantes sur la piste captivaient le public romain, qui acclamait avec ferveur ses victoires.
Triumphus était une véritable star du cirque romain.
Sa renommée et sa popularité auprès du public allaient bien au-delà du simple athlète.
Il incarnait l’héroïsme et l’excellence, devenant une figure emblématique de la culture du divertissement à Rome.
Après ses victoires, il était accueilli avec des ovations et des acclamations, comme un véritable héros.
Sa popularité en faisait l’une des personnalités les plus célèbres de l’époque.
Les vainqueurs des courses de chars étaient couronnés de laurier ou de fleurs, symboles de victoire et de prestige dans la Rome antique.
Ces couronnes étaient remises lors de cérémonies officielles, soulignant l’importance des "aurigas" et la fierté qu’ils inspiraient à la population.
Les plus grands vainqueurs avaient le privilège de participer aux triomphes, ces fastueux défilés organisés pour commémorer les victoires militaires de l’Empire.
Montés sur leurs chars, ils étaient acclamés par la foule, témoignage de leur renommée et de leur statut de héros populaires.
L’héritage de Triumphus, le célèbre aurige du Palatin, s’est profondément ancré dans la culture populaire romaine.
Ses prouesses légendaires sur la piste de course ont inspiré de nombreuses œuvres d’art, récits et traditions qui se sont transmis à travers les générations.
Des représentations de Triumphus figurent sur des mosaïques, fresques et sculptures, immortalisant son image d’athlète hors pair.
Des contes et légendes narrant ses exploits les plus spectaculaires ont également été popularisés, devenant des récits emblématiques de la Rome antique.
Encore aujourd’hui, l’héritage de Triumphus se perpétue à travers des représentations dans la culture populaire moderne, que ce soit dans des œuvres littéraires, cinématographiques ou même dans des jeux vidéo.
Son image d’athlète légendaire continue d’inspirer et de fasciner le public, faisant de lui une figure emblématique et intemporelle de la Rome antique.
La Renaissance est une période historique extraordinaire en Europe occidentale qui s’étend du 14e au 17e siècle, marquée par de grands changements culturels, sociaux, économiques et intellectuels qui a vu l’émergence de nouvelles idées, de nouvelles découvertes et de nouvelles formes artistiques révolutionnaires.
Le terme "Renaissance" fait référence à un mouvement de redécouverte et de valorisation des idées et des réalisations de l’Antiquité gréco-romaine.
La Renaissance a principalement pris ses racines en Italie, dans des villes comme Florence, Venise et Rome.
Ces centres urbains ont connu un essor économique, intellectuel et artistique sans précédent, favorisé par l’émergence d’une classe marchande et de mécènes influents.
Les nobles et les souverains ont joué un rôle essentiel en tant que mécènes, en finançant et en soutenant les artistes, les penseurs et les savants.
Ce financement permettait de faire fleurir les arts et les sciences dans des domaines tels que la peinture, la sculpture, l’architecture et la littérature.
Les familles bourgeoises aisées, comme les Médicis à Florence, devenaient également des mécènes importants en commandant des œuvres d’art, accueillant des artistes dans leurs demeures et contribuant ainsi à la diffusion du mouvement humaniste et de la Renaissance.
En échange de leur soutien financier, les mécènes obtenaient une forme de reconnaissance sociale, une influence politique et une association à la renommée des artistes qu’ils protégeaient.
Cela permettait également de démontrer leur richesse et leur raffinement culturel.
Sans oublier que ces artistes ont ainsi pu s’épanouir et exprimer leur talent de manière sans précédent, produisant des chefs-d’œuvre qui ont façonné la culture occidentale pour les siècles à venir.
Cependant, les ondes de choc de la Renaissance se sont ensuite propagées dans toute l’Europe, touchant des régions comme les Flandres, la France, l’Allemagne et l’Angleterre.
Cette diffusion géographique s’explique par les échanges commerciaux, les voyages des artistes et savants, ainsi que la circulation des idées humanistes.
Peu à peu, la Renaissance a façonné un nouvel esprit, des valeurs et des pratiques qui ont transformé en profondeur la culture européenne.
L’époque de la Renaissance a vu d’importantes avancées en astronomie, notamment avec les travaux de Copernic Nicolas (1473-1543) qui ont remis en cause le modèle géocentrique traditionnel pour proposer un modèle héliocentrique du Système solaire.
Cette nouvelle perspective a ouvert la voie à des découvertes majeures sur la structure de l’univers.
La Renaissance a également été marquée par des progrès considérables dans le domaine des mathématiques, avec des avancées significatives en algèbre, en géométrie et dans le calcul.
Des mathématiciens comme Tartaglia Niccolo (1499-1557), Cardan Jérôme (1501-1576) et Viète François (1540-1603) ont notamment contribué à l’essor de ces disciplines.
Sur le plan technique, la Renaissance a vu l’émergence de nombreuses innovations en ingénierie, avec le développement de machines et d’outils de plus en plus sophistiqués.
Des figures comme Léonard de Vinci (1452-1519) ont largement contribué à ces progrès, en concevant des inventions révolutionnaires pour leur époque.
L’invention de l’imprimerie par Gutenberg Johannes (vers 1400-1468) dans la première moitié du XVe siècle (vers 1450) a grandement facilité la diffusion des connaissances et des idées, favorisant ainsi l’essor des sciences et des techniques pendant la Renaissance.
La production de livres à grande échelle, avec des coûts réduits et une diffusion beaucoup plus rapide a notamment facilité la transmission des écrits des grands penseurs de la Renaissance, tels que Léonard de Vinci, Machiavel Nicolas (1469-1527) ou Érasme Didier (Vers 1467-1536), Michel-Ange (1475-1564), Raphaël Sanzio (1483-1520), Dürer Albrecht (1471-1528).
Ces figures emblématiques ont repoussé les frontières de la connaissance et leurs œuvres, souvent révolutionnaires pour leur temps, ont profondément façonné les idées et les aspirations des générations suivantes.
La hausse du nombre de titres imprimés, passant de quelques milliers au Moyen Âge à près de 40 000 au XVIe siècle, témoigne de cette véritable révolution.
Par ailleurs, les découvertes géographiques et l’expansion coloniale par les puissances européennes ont permis l’afflux de métaux précieux et de nouvelles ressources, stimulant l’économie européenne.
Toutefois, ces changements rapides ont également engendré des tensions sociales, des inégalités et des conflits, notamment avec l’Église et l’aristocratie traditionnelle, qui ont dû composer avec l’émergence de cette nouvelle élite bourgeoise.
Mais, l’Église a conservé un rôle prédominant durant la Renaissance, exerçant une influence considérable sur la société, la politique et la culture en maintenant son autorité spirituelle et temporelle, bien que des mouvements de réforme aient émergé pour contester son pouvoir.
Elle a été aussi un mécène majeur des arts, finançant de nombreuses œuvres et commandes artistiques de peintres, sculpteurs et architectes et a permis l’épanouissement de la création artistique et l’émergence de chefs-d’œuvre emblématiques de la Renaissance.
L’Église a gardé un monopole sur l’éducation, contrôlant les universités et les écoles où se formaient les élites, ce qui lui a permis de transmettre sa vision du monde et de perpétuer son influence idéologique et intellectuelle.
En conclusion, la Renaissance a laissé un héritage durable et a été marquée par un engouement pour l’étude et la compréhension du monde.
La curiosité intellectuelle s’est développée, stimulant la soif de connaissances dans de nombreux domaines qui continue d’influencer notre monde moderne.
Ses innovations artistiques, scientifiques et intellectuelles ont pavé la voie à de nombreuses avancées ultérieures.
Son esprit d’ouverture et de curiosité a contribué à façonner les mentalités et les valeurs des sociétés occidentales.
Les ordres de la chevalerie sont des institutions historiques qui ont joué un rôle majeur dans l'histoire médiévale européenne.
Il existe plusieurs ordres de chevalerie, chacun ayant ses propres traditions et ses codes d'honneur.
Parmi les plus célèbres, on peut citer l'Ordre du Temple, également connu sous le nom des Templiers, fondé au XIIe siècle pour protéger les pèlerins en Terre sainte.
Un autre ordre important est l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, aussi appelé les Hospitaliers, qui avait pour mission d'assurer le soin des malades et des blessés.
Chaque ordre de chevalerie avait ses propres règles et rituels, et les chevaliers étaient tenus de respecter un code de conduite strict, basé sur des valeurs telles que la loyauté, la bravoure et la générosité.
Les membres des ordres de chevalerie étaient souvent des nobles ou des guerriers expérimentés, qui consacraient leur vie à la défense de la foi chrétienne et à la protection des plus faibles.
Au fil du temps, de nombreux ordres de chevalerie ont disparu ou ont été réformés, mais leur héritage perdure dans l'imaginaire collectif et continue d'inspirer les valeurs de courage et d'honneur.
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Les tavernes sont des établissements historiques qui ont joué un rôle central dans la vie sociale et culturelle des communautés à travers les siècles.
Berceau de l’hospitalité et du partage, ces lieux emblématiques offrent bien plus qu’un simple refuge et ils incarnent un patrimoine riche en traditions et en saveurs uniques.
Ce mot vient du latin "Taberna" signifiant "magasin, auberge, taverne", à l’origine, "cabane, abri, habitation rustique".
Les origines des tavernes remontent à l’Antiquité grecque et romaine, lorsque ces établissements étaient de simples auberges servant de points de repos et de restauration pour les marchands, les artisans et les voyageurs sur les routes commerciales.
Elles étaient alors de simples auberges offrant gîte et couvert.
Au Moyen âge, les tavernes se sont développées et ont joué un rôle significatif dans l’émancipation des villes pour devenir des lieux de socialisation.
À la Renaissance, les tavernes ont connu une transformation significative, adoptant des décors plus élaborés et proposant une gamme de boissons et de plats plus variée.
À travers les âges, elles ont longtemps été perçues comme des espaces de liberté et d’expression, où les gens pouvaient se réunir, débattre, servant parfois de lieux pour les mouvements politiques et se divertir loin des contraintes de la vie quotidienne.
Cet âge d’or des tavernes a perduré jusqu’au 18ᵉ siècle, période au cours de laquelle elles ont commencé à perdre de leur importance face à l’émergence de nouveaux lieux de socialisation, comme les cafés.
Les tavernes ont évolué pour s’adapter aux changements sociaux, économiques et tout en préservant leur charme historique, elles se sont modernisées pour répondre aux attentes et aux goûts d’une clientèle plus large.
Certaines devenant de véritables hôtelleries tandis que d’autres restaient de simples débits de boissons.
La Révolution française a marqué un tournant avec la fermeture de nombreuses tavernes, mais celles-ci ont connu un regain d’activité au 19ᵉ siècle, notamment grâce à l’industrialisation et à l’essor du tourisme.
Aujourd’hui, les tavernes ont su se réinventer tout en préservant leur patrimoine et leur charme authentique.
Les tavernes traditionnelles se caractérisent par une architecture de style rustique, avec des éléments en bois massif, des poutres apparentes et souvent un foyer central.
Le mobilier des tavernes reflète leur patrimoine, avec des tables en bois massif, des bancs rembourrés et des chaises sculptées.
Les tavernes se distinguent par une atmosphère chaleureuse et conviviale, propice aux échanges et à la détente.
Les clients s’y sentent comme chez eux, dans un environnement agréable et familial.
L’éclairage des tavernes est généralement tamisé, avec des bougies, des lampes à huile ou des chandeliers, créant une ambiance feutrée et intimiste, contribuant ainsi à cette ambiance cocooning.
Fréquemment, une musique traditionnelle, folk ou live, anime les soirées dans les tavernes, ajoutant une touche d’authenticité et de divertissement à l’expérience.
La décoration des tavernes est soignée, mêlant des éléments historiques comme des tapisseries, des armes anciennes, des portraits de personnalités locales, des enseignes peintes à la main ou des trophées de chasse, à des touches plus modernes comme des fleurs fraîches.
Cet aménagement sobre et authentique contribue à l’ambiance unique de ces établissements et ajoute du caractère aux lieux.
Les tavernes sont réputées pour leurs plats réconfortants et réalisés avec des produits frais et de saison parfaitement adaptés à une consommation sur place,
Chaque taverne met à l’honneur les spécialités culinaires de sa région, telles que les saucisses artisanales, ragoûts, potées, cassoulets, tartes, plats mijotés, fromages affinés ou les desserts ancestraux.
Les tavernes sont également connues pour leurs grillades de viande, en particulier le steak frites, un classique de la cuisine populaire.
Les poissons et fruits de mer sont aussi à l’honneur, servis frais et simplement préparés.
Parmi les spécialités maritimes, on peut citer les moules marinières, les bouillabaisses ou encore les plateaux de fruits de mer.
Ces mets typiques et authentiques, dont les recettes sont transmises de génération en génération, font la fierté des établissements et contribue à la qualité gustative de leurs mets.
Les menus des tavernes sont souvent copieux, avec des portions généreuses.
L’objectif est de rassasier les clients et de leur offrir une expérience gastronomique réconfortante.
Les tavernes sont aussi réputées pour leurs sélections de bières artisanales généralement brassées localement et qui jouent un rôle central dans la culture de ces établissements.
Ces boissons offrent une expérience gustative authentique et reflètent la fierté des brasseurs régionaux.
Les tavernes mettent également à l’honneur les vins du terroir, issus de vignobles locaux.
Ces crus reflètent la richesse des appellations régionales et sont souvent servis à la carafe.
Dans certaines régions, les tavernes proposent une sélection de cidres artisanaux, qui apportent une touche fruitée et rafraîchissante à l’expérience.
Ces boissons font partie intégrante du patrimoine local.
Quelques tavernes peuvent de plus proposer une gamme de spiritueux de qualité, tels que des whiskies, des cognacs ou des liqueurs artisanales, pour offrir une expérience de dégustation unique.
Ce rôle en a fait des lieux symboliques de la vie sociale et culturelle.
Certaines arborent même un comptoir en bois patiné par le temps, rappelant l’atmosphère d’antan.
De nos jours, de nombreuses tavernes s’attachent à préserver leur patrimoine historique, architectural et culturel, contribuant ainsi à la sauvegarde de ces lieux emblématiques.
Les tavernes modernes offrent une expérience unique, alliant tradition et innovation, permettant aux clients de redécouvrir une cuisine et une ambiance authentiques.
Bien qu’ayant évolué, les tavernes restent des pôles de vie locale, favorisant les rencontres, les échanges et la transmission des savoir-faire artisanaux.
Grâce à leur charme et leur authenticité, les tavernes sont devenues des attractions touristiques prisées, contribuant à la valorisation du patrimoine culturel local.
Elles offrent aux visiteurs une expérience immersive dans la culture et les traditions locales, tout en préservant l'essence même de ce qui fait leur unicité.
Protégés par les murs de la cité médiévale, les artisans vous ouvrent les portes de leurs ateliers.
Le tonneau est connu en Europe depuis 2000 ans et est une invention gauloise. Il servait essentiellement à stocker des produits liquides (vin, bière, cidre, eau), mais également solides comme les grains, les salaisons et même les clous. Son emploi se généralisa dans l'Empire romain à compter du IIIe siècle. Les Romains l'empruntèrent aux Gaulois pour la conservation et le transport car il était plus résistant que les amphores grecques. D'abord appelé "charpentier de tonneau" , les maitres tonneliers "tonloiers" ou "bariliers" étaient déjà réunis en corporation au IXe siècle.
Vers 1650, ce récipient fut associé à une expérience célèbre : le crève tonneau. Il permit d'écrire le Principe de Pascal. Le bois du tonneau apporte des tannins aux liquides qu'il contient. Cette dernière caractéristique est utilisée pour fabriquer le vinaigre balsamique.
Yvette Horner est une célèbre accordéoniste française, connue pour sa virtuosité et son style unique.
Née en 1922 à Tarbes dans les Hautes-Pyrénées – décédée le 11 juin 2018 à Courbevoie, elle a commencé à jouer de l’accordéon dès l’âge de 6 ans, sous l’influence de son grand-père qui était lui-même un talentueux accordéoniste.
Yvette Horner est considérée comme une véritable légende de l’accordéon en France.
Avec une carrière qui s’étend sur plus de 70 ans, elle a marqué l’histoire de cet instrument emblématique de la musique populaire française.
Yvette Horner se produit pour la première fois en public en 1938.
Son jeu virtuose, son interprétation passionnée et son charisme ont fait d’elle une figure incontournable de la scène musicale française, ouvrant la voie à une carrière internationale.
Son talent a rapidement été remarqué et elle a été invitée à jouer dans des cabarets, des bals et des événements locaux.
Ses performances mémorables, diffusées à la télévision et dans les salles de concert, ont contribué à populariser l’accordéon auprès du grand public et à en faire un symbole de la culture française.
Son jeu virtuose et sa maîtrise de l’accordéon ont ébloui des générations d’auditeurs, qui se souviennent encore de ses concerts grandioses.
Que ce soit à Olympia, au Théâtre des Champs-Élysées ou dans des festivals prestigieux, elle a toujours su captiver son public avec une énergie débordante.
Yvette Horner a développé un style d’accordéon unique, facilement reconnaissable parmi tous les autres, en maîtrisant avec brio les techniques de staccato, de vibrato et de glissando pour donner vie à ses interprétations.
En tant que pionnière de l’accordéon, elle a contribué à faire évoluer cet instrument traditionnel vers de nouveaux genres musicaux, alliant le folklore et la modernité.
Tout au long de sa carrière, elle a collaboré avec de nombreux autres artistes de renom dans le domaine de la musique française, et a notamment enregistré des duos avec des chanteurs populaires comme Charles Aznavour, Edith Piaf (La Vie en Rose), Gilbert Bécaud et Michel Sardou apportant sa touche d’accordéon unique à leurs performances.
Lors d’une tournée en Afrique du Sud, Yvette Horner a eu l’opportunité de rencontrer et de jouer avec la célèbre artiste Joséphine Baker, une expérience marquante pour elle.
Parmi ses disques les plus emblématiques, on peut citer "L’Accordéon d’Or" (1960), "Yvette Horner à l’Olympia" (1965) et "Yvette Horner en Concert" (1980).
Yvette Horner a été récompensée tout au long de sa carrière pour son talent et sa contribution exceptionnelle à la musique française.
Elle a reçu de nombreuses distinctions prestigieuses, particulièrement la "Légion d'honneur", la plus haute décoration civile en France.
En 1960, elle a été nommée "Artiste d’État", un titre honorifique accordé aux artistes français les plus éminents.
De plus, elle a été élue à "l’Académie des Beaux-Arts" en 1977, devenant ainsi la première femme accordéoniste à intégrer cette institution renommée.
Elle sera récipiendaire de la "Médaille d’or du ministère de la Culture" en 1967, "Lauréate du Grand prix de l’Académie Charles Cros" en 1988, Officier des Arts et des Lettres en 1982,
Ses performances ont été saluées à de nombreuses reprises, lui valant des Victoires de la Musique et des Grands Prix du Disque.
Elle a également été honorée par des Palmes académiques en reconnaissance de son influence sur la culture française.
Ses enregistrements couvrant une période s’étendant des années 1950 aux années 2000 et ses tournées ont été des succès populaires, ce qui a contribué à sa reconnaissance internationale en tant qu’ambassadrice de la musique traditionnelle française.
Ses principaux albums sont devenus des classiques de la musique populaire française, célébrant la richesse et la diversité du répertoire de l’accordéon.
Au-delà de sa carrière en solo, Yvette Horner a également joué un rôle de mentor pour les jeunes accordéonistes, transmettant son savoir-faire et son amour de la musique populaire française.
Elle a souvent accueilli de jeunes talents dans son studio pour leur donner des cours et des conseils, les aidants à perfectionner leur technique et à développer leur style personnel.
De plus, Yvette Horner a activement participé à l’organisation de "Masterclasses" et de concours pour accordéonistes débutants et intermédiaires.
Elle a ainsi offert à de nombreux jeunes musiciens l’opportunité de se faire connaître et de gagner en expérience sur scène.
Son engagement pour la transmission de son art a été déterminant pour assurer la pérennité de la tradition de l’accordéon en France.
Au cinéma, Yvette Horner a également laissé sa marque, apparaissant dans plusieurs films français des années 1950 et 1980.
Ses talents d’actrice et de musicienne ont été mis en valeur dans ces productions, contribuant à faire d’elle une figure emblématique de la culture populaire française de cette époque.
Ses apparitions télévisées et cinématographiques ont joué un rôle crucial dans la diffusion de son talent et de son style unique à un public toujours plus large, solidifiant ainsi sa réputation d’icône de l’accordéon en France et au-delà.
Yvette Horner s’est distinguée par ses nombreux engagements sociaux et humanitaires tout au long de sa carrière.
Très sensible aux causes caritatives, elle a activement soutenu des organisations œuvrant pour le bien-être des enfants et des personnes défavorisées.
Elle a notamment été marraine de l’association Rêves, qui réalise les rêves d’enfants gravement malades, et a participé à de nombreuses actions de collecte de fonds pour des hôpitaux et des associations.
De plus, Yvette Horner a souvent joué bénévolement dans des maisons de retraite et des hôpitaux, offrant à ces publics vulnérables des moments de joie et de détente grâce à sa musique.
Son talent et sa générosité ont grandement contribué à améliorer la qualité de vie de nombreuses personnes en difficulté.
Yvette Horner a toujours veillé à préserver une certaine intimité autour de sa vie privée, ne dévoilant que peu d’éléments sur sa sphère personnelle.
Néanmoins, on sait qu’elle a été mariée pendant de nombreuses années à un industriel René Droesch (1915-1986), originaire de Bourg-en-Bresse, avec lequel elle a eu deux enfants.
Très discrète sur sa famille, elle a toujours affirmé que son foyer était un cocon protecteur lui permettant de se ressourcer loin des projecteurs.
Malgré son immense succès, elle a su garder les pieds sur terre et a choisi de mener une existence relativement simple et modeste en dehors de sa carrière.
Passionnée de nature et de jardinage, Yvette Horner appréciait le calme de sa propriété dans les Pyrénées, où elle aimait se ressourcer au contact de la faune et de la flore locale.
C’était pour elle un refuge loin de l’agitation de la scène et des tournées.
Elle y a d’ailleurs vécu ses dernières années, entourée de ses proches.
Même après sa retraite, Yvette HORNER a continué à recevoir de nombreux hommages et distinctions, témoignant de la reconnaissance et de l’admiration de ses pairs et de ses fans pour son œuvre exceptionnelle.
Son legs musical et son influence durable sur la musique française en font une figure incontournable de l’histoire culturelle du pays.
Bienvenue dans cette exploration captivante des origines et de la signification de l’anneau de Jeanne d’Arc, une icône emblématique de l’histoire française.
Plongeons ensemble dans cette fascinante découverte, en examinant les détails de cet objet légendaire et en comprenant son importance dans la vie de la célèbre héroïne nationale.
L’anneau de Jeanne d’Arc est un artefact historique fascinant, qui a acquis une place importante dans la légende entourant la vie de cette célèbre figure française.
Cet anneau, porté par Sainte Jeanne d’Arc elle-même, est devenu un symbole puissant de son courage, de sa piété et de son rôle décisif dans l’histoire de la France.
Jeanne d’Arc, également connue sous le nom de "Pucelle d’Orléans", est une figure emblématique de l’histoire française.
Née en 1412 dans le village de Domrémy, en Lorraine, elle est considérée comme une héroïne nationale française pour son rôle déterminant dans la guerre de Cent Ans opposant la France à l’Angleterre.
Jeune paysanne dotée d’une forte personnalité et d’une grande foi religieuse, elle a affirmé avoir reçu des visions de saint Michel, de sainte Catherine et de sainte Marguerite, et entendu des voix divines lui ordonnant de mener le futur roi Charles VII (1403-1461) à son sacre à Reims en 1429 et de chasser les Anglais du royaume de France.
Selon la légende, l’anneau de Jeanne d’Arc aurait été offert à la Pucelle d’Orléans par le Dauphin Charles VII lors de son sacre à Reims.
Une autre version suggère que l'anneau aurait été offert à Jeanne par ses parents, soulignant son lien avec ses origines modestes.
Cet événement historique revêt une grande importance symbolique, marquant la reconnaissance officielle de Jeanne d’Arc comme envoyée de Dieu pour guider le royaume de France vers la victoire contre les Anglais.
L’anneau, gravé de la mention "Jhesus Maria", était censé protéger Jeanne d’Arc durant ses campagnes militaires.
Après avoir mené plusieurs batailles victorieuses, elle a été capturée en 1430 et jugée pour hérésie, malgré son rejet constant de toute forme d’hérésie et son attachement inébranlable à la foi catholique.
Mais sans le soutien de la couronne française, elle a finalement été condamnée à mort par le tribunal ecclésiastique de Rouen (Sous domination anglaise), dirigé par Pierre Cauchon (1371-1442), évêque de Beauvais et inquisiteur pour le royaume de France et défenseur des intérêts anglais à la fin de la guerre de Cent Ans.
Le 30 mai 1431, à 19 ans, elle sera brûlée vive sur la place du Vieux Marché de Rouen, accusée d’avoir porté un habit d’homme et d’avoir abjuré sous la torture.
Ce jugement, entaché de nombreuses irrégularités et considéré comme une exécution politique, a suscité l’indignation et la consternation dans une large partie de la population française face à l’envahisseur anglais.
Son sacrifice a été perçu comme un martyre, faisant d’elle une figure héroïque et légendaire de l’histoire de France.
Bien que son existence ait été brève, Jeanne d’Arc a laissé une empreinte indélébile dans l’histoire de France, symbolisant le courage, la foi, le patriotisme et représentant la résistance face à l’occupation étrangère et l’attachement au roi légitime.
Elle sera béatifiée et canonisée en 1456 sous le règne de Charles 7 et est depuis lors considérée comme une sainte patronne de la France.
Mais qu’en est-il de ses anneaux ?
Dans les écrits médiévaux sur le procès de Jeanne d’Arc, il est fait mention de deux anneaux.
Un en laiton, portant l’inscription "Jesus Maria", qui finira entre les mains des Bourguignons.
Un autre, en or (ou argent/doré), qui reviendra à Pierre Cauchon, évêque de Beauvais, ordonnateur du procès de Jeanne d’Arc.
Après son martyre sur le bûcher en 1431, le sort de ses anneaux est resté dans l’ombre pendant des siècles.
Les détails exacts de la provenance et de l’histoire de ces anneaux sont encore sujets à débat parmi les historiens et ont donné lieu à de nombreuses versions et interprétations au fil des siècles.
Mais concentrons-nous sur celui qui est en or…
Fait d’or, le bijou est une bague de type chevalière avec une large bande décorée d’inscriptions gravées.
À l’intérieur de l’anneau, on peut lire les mots "Jhesus Maria" en lettres gothiques, une invocation religieuse très caractéristique de l’époque médiévale.
Sur le côté extérieur, des fleurs de lys et des motifs floraux finement ciselés ornent la surface, soulignant le raffinement de l’œuvre.
La taille de l’anneau indique qu’il appartenait à une femme d’origine noble, probablement à la Pucelle d’Orléans elle-même.
Cet anneau, véritable trésor historique, témoigne de l’importance symbolique que revêtait la foi chrétienne pour Jeanne d’Arc, une guerrière guidée par des convictions religieuses profondes.
Selon les récits historiques, il semble que l’anneau ait été récupéré par les Anglais lors de la capture de Jeanne d’Arc et qu’ils l’ont gardé comme un trophée de guerre après leur victoire.
Dans la littérature, on retrouve d’autres témoignages concernant le sort de l’anneau comme :
Qu’il aurait été offert à l’Église catholique en guise de compensation pour la condamnation injuste de la Pucelle d’Orléans.
Qu’il aurait été retrouvé sur le champ de bataille après la capture de Jeanne d’Arc en 1430 et qu’il a ensuite été conservé comme une relique précieuse.
D’autres affirment qu’il a été remis à la famille de Jeanne d’Arc après son exécution.
Quelques récits évoquent même la possibilité que l’anneau ait été dissimulé par les sympathisants de Jeanne pour le préserver des mains de ses ennemis.
Une autre tradition raconte que Jeanne d’Arc aurait donné cet anneau à un soldat de confiance avant sa capture par les Bourguignons en 1430 et que l’anneau aurait été transmis de génération en génération, jusqu’à ce qu’il soit redécouvert des siècles plus tard au Puy du Fou.
Une autre source mentionne que lors de son procès en 1431 Jeanne décrit deux anneaux qui lui auraient été confisqués par ses geôliers.
Ce qui est certain, c’est que pendant des années, l’anneau de Jeanne d’Arc a suivi un parcours tumultueux sombrant dans l’oubli, et que sa trace s’est perdue dans les méandres de l’histoire.
Posséder cet anneau signifiait donc s’approprier une partie du patrimoine mémoriel de la Pucelle d’Orléans.
Ce n’est que bien plus tard, au 19ème siècle, que des indices sur son existence refont surface et alimentent les spéculations sur son éventuelle préservation.
Après sa capture et son exécution en 1431, de nombreux objets ayant appartenu à la Pucelle d’Orléans ont été dispersés et ont subi un sort incertain pendant des siècles.
Ce n’est qu’en 1867 qu’un événement fortuit a permis de redécouvrir cet anneau, qui était resté caché pendant plus de quatre cents ans.
C’est lors de travaux de rénovation dans la cathédrale de Rouen, en Normandie, que les ouvriers ont fait cette découverte étonnante.
En fouillant dans les fondations de l’édifice, ils sont tombés par hasard sur un coffre en bois contenant l’anneau de Jeanne d’Arc, ainsi que d’autres objets ayant appartenu à la sainte guerrière.
Son apparition fortuite aurait permis de retracer certains éléments de son histoire mouvementée, de sa confiscation par les Anglais lors de la condamnation de la jeune femme à son enfouissement dans le sol normand pendant des décennies.
Cette découverte inattendue aurait même suscité un regain d’intérêt du public pour la figure légendaire de Jeanne d’Arc et son incroyable destinée.
Cet artefact précieux est devenu l’objet d’un véritable "pèlerinage" pour les admirateurs de la célèbre héroïne française.
Mais depuis sa redécouverte, l’anneau a encore traversé les mains de plusieurs propriétaires successifs, témoignant de son importance historique et de son attrait pour les collectionneurs et les institutions.
Valeur inestimable de ce trésor historique, les différents propriétaires ont contribué à préserver et à protéger l’intégrité de l’anneau, le considérant comme un symbole sacré de l’héritage de Jeanne d’Arc.
Néanmoins, la réapparition de cet emblème symbolique de la sainte reste entourée de mystères et soulève de nombreuses interrogations sur son authentification et sa véritable provenance.
Plusieurs experts de renom ont examiné minutieusement chaque aspect de cette relique afin d’en établir la véracité.
L’authenticité de l’anneau de Jeanne d’Arc conservé au Puy du Fou a fait l’objet de nombreuses discussions et d’analyses scientifiques approfondies (de sa composition chimique à sa structure microscopique).
L’analyse poussée du métal et des matériaux utilisés a permis de confirmer que cet anneau a bien été fabriqué entre 1430 et 1530, soit l’époque où Jeanne d’Arc a vécu et ces examens ont révélé qu’il a bien été forgé à l’époque médiévale, avec des techniques de fabrication caractéristiques de cette période.
Des tests de datation par le carbone 14 ont également été réalisés sur l’anneau, corroborant les conclusions tirées des différents examens techniques.
Ces résultats détaillés permettent aujourd’hui d’affirmer avec un très haut degré de certitude que cet anneau a bien appartenu à la Pucelle d’Orléans.
Aujourd’hui, il est présenté au public dans un lieu prestigieux qu’est le château du Puy du Fou, permettant à chacun de se plonger dans l’univers médiéval de cette figure emblématique de l’histoire de France.
Le Puy du Fou, parc à thème historique reconnu pour ses spectacles grandioses, a entrepris un processus d’acquisition complexe et minutieux afin d’obtenir l’anneau de Jeanne d’Arc, une relique d’une immense valeur historique et symbolique.
Cette démarche a nécessité de nombreuses négociations et un important travail de recherche et de vérification de l’authenticité de l’objet.
Tout d’abord, les équipes du Puy du Fou ont dû localiser et identifier avec précision le propriétaire légitime de l’anneau, afin de s’assurer que l’acquisition se fasse dans le respect total de la loi.
Cela a impliqué de retracer l’historique complet de la relique, depuis son appartenance à Jeanne d’Arc jusqu’à son détenteur actuel.
Un travail de documentation minutieux a été mené pour prouver l'authenticité de l'objet et s'assurer qu'il n'avait pas été volé ou acquis de manière illégale.
Une fois le propriétaire identifié, le Puy du Fou a entamé des négociations approfondies afin d'acquérir l'anneau à un prix juste et raisonnable.
Ces discussions ont nécessité de nombreuses rencontres et échanges entre les deux parties, animées par la volonté de trouver un accord mutuellement bénéfique.
Le Puy du Fou a dû mobiliser des ressources financières importantes pour concrétiser cette acquisition (377.000 €).
Finalement, une fois l'accord conclu lors d'une vente aux enchères à Londres en février 2016, le transfert de propriété de l'anneau a été réalisé dans le respect de toutes les formalités juridiques et administratives requises.
Le Puy du Fou a alors pu accueillir cette relique emblématique dans ses collections, marquant ainsi une étape historique pour le parc.
La mise en scène de l'anneau a été conçue avec soin par les équipes du Puy du Fou, afin de créer une expérience de visite immersive et captivante pour les visiteurs.
La vitrine est disposée dans un espace recueilli, avec une lumière tamisée et des éléments de décor évoquant l'époque médiévale, plongeant le public dans l'atmosphère historique.
Cela inclut notamment le contrôle strict des conditions environnementales (température, hygrométrie, luminosité, etc.), la mise en place de systèmes de sécurité avancés et l’adoption de techniques de restauration innovantes.
Des analyses régulières permettent également de suivre l’état de l’anneau et d’anticiper tout éventuel besoin de traitement spécifique.
Tous ces efforts visent à garantir que cet emblème de l’histoire de France puisse être admiré et étudié par les générations futures, au sein du Puy du Fou.
Des panneaux interactifs permettent également d’en apprendre davantage sur les circonstances de la découverte de l’anneau et son acquisition par le parc.
Cette exposition de l’anneau de Jeanne d’Arc constitue un véritable temps fort de la visite au Puy du Fou, offrant aux visiteurs l’opportunité unique de contempler un artefact d’une importance historique exceptionnelle.
L’anneau de Jeanne d’Arc est considéré comme un trésor national français, un lien précieux avec le passé héroïque de cette figure emblématique de l’histoire du pays illustrant les luttes et les sacrifices de cette jeune femme pour défendre l’indépendance de la France.
En tant qu’héritage historique, il est essentiel de s’assurer que cet artefact reste soigneusement préservé pour les générations futures.
Bien que son authenticité ait été remise en question à plusieurs reprises, cet anneau reste aussi un objet de dévotion et de fascination pour de nombreux Français.
Certains y voient un symbole de son engagement religieux, tandis que d’autres pensent qu’il pouvait représenter son mariage spirituel avec le Christ.
Ces diverses interprétations reflètent la fascination durable que suscite cet objet légendaire.
Le 10 décembre 1787, l'expédition de La Pérouse atteignit les côtes de Tutuila, et l'île des Samoa.
L'équipage français, après un long voyage difficile, fut accueilli par les Samoans, dont les coutumes étaient inconnues des Européens.
La Pérouse, conscient de l'importance diplomatique, donna des instructions strictes à ses hommes pour se comporter avec courtoisie et respect.
La première rencontre fut marquée par la curiosité mutuelle.
Les Samoans, réputés pour leur hospitalité, offrirent aux Français des fruits, des légumes et du poisson.
Les Français présentèrent des cadeaux : outils, vêtements, bijoux, suscitant l'émerveillement des insulaires.
Les Premiers Échanges
Les Samoans invitèrent les Français à découvrir leurs villages, à assister à leurs cérémonies, offrant une immersion culturelle précieuse pour les Français.
Des échanges commerciaux s'établirent rapidement.
Les Samoans proposaient des fruits exotiques, du poisson séché, des coquillages rares et des tissus.
Les Français offraient des outils en métal, des vêtements, des miroirs, des perles de verre, et même quelques armes à feu, bien que La Pérouse ait été prudent quant à leur distribution.
Ces échanges commerciaux, bien que rudimentaires, semblaient bénéfiques pour les deux parties, créant une atmosphère de confiance et de coopération mutuelle.
La Détérioration des Relations
Les Français, imprégnés de la mentalité coloniale de l'époque, avaient tendance à considérer leur culture et leur technologie comme supérieures.
Cette attitude se manifestait souvent par un comportement condescendant envers les Samoans.
Les marins français, habitués à leur propre hiérarchie sociale et à leurs codes de conduite, avaient du mal à comprendre et à respecter les subtilités de la culture samoane.
Des gestes ou des paroles, anodins pour les Français, pouvaient être perçus comme offensants par les Samoans.
L'Incident Déclencheur
Les détails de l'incident déclencheur sont flous et controversés.
Les sources historiques divergentes rendent difficile la reconstruction précise de l'événement.
Une version des faits raconte qu'un groupe de marins français, probablement sous l'influence de l'alcool, aurait tenté de s'approprier des biens appartenant à des Samoans.
Une autre version suggère qu'un marin français aurait été tué par un Samoan, peut-être à la suite d'un différend personnel ou d'un malentendu culturel.
Le Déclenchement de la Violence
La réaction des Français à l'incident initial fut d'une brutalité excessive et disproportionnée. Pris de panique et de colère, les marins français ouvrirent le feu sur les Samoans.
Ce qui avait commencé comme une altercation localisée se transforma rapidement en un massacre généralisé.
Les Français, armés de fusils et de canons, avaient un avantage technologique considérable sur les Samoans.
La violence ne se limita pas aux affrontements directs.
Les Français se livrèrent à des actes de destruction gratuite.
Ils pillèrent les villages samoans, incendiant les habitations traditionnelles et détruisant les récoltes.
Le Bilan du Massacre
Le nombre de victimes est difficile à établir, mais il est estimé à plusieurs centaines de Samoans, tués par les tirs, les blessures ou la famine.
Les pertes françaises sont bien plus faibles, avec une vingtaine d'hommes tués lors des affrontements.
Parmi les victimes figuraient des officiers, des marins et des scientifiques de l'expédition.
La disparité des pertes reflète l'inégalité des forces en présence.
La Réaction de La Pérouse
La Pérouse horrifié par le massacre, condamne fermement la violence excessive de ses hommes.
Il voit l'incident comme un échec de la mission de l'expédition, qui visait à établir des relations pacifiques.
La Pérouse cherche à atténuer les dommages en offrant des biens et des ressources aux Samoans.
Il essaie aussi de dialoguer avec les chefs survivants pour apaiser les tensions et tente d'obtenir le retour des corps de ses hommes, mais ses efforts ont été vains..
Les efforts de La Pérouse ne suffisent pas à effacer la tragédie.
Il est contraint de quitter Tutuila immédiatement, laissant derrière eux les corps de leurs compagnons.
Le massacre de Tutuila a laissé des cicatrices profondes sur les relations entre les Français et les Samoans.
La Pérouse a tiré de précieuses leçons du massacre de Tutuila.
Il a compris l'importance d'une communication claire et respectueuse avec les peuples indigènes, et la nécessité de comprendre leurs cultures et leurs traditions.
Il a également compris l'importance d'éviter les conflits et les affrontements inutiles.
Les Conséquences pour l'Expédition
La nouvelle du massacre se répandit rapidement dans les îles du Pacifique, précédant souvent l'arrivée de l'expédition.
En réaction, les Français furent accueillis avec méfiance, voire avec une hostilité ouverte, dans de nombreuses régions qu'ils visitèrent par la suite.
Au sein même de l'équipage français, le massacre eut un impact psychologique significatif.
La culpabilité, la honte et la peur d'autres incidents violents pesaient lourdement sur le moral des hommes.
La confiance entre les officiers et les marins fut ébranlée, certains remettants en question les décisions de leurs supérieurs qui avaient conduit à cette tragédie.
Sur le plan diplomatique, le massacre de Tutuila compromit sérieusement la réputation de la France dans le Pacifique.
Il sapait les efforts de La Pérouse pour présenter son pays comme une nation éclairée, intéressée par la découverte pacifique et l'échange culturel.
L'Héritage du Massacre de Tutuila
Pour les Samoans, cet événement est devenu un symbole puissant de la brutalité coloniale et de la résistance indigène.
Il est commémoré dans les traditions orales, les chants et les récits transmis de génération en génération, servant de rappel des injustices historiques subies par leur peuple.
Du côté français, le massacre de Tutuila est souvent perçu comme une tache sombre sur l'histoire de l'exploration maritime.
Cet épisode a contribué à une réévaluation critique du passé colonial de la France, alimentant des débats sur la responsabilité historique et la nécessité de reconnaître les atrocités commises au nom de l'expansion coloniale.
Le massacre de Tutuila continue d'être un sujet de réflexion et de commémoration.
Il sert de point de départ pour des discussions sur la réconciliation, la justice historique et la manière dont les nations modernes devraient aborder et réparer les torts du passé colonial.
La bataille de Tolbiac, qui oppose les Francs de Clovis aux Alamans en 496, est un événement décisif dans le processus de conversion du roi.
Selon Grégoire de Tours, principal chroniqueur de cette époque, l'armée franque est en difficulté face à la puissance des Alamans.
Dans un moment critique, Clovis, désespéré, invoque le dieu de Clotilde, Jésus-Christ, et fait le vœu de se convertir au christianisme en échange de la victoire.
Il promet de renoncer à ses dieux païens et de se faire baptiser si son armée triomphe.
La victoire franque, éclatante et inattendue, est attribuée à l'intervention divine.
Bien que le récit de Grégoire de Tours soit empreint de merveilleux et de symbolisme religieux, il témoigne de l'importance accordée à la bataille de Tolbiac dans la conversion de Clovis.
Cet événement est perçu comme un signe divin, une preuve de la puissance du dieu chrétien et de la nécessité pour Clovis de tenir sa promesse.
La Bataille de Tolbiac
En 496 après J.-C., sur un champ de bataille près de l'actuelle ville de Zülpich en Allemagne, s'est déroulé un affrontement qui allait changer le cours de l'histoire européenne.
La bataille de Tolbiac, opposant les Francs de Clovis aux redoutables Alamans, constitue l'un des événements fondateurs de la France.
Cette confrontation militaire, au-delà de son importance stratégique, marque un tournant religieux et politique majeur avec la promesse de conversion de Clovis au christianisme.
Nous explorerons les circonstances, le déroulement et les conséquences profondes de cette bataille légendaire qui a forgé l'avenir de la dynastie mérovingienne et posé les fondements de la France chrétienne.
Le contexte historique et géopolitique en 496
À la fin du Ve siècle, l'Europe occidentale se recompose sur les ruines de l'Empire romain.
Les différents peuples germaniques s'établissent et se disputent les territoires de l'ancien empire.
Les Francs, sous la direction de Clovis, cherchent à étendre leur influence face à d'autres puissances comme les Wisigoths au sud et les Alamans à l'est du Rhin.
Clovis et les Francs face aux Alamans
Les Francs de Clovis
Peuple germanique solidement établi en Gaule du nord, les Francs bénéficient d'une armée disciplinée d'environ 6 000 guerriers.
Leur force principale réside dans l'infanterie équipée de la francisque (hache de jet) et du scramasaxe (long couteau). L'élite combattante, regroupée autour de Clovis, est composée de cavaliers.
Le roi franc, alors âgé d'approximativement 30 ans, s'est déjà illustré lors de plusieurs campagnes militaires.
Son ambition d'unifier les territoires gaulois le pousse à affronter les Alamans qui menacent ses frontières orientales.
Les Alamans
Confédération de tribus germaniques établies entre le Rhin, le Main et le Danube, les Alamans disposent d'une redoutable réputation guerrière.
Leur armée compte approximativement 8 000 combattants, principalement des fantassins armés de lances, de javelots et de boucliers.
Les Alamans convoitent les riches territoires à l'ouest du Rhin et multiplient les incursions en territoire franc.
Leur organisation tribale, bien que moins centralisée que celle des Francs, est compensée par une bravoure légendaire et une parfaite connaissance du terrain.
Le déroulement de la bataille
Les deux armées se font face sur un terrain relativement plat près de Tolbiac (actuelle Zülpich).
Les Francs adoptent leur formation traditionnelle en coin, tandis que les Alamans se déploient en ligne pour maximiser leur avantage numérique.
Les Alamans lancent une charge frontale massive, cherchant à submerger rapidement les lignes franques.
Leur férocité initiale crée une situation critique pour les troupes de Clovis qui commencent à céder du terrain.
Clovis tente de stabiliser le front en engageant sa garde personnelle, mais l'avantage reste aux Alamans qui parviennent à enfoncer l'aile gauche franque.
La situation devient désespérée pour les Francs qui risquent l'encerclement.
Face à l'imminence de la défaite, Clovis invoque le dieu de Clotilde.
Ce moment crucial redonne courage aux Francs qui parviennent à reprendre l'initiative et à repousser progressivement les assaillants alamans.
Le moment crucial : La prière de Clovis
"Jésus-Christ, toi que Clotilde affirme être le Fils du Dieu vivant, toi qui donnes secours à ceux qui sont en danger et victoire à ceux qui espèrent en toi, j'implore ton aide.
Si tu m'accordes la victoire sur mes ennemis, je croirai en toi et me ferai baptiser en ton nom."
Selon les chroniques de Grégoire de Tours, alors que les troupes franques faiblissent et que la défaite semble inévitable, Clovis élève les yeux au ciel et prononce cette prière désespérée.
Ce moment représente un tournant psychologique pour le roi franc, jusqu'alors fidèle aux divinités païennes germaniques.
L'historiographie chrétienne ultérieure a particulièrement mis en valeur cet épisode, le comparant à la conversion de Constantin avant la bataille du pont Milvius.
La prière de Clovis illustre la tension religieuse de cette époque charnière, où le christianisme commence à s'imposer parmi les élites barbares au détriment des cultes traditionnels germaniques.
Qu'il s'agisse d'une réelle expérience spirituelle ou d'un calcul politique, ce moment marque une rupture fondamentale dans l'histoire des Francs et, par extension, dans celle de la future France.
L'issue de la bataille et ses conséquences immédiates
La victoire des Francs à Tolbiac, bien que difficilement acquise, fut décisive.
Les Alamans, après avoir subi de lourdes pertes, durent battre en retraite vers l'est.
Une partie de leur territoire fut annexée au royaume franc, étendant significativement l'influence de Clovis jusqu'au Rhin supérieur.
Sur le plan politique, cette victoire renforça considérablement le prestige de Clovis parmi les différentes tribus franques, facilitant l'unification sous son autorité.
Les survivants alamans furent contraints de reconnaître la suzeraineté franque, bien que certaines tribus préfèrent se placer sous la protection de Théodoric le Grand, roi des Ostrogoths.
L'impact religieux
Conformément au vœu fait sur le champ de bataille, Clovis entame sa conversion au christianisme.
Cette décision personnelle s'inscrit également dans une stratégie politique visant à se rapprocher de l'aristocratie gallo-romaine et de l'Église.
Saint Rémi, évêque de Reims, prend en charge l'éducation religieuse du roi franc.
Cette période de catéchuménat permet à Clovis de s'initier aux dogmes chrétiens tout en préparant son entourage à ce changement majeur.
Le jour de Noël 496 (ou 498/499 selon certains historiens), Clovis est baptisé à Reims avec 3000 de ses guerriers.
L'événement est célébré avec une grande pompe, marquant l'alliance officielle entre la monarchie franque et l'Église catholique.
Suite à la conversion royale, le christianisme se répand progressivement parmi l'élite franque, puis dans l'ensemble de la population.
Les temples païens sont convertis en églises et une nouvelle organisation ecclésiastique se met en place.
La conversion de Clovis au catholicisme (et non à l'arianisme comme la plupart des rois germaniques) lui permet de s'ériger en protecteur de l'orthodoxie et de justifier ses futures conquêtes contre les royaumes ariens comme celui des Wisigoths.
L'héritage de la bataille de Tolbiac dans l'histoire de France
La bataille de Tolbiac et la conversion subséquente de Clovis constituent un mythe fondateur de la nation française.
Durant des siècles, cet événement a été célébré comme le baptême de la France, la "fille aînée de l'Église".
L'historiographie médiévale et moderne a souvent idéalisé cet épisode, y voyant la naissance spirituelle du royaume.
Aujourd'hui, les historiens adoptent une approche plus nuancée, soulignant les motivations politiques de Clovis et l'aspect progressif de la christianisation.
Néanmoins, l'importance de Tolbiac demeure indéniable dans la construction de l'identité française et dans l'évolution des relations entre pouvoir temporel et spirituel en Europe occidentale.
En l'An Mil, les moines de Noirmoutier fuient les envahisseurs vikings pour sauvegarder la fameuse "chasse" d'or de leur saint fondateur.
Au pied de la motte féodale, un hameau aux toits de chaume s'apprête à célébrer le mariage d'Aldéric et Cybèle.
Mais la fête commence à peine lorsque les effrayants guerriers Vikings débarquent avec leurs drakkars pour piller le village.
Au pied de la tour de guet, le combat fait rage dans un déluge d'effets spéciaux.
Une histoire authentique qui prend l'allure d'un véritable "mystère" médiéval ponctué d'effets d'enlèvements… et d'apparitions parmi lesquelles celle d'un monumental drakkar viking surgissant du fond des eaux.
Tremblez face à l'attaque des terribles guerriers du nord !
Les champs de tulipes offrent au printemps un spectacle exceptionnel. La tulipe commence à pousser (de mars à mai) alors que les perce-neige, les crocus et les scilles terminent leur floraison et est le signe que le printemps est vraiment arrivé. Symbole coloré et champêtre de la Hollande, la tulipe entretient une histoire vieille de quatre siècles avec le pays des moulins. À l’origine, c'est une fleur sauvage poussant spontanément au pied de la chaîne de l’Himalaya et en Iran, Afghanistan, Kazakhstan. La tulipe arriva en Turquie, car la contrée étant sous la domination du vaste Empire ottoman conquis par le Turc Soliman le Magnifique (1494-1566), les précieuses fleurs arrivèrent à Constantinople comme tributs des provinces soumises. Les sultans eurent tôt fait d’en orner leur tenue et piquèrent une tulipe dans leur turban.
C’est ainsi que Ogier Ghislain de Brusbecq (1520-1591), ambassadeur à la cour de Soliman le Magnifique, la baptise tulipan en référence à un mot turc qui désigne un turban. Sa beauté et sa délicatesse faisaient d’elle une plante très recherchée. Ses bulbes étaient un des cadeaux qui étaient donnés lors des grandes occasions. Il n’était pas rare, avant le XVIe siècle, que ses bulbes soient offerts en guise d’appréciation envers les marchands occidentaux. Les jardins du palais du riche sultan Soliman le Magnifique étaient remplis de superbes tulipes. À cette époque, une vie humaine valait moins qu’une tulipe. Le sultan Soliman était donc très considéré et ce puissant personnage n’offrait que très exceptionnellement une tulipe à un invité. Dans les années 1560, Conrad Gesner (1516-1565) réussit à se procurer des bulbes. C’est le botaniste Charles de l’Écluse dit Clusius (1526 -1609) qui importa le premier la tulipe, vers la Hollande, afin de nourrir le Jardin botanique de l’université de Leyde (le premier des Pays-Bas).
Rapidement, la tulipe fascina, notamment grâce à sa forme et ses couleurs chatoyantes. Il prit soin de ces fleurs si spéciales et les étudia comme si sa propre vie en dépendait. Il fut donc extrêmement choqué lorsqu’il découvrit un matin que les bulbes de tulipes avaient été volés de son jardin. Le commerce des bulbes de tulipes venait de commencer aux Pays-Bas ! Très vite, la fleur devient un incontournable dans les jardins princiers d’Europe. Louis XIV (1638-1715) l’adopte ainsi en tant que fleur officielle de la Cour. La mode de la tulipe fait alors l’objet de la création d’une multitude de nouvelles variétés toutes plus belles et rares les unes que les autres.
Au 17e siècle, les bourgeois hollandais dépensent des sommes folles pour acheter les précieux bulbes, ce qui ne manque pas d’attiser la convoitise de quelques commerçants avides de gros profits. Un vent de folie souffle alors sur le commerce de la tulipe. On se met alors à spéculer, à hybrider les différentes souches disponibles pour créer la fameuse tulipe noire (Cette fleur quasi mythique, chère à Alexandre Dumas et Auguste Maquet). Les bulbes deviennent en quelques années une marchandise se négociant à prix d’or. Son appréciation est telle que le prix d’un seul bulbe pouvait s’échanger pour plusieurs milliers de florins, alors qu’un ouvrier spécialisé gagne environ 150 florins par an. Un bulbe pouvait alors valoir plus que le prix d’une maison sur les canaux. On se met à acheter des parts de bulbe d’autant plus facilement qu’on ne règle pas comptant, mais à terme. On s’engage dès l’hiver à acheter en été au moment où il pourra être transplanté, avec l’espoir de le revendre soi-même avec profit. Ainsi, en 1623, le bulbe d’une variété rare affiche 1 000 florins, en 1625, 2 000 et en 1637, 5 500. Sa valeur est telle que certains financiers vont aller jusqu’à se ruiner afin d’en obtenir quelques spécimens.
Un projet discuté à l’automne 1636, mettant un terme à cet étrange commerce des tulipes, et soumis au Parlement l’année suivante, prévoit que les contrats n’incluront plus une obligation d’achat, mais ne seront que des options. Le 6 février 1637, dans les tavernes d’Amsterdam et Harlem, villes opulentes des Provinces-Unies (Pays-Bas actuels), des négociants se retrouvent comme à l’habitude pour acheter et vendre des tulipes. Mais les vendeurs de tulipes ont du mal à trouver acquéreurs pour des oignons de tulipes. Ce fléchissement du marché se faisant sentir, et les cours s’effondrant brusquement, les acheteurs se trouvent dans l’incapacité d’honorer leurs contrats. En 1642, après le krach, le prix de la tulipe n’était plus qu’au dixième de sa valeur et cent ans plus tard à deux centièmes. Certains avaient gagné une véritable fortune, d’autres n’avaient plus entre les mains qu’un morceau de papier sans valeur.
Tout comme la rose rouge, la tulipe rouge est un symbole de passion et d’amour intense. C’est la fleur idéale pour le jour de la Saint-Valentin ou pour faire une grande déclaration d’amour. La tulipe blanche, quant à elle, représente un amour sincère, pur et idéaliste.
Au premier jour de la sortie du film et au vu des critiques, je formulais sur les réseaux sociaux mon sentiment d'incompréhension sur l'acharnement de certaines personnes.
J'ai maintenant décidé de vous les partager sur ce site.
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Les "bonnes" publicités pour "Vaincre ou Mourir" ne font que de mettre au jour la volonté des Vendéens de raconter leur histoire.....
Les critiques de mauvais goûts pour ce film ouvrent la voie vers l'envie pour le commun des mortels de tout horizon de découvrir et d'enfin comprendre cette histoire Vendéenne... et ce, en ouvrant à nouveau une porte vers la reconnaissance pour la souffrance du peuple Vendéens pendant la Révolution française…
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On sait très bien que lorsque le Puy du Fou innove, il y a toujours des critiques déplacées venant de personnes hostiles au Puy du Fou et à la famille De Villiers.....
À toutes ces personnes démunies de capacités intellectuelles à apprécier et comprendre une réalisation portant l'histoire soit en spectacle ou à l'écran, passez votre chemin, le Puy du Fou n'a pas besoin de vous, ni de vos lignes dans vos journaux (poubelles).
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Je viens de lire les commentaires et il est temps de rappeler aussi que l'histoire appartient à notre éducation, nos valeurs et notre devoir de mémoire.
Dire maintenant qu'elle n'appartient qu'aux historiens, c'est une façon de dire que nous sommes et allons vers l'emprise d'un "Mémoricide" et que nous devrions croire aveuglément la réécriture de l'histoire aux profits de celui qui la raconte (On voit bien ce qu'il en est aujourd'hui).
Désormais, on est en droit de critiquer le film du Puy du Fou, sauf qu'il a le courage et la volonté de ne pas mettre aux oubliettes l'histoire de la Vendée pendant la Révolution française.
Certes, ce n'est qu'un épisode de cette époque ayant comme fil conducteur "François Athanase Charette de la Contrie", mais comme dans tout bons "films" historiques, il faut un "personnage" qui a défendu ses convictions, ses actes au profit de la liberté.
Maintenant, j'ouvre une parenthèse, si nous en sommes actuellement à discuter du bien fondé pour présenter l'histoire, je pense que c'est aussi la faute de l'éducation nationale qui, depuis des décennies, retire des programmes scolaires les cours d'histoire, géographie, etc......
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Ceci dit, à chacun son avis sur la perception de l'histoire….
L'artisan "Gypsier- Moulage d'Ornement", travaille avec de la terre de gypse mélangée avec de la poudre de marbre et du blanc de Meudon. Sur le travail de l'artisan, on peut vaporiser des huiles essentielles, mais au 18ᵉ siècle la ménagère plaçait de l'huile de cèdre/romarin et lavande pour faire action d'antimite.
Le gypse, autrefois qualifié de pierre à plâtre ou chaux sulfatée naturelle, permet de fabriquer le plâtre ou de réaliser l'ensemble des gypseries, souvent décoratives. Il entre aussi dans la composition des ciments.
La poudre de marbre broyée en granulométrie fine est une charge minérale recherchée pour ses utilisations en peinture pour donner de la matière aux badigeons et aux enduits, en papeterie pour donner de la densité et de la brillance. Le blanc de Meudon (aussi appelé blanc de Toulouse, blanc de Troyes, blanc de Champagne, marne blanche, blanc de craie) est un blanc à base de craie. Le Blanc de Meudon trouve son origine dans les carrières de craie de Meudon, en région parisienne.
François Arnaud est souffleur de verre à la canne depuis vingt-cinq ans.
À 13 ans, François Arnaud se demande ce qu’il fera comme métier.
À 15 ans, il découvre le travail du verre en fusion.
Et c’est la révélation !
Il deviendra souffleur de verre à la canne, une profession rare.
C’est un souffleur de verre "à l’antique".
Il travaille seul, assis, devant le four et sur ses cuisses comme le pratique les artisans en Mésopotamie, en Egypte…
Pour revenir aux origines de ce travail, il a parcouru de nombreux pays, comme l’Italie, le Canada, l’Afrique du Sud, l’Argentine, la République tchèque, l’Inde ou encore la Syrie, puisant dans les mystères de cette matière magique qu’est le verre pour parfaire son savoir-faire et sa technique.
Il a créé son atelier expérimental "Atelier PiVerre" à La Plaine-sur-Mer non loin de Pornic en 2005 et rejoint dès le mois de juin le petit village d’artisans et de métiers d’art qu’est Sallertaine.
Cet atelier est unique en Europe de la part de son organisation de travail atypique.
Il s’efforce de comprendre et de recréer, avec fidélité, des formes de verrerie de l’Antiquité et autres périodes historiques.
Il ne s’agit pas de copier une forme, mais à partir de cet objet retrouver la succession des gestes qui ont permis la fabrication.
Il réalise des pièces sur la base de dessins ou de photos d'objets antiques, avec une préférence pour la période allant du 1er au 5e siècles, l'âge d'or de la verrerie.
Un véritable travail de recherche menée avec patience et ténacité afin de renouer avec les chaînes opératoires des verriers du passé.
Il y anime aussi des ateliers et des démonstrations.
C’est avec plaisir et beaucoup de pédagogie qu’il partage les secrets et mystères de cette matière magique.
Il développe également une production personnelle plus contemporaine, axée sur le travail de texture et d’effet de matière.
Il utilise pour ses réalisations, une palette de grains et poudres de couleurs façonnées à chaud, avant le soufflage du volume.
Mais en le voyant travailler, vous saurez tout sur le verre et comment on le travaille.
Quelle chance de pouvoir mettre en lumière ce fabuleux métier d’art.
Les œuvres de François sont uniques et magnifiques, ce n’est pas pour rien que cet "artiste-expérimentateur-verrier", comme il se qualifie, peut également se prévaloir d’un titre de "meilleur ouvrier de France" (MOF).
En France, ils ne sont plus que 70 souffleurs de verre.
Depuis 2021, les visiteurs du Puy du Fou passant par le village de "Chasseloup" seront séduits par la fascination du verre en fusion.
L'ombrelle désigne un petit parasol portatif que les femmes portaient à la main jusqu'au début du XXe siècle pour se protéger du soleil et produire de l'ombre sur le visage. L'ombrelle était aussi un accessoire de mode que les femmes portaient en société. L’origine de l’ombrelle est cependant floue. C'est l'Égypte ancienne qui aurait créé l'ombrelle il y a plus de 3 500 ans. Au départ, les ombrelles étaient faites à partir de feuilles, comme celles de l'eucalyptus ou de palmier. Cependant, la Chine reste l’un des pays qui a la plus ancienne tradition d’ombrelles et c’est bien elle qui a inventé les ombrelles en soie et surtout en papier huilé, ancêtres des parapluies, et cela, il y a environ 2 000 ans.
Dès son origine, plus qu’une protection contre le soleil, l’ombrelle était un emblème universel qui servait notamment à manifester son autorité, son rang et son statut royal ou divin. On retrouve cette image dans les sculptures ninivites, dans l’Egypte ancienne, en Perse, dans la très ancienne civilisation chinoise et dans la mythologie hindoue. Toujours le même symbole, une personnalité protégée par une ombrelle portée par un ou plusieurs esclaves. De Grèce, son utilisation s’est répandue jusqu’à Rome. Objet de luxe, ornée de tissu de soie, de broderies majestueuses, parée d’or, l’ombrelle était utilisée uniquement par temps sec.
À la fin du dix-huitième siècle, cet accessoire connaissait une popularité grandissante et figurait souvent dans les gravures de mode qui avaient commencé à faire leur apparition en France. La vogue de l'ombrelle s'est ensuite étendue à l'ensemble du monde occidental. Au dix-neuvième siècle, l'ombrelle constituait un élément important d'une tenue à la mode. Pour une dame de la haute société, il était de mise d'avoir un teint pâle sans avoir recours, si possible, au maquillage, car cela renforçait l'idéal d'oisiveté et de dépendance par rapport à l'époux. En outre, cela lui permettait de se distinguer de la masse bronzée par le soleil qui travaillait en plein air.
La disparition de ce type de protection, et plus particulièrement de l'ombrelle, fut provoquée par la fureur du bronzage qui a commencé à la fin des années 1920. Depuis lors, l'ombrelle n'a jamais retrouvé sa place parmi les accessoires de mode importants. Depuis quelques années cependant, on cherche à nouveau à se protéger du soleil, non pour des raisons de mode, mais plutôt de santé. Mais les moyens pour y parvenir ont changé par des crèmes, des lotions…..
Le mot muse vient de la mythologie grecque. Les dieux grecs Zeus et Mnémosyne avaient neuf filles, nées au pied du mont Olympe, appelées les Muses. Elles servent d'intermédiaires entre les artistes et les dieux avec chacune une spécialité. Elles présidaient tous les arts libéraux. Les arts libéraux étaient des disciplines comme la musique, la tragédie, l’histoire, l’astronomie, que les Grecs opposaient aux activités manuelles.
Parmi les muses, on peut citer : Clio, Muse de l'histoire ou mémoire. Calliope, Muse de l'éloquence et de la poésie héroïque. Melpomène, Muse de la tragédie et du chant. Thalie, Muse de la comédie. Érato, Muse de la poésie lyrique et amoureuse. Terpsichore, Muse de la danse. Polymnie, Muse de la rhétorique et l'éloquence. Uranie, Muse de l'astronomie. Euterpe, la Muse de la musique.
Au passage, le mot musique est de la même famille que "muse". Une muse est une personne qui a une telle influence sur une autre qu’elle devient le centre d’intérêt et l’inspiration du travail créatif de cette personne. Si les muses aimaient un homme, alors les inquiétudes de l’homme disparaissaient instantanément. L’homme aimé des muses était considéré comme plus sacré qu’un saint homme. Les poètes d’autrefois trouvaient que les muses leur porteraient chance dans leurs poèmes, raison pour laquelle ils n’hésitaient pas à invoquer les muses, persuadés qu’elles avaient le pouvoir de les inspirer dans leurs travaux littéraires.
Au fil du temps, cette conviction a disparu. Les muses ne sont désormais plus considérées des déesses ni des êtres ayant une réelle existence. Et les invocations sont devenues de moins en moins fréquentes. Toutefois, la notion de muse permet toujours de faire référence aux questions mystérieuses de l’inspiration ne pouvant pas être expliquées avec précision. Mais, la muse n’est pas toujours un être humain se rapprochant de la figure de la "Fée". Comme l’idée de la muse est née dans un monde spirituel, de nombreux musiciens voient aussi leur muse comme venant d’une dimension différente.
Le mot "muse" est devenu un nom commun au XVIe siècle. Il a alors désigné les belles-lettres et la poésie et aussi l’inspiration de l’écrivain ou du poète. C’est de là que provient l’expression "taquiner la muse", qui signifie "s’essayer à l’écriture poétique", en parlant d’une personne dont ce n’est pas l’occupation principale. Par extension, le mot muse a ensuite désigné la source d’inspiration d’un écrivain, d’un poète ou d’un artiste, qu’il s’agisse d’un sentiment (comme la mélancolie, la haine) ou d’une personne. La muse du Puy du Fou est la fée de l'étang. Elle fait aussi référence à la déesse romaine "Vénus" sortie de l'écume de l'étang.
Les naumachies consistaient en des combats sur l’eau, pratiqués par les Romains comme un spectacle.
Les Grecs n’ont pas connu ce genre de jeu, le plus grandiose qu’aient inventé les Romains.
Il fut en vogue surtout sous L’Empire.
La première naumachie connue est celle que donna Jules César (-0100/-0044) à Rome en 46 av. J.-C. lors de son quadruple triomphe.
Avant César, on n’avait guère vu que de timides essais de naumachies données sur mer.
Après avoir fait creuser un bassin sur le Champ de Mars près du Tibre, capable de contenir de véritables birèmes, trirèmes et quadrirèmes, il mit aux prises 2 000 combattants et 4 000 rameurs, des prisonniers de guerre et de criminels condamnés à mort.
Selon le nombre de rangs de rameurs, les galères, navire à voiles et à rames, portent différents noms :
Une birème comporte deux rangs de rameurs de chaque côté.
Une trirème comporte trois rangs de rameurs de chaque côté.
Dans ce bassin, il fait rejouer une guerre ayant opposé les Phéniciens aux Égyptiens.
Qu’importe si ladite bataille n’a jamais vraiment eu lieu, ce qu’il souhaite, c’est mettre un peu de sang dans son eau.
Pour la première fois, des navires de guerre de haute mer, presque équivalents d’une armée navale, se retrouvèrent à l’intérieur des terres.
Les navires formaient deux escadres, et l’on désignait chacune d’elles par le nom de quelque nation maritime.
Ordinairement, de petites barques circulaient, chargées de recueillir ceux qui tombaient à l’eau, mais ce n’était pas pour les sauver.
S’ils voulaient s’échapper à la nage, des gardes, placés autour du lac ou du bassin, les repoussaient à coups de pique et les contraignaient ainsi de se réfugier dans les barques qui les ramenaient sur les vaisseaux pour courir de nouveaux périls.
Les joutes navales étaient plus meurtrières que les combats de gladiateurs.
Les empereurs Auguste (-0063/0014) puis Claude (-0010/0054) lui emboîtent le pas en orchestrant de nouvelles naumachies extrêmement sanglantes.
Perses contre Athéniens, Siciliens contre Rhodiens…
Mais ce bassin fut comblé par ordre d’Auguste (0037-0068), à cause des émanations étouffantes qui se proféraient de ses eaux stagnantes.
Auguste fit établir un nouveau bassin le long du Tibre pour accueillir les 3 000 hommes et les 30 navires et l’entoura de plantations.
De nouvelles naumachies furent établies par ses successeurs, mais la plus célèbre fut celle qu’érigea Domitien (0051/0096).
Elle était entourée d’une construction disposée en gradins pour servir de sièges aux spectateurs.
Le lac Fucino servit aussi plusieurs fois, notamment sous Claude, à ce genre de spectacles.
Dans une naumachie donnée par Claude sur le lac Fucino, on aurait compté pas moins de 100 navires et 19 000 combattants !
C’est en 52 après J.C, où la célèbre phrase attribuée à tort aux gladiateurs fut prononcée : Ave César, Morituri te salutante.
On sait, en particulier par Suétone (0069-0125) - (Vies des douze Césars, Claude, XXI, 1214) que les "naumachiarii" et probablement des prisonniers de guerre, avant le combat, saluèrent l’empereur par une phrase devenue fameuse : "Ave, Caesar, Morituri te salutant".
Claude, par inadvertance, répondit par la formule de bon augure : "Avete vos".
À ces mots, les combattants s’écrièrent qu’ils avaient obtenu leur grâce, et se refusèrent obstinément à jouer leur rôle.
Il fallut que Claude, les contraigne, moitié par promesses, moitié par menaces, à commencer la bataille.
Bien qu’une tradition erronée s’en soit emparée pour en faire une adresse rituelle des gladiateurs à l’empereur, elle n’est attestée que dans cette seule occasion.
Victimes de leur succès, d’autres batailles navales ont lieu dans les décennies suivantes.
Sous Néron (0038-0068), un amphithéâtre est pour la première fois colonisé par l’eau, alors que la plupart des naumachies antérieures se cantonnaient à des lacs artificiels en périphérie des cités ou à des zones dont le relief naturel était plus favorable.
Titus (0039-0081) organise quant à lui une naumachie plus modeste dans l’enceinte du Colisée en 80.
Chose spectaculaire, il fait inonder le bâtiment en direct sous l’œil de spectateurs médusés.
L’effet de surprise est garanti.
On imagine la contribution en hommes et en animaux que coûta ce spectacle.
La présence d’une trirème dans l’arène impliquait le démontage du navire pour franchir les corridors de la structure et son remontage à l’intérieur.
Pour remplir d’eau l’amphithéâtre, l’opération prenait entre deux et cinq heures via un réseau pionnier de conduites d’eau et d’aqueducs souterrains.
Mais plus facilement réalisables, elles étaient plus fréquentes, sans pour autant dire qu’il y ait eu banalisation de ce genre de spectacle : 8 en 50 ans.
Enfin, les grandes heures de la naumachie s’estompent avec la fin de l’Empire.
Elles sont progressivement remplacées par des joutes navales, pacifiques et hautes en couleurs, qui prennent davantage la forme de compétitions sportives que d’affrontements sanglants.
La dernière représentation bien attestée a lieu sous Trajan (0053-0117).
Disséminés aux quatre coins de l’ancien Empire, de Mérida (Espagne) aux rives de la Moselle, les vestiges des bassins antiques sont aujourd’hui observés par les archéologues.
Les ruines de l’amphithéâtre de Capoue présentent une disposition qui ne laisse aucun doute sur sa destination.
En 2022, le Puy du fou nous fait revivre un combat sur une galère impériale.
Pendant le spectacle, une centaine d’éléments de décor vont se mettre en action pour laisser apparaître, en quelques secondes, une immense galère impériale (40 m de long, 15 m de haut et 110 éléments motorisés).
L'expérience du Puy du Fou est exemplaire à plus d'un titre. C'est d'abord une aventure humaine considérable dans laquelle chacun de participants s'implique, non seulement dans le don de son temps et de son énergie, mais aussi dans la recherche d'une "Communion d'esprit" débarrassée des idéologies politiques et des différences sociales.
Le Puy du Fou, c'est également la réussite d'un spectacle dont la première originalité est de raconter l'histoire des gens dont "l'Histoire" ne parle jamais. Racines retrouvées, traditions perpétuées, des acteurs qui jouent la vie, celle de leurs ancêtres et la leur. Tout cela dans une mise en scène qui met au service de l'émotion authentique, les moyens techniques les plus sophistiqués.
Enfin le Puy du Fou, c'est un château que l'on sauve, non pas pour en faire un monument de plus que fera visiter un guide à casquette, mais un lieu de rencontre vivant où arts et artisanat rayonnent.
Les habitants d’une chaumière sont généralement les trois générations d’une famille. L’espace peut sembler exigu pour accueillir autour de huit personnes, mais les gens vivaient essentiellement à l'extérieur, occupés par les différents travaux des cultures. Chacun a son rôle, pendant que les hommes travaillent aux champs, la mère s’occupe des petits travaux de la ferme. Les grands-parents surveillent le foyer ou parfois le bébé, filent la laine ou travaillent l’osier. Les enfants, eux aussi, sont mis à contribution, ils sont le plus souvent les bergers, surveillant les quelques bêtes, ramassant du petit bois pour le feu. La chaumière utilise des matériaux locaux et peu coûteux : pierres, terre, bois, paille. Les modes d’assemblage sont simples et auraient pu être réalisés par le paysan et sa famille.
Elle est couverte en paille de seigle, matériau économique pour le paysan qui cultivait par ailleurs cette céréale pour faire sa farine. Il utilisait également la paille pour la litière des animaux et la paillasse des lits. Le toit abrite gens et bêtes, la partie habitation bénéficiant de l’effet isolant du fenil qui est aussi le grenier. À l’intérieur de la chaumière, l’ameublement restreint (table, coffre, lits, …) et les quelques objets domestiques, écuelles, casse et autres récipients sont fabriqués par des artisans locaux et obtenus par échange.
Les plus coûteux, visibles dans la cheminée, sont ceux produits par le forgeron. La petite vannerie d’osier ou de ronce paille est produite familialement. Habilement maîtrisé, le feu permanent dans la cheminée est la seule source de chauffage et de cuisson. La cheminée était le cœur de la maison, les lits des plus âgés et des nourrissons y étaient adossés et toute la famille s’y retrouvait le soir pour la veillée. Le faible éclairage est produit par la petite flamme d’une lampe à huile.
Le coin de l’eau est repérable à la pierre au sol et au trou de l’évier percé dans le mur. Seul un puits assure l’approvisionnement de l’exploitation. Ce sont les femmes et les enfants qui étaient chargés d’aller puiser de l’eau plusieurs fois par jour. On comprend aisément que l’usage est limité principalement pour les repas et boissons, la toilette est peu fréquente. Le souci de ne pas manquer d’eau se retrouve à l’extérieur avec la récupération des eaux de pluie dans des bacs disposés à la base des toits. Les autres animaux, petites volailles et chèvres, indispensables à l’alimentation (viande, œufs et fromage) logent dans la partie étable.
Les petites exploitations comprenaient des chèvres pour la fabrication de fromage et de viande, quelques brebis pour la laine et les agneaux, un âne ou un mulet qui fournissait la force de travail dans les champs et pour les transports. Les outils agricoles sont rustiques. Les manches sont prélevés sur un arbre et sculptés à la maison par les hommes. Les embouts forgés, achetés au village chez le forgeron, leur confèrent de la valeur, y compris lorsque le manche est cassé.
Les espaces cultivés se limitent à quelques hectares (entre 2 et 4). La part de jachère est importante (autour du tiers) et les pacages en parcours très réglementés. Les cultures dominantes sont vivrières (autoconsommation et économie de subsistance) : blé, seigle, méteil, sarrasin, gesses, féveroles et quelques tubercules.
Les compléments alimentaires sont assurés par diverses cueillettes et la forte utilisation de miel issu du rucher. La ruche de la chaumière est composée d’un tronc d’arbre creux surmonté d’une tuile. À l’intérieur, un essaim récolté en foret. Il s’agit d’une ruche éphémère, car chaque année, un nouvel essaim y est installé.
Les grands spectacles du Puy du Fou, la découverte du lieu, l'émotion des spectacles et la nature font vivre une expérience aux visiteurs qui est celle du "voyage dans le temps". La "Villa Gallo-Romaine" se situe dans la ligne directe des créations thématisées du Grand Parc du Puy du Fou, qui permettent à ses visiteurs d'accomplir un merveilleux voyage dans le temps. Avec son architecture d'inspiration "Gallo-Romaine", organisée à l'image des anciens forums romains et florentins, le bâtiment s'impose comme une riche demeure italienne.
Après avoir franchi le parvis, les visiteurs découvrent alors l'intérieur d'un forum, haut en couleur, où les colonnes à chapiteaux corinthiens rythment le jardin. Il y a quelques siècles, le forum était le véritable centre commercial et de débats de la cité. Immenses places rectangulaires fermées sur trois côtés par des portiques de styles différents, les forums, le plus souvent pavés d'un dallage régulier, permettaient aux marchands de placer leurs échoppes.
Au fond de cette place se dressait fréquemment un temple dédié à un dieu ou à un empereur. Le décor de la villa Gallo-Romaine, fortement enrichi de sculptures d'ornement, corniches et bas-reliefs, permet aux visiteurs du Grand Parc de mieux découvrir les richesses d'un style qui a considérablement influencé l'architecture pendant des siècles. L'Atrium, le restaurant thématisé est riche de 300 places.
La place intérieure d'environ 3300 m² de la "Villa Gallo-Romaine", est bordée de 62 colonnes corinthiennes qui protègent les entrées des chambres édifiées sur deux niveaux. Des coursives distribuent une centaine de chambres familiales thématisées accueillant jusqu'à cinq personnes où les lits, les consoles, les portemanteaux et rangements sont une fidèle illustration d'un mobilier vieux de plus de 2000 ans.
Les visiteurs qui découvriront pour la première fois les Iles de Clovis seront surpris par ce qu'ils auront sous les yeux ! L'hôtel n'est pas un hôtel, mais bien un hébergement thématisé et ne ressemble à aucun autre. Construit sur 7 hectares, il se présente sous la forme d'une cité lacustre du 5ᵉ siècle composée d'une cinquantaine de huttes posées sur pilotis (500 lits). Chaque hutte abrite deux chambres de 26 m² pouvant accueillir chacune jusqu'à cinq personnes. Cet ensemble de huttes, tout confort, restitue l'ambiance des villages du 1ᵉʳ millénaire. Ce dépaysement est un véritable havre de paix et de verdure, assuré par l'eau qui serpente entre les cabanes au toit de chaume.
Neuf plans d'eau artificiels ont été créés pour les alimenter en cascade. Cet hôtel suit l'évolution du Puy du Fou. 40 % des visiteurs du Puy du Fou (ils étaient 90 % en 1990) sont désormais des "visiteurs de proximité". Ils habitent dans un rayon de 2 à 3 heures de route et font l'aller-retour dans la journée, et décident de venir la veille pour le lendemain et "fonctionnent à l'instinct".
Les visiteurs les plus lointains, préparent leur voyage longtemps à l'avance et dorment au moins une nuit sur place. C'est pour ceux-là que se met en place depuis quelques années la "Cité nocturne" du Puy du Fou avec ses restaurants. Le dépaysement est en tout cas garanti ! Pour cet hôtel, toutes sortes d'équipes ont été mobilisées. Les plans du site ont été réalisés par la Sica de La Roche-sur-Yon, déjà à l'origine du Stadium, du Bourg 1900, du Carrousel et du village des Ouches. La décoration intérieure est assurée par Thierry Rétif (le Bourg 1900, le Logis de Lescure).
Les animaux ont été choisis par l'Animalerie du Puy du Fou pour leur look rustique. Enfin, Jérôme Vrignaud et son équipe de jardiniers ont travaillé d'arrache-pied pour orner les abords de l'hôtel de 80 000 plantes et autres graminées. Le Banquet de Mérovée (restaurant de l'hôtel) joue la carte mérovingienne. Au menu, des produits d'époque : soupes, cochons de lait farcis, jambon fumé au foin, ragoûts, poissons. Les costumes choisis pour le restaurant et la réception sont éclatants. Taillés dans des tissus rouges et orange, avec de grosses ceintures en anneaux.
Les chambres sont plus douces avec un ensemble de brun, d'ocre et de bis. Pour tous ces passionnés, les Îles de Clovis ont été un formidable défi. Entre le projet et la réalisation, beaucoup de problèmes ont dû être résolus et un cahier des charges en matière de sécurité se devait être très rigoureux. Profondeur des 9 plans d'eau (1,20 m de profondeur à 2 m maximum), risques d'incendie à cause des toits de chaume etc... Un à un, les problèmes se sont évanouis tandis que la qualité environnementale du projet restait la priorité. Les toits sont en chaume, l'isolation des murs à colombage en chanvre et lin. Les eaux usées servent à l'arrosage des plantes.
La décoration intérieure allie l'authenticité au confort optimal de standing trois étoiles : vasques des salles de bain en pierre de granit, lits en chêne, mobiliers en bois. Les portes d'entrée en bois massif sont équipées de capteurs électroniques qui permettent à la même carte d'ouvrir indifféremment la porte ou la télévision. Dans les chambres, les tons bruns et ocre ont été déclinés et disposent d’une connexion Wi-Fi gratuite, d’un téléviseur avec accès à la chaîne Puy du Fou, aux chaînes françaises et aux chaînes internationales.
Aucun détail n'a été négligé. Chaque matin, le petit-déjeuner est servi sous forme de buffet à volonté (viennoiseries, pains, céréales, fruits frais, laitages, boissons chaudes et froides, etc.) dans le grand restaurant Le Banquet de Mérovée. Celui-ci ouvre également le soir et propose un large choix d'entrées, plats et desserts régionaux, toujours en formule buffet. Enfin, un bar est à la disposition de celles et ceux qui souhaitent terminer tranquillement leur journée autour d'un verre. Situé sur les hauteurs du Puy du Fou, vous bénéficiez d'une vue exceptionnelle sur le Haut-Bocage Vendéen.
Depuis la nuit des temps, les hommes se combattent, s'entre-tuent. Des milliers de guerres, des millions de morts. Faute de pouvoir éviter les conflits, certains ont essayé de les limiter et de faire preuve de compassion à l'égard des victimes. En Europe, les premières mesures pour tenter d'enrayer les violences et les trop nombreuses morts de jeunes chevaliers furent l'œuvre de l'Église. Il fallait limiter les combats et les guerres privées entre seigneuries voisines. La "Trêve de Dieu", proposée par le pape Jean XV (xxx-996) dès la fin du Xème siècle, codifiée par les conciles de Nice et de Narbonne au XIème siècle, défendit de se battre pendant l'Avent et le Carême. Puis, pour assurer le respect du dimanche, l'interdiction fut étendue du samedi au lundi et enfin du mercredi au lundi. On ne pouvait donc vider ses querelles que le mardi. La peine pour ceux qui ne respectaient pas les règles... l'excommunication. Malgré l'importance de la punition pour l'époque, être exclu de la communauté religieuse et de tout sacrement, elle ne fut guère dissuasive et on continua à se battre n'importe quel jour de la semaine. Le but était de "protéger" les combattants de leurs instincts belliqueux. Par contre, les souffrances des "populations civiles" n'étaient aucunement prises en compte. Massacrer les enfants, violer les femmes, brûler les chaumières et les récoltes faisaient partie du "droit de guerre". Où était l'idéal de la chevalerie de protéger les plus faibles ?
La "Paix de Dieu", censée remédier à ces fléaux, défendit donc de s'en prendre aux femmes, aux enfants, aux clercs, aux marchands, aux pèlerins, ainsi qu'aux paysans et leurs biens (précision nécessaire car, pour s'affronter, les belligérants n'hésitaient pas à choisir un champ, même s'il était à la veille des moissons !). Cet interdit n'aurait pas été plus respecté que le précédent si l'excommunication n'avait été assortie d'une possible confiscation de terres. Voilà qui pouvait faire réfléchir !!! Mais si peu ! Au XIIème siècle, toujours afin de réduire les hécatombes, le concile de Latran déconseilla l'usage de l'arbalète, jugée trop dévastatrice dans les conflits entre chrétiens et seulement entre chrétiens. On pouvait donc, sans vergogne, exterminer les musulmans ! Tout au long du Moyen Âge, seul le "droit d'asile" semble avoir été réellement respecté. Il mettait à l'abri des poursuites et des brutalités ceux qui se réfugiaient dans les églises et les monastères. Hélas, il n'y avait pas que les honnêtes gens qui demandaient protection ! Jusqu'au XVème siècle, le geste le plus "humain" que pouvait espérer un combattant gravement atteint était le "coup de grâce". Le vainqueur compatissant introduisait, entre le heaume et l'armure du mourant, une dague dite de "miséricorde" et lui tranchait la gorge afin de lui éviter des heures d'agonie. La médecine de guerre n'apparut que lentement sur les champs de bataille.
Au XVIème siècle, avec Ambroise Paré puis, beaucoup plus tard, avec le baron Dominique Larrey (1766-1842), chirurgien de la Grande Armée qui suivit Napoléon 1er dans toutes ses campagnes. Mais les soins restaient insuffisants, voire "dangereux". On opérait sans hygiène, sans anesthésie sous des tentes hâtivement dressées. On amputait sans précautions et sans discernement, comme un remède à toute blessure. La mort immédiate aurait souvent été préférable pour les malheureuses victimes qui souffraient le martyr avant d'expirer. Pourtant au XVIIIème siècle, sous l'influence des philosophes du "siècle des Lumières", on commença à s'intéresser au sort des blessés. On parla d'"humanité", d'être "humanitaire". Le soldat fut considéré comme un être humain et non comme de la simple "chair à canon". Des accords eurent lieu entre les Etats pour des échanges. Le premier en 1743, au cours de la bataille de Dettingen entre les Anglais de Lord Stair John (1673-1747) et les Français du Maréchal de Noailles (1678-1766). En 1759, durant la guerre de Sept Ans, Français, Anglais et Prussiens agirent de même. Cela ne concernait que quelques centaines d'hommes. Mais, au fil des décennies, les Etats gonflèrent considérablement leurs effectifs militaires et utilisèrent des armements de plus en plus "performants". Évidemment, le nombre des morts et des blessés sur les champs de bataille augmenta dans de fortes proportions. Le comble de l'insoutenable fut atteint à Solferino, en Italie du Nord, le 24 juin 1859. Les Italiens, soutenus par les Français, luttaient contre les Autrichiens pour conquérir leur indépendance. La bataille fut une boucherie ... 16000 morts ... 24000 blessés à peine 4000 médecins et infirmiers. Un Suisse, Henry Dunant (1828-1910), venu rencontrer Napoléon III, l'empereur des Français, pour lui parler agriculture, découvrit le champ de bataille. Horrifié, il décrivit ce qu'il avait vu et ressenti dans un petit opuscule "Un souvenir de Solferino" qui, tiré à 1600 exemplaires, fit le tour des pays européens.
Les observations et les réflexions de Dunant aboutirent à la création de la première organisation humanitaire. La "Croix-Rouge" en 1864. Son principe essentiel était le respect de la neutralité, celle des blessés, celle des soignants. Les uns et les autres devaient être considérés comme appartenant à "l'humanité", sans aucune notion de nationalité particulière. La "Croix-Rouge" devait aussi se tenir prête à intervenir, à tout moment, sur tel ou tel théâtre d'opérations. Cette « attente» d'interventions semble un peu cynique. La guerre serait-elle légitime et inévitable ? Peu à peu, chaque pays d'Europe fonda son Comité national, chapeauté par le Comité international basé à Genève. Dès 1877, les pays musulmans créèrent leur propre organisation de protection des victimes. Le "Croissant Rouge". Durant la Première Guerre mondiale, outre les soins aux blessés, la Croix-Rouge s'investit également dans l'aide aux prisonniers.
Visites de 524 camps, envois de lettres, de colis (1200 bénévoles expédièrent 1813 wagons), rapatriement de 700 000 hommes à la fin des hostilités. Son implication lui valut le prix Nobel de la paix en 1917 (Dunant, quant à lui, l'avait obtenu à titre personnel en 1901). La "Croix-Rouge" n'agissait et n'intervenait qu'en cas de conflits armés, ne s'intéressant qu'aux combattants. Si son efficacité et son dévouement sur les champs de bataille n'étaient plus à prouver, l'Organisation manqua cependant d'humanité et la Seconde Guerre mondiale jeta le discrédit sur elle ... Ses délégués qui avaient pourtant, à maintes reprises, visité les camps de concentration, ne dénoncèrent pas le génocide. L'Organisation des Nations Unies (l'ONU), née aux lendemains de la Guerre, en 1945, à San Francisco, s'efforça d'assurer la relève et d'œuvrer en faveur de la paix (et non de pallier les désastres de la guerre). Furent donc créés le Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR), l'Unicef (en faveur des enfants), l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) et le Programme alimentaire mondial (PAM). Mais l'ONU connut bien vite des limites. Elle ne gérait que les différents entre Etats et ne pouvait pas intervenir dans leurs affaires internes. Elle resta impuissante dans les multiples guerres civiles qui éclatèrent en Ethiopie, en Somalie, en Angola, au Sri Lanka, au Liban, au Cambodge, au Nicaragua, en Afghanistan ...
Impossible de venir au secours des populations dans la détresse, sans l'accord des gouvernements. C'est alors qu'une nouvelle forme d'aide vit le jour. Le tournant se produisit en 1968 au Biafra. Face au refus du gouvernement nigérian de laisser les instances mondiales porter assistance aux populations, des Organisations Non Gouvernementales (ONG) agirent en toute illégalité apportant des soins, des remèdes, des produits alimentaires. Ces organisations et c'était là la nouveauté, estimaient, qu'en plus de l'aide humanitaire qu'elles apportaient, elles avaient un devoir de témoignage. Ce fut la devise de Bernard Kouchner qui, en 1971, fonda "Médecins sans Frontières". La reconnaissance du rôle des ONG eut lieu le 22 novembre 1988 quand l'ONU vota une résolution adoptant "le droit d'ingérence humanitaire", c'est-à-dire le libre accès aux victimes en cas d'urgence, sans se préoccuper de l'éventuelle opposition des Etats concernés. Deux jours après ce vote "historique", un tremblement de terre secoua l'Arménie, et c'est, sans visas et forts de la nouvelle décision que les secouristes français débarquèrent dans le pays qui dépendait encore de l'URSS. Le droit à l'ingérence fut ensuite appliqué en Irak, en ex-Yougoslavie, en Somalie, au Mozambique, au Liberia ou encore au Rwanda pour lequel Bernard Kouchner alla jusqu'à réclamer, en 1994, une intervention immédiate pour mettre fin aux massacres. On compte aujourd'hui plus de 40000 ONG présentes dans le monde entier. Malgré leur savoir-faire, l'abnégation de leurs bénévoles, elles n'ont malheureusement, qu'une influence variable, soumise aux caprices des Etats. Cependant, en dépit des pressions politiques, elles restent des témoins, parfois gênants, mais qui veillent... Ce rôle primordial d'aide et de vigilance, il faut que les ONG puissent continuer de l'exercer contre vents et marées.
"La Cité Médiévale", un des villages emblématiques du Puy du Fou, accueille, entre deux spectacles, les visiteurs en quête d'authenticité dans ses ruelles étroites et les échoppes des artisans d'art.
Franchissez l’enceinte fortifiée de la "Cité Médiévale" et laissez-vous transporter au coeur du Moyen-Âge où les artisans font revivre leurs savoir-faire perdus !