Puystory
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7 septembre 2021

Les Dames du Puy du Fou.*

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Pendant notre parcours dans le "Château Renaissance", le grand peintre "Le Primatice" nous invite à rejoindre la salle de bal en présence du Roi François 1er et la Reine Eléonore…..
Mais qui est la Reine Eléonore d'Autriche (1498-1558) ?
Cette princesse connut dès l'enfance une situation familiale tragique.
Elle n'avait pas encore 8 ans lorsque son père l'archiduc d'Autriche, Philippe 1er Le Beau (1478-1506), mourut.
Sa mère, la reine de Castille, Jeanne 1er (1479-1555), en perdit la raison et l'histoire la retient comme "Jeanne la Folle".
Eléonore allait désormais dépendre de son frère, le futur Charles-Quint (1500-1558).
Ce frère n'avait qu'un seul désir : dominer l'Europe...
Et tout lui était bon pour réussir dans son dessein... même utiliser sa sœur.
Elle était belle, élégante et avait une magnifique chevelure blonde.
Alors pourquoi ne pas se servir d'elle pour mener des unions politiques avantageuses ?
C'est ainsi qu'Eléonore se trouva fiancée au roi du Portugal, Manuel 1er (1469-1521).
Elle avait 20 ans et lui 50.
Il était laid à faire fuir tous les diables de l'enfer, bossu et alcoolique...
Elle dut l'épouser et lui donner deux enfants qui ne survécurent pas.
Enfin, le bel époux mourut et elle fut veuve.
En 1521, à 23 ans, elle revint vivre à la cour de son frère.

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Il allait pouvoir disposer d'elle à nouveau…
L'occasion se présenta quelques années plus tard avec la mort de Claude de France (1499-1524), première épouse de François 1er...
 Le 24 février 1525, devant Pavie, en Italie, François 1er (1494-1547) roi de France, fut fait prisonnier par les troupes de son mortel ennemi, ce même Charles-Quint, empereur d'Allemagne, roi d'Espagne, maître des Pays-Bas...
Le roi de France fut emmené à Madrid, résista pendant une année de captivité à son vainqueur qui essayait de lui imposer un traité visant à démembrer son royaume.
Finalement, en janvier 1526, François 1er dut se résigner à signer.
La France ne pouvait rester indéfiniment sans roi…
Le 17 mars, il franchit la Bidassoa (fleuve côtier du Pays basque).
"Je suis roi de nouveau" soupira-t-il, "mais à quel prix" ... !
Il lui fallait abandonner une partie de son royaume : la Bourgogne, la Flandre et l'Artois.
Il lui fallait aussi verser une rançon de 2 millions d'écus (4 tonnes d'or) et laisser en otages ses deux fils aînés, âgés de 7 et 9 ans ...

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De plus, François 1er devait s'unir à Eléonore d'Autriche.
Mais n'avait-il pas dit que pour sauver la France "il épouserait même une mule ... ".
Charmante remarque pour un roi qui se piquait de galanterie !
Notre Roi mit quatre années à réunir la rançon...
Les enfants royaux durent patienter et Eléonore aussi…
Enfin, le 2 juillet 1530, la Bidassoa vit l'échange se faire entre la galère chargée d'or venue de France et celle venue d'Espagne avec, à son bord, les petits princes et la "fiancée".

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Aussitôt, le roi qui était à Bordeaux, fut informé et s'avança au-devant du long cortège de plus de 100 personnes, 400 mulets et 30 chariots chargés d'étoffes, d'or, de pierres précieuses.
François 1er récupérait ainsi une partie de la rançon ... !
La rencontre et le mariage eurent lieu le 7 août 1530 en l'abbaye de Captieux, non loin de Bordeaux.
Lentement, le cortège royal remonta jusqu'à Fontainebleau en passant par Angoulême, Cognac (où le roi était né), Blois et St-Germain-en-Laye.
Ce ne furent que fêtes et réjouissances en l'honneur des souverains ...
Eléonore qui fut "le plus bel ornement des fêtes de la cour" selon son royal époux, ne joua jamais aucun rôle politique malgré sa grande intelligence.
Pour oublier l'insignifiance de son destin, elle voyagea et séjourna à Montpellier, Avignon, à Marseille, à Cambrai et même à Nice ...
À la mort de François 1er, le 31 mars 1547, elle partit pour les Pays-Bas (son pays natal) puis retourna en Espagne où elle mourut en 1558.
Elle repose près de Charles-Quint, ce frère qui ne vit en elle qu'une monnaie d'échange ...
Ainsi, si nous reprenons le fil de nos investigations, nous notons que François 1er et Eléonore d'Autriche ont parcouru un long chemin entre Bordeaux et Fontainebleau en 1530 ...
Peut-être, à cette occasion, le roi chevalier et sa seconde épouse sont-ils venus au Puy du Fou ... ?
Est-elle aussi la "Dame du Carrosse" de la Cinéscénie ?

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Ou bien, s'agit-il de Marguerite d'Angoulême - Reine Consort de Navarre (1492-1549), la sœur de François 1er car, elle seule, semble être passée par Bayonne, en compagnie de son frère…
Alors, envisageons cette autre possibilité.
De deux ans, l'aînée de François 1er, elle veilla toujours sur lui avec une tendresse toute maternelle ...
Ses dons de cœur et d'esprit fascinaient tous ceux qui l'approchaient : érudits, poètes, artistes, hommes politiques.
À 13 ans, elle parlait aussi bien l'italien et l'espagnol que le français, elle connaissait un peu de grec, de latin et d'hébreu ...
Plus tard, elle fit de sérieuses études philosophiques et théologiques.
Aux charmes de l'esprit, elle ajoutait ceux du corps.
Elle était grande, élancée, elle avait un teint éblouissant, des yeux pétillants et un sourire séducteur.
Seule ombre au tableau, elle avait le nez un peu fort !
La "perle de France" fut mariée, très jeune, à Charles IV d'Alençon (1489-1535) qu'elle n'aimait pas et qui mourut en 1525, honteux d'avoir provoqué par sa fuite le désastre de Pavie.

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Deux ans plus tard, elle épousa Henri II d'Albret, roi de Navarre (1503-1555), de 12 ans son cadet.
Bien que très éprise, elle ne fut pas heureuse.
Alors, Marguerite retourna à ses chères études, écrivit des vers, un recueil de 72 nouvelles plutôt lestes, l'Heptaméron (Dix récits par jour et pendant sept jours).
Elle s'intéressa aussi à l'administration de son royaume qu'elle légua, fort bien géré, à sa fille unique Jeanne d'Albret (1528-1572), qui sera la mère d'Henri IV (1553-1610).
La reine de Navarre mourut deux ans après son frère.
Avec elle disparaissait, dira Pierre de Ronsard (1524-1585) :
"Tout ce qu'avait notre terre d'honneur, de grâce et de beau".
L'incomparable Marguerite fut-elle la "Reine" du Puy du Fou ?
Revenons à ce 17 mars 1526, où François 1er franchit la Bidassoa, enfin libéré par son geôlier espagnol.
Le roi, après quelques lieues franchies au grand galop, atteignit Bayonne où l'attendait sa sœur tant chérie et si dévouée.

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Elle n'avait pas hésité, au péril de sa propre liberté, à aller à Madrid, durant l'automne 1525, pour tenter de fléchir l'implacable Charles-Quint en faveur de son frère.
Ensuite, Marguerite et François, triomphants, avaient regagné le château d'Amboise.
Alors, pourquoi n'auraient-ils pas fait étape au Puy du Fou ?
Il nous faut maintenant choisir parmi ces charmantes "Dames" : Eléonore, Marguerite ?
A chacun de se faire une opinion !

14 décembre 2021

Verdun 1916.*

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Verdun résume la lutte d'usure qui caractérisa la Première Guerre mondiale sur le front de l'Ouest, n'ayant que pour but de détruire les réserves françaises.
La bataille de Verdun fut peut-être la plus sanglante et la plus longue de la Première Guerre mondiale.
Alors que la guerre de tranchées s'était installée à la fin de 1914, il devint plus ou moins difficile de remporter une victoire traditionnelle sur l'ennemi.
Auparavant, la victoire était décidée par la défaite d'une armée ou l'occupation de régions clés ou de capitales.
C'était devenu impossible.

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On ne voyait pas comment percer des lignes et prendre des objectifs stratégiques, et de profondes positions défensives empêchaient totalement de chasser l'ennemi du terrain.
Le problème dans les deux cas était la disponibilité des réserves, en même temps que déplacer celles-ci vers un point menacé, avant qu'une attaque couronnée de succès puisse être exploitée par l'ennemi.
La victoire, dans cette guerre, consistait à épuiser l'ennemi, à porter le prix à payer pour sa poursuite si haut que la paix deviendrait absolument nécessaire.
A Verdun, 40 millions d'obus furent tirés pendant le conflit pensé par le général allemand Erich von Falkenhayn comme une bataille d'écrasement pour "saigner à blanc l'armée française".
Après une modeste offensive à Ypres en avril 1915, les Allemands adoptèrent une position défensive sur le front ouest.

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Cependant, en février 1916, ils résolurent de passer à l'offensive.
Falkenhayn, chef suprême de l'armée allemande, décida de frapper un grand coup contre l'armée française, déjà affaiblie par la perte d'environ deux millions de soldats depuis le début de la guerre.
Au lieu de tenter une percée, Falkenhayn prévoyait d'infliger un maximum de pertes en attaquant une partie de la ligne que les Français se sentiraient obligés de défendre à tout prix.
Les Allemands choisirent le saillant entourant la forteresse de Verdun comme terrain d'abattage.
"Jamais l'ennemi ne put sécuriser de façon permanente ; jamais il ne put échapper à la pression allemande", Erich von Falkenhayn.

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Verdun était un objectif idéal pour plusieurs raisons.
Située dans une boucle de la Meuse, la ville disposait de peu de voies de communication.
Une seule route la traversait.
Les problèmes de logistique de l'attaque étaient allégés par la présence d'une importante voie ferrée allemande à 19 km seulement de là, permettant de transporter des munitions, des fournitures et des renforts au cours de l'attaque.

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Le secteur de Verdun était relativement calme, et beaucoup de pièces lourdes armant les forts avaient été transférées en d'autres points, où leur présence paraissait plus nécessaire.
La garnison était de 3 divisions, représentant une faible défense.
Cher au cœur des Français, il permettait également aux Allemands d'amasser un maximum d'artillerie pour peser sur les défenseurs.
L'artillerie serait la pierre angulaire du plan allemand tandis que l'infanterie s'emparerait de points clés afin d'attirer les réserves françaises pour en faire de la chair à canon.

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Le 21 février 1916, l'air froid de l'aube était déchiré par les hurlements des gros obus et le sifflement des armes antipersonnel.  
Les 1200 canons (dont plus de la moitié de lourd calibre) de la 5ème armée allemande entamèrent le bombardement le plus dévastateur de toute l'Histoire.
Plus de deux millions d'obus tombèrent sur les positions avancées françaises dans les 12 h qui suivirent.
Un peu plus tard, des groupes d'assaut de l'infanterie allemande pénétrèrent dans les tranchées françaises ravagées.

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Les deux jours suivants, les forces allemandes ne réalisèrent que de faibles progrès, mais le 24 elles percèrent la ligne de défense principale, faisant 10000 prisonniers et capturant 65 pièces d'artillerie.
Au cours des jours qui suivirent, les Allemands continuèrent leur progression et capturèrent le fort de
Douaumont (ouvrage clé de la défense) le 25 février 1916.
Ce fut une sérieuse atteinte au moral des Français, surtout lorsqu'il s'avéra que sa garnison n'avait pas résisté jusqu'au bout.

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L'infanterie avait cédé sous le bombardement, laissant une poignée d'artilleurs pour assurer la défense.
Une patrouille allemande de neuf hommes découvrit une entrée non gardée du fort et y pénétra.
Elle conduisit à l'intérieur 300 autres soldats et prit le principal ouvrage de la défense de Verdun presque sans tirer un seul coup de feu.
Le haut commandement français avait été pris par surprise, mais le même jour, le général Pétain fut nommé à la tête de la 2ème armée française défendant Verdun.
Pétain était un excellent tacticien.

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Il avait également la réputation de se soucier de ses hommes et se mit immédiatement à organiser le ravitaillement, le renfort et le soutien des troupes en difficulté.
La seule route, "la voie sacrée", menant à Verdun était soumise à un feu constant d'artillerie, mais 3000 camions persévérèrent quotidiennement pour ravitailler les hommes en munitions.
Tout au long de mars, avril et mai, la bataille fit rage sans diminuer d'intensité.
Falkenhayn étendit la ligne de combat et, au cours d'avril et mai, les Allemands livrèrent d'âpres combats pour s'emparer des collines et des crêtes sur la rive est de la Meuse.
Une grande partie des combats était concentrée autour du Mort-Homme, qui fit tristement honneur à son nom.

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Pour les troupes des deux camps, l'enfer de Verdun devint quasiment un mode de vie.
À leur grande surprise, les Allemands se rendirent compte que leurs propres soldats se transformaient également en chair à canon.
Le 1 juillet 1916, l'offensive alliée sur la Somme força les Allemands à interrompre leurs opérations à Verdun.
À la fin du mois, les Français passèrent à l'offensive et, grâce à de féroces contre-attaques, regagnèrent la majeure partie des territoires perdus en début d'année.
Pendant que l'armée française, fatiguée, se battait bec et ongles pour défendre Verdun, l'instigateur du plan allemand, Falkenhayn, fut limogé et remplacé par l'équipe des généraux Paul Von Hindenburg et Erich Ludendorff, fraîchement victorieux de leurs combats sur le front Est.

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Pertes : Français, environ 500 000 victimes - Allemands, environ 425 000 victimes

15 novembre 2019

LE TRAITÉ DE VERSAILLES *

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C'est le 11 novembre 1918 qu'est signé l'armistice entre l'Allemagne, la France et ses alliés mettant fin à 4 années de guerre.
Le traité de Versailles mettait fin à la Première Guerre mondiale.
Il fut signé, le 28 juin 1919, dans la galerie des Glaces du château de Versailles, entre l'Allemagne, d'une part, et les Alliés, d'autre part.

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Le traité avait été préparé par la Conférence de paix (tenue à Paris, du 18 janvier 1919 au 10 août 1920) qui élaborait notamment les quatre traités "secondaires" de Saint-Germain-en-Laye, du Trianon, de Neuilly-sur-Seine et de Sèvres.
Bien que cette conférence ait réuni 27 États (vaincus exclus), les travaux furent dominés par une sorte de "directoire" de quatre membres.

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Georges Clémenceau (président du Conseil ou premier ministre) pour la France.
David Lloyd George (premier ministre) pour la Grande-Bretagne.
Vittorio Emanuele Orlando (ministre-président) pour l'Italie.
Thomas Woodrow Wilson (président) pour les États-Unis.
Ces personnalités ont exercé une influence déterminante dans le traité de paix.
A eux quatre, ils ont rédigé le traité qui va s'imposer aux 32 puissances qui vont se réunir dans la galerie des glaces du château de Versailles.
Et surtout à l'une d'entre elles : l'Allemagne.

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Les clauses du traité Le traité de Versailles a imposé à l'Allemagne des clauses
1. Territoriales (par exemple, la restitution de l'Alsace-Lorraine à la France et la perte de toutes les colonies d'Afrique aux mains de ses rivales, la France et la Grande-Bretagne : le Cameroun, le Togo, le Tanganyika et le Südwestafrika ou Namibie).
L'Allemagne va perdre 15% de son territoire et 10% de sa population.
La France récupère l'Alsace-Lorraine perdue en 1871.
La Belgique annexe quelques villes frontalières avec l'Allemagne.
Le Danemark récupère certains territoires perdus en 1864 après la guerre contre l'Autriche et la Prusse.
La Sarre, riche en charbon, est placée sous administration internationale pendant 15 ans.
La rive gauche du Rhin allemande est démilitarisée (mais non occupée).
La Prusse orientale qui reste allemande est séparée de l'Allemagne par le corridor polonais qui aboutit à la ville libre de Dantzig.
L'empire colonial allemand est partagé entre la France qui annexe le Togo et de la partie allemande du Cameroun, tandis que la Belgique reçoit le Rwanda et le Burundi.
Le Royaume-Uni s'empare de la Tanzanie et l'Afrique du Suds'installe dans le Sud-Ouest africain (Namibie).
Les concessions allemandes installées en Chine sont aussi perdues.

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2. Militaires (p. ex., la réduction des armements en canons et en avions ainsi que des effectifs, la démilitarisation de la rive gauche du Rhin, la surveillance d'une Commission de contrôle interalliée).
Les vainqueurs décident de désarmer l'Allemagne afin de la priver des moyens nécessaires à la guerre moderne tels qu'on a pu les voir à l'œuvre pendant la guerre de 1914-1918.
L'armée allemande doit livrer une grande partie du matériel dont elle dispose encore après quatre années de guerre.
Elle doit surtout abandonner son artillerie lourde, son aviation militaire et sa flotte de guerre (qui se sabordera en Écosse).
L'Allemagne doit renoncer au service militaire et se contenter d'une armée de 100 000 hommes recrutés comme engagés volontaires.
Une grande partie des officiers, sous-officiers de carrière se trouvent ainsi privés d'emploi ou bien sont rétrogradés dans l'armée donc déclassés socialement.
Le matériel nécessaire est de ce fait moins important et ne compte ni artillerie lourde, ni chars d'assaut ni aviation de combat.
L'industrie sidérurgique allemande si importante pour l'économie du pays est ainsi privée d'une grande partie de ses débouchés.

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3. Economiques (en tant que responsable du déclenchement de la guerre, l'Allemagne était condamnée à payer le montant des dommages subis par les Alliés).
Malgré les mises en garde de certains économistes, les vainqueurs veulent faire payer à l'Allemagne le coût de la guerre.
L'Allemagne doit verser, en étalant sur plusieurs années, une indemnité de 132 milliards de marks-or (si on prend en compte la valeur en or du mark en 1914 cela équivaut à près de 360 tonnes d'or fin !).
Elle doit faire des livraisons gratuites de matériel industriel et de produits agricoles pour compenser la production insuffisante de certains pays, comme la France, où les dégâts ont été importants.
L'Allemagne doit abandonner les droits qu'elle détient sur les brevets de nombreux produits industriels, ce qui va favoriser ses concurrents étrangers.
Dans l'obligation d'accepter ces dures conditions, l'Allemagne a considéré le traité comme un Diktat.

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Le traité de Versailles, 1919 (Extraits).
Art. 42. Il est interdit à l'Allemagne de maintenir ou de construire des fortifications, soit sur la rive gauche du Rhin, soit sur la rive droite, à l'ouest d'une ligne tracée à 50 kilomètres de ce fleuve.
Art. 43. Sont également interdits dans la zone définie à l'article 42, l'entretien ou le rassemblement de forces armées (…) 
Art. 51. Les territoires cédés à l'Allemagne (…) par le traité de Francfort du 10 mai 1871 sont réintégrés dans la souveraineté française à dater de l'armistice du 11 novembre 1918.
Art. 119. L'Allemagne renonce, en faveur des principales puissances alliées et associées, à tous ses droits et titres sur ses possessions d'outre-mer.
Art. 160. (…) la totalité des effectifs de l’armée des États qui constituent l'Allemagne ne devra pas dépasser 100000 hommes (…)
Art. 171. (…) Sont également prohibés la fabrication et l'importation en Allemagne des chars blindés, tanks (...)
Art. 198. Les forces militaires de l'Allemagne ne devront comporter aucune aviation militaire ni navale.
Art. 231. Les gouvernements alliés et associés déclarent, et l’Allemagne le reconnaît, que l’Allemagne et ses alliés sont responsables pour les avoir causés, de toutes les pertes et de tous les dommages subis par les gouvernements alliés et associés et leurs nationaux en conséquence de la guerre qui leur a été imposée par l’agression de l’ Allemagne et de ses alliés.
Art. 232. Les gouvernements (…) exigent (…), et l’Allemagne en prend l’engagement, que soient réparés tous les dommages causés à la population civile des (…) alliés (…) et à ses biens.

Ver7

Le traité de Versailles fut rédigé en français et en anglais, les deux versions faisant également autorité.
Le texte portait le titre Conditions de paix – "Conditions of Peace".
C'était la première fois depuis le traité de Rastatt de 1714 (qui mettait fin à la guerre de Succession d'Espagne) que le français n'était plus la seule langue officielle de la diplomatie occidentale.
Cet acte consacrait le français comme langue diplomatique en Europe, puisque la convention de Vienne en 1736 et le traité d'Aix-la-Chapelle en 1748 furent également rédigés en français.
Mêmes les traités signés entre des pays dont le France ne figurait pas furent par la suite rédigés en français.
C'est pourquoi le traité de Versailles de 1919 constitue une date nouvelle dans la diffusion du français et son affrontement avec l'anglais.

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Il semble que le représentant de la France, Georges Clémenceau, ait accepté que l'anglais devienne à côté du français la langue de travail de la Conférence de paix de Paris.
En raison de sa connaissance de l'anglais, (il avait épousé une Américaine et séjourné aux États-Unis), Clémenceau avait accédé à la demande de David Lloyd George (Grande-Bretagne) et de Thomas Woodrow Wilson (États-Unis).
Le représentant de l'Italie, Vittorio Orlando, ayant dû être d'accord.
En réalité, l'argument de poids n'était pas vraiment la mauvaise connaissance du français de la part du président américain Woodrow Wilson, mais le fait que la guerre n'avait été gagnée que grâce à l'intervention américaine.
Il y eut un prix à payer.

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Ce sont les Américains et les Britanniques qui ont imposé l'anglais comme "seconde langue officielle" lors des négociations. Leur succès devait avoir des conséquences importantes.
Paradoxalement, le Sénat des États-Unis refusa en novembre 1919 de ratifier le traité de Versailles, mais le statut de la langue anglaise venait néanmoins d'être reconnu au plan international avec l'accord de la France.
Par la suite, l'anglais supplantera progressivement le français dans la plupart des documents juridiques internationaux.
Cette situation humiliante pour les vaincus favorisera les revendications de la part des groupes nationalistes allemands, en particulier chez les nazis, ce qui allait entraîner, d'une part, les conditions d'une revanche, d'autre part, l'avènement de la Seconde Guerre mondiale.
En 1939, le monde plongera dans la deuxième guerre mondiale faisant 60 millions de mort.

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La conséquence indirecte en Europe sera la "Guerre froide", dont la fin symbolique sera la chute du "Mur de Berlin" le 9 novembre 1989, soit 70 ans après la fin de la première guerre mondiale.

29 mars 2021

La bouteille *

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L’histoire de la bouteille de vin est étroitement liée à l’art de boire et aux habitudes de consommation.
La bouteille en verre existe depuis l’Antiquité. 
Ce sont les Romains qui ont développé le verre soufflé et ainsi la bouteille.

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Mais à l'époque, elle est fragile et de petite taille et principalement destinée des parfums.
Elle commence à contenir du vin en Europe dès la fin du Moyen Âge, puis va se perfectionner jusqu’à ce que son usage se généralise à partir du XVIIIᵉ siècle.
Depuis l’Antiquité, le vin ne développe toutes ses qualités organoleptiques que lorsqu’il est conservé à l’abri de l’air.

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Dans un premier temps, le rôle de la bouteille se limita à assurer le trajet de la cave à la table.
Les tonneaux reposaient dans les caves, et le tavernier ou le valet allait soutirer un peu de vin en bouteille, pour le porter à ses hôtes ou à son maître. 
Du paléolithique au XVIIᵉ siècle, les contenants pour le vin sont essentiellement des poteries fabriquées avec de la terre, puis en céramique.
On utilisa d'abord l’outre de peau permettant le transport sur des chemins laborieux.
Ensuite, avec le développement des routes, ce furent d'amphores (de contenances variables).
Souvent munies d’une base pointue sur un support rainuré ou latté, elles étaient facilement entreposables dans les cales des navires ou dans les entrepôts.
Pour obturer les amphores, on utilisait déjà un bouchon de liège que l’on recouvrait d’un opercule de terre cuite scellé au mortier.

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Mais très vite, les tonneaux de bois cerclés de bois ou de métal font leur apparition.
Le tonneau sert à conserver et transporter le vin, mais aussi et surtout à vinifier le moût.
Jusqu’à la fin du XVIIe siècle, la production de bouteilles en verre est une pratique coûteuse réservée à une élite.

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La plupart des carafes et bouteilles trop minces et fragiles ne peuvent servir qu’à tirer le vin du fût jusqu’à la table et non pas pour un transport sur une grande distance.
Il faudra attendre le XVIIIe siècle et l’invention des fours à charbon par les Anglais pour que la fabrication de la bouteille de verre prenne une dimension commerciale.

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La bouteille joue un rôle fondamental dans le vieillissement du vin.
Autrefois de format sphérique, les bouteilles de vin ont adopté depuis le 18e siècle un format cylindrique, qui facilite le stockage et la conservation en raison d'un meilleur contact entre le vin et le bouchon.
Il existe différents formats de bouteilles.

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En règle générale, plus le format de la bouteille est grand, plus sa période de conservation sera importante.
En conséquence, un vin en demi-bouteille atteindra son apogée beaucoup plus rapidement que ce même vin en magnum.
Cette différence est due aux phénomènes d'oxydation et d'oxydoréduction agissant différemment par rapport aux volumes.

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À chaque région correspond un format de bouteille.
La bouteille de type Bordelaise (bouteille droite avec épaule haute) est la plus utilisée.
Les vins de Bourgogne et de la Vallée du Rhône utilisent une bouteille plus lourde et plus massive.
À l'inverse, les vins d'Alsace sont conditionnés dans des bouteilles en forme de flûte.
Le niveau de vin dans une bouteille est un élément crucial pour déterminer sa qualité, sa conservation et l'étanchéité du bouchon.

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En vieillissant, le liège devient poreux et favorise ainsi l'évaporation du vin.
De ce fait, un contrôle régulier du niveau des bouteilles est un excellent indicateur de l'état du bouchon.
Plus généralement, le niveau de la bouteille reflète l'état de conservation du vin.
Un niveau bas pour un millésime récent indique assurément une mauvaise conservation (température et humidité en sont souvent les causes).
En revanche, un niveau exceptionnel haut pour un vieux millésime peut paraître suspect.
La mise en carafe d'un vin doit se faire juste avant le service pour les vins rouges aux arômes volatils et pour certains blancs de garde afin de libérer leurs arômes.
Plus d'une heure à l'avance pour un Bordeaux ou un autre grand vin rouge à la fois jeune et solide.

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1 juillet 2019

Clovis premier Roi chrétien de France…*

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Comment naît la France ?
Repartons en -80 et retrouvons Vercingétorix qui fut le premier qui fédéra une partie des peuples gaulois dans le cadre d'une révolte contre les forces romaines au cours de la dernière phase de la guerre des Gaules de Jules César.
Vercingétorix est le plus connu et est le chef suprême des tribus gauloises.
Né en 72 av. J.-C. en Auvergne et mort en 46 av. J.-C. à Rome.
Il est un des chefs de la résistance des Gaulois contre la conquête de la Gaule par Jules César.
Il bat César à Gergovie et à Bibracte en 52 av. J.-C., mais est battu et fait prisonnier à Alésia la même année.
Il est devenu connu, car en se rendant, il a sauvé des vies de son peuple.
Le rôle historique de Vercingétorix ne dura que quelques mois.
Mais ce fut suffisant pour qu’au XIXᵉ siècle, celui-ci acquît le statut de héros fondateur de l’histoire de France.
Cependant, les livres d'histoire retiendront Clovis comme premier Roi de France.

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Charles De Gaulle (1890-1970) disait :
"Pour moi, l'histoire de France commence avec Clovis choisi comme roi de la France par la tribu des Francs qui donnèrent leur nom à la France...
Mon pays est un pays chrétien et je commence à conter l'histoire de France à partir de l'accession d'un roi chrétien qui porte le nom des Francs
"…
L'histoire de la monarchie de la maison France est en marche à partir de 481 !
Clovis devient roi des Francs (Rex Francorum).
Au IVᵉ et Vᵉ siècles, de nombreux peuples venus de l'est envahissent l'empire romain, chassés de leurs terres par les Huns, de redoutables cavaliers venus d'Asie.
Parmi eux, les Francs, les Burgondes (en Bourgogne), les Alamans et les Wisigoths (au sud de la Loire) s'installent sur notre territoire, semant la terreur et saccageant les villes des provinces romaines.
En 476, le dernier empereur romain Romulus Augustule (âgé de 10 ans) est assassiné.
L'empire romain d'occident disparaît et c'est la fin de l'Antiquité.
Parmi les envahisseurs, les Francs s’établissent dans le nord de la Gaule et en Belgique.
Petit-fils du roi franc Mérovée, fils de Childéric Iᵉʳ, roi de Tournai et de Basina, Clovis naît en 465 ou 466.

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Clovis n’a que 15 ou 16 ans lorsque, à la mort de son père en 481, il hérite du royaume franc.
C’est un guerrier courageux et très rusé qui entreprend une série de conquêtes et étend son royaume afin de dominer toute la Gaule.
Il était impitoyable avec ses ennemis.
Quand Clovis eut tué beaucoup d’autres rois et de proches parents dont il se méfiait parce qu’il craignait qu’ils ne lui prennent son royaume, il élargit son royaume dans toutes les Gaules.
Cependant, on rapporte qu’il s’exprima ainsi au sujet des parents qu’il avait perdus :
"Malheur à moi, car je n’ai plus de parents pour pouvoir m’aider".
Mais il disait cela par ruse pour savoir si, par hasard, il pourrait encore en découvrir un pour le tuer.
Pendant son règne, il parvient par la force, des alliances et avec l'église à s'imposer sur une grande partie de la Gaule romaine.
En se rapprochant de plus en plus du clergé gallo-romain, il fit la connaissance de l'évêque Remi de Reims qui le poussa à épouser une princesse chrétienne qui sera Clotilde la fille du roi des Burgondes et  ils se marièrent en 493.

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Clovis est reconnu comme roi par les Gallo-romains grâce à sa conversion au christianisme après la bataille de Tolbiac – (Zülpich près de Cologne en Allemagne et traditionnellement en 496, mais des révisions récentes situeraient la bataille de Tolbiac en 506). 

26 septembre 2025

Le Drakkar.*

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Le terme "viking" correspond à une activité et non à un nom de peuple (Le concept de nation n’existait pas).
Les Vikings étaient des clans ayant chacun leur chef.
Les jeunes affamés d’aventures décidèrent de partir en "vikings" c’est-à-dire d’organiser des raids.
Le drakkar (pluriel de dreki  "dragon") était le symbole de l’épopée "vikings" et représentait l’équipement militaire le plus redoutable.
Il y en avait de toutes dimensions en fonction des besoins (Commerce long courrier, pêche, commerce côtier, guerre, etc…..).
La période de construction et d’utilisation du drakkar se situe entre 300 à 1066 (croissance du Christianisme marque la fin de l’ère viking).
Robustes et rapides, capables de résister aux houles de l’Atlantique et de la mer du Nord, remontant les cours d’eau grâce à leur structure si particulière, les drakkars étaient de véritables outils tactiques.
Attardons-nous au vaisseau de guerre (le Snekkar).

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Rappelons-nous que c’était la rapidité d’attaque le principal atout des Vikings.
Long (30m), étroit (4m), léger et peu profond et avec sa structure ouverte, il pouvait embarquer jusqu’à 80 hommes (1 par rame).
Lors d'abordages ou de pillages, il était possible de transporter jusqu'à 160 hommes de plus.
Grâce à sa propulsion, constituée de rames et d'une voile de 120 m², et son faible tirant d’eau (1m), il était très rapide (6 min nœuds avec un max de 20).
Sa symétrie fait que la manœuvre à rames le rend très agile et il était capable de partir à reculons rapidement dans d’étroites rivières.
Ces envahisseurs remontaient fleuves et rivières pour frapper au cœur même des villes et des villages.
Ils attaquaient souvent la nuit ou les dimanches lors de la célébration des offices religieux lorsque l’ennemi était catholique.

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Les Drakkars n'arboraient pas systématiquement une tête de Dragon en proue et en poupe, mais souvent une spirale, (motif sacré utilisé par les peuples celtiques et Scandinaves).

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Dans les mœurs vikings, les chefs étaient enterrés avec ce qu'ils connaissaient : leur navire, leurs armes et leur épouse préférée.
Après le sacrifice de la femme, le feu était bouté au navire.

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Dans leur croyance, le guerrier qui mourait au combat, était emmené par les Walkyries, (celles qui choisissent les morts, des vierges guerrières) à la salle de banquet d’Asgardr où Odin (Seigneur de la Lance) recevait les rois et les guerriers morts.
Les autres, qui ne mourraient pas au combat, étaient condamnés à une triste existence dans les ombres du royaume de Hel.
Hel, fille de Loki et de la géante Angerboda qui règne sur les neuf mondes (endroit froid, brumeux, inquiétant, où tous ceux qui y pénètrent attendent de recommencer une nouvelle vie ou ne repartent jamais).

21 mai 2014

Le maître-verrier.*

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Il y a environ 5000 ans, dans la région du Croissant fertile et la Vallée du Nil, l'homme a commencé à fabriquer du verre.
Sa fabrication était un mélange de cendre et de sable, porté à haute température dans un four.
Fascinés par ses propriétés étranges, les Égyptiens et les Romains ont excellé dans la fabrication de petits objets de verre coloré.

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Le vitrailliste, aussi appelé maître verrier, met en œuvre le verre afin de réaliser une " image translucide et colorée ".
Le vitrail, véritable "peinture de lumière", associe la sensibilité de l'artiste, la technicité, le savoir-faire de l'artisan et la lumière de l'environnement.
Un vitrail est une composition décorative ou iconographique formée à l’aide de pièces de verre coloré.

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La technique du vitrail, pièces assemblées par des baguettes de plomb, s’est développée principalement au Moyen Âge (entre 950 et 1240), époque où les vitraux jouaient un rôle important dans l’enseignement religieux des populations illettrées (extrait de bibles et représentation d’un Saint) et devient avec le temps un élément d’architecture (voir les rosaces).

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Les verres utilisés pour les vitraux sont généralement colorés dans la masse, au moment de la fusion de la silice, par ajout d'oxydes métalliques ou recouverts de peintures vitrifiables recuites au four.

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Les principales étapes de réalisation d'un vitrail au plomb sont : La conception, la maquette, la coloration, le tracé, le calque, le calibrage, la coupe, le sertissage, le soudage et finalement pour les vitraux extérieurs, le masticage.

http://www.jacques-monnier.fr/

1 mai 2012

les plages de Vendée

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Comme partout en France, l'avancée allemande est rapide et massive: les forces allemandes entrent en Vendée dés le 21 juin 1940.
La Vendée a été aussi entièrement soumise au régime d'occupation jusqu'au 17 septembre 1944, date officielle de la libération du département.
La situation côtière et les possibilités de débarquement qu'offrent ses longues plages de sable, les allemands vont faire ériger un nombre important de blockhaus.
Les Nazis craignent en effet un débarquement allié massif sur la côte Atlantique : C'est le mur de l'Atlantique.
Le Mur de l’Atlantique imaginé par le chef ingénieur Fritz Todt (créateur de la Ligne Siegfried) était un système extensif de fortifications côtières, construit par le IIIe Reich pendant la Seconde Guerre mondiale et destiné à protéger l’Europe d’une invasion par les Alliés.
Pour Gerd von Rundstedt, cette défense fixe devait être assistée par des troupes armées et blindées en retrait dans les terres. Mais, les divergences d’opinions furent rapidement balayées par Adolf Hitler qui se rangea du côté du maréchal Rommel qui soutenait que cette ligne serait infranchissable et qu’elle rejetterait à la mer les alliés avant même qu’ils n’aient pu poser un pied sur le sol.
Bien que les autorités aient après la guerre, fait détruire un grand nombre de ces constructions, il est possible d'en percevoir quelques vestiges sur les plages vendéennes.

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7 janvier 2013

COULEURS LITURGIQUES *

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Les vêtements liturgiques nous rappellent que la Messe n'est pas une action ordinaire et nous met en contact avec Dieu.
La diversité des vêtements nous permet de reconnaître la fonction propre de chaque ministre.
Les couleurs expriment les caractéristiques de la cérémonie.
C'est au XVI° siècle, que le Concile de Trente a défini cinq couleurs :
Le blanc : Joie, pureté.
Le rouge : Feu du Saint-Esprit, Sang des martyrs.
Le vert : Printemps, espérance de vie éternelle.
Le violet : Prière intense et pénitence.
Le noir : Deuil, défunts.
 Et c'est au XIX° siècle que ces couleurs liturgiques ont été définitivement codifiées.
Cependant, d'autres couleurs, issues des traditions, sont admises
Le rose : Joie dans le temps de pénitence.
Le bleu : Fêtes mariales
Le gris cendré, n'est pas une couleur liturgique, mais est un rite lyonnais, prévu les jours de semaine pour les temps de pénitence (Avent et Carême).

10 janvier 2024

Qui est Clovis !*

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Clovis Ier (en allemand Chlodwig ou Chlodowech, en latin Chlodovechus) est roi des Francs saliens de 481 à 511.
Issu de la dynastie des Mérovingiens, du nom hypothétique de son grand-père, Mérovée (cf. liste des monarques de France), il est considéré comme le premier roi chrétien du royaume des Francs, qui prendra le nom de France au XIIIe siècle.
Nous connaissons Clovis à travers la longue description de son règne par l'évêque gallo-romain Grégoire de Tours, né près de trente ans après la mort de Clovis, et dont l'Histoire, sera rebaptisée tardivement "l'Histoire des Francs".

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Les Francs étaient un conglomérat de peuples.
Leur origine est essentiellement germanique.
Ils forment deux groupes : Francs Saliens et Francs Ripuaires.
Ils vivaient à la frontière de l'Empire romain, sur le limes.
Ces peuples acceptèrent de se mettre au service de l'Empire comme paysans ou comme soldats.
Le mot Franc signifiait "guerrier".

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Né en 465 – 466 (selon les sources), Clovis devient Roi en 481.
A cette époque, on ne devient pas roi par un sacre, mais par héritage d'une part, et d'autre part, d'après un choix de la famille aristocrate, sur des critères particuliers : bravoure et nombreuses victoires.
En d'autres termes, c'est une coutume d'un temps ancien qui faisait son effet.
Clovis, est baptisé le 25 décembre 496 par l'évêque Rémi à Reims.
Il a en effet décidé de se convertir au catholicisme, lui le païen.

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Ce qui fait toute la différence, c'est l'histoire de la Sainte-Ampoule.
Les témoignages sont nombreux.
Selon les notices historiques sur le couronnement des rois de France par Pierre Augustin Dérodé-Géruzez
Clovis est le premier de nos Rois qui ait été sacré et couronné.
Ce fut en 496, la veille de Noël, que ce prince, nouvellement converti à la foi chrétienne, il reçut des mains de saint Remi (Reins) le baptême et l'onction sainte.

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La plupart des évêques du royaume se trouvaient alors réunis à Reims (Rheims).
Grégoire de Tours nous apprend que les rues de la ville furent tendues de tapisseries peintes et les églises de draps blancs, que l'on répandit des parfums en abondance, et que l'on alluma une grande quantité de cierges.
Et que 486 correspond à la bataille de Soissons contre Syagrius.

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10 mars 2017

La chapelle du Puy du Fou

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Ce fut elle notre consolation dans la traversée de toutes ces épreuves.
Il faut vous dire, que nous mettions notre point d'honneur après chaque carnage, à reconstruire d'abord et en premier notre Chapelle car elle a toujours été notre force et notre courage.
C'est pourquoi elle porte en elle, plus que d'autres constructions, les traces des différentes époques qu'elle a traversées.

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Du lieu de culte primitif il ne reste pas grand chose, hormis la crypte du VIIème siècle, pratiquement intacte avec sa Source Miraculeuse et son sarcophage mérovingien.

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Les murs de la nef, avec leurs claustras (sortes de vitraux ajourés en bois) sont du XIème siècle.

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La façade d'entrée a été faite au début du XIIème siècle.
Le chœur gothique a été reconstruit au XIIIème siècle.
Il faut aussi voir l'intérieur.
Entrez avec moi.

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Ici aussi on a toutes les époques.
Fin XIIème siècle : les peintures murales de la nef représentent le départ et le retour de la Croisade, selon le prêche de Saint Bernard.
Sur le mur de l'entrée, allégorie de la victoire du Bien sur le Mal (le Mal symbolisé à gauche par un dragon, à droite par un infidèle).

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XIIIème siècle : Mise en place dans le chœur des vitraux qui représentent les scènes de la Passion.
A gauche, Arrestation, Flagellation et Crucifixion.
A droite, Descente de Croix, Mise au Tombeau et Résurrection.
Nous avons aussi fabriqué le Fauteuil en fer forgé (siège du célébrant) et du meuble de la sacristie.

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Au XIVème siècle : les peintures murales du chœur draperies et représentations symboliques des 4 Evangélistes : l'homme = St Matthieu, le bœuf = St Luc, l'aigle= St Jean, le lion = St Marc.
Fabrication de la grille du chœur en fer forgé.

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Mise en place des statues de bois sur la Poutre de Gloire : la Vierge, St Jean et le Christ en Croix.
Au XVème siècle : on procéda à la réalisation des peintures de la Crypte (Vierge à l'Enfant) et des peintures de la voûte du chœur.
Fabrication du pupitre en fer forgé.

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Il nous reste à jeter un œil sur ce petit bâtiment accolé à la Chapelle et que nous appelons la Maladrerie.
C'est le refuge des malades et des mourants.
Il a été construit au XIVème siècle.

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Au centre de la cour se dresse une très vieille Croix Hosannière.
Elle a été érigée là à la fin du XIIIème siècle.
Jadis nous enterrions nos morts autour de la Chapelle et c'est devant cette croix de milieu de cimetière que nous venons tous les ans les célébrer en chantant !
'Hosanna des Rameaux (d'où son nom de Croix Hosannière).

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Vous avez remarqué le superbe petit pont à arche brisée.
Nous l'avons construit au XIVème siècle.
C'est par là que nous arrivent les pèlerins qui empruntent le chemin de St Jacques de Compostelle.
"Voilà, notre très longue et trop rapide histoire de ce petit Village Médiéval..."
Continuez votre visite en passant par les échoppes des artisans…

3 septembre 2014

Fresque vivante.

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Succédant à un château fort plus ancien dont on a également retrouvé les vestiges, le château du Puy du Fou fut érigé aux 15e et 16e s.

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Durement malmené lors des guerres de Vendée, cet édifice Renaissance connait aujourd'hui un second souffle de vie.

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La terrasse de la façade postérieure du château, donnant sur une immense pièce d'eau, compose en effet le décor de la grandiose Cinéscénie, dont le scénario a été écrit en 1977 par Philippe de Villiers.

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Un millier d'acteurs évoluent sur une gigantesque aire scénique et vous font revivre pendant près de deux heures 700 ans d'histoire de la Vendée à travers l'histoire d'une famille symbolique : 

Les "Maupillier".


Les décors inattendus, la variété de costumes et le véritable déluge d'effets spéciaux font de cette grande fresque dramatique et chorégraphique un moment hors du commun.

7 août 2012

Barge (Puy du Fou)

Au début du spectacle de la Cinéscénie, le Marchand de Quenouille dit :
" Je couche dans les barges des granges".
Mais que peut signifier cette phrase ???

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Dans la région du Centre et de l'Ouest, une barge est un gros tas de foin, de paille ou de blé.
Sert aussi parfois à désigner un hangar à bois ou un grenier à foin aussi dénommé "Fenil", venant du latin foenile, de foenum, foin. C'est aussi l'étage d'un bâtiment où s'exerce la même fonction.
Le fenil est souvent situé au-dessus des étables.
Au moyen-âge, certaines maisons abritent également les animaux de la ferme durant la nuit, pour les protéger d'éventuels prédateurs.
L'enclos des bêtes est placé juste au dessous de la chambre afin que la chaleur dégagée, puisse réchauffer leur propriétaire.

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30 juillet 2011

loger au Puy du Fou - la Villa Gallo-Romaine

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Depuis 2007, les visiteurs du Puy du Fou peuvent séjourner à la villa Gallo-romaine.
Un hôtel de standing trois étoiles dont l’architecture s’inspire des forums romains : façade au ton ocre, colonnes corinthiennes et bas-reliefs.

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Les cent chambres familiales sont à l’image du monument avec leurs fresques, pilum et mobilier de marbre.
Les équipes d’accueil sont en costumes d’époque.
Les visiteurs laissent leur voiture sur le parking et accèdent au Grand Parc à pied durant toute la durée de leur séjour.

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Attention votre séjour est à réserver. (Voir brochure).

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Visitez la villa sur

http://puystory.magix.net/album

28 septembre 2015

Le vitrail *

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Un vitrail est une fenêtre composée de multiples verres colorés, assemblés au moyen de plombs, représentant des scènes, des personnages, des symboles.

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Il est devenu, en Occident, à partir du Moyen Age, une expression artistique très utilisée en architecture et plus particulièrement dans les édifices religieux, empruntant les techniques de la peinture et de la céramique.
L'histoire du vitrail commence dés l'antiquité, peu de vitraux on été conservés entier avant le XI ème siècle, son développement a commencé a partir du XII ème siècle, ce qu'on appelle "l'explosion du vitrail".

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L'art du vitrail commence à la fin de l'art roman, les premiers vitraux étaient en fait trois vitraux du chevet de la cathédrale de Poitiers (vers 1160).
La fonction du vitrail, étant de représenter Dieu, qui à l'époque médiévale, était symbole de lumière dans les églises.
Il fallait donc, représenter la lumière divine.

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Une autre fonction du vitrail c'était de raconter aux fidèles des scènes bibliques (puisque la plupart de la population ne savait pas lire).
Cet art à provoquer la source de la vie quotidienne, plus généralement le début des corporations (associations de mêmes métiers).

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Cette rosace provient de "Notre Dame de Paris"

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28 mai 2014

Templiers de Cressac

La chapelle du Puy du Fou est-elle la réplique de la chapelle des Templiers de Cressac ?

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Austérité et sobriété définissent à merveille la chapelle des Templiers.

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A Cressac (au sud d'Angoulême) se trouve l’ancien siège d'une commanderie de Templiers.
La chapelle des Templiers est classée monument historique.
Trois ouvertures uniquement, représentant la Trinité, brisent la nudité des murs.
Seul ornement de tout l'édifice, les magistrales fresques murales du 12ème siècle fresques, illustrant un épisode de la deuxième croisade, décorent les murs intérieurs.

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Probablement exécutées entre 1170 et 1180, très endommagées sous la Révolution, elles relatent la bataille qui opposa en 1163 Guillaume IV Taillefer, comte d'Angoulême, Geoffroy Martel, Hugues VIII de Lusignan et les templiers de Gilbert de Larcy aux troupes de l'émir Nur el-Din, maître d'Alep et de Damas.
Pour mieux connaitre cette chapelle et l'ordre de Templiers Cliquez ICI et vous serez dirigés vers un site consacré à cette période.

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Les fresques représentent des chevaliers francs et des Templiers, sous la conduite de Geoffroy Martel, frère du comte d'Angoulême, et d'Hugues VIII de Lusignan, comte de la Marche du Poitou, avaient à cette occasion vaincu le redoutable Nour el-Dîn, atâbeg (seigneur) de Mossoul.

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  • L'ordre des Templiers était une organisation de type religieuse et militaire.
  • Elle fut créée le 13 janvier 1129 par Hugues de Payns.
  • Elle fut reconnue par le pape Innocent II le 29 mars 1139 avec le Concile de Troyes.
  • Le Vendredi 13 octobre 1307, Philippe le Bel fait procéder à l'arrestation de Templiers sur son territoire.
  • Elle prit fin tragiquement le 22 mars 1312 avec le Concile de Vienne et suite au conflit entre Philippe Le Bel et le Pape Clément V.
  • La Règle religieuse à suivre était celle de Saint Benoît.
  • Jacques de Molay (Grand Maître) fut condamné à mort et peu de temps avant, il aurait maudit ses accusateurs. 
  • Légende ou réalité. Ce qui est certain, c'est qu'une série d'évenements tragiques se succéderont jusqu'en 1328 (nous sommes dans la période des Rois maudits).

Saviez-vous que les Templiers sont à l'origine des organismes bancaires !!! (Mais c'est une autre histoire).

 

7 août 2024

Les villages du Puy du Fou

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Véritable "livre ouvert au pays de la mémoire ", le Puy du Fou réécrit la vie quotidienne de la Vendée il y a 250 ans.
Ecouter, voir, remonter le temps.

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La recréation des villages a nécessité des mois de travail, de recherches, avec la participation d'ethnologues et des spécialistes du Puy du Fou autour de documents iconographiques, mais aussi les ateliers de couture pour la création et la fabrication des costumes, et la collecte de matériaux anciens.
Dans les petits villages, entièrement et fidèlement reconstitué, il suffit de pousser une porte pour saisir le passé sur le vif.

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Surprendre le forgeron et le maître-verrier, l'enlumineuse et le sculpteur, le bourrelier  etc ...
De bien belles scènes en somme, comme des tableaux vivants avec leurs gestes répétés, et inchangés au fil des siècles.

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Flânez dans les villages du Grand Parc et imprégnez-vous de l'atmosphère unique de chaque époque.
Chaque maison abrite une surprise.

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Déambulez dans les rues au gré de vos humeurs, du potager au lavoir en passant par la grange aux Fiefs.

26 juillet 2022

Le carnaval

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Le mot carnaval est issu de l’italien "carnevale" qui provient du latin "carnelevare", signifiant littéralement "enlever la viande".
En effet, le carnaval marque généralement, dans la tradition chrétienne, l’entrée en carême, c’est-à-dire une période de jeûne et d’abstinence de quarante jours.
Bien avant le carnaval, nos ancêtres avaient déjà pour habitude de se déguiser à certaines occasions.  
À l’image des fêtes saturnales chez les Romains ou des fêtes dionysiaques chez les Grecs, qui sont toutes deux des précédents historiques du carnaval.
À l’origine, cette tradition archaïque marquait les cycles saisonniers et agricoles

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Le carnaval de Venise est une fête traditionnelle italienne remontant au Moyen Âge.
Comme le Carnaval dans la Rome antique, l’institution du Carnaval par les classes dominantes de Venise est généralement attribuée au besoin de la République Sérénissime afin de maintenir la population paisible et heureuse en lui offrant une période de loisirs et d’amusement.
Outre une vocation civique, le carnaval permettait d’abolir les contraintes sociales.
Le riche pouvait se faire passer pour un pauvre et inversement.
Le port du costume autorisait une liberté impossible le restant de l’année.
L’incognito procuré par les masques apparut dès le XIIIe siècle.

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L’arrivée massive des étrangers,  parmi lesquels on pouvait compter des souverains, qui venaient là pour profiter au maximum des amusements et des plaisirs, représentait une manne économique pour Venise doublée d’une réputation unique de liberté et de magnificence.
Les couleurs, les formes, les costumes et les masques sont au rendez-vous.
Dès le 10ᵉ siècle, le peuple profitait un maximum des derniers jours précédant les mortifications du carême en se divertissant et en savourant les plaisirs et les joies de la vie.
En 1094, le carnaval est mentionné pour la première fois dans une charte du doge Faliero de Venise.

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En 1269, un Edit du Sénat déclare la veille du Carême jour férié, fête (mardi gras)  et autorisant le déguisement.
 De même, "la Fête des Marie", qui existe depuis 948, le 2 février, est déplacée pour ouvrir le Carnaval.
Au XVIIe siècle, dans la Venise baroque, le carnaval durait dix jours, pendant lesquels les habitants épuisaient leur appétit de fête et de débauche avant le Carême.
Au XVIIIᵉ siècle, le Carnaval, repris en main par la noblesse, atteint le sommet de sa splendeur, faisant ainsi oublier le long déclin de la République.
Les raisons du succès et de la réussite du Carnaval de Venise depuis étaient à la fois politiques et économiques.

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Son mythe s’est répandu dans toute l’Europe au XVIIIe siècle (œuvres de Canaletto, Francesco Guardi, Giandomenico Tiepolo et Pietro Longhi).
Au XIXᵉ siècle, sous l’occupation napoléonienne, le Carnaval fut interdit, puis rétabli, mais très encadré sous la domination autrichienne.
Au XIXᵉ siècle, le carnaval s’est embourgeoisé et a disparu dans les années 1970.
À l’initiative d’associations de citoyens, de la municipalité de Venise, de La Fenice et de la Biennale de Venise, il fut relancé en 1979, prenant une tournure touristique et revêtant un enjeu économique important.
C’est en 1980 que le Carnaval de Venise est officiellement et mondialement reconnu.

5 octobre 2021

La table au Moyen-âge.

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"Oyez, oyez gentes Dames, preux Chevaliers !
Allons ripailler séant la bonne pitance et la vinasse gouleyante et découvrons moult réjouissances en ces joyeuses bombances.
Et que badinages et effusions soient de circonstance !
Et que la fête commence !"

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Le Moyen Âge atteint une sorte de perfection dans l’art du festin.
Le type de repas caractéristique de l’époque est bien le banquet, une occasion d’affirmer son rang, sa richesse et son prestige.
Chez les grands de ce monde, comme chez les bourgeois qui peuvent se le permettre, le festin est donné à l’occasion de noces, d’alliances, de victoires, de naissances ou de tout autre événement important.
Mais l’art de la "cuisine," bien que différente de notre cuisine actuelle, est déjà un enjeu social de respectabilité et un instrument de prestige.

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Au Moyen Âge, l’alimentation est très codifiée et tributaire du rythme des saisons.
La fin du printemps, l’été et l’automne sont des périodes de grande abondance.
L’hiver est marqué par une grande frugalité dont la monotonie est rompue par des festins.
Donner un festin en cette période est la preuve d’une grande richesse.
Le repas médiéval est entièrement lié au calendrier liturgique qui distingue jours gras et maigres et où la consommation de viande est interdite.
La religion chrétienne impose, aux riches comme aux pauvres, entre 150 et 180 jours de carême où l’on doit manger maigre, sauf pour les jeunes fidèles, les malades et les femmes enceintes.

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Au Moyen Âge, il n’y a pas de pièce spécifique, le plus souvent on mange dans les chambres dont le sol est recouvert de fleurs et d’herbes odorantes.
Mais chez les gens de condition inférieure, on mange tous ensemble, hommes, femmes, enfants, autour de la même table, dans la salle commune.
La salle d’apparat est principalement utilisée pour les festins.
Contrairement à ce que l’on peut penser, la cuisine est tout en finesse, légèrement acidulée, haute en couleur et épicée.
La plupart des sauces accompagnant les volailles et les poissons sont plutôt acides (vin, vinaigre, verjus).
Il existe toutes sortes de jus acides.
Jus de raisins verts cueillis avant maturité (le plus fréquent), jus d’herbes acides comme l’oseille, jus de citrons, jus d’oranges amères, jus de grenades aigres (surtout utilisé dans les pays méditerranéens), jus de pommes ou de poires acides, jus de fruits sauvages comme les prunelles, les merises, les cornouilles ou l’épine-vinette.
Tous ces jus verts pouvaient être désignés, dans la cuisine médiévale, par le mot verjus (ou vertjus).
L’aigre-doux est très prisé en rajoutant du sucre, du miel ou des fruits… 
La cuisine médiévale est épicée, mais ce n’est certainement pas pour masquer la piètre qualité des mets.

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Les épices utilisées en grande quantité sont principalement la cannelle et le gingembre.
Ensuite, apparaissent le clou de girofle en poudre, la noix de muscade, le macis, la maniguette ou graine de paradis, le poivre, la cardamome, le galanga (garingal) et enfin le safran pour colorer.
La plupart du temps, elles sont délayées dans du vin, du vinaigre, du verjus ou du bouillon (parfois passées à l’étamine) avant d’être mélangées au reste du plat vers la fin de la cuisson (pour garder les parfums).
L’aspect visuel des mets au Moyen Âge est presque aussi important que le goût.
Les plats ont de belles couleurs vertes, jaunes, orange,…
Mais les épices ne sont pas non plus à portée de toutes les bourses !
Elles constituent un critère de distinction sociale.

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Cependant, le peuple ne se refuse pas non plus le plaisir des épices et les plus humbles sont comblés lorsqu’ils détiennent du poivre, épice devenue un peu trop accessible pour les plus riches.
Pourquoi cet engouement pour les épices ?
Les médecins de l’époque leur confèrent des qualités digestives.
La provenance des épices apporte aussi une part de rêve.
L’Orient est assimilé à une sorte de paradis… etc.
Elles assureraient aussi la longévité ?
Dans tous les cas, la cuisine du Moyen Âge fait preuve d’une certaine diététique.
Peu de corps gras, peu ou pas de sucre (le sucre était plus considéré comme une forme de médication que comme un réel agent gustatif).
Mais, aussi un souci diététique dans le déroulement des repas (Entrée de table, Potages, Rôtis, Entremets, Desserte, Issue).
En effet, les grands repas démarraient par des salades assaisonnées ou des fruits frais, destinés à ouvrir l’appétit.
Ensuite venaient les potages ou brouets.
Puis les viandes rôties accompagnées de sauces diverses.
Les viandes ou mets secs ou peu humides sont servis sur une plaque de bois ou de métal ordinairement ronde appelée "tranchoir ou tailloir".

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Sur ces plaques, on dispose des tranches de pain le plus souvent rassis, destinées à absorber les jus : "le pain tranchoir".
Les sauces étaient bien souvent liées à la mie de pain ou encore avec du jaune d’œuf, mais absolument sans matière grasse (ex : sauce au raisin noir).
Le pain était grillé, trempé dans du bouillon, pilé au mortier et en général passé à l’étamine.
Cette liaison au pain était parfois remplacée par une liaison à la poudre d’amandes.
La liaison au pain colore les sauces et donne, comme la liaison à l’amande, un velouté différent sous la langue et développe les saveurs acidulées et parfumées (alors que la farine les étouffe).

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Les assiettes n’existent pas, les soupes, sauces et autres mets liquides sont servis dans des écuelles qui sont partagées par deux personnes.
Après, venait l’entremets, sorte de distraction entre les mets accompagnés de ballade chantée par quelques bardes, jongleries, pitreries de bouffon, voire plats pastiches tels que des "pâtés d’oiseaux vivants" afin d’étonner ses invités.
Tout le monde profitait du spectacle en grignotant de petites préparations salées (petits beignets par exemple).
Le repas reprenait alors son cours avec "la Desserte", qui correspond à notre dessert et enchaînait sur "l’issue de table" composée de fromages, fruits ou gâteaux légers.
Des vins légèrement sucrés accompagnaient à merveille ces derniers plats qui visaient à fermer le repas, à accélérer la digestion.

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Enfin, pour terminer complètement le repas, les invités étaient conviés dans une autre pièce et chacun pouvaient purifier son haleine et faciliter sa digestion en absorbant des dragées, des épices confites ou naturelles, le tout proposé à grands frais par le seigneur.
C’était ce que l’on nommait le "boute-hors".
Ces petites gâteries de fin de repas s’accommodaient parfaitement des vins de Clairet et d’hypocras.
L’hypocras est un vin blanc doux dans lequel on a laissé macérer de nombreuses plantes et épices (cannelle, gingembre, cardamome…).
La recette d’Hypocras est attribuée au célèbre médecin Grec Hippocrate (Vème siècle avant J-C.).

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Bien plus tard, les chevaliers furent conquis par cette véritable "potion magique" et ramenèrent la recette d’Hypocras en Occident.
C’est grâce à ses saveurs si agréables et à ses vertus tonifiantes et même aphrodisiaques (assurait-on…) que l’Hypocras devient l’Apéritif à la mode au Moyen Âge, notamment.

24 mai 2024

Le Feu

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J'aime vous voir réunis autour du feu, à chaque veillée d'hiver.
Le feu, c'est la magie chaque fois renouvelée de la chaleur et de la lumière.
Feu de la Saint-Jean où je dansais avec les filles et les gars du temps de ma jeunesse, comme vous aujourd'hui.
Feu de sarments sur lequel nous faisions griller les châtaignes et les premières pommes de terre qui commençaient une timide apparition dans le bocage.
Feu de l'âtre qui chauffait péniblement la maison au creux de l'hiver.

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Quand je vous vois craquer une minuscule tige de bois et faire naître la flamme d'une brassée de sarments, je crois rêver !
Saviez-vous qu'après le grand désastre, il nous fallut réinventer le feu, en faisant jaillir des étincelles avec des pierres dures !

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Ce feu, on le cultivait, on le dorlotait.
On conservait les braises sous la cendre et on les échangeait de maison en maison.
Les femmes, qui ne pouvaient entretenir un feu toute la journée venaient quémander (demander) chez la voisine une pelletée de braise ou bien remplissaient l'écuelle de leur chauffe-pieds.

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L'hiver, on voyait partir de bon matin les bergères vêtues de leur cape de droguet, quenouille au coté, tenant d'une main un bâton, de l'autre la chaufferette en terre où les braises jetaient de petites lueurs rouges.

 

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Dans les rares maisons qui disposaient de plusieurs pièces, la salle commune, ouvrait ses deux yeux, c'est-à-dire la chaleur et la lumière qui se perpétuaient dans la cheminée devant laquelle la maisonnée s'entassait pour la veillée.
J'aime vous voir réunis autour du feu, à chaque veillée d'hiver.

J. Maupillier (garde)

28 février 2025

La Tradition au Puy du Fou (Cinéscénie)

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Le site d'évocation n'est pas un monument, mais une population et un territoire.
Il ne s'agit pas de mettre en valeur le château, mais bien plutôt de restituer le peuple anonyme du haut-bocage et la terre du "Pays" du Puy du Fou.
Le château n'est que la toile de fond de l'espace d'évolution des acteurs.
La trame du spectacle n'est pas l'histoire du monument.

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Le fil conducteur n'est pas d'ordre chronologique, mais d'ordre ethnographique.
Ce n'est pas l'événement qui compte.
C'est tout un patrimoine qui devient geste esthétique.
À la limite, il n'y a pas d'événements.
Il n'y a que des attitudes et des situations.
Les acteurs restituent des parentés que le temps a changé en silences éternels.

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Les parentés sont leurs propres lignées.
Dans cet esprit, la mise en scène privilégie "l'impressionnisme" par rapport au "figuratif".
Avec un texte multiple qui entre en scène avec les acteurs et qui sort avec eux.
Le Puy du Fou est un théâtre d'expression locale.
Les contours de l'action sont à peine dessinés, l'atmosphère compte plus que l'effet scénique.
L'impression est plus forte que le réel.

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C'est le spectateur qui termine la fresque.
Il ajoute sa liberté et sa sensibilité à des visions trop courtes pour épuiser les ressources de son imagination.
Il s'agit bien d'un spectacle nouveau et non d'un "Son et Lumière", en ce sens que les techniques du son et de la lumière sont au service :

— D'une tradition orale : c'est l'aspect historique.
— D'une expression locale : c'est l'aspect artistique.

29 février 2016

Le Tonnelier (un vieux métier)*

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"Juste le temps de renverser le barricot pour faire couler le vin nouveau, qui fait oublier la sueur sur les fronts moites ..."
La Vendée n'est certes pas une région de vignes mais produit, malgré tout, quelques petits vins ...
Des couplets célèbres ont immortalisé celui de Sigournais, la Folle ...Rosnay, Mareuil et son Ragoûtant ont acquis leurs lettres de noblesse et le Franc Blanc du pays des Olonnes surprend toujours ...
Le Naha et sa mauvaise réputation sont encore évoquées par les anciens.
En outre, le Layon et ses coteaux ne sont pas si loin et le Muscadet fringant mûrit sur les pentes toutes proches du Sèvre et Maine.
Il fallait bien loger, avant l'avènement de ces tristes cuves en ciment ou en inox, toute cette production.

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Le tonneau a chez nous vingt siècles d'âge et les tonneliers y ont été nombreux.
Ce n'est qu'au XIIIe siècle que les "Curparii" qui formaient la corporation des "charpentiers de tonneaux" prirent le nom de tonnelier ; on les appela aussi longtemps des barilliers.
L'exercice du métier était régi par des statuts et des usages sévères.
Le tonnelier de village, lui, était un homme libre payé à la pièce et disposant de son outillage.
A l'exemple des vignerons ils adoptèrent pour patron Saint Vincent et Sainte Anne pour patronne.

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Les chênes à grain fin aux fûts étroits et aux fibres serrées, riches en tanin, sont les plus recherchés mais les bois de châtaignier et d'acacia sont aussi utilisés.
Quatre à cinq mètres cubes de grumes (Tronc d'arbre abattu dont on a coupé les branches mais qui est toujours recouvert de son écorce) donnent 1 mètre cube de bois merrain sans aubier, sans nœud ni aucune tare ; stocké pendant l'hiver qui suit la coupe, le bois restera de longs mois à l'air libre, puis sous abri, avant d'être travaillé.
Chaque tonneau fabriqué est une œuvre d'art.

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Pour une "pièce" de 110 litres, 23 à 28 douelles (élements de bois) de 70 centimètres de long sont nécessaires selon leur largeur pouvant aller de quatre à huit centimètres.
Comme dans la taille des pierres destinées à composer une voûte les douelles doivent avoir la coupe exigée pour leur appareillage.

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Chacune est travaillée et planée au chevalet sur toutes ses faces ; les extrémités en sont appointées.
La plane, grand couteau à deux manches, accentue la courbure initiale ce qui rend plus facile le cintrage.
Si besoin est on enlève de l'épaisseur avec une sorte de hache plate et rectangulaire, la doloire.
C'est ce dernier outil qui décapita Saint Jean Baptiste que les compagnons tonneliers "dôleurs" du tour de France ont choisi comme protecteur.

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La colombe, sorte de gros rabot inversé d'1,5m de long, muni de pieds, crée le chanfrein de la douelle qu'elle taille en biseau.
Cette opération appelée dolage est suivie du bâtissage, puis du cerclage et enfin du jablage (Action de creuser le jable - Rainure creusée aux extrémités des douves d'un tonneau pour y encastrer les fonds) .
La mise en place des douelles est un véritable jeu d'adresse.

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Elles sont dressées de champ et circulairement à l'intérieur d'un premier cercle provisoire.
Ce bâti assemblé est enserré à mi-hauteur dans un second cercle à l'aide de l'asse et du chasse : c'est ainsi que se nomment le burin et le marteau du tonnelier.
Celui-ci doit maintenant fixer un troisième cercle à l'extrémité inférieure du fût.
Pour ce faire il mouille le bois et allume un feu au milieu du tonneau dont la partie haute est obstruée à l'aide d'une plate.

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Le feu éteint, le bois va sécher légèrement pendant une heure ou deux.
La botissoire, sorte de presse formée d'un bâti de bois et d'une boucle en cordage, sert à resserrer les douelles et permet la mise en place du troisième cercle.
Chanfrinière et jabloir creusent alors chanfreins et veinules, avant que ne soient enlevés, tour à tour, chacun des cercles, pour écarter légèrement les douelles et permettre la pose des fonds.

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Les cercles sont remis en place, le fût poli, l'œuvre est terminée ; il ne reste plus qu'à creuser la bonde avec le bondonnoir (Trou rond pratiqué dans un tonneau).
Forme apparemment simple et fonctionnelle le tonneau au vendre rebondi et à l'embonpoint de bon aloi illustre les ressources inventives de l'Homme.

D'autres photos du tonnelier sur :
http://puystory.magix.net/album/tous-les-albums/!/oa/7243005/

16 avril 2005

Avis

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Par ce site, indépendant et non-officiel du Puy du Fou, Puystory essayera de vous faire voyager dans le temps le plus simplement possible en ayant comme fil conducteur le PUY DU FOU.
Il se voudra être un outil pédagogique en vous replaçant dans leur contexte des personnages, des événements et ayant traversé le temps.
Bon Voyage dans ce temps.
"Puystory" est une marque déposée auprès des "Agences de Dépôt Numérique" + "Sabam" et est protégée par les droits d'auteur.

 

Puystory ou comment Enrichir l'Expérience du Puy du Fou. (Fichier PDF).

16 avril 2025

C'est quoi la "Loi Salique" ?

La Loi Salique trouve ses origines chez les Francs saliens, un peuple germanique installé dans le nord-est de la Gaule à partir du IIIe siècle après J.-C.

Rédigée au début du Vᵉ siècle par Clovis 1ᵉʳ, elle vise à codifier les coutumes et pratiques judiciaires de cette société guerrière.

Elle est consignée dans un recueil appelé la "Lex Salica".

Son élaboration s'inscrit dans un contexte de consolidation du pouvoir royal mérovingien, qui cherche à asseoir son autorité et ses modes de succession.

Bien que son application ait été largement répandue dans les États d'Europe occidentale, elle est surtout connue pour avoir exclu les femmes de la succession au trône de France.

La Loi Salique stipule que seuls les hommes peuvent hériter du trône et transmettre le pouvoir à leurs descendants mâles.

Cette règle vise à assurer la continuité dynastique et à concentrer le pouvoir dans les mains des lignées masculines.

Elle définit notamment les modalités de la transmission du pouvoir et de la propriété au sein de la société franque.

Ce principe devient un élément central de l'idéologie monarchique française qui a particulièrement permis à la dynastie des Capétiens de régner pendant près de 800 ans.

La Loi Salique limite considérablement l'influence et les droits des femmes dans la sphère publique, les confinant essentiellement à la sphère privée et domestique.

En excluant les femmes, on évite les conflits de succession et les risques de déstabilisation liés aux mariages et alliances étrangères.

Bien que la loi salique exclue les femmes de la succession au trône de France, les femmes de la noblesse pouvaient hériter de certains titres et propriétés.

Cette exception permettait de maintenir le patrimoine familial au sein de la lignée.

Certains fiefs et duchés en France, comme la Bretagne ou la Normandie, suivaient des règles de succession différentes de la loi salique, permettant aux femmes de transmettre leur héritage.

Cela a parfois conduit à des conflits avec la couronne de France.

Dans des situations, où il n'y avait pas d'héritier mâle direct, la loi salique pouvait être assouplie pour permettre la régence ou l'accession au trône d'une femme.

Mais la loi salique était aussi réputée pour son principe d'équité et de justice.

Elle établissait des règles claires et impartiales pour la résolution des conflits et la protection des droits individuels au sein de la société franque.

La loi salique prônait le principe de proportionnalité dans les peines et les compensations, afin de garantir un traitement équitable et de prévenir les abus.

Les amendes et les sanctions étaient adaptées à la nature et à la gravité des délits.

Le corpus de la loi salique comprenait près de 15 000 articles réglementant de nombreux aspects de la vie quotidienne et des relations sociales.

Au fil des siècles, la Loi Salique a fait l'objet de nombreux débats et interprétations, notamment sur la question de savoir si elle s'appliquait réellement à la couronne de France ou seulement aux biens fonciers.

Certains ont remis en cause son fondement juridique, y voyant une discrimination envers les femmes, tandis que d'autres ont souligné son importance historique et son rôle dans la stabilité de la monarchie française.

À partir du XVIIIe siècle, les idées des Lumières et les mouvements féministes remettent progressivement en cause le principe de la succession masculine, ouvrant la voie à des changements futurs.

Malgré son abrogation officielle en 1792, la notion d'héritabilité masculine a perduré dans l'imaginaire collectif français et a continué à influencer les débats politiques et sociaux.

Aujourd'hui, la loi salique est vue comme un vestige d'un passé patriarcal qui doit être considéré comme incompatible avec les valeurs d'égalité moderne.

Son héritage reste néanmoins présent dans de nombreux aspects du droit européen, témoignant de l'importance historique de cette loi dans la construction de l'identité juridique et politique du continent.

4 novembre 2024

Guerre 1914-1918... Les Causes !

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Les causes de cette terrible catastrophe sont très nombreuses et très complexes.
Pendant les années qui précédèrent 1914, les grandes puissances européennes vivaient dans un état de paix.
Prévoyant la guerre, elles s'y préparaient en s'armant de leur mieux.
L'Allemagne, surpeuplée, très riche au point de vue industriel, désirait des colonies où elle pourrait écouler les produits de son industrie.
Pour mieux assurer sa puissance, elle s'était alliée à l'Autriche et à l'Italie.
Pour rétablir l'équilibre européen, la Russie et l'Angleterre s'étaient rapprochées de la France.

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Mais, un événement sans importance mit le feu aux poudres.
Le 28 juin 1914, un Serbe de Bosnie Gavrilo Princip (1894-1918) assassina, à Sarajevo, l'archiduc autrichien François-Ferdinand (1863-1914) et son épouse Joséphine Albine Chotek (1868-1914).
Le gouvernement austro-hongrois prétendit que ce crime était le résultat d'un complot serbe ayant pour but de démembrer l'Autriche-Hongrie.

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Le 28 juillet, il déclara la guerre à la Serbie.
La Russie prit la défense des Serbes.
Alors l'Allemagne, se disant menacée par la mobilisation de la Russie, lui déclara la guerre le 31 juillet 1914.
La France soutint la Russie, son alliée, et l'Allemagne déclara la guerre à la France le 3 août 1914.
La Belgique était neutre, c'est-à-dire que son territoire avait été reconnu inviolable par les autres pays, y compris l'Allemagne.

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Or, les Allemands, pour envahir la France, passèrent par la Belgique.
La violation de la neutralité belge et la crainte de voir l'Allemagne s'installer définitivement à Anvers provoquèrent l'intervention immédiate de l'Angleterre.
Le Japon, la Grèce et la Roumanie se joignirent à l'intervention.
La Turquie et la Bulgarie se rangèrent aux côtés de l'Allemagne.
L'Italie, estimant que ses deux alliés n'étaient pas attaqués, resta d'abord neutre.
Mais menacée elle-même par l'ambition de l'Autriche, elle jugea prudent de lui déclarer la guerre le 24 mai 1915.

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Enfin, le 7 mai 1915, les Allemands avec le sous-marin U-20, ayant torpillé des vaisseaux transportant des Américains (Lusitania), les États-Unis vinrent à notre aide en 1917.
Ce petit incident austro-hongrois fut ainsi l'occasion d'une guerre mondiale.
Pendant plus de quatre ans, on s'est battu partout : sur terre, sur mer et dans les airs.

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De nouvelles armes terribles furent employées : avions et dirigeables, gaz asphyxiants, sous-marins, mines, chars d'assaut, etc.
Cette guerre a dépassé en horreurs toutes les autres guerres.
Les soldats durent passer quatre hivers dans la boue et la vermine, dans des tranchées.
D'innombrables familles des pays envahis durent abandonner leurs foyers.

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Des milliers de villages ou de villes furent anéantis.
18 millions de victimes
Plus de mille milliards de francs sacrifiés.

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En novembre 1918, les Allemands, abandonnés par l'Autriche, demandèrent la cessation des hostilités.
Un armistice fut signé le 11 novembre 1918.
Le traité de Versailles, signé le 28 juin 1919, consacra la victoire des Alliées.

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