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15 mars 2011

Richard Darbois

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Une nouvelle voix (off) vient d'arriver au Puy du Fou.
Il s'agit de Mr. Richard Darbois.

Petite présentation :

Richard Darbois est un acteur québécois, né le 7 décembre 1951 à Montréal, au Canada.
Il est le fils de l'humoriste Olivier Guimond et de la chanteuse Jeanne-D'Arc Charlebois.
Spécialisé dans le doublage, Richard Darbois est connu pour sa voix particulière, présente dans les versions françaises de nombreux films et séries.
Il a en effet doublé Harrison Ford et Richard Gere, mais aussi Danny Glover, Patrick Swayze, Dan Aykroyd et Jeff Goldblum.
Il est également la voix française de Batman (dans la série animée), Albator, Buzz l'Éclair (Toy Story) et du Génie d'Aladdin ou encore la voix off officielle de la radio NRJ depuis de nombreuses années.

 

Vous le retrouverez dans le nouveau spectacle "Le Signe du Triomphe".

19 juillet 2024

12 ans en 1787

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J'avais douze ans en 1787 quand les récoltes avaient été ravagées par les pluies et des inondations importantes.
Deux ans après, on déplorait une grande sécheresse.
Il n'y avait plus assez d'eau pour faire tourner les moulins.
On cachait un peu de farine qui nous restait.
Les chariots de blé, très insuffisants, ne pouvaient circuler librement d'un village à l'autre.
On se nourrissait alors de bouillies et de galettes de blé noir…
Un de nos voisins, je me souviens, se tourmentait chaque jour pour la nourriture de ses deux vaches et de quelques moutons.

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Il conduisait ses bêtes sur les communaux ou bien sur les champs de la paroisse après les récoltes.
Pour élever ses enfants, sa femme tissait de la toile qu'elle vendait aux marchands de passage.
J'ai toujours gardé un mauvais souvenir de ces années, car les intempéries nous rendaient toujours tristes.
Malgré un dur labeur quotidien, nos récoltes étaient ruinées et nos misères s'intensifiaient.
Comme vous voyez, la vie n'était pas facile.
Depuis le début de votre aventure, certains étés, les fêtes du Puy du Fou ont été contrariées par le mauvais temps.
Puyfolais, vous êtes courageux et laissez-moi vous exprimer ma joie et mon admiration.

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Chacun d'entre vous, en dépit des difficultés, veut une fois encore faire revivre les grands moments de notre histoire.
Je vous rappellerai un proverbe de chez nous :
"Quand on commence avec la croix, on finit avec la bannière."

Jacques Maupillier (Garde)

26 mars 2014

L'enluminure.*

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L'enluminure est un art savant conçu pour l'ornementation du livre manuscrit, bien avant l'invention de l'imprimerie.
Tout en miniature, l'art de "mettre en lumière", comme il se définit, est empreint de minutie et de finesse.

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C'est un travail de haute précision, héritier des maîtres enlumineurs du Moyen-Age.
Métier certes du passé, mais bien plus encore du présent et de l'avenir, à l'heure où l'on redécouvre les matières nobles et naturelles, l'enlumineur utilise de préférence le parchemin (peau d'animal), les pigments purs et l'or véritable.
Pendant de longs siècles, les manuscrits luxueux ont été décorés d'images peintes ou dessinées, enrichis de lettrines richement enluminées et d'ornementations des marges.

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L'enlumineur exerce son art exclusivement avec un pinceau.
Le parchemin désigne une peau de couleur claire apprêtée par un artisan parcheminier.
Les peaux animales (de chèvre, de mouton, de veau, de porc ou d'agneau) sont dégraissées et écharnées pour ne conserver que le derme.

 

Pour plus d'informations sur cet art, je vous propose de visiter le site de :
Claire Biteau-Guillemain

http://www.enlumine.org/

9 octobre 2012

Les ménestrels

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Les ménestrels étaient simplement des domestiques des cours seigneuriales (littéralement leur nom signifie justement petits domestiques et vient du bas-latin ministralis, le serviteur) et leur tâche était de distraire le seigneur et son entourage avec des chansons de geste ou leur équivalent local.
A Paris, les ménestrels de la ville constituent une corporation enregistrée en 1341.
Les ordonnances royales veillent à ce que le métier soit correctement exercé et censurent les chansons qui se moqueraient du roi, des nobles ou de l'Église.
La clientèle comprend surtout les riches bourgeois et les princes qui les invitent à leur hôtel.
Mais les cours royales et princières ont voulu s'attacher des ménestrels en leur offrant un emploi à gages.

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 Ce spectacle vient de tirer sa révérence cette saison 2012.

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 Une petite vidéo pour revivre ce spectacle.

3 septembre 2009

LE VAUTOUR PERCNOPTERE

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continuons notre escape dans le monde des vautours :

Le vautour percnoptère est un oiseau migrateur qui séjourne en Afrique de septembre à mars.
Il se reproduit en Europe et en France dans les zones montagneuses, sur des parois rocheuses.

Il s'agit du plus petit des vautours européens. C'est un rapace fin et élancé.

Percnoptère signifie aux ailes (du grec opteron) noirâtres (percnos).

En vol, il présente une silhouette blanche bordée de noir.

Les couples nichent éloignés les uns des autres, le nid est composé de branches sèches, chiffons, laine et déchets.
Au printemps, la femelle pond 2 œufs qui seront incubés pendant 42 jours.
Quelques jours seulement après l’envol, les jeunes effectuent leur première migration pour ne revenir qu'à l'âge de 4 ans.

16 juin 2010

LE CONDOR.*

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La taille moyenne du condor des Andes est de 105 cm, pour une masse de 11 kg (mâle) à 13 kg (femelle).

Son envergure peut atteindre 3,50 mètres.

Le condor peut vivre 90 ans.

Il atteint sa maturité sexuelle vers 6-7 ans, et la femelle ne pond qu'un œuf tous les deux ans.

Iil atteint parfois les 6 000 mètres d'altitude.

Comportement  

Les condors sont sociables, et vivent en groupe,le mâle dominant est l'apu, qui donne le signal de la curée.

Dans la croyance populaire,  Selon la croyance populaire, ses ailes larges et ses serres fortes lui permettent de s'envoler avec une proie d'un poids significatif.

On dit qu'il réussit même à prendre son envol avec de jeunes enfants, ou de petits animaux de ferme
Le condor inspire le respect des peuples d'Amérique du sud et nourrit nombre de légendes.

En réalité, le condor ne peut pas s'envoler avec une proie, ses serres ne le lui permettent pas.

Il se nourrit exclusivement de proies mortes au sol. 

Alimentation 

C'est un charognard se nourrissant de cadavres d'espèces diverses, notamment de vigognes ,d'alpaga et lamas.

Sur les côtes, son alimentation est complétée par des charognes de phoques et de poissons morts, d'œufs d'oiseaux de mer, etc.

En effet, son  orteil postérieur est situé beaucoup trop haut pour pouvoir se refermer, ce qui l'empêche d'attaquer, de maintenir au sol ou bien encore de déchiqueter une éventuelle proie.

Si cet oiseau mange trop, il ne pourra pas s'envoler et il devra digérer à terre.

Comme la plupart des oiseaux charognards, il ne porte pas de plume sur la tête, pour ne pas se salir.

En moyenne, il se nourrit de 900 g de viande par jour.

Chasse  

La chasse au condor est une tradition dans les ANDES.

La technique de chasse est originale : on amène une vache, un âne ou un cheval en altitude, et on l'abat dans une cuvette géologique assez profonde et pentue.

Après plusieurs jours de guet, le condor est attiré par la cadavre , et approche.

Il se pose au fond de la cuvette pour son repas. Les chasseurs le laissent se gaver pour l'alourdir, puis sortent de leur position de guet en criant et courant vers le fond de la cuvette.

Quand les chasseurs sont assez proches, ils jettent un filet sur le condor et l'emportent comme trophée.

Cette technique exploite le fait que le condor utilise un vol plané plutôt qu'un vol battu.

Lorsqu'il est au fond de la cuvette, il doit faire des efforts énormes pour réussir à décoller et monter plus fort que la pente de la cuvette qui l'entoure.

Il est obligé de se poser plusieurs fois, ce qui laisse aux chasseurs du temps pour approcher.

Le vengeur des INCAS 

Chaque année, au Pérou, le condor, oiseau-roi de la cordillère des Andes, livre contre le taureau un combat rituel.

Le taureau, qui incarne l'Espagnol, a toujours le dessous, car la fête du YAWAR symbolise la revanche des Indiens sur les CONQUISTADOR.

1 décembre 2011

CNEA

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La Vendée est une région chargée d'histoire.
Aujourd'hui, petite présentation du CNEA.
Le Conservatoire National d'Escrime Ancienne (CNEA) est une structure qui, basée sur des recherches sur l'escrime ancienne, forme des amateurs ou des professionnels à l'escrime artistique.

Outre l'enseignement, Le CNEA est un centre de recherche et de documentation historique.
Son équipe collecte et étudie des documents propres à approfondir la connaissance des pratiques anciennes de l'escrime aux différentes armes .
Ces ressources, à terme, seront mises à la disposition de ses adhérents .

30 septembre 2012

Flashback 2012

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La saison 2012 du Grand Parc s'en est allée au pays des songes et rêves.
Cette année vous avez été 1.600.000 à visiter le Puy du Fou.
Saison record malgré une météo capricieuse.
Merci à tous pour ces superbles spectacles.
Pour la période de fin d'année (du 1er au 23 décembre), le Puy du Fou vous propose le "Grand Noël" avec son spectacle "Les Mystères de Noël".
(Sur réservation).
En hiver, le Puy du Fou ne dort que d'un œil.
L'absence de public ne signifie pas que toutes les activités s'arrêtent pour autant.
A peine les derniers feux de la Cinéscénie éteints et les portes du Grand Parc refermées, il faut songer à la saison suivante et aux nouveaux projets.

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En 2013, inauguration de l’agence de voyage Puy du Fou Evasion, afin d’aider les futurs visiteurs à organiser leur venue.
Préparation pour 2014, d’un 4ème hôtel de 100 chambres et 500 lits supplémentaires.
Le reste de l'année est donc consacré à l'entretien des sites (des retraités organisent même des "pique-nique de travail" pour débroussailler autour des villages), à la maintenance du matériel et aux soins des animaux, et au traitement des réservations pour la saison suivante.
(La plupart des représentations de la Cinéscénie se donnent à guichets fermés).

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Pour sa première saison d'été, "La pension Canine" à accueilli 1.200 compagnons à 4 pattes.

Vidéo réalisée avec :

 

26 novembre 2012

Présentation de l'Orchestre Philharmonique de Prague

Aujourd’hui, je vous propose une petite présentation de l’Orchestre Philharmonique de Prague.
(Petit message personnel). Permettez-moi, Monsieur Boris Jedlicka, de vous remercier pour votre gentillesse lors de mon passage au Puy du Fou. (Fin message).
L'Orchestre philharmonique de Prague est la réunion de deux orchestres connus sous les noms de Tschechische Symphoniker Prag et de l'orchestre national Film Symphonie Orchestrer Prag Barrandov.

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L'arrivée de Boris Jedlicka, premier trompettiste et actuel Directeur chargé des tournées internationales depuis le début des années 2000, a profondément métamorphosé la structure ainsi que le potentiel musical de l'Orchestre philharmonique de Prague.
L'Orchestre philharmonique de Prague est aussi connu au cinéma, sous le nom de The City of Prague Philharmonic Orchestra, pour ses enregistrements de musiques de film.
Cette formation accompagne depuis 2006 le spectacle d'hiver au Puy du Fou (Vendée, France) : "Symphonie de Bethléem" et "Mystère de Noël" Il a aussi enregistré en direct dans le grand carrousel, la musique du spectacle "Mousquetaire de Richelieu", composée par Nick Glennie-Smith.
L'Orchestre philharmonique de Prague compte environ cent cinquante membres, dont une centaine de permanents en raison d'activités importantes générées par les studios de cinéma Barrandov.
En plus des musiques de films originales, l'orchestre participe à de nombreuses sessions réservées par des productions phonographiques internationales qui sont spécialisées dans les compilations thématiques dédiées à la musique de film.
L'orchestre est composé de l'élite des musiciens professionnels tchèques, "Sa souplesse et sa faculté d'adaptation sont quasi uniques en Europe".
Avec d'autres grandes formations françaises et étrangères, et de nombreux compositeurs, la musique de film trouve un point d'orgue en France depuis 2008.

15 juillet 2024

Le vert et le Théâtre.

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À chaque pays sa superstition, car si la couleur verte est réputée maléfique en France, en Italie il s’agit du violet (assimilé à la mort), en Angleterre, du vert et du bleu et en Espagne du jaune et rouge.
La naissance de la peur du vert n’est pas clairement identifiée.
La première serait liée aux dispositifs d’éclairage de scène au XIXème siècle (chandelles et lampes à huile, lampe à l’oxyde de calcium dite "chaud vive") qui ne mettaient pas en valeur la couleur verte et qui donnaient aux acteurs un teint cadavérique ou diabolique.
C’est aussi la raison principale pour laquelle le bleu et le violet étaient à supprimer dans les pièces de théâtre, car la lumière rendait automatiquement ces couleurs noires et contribuait à une atmosphère lugubre.
Il semblerait aussi qu’avec ce genre de lumière, on ne voyait que peu les interprètes portant du vert sur scène.

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Les Anglais avancent une autre explication, car à l’époque on jouait beaucoup à l’extérieur, sur des pelouses, dans la verdure, et là aussi, on distinguait mal les comédiens.
La deuxième raison serait que la teinture verte au XVIIIe siècle était à base d’arsenic.
Les costumes quotidiennement portés, quelquefois directement sur la peau, et dans des conditions difficiles telles que le trac, la chaleur, la sueur et les gesticulations des comédiens, auraient été source de nombreuses intoxications.

Ce phénomène serait dû à l’oxyde de cuivre traditionnellement utilisé dans la confection de la teinture verte.
À l’époque, on confectionnait la teinture verte avec le vert-de-gris, obtenu par l’oxydation de lamelles de cuivre avec du vinaigre, du citron ou de l’urine.
Quelle magnifique couleur, mais ce pigment était instable, corrosif… et surtout, constituait un poison extrêmement violent qui se libérait lentement dans le sang des comédiens, qui pouvaient mourir empoisonnés.

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D’autre part, Molière (Jean-Baptiste Poquelin 1622-1673) serait mort sur scène habillé en vert pendant une représentation du "Malade imaginaire" le 17 février 1673, mais ce n’est qu’une légende, car l’auteur a réussi à achever sa pièce.
Mais le jour de son ultime représentation du "Malade Imaginaire", il aurait été habillé en vert.
Il est décédé quelques heures plus tard, dans son lit, probablement de la tuberculose qui le minait depuis des années.
Ce que l’on sait, c’est que le vert était la couleur préférée de Molière et se retrouvait dans de nombreux éléments décoratifs de son appartement.
Autrefois, les théâtres étaient verts à l’intérieur, mais à partir du 18ème siècle, ils ont été repeints en bleu puis en rouge.
On dit aussi qu’au Moyen Âge, lorsqu’on jouait la Passion du Christ, le personnage du traître Judas portait une tunique verte et qu’il arrivait, après le spectacle, que le pauvre comédien soit malmené par la foule en colère.

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En Espagne, c’est le rouge, car un toréador ne devait pas voir cette couleur au moment de sa mort.
Les accessoires utilisés en théâtre pouvant être dangereux, le rouge était proscrit tout simplement pour pouvoir repérer les éventuelles blessures et était à proscrire sur les vêtements des comédiens.
Le jaune aussi était à proscrire parce que faute à Faustino Barajas qui, dans les années 30, a été tué à Madrid le jour où il arborait pour la première fois du jaune.
De plus, le jaune, l’intérieur de la cape du torero, devient son linceul s’il est encorné.

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Cependant, le rouge fait partie du décor des cinémas et des théâtres, notamment concernant les sièges.
Aujourd’hui, on ne teint plus les textiles de cette manière et les comédiens portant des costumes verts ne risquent plus l’empoisonnement, mais certains comédiens refusent toujours de porter du vert sur scène.

Alors ces couleurs…. superstition propre à notre culture……. Ou pas !
Avec le développement du cinéma, le vert étant la couleur la plus éloignée de celle de la peau humaine, le fond vert est devenu l’outil le plus efficace pour effectuer des effets spéciaux.
Les silhouettes sont plus faciles à détourer et les incrustations sont plus précises.
Le cinéma a fait du vert son meilleur allié.

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Enfin, si vous voulez vous faire bien voir d’une comédienne, évitez de lui offrir des œillets.
Au 19ᵉ siècle, quand un directeur de théâtre ne voulait pas renouveler un contrat, c’est la fleur qu’il envoyait dans la loge de l’actrice, tandis que les plus chanceuses recevaient des roses.

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17 juin 2024

Les Amoureux de Teruel.

Lors de votre visite dans les entrailles du "Château Renaissance du Puy du Fou", vous passerez dans la crypte où des gisants reposent.

Deux gisants se tenant la main, nous interpellent et pour les passionnés d’histoire, nous font penser aux "Amoureux de Teruel", Isabel de Segura (1197-1217) et Diego Marcilla… les Roméo et Juliette du roman de William Shakespeare.

Mais qui sont les "Amoureux de Teruel" en Espagne ?

Il s’agit de la plus belle histoire jamais racontée d’un amour infini qui perdure depuis plus de 800 ans.

Les Amants de Teruel sont deux personnages légendaires, Diego de Marcilla et Isabel de Segura, morts en 1217.

Diego Marcilla et Isabella de Segura s’aimaient depuis l’enfance malgré la différence sociale des deux familles.

Isabel venait d’une famille riche alors que Diego venait d’une famille noble mais désargentée.

Malgré tout, le jeune homme décide de demander la permission d’épouser la jeune femme au père de cette dernière.

Mais le père ne veut pas que sa fille épouse quelqu’un sans avenir, lui préférant un autre jeune homme de meilleure famille nommé Azagra.

Certes, Diego est incontestablement noble, mais aussi le cadet de la famille et à l’époque, seul l’ainé recevait titres et fortune.

Cependant, le père de la jeune fille lui accorde un délai de cinq années pour qu’il puisse revenir riche et digne d’épouser son amour.

Diego déclare à Isabel qu’il est prêt à aller chercher fortune n’importe où pour se rendre digne du mariage, à condition qu’elle l’attende cinq ans.

Elle le lui promet.

À l’époque, la meilleure façon de s’enrichir était de partir à la guerre.

C’est ce que Diego décide de faire.

Il s’engage alors dans les troupes chrétiennes de Pedro II d’Aragon, en lutte contre les musulmans qui occupaient l’Espagne.

Il participe d’ailleurs à la célèbre bataille de Navas de Tolosa en 1212, l’une des batailles décisives de la Reconquête, que les chrétiens ont remportée sur les musulmans.

Pendant ce temps, Isabel est harcelée par son père pour prendre un mari.

Elle réussit à retarder les épousailles, au moyen de divers stratagèmes, tout en voulant honorer sa promesse d’attendre Diego durant les cinq ans.

Puis un jour, un soldat, de retour de la bataille de Muret (à quelques kilomètres de Toulouse), raconte avoir vu Diego mourir sous ses yeux en combattant les Maures aux côtés des Cathares.

Ce soldat, (les mauvaises langues parlent d’un soldat français) aurait apparemment été soudoyé par la famille Segura qui voulait marier sa fille au plus vite…

En 1217, à l’expiration des cinq années, Diego n’étant pas revenu, le père d’Isabella l’oblige à épouser Pedro de Azagra, fils du Seigneur d’Albarracin.

Au bout des cinq ans, riche et victorieux, Diego arrive à Teruel pressé de revoir et de demander la main de sa bien-aimée.

C’est alors qu’il apprend que le son des cloches, la musique et les cris de joie des villageois sont pour un mariage, celui d’Isabel de Segura avec Pedro de Azagra.

Diego ayant tenu sa promesse, fou de rage et de désespoir, se faufile dans la chambre du jeune couple et réveille Isabel en la suppliant de l’embrasser, comme dernière preuve d’amour car il était convaincu qu’il allait mourir de douleur.

Ce baiser qu’il avait tant désiré pendant les longues et dures années de batailles.

Bien qu’Isabella folle amoureuse de Diego, elle ne cède pas.

Étant à présent mariée et ne veut pas offenser son mari, le lui refusa car si Dieu ne voulait pas de leur union, alors elle ne pouvait même pas lui donner un baiser.

Juan la prie de nouveau, mais elle refuse encore et c’est là qu’il tombe au sol et meurt, à la grande surprise de la jeune mariée.

Les époux emmènent secrètement le corps dans la maison de leur père et celui-ci lui offre des funérailles solennelles dans l’église de San Pedro.

Le lendemain, Isabel, accablée par le chagrin d’avoir perdu son grand amour, rentre dans l’église San Pedro où se déroulent les funérailles de Diego, elle s’approche du corps de son bien-aimé, soulève le linceul, s’allonge sur son corps et l’embrasse intensément lui donnant le baiser qu’elle lui avait refusé de son vivant.

Lorsqu’une personne de l’assistance voulut la relever, elle ne put que constater que son cœur avait lâché à son tour et qu’elle aussi avait expiré dans cette suprême étreinte.

Et c’est alors que… les deux familles effondrées, réconciliées par le drame, et le mari d’Isabel pour un jour, Pedro de Azagra, au cœur noble, sont tellement touchés par cette histoire d’amour, qu’ils décident de les enterrer ensemble côte à côte pour qu’ils ne soient plus jamais séparés.

Et depuis lors, l’histoire les connaît comme les "Amoureux de Teruel".

En 1555, au cours de travaux réalisés sous la chapelle du cloître San Pedro à Teruel, furent retrouvés les corps momifiés d’un jeune homme et d’une jeune fille que la rumeur populaire attribua immédiatement à ceux de Diego et d’Isabella.

C’est ainsi que commença la Légende des Amants de Teruel.

En 1578, les corps furent transférés dans la chapelle des saints Côme et Damien.

Dès 1619, le notaire Yagüe de Salas et Juan Hernández font paraître un document intitulé "Histoire des Amants de Teruel" qui confirme une tradition orale et écrite antérieure, faisant référence à certains événements tragiques survenus en 1217, affirmant qu’Isabel avait vingt ans lorsqu’elle s’est mariée et est décédée.

L’auteur du document s’est sans doute inspiré d’une tradition antérieure, avec de nombreux éléments cohérents avec l’époque en termes de personnages et de familles, de situations dans leurs foyers et de dates d’événements ; les traditions et les récits se multiplient avec la découverte des momies attribuées aux amoureux.

En 1635, le dramaturge Tisso de Molina en fit une pièce de théâtre qui fut reprise en 1837 par Juan Hartzenbuch dans le goût romantique de son époque.

En 1889 Tomas Breton écrivit un opéra sur ce sujet.

1962, en France, Raymond Rouleau en fit un film et Edith Piaf une sublime chanson.

Isabel et Diego reposent dans un magnifique mausolée construit en 1955 par Juan de Ávalos y Taborda (1911 – 2006), rattaché à l’église de San Pedro où on les avait retrouvés.

Depuis 1578, des centaines de milliers de visiteurs du monde entier viennent leur rendre hommage chaque année.

Et pour célébrer le quatrième centenaire de la découverte des deux corps, le sculpteur Juan de Ávalos commença à travailler à des sculptures qui conservent encore la position poignante des corps retrouvés dont les mains ne se touchent jamais, comme symbole d’un amour inachevé.

Les gisants de Turuel sont en albâtres et placées sous une voûte peinte de rinceaux dorés et blancs sur fond noir, avec un lanternon en trompe-l’œil.

Les deux momies reposent dans les socles de marbre ajouré, soutenus par un ange de bronze pour Isabella et un lion pour Diego.

Le monde hispanophone connaît bien leur histoire grâce aux nombreuses sculptures, peintures et œuvres littéraires à leur sujet.

Tout le monde a probablement lu Roméo et Juliette de Shakespeare au lycée, mais peu connaissent la véritable histoire ayant servi d’inspiration à l’auteur.

Comme beaucoup de villes européennes, Teruel revendique être le berceau de l’histoire de ces amants.

Et si un jour, vous êtes de passage en Espagne, on vous jurera que Shakespeare a basé son histoire sur un couple habitant la ville.

Mais, les histoires d’amants, dans le sens premier d’amoureux, qui ne se retrouvent dans la mort sont fréquentes dans les traditions populaires :

- Tristan et Yseut en Armorique.

– Roméo et Juliette en Italie.

– Inès de Castro et Pedro 1 au Portugal.

– Devdas et Parvoti en Inde.

20 mars 2024

La guerre civile de 1793 !

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La guerre civile de 1793 qui opposa le pouvoir républicain à "l’armée catholique et royale" de Vendée marque, de ses stigmates, toute la région.
La violence des colonnes infernales de Turreau provoque une unité indéfectible autour de grands chefs vendéens célébrés par de nombreux monuments.

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Il ne faut pas longtemps pour comprendre la nature de la violence des affrontements entre les Bleus, les Républicains et les Blancs, l’Armée catholique et royale.
Ce conflit a fait, sur un territoire exigu, plusieurs centaines de milliers de victimes, vendéens et républicains confondus, comme en témoignent les monuments et calvaires des Lucs sur Boulogne, de Saint Sulpice le Verdon, Bouin, la Garnache, la Gaubretière…

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La source de ces affrontements, cristallisée par le décret de la Convention du 24 février 1793, relatif à la levée de 300 000 soldats, est surtout conditionnée par plusieurs événements antérieurs :
1. la chute de la royauté le 10 août 1792,
2. l’échec du recrutement des volontaires nationaux,
3. la chasse aux fanatiques (prêtres réfractaires),
4. les nouveaux impôts d’Etat.
C’est dans le marais breton que débute le premier soulèvement.
Rapidement dispersées, des troupes désordonnées envahissent Challans, Pornic puis se rallient derrière le Chevalier Charette de la Contrie.

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Face à une armée Républicaine désorganisée, les premières victoires de la "Grande Armée" vendéenne sont fulgurantes.
Le 1er août 1793, la Convention adopte un décret visant la destruction totale du pays insurgé.
Après l’échec douloureux de la "Virée", dite de "Galerne", la guerre des partisans s’achève avec la capture des chefs vendéens.

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Le dernier d’entre eux, le Général Charette, est capturé près du site de la Chabotterie et conduit à Nantes pour y être jugé puis fusillé…
Ainsi s’achève la Guerre de Vendée.

12 juin 2024

La "Pax - Romana"

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En 52 av. J.-C., les Gaulois sont définitivement vaincus par les légions de César…
En quelques décennies, un monde nouveau apparaît, mêlant culture romaine et traditions gauloises.

Une civilisation originale naît : la civilisation gallo-romaine.
Mais un petit retour en arrière s'impose pour comprendre cette histoire !
Vers 120 av. J.-C, les Romains avaient conquis le sud-est de la Gaule, entre Italie et Espagne : la Narbonnaise.

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En 58 av. J.-C, le gouverneur de cette province s’appelle Jules César (-0100 à -0044) et son appétit de conquêtes est grand.
Une occasion va lui permettre de satisfaire ses ambitions.
Il est appelé à l’aide par un petit état gaulois des bords du Rhin, menacé par les Germains.
Non content de repousser les envahisseurs, César profite de l’opportunité pour s’emparer des territoires de l’Est et puis, il pousse jusqu’à la Manche et l’Atlantique.
En deux ans, il réussit à conquérir toute la Gaule… Toute ? Du moins, le croit-il, !!!.
Les Gaulois ne supportent pas d’être traités en sujets.
Une révolte éclate dans le Nord et le Nord-est.

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Les Romains, pour la mater, brûlent, saccagent les villages, massacrent les habitants, les vendent comme esclaves.
L’exaspération grandit et, en 52 av. J.·C, se déclenche une véritable guerre de libération.
Les peuples de Gaule s’unissent sous la direction d’un chef arverne : Vercingétorix (-0082 à -0046).
Le jeune guerrier emploie une nouvelle tactique.
Il refuse le combat, harcèle l’ennemi lors de brèves escarmouches.

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Il pratique aussi la "terre brûlée" pour que les légions ne puissent pas se ravitailler.
Les Romains s’épuisent et ils échouent même devant Gergovie (au sud de Clermont-Ferrand), la capitale de Vercingétorix et doivent battre en retraite vers la Narbonnaise.
Une bravade de quelques dizaines de cavaliers gaulois allait changer le cours des événements.
Un jour, près de Dijon, de "jeunes fous" se lancent contre un camp ennemi.
Ils sont repoussés, poursuivis et "piégés" dans la ville haute d’Alésia (Alise-Sainte-Reine).

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Les légionnaires accomplissent un travail de "Romains" élevant deux lignes de fortifications.
L’une face à la ville, l’autre face à l’extérieur.
Assiégés et armées de secours s’y brisent.
Ayant perdu tout espoir, Vercingétorix se sacrifie pour essayer de sauver ses compagnons.
Il se livre à César qui, pendant six ans, le gardera prisonnier à Rome et le fera étrangler au soir de son triomphe.
La chute d’Alésia marqua la fin de la guerre.
Huit ans avaient suffi pour conquérir la Gaule.

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Malgré les morts et les destructions perpétrées par les vainqueurs, les Gaulois vont accepter facilement la domination romaine et se "romaniser".
Ils apprécient la paix, la fameuse "Pax Romana" qui va faire de la Narbonnaise, de la Belgique, de la Lyonnaise et de l’Aquitaine, les provinces les plus riches de l’Empire au 1er, et 2ème siècles.
Comme dans tous les pays conquis, les Romains encouragent la construction de routes pour faciliter les échanges, et aussi pour que les légions puissent circuler vite et aisément, si jamais une révolte éclatait…
Droites, protégées, balisées, bien entretenues, les "voies" sont jalonnées de relais pour se reposer et changer les chevaux.

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Des villes, bien organisées, aux plans réguliers, remplacent les anarchiques bourgades gauloises. Narbonne, Arles, Vienne, Nîmes, Béziers, Orange, Fréjus, Toulouse, Bordeaux, Rennes, Autun, Lyon, la capitale des Gaules, peuvent rivaliser avec les plus belles villes italiennes.
On construit des arènes dans lesquelles les citadins assistent à des courses de chars et des combats de gladiateurs.

  • PUY_0125(Musée de Xanten - Allemagne).

On élève des temples pour célébrer le culte impérial, des arcs de triomphe en l’honneur des généraux vainqueurs, des théâtres où se joue la tragédie.
Des thermes permettent de se laver et de se détendre dans les différents bains : du froid au chaud, en passant par le tiède.
On peut aussi y pratiquer le sport et la lecture.
L’eau qui alimente les thermes et les habitations est amenée par des aqueducs, sans doute les plus belles constructions inspirées par les Romains.

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En Gaule, le plus célèbre est le pont du Gard, avec ses 275 mètres de long et ses 49 mètres de haut.
Il conduisait à Nîmes des eaux de sources captées près d’Uzès et permettait, à chacun des 50 000 habitants de la ville, de recevoir 40 litres d’eau par jour (que des égouts évacuaient après utilisation).
Dans ces villes "modernes", les Gaulois vivent comme des Romains qui deviennent des "Gallo-romains" qui adoptent peu à peu la langue latine.
Une langue latine souvent déformée, car elle est véhiculée par des soldats, des commerçants qui ne parlent pas forcément la langue de Cicéron (-0106 à -0043).
De ce "bas-latin" naîtra la langue romane, première étape vers le français.

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Si les "Gaulois des villes" changent et se romanisent, ceux "des champs" restent fidèles à leurs habitudes ancestrales, même s’ils travaillent dans des domaines agricoles, organisés à la "Romaine" : les "Villae", autrement dit les Villas "Gallo-Romaine".

19 juillet 2019

Le château de la Ménardière

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Le vocable "Saint-Pierre-du-Chemin" témoigne de l'existence ancienne de la bourgade.
En effet, Saint-Pierre évoque les premiers siècles de l'ère chrétienne, célébrant le chef des Apôtres.
Quant au "chemin", il n'est que le vestige des deux voies romaines qui se croisaient en ces lieux.
La plus remarquable était celle de Nantes à Rom (Vienne).

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De nombreux lieux-dits permettent d'en tracer l'itinéraire.
À l'occasion du chantier de la "route stratégique" reliant la Rochelle à Saumur, on a trouvé une borne milliaire qui permet de dater cette voie de l'époque de Tacite.
Des écrits attestent aussi l'existence d'un hypocauste, système de chauffage d'une villa romaine.

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On a également trouvé sur le site des tuiles à rebords.
Le nom des habitants de la commune est, tout simplement, "LES PÉTROVICINIENS", évoquant, comme il se doit le Grand Apôtre et les voies romaines.
Des écrits attestent que Saint-Pierre du Chemin fut chef-lieu de doyenné (avec 31 paroisses) jusque vers 900.
Pierre Bressuire, un savant bénédictin, est né à Saint Pierre du Chemin vers la fin du XIIIème siècle.

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On ne sait rien de son enfance, mais il semblerait qu’il ait passé sa jeunesse à l’abbaye de Maillezais.
Selon les historiens, "c’est un savant de premier ordre et un écrivain éminemment moral et religieux".
Il est l’auteur de cinq ouvrages importants traitant de la morale et de la description du monde.
Malheureusement, il ne reste aucune trace de ses manuscrits.
En 1351, il devient secrétaire du roi Jean le Bon.

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Il est mort en 1362 à Paris.
À cette époque (XVème) aurait été construite l’église dont il reste encore, de nos jours, la façade.
En 1403, apparaissent les premiers seigneurs de la Ménardière en la personne d'André Grignon ainsi que la première construction du château.
Les guerres en ont détruit la plus grande partie mais ont épargné une tour que nous pouvons encore admirer.
Elle renferme un magnifique escalier de granit.

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Au bout d'une allée ombragée de 1100 m se dresse dans la campagne vendéenne, la silhouette du château de la Ménardière.
Un petit porche permet de franchir les douves et donne accès à la façade ornée d'une porte ouvragée.
Datant du 15ème siècle, ce monument a conservé de sa splendeur originelle un majestueux escalier.
D'élégantes balustrades et des clés de voûtes armoriées en complètent la décoration.
A droite de l'entrée principale s'ouvrait une autre porte, sans doute celle d'origine.

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Il n'en subsiste qu'un entourage de pierre blanche, mais qui est une véritable dentelle.
La famille propriétaire jusqu'au siècle dernier était de la lignée d'Asnières de la Châtaigneraie.
L'un des héritiers eut le mérite de redonner un peu de splendeur au logis et introduisit dans la région le peuplier d'Italie.
Les propriétaires actuels en sont Mr et Mme Du Plessis de Grenédan.
Ils ont mené à bien une belle opération de sauvetage de l'édifice.

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Ils ont remis en valeur le logis par une restauration et en ont fait un Gîte de France de caractère.
Grâce à eux, le site, promis aux ronces et aux éboulis, a repris vie.
Et les soirs de fête, on peut encore entendre les cors et les cris d'une meute imaginaire poursuivant quelque cerf dans la forêt.
Le château de la Ménardière est intégré à une ferme.
Situé sur un domaine agricole et sur une terre noble à la fois, il constitue la synthèse architecturale entre le château et la métairie.
Construit au XVème siècle, il a d'abord appartenu aux seigneurs de GRIGNON.

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À la suite d'une sentence en 1579, il fut démoli, puis reconstruit début XVIIème.
Jean d'Asnières de la Chataigneraye et sa famille en furent alors les heureux propriétaires.
Celui-ci introduisit un certain nombre de peupliers d'Italie sur le domaine.
Durant la Révolution, le château fut incendié par des colonnes infernales.
La femme du dernier des d'ASNIÈRES a possédé le château et fonda aussi un hôpital à Saint Pierre du Chemin.

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Mais revenons sur son histoire.
Le château de la Ménardière fut habité, presque constamment, jusqu'à la révolution, par des familles importantes et fortunées.
Il devait être à cette époque une des plus belles demeures de cette partie de Vendée.
La Ménardière fut évidemment fondée par les MESNARD dès le 14ème siècle.

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On sait seulement que dès 1403, André GRIGNON, fils de Jean GRIGNON, déjà seigneur de Breuil Bastard, à la Tardière, est seigneur de la Ménardière.
Le dernier des GRIGNON de la Ménardière fut François GRIGNON.
Celui-ci fut assassiné vers 1529 par Gilles et Jacques de Faubert, seigneurs de la Vergne à Secondigny.
Ces derniers furent condamnés à être décapités et leurs biens confisqués.

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Cette sentence fut rapidement suivie de lettres de grâces.
François GRIGNON était alors père d’une fille mariée depuis quelques années à Louis BIGOT.
Tout fait penser, que François GRIGNON fit construire la tour et l'escalier de la Ménardière.
Les armes des GRIGNON y sont nombreuses et toutes en premières places.
Louis BIGOT qui en 1531 est veuf de Catherine GRIGNON descend d'un maire de Poitiers en 1372.
Sa famille est riche.

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Les nouveaux seigneurs de la Ménardière sont donc les BIGOT.
Ils possèdent en outre la seigneurie de la Girardie à Sérigné où ils édifieront une fort belle demeure.
La Ménardière passe à leur second fils François BIGOT.
Il est catholique et capitaine d'une compagnie d'ordonnances du Roi Charles IX.
En mai 1574, il assiège le château de la Forêt-sur-Sèvre, occupé par les protestants parmi lesquels se trouve son gendre, René BASTARD de la Cressonnière.

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Les protestants paraissent les moins nombreux et disposés à se rendre.
François BIGOT vient se présenter en tant que parlementaire.
Il est tué.
Il se trouvait alors entre les deux ponts du château et ce meurtre était "contre tout droit de guerre".
On ne se gêna pas pour accuser René Bastard d'avoir voulu faire assassiner son beau-père.
Il était pressé de le voir disparaître et lui reprochait d'avoir donné La Girardie à sa fille cadette Anne.
Sa propre femme Charlotte BIGOT était l'aînée des deux sœurs et il estimait que son père aurait du lui donner la Girardie en plus de La Ménardière.

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Le 7 novembre 1579 René BASTARD sera condamné à mort par la Cour des Grands Jours de Poitiers.
La sentence ordonne que les châteaux de La Ménardière et de la Cressonnière, tous deux appartenant à René BASTARD soient rasés…
Ce n'est que deux ans plus tard que René BASTARD fut tué dans un combat près de Richelieu.
La Ménardière sera jusqu'à la Révolution la résidence principale des héritiers de René BASTARD.

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Ces derniers seront des personnages riches et puissants.
Son fils Henry BASTARD sert Henri IV avec fidélité. Il sera chevalier de l'ordre du Roi et Gouverneur de Maillezais.
Sa femme Louise de PONTLEVOYE lui porte le charmant château de la Blandinière près de Mauléon et d’autres biens.
Mais les BASTARD sont restés protestants et, à la génération suivante, les deux fils d'Henry BASTARD suivront Soubise dans sa révolte contre Louis XIII.
L'aîné sera tué lors de la bataille de Mareuil.
La Ménardière et la plus grande partie de l'héritage des BASTARD va revenir à la fille aînée Louise.

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Comme la plupart de ses frères et sœurs, elle est née à la Ménardière.
Elle a épousé Louis MAISTRE qui est seigneur de la Papinière et d'Aizenay.
Leurs descendants, les MAISTRE puis les LA TOUR vont vivre à la Ménardière.
En 1784, leur héritière, Henriette-Catherine de La Tour épouse Louis-Henri d'ASNIERES, seigneur de Lucques.
C'était un voisin qui résidait au petit château de Lucques à la limite de Menomblet et de Saint-Marsault.

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C'est peu de chose à côté de la Ménardière et les d'ASNIERES vont désormais habiter la Mesnardière.
HENRI D'ASNIERES, était marquis d'Asnières, seigneur baron de Palluau et Aizenay, ancien mousquetaire noir et maréchal de camp, né au château de La Ménardière de Saint-Pierre-du-Chemin, le 3 décembre 1737, de parents demeurés secrètement protestants.
Marié à Paris en 1773 avec Jeanne-Rose DIGEON, aussi protestante.

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Il mourra à Paris en 1814 où il avait émigré en octobre 1791.
Il fait la campagne de 1792 dans la 2e compagnie d'ordonnance comme chef d'escadron, rejoint l'armée de CONDÉ le 20 août 1793, est capitaine du 1er escadron de la 2e division de cavalerie noble en 1794 à Dubno, en Volhynie, puis séjournera à Hambourg.
Son frère cadet, Jean d'Asnières, marquis d'Asnières-La Châtaigneraie, aussi ancien mousquetaire noir, officier des gardes françaises.
En 1791, il devient dans l'armée des princes, colonel de la 7e brigade des compagnies nobles d'ordonnance.
Il quittera le service dès le 31 décembre 1792. Né à La Ménardière le 23 mars 1739.
Sa femme, Armande-Catherine DE MONTMORIN, épousée en 1784, était catholique.
Il mourra à La Ménardière en 1824.

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C’est à cette époque, que les d’ASNIERES remanient profondément l’architecture du château et de ses dépendances.
Leur fils Jean d'ASNIERES se trouve à la tête d'une fortune considérable.
Il obtient l'érection en marquisat d'ASNIERES-LA CHATAIGNERAIE, de ses terres du Petit château de Vouvant, de La Chataigneraie, de la Ménardière, Saint-Pierre-du -Chemin et Menomblet.
Jean d'ASNIERES épouse en 1784 Mademoiselle Catherine de Montmorin.
Ils habitent la Ménardière où vont naître leurs enfants.
La Révolution arrive et Jean d'ASNIERES émigre. 
Sa femme et ses enfants demeurent d'abord à la Ménardière puis se retirent en Normandie.

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Le château est incendié lors du passage des colonnes infernales.
Mais qu'en est-il réellement sur la femme et les enfants……?
Une légende dit que le propriétaire de l'époque voyant les colonnes infernales s'approchant du château, prit la fuite laissant femme et enfant à leur triste sort.
L'épouse sera malheureusement torturée, violée et comme ses enfants, sacrifiée…
Certains soirs de pleine lune, il n'est pas rare de voir le fantôme bienveillant de la maîtresse de maison à la fenêtre de la tour (attendant le retour de son époux ou veillant sur ses hôtes en guettant l'arrivée des bleus)..., et d'entendre les rires des enfants jouant dans le grand escalier.

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Légende ou réalité…., je vous laisse juge….
Toutes les terres de Jean d'ASNIERES ont été confisquées comme biens d'émigrés.
Elles seront mises en adjudication le 9 Pluviôse an IV (29 janvier 1796).
Grâce à un prête-nom, la citoyenne Catherine Arnaude de Montmorin, femme de Jean d'ASNIERES a le droit de racheter le "ci-devant château de la Ménardière, incendié".
Ainsi La Ménardière revient aux d'ASNIERES.
On peut penser qu'ils procédèrent à quelques réparations sommaires afin de pouvoir y faire quelques séjours mais en temps normal ils habitent Paris.
Le dernier des d'ASNIERES à posséder la Ménardière sera le comte Raymond d'ASNIERES qui épouse Mlle MORIN de BANNEVILLE.
Cette dernière meurt veuve en 1881.
Elle a fondé à Saint-Pierre-du-Chemin un hôpital.
Elle sera inhumée dans la chapelle de ce dernier ainsi que son mari.

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On y transportera également les corps de ses beaux-parents.
La Ménardière a été achetée en 1869 par Edmond SAVARY de BEAUREGARD, de la branche du Chastenay à La Chataigneraie, qui s’intéressait essentiellement aux terres qui l’entouraient.
Le château ne fut pas habité par sa famille et tomba en ruines.
La Ménardière passera par héritage à ses descendants directs, les LA BARRE de NANTEUIL, puis les du PLESSIS de GRENEDAN qui la restaureront partiellement à partir de 1998.
Débutée au 14ème siècle, la construction du château se poursuivit au 15ème, notamment avec l'escalier.

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De style gothique flamboyant, il est classé comme le plus bel escalier au patrimoine de France.
Il est caractéristique de la fin du 15ème siècle.
Le Roi Charles VIII (régnant de 1483 à 1498) avait 21 ans quand il épousa la duchesse Anne de Bretagne, mariage qui devine une réussite sentimentale.
Il entreprit d'importantes constructions à Amboise, dont l'aile dite "de Charles VIII" et la chapelle Saint-Hubert (Gothique flamboyant).
Mais toutes proportions gardées, faisons quelques comparaisons entre le château d'Amboise et le modeste château de la Ménardière…

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Les clés de voûte de l'escalier de la Ménardière présentent des similitudes avec celles de la chapelle Saint Hubert d'Amboise.
Il y a une ressemblance avec la balustrade du haut de l'escalier de la Ménardière avec celle de la lucarne d'Amboise.
Les restes de sculptures de l'ancienne porte d'entrée de la Ménardière présente des similitudes avec cette même lucarne d'Amboise (Deux pinacles, et traces d'un fleuron).
Revenons sur l'histoire.
Charles VIII part pour l'Italie en 1494, d'où il ramènera des artistes et des artisans qui furent les premiers à diffuser le courant artistique de la Renaissance en France.
C'est la fin de l'art gothique.

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Charles VIII meurt à Amboise en 1498 en se fracassant le crane contre le linteau d'une porte trop basse… comme on le faisait à l'époque….
Les remaniements du 18ème siècle seront :
A l'extérieur…
L'accès principal du château a été redéfini dans l'axe de la tour.
Une plantation d'une avenue menant au château sur plus d'un kilomètre.
La modification du porche d'entrée et du pigeonnier (colombier).
Réduction de la grande cour en construisant deux petits bâtiments terminés par des frontons triangulaires.
Percement d'une nouvelle porte centrale et suppression de la porte flamboyante donnant accès à l'escalier.

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A l'intérieur…
Le salon de forme carrée a été transformé pour réaliser une plus grande symétrie dans le salon octogonal actuel.
Pour cela, on modifie la place et le style de la cheminée pour la mettre au centre de mur.
On perce de nouvelles portes hautes.
On coupe les quatre angles de la pièce en bouchant le passage vers l'escalier.
Ce passage ne sera réouvert qu'en l'an 2000 avec une porte dissimulée dans le mur.
En 1997, la tour d'escalier octogonale du logis était le seul élément encore couvert d'une toiture.

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Aujourd'hui, après restauration, le château est un très grand gîte de caractère, entièrement indépendant.
RDC : salon de 50 m² décoré, grande salle à manger, cuisine (congélateur), salle d'eau/wc, 1 chambre (2 lits 90 jumeaux), wc.
Escalier gothique monumental.
Etage : 3 chambres (1 lit 160) - (1 lit 140) - (2 lits jumeaux 90, 1 lit 90), 1 salle de bains, 1 salle d'eau, 2 wc.
Téléphone illimité sur fixes en France.
Jardin clos de 1000 m² avec terrasse (salon de jardin, barbecue).
Piscine semi-enterrée ouverte d'avril à septembre. Abri voiture, ping-pong, VTT, mini-billard.
Ferme à proximité.
Pièce d'eau avec barque et cannes à pêche.

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Construit au 15ème siècle, remanié au 18ème, ce château (grâce à son imposant escalier est inscrit aux Monuments historiques) a été partiellement restauré en 98/2000.
L'escalier de la Ménardière est un escalier gothique monumental.
C'est grâce à celui-ci que le château est répertorié au Monuments Historiques de Vendée dont la directrice elle-même a déclaré comme sans nul doute le plus bel escalier gothique de Vendée.
En 2014, il a été le cadre du tournage de plusieurs scènes du film "meurtres à Guérande" diffusé sur FR 3 le 14 février 2015, rediffusé régulièrement.
La maquette de ce château et le moulage d'une des clés de voûte de l'escalier sont présentés à la Chabotterie (haut lieu touristique de la Vendée).

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Il se situe en Sud Vendée, dans une zone riche en ressources touristiques à une trentaine de kilomètres du célèbre parc d'attractions du Puy du Fou.

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Renseignements et réservation sur : 
https://www.gites-de-france.com/fr/pays-de-la-loire/vendee/chateau-de-la-menardiere-h85g010410

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29 novembre 2020

"Eternels" par le Puy du Fou.

Réalisé par le multiprimé Bruno Aveillan, "Éternels" plonge le téléspectateur dans une histoire captivante et émouvante à travers le temps au Puy du Fou.
Intégralement tournée dans les décors authentiques du Puy du Fou et interprétée par les cascadeurs, cavaliers et artistes du Grand Parc, cette épopée à travers les siècles dresse un parallèle original avec l’expérience vécue par les visiteurs du Puy du Fou, voyageant d’une époque à l’autre au travers de spectacles à couper le souffle.
Selon le Puy du Fou, le téléspectateur est embarqué pendant plusieurs minutes poignantes aux côtés de Louis, Poilu de la Première Guerre Mondiale, abandonné sur le champ de bataille, dans l’enfer de Verdun.
Le jeune soldat regarde une dernière fois la photo de sa fiancée qui semble l’appeler à l’aide.
Il s’engage alors, malgré lui, dans une odyssée à travers les siècles pour la retrouver. 

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Riche en bataille et en chevauchées, transporte un jeune poilu et sa compagne à travers le temps, les guerres et les paysages de l’histoire de France en mêlant sentiment et action spectaculaire.
La bande originale du film, signée Nathan Stornetta, interprétée par le Prague Symphonic Ensemble, souligne avec émotion et profondeur l’épopée poignante de ce Poilu traversant les âges à la recherche de sa bien-aimée.
Pour ce court-métrage, il aura fallu deux ans et demi de préparation.
Le tournage a duré une semaine. 200 comédiens du Puy du Fou ont été mobilisés avec 600 costumes, 30 chevaux, deux tonnes d’artifices, 30 maquilleuses-costumières, deux drones et 60 heures de rushes.

Vous avez aimé "Éternels", le grand film publicitaire du Puy du Fou ?
Découvrez maintenant en coulisses, l'envers du décors et les principaux acteurs qui ont contribué à sa réalisation.

22 novembre 2019

ARCHITECTURE DU FORT DE L’AN MIL.*

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Conçu sur une période allant du VIIIe au XIe s. (juste avant la Cité Médiévale), le Fort de l’An Mil est composé d’un donjon et d’un village fortifié.
À cette époque la peste, la famine et la guerre sont les trois dangers qui guettent les populations.

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Les chaumières groupées autour d’un point d’eau, entourées de palissades et d’un fossé rempli d’eau sont sous la protection du donjon et des tours de guet qui permettent de signaler une troupe au galop ou des pillards qui voudraient attaquer le village et s’emparer des récoltes.

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Suite à la décadence de la société gallo-romaine et au pillage des barbares, il a fallu inventer un nouveau système de défense.
Rassemblement autour d’un point d’eau, avec animaux, sous la protection d’une fortification.

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C’est la mise en place de la féodalité avec un seigneur qui dépend lui-même d’un suzerain et la codification des droits et devoirs.
Le donjon de la motte féodale est le symbole de la puissance du seigneur et sert de refuge pour les gardes.

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Construit en bois d’une hauteur de 17 mètres, on peut observer des troncs de chêne de 9 mètres provenant de la forêt de Mervent.

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Il représente l’ancêtre des donjons de pierre.

3 juin 2019

Course de quadriges

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Les courses de chars avaient lieu dans un cirque.
Ces édifices sont de dimensions variables mais toujours de forme oblongue avec une piste centrale bordée de gradins.
A l’origine, les cirques n’étaient qu’une vaste étendue plane autour de laquelle on élevait des gradins de bois provisoires, pour accueillir les spectateurs.

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Petit à petit, ils furent pérennisés et construits en dur.
A Rome, celui de Flaminius atteignait 400 m de long, celui de Gaius 180 m mais le plus ancien et le plus vaste était de Grand Cirque ou Cirque Maximus qui pouvait contenir 255 000 places assises et mesurait 621 m sur 118 m.

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Les courses de chars commençaient très tôt et duraient toute la journée.
Ces courses étaient précédées d'un défilé solennel (la pompa).
En tête, sur un magnifique char, le magistrat qui donnait les jeux, vêtu d’une toge de pourpre et d’une tunique brodée de palmes.
Un esclave, placé derrière lui, maintenait au-dessus de sa tête une couronne d’or.
Il était entouré de jeunes romains à cheval ou à pied, selon qu’ils soient fils de chevaliers ou non.
Puis venaient les cochers suivis de musiciens et de danseurs.
Derrière marchaient les prêtres, précédés du cortège des statues des dieux, sur des chars ornés d’or et d’argent.

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La course débute par le tirage au sort entre les 4 factions et sur les paris :
Le rouge (Russata) pour l'été ou le feu ou l'opposition.
Le blanc (Albata) pour l'hiver ou couleur du peuple.
Le bleu (Veneta) pour l'automne ou couleur de l'aristocratie.
Le vert (Prasina) pour le printemps ou couleur de l'Empereur.

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Un empereur créa bien deux autres factions, la Pourpre et la Dorée, mais elles n'eurent qu'une existence éphémère.
Les factions sont comme des clubs auxquels on appartient et dont on supporte les couleurs.
De nombreux paris étaient faits sur chacune des écuries ou factions et déchaînaient une grande exaltation parmi le public au sein duquel s'échangeaient souvent insultes et coups.
Le signal de départ de la course était donné par l'organisateur, en général un magistrat, qui jetait dans l'arène une étoffe blanche (la mappa).

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Les chars devaient effectuer sept tours de piste, équivalant à une distance totale d'environ sept kilomètres et demi, et cela le plus rapidement possible.
Tous les coups étaient permis.
Les chars de droite pouvaient par exemple serrer au plus près les chars de gauche pour les faire s'écraser contre la spina.
En général, la Russata se battait contre la Veneta et l'Albata contre la Prasina.
Chaque équipe, en particulier celle des "bleus" et celle des "verts", avait leurs supporters (les fautores) et leurs couleurs correspondaient à des tendances politiques ou à des groupements sociaux.

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Bien qu’ils fussent de basse extraction, souvent des esclaves, ils connaissent gloire et fortune.
Ils sont payés et représentent les riches familles de propriétaires qui leur fournissent char et chevaux.
Certains noms sont passés à la postérité en raison du nombre important de leurs victoires, vénérés par Rome qui les appelait
"les miliarii" - ceux qui avaient gagné plus de 1000 fois
"Scorpus" (1043 fois)
"Pompéius Epaphroditus" (1467 fois),
"Pompeius Musclosus" (3559 fois) et
"Dioclès" (3000 victoires dans les courses de biges et 1462 dans les courses de quadriges).

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Ils étaient vénérés et bénéficiaient de l’impunité complète.
Leurs frasques leur étaient pardonnées et la police fermait les yeux lorsqu’ils étaient accusés de beuveries, tapages, larcins…
Ils concouraient debout.
Un couteau fixé à leur ceinture leur permettait, en cas d’accident, de se libérer des rênes auxquelles ils étaient attachés.
Lors d'accidents, le char, dont la roue gauche avait heurté la meta, se disloquait complètement.

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L'aurige était projeté dans les airs et retenu par les guides qui l'entraînaient sur le sol avec les conséquences que l'on peut deviner.
La caisse de nombreux chars était le plus souvent en osier et en bois renforcé de pièces de cuir, ils étaient souples et très légers.
Le plancher de la caisse était fait d'un treillis de lattes qui avait un rôle de suspension et les roues avaient plusieurs rais (rayons) qui étaient indépendantes de l'essieu.

15 mai 2019

Les Vikings de redoutables navigateurs

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Grâce à sa construction robuste et légère et à sa propulsion associant la rame à la voile carrée, le drakkar permet aux valeureux navigateurs du Nord de s'éloigner des côtes et d'entreprendre de longues traversées océaniques.

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A son bord, les hommes du Nord vont entre le VIème et le VIIème siècle partir à la conquête du monde pour commercer ou semer l'épouvante chez les peuples d'Europe, d'Afrique du Nord, d'Asie et même d'Amérique.
L'abondance du bois chêne et pin en Scandinavie et la possession d'instruments de fer variés favorisent une construction rapide.

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Sur le chantier, le navire est soutenu par des poutres clouées à la quille.
Les bordages sont montés "à clins", chaque planche débordant légèrement sur la planche précédente.
Celles-ci sont ensuite calfatées avec des fibres végétales goudronnées.
Cette technique originale permet d'obtenir une coque à la fois souple et très résistante.

M.G.

8 janvier 2021

LE VIEUX CHÂTEAU de Pouzauges.*

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"Monument historique", le Vieux Château médiéval domine le centre-ville et veille sur la Vendée.
Un imposant donjon et une courtine flanquée de tours et contreforts surplombent le paysage.
Les premières pierres datent du XIIe siècle.

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Après avoir appartenu aux seigneurs de Pouzauges, le château entre dans la famille du puissant vicomte de Thouars représentant le Duc de Poitou et d'Aquitaine.

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La dernière descendante, Catherine de Thouars, fut l'épouse de Gilles de Rais, seigneur de Tiffauges.
Érigé en baronnie, le château servit de prison puis fut confisqué à la Révolution.

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Aujourd'hui il ouvre ses portes et offre un panorama grandiose sur la Vendée.

6 mars 2019

La vie romaine

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Le luxe s'introduisit à Rome avec le retour de l'armée d'Asie.
Par elles furent introduits lits à pieds de bronze, tapis précieux et autres étoffes, guéridons et consoles que l'on considérait comme la suprême élégance de l'ameublement.

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C'est alors qu'apparurent les joueuses de cithare ou de sambuque, et les saltimbanques pour égayer les festins.
Alors on consacra à la préparation des repas plus de soin et de dépense, à faire cas des cuisiniers, qui était les derniers des esclaves chez les vieux romains, et à tenir pour art ce qui avait été un vil métier.

TITE-LIVE (historien latin, 59 av. - 17 ap. J.-C.).

25 juin 2021

La mort D'HENRI DE LA ROCHEJAQUELEIN 10 PLUVIOSE AN II par BLOCH (Alexandre)

16 Mort de la Rochejacquelein

BLOCH (Alexandre) Né à Paris en 1860, mort à Paris en 1919.
Elève de B. Lepage et de Gérôme.
Récompensé aux Expositions Universelles de 1889 et 1900.
Expose au Salon à plusieurs reprises, participe aux Salons Nantais.
Huile sur toile, 1889 est d'une hauteur de 1,665m et une largeur 2,215m
Au premier plan, un Vendéen creuse une fosse dans laquelle il va ensevelir le corps qui gît à ses côtés.
Un groupe de paysans s'éloigne tandis qu'un homme, le chapeau à la main, jette un dernier regard avant de partir.
Cet enterrement hâtif se déroule dans un paysage évoquant la lande bretonne.
La scène fait référence à la mort d'Henri de La Rochejaquelein le 28 janvier 1794.
Lors de son envoi au Salon de 1889, l'oeuvre était accompagnée d'un extrait de Crétineau - Joly :
"A droite de la route de Nuaillé à Cholet, La Rochejaquelein en poursuivant un bleu, fut blessé mortellement d'une balle à la tête.
Son corps fut transporté dans un champ écarté et précipitamment enseveli...
Les Vendéens témoins de cette scène se retirent, gardent le plus profond silence sur une mort qui peut décourager tout le pays".
("Histoire de la Vendée militaire", t.II, p. 140).
Si le paysage romantique de cette oeuvre n'est pas conforme à la réalité historique, le traitement de la scène révèle en revanche le profond désarroi des Vendéens qui viennent de perdre un de leurs meilleurs chefs.

16 novembre 2021

Etude pour le débarquement de Quiberon par OUTIN

10 Etude débarquement

OUTIN (Pierre) Né à Moulins en 1840, mort à Paris en 1899.
Peintre de genre et de portraits.
Aquarelle de 1889 est d'une hauteur de 0,73m et une largeur 0,56m
Cette œuvre représente un chouan tenant son arme à la main.
Elle constitue une étude de personnage en vue du tableau présenté au Salon de 1829 intitulé "Episode du débarquement de Quiberon" (actuellement conservé au musée de Moulins).
En juin 1795, les émigrés d'Angleterre tentent de débarquer à Quiberon avec l'aide des Chouans.
Mais grâce au général Hoche, les Républicains parviennent à bloquer les Royalistes dans la presqu'île et à engager une contre-attaque efficace.
Aussi l'opération se transforme-t-elle rapidement en déroute totale.
De plus, 750 hommes ayant participé à l'opération sont fusillés le mois suivant.
Cet épisode fut décrit par Thiers dans son "Histoire de la Révolution Française" :
"D'Hervilly qui bravait le feu avec le plus grand courage reçoit un biscaïen au milieu de la poitrine.
Les premiers soins lui furent donnés par une anglaise Lady Harriet Diana W... qui l'accompagnait depuis Londres"
(Correspondance particulière).

13 août 2018

L'interrogatoire du PRINCE DE TALMONT par BENOIT-LEVY

9 interrogatoire de TalmontBENOIT-LEVY (Jules) Né à Paris en 1866.
Elève des Arts Décoratifs de Boulanger, Doucet et de Jules Lefebvre à l'Ecole des Beaux-arts.
Spécialisé dans les sujets militaires.
Expose aux Salons de 1894, 1897, 1900.
Plusieurs fois récompensé.
Huile sur toile, 1895 est d'une hauteur de 2,18m et une largeur 3,05m.
La signature et la date placées à gauche n'étant plus visibles lors de l'encadrement, elles ont été ultérieurement portées en bas à droite.
La toile représente l'intérieur d'une église, dans laquelle se déroule une scène sans le moindre rapport avec le caractère de l'édifice.
Un homme vêtu en paysan, presque vu de dos, fait face à quatre hommes en costume républicain rassemblés autour d'une table.
Par sa position derrière le bureau, son chapeau et surtout son attitude hiératique, le personnage central contraste étonnamment avec l'homme auquel il s'adresse.
Ce dernier, bras croisés et dont le chapeau gît à terre, adopte une attitude empreinte de noblesse.
La scène se déroule sous la surveillance de deux gardes républicains, tandis qu'au fond de la nef, un autre paysan assis semble attendre.
Le sujet traité fait référence à un événement précis, l'interrogatoire du prince de Talmont à Rennes le 2 janvier 1794.
J. Benoît-Lévy s'est manifestement attaché à restituer l'authenticité de la scène, dans ses détails et dans l'atmosphère générale.
En effet, lors de son exposition au Salon de 1895, cette oeuvre était accompagnée d'une légende :
Lorsqu'il fut en présence du Gai Beaufort à la 1ère interrogation, après avoir jeté à terre son chapeau de paysan, il répondit avec fierté :
"Oui, je suis le prince de Talmont, 68 combats avec les républicains ne m'ont jamais inspiré la moindre frayeur".
Bien que le costume du prince soit davantage inspiré par la Bretagne que par la Vendée, il reflète la vérité historique.
C'est en effet dans cette tenue vestimentaire que le prince de Talmont fut arrêté par les Républicains.
Il aurait pu passer pour un modeste paysan s'il n'avait été reconnu par une fille d'auberge.
Quant au personnage assis au fond de l'église, il s'agit probablement de l'un des deux compagnons du prince de Talmont cités dans le procès-verbal de l'interrogatoire, Richer de Caen et son domestique Madelin.

31 mars 2017

Le Puy du Fou : Pourquoi ce nom ?

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a) Une première question :
Est-ce le lieu que donna son nom aux premiers seigneurs qui en furent propriétaires ?
Ou ceux-ci imposèrent-ils le leur à la seigneurie ?
Lorsqu'on se penche sur l'étymologie du Puy du Fou, on s'aperçoit qu'il s'agit bien là d'un nom de lieu.
Le Puy désigne une élévation, un podium si on veut.
C'est un nom devenu commun en France, qui serait de source latine, et que l'on retrouve dans toutes les régions plus ou moins accidentées.

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Le mot "fou" qui y fut accolé prête à plus de fantaisie.
Mais si l'on se rapporte à des auteurs comme Dauzat, on s'aperçoit qu'il s'agit de l'ancienne désignation du hêtre : "fagus", "fouteau".
Fort de cette interprétation, on a admis généralement que le "Puy du Fou" désignait une élévation couverte de hêtres.
Toutefois, dans cette région qui a vu s'élever des autels aux divinités païennes, le mont Malcus par exemple, et sans doute les Justices, on peut penser aussi à une déformation de "fonium" qui signifie "temple".

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B) La deuxième question :
La première partie du mot ne fait aucun doute, dans le Haut-Bocage et dans une partie de la frange des Deux-Sèvres.
Les élévations portent toutes le nom de PUY que la déformation populaire au cours des siècles a transformé en PIED, ou en PIE.
Dans un vieil acte de fondation trouvé dans le chartrier de ROCHETEMER en les HERBIERS, et datant du "lundi d'avant la Toussaint 1358", on trouve "Dame Catherine Dau Puy dau Fo".
La dénomination moderne étant "Puy du Fou", en vieux français LE FOU désigne un hêtre.
Sur cette colline pierreuse, se serait élevé un hêtre, qui par sa rareté, ses proportions, devait être considéré comme un arbre sacré.

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Mais il ne faut pas oublier que dans la langue vulgaire, mélange de Français, de Latin et de Patois, et jusqu'au siècle dernier, LE PUY DU FOU se prononçait "PIED DAU FU".
Le "FU" désigne le Feu, Feu Sacré, le Soleil, le premier dieu adoré par nos lointaines ancêtres.
Ce soleil que chaque matin, les habitants voyaient se lever sur cette colline, où s'élèvera
"LE VIEIL PUY DU FOU".
Colline où devaient brûler les feux de l'ancienne Fête Gauloise, transformés par la Religion Catholique en les FEUX DE LA SAINT-JEAN.
Alors, le PUY DU FOU, Colline du Soleil, Colline du Feu.

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Chacun peut exposer son opinion sur le sujet, mais la question reste posée !

13 novembre 2017

Le Scénibus du Puy du Fou

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Le "SCENIBUS du PUY DU FOU" a été sans doute le projet de 1982 le plus étrange.
Cette structure prototype avait été conçue par des ingénieurs de la SOVAM (Parthenay).
Il s'agissait d'un camion impressionnant avec une apparence tout à fait étonnante.
Il portait une structure dépliable (en 5 minutes) de 110 m² équivalente à une salle de cinéma ambulante pouvant accueillir jusqu'à 160 personnes.

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C'est d'un besoin exprimé au pays des Alouettes qu'est né le Scénibus.
Un certain nombre d'anciens du Pays des Alouettes ne pouvaient se déplacer pour participer à la grande fête du Puy du Fou.

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Dès 1983, la mission du Scénibus était d'apporter à domicile un spectacle inédit, qui n'était pas un Puy du Fou en miniature, mais un spectacle à part entière, inédit et s'inscrivant parfaitement dans l'animation culturelle, commencée au Puy du Fou durant l'été 1978 !

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Deux présentations furent montrées.
1. Un séries de diapositives sur "La Vendée d'hier et d'aujourd'hui".
2. La projection d'un film dont l'histoire présentée était celle de "Louis Grégoire et de la médaille de Réaumur".

Panorama 1

Sur les traces de sa filiation Louis Grégoire, à partir de la médaille qu'il porte depuis sa naissance, rencontre son pays et ses ancêtres.
Ce voyage à fleur de racines, nous entraîne au cœur profond de la Vendée.
Les images se succèdent sur les chemins de traverse de la grande histoire.
Louis Grégoire accroche lentement ses pas à ceux des témoins qu'il interroge.
Du Moyen Age à nos jours, la médaille de Réaumur livre ses secrets.
L'orphelin entrevoit l'image d'un père, blessé à mort par les balles allemandes, un 25 août 1944.

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La base technique du spectacle reposait sur la quadriphonie, six sources sonores, 24 appareils diapositives, 14 spacioscopes, et trois barcovisions (ancêtres du vidéoprojecteur), et +/-1500 diapositives sur "La Vendée d'hier et d'aujourd'hui"..
Le Scénibus finira ses représentations dès l'arrivée du "Parcours du Puy du Fou" en 1988, date à laquelle il est vendu à la ville de Strasbourg.

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Retrouvez les musiques de la légendes de Réaumur sur :
http://puystory.magix.net/album/tous-les-albums/!/oa/7402175/

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